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ParMarius Sergent

YourDj

En marge du financement de son site de crowfunding pour la réalisation de son futur site YourDj, on retrouve, pour son 2ème passage dans notre webzine, Loulou qui va nous parler de l’évolution de son association :

Salut Loulou, content de te retrouver de nouveau sur notre média, et avant toute chose, rappelle-nous qui tu es et que fait ton asso YourDj ?

Content de pouvoir à nouveau m’exprimer sur votre site les gars, merci pour votre taf ! Pour ma part je suis le créateur de l’association YourDJ, basée à Montpellier, Toulouse, Marseille et Bordeaux, dont le but est de valoriser et promouvoir la culture des musiques électroniques locales. Concrètement nous apportons aux organisateurs et artistes House & Techno, une visibilité gratuite sur nos pages Facebook et notre site web. Pour le public, nous sommes une source d’information, pour connaître les bonnes soirées, et aussi participer aux jeux concours pour gagner des places, ou bénéficier des préventes à moitié prix.

Depuis 2016, je suppose qu’il y a eu beaucoup de changement, quels sont les plus importants ?

Depuis 2016 je me suis personnellement formé auprès de divers organismes pour apprendre à gérer un projet culturel.
Nous sommes passés d’une poignée de bénévoles, à aujourd’hui une trentaine. Nous avons également une cinquantaine d’adhérents dans l’association.
Pour finir, nous avons lancé récemment notre nouvelle charte graphique, notre nouveau logo, et également notre nouveau site, avec une partie “webzine” permettant à des bénévoles passionnés d’écrire des articles sur les soirées, labels, artistes qui les intéresses.

Tu as donc mis en place une campagne de crowfunding sur le site KissKissBankBank, quel en est l’objectif ? Comment as-tu intéressé les futurs participants ?

L’objectif est de nous aider à financer notre nouveau site, qui pour notre association, représente un certain coût. Il nous reste encore quelques jours pour atteindre le montant fixé ! Les participants se voient récompensés par divers contreparties, par exemple une entrée en boîte, un T-shirt YourDJ, un stickers, un totebag ou encore un apéro avec notre équipe (rire).

Tu organises depuis peu des soirées sur Montpellier, quelles sont les motivations de cette évolution ?

Le but de cette évolution est de rencontrer le public montpelliérain, et lui présenter nos ambitions. A savoir : offrir de la visibilité aux artistes et associations locales House & Techno.
Nous donnons, par la même occasion, la possibilité à des artistes émergents, et des associations d’autres villes, comme FHR (Toulouse, Lyon), ou encore Caisson Gauche (Marseille), de venir s’exprimer et rencontrer notre public.

Jusqu’à quel stade tu souhaites te développer en organisation de soirée ?

L’idéal serait de faire une série d’événement par ville, et nous y travaillons actuellement.

Tu viens de clôturer le saison 2 sur Radio Clapas, comment s’est passé cette année ? Quel a été pour toi le meilleur moment ? Et le pire ?

Cette saison était vraiment très intéressante. Nous commençons à avoir nos habitudes grâce à Radio Clapas, qui me laisse la possibilité de gérer l’émission librement. Les invités se sentent à la maison, dans des locaux totalement neufs, et nous avons la possibilité de faire des live stream vidéo, qui seront bien réglés pour septembre 2018 (rire). Mon meilleur moment est probablement la première émission, car c’est un plaisir pour moi d’animer. Le pire je n’en ai pas en tête (rire).

Pourquoi cette idée d’émission de radio, quel a été l’idée de départ ?

A la base j’étais chroniqueur à Aviva 88FM Montpellier, avec mes potes Killian et Maxime. A mon arrivée à Montpellier, Killian m’a proposé de présenter YourDJ à la radio, j’ai tout de suite kiffé et proposé d’intervenir régulièrement comme chroniqueur pour l’agenda YourDJ. Nous avons fait ça durant une saison et c’était vraiment sympa. Dès septembre 2015 l’émission à Aviva n’a pas continué.
Par ailleurs mon pote Lukas du crew Twenty One Records animait de son coté à Clapas l’électronic radio show, et petit à petit je suis venu présenter les tracks des artistes locaux. C’était une petite chronique YourDJ qui à durée une saison également. J’ai ensuite tenté des émissions vidéo live, en solo, en me déplaçant chez les artistes du coin. Les 2 premières émissions se sont bien déroulées, ce qui m’a permis de présenter un projet plus concret à Radio Clapas, pour au final, dès septembre 2016 animer l’émission YourDJ tous les jeudis.

Que nous réserves-tu en surprise pour la saison future ?

Des émissions live vidéo de 2 heures, avec un artiste en continu durant toute l’émission.

Hormis la radio, quels sont les projets à court / moyen et long termes ?

On aimerait pouvoir développer YourDJ dans d’autres villes, nous travaillons dessus en ce moment. Nous travaillons également sur un projet de lieu culturel à Montpellier … Je n’en dis pas plus (rire).

Merci pour toutes tes réponses, le mot de la fin ?

Merci à vous, et ravi que YourDJ et Interaktion travaillent main dans la main !

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ParMarius Sergent

Alter Frekences

Bienvenue à AlterFrekences ! Cette association organise et fait la promotion de la culture électronique depuis plus d’un an sur Lyon, en militant pour une musique underground et sans compromis !! Derrière ce nom se cache 3 nanas, qui réussissent à faire des soirées de qualité par la force de leurs volontés et de leurs déterminations ! Rencontre :

 

Merci à vous de nous consacrer du temps et pouvez-vous commencer par vous présenter ; vous et votre association ?

3 nanas : Nina, Lulla et Laurine et fans de musiques électros depuis un certain temps déjà. On a commencé par des soirées minimales et lyonnaises, puis ensuite berlinoises, des festivals en tout genre, des squats, des frees… Après avoir arpentés ces différents terrains, l’envie est née de vouloir proposer un autre style de soirées à la scène électro lyonnaise et d’être dans une démarche alternative (autre que commercial) pour créer un transgenre de soirées entre le milieu du squat et les clubs.

Comment est né ce projet ? Comment tout ça s’est mis en place au départ ?

AlterFrekences c’est surtout un regroupement de personnes souhaitant créer une structure de ses propres mains pour proposer initialement une expérience musicale mettant en avant uniquement le sens de l’ouïe.
De fil en aiguille et après diverses rencontres notables comme les collectifs Lumières Ephémères (bisous Joss 😉) et Mayadworks (bisous Mad 😉), le projet s’est transformé.
C’est à partir de ce moment là que nous nous sommes concentrées sur l’organisation d’une soirée et pas n’importe laquelle : tout d’abord nous voulions proposer une plage horaire qui nous correspondait plus, d’au minimum 12H d’expression musicale, tout comme les soirées berlinoises qui peuvent durer jusqu’à 48h (ex : Berghain, KaterBlau, AboutBlank, Ips…).
Une fois la salle trouvée, s’en est suivi une aventure qui a duré pratiquement 6 mois !
Nous avons organisé une résidence d’une semaine un peu avant l’event pour travailler les changements de plateau son et lumière car nous avions une scénographie bien spécifique. Ensuite le jour J ça a représenté 30 bénévoles, 15 artistes, 15 Techniciens (Lumière + Son Funktion One), 14h de son non stop, 2 salles, 1 crêperie, 1 stand de vêtement, 1 équipe de captation vidéo, 1 association de tri des déchets, 1 VJ et 400 personnes ….
Nous sommes partis de rien et avons réfléchis à un concept de soirée. Nous voulions proposer une soirée de 12h basée sur l’évolution de la musique électronique. Le système de quadriphonie nous intéressait particulièrement et nous avons réfléchit à un show qui se termine par cette technique. Ensuite nous avons réunit les techniciens pour voir si cela était faisable. Grâce eux ils nous ont ouvert un réseau de partenaires qui étaientt tous partant pour nous suivre bénévolement.

Quels sont les concepts que vous développez en organisation d’événementiel ?

Partage, Amour, Respect, Liberté, Qualité sonore, Expérimentation musicale, Mise au premier plan de la partie technique…
Avant tout c’est une ambiance, une sorte de show que nous proposons, non pas une soirée lambda de 5h de son. Ce que l’on veut c’est travailler en équipe et notamment avec les techniciens (du son, de la lumière ou encore les vidéastes, mappeurs …).
Nous soumettons l’idée aux techniciens (son et lumières) qui nous font leurs retours, et nous travaillons ensemble sur les contraintes, leurs envies, leurs nouveautés techniques… Finalement c’est presque eux qui organisent tout le show et nous les guidons vers notre rêve le plus fou !

Comment organisez-vous votre programmation ?

Nous imaginons tout d’abord une ambiance, un concept de soirée. Nous voulons raconter une histoire. Il nous sert ensuite de fil conducteur pour appréhender les questions techniques, artistiques et logistique.
Pour notre projet au Croiseur, nous voulions proposer au public une soirée qui retraçait la musique électronique des années 90 à « demain », représentée par un live en quadriphonie.
Nous avons fait appel à des artistes issus de collectifs que nous connaissions ou que nos équipes techniques connaissaient (Berlin Suisse France). Chacun d’eux ont dû réaliser un set de deux heures, en rapport avec la période qui leur était donnée.
Pour la quadriphonie, nous avons fait appel à un artiste lyonnais qui a travaillé en étroit partenariat avec nos techniciens lumières et sons afin de produire un show tribal, sombre à base de cassettes et de vieilles machines, lumières blanches, jeu de miroirs… Le but étant de proposer une spatialisation sonore en 4 points sur du Funktion One, afin de faire vivre à notre public une réelle expérience sonore futuriste.

Comment choisissez-vous les lieux où vous organisez vos soirées ?

Généralement on ne les choisit pas…C’est plutôt des questions d’opportunités.
La plupart des lieux culturels à Lyon se voient être le monopole de quelques institutions…euh pardon associations. Il devient compliqué pour la plupart des petits collectifs de proposer des concepts alternatifs qui ne sont pas basés sur la rentabilité.
Alterfrekences, comme nous l’avons dit plus haut, est née d’un regroupement de lyonnais plus ou moins acteurs de la scène culturelle. Le croiseur était déjà exploité par nos copains du Nobody Crew. On recherchait un lieu type industriel. Le Croiseur (Théatre à Jean Jaurès) était notre lieu de prédilection de par son histoire et son architecture. S’en est suivit une rencontre avec Khaled, l’administrateur de l’époque, et le début d’une aventure. Nous sommes arrivées avec des plans de scènes pour chaque tableau sonore désignés par une amie graphiste ce qui a tout de suite plu et impressionné !

Quelle place accordez-vous à la prévention santé ?

Bien entendu, nous voulions mettre en place un stand d’informations. L’important pour nous était de ne pas nier mais d’accompagner. Nous avons donc fait appel à l’association Keep smiling qui a pu nous donner un carton rempli d’objets et brochures de prévention. Nous aurions aimé un stand plus interactif mais c’est une association qui fonctionne très bien sur la région Auvergne Rhône Alpes qu’il faut booker très tôt, et comme on s’y ai pris un peu tard, ils ont fait ce qu’ils pouvaient ! D’ailleurs il ne faut pas hésiter à aller les rencontrer dans leur locaux à Lyon c’est un association très dynamique et indispensable dans le milieu de la musique électro techno …

Quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre ?

Dans l’idée de retracer l’évolution de la musique électronique à partir des années 90, nous avons fait un bon nombre de recherches afin de retracer les genres qui avaient vu le jour depuis. La soirée évoluait sur un répertoire dance, techno, trance, avec quelques pointes de drum & bass puis une nuance tribale aux inspirations africaines pour finir sur une micro légère… (vous nous suivez ?? Rire )
Finalement on aime tout style de musique ! On veut juste qu’ils soient bien amenés par nos DJs pour que notre public soit réactif !

Avez-vous le sentiment que le public électronique est spécifique selon l’endroit où vous organisez ? Quelles différences/ressemblances avez-vous pu noter ?

Oui, bien sur. Un entrepôt n’attirera pas le même public que l’ont peut voir en boîte où les talons et les strass sont de mise (rire). Cela dit, notre but est justement de casser ces codes. Nous même, venant d’horizons bien différents les uns des autres, l’idée est de prôner et de promouvoir une mixité, une mixité des genres, des codes avec le partage des mêmes valeurs !

Avez-vous le sentiment que le public est reconnaissant du travail que vous faites ?

HEUUU….. On espère ! En tout cas, nous, on s’est régalé.

Les projets à venir ?

Des idées, des concepts qui nous trotte dans la tête, des opportunités de lieux … pour le moment rien d’annoncer 😉

Merci beaucoup pour ces réponses, le mot de la fin ?

                                                    …. Nos nuits seront toujours plus belles que vos jours ….

N’hésitez pas à visionner notre aftermovie où tous nos partenaires sont cités !!!

Lien vidéo vimeo

ParMarius Sergent

Nico Ortiz

Discussion avec un grand de la musique électronique Annécienne, Ex-résident du Macumba (1997 – 2010), Ex-résident du Pop-Plage (2010 – 2013), Ex-résident des Caves de Courchevel (2010 – 2013) directeur du Bowl (La Boîte d’Annecy) , directeur artistique du XNV festival et distillateur d’une Deep-Tech-House de grande qualité qu’il mixe le plus souvent à Genève (Les Voiles – Rooftop42 – Village du Soir) : Nico Ortiz !!!

Merci d’avoir accepté mon interview et peux-tu commencer par te présenter et ton parcours pour en arriver où tu en es ?

Hello à tous, je suis originaire d’Annecy (Haute Savoie), j’ai commencé en 1989 à l’âge de 17 ans en tant que pro, je fêterai mes 30 ans de deejaying en 2019 ! Je vous laisse faire le calcul sur mon âge avancé (rire) !!

Qu’est-ce qui t’as motivé à devenir Dj dans la scène électro ?

Je suis parti à Londres en 1988 dans le cadre d’un échange / correspondant, la vague House déferlait là-bas, j’ai assisté à quelques Sound system, et j’ai bloqué sur les deejays, j’en ai fait mon métier !!

Comment as-tu appris à mixer ?

Tout seul dans ma chambre (rire), il n’y avait pas d’écoles, quelques investissements de base et beaucoup d’entraînements !

Pourquoi as-tu choisi de mixer ce type de sonorités ? As-tu déjà mixé d’autres genres ?

Car je suis vraiment un amoureux de La House Music.
D’autres genres : oui bien sûr, quand j’étais au Macumba on jouait Techno Detroit, Electro pour la Zone Rouge…
Dans les clubs où j’étais résident j’ai joué plus Mainstream.
Minimale aussi quand je participai à La WMC entre 2008 et 2011.

J’ai eu le plaisir de t’entendre mixer (et c’était vraiment génial !!), quels sont tes petits secrets, quels sont tes petits plus sur scène ?

Mon secret n’en est pas un, il est logique : un choix musical homogène, une touche technique car le dj doit jouer la musique et un classement efficace des titres !!

Y a-t-il des lieux ou events où tu rêves de jouer, et quel est le lieu le plus incroyable où tu es joué ?

J’aurai aimé officier à Ibiza mais l’occasion ne s’est jamais présentée.
Le lieu le plus incroyable ou j’ai joué est à : Miami Beach, sur Ocean Drive, lors des Winter Conference entre 2008 et 2011

Comment es-tu devenu le directeur du Bowl ?

Je suis devenu Directeur au Bowl suite à l’entretien que j’ai eu avec Mr Faraglia le PDG du Club (rire) !
Non sérieusement, car je commence à avoir de l’expérience dans la Nuit je pense.

Comment choisis-tu les têtes d’affiche de tes soirées ? Des artistes que tu aimerais avoir dans tes soirées ?

Nous choisissons ensemble (avec mon D.A Michael Muret) les artistes qui pourraient éventuellement venir au club…
Cela devient difficile car les prix sont devenus inabordables pour les plus connus d’entre eux…

Quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre dans les soirées du club ?

Clubbing, House, Tech House, Future Bass, Electro, Trap, Dirty.

Les projets à venir ?

Continuer à mixer, à me faire plaisir tout en faisant plaisir aux autres, me faire mes petits edits, quelques prods… et surtout bien m’occuper de ma petite famille.

Merci à toi pour toutes ces réponses, le mot de la fin ?

C’est moi qui te remercie, je remercie Gratien du BarBar Pub de nous avoir présenté l’un à l’autre !
Et Vive la Musique !

 

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