Archive de l’étiquette Organisateur

ParMarius Sergent

Why Not

INTERVIEW – Ce collectif de Dj sévit depuis 2011 dans le sud de la France… Ce groupe de potes qui s’est rassemblé par passion pour la musique électronique se développe aussi par le côté obscur de la force : la création d’event autour du DJing ! Discussion avec Dubix du Collectif Why Not :

Salut Antho, aka Dubix, et merci à toi de prendre le temps de me répondre ! Pour commencer, peux-tu te présenter, toi et ton asso ?

J’ai 27 ans, j’ai commencé la musique au lycée comme bassiste en montant un groupe avec des potes. En parallèle, j’ai commencé à m’intéresser aux musiques électroniques et à bidouiller un peu de son sur mon ordinateur puis ensuite, j’ai attaqué le mix.
En ce qui concerne l’asso, elle est basée à Rodez en Aveyron. Elle a pour but de promouvoir les musiques électroniques à travers divers événements ou collaborations, et grâce à notre collectif de 6 Dj.
Nous diffusons également un podscast mensuel en téléchargement libre sur notre page Soundcloud dans l’optique de faire de la promo à des artistes plus ou moins connus que nous apprécions.

Comment est né ce projet ? Comment tout ça s’est mis en place au départ ?

Au début, on organisait des free parties, puis en 2010 on a décidé de créer quelque chose de plus concret, histoire de proposer du son et des soirées ailleurs que dans des champs ! Nous avons monté notre premier évènement autour d’un buron sur l’Aubrac début 2011. La machine était lancée !

Vous avez en date de prévues les vendredis Électro, le 4 mai et le 8 juin (au café de la Paix à Rodez) puis une soirée au bar le Dayton à Figeac le 12 mai -comment est-ce que vous gérez le timing et l’organisation entre vous ?

Effectivement ! Les vendredis Électro c’est chaque premiers vendredis du mois depuis 4 saisons. On fait venir des collectifs ou des Dj d’un peu partout histoire de créer une bonne dynamique ! C’est un peu le fil conducteur, puis ensuite d’autres soirées se rajoutent de temps en temps dans d’autres lieux !
Pour gérer tout ça, on se débrouille comme on peut, à la bonne franquette, comme on dit !

Avez-vous des liens avec les autres assos du territoire qui organisent ? Comment se passe les collaborations inter-asso ?

Oui bien sûr, on a pu collaborer avec plusieurs structures ! On pose de temps en temps nos propres scènes ou inter-plateaux sur des festivals et 2 de nos Dj sont résidents sur les Natural Games à Millau. Les salles de concerts, assos, bars ou clubs du coin nous connaissent bien et font régulièrement appel à nous !
Les collaborations se sont toujours bien passées, c’est important d’échanger avec les acteurs locaux histoire de dynamiser le territoire !

collectif why notComment choisissez-vous les lieux où vous organisez vos soirées ?

C’est toujours compliqué de trouver des lieux adaptés à ce que l’on veut proposer. On est souvent limité en terme de place ou d’horaire. Du coup on s’adapte et on fait comme on peut avec ce que l’on trouve et ce que l’on nous propose !

 

Quelles valeurs diffusez-vous à votre public ?

Partage et respect principalement ! C’est toujours agréable de partager une passion commune pour le son avec le public, surtout quand il est réceptif ! Tout ça avec le smile, dans la bonne humeur puis le respect des lieux, de soi et d’autrui.

Quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre dans vos soirées ?

Principalement house et techno mais le panel est plutôt large ! Acid, Bass-Music, Drum & Bass, électro-swing et autres dérivés !

As-tu le sentiment que le public électronique est spécifique selon l’endroit où vous jouez ? Quelles différences/ressemblances as-tu pu noter ?

Ça peut être le cas effectivement. Mais parfois, et plus particulièrement dans les bars, il y a les habitués qui connaissent et suivent nos soirées puis ceux qui passent sans vraiment connaître. Des fois ils sont curieux et ils accrochent et des fois non (rire) !

Avez-vous le sentiment que le public est reconnaissant du travail que vous faites ?

D’une manière générale oui bien sûr, même si ce n’est pas toujours le cas ! On a très souvent de bons retours.

Les projets à venir ?

Rien d’extraordinaire. Continuer à pérenniser nos soirées et notre collectif puis peut-être la création d’un vinyle un de ces quatre !

Merci pour toutes ces réponses !! Le mot de la fin ?

Avec plaisir ! Peace love, sound beer & unity !

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ParAnthony Beauchet

Prose

Rencontre avec Nathan, entrepreneur culturel et président de l’association Prose qui place l’Art, l’émergence et les lieux atypiques comme fer de lance d’une nouvelle manière d’organiser des évènements.

Comment est né le projet Prose ? Le choix du nom a-t-il sa petite histoire ?

Le projet est né assez naturellement finalement. On a fait énormément de festivals, de concerts, d’expositions, de spectacles en tout genre, c’est d’ailleurs en plein milieu du camping de la quinzième édition de Musilac qu’on s’est rencontrés, totalement par hasard. On s’est retrouvés l’année suivante dans la même promo à l’université. On a continué à sortir, et à découvrir le monde de la culture notamment à Lyon. On avait déjà cette volonté de se lancer, et de créer quelque chose à nous, quelque chose de nouveau. On était dans la routine de pas mal d’étudiants, la formule classique du vendredi soir : before chez les potes, concert dans une grande salle, after, et retour à la maison. Et on se disait qu’on avait rarement l’occasion d’être immergés dans une ambiance pendant toute la soirée, et aussi qu’on finissait par tourner en rond dans les propositions culturelles qui s’offraient à nous. Il fallait qu’on trouve une manière de découvrir de nouveaux artistes, tous domaines confondus, et de les voir évoluer dans une ambiance spéciale, tout en restant tranquillement chez soi. C’est comme ça qu’est né le concept “Appart’ en Prose”. Nous avons donc créé le groupe Prose pour nous permettre de réaliser ce premier projet.

Pourquoi Prose, c’est vrai que c’est une bonne question. Je crois qu’on voulait quelque chose qui rappelle l’art sans en mettre un seul en valeur, quelque chose d’efficace, mais qui montre bien l’absence de barrières, ou de conventions. Du coup l’idée de la poésie mais sans les règles, ça définit assez bien le projet. Et puis c’est joli non ?

Il y a deux entités juridiques au sein du groupe Prose : peux-tu nous ce que fait chacune des entités ? Pourquoi avoir choisi de développer une association et une entreprise ?

L’une est une association, son objectif est de dénicher des lieux insolites pour y organiser des évènements culturels ouverts au public. L’autre, est une agence de conception et de création d’évènements. Elle s’occupe de l’organisation événementielle de projets de professionnels à professionnels. L’association est un projet participatif. Toute personne voulant se dessiner un réseau professionnel ou étant en mesure de mettre en œuvre ses compétences sont les bienvenus. Notre objectif était de créer un projet réellement associatif et non-intéressé par les fondateurs. D’un autre côté, nous devons manger. Nous sommes donc en train de monter une société indépendante de l’association qui permet de différencier le projet associatif du projet commercial.

Prose organise des évènements innovants : quelles sont vos spécificités ? En quoi vos events sont-ils innovants ?

Le but est de proposer une réelle immersion artistique grâce à un cadre unique. Les concerts sont sonorisés avec du matériel professionnel et un jeu de lumière dynamique, ce qui permet aux artistes et au public d’avoir la même expérience qu’un concert en salle. La collaboration entre musicien(s), plasticien(s) et/ou artiste(s) du spectacle-vivant dans un lieu clos et intime, permet au public de découvrir un ensemble ne s’arrêtant pas à une représentation artistique simple, mais à une performance plus complète. En outre, le format collaboratif permet également de pousser les artistes vers des retranchements encore rarement explorés, en insistant sur la création à plusieurs. Les performeurs de Prose doivent trouver des connexions, des liens entre leurs propres créations et celles du collaborateur.

Pour prendre un exemple plus concret, “Baraqu’en Prose”, que nous avons organisé le 9 février 2018, a eu lieu dans une maison située à 15 minutes de Jean Macé. Lors de cet évènement, nous avons proposé sept concerts allant de la musique Hip-Hop à la musique électronique, répartis sur deux scènes, l’une dans un grand salon et l’autre dans une cave. Trois expositions étaient présentées dans la maison. Les artistes performaient en live avec de la sérigraphie ou du VJ en collaboration avec les musiciens. Si avec tout ça c’est pas un tout petit peu innovant, bah on sait plus trop quoi faire…

Vous kiffez les lieux insolites : y a-t-il des lieux qui te font particulièrement triper ? Quel lieu déjà investi t’a le plus marqué ?

Le prochain méga kiff en vue, un château. Un rêve à réaliser : une grotte ! Le lieu le plus intéressant que nous ayons investi était la maison de « Baraqu’en Prose », d’abord parce que l’espace disponible nous a permis d’en faire à peu près ce qu’on voulait ! Et c’était aussi la première fois qu’on investissait un lieu “chargé d’émotions”, puisque le proprio nous avait prêté cette maison qui était celle de sa grand-mère qu’il venait de perdre. Selon lui, elle était une personne très joyeuse, elle aimait faire la fête, rencontrer des gens, découvrir de nouvelle choses. Pour lui, c’était une sorte d’hommage, donc on était très touchés d’avoir ce rôle.

Prose valorise une approche pluridisciplinaire de l’Art : quels sont les Arts qui peuvent s’exprimer dans vos évènements ? Quelle place y tient la culture des musiques électroniques ?

Tous les arts sont les bienvenus. Plus ils seront nombreux à collaborer, plus l’expérience d’immersion pour le public sera intéressante. Nous tenons réellement à créer un univers artistique commun dans nos évènements et non pas différentes prestations n’ayant aucun lien. La musique électronique se place au même niveau que les autres styles en ce qui nous concerne. Malgré le fait que nous avons des affinités assez forte avec ce style, nous essayons de ne pas le mettre spécialement plus en avant que les autres. Ce qui est particulièrement intéressant avec ce style, c’est les univers totalement décalés qui se créent autours avec les autres artistes.

Prose tisse des liens de Lyon à Berlin : as-tu le sentiment qu’il existe des différences culturelles entre les 2 villes ? Quels liens tissez-vous entre la France et l’Allemagne ?

Rien que pour la bière je dirais que oui et non. Berlinois ou Lyonnais, on boit tous comme des trous. La seul différence c’est que nous, c’est de la pression et eux de la bouteille. Sinon à part ça, les gens sont tout aussi géniaux ! Les Berlinois ont plus l’habitude d’événements comme ceux que nous proposons mais y sont tout aussi réactifs. Nous avons créé un pôle Prose à Berlin. Une équipe s’y est donc construit et notre identité à été exportée là-bas.

Prose aime la musique : peux-tu me citer des artistes en adéquation avec les events que vous organisez ?

Des artistes Prosiens : Blade, Fame (vidéo), Romain Davis, FRACTAL (vidéo).

Des artistes qui seraient ouf à faire passer dans Prose : Jacques, Tout est magnifique (vidéo), Igorrr, Tout petit moineau (vidéo), Stupeflip, The hypnoflip invasion (vidéo).

Quelle place Prose octroie aux artistes émergents ? Comment valorisez-vous l’émergence à l’échelle de vos territoires ?

Nous sommes une petite association et nous émergeons, tout comme de nombreux artistes. Les nouveaux projets artistiques méritent et doivent être mis sur le devant de la scène actuelle. Si nous ne prenons pas le temps de nous soutenir dans un milieu ou exister professionnellement est compliqué, alors personne ne le fera pour nous ! Nous mettons donc sur scène une très grande majorité d’artistes locaux émergents ou en voie d’émergence.

Comme dans toute musique, l’électronique n’échappe pas à la catégorisation commerciale ou underground : que penses-tu du milieu free-party ? Et à l’inverse du mouvement EBM mainstream ?

Les free-parties sont des scènes à part entière, les artistes peuvent s’exprimer, le public peut profiter. Les seules différences sont liées aux méthodes d’organisation. Je n’ai personnellement jamais organisé de soirées de ce type et n’ai donc jamais été directement confronté au milieu. De la même manière, le mouvement EBM mainstream est apprécié par un public et tant mieux. La seule caractéristique faisant que ce milieu me dérange est lié à la philosophie commerciale qui est derrière l’organisation. Produire pour des sacs de sous n’est clairement pas l’objectif qui m’a placé dans le milieu de l’évènementiel.

Quels sont les projets à venir pour Prose ? Ton message à adresser à la communauté électro ? Ton mot de la fin ?

Le projet était en pleine restructuration jusqu’à aujourd’hui. Les projets vont bientôt arriver, patience. Une seule chose à dire : “faites nous rêver, créez et surtout profitez !”. Mot de la fin : Kamoulox (ce mot est génial).

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ParMarius Sergent

Elektrovore

En marge de la Halloween Party, rencontre avec Sylvain, plus communément appelé Nours, militant de la fête libre et fondateur de l’association Grenobloise Elektrovore.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, peux-tu te présenter ainsi que ton association et ses activités ?

Moi c’est Nours, 42 ans, auto-entrepreneur, président de l’association Elektrovore composée de 4 potes (Noizaddict-Head, Luigi, Colo, et moi-même). Notre but est de promouvoir les musiques électroniques actuelles par tous les moyens possibles mais aussi de favoriser l’interconnexion des artistes et des associations locales.

Quelle est ta vision de la free-party ? Comment as-tu connu ce mouvement ? Pourquoi es-tu devenu aujourd’hui un acteur majeur de de la fête libre ?

La teuf, c’est d’abord la réunion de personnes accros au même genre de musique, à un certain niveau sonore et à une certaine liberté. J’ai connu la free à mon retour de l’armée : c’était le jour de l’an 1999 dans un hangar vers Toulon mais je n’ai pas vraiment profité du son. Quelque temps après, je suis allé à une teuf dans l’Ain et là boum : révélation musicale ! Depuis, ça ne me lâche plus, la musique fait partie de moi ! Je ne pense pas être un acteur majeur car seul, je ne ferai rien : c’est plus un délire collectif. Je suis un passionné : j’aime voir le sourire des gens devant un bon set, sur une bonne façade. Nous avons encore de la bonne musique à faire écouter aux gens et c’est pour ça qu’on se bouge autant.

Milites-tu pour une cause particulière au sein de la culture électronique ?

Non, pas spécialement.

Comment te positionnes-tu sur le débat entre musique électronique underground et commerciale ? Quel est ton point de vue sur l’EDM ?

Je ne crois pas qu’il y ait matière à débattre. La musique te “touche” ou pas ! Pour ma part, je ne suis pas adepte du style EDM car la construction, les mélodies, les vocaux utilisés ne me font pas voyager quand je ferme les yeux (ceux qui savent me comprendront). Je ne prétends pas avoir tout écouté dans le style mais en général c’est pas mon truc. Cependant, vu le nombre de personnes qui se rendent chaque année dans les festivals de ce style, il me semble que l’EDM a encore de beaux jours devant elle. Même si je ne suis pas adepte, j’ai du respect pour le travail fournit par les DJs.

Les dernières soirées organisées se sont faites avec d’autres collectifs (Balek Family, Malbarés, Revol-T…) : comment se passent les collaborations inter-asso ?

Nous sommes tous des potes amoureux de la même musique et avec la même idée de ce que doit être une bonne soirée. A partir de là, la collaboration se fait presque intuitivement. On va tous dans la même direction. Pure son, façade bien réglée, bonne ambiance, un bon site, le pied quoi !

Comment choisis-tu les lieux où tu organises tes soirées ?

La première chose à laquelle on pense, c’est la sécurité des participants. Ensuite on cherche un lieu assez éloigné afin d’éviter toute nuisance sonore pour les riverains. Le jeu étant bien sûr qu’aucune plainte ne soit déposée.

Quelles valeurs diffuses-tu à ton public dans tes soirées ?

Le respect de soi et des autres, le partage.

Quelle place accordes-tu à la prévention santé dans tes soirées ?

Disons que nous devons être mieux organisés car pour l’instant, nous avons rarement eu un stand de prévention sur nos soirées.

Quels sont les genres électroniques diffusés dans tes soirées ? Comment s’organise le line-up ?

Le Line-up c’est l’enfant terrible, il veut jamais se laisser faire (rire). Le top, à mon goût, c’est de faire monter la pression jusqu’au lever du jour pour repartir tranquille avec le soleil. On essaie de faire en sorte que ça se passe comme ça… Pour la musique, on peut entendre de tout : ça dépend des DJs.

Quels sont tes projets à venir ?

Plein de projets sont ouverts mais pour l’instant, on ne va rien dire. Stay connected…

Ton mot de la fin ?

Rave on 😀

Poussez l’aventure encore plus loin sur le web :

ParMarius Sergent

Resaca Production

Patron de Resaca Production, organisateur des soirées Zodia, [dont la prochaine se déroule le 13 Octobre à La Soute à Chambéry (lien en bas de page)], des Micro-Club, ou encore Katarsis, rencontre avec le boss de l’association : Raoul.

Merci à toi d’avoir accepté cette invitation, pour commencer peux-tu te présenter et nous expliquer les diverses activités de ton association ?

Avec plaisir …
Je suis Raoul Bourgoin, j’ai 29 ans et suis originaire de Chaumont (52). C’est par mon impulsion que l’idée Resaca Production a vu le jour et par le reste de l’équipe qu’elle s’est concrétisée. Notre association Resaca fait danser le monde dans la petite ville de Chambéry.
Nous n’avons pas d’autres objectifs que de nous amuser. Le but, dès le début, a été d’offrir des formats de soirées accessibles en termes de prix et proche du centre-ville en envahissant différents lieux comme les bars, clubs et salles de concerts. Nous aimerions surtout réussir à réunir le public de notre petite vallée, une communauté que petit à petit nous connaissons et côtoyons à chaque soirée.
Ce serait bien de parvenir à prendre racine dans le paysage culturel chambérien avec comme drapeau, la musique Techno. Je rêverais de voir les grands noms internationaux passer par chez nous.

Comment te positionnes-tu sur le débat entre musique électronique underground et commerciale ? Quel est ton point de vue sur l’EDM ? Les free-parties ?

J’ai un avis bien trempé sur le sujet. Très souvent lorsque nous parlons de culture « grand public » nous parlons de culture de masse sans trop de passion. L’EDM c’est du grand public, c’est du commercial pour moi (du supermarché musical). Quand je vais en boîte de nuit clairement je suis perdu et je perds mes repères, à tel point que cette EDM me rend totalement fébrile si je n’ai pas assez bu avant. Ce type de musique est d’un plat incroyable, du médiocre et du vide total. J’ai le sentiment qu’il faut juste boire 1L de vodka et crier en levant les bras pour dire qu’on apprécie. Cet avis est purement subjectif…
La musique House et Techno que nous faisons vivre véhicule un lien passionnel avec le public. Cette musique est profonde, sophistiquée. Je la vis et la consomme comme une émotion en relief qui me fait voyager sur place mais aussi être en osmose avec les personnes autour de moi qui l’écoutent. C’est délicieux, j’en ai la chair de poule.
Concernant les free-parties c’est justement de là que j’ai puisé mon envie et mon imagination dans la musique électronique. Des membres de ma famille sont fondateurs du collectif « TRAKERZ » à Ales, anciennement appelé « KOGNANCE ». Avant d’aller en club j’ai dansé sur les dancefloors pirates ; et je suis encore épris de cette culture. Je l’adore. C’est la classe quand même !

Milites-tu pour une cause particulière au sein de la culture électronique ?

S’il y a bien un détail qui me démarque c’est mon désintérêt face à l’argent. Je pense que cette finalité nous fait nous détacher de l’objectif premier qui est le partage. Alors en effet, l’événementiel induit des moyens, je suis d’accord. Mais la notion de profits démesurés, d’enrichissements débordants me sidère clairement. Si je peux demain parvenir à répandre mon état d’esprit et à mettre en place un cycle de production de soirées où tout le monde s’y retrouve financièrement et où les tarifs appliqués sont simples et corrects tout en ayant une qualité de soirées, je serais conquis. Cependant cela n’arrivera qu’une fois que nous maîtriserons totalement la production de l’événement tant sur la gestion du lieu, des coûts, des entrées et des consommations sur place. Aujourd’hui nous sommes des invités, nous utilisons des espaces privés et/ou public où nous gérons seulement l’artistique. C’est limité.

Tu as un gros réseau, avec des contacts dans beaucoup de domaine, comment est-ce que tu te le crées, tu te forces, ou est-ce que ça vient tout seul ?

Tu rigoles !! Je n’ai pas de réseau ou plus de réseau. J’ai été étudiant à Chambéry pendant 4 ans. C’est lors de ces années que j’ai organisé beaucoup d’événements privés et/ou dans des lieux publics. Cela m’a fait rencontrer du monde et peut-être, je suppose, avoir une identité d’organisateur. Mais aujourd’hui, jeune papa et employé d’une PME à Avignon, je ne suis plus du tout connecté avec le réseau Chambérien. Pire j’accompagne Resaca à distance sans jamais trop toucher la matière. C’est tellement frustrant et compliqué ce système. Je m’efforce à avoir un réseau avec qui je ne sors pas, ne bois pas des verres, n’en paye pas et surtout à qui je ne donne pas envie de venir à nos soirée. C’est très dur d’avoir un réseau.
Resaca c’est une équipe de 10 personnes étudiantes et autres qui en permanence vivent et s’animent autour de nos événements pour parvenir à inviter le monde. Le voici mon réseau.
Mais pour conseil, ma sauce à moi c’est l’enthousiasme. Il faut être heureux pour donner envie, il faut être généreux pour maintenir les relations et il faut être investi pour faire du bon travail.
A partir de là tu rentres dans un processus relationnel à base de good vibes. Et ensuite le travail se fait tout seul, le bouche à oreille fait connaître tes soirées et Basta !
Et puis Chambéry c’est tout petit.

Quels sont les concepts que tu développes en organisation d’évènementiel ?

Nous ne développons aucun concept je crois. Notre processus organisationnel est le même que tout le monde. Des artistes, un public, un lieu et une ambiance. La chose qui nous différencie est la connotation espagnole de Resaca. Je suis fan de l’Espagne et je glisse un petit clin d’œil espagnol dès que je peux.

Comment organises-tu ta programmation ?

Nous avons Rémi (Rémi Martel NDLR) au sein de l’équipe qui se charge principalement des bookings. Nous choisissons juste ensemble les line up finaux. Nous aimons particulièrement les artistes aux Techno envoutantes et mélodiques comme Cerato, Granha et Kiko. En fonction de notre format de soirée nous invitons soit un artiste local, soit un artiste plus important. C’est surtout en fonction des moyens que nous avons.

Tu as des Dj résident au sein de l’asso (PMF, Martelo et Négative Pressure), comment s’est fait votre rencontre, quels sont pour eux les avantages et les inconvénients ?

En effet, les 3 sont là, avec nous. Ils constituent d’ailleurs le « bureau » de Resaca.
L’avantage pour eux est clairement que leur visibilité augmente via l’association. Chacune de nos soirées ou presque se voit enrichie de la présence d’au moins un résident. Cela leur fait cumuler les dates. Vis à vis des bookings extérieurs il se passe la même chose qu’avec le reste des autres artistes. L’association est parfois invitée à collaborer avec d’autres entités dans d’autres localités que la nôtre et à ce moment-là nous envoyons un résident pour représenter Resaca.
L’inconvénient je dirais est qu’ils doivent pleinement participer aux prises de décisions, travailler dure pour monter et dessiner le futur de Resaca. C’est vraiment du boulot d’entretenir ce tout petit écosystème et ça demande de l’énergie et du temps. Par ailleurs, ils doivent reverser une partie de leurs cachets mais seulement quand celui-ci est égal à un montant minimum.

Comment choisis-tu les lieux où tu organises tes soirées ?

Comme précédemment dit, nous occupons des lieux proches du centre-ville. Les bars et les salles de concerts où nous allons jouer sont déjà en place et en matière de gestion de lieu cela nous simplifie la vie. Vis à vis de la Sacem, ces lieux payent déjà leur forfait annuel et cela nous permet de ne pas nous soucier de cette dépense. Par la suite nous allons tenter d’investir d’autres types d’espaces, insolites, industriels. Pour l’instant c’est en cours de négociation, de calcul et surtout nous ne le ferons pas seuls.

Quels sont tes projets à venir ?

Le projet que nous avons en tête aujourd’hui est évidemment de construire pour demain un événement important et de grande envergure à Chambéry. La question est sur la table depuis plusieurs mois. La ponctuation ne se fera qu’entourée d’autres personnes. Je veux dire par là que nous tentons de réunir différents organismes publics ou privés pour parvenir à une synergie de nos compétences et réseaux.

Merci à toi, le mot de la fin ?

Le mot de la fin ? Que veut dire en espagnol «  yo tengo la resaca » ?
Et un grand merci pour ton interview. Pense à partager Zodia, il s’agit du premier gros événement Techno à Chambéry pour cette rentrée 2017 / 2018.
Gracias Amigo, Gracias a todos !

Les liens Resaca (venez, ça va être fat NDLR) :
Resaca
Zodia
Katarsis

ParAnthony Beauchet

Reverb Event’s

Rencontre avec Evan Mayers, gérant du projet Reverb Event’s organisant des soirées en musiques électroniques à tendance underground sur la région lyonnaise.

Qu’est-ce que Reverb Event’s ? Quels sont vos principes et valeurs ?

Reverb Event’s se veut être novateur dans la création de projets événementiels atypiques, sur le thème de « l’underground music ». Dans ce cadre, nous avons à cœur de travailler avec la scène émergente pour créer la rencontre entre jeunes artistes locaux et artistes engagés, acteurs reconnus de la scène Lyonnaise et environnante et bien sûr le public.

Reverb Event’s valorise les DJs locaux : est-ce dire que leur moyens d’expression à Lyon sont aujourd’hui limités ? Qu’apportez-vous spécifiquement à ces DJs ?

Il est difficile aujourd’hui pour un artiste de se faire une place dans une ville comme Lyon qui est en mouvement perpétuel dans le domaine de la musique électronique. Lyon regorge de talentueux Djs qui n’auront peut-être pas la chance de voir le jour car ils n’ont pas assez de prods à leur actif, n’ont pas une assez grande notoriété pour monter sur une scène digne de ce nom : il manque de soutien, de contacts ou de ressources… Il n’est pas chose aisée pour un jeune Dj d’être à l’aise dans tous les critères qui sont demandés aujourd’hui pour réussir à se démarquer. Reverb Event’s contribue au développement de ces artistes en leur donnant accès à la scène sur Lyon et ses alentours et en leur permettant de s’exprimer face à un public dans les meilleures conditions possibles. Nous les soutenons dans la diffusion de leurs contenus sur Facebook, Soundcloud et Youtube en partageant leurs activités (DJ sets, dates). Cela peut également passer par la mise en relation avec d’autres professionnels tels que photographes, infographistes, etc.

Quels sont les DJs locaux à connaitre sur Lyon ? En quoi te touchent-ils plus particulièrement ?

Jusqu’à ce jour, j’ai eu la chance de rencontrer de talentueux Djs dotés, pour la grande majorité, d’une excellente maîtrise de leurs arts. Tous ont en commun l’envie d’avancer dans la musique électronique. Parmi les artistes qui m’ont spécifiquement marqué, je pense en premier lieu à ceux que je connais de longue date :

Maxime Timpano : c’est lui qui m’a initié au mix sur platines CDs. Il me suit et me soutient depuis plus de 10 ans déjà.

Juanito : il a su montrer qu’on pouvait mettre la barre toujours plus haut en partant de rien et que le travail finit toujours par être récompensé.

Ily : pour sa simplicité, son univers musical et son grand sens du partage tant musicalement qu’humainement.

Mickael Acosta : pour son enthousiasme et son énergie derrière les platines pendant ses sets House.

Tutti : pour ce qu’il a pu apporter au milieu de la nuit Lyonnaise, que ce soit en tant que Dj/Producteur qu’en tant que créateur d’événements.

Je peux encore vous citer Lecomte de Brégeot, Adriano Berthenet, Bryce Wax ana Roswell, Katze, Brothers In Arts, Kone, Bolly Cat, Taka, Dj Sage…

Reverb Event’s revendique une musique underground : quelle est votre définition de l’underground ? Quels types de musique valorisez-vous ? Avez-vous des liens avec les mouvements alternatifs underground type “free parties” ?

Deep house, Drum & Bass, Halftime, Jump up, Jungle, Liquid, Dubstep, Electronica, Downtempo, G-house, Hadrstyle, Hardcore, Hard Techno, House, Acid, Tribal, Soulful, Indie dance, Nu disco, Minimal, Deep Tech, Psy Trance, Dub, Tech House, Detroit Techno, Industrial : voilà ce que nous entendons par « undergound ». Reverb Event’s valorise surtout les artistes qui nous font voyager et qui ne s’enferment pas uniquement dans un style de musique électronique. Dans nos soirées, on peut commencer par de la Soulfull, progresser en Deep Tech et finir sur de la Techno. Nous valorisons et soutenons la musique électronique dans son ensemble sans être réfractaire au reste de la musique d’une manière globale. Qu’est ce qu’être underground ? Difficile de répondre ! On peut avancer surtout que c’est une question de point vue ! Qui est underground et ne l’est pas ? A quel moment le devient-on ou ne l’est-on plus ? Pour nous, “underground” est synonyme de convivialité et de partage ! La musique underground reste diabolisée par le public non initié qui se refuse à en faire l’expérience. Si Lyon est plutôt une ville réceptive à la musique underground, c’est loin d’être le cas par exemple à Vienne tout juste à 30 minutes de Lyon : ici, la musique underground est très peu représentée, voir inexistante ! Nous n’avons pas de liens particuliers avec le milieu free-party bien que d’une certaine manière, les deux univers sont intimement liés ; l’organisation est différente mais l’objectif reste commun : rassembler un maximum de monde pour partager un bon moment.

Pour Reverb Event’s, qu’est-ce qu’un évènement “atypique” ? Qu’est-ce qui fait l’originalité de vos events ?

Reverb Event’s souhaite offrir de l’originalité en proposant des évènements dans des lieux nouveaux et originaux. Nous prenons soin de choisir des lieux qui permettent de créer une ambiance particulière, de visibiliser les artistes et qui sont ouverts à une programmation musicale non fermée. La sélection artistique joue un rôle majeur dans l’originalité de nos événements : c’est grâce aux artistes et à leurs différents univers que nous pouvons véhiculer sur chaque event une ambiance unique.

Parle-nous du concept DAD Open air aux Barges ? Pourquoi dédier un event spécifiquement à la deep house ? Quel public fréquente ces events du dimanche après-midi ? Avez-vous le sentiment d’être une sorte d’after ?

Durant l’été 2014, j’ai travaillé aux Barges et j’ai eu l’occasion d’y découvrir un staff et une direction dynamiques et enthousiastes. Dans cet établissement, tout le monde s’implique afin d’offrir du spectacle et de la convivialité à ses hôtes. Après cette première expérience, la Direction fait appel à Reverb Event’s en juin 2017 pour organiser un event dédié à la musique électronique. C’était l’occasion pour nous de mettre en avant notre projet « Deep And Deep » (DAD) qui, contrairement à ce que peut faire croire le nom, ne se restreint pas à la Deep House. Nous avons pour objectif de faire découvrir et de montrer au public le spectre des différents genres de musique électronique. Les DAD ont lieu les dimanches après-midis et ne sont pas assimilés à des afters : c’est plutôt un rendez-vous estival pour passer un après midi sous le signe de la musique et de la convivialité. Nous invitons le public Viennois au voyage sur diverses sonorités électroniques tout en profitant de la terrasse des Barges et de son immense parc boisées en bord de Rhône.

Limitez-vous votre actions à l’agglomération lyonnaise ? Exportez-vous vos concepts ailleurs en France ? A l’étranger ?

A priori, nous n’avons aucune barrière géographique et nous surfons sur les connections que nous générons au fil de nos events. Le monde est vaste et rempli de culture, d’histoire et de décors merveilleux à faire découvrir. A ce jour, nous concentrons notre énergie sur la région Rhône Alpes qui offrent déjà de nombreuses possibilités.

Quels sont les 5 tracks ou albums que tu considères comme des incontournables de la musique électronique ?

Boris Brejcha & Ann Clue – Roadtrip (Fckng Serious, 2016)

Darmec – Malleable conscience (Naughty Pills records, 2015)

Dj Fronter & Eric Montero – Mazal tov (1605, 2015)

Alexic Rod & Colombo – Tic tac (Low Groove, 2017)

Simone Tagliabue – Caelum obscurus (Boogie recordings, 2016)

Quel est ton point de vue sur la musique électronique à Lyon ? As-tu le sentiment de travailler en partenariat ou en concurrence avec les autres organisateurs de soirées du territoire ? En quoi Reverb Event’s se démarque de ce qui se fait déjà sur Lyon ?

Lyon possède l’un des plus beaux plateaux artistiques de France ! Du moment que cette ville continuera d’œuvrer pour la musique électronique, qu’il y aura des hommes et des femmes passionnés pour nous faire partager leur passion, alors Lyon n’a pas de soucis à se faire. Pour ce qui est de travailler avec les différents orgas Lyonnais, je dirais que ça dépend desquels. Certains nous apportent leurs expériences, leurs conseils et la notoriété de leur nom là où d’autres préfèrent travailler en solo. Les relations entre orga restent des rapports humains : avec certains le courant passe et avec d’autres non. Mais je n’ai jamais ressenti d’animosité provenant d’autres orgas vis à vis de Reverb Event’s. On essaye de se démarquer sur notre rapport à la musique underground, à l’ambiance de nos soirées, aux choix des lieux comme dit précédemment.

Quels sont les projets à venir pour Reverb Event’s ? Ton mot de la fin ?

Autant se faire que peut, Reverb Event’s continuera à œuvrer pour la scène émergente en développant des collaborations rendant nos événements encore plus beaux et chaleureux. Nous savons que l’activité de Reverb Event’s est louable et comme d’autres orgas, nous apportons notre pierre à l’édifice pour faire avancer « l’underground ».

Retrouvez Reverb Event’s sur le web :

Crédits photos : Khony Wayne

ParMarius Sergent

Guillaume Dugenet

Rencontre avec Guillaume, parisien multi-facette, patron du label Maquisards, co-organisateur du BPM Contest et aussi du Maquisards Festival… Rien que ça !

Salut Guillaume : peux-tu te présenter et nous expliquer les diverses activités que tu mènes dans le monde de la musique électronique ?

Je suis le directeur artistique du label Maquisards, label indépendant de musique électronique. Je suis également co-organisateur du BPM Contest (tremplin à destination des jeunes producteurs de musique électronique), et co-organisateur du Maquisards Festival (festival de musique électronique).

A propos du Maquisards Festival, comment est né ce projet ? Comment tout ça s’est mis en place au départ ?

Ce projet est né l’année dernière : nous cherchions depuis un moment un lieu pour créer notre festival. C’est Sébastien (label manager de Maquisards), la personne avec qui je travaille sur tous ses projets, qui a découvert les arènes des Saintes Maries de la Mer en venant en vacances. Il est tombé amoureux de La Camargue et nous nous sommes lancé ce défi cette année. Nous voulions créer un événement à taille humaine où musique et lieux atypiques se marient à merveille, tout en mettant à l’honneur les jeunes producteurs : telle est l’essence de Maquisards.

Quels sont les concepts que tu développes en organisation d’évènementiel ?

Nous apportons beaucoup d’importance au lieu et à la scénographie. Pour nous, c’est aussi important que la musique. Nous voulons surprendre les gens à chaque événement.

Quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre dans tes soirées ? Comment organises-tu ta programmation ? Donnes-tu la chance à de jeunes artistes ou artistes moins réputés ? Comment choisis-tu les têtes d’affiches ?

Les genres varient beaucoup en fonction des soirées. Nous avons des artistes très différents sur notre label, nous aimons la diversité de la musique électronique. Quand nous organisons une soirée, nous axons notre programmation autour d’un de nos artistes et de son style. Généralement, nous discutons d’abord avec lui/elle pour voir s’il/elle a des envies et nous essayons d’y répondre au mieux. Et enfin, nous invitons toujours de jeunes artistes où des collectifs locaux à venir jouer, c’est notre marque de fabrique.

Tu es aussi le patron du BPM Contest, qui est LE concours de référence en France pour dénicher les futurs talents en production de musique électronique : comment est né ce projet ? Comment tout ça s’est mis en place au départ ?

Le créateur du BPM Contest est Sébastien, la personne avec qui je travaille, et personnellement j’ai rejoint cette aventure en 2013. Le projet est né en 2011, avec l’envie de créer un label de musique électronique. Il s’est mis à organiser des soirées au Viaduc Café (dans le 12ème arrondissement de Paris) pour créer un réseau et commencer à signer des artistes. Et puis, il s’est dit : pourquoi pas inventer un tremplin pour découvrir de nouveaux producteurs ? Au début, tout se passait dans ce café. La formule était efficace, dans une ambiance du tonnerre, avec plein de rencontres professionnelles enrichissantes.
L’année d’après, on a eu envie de quitter Paris et de faire une tournée en Province. Depuis, chaque année, nous faisons une tournée en France.

Pour le BPM Contest, tu as des liens avec Trax ou encore Tsugi pour ne citer qu’eux : comment se passent les collaborations ?

Les collaborations commencent avec cette envie commune de donner une chance aux jeunes producteurs. Aujourd’hui, dans l’immensité d’Internet et le flot de musique qu’on y trouve, les jeunes producteurs, s’ils ne bénéficient pas d’un piston, ont beaucoup de mal à se faire repérer. C’est aussi le rôle de ces médias de faire découvrir de nouveaux artistes au public.

Le concours devient un prix Sacem en 2017 : quels changements cela vous apporte ? Quels avantages en retirez-vous ?

C’est une vraie reconnaissance pour nous de travailler avec la Sacem sur ce projet. Le changement important cette année, c’est qu’il y aura 2 prix remis aux producteurs choisi par le jury. Un prix BPM : le lauréat se verra offrir du matériel audio (un Moog SUB Phatty) et un accompagnement par notre label (sortie de disque, date de concert, etc.). Et un prix de la Sacem : le lauréat se verra offrir du matériel audio (une paire d’enceinte Eve audio SC207) et une résidence de travail en vue d’un enregistrement de disque.

Comment est recruté le jury ? Quelles consignes doivent-ils suivre ? Ont-ils des obligations particulières ?

Le jury est composé de professionnels de la musique, que ce soit des journalistes, des programmateurs, des artistes… Nous voulons un panel large de profils, avec diverses sensibilités et un rapport à la musique différent. La seule consigne est de prendre du plaisir à écouter et découvrir de la musique. Le jury ne se déplace pas sur la tournée : c’est très compliqué de gérer les disponibilités de chacun. Nous filmons et enregistrons toutes les sessions qui sont ensuite envoyées aux jurys. Nous avons créé une grille de notation composée de plusieurs critères (créativité, qualité de la production, technique du mix, performance scénique)  et le jury donne des notes aux producteurs.

Le fait de mettre en avant de jeune producteur et de les propulser sur des scènes importantes ne doit pas être facile à gérer : comment appréhendez-vous ces problèmes ?

Effectivement, ça n’est pas toujours facile de gérer de jeunes producteurs. Nous avons déjà fait jouer des artistes qui n’étaient jamais montés sur scène devant un public de 1500 personnes. Mais ça c’est toujours bien passé. Nous préparons en amont les prestations scéniques pour éviter au maximum les problèmes techniques sur scène.

Les vainqueurs des saisons précédentes sont-ils toujours en contact avec vous ? Vous remercient-ils du tremplin que vous leur avez fourni ?

Aujourd’hui, nous produisons 4 artistes sur notre label (Tez Cadey, KUB, Zuntyh & le duo Pantéone) et nous les avons tous découverts sur la tournée BPM. Nous gardons aussi contact avec les anciens participants : nous les programmons sur nos événements et continuons à les soutenir.

Ton mot de la fin ?

Un grand merci pour ton soutien.

Pour aller plus loin sur le web :

ParMathias D.

Resonance Agency

Pouvez-vous nous présenter votre association en quelques mots ? D’où est née l’idée d’établir ce projet ?

Notre association a été crée en février 2016, elle est le fruit d’une rencontre entre Neeko Thomas et Antoine Carle durant l’été 2015, lors des soirées “Wonderday” à Montpellier. Elle a pour vocation l’organisation d’évènements “Tech House – Techno” sur la région Montpelliéraine. L’idée est venue tout simplement de notre envie à tous les deux de pouvoir organiser des évènements sur Montpellier mais surtout l’envie de changer la connotation des soirées déjà en place sur la région, apporter quelque chose de nouveau en matière de soirée et surtout des sonorités différentes, plus orientées vers le coté festif du mouvement électronique.

L’esprit Resonance Agency, c’est quoi au juste ?

L’esprit ” Resonance ” c’est surtout une ligne de conduite de l’association que nous avons choisi de suivre, une orientation “Tech House” – “Techno” que l’on suit depuis le départ avec des artistes très “Dancefloor” tel que Joey Daniel (Music On), Rub A Dub, Aney F, Proudly People pour la partie tech house et d’autres comme Matt Sassari, The Reactivitz et Julian Ess pour la partie plus techno. Nous avons toujours à l’esprit de faire découvrir des artistes très peu connus du grand public : cela engendre des risques mais sans risque, il n’y aurait pas de Resonance Agency.

Votre organisation contient à ce jour 5 artistes : comment vous êtes-vous rencontrés ? Comment développez-vous la promotion de vos artistes ?

A ce jour, nous sommes 5 artistes chez Resonance (Antoine Carle, Neeko Thomas, Minimers, Nello, Frank Ross) ; nous nous sommes rencontrés soit en soirée, soit parce que nous nous connaissons depuis de longues années. D’autres personnes composent l’association comme Fany, Pascale, Zé et Momo et tous les bénévoles qui nous aident au moment des évènements pour la communication et la logistique des soirées.

Vous êtes Montpelliérains et organisez beaucoup d’évènements localement : quelles relations entretenez-vous avec votre public ?

Pour dire vrai, nous faisons partie de la scène locale seulement depuis 1,5 ans : notre association est encore jeune mais nous constatons avec émerveillement que les retours sur nos évènements sont plus que satisfaisants, que le public est enthousiaste et que notre page Facebook possède à l’heure actuelle plus de 1600 abonnées… Tout cela après 1 an et quelques mois d’existence.

Que pensez-vous de l’implication de la ville de Montpellier en matière de musiques électroniques à l’heure actuelle?

La ville de Montpellier a toujours encouragé les musiques électroniques sur la région;  on peut même dire que c’est une ville pionnière en la matière. On se rappelle tous ici des premières soirées “Boréalis” des Pingouins à l’espace Grammont dans les année 1990’s. De nos jours, la ville a toujours cette vision avec le Tohu Bohu et la Family Piknik pour donner à notre belle ville les festivals qu’elle mérite.

Vos évènements s’organisent majoritairement au Dieze Warehouse à Montpellier : pourquoi avoir choisi ce lieu ? Avez-vous une marge de liberté pour organiser vos soirées dans ce lieu ? Y a-t-il des lieux sur Montpellier où vous rêvez d’organiser un event ?

Nous avons choisi en premier le Dieze Warehouse pour son aspect purement technique et visuel qui fait penser aux anciens hangars berlinois avec la grande capacité de ses deux salles. La direction nous donne les pleins pouvoirs en matière artistique pour nos évènements et libre accès de modifier le club à notre guise. D’ailleurs, peu d’endroit sur Montpellier peuvent en dire autant. Pour la rentrée 2018, nous investirons une autre salle montpelliéraine bien connue, “L’antirouille”, où nous allons pouvoir nous consacrer à des bookings plus underground dans un lieu beaucoup plus intimiste. Des soirées le 3 février et le 7 avril sont déjà programmées…

Accordez-vous une place prioritaire à vos propres artistes sur les évènements que vous organisez ? Faites-vous venir des artistes réputés de la scène française ou internationale ? Développez-vous la logique des échanges DJs inter-associatifs ?

Nous essayons toujours de mettre en avant les artistes de l’association dans nos évènements que ce soit dans les bars de la région ou les clubs.
Depuis la création de Resonance Agency nous avons eu la chance de travailler avec des artistes internationaux tel que Joey Daniel, Aney F, Proudly People et Rub A Dub mais aussi des artistes français comme Matt Sassari, Spencer K, The Reactivitz, Miss Airie, Max le Sale Gosse, Rykkk’s, Alex Escalofrio pour ne citer qu’eux. Depuis peu, nous essayons des échanges entre association sur toute la France pour nous faire connaitre à travers l’hexagone.

Parlez nous du concept de votre premier festival “The Festival” que vous avez organisé avec deux autres associations ? Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées ? Quels sont vos réussites sur ce festival ?

The Festival à été un énorme succès lors du Fise World Tour 2017 avec la venue de 1500 festivaliers. On ne s’attendait pas à un tel succès pour la première année. Nous avons travaillé en collaboration avec 2 autres associations de la région et notre collaboration a été bénéfique au bon déroulement de la logistique du Festival. Nous reviendrons l’année prochaine avec une nouvelle édition, de belles surprises : la date est déjà bloquée au 12 mai 2018.

Parmi tous les projets que réalise votre structure, quels sont ceux dont vous êtes les plus fiers aujourd’hui ?

On ne peut pas dire que nous sommes plus fiers d’un projet que d’un autre : tous ont eu de l’importance à nos yeux et nous sommes fiers de ce qu’on a réalisé en moins de 2 ans .

Quels sont vos projets à venir ? Votre mot de la fin ?

Notre premier projet dans l’immédiat est la création de notre label qui devrait voir le jour courant août. Pour la rentrée, nous travaillons aux échanges entre association pour des soirées techno au Mélomane à Montpellier : à ce propos, nous recherchons encore du coté de Lyon, Marseille, Nice et de tout le Nord de la France.

Retrouvez Resonance Agency sur le web

ParAnthony Beauchet

SPK Event

Avant de devenir SPK Event, la plupart de vos membres ont une expérience de la free-party : qu’est-ce qui vous a poussé à passer du coté « commercial » de la musique électronique ?

La répression, les jugements et amendes nous ont poussés à organiser de moins en moins de free-parties ; nous avons donc créé parallèlement une structure officielle dans le but de pouvoir défendre et promouvoir la culture légalement. Cela nous permet de proposer des événements beaucoup plus qualitatifs avec une organisation bien plus épanouissante.

Comment percevez-vous l’évolution de la free-party ? Continuez-vous à agir au sein de cette culture alternative ?

Le mouvement, toujours présent malgré la répression et les saisies abusives, continue de se battre et reste uni dans cette lutte ! Il y a des événements toujours plus gros et plus nombreux qui, dans l’ensemble, se déroulent très bien : l’État ne pourra pas l’ignorer indéfiniment. Nous n’avons pas arrêté pour autant et continuons à soutenir et défendre ce mouvement lors de rassemblements nationaux à titre personnel.

SPK Event organise des évènements électroniques en valorisant divers genres de musiques électroniques : une volonté de toucher un public plus large ? Une manière d’aller à contre courant des cultures alternatives ayant tendance à valoriser les genres « core » ?

Nous ne sommes pas arrêtés à la musique électronique : nous sommes des amoureux de l’art et la culture sous toutes leurs formes. C’est pourquoi nous organisons tout type d’événement représentant les arts et cultures du monde entier. Concernant les événements de  musiques électroniques, nous portons intérêts à tous les styles comme nous l’avons toujours fait jusqu’à maintenant.

World Of Bass : comment est né le concept de cette soirée ? Pourquoi avoir choisi l’Espace Double Mixte à Villeurbanne pour développer le projet ?

Grâce à un contact produisant déjà des événements là bas, nous avons eu la chance de pouvoir rencontrer la structure, nous présenter et proposer un projet qui nous tenait à cœur : c’est la suite logique d’une première tentative d’événement légal annulé 5 jours avant, sans raisons valables, par le maire de la commune d’Ugines. Le concept ? Le même que nous avons proposé depuis 5 années en free-party : une scène techno et une scène dub, deux publics différents partageant les mêmes valeurs, avec en plus une programmation internationale et des scénographies professionnelles.

Vous organisez vos soirées en région Rhône-Alpes : pourquoi se limiter à ce territoire ? Des envies de développer des projets hors Rhône-Alpes, en France ou à l’étranger ?

Chaque chose en son temps. Nous souhaitons déjà écumer la région avant d’élargir notre champ d’action mais sommes ouverts à tout projet en prestation ou coproduction.

SPK Event, c’est aussi des prestations de service : pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vos prestations et la location de votre matériel ?

Avec une équipe constituée d’une quinzaine de membres professionnels ou amateurs dans le domaine technique et artistique, ainsi que l’investissement de plus de 50.000€ de matériel ces 5 dernières années, nous proposons nos services allant de la simple location à la conception et gestion technique complète d’un événement. Nous étudions tout projet et adaptons les prestations en fonction des budgets.

Sur votre site, vous avez mis en place le système « Spay » : en quoi consiste ce mode de paiement ? Quels en sont les avantages ?

Spay est un système de paiement électronique créé et développé au sein de l’association dans le but de remplacer le système de paiement par jetons. Les avantages ? Il suffit d’acheter sa carte Spay une première fois, de la créditer et de réutiliser les crédits à chaque événement SPK Event ! Cette carte peut être nominative, permettant en cas de perte le remplacement de celle ci sans en perdre le crédit.

Dans votre organisation, vous avez une personne en charge de la santé et de la  sécurité : en quoi l’approche santé vous parait importante dans vos soirées ? Travaillez- vous en partenariat sur ces questions ? Quel est votre point de vue sur les pratiques de drogues en milieu électro ?

Nous ne pouvons organiser des événements de moyenne ou grande ampleur sans aborder la question de la sécurité et de la prévention, qui est pour nous primordiale ; et nous ne pouvons nier la consommation de drogues lors des événements (drogues légales comprises) : c’est pourquoi nous mettons en place une équipe de prévention et réduction des risques ainsi qu’une équipe de secours en cas d’intervention.

Développez-vous des partenariats avec d’autres associations organisant des soirées ? Que recherchez-vous dans ce type de partenariat ? Quels sont les freins aux partenariats sur la région Rhône-Alpes ?

Nous travaillons aujourd’hui avec d’autres producteurs que ce soit pour de la prestation et de la coproduction. Nous proposons à notre clientèle un barème de partenariat modulant les tarifs selon l’engagement : cela permet de proposer des prestations plus importantes sans en augmenter le tarif.

Quels sont les projets à venir pour SPK Event ? Un sujet à abordé qu’on aurait omis d’évoquer dans cette interview ?

Nous organisons le 20 et 21 mai 2017 un événement humanitaire en partenariat avec l’association « Graines En Vie » ainsi que l’IFF Europe (Institut de formation à la gestion de projets humanitaires) dans le but de les aider à financer leurs missions 2017, comme par exemple la reconstruction d’école au Maroc ou à Haïti. Un événement multiculturel, représentant les arts et cultures du monde entier avec de nombreuses activités grands publics et pour enfants, des animations culturelles et artistiques, des stands artisanaux ainsi que des concerts toute la journée et la soirée. Nous remercions par ailleurs la commune d’Aillon-le-jeune nous permettant d’organiser cet événement sur leur commune et de défendre notre projet. Plus d’infos sur l’event ici !

Retrouvez SPK Event sur le web :

ParMathias D.

Twenty One records

Rencontre avec Lukas, président de l’association montpelliéraine Twenty One records !

Pouvez-vous présenter votre association en quelques mots ? D’où est née l’idée d’établir ce projet ?

Twenty One records est une association communautaire basée autour de la musique électronique ! L’idée est venue au 21 d’une rue montpelliéraine, des suites de l’enchaînement incessant de soirées privées sur des beats funk, techno, house ou même trance, tout droit sortis des platines des organisateurs. Au fil des rencontres, notre style et notre bonne humeur nous a permis d’agrandir l’équipe et de jouer dans davantage de soirées, privées ou non, avec la même optique de partager la musique qu’on aime et de faire passer le meilleur moment possible à notre public.

L’esprit Twenty One records, c’est quoi au juste ?

Si vous venez à une de nos soirées, vous le comprendrez assez vite : une bonne ambiance, de la bonne musique variée électroniquement, la bonne humeur au rendez-vous. En bref, on aime s’amuser et faire en sorte que notre public s’amuse avec nous. Après, faut aussi se rendre compte que l’association est née du partage et du communautarisme bien sûr.

L’association contient à ce jour plusieurs artistes : comment vous êtes-vous rencontrés ?

A la base, beaucoup d’entre nous n’avaient jamais vraiment mixé ou fait de compositions assistées par ordinateur. C’était ça aussi l’idée de l’association : créer une sorte de point de départ pour beaucoup d’entre nous, avec des utilisateurs plus expérimentés pour donner des conseils concernant le mix et la production. On a donc commencé en faisant des apéros mix tous les jeudis, permettant ainsi aux membres de l’association de se retrouver et de partager des connaissances autour du mix.

Vous êtes Montpelliérains et organisez beaucoup d’évènements sur Montpellier : quelle relation tenez-vous avec le public local ?

Alors c’est drôle mais je crois qu’il n’y a aucun vrai montpelliérain à la base. On est une vraie association montpelliéraine avec son mélange de gens d’ici et d’ailleurs (rires) ! Nous essayons malgré tout de garder une sorte de complicité avec notre public. Nous aimons beaucoup les événements que nous avons organisé à l’Antirouille : pour ça, le public est toujours présent et vraiment chaud à chaque fois, même quand la salle est peu remplie. J’aime voir qu’on arrive à toucher un certain nombre de personnes et qu’ils repartent rarement en tirant la gueule.

Que pensez-vous de l’implication de la ville de Montpellier en matière de musiques électroniques à l’heure actuelle?

La ville de Montpellier n’est pas très ouverte sur l’organisation répétée d’événements ayant un rapport avec la musique électronique et sa culture. Nous pensons qu’il y a eu beaucoup de choses à Montpellier et qu’aujourd’hui, cela n’est plus possible à cause d’un manque de confiance entre organisateurs et élus. Trop de gens ont profité de cette confiance : les élus ne veulent plus prendre le risque de cautionner des événements qui, selon eux, ne feront que ramener des « drogués » et ces genres de choses. C’est donc à nous de prouver aux élus que nous sommes prêts à redorer le blason de la culture de la musique électronique en créant des événements ludiques et intéressant en matière de culture.

Vous avez organisé deux évènements sur Toulon en association avec le Barathym et Espit Chupitos : quels souvenirs gardez-vous de ces évènements ? Comment trouvez-vous l’ambiance toulonnaise ?

Nous avons eu la possibilité d’organiser ces évènements grâce à un de nos membres toulonnais, bien en place sur cette ville. Nous pensons d’ailleurs qu’il est possible que ça ne soit pas le dernier au Barathym ! Personnellement, j’ai participé à ces deux dates et c’était trop cool à chaque fois. Surtout le Barat’ : y avait une sacrée ambiance jusqu’à la fin ! Le responsable ne s’attendait pas à autant de monde jusqu’à 3h du matin ! Je pense qu’il y a un vrai potentiel à Toulon car il ne s’y passe pas grand chose et les jeunes sont chauds.

Accordez-vous une place prioritaire à vos propres artistes sur les évènements que vous organisez ? Faites-vous venir des artistes réputés de la scène française ou internationale ?

Tout dépend. Sur la majeur partie de nos soirées, on a essayé de placer tous les artistes sur un pied d’égalité. Malheureusement, on sait tous que celui qui va faire le warm-up ne sera pas sur la même base que celui qui joue au « peak time ». C’est pour ça qu’on essaye d’avoir des Time Table équitables sur chacun de nos événements, avec le ou les invités de la soirée placés au meilleur moment. Il s’agit souvent d’un casse-tête pour ne pas toucher aux égos des uns et des autres tout en faisant en sorte que l’invité puisse se régaler le plus possible. On n’a pas encore fait de « tête d’affiche » avec un gros nom, bien que ce ne soit pas l’envie qui nous manque. On espère faire notre première tête d’affiche en septembre prochain. Notre série de soirées TOR&Faction vise surtout à ramener des amis talentueux qui n’auront peut-être jamais l’occasion de venir jouer à Montpellier et de leur faire profiter de ce moment.

Vous produisez aussi des tracks via votre association : peut-on considérer Twenty One records comme un label ?

Effectivement, bien que cette partie ne soit pas mise en avant, nous avons une espèce de « side project » label sur lequel nous avons eu la possibilité de faire une release. Nous réfléchissons aux futures sorties bien que cela ne soit pas dans nos objectifs prioritaires. Il y aussi la série de TORCasts que nous produisons : c’est une série de podcasts qui sort chaque 21 du mois autour d’artistes de l’écurie TOR ou bien d’amis DJs et livers que nous apprécions. Nous arrivons au 16e TORCast : plus d’un an que ça tourne !

Vous gérez une émission sur Radio Clapas : pouvez-vous nous en dire d’avantage sur ce concept ?

Alors l’émission s’appelle l’Electronic Radio Show, à la base animée par Tom Martinez aka ZÖtA, actuellement vice-président du Twenty One. Je l’ai rejoint il y a presque 3 ans pour l’épauler dans cette émission : elle consiste à présenter quelques nouveautés musicales, faire l’interview de l’invité de la semaine et laisser cet invité nous régaler aux platines ou en live. En effet, on aime bien proposer aux artistes locaux (en particulier ceux qu’on apprécie humainement et musicalement) de venir présenter leur projet sur une radio locale mais hertzienne et web. Mine de rien, c’est un bon moyen de communication !

Parmi tous les projets que réalise votre structure, quels sont ceux dont vous êtes les plus fiers aujourd’hui ?

Vu le nombre qu’on est, je pense que chacun à sa petite préférence étant donné que ce n’est pas toujours la même personne qui se retrouve référent de l’événement organisé ! Personnellement, j’aime beaucoup l’idée des TOR&Faction qui est vraiment la base de nos soirées, rassemblant la convivialité d’un partenariat simple avec une bonne humeur toujours au rendez-vous.

Quels sont vos projets à venir ? Votre mot de la fin ?

Actuellement, on a en visu une TOR&Faction le 4 mai. On ramène un crew marseillais super prometteur qui va bientôt sortir son premier EP en vinyle. Ça sera une soirée House qui va dépoter mais on ne vous en dit pas plus, c’est déjà pas mal (rires). On va aussi tenter une soirée à l’Antirouille en septembre … En mode premier gros nom. Et on reprend les Apéros au Peyrou dès la reprise de l’ouverture du Parc du Peyrou jusqu’à 00h cet été. Tous les samedis de 19h30 à 23h45 à peu près. On pose deux enceintes portables, des petits contrôleurs et du mix pour un before des plus réussis. Faites passer le mot ! See you on the dancefloor !

Retrouvez Twenty One Records sur le web :

ParAnthony Beauchet

Made In France

Entrevue avec Made in France, l’organisation varoise conceptrice des BIG FUN et du Portissol Festival.

Peux-tu nous présenter Made In France en quelques phrases ?

C’est une organisation qui a pour but de promouvoir la musique et la culture 2.0 en essayant de toujours privilégier notre région (le Var) avant tout.

Comment est né ce projet ? Comment tout ça s’est mis en place au départ ?

J’ai commencé par la musique électronique en 2007 en montant un groupe qui a bien marché, avec quelques tournées sympas pendant plusieurs années. Par la suite, ne voyant pas de soirées un peu plus “underground” vers Toulon, les gens m’ont suggéré de les organiser moi même. Made In France s’est créé le 14 juillet 2012 et depuis, on essaye d’évoluer doucement mais correctement.

Plus de 20 éditions pour tes soirées « Big Fun » : comment expliques-tu le succès de ces soirées ? Y a-t-il encore des choses que tu aimerais faire dans ces soirées ?

Le Barathym à Toulon m’a fait confiance depuis sa réouverture et on entame la troisième saison ensemble cette année. « Big Fun », c’est un clin d’œil à l’histoire du Barathym et une référence au morceau du même nom signé Inner City. Il y a une identité house qui revient en force (et dont on peut voir le succès dans le sud au R2 à Marseille notamment) avec une surenchère de têtes d’affiches programmées. À notre niveau et avec le budget disponible pour les événements « Big Fun », nous ne programmons pas de headliner mais des artistes ayant une grande culture musicale et une grande passion pour la musique. Nos trois résidents, Teetwo Mariani, Jo.Z & InfĀnt qui jouent régulièrement, en sont la preuve.

Tu organises aussi le Portissol Festival : comment se passe le travail avec les guests ? Ouvres-tu ce festival à de jeunes talents et à des artistes locaux? Est-ce dur d’être un festival gratuit ?

Depuis l’été 2015, on a crée le Portissol Festival. Le plus gros du travail est de trouver les artistes et constituer un line up “sexy” en respectant le budget. C’est pas facile car c’est un festival gratuit, donc l’investissement est risqué. Mais nous avons la chance d’avoir la confiance du Bard’ô qui nous aide de ce côté là, ainsi que la scène locale que nous programmons en général en warm up pour ce style d’événement.

Etes-vous ouvert à tous les genres dans vos soirées électroniques ? Comment opères-tu la sélection dans la programmation de tes soirées ?

Nos soirées varient de genres musicaux et donc de programmation. Nous aimons la musique au sens large, et nous essayons de trouver le meilleur. On peut passer d’une programmation House à une programmation Hip Hop : le seul mot d’ordre c’est la qualité à chaque fois.

Quels sont tes artistes de prédilection en musiques électroniques ? Quels artistes aimerais-tu inviter à jouer dans tes soirées ? Comment composes-tu la programmation de tes soirées ?

Personnellement, j’ai une grande affection pour le duo Justice qui m’a beaucoup influencé quand j’ai commencé la musique. Donc c’est un peu un rêve de les programmer en live. Sinon on peut parler d’artistes comme Laurent Garnier, Kerri Chandler, Black Coffee, Jeremy Underground ou des labels comme D KO records qui font une percés fulgurante en ce moment. Pour la programmation, nous essayons de créer un lien avec l’artiste avant tout. La musique est un partage : il ne suffit pas seulement d’appeler un agent et lui demander combien ça coûte!

Travailles-tu en partenariat avec d’autres organisateurs de soirées ? Organises-tu des soirées ailleurs en France ou à l’étranger ?

Ce n’est pas facile et j’ai beaucoup été déçu par les collaborations que j’ai put faire ici. Je trouve que c’est devenu une mode d’être “organisateur de soirées”. Je ne pense pas qu’il suffit de distribuer des flyers et récupérer des subventions pour être un bon programmateur et promoteur. Mais comme on dit, à plusieurs nous sommes plus forts. Depuis cette année, je travaille avec Teetwo Mariani, artiste et programmateur reconnu dans notre région. Nous sommes sur la même longueur d’onde personnellement et artistiquement. Pour la réalisation de nos événements, on a décidé de mettre en commun nos réseaux et savoirs-faires pour encore évoluer et grandir.

Avec ton expérience des soirées, qu’est-ce qui a évolué aujourd’hui sur la scène électronique par rapport à tes premières soirées ? As-tu le sentiment que le public est reconnaissant du travail que tu fais ?

Selon moi, la plus grande évolution c’est le nombre croissant de soirées autour de la musique électronique, parfois au détriment du public. Les grosses machines et gros festivals programment des line up avec de plus en plus de stars mais qui sont souvent les mêmes. On peut reprocher à des soirées généralistes de passer toujours le même Top 50 ; mais le manque d’originalité peut s’appliquer aussi à la musique un peu plus underground. Le public en est aussi la raison. C’est très compliqué de faire déplacer les gens dans le Sud. Le public reste très exigeant et un nombre de facteurs importants est à prendre en compte lors de l’organisation d’un événement (lieu, météo, prix, accès, parking, tête d’affiches…). Dans le Var, les gens veulent des soirées gratuites avec tous les samedis Laurent Garnier en warm up. On y travaille 😉

Hormis l’organisation d’évènementiels, développes-tu d’autres projets ? Quel est ton rapport au mix et à la production ?

Je m’occupe de l’ambiance sonore pour toutes sortes d’établissements (hôtels, restaurants, shops…) en France et à l’étranger. J’ai travaillé pour la chaine de magasin Printemps et Citadium sur de l’événementiel et de la programmation ainsi que pour la Fashion Week lors de défilés. Personnellement, je mixe et produit aussi sous le nom de “NOVA”.

Quels sont les projets à venir pour Made in France ?

Beaucoup de projets en ce moment. Mais nous sommes discrets et faisons très attention à notre manière de communiquer : on vous donne rendez-vous sur notre page pour les prochaines actualités 😉

Le mot de la fin ?

Un grand merci pour l’intérêt que vous nous portez. La vie nocturne Varoise n’est pas simple mais nous sommes toujours aussi motivés pour vous proposer notre vision des choses et de la musique… En espérant qu’elle vous plaise.

Pour de plus amples informations sur Made In France :