Archive de l’étiquette Label (interview)

ParMarius Sergent

Greg Delon

Acteur majeur de la scène électronique du sud, que ce soit lors de ces prestations Dj Set en bar/club/festival en France et à l’étranger, en production avec des tracks qui ont marqué les charts, en tant qu’organisateur à travers A-Nîmés et, histoire d’occuper un peu ses journées, boss du label Way Of House: voici Greg Delon !!

Déjà merci d’avoir accepté mon invitation et de prendre le temps de me répondre! Peux-tu commencer par te présenter et comment t’es venu la passion pour la musique?

Salut, je suis donc Greg Delon, j’ai plusieurs casquettes, la première c’est « Dj » « je passe de la musique pour faire danser les gens ! »
De l’autre côté je suis président de l’association A-Nîmés, je gère le label Way Of House et la société événementielle Double V. Je suis également producteur house ou techno.

La passion pour la musique m’est venue vers 13 ans, en écoutant The Cure, mon groupe culte. Plus tard, au lycée j’ai commencé à écouter de la techno avec des potes qui avaient des platines, notamment Bastien Grine et à mes 18 ans j’ai commencé à sortir en choisissant les lieux ou événements où je pouvais écouter de la house ou de la techno.

Comment se porte la culture électronique près de chez toi ? As-tu le sentiment qu’il y a une scène locale spécifique?

Niveau clubs, lieux ; c’est compliqué. Sur Montpellier il reste le PZ, le Dieze, L’Antirouille ou le Rockstore qui font des programmations.
Mais on est très loin du compte, quand on regarde il y a encore quelques années en arrière où il y avait des gros clubs « moteurs » ou bien des plages qui programmaient de la musique électronique. Du coup les associations locales et les promoteurs ont moins de place pour s’exprimer, mais je trouve tout de même que tout le monde se « bouge le cul… » on a tout de même de belles choses, des beaux festivals et de beaux artistes qui passent dans le coin. « Big Up » à tous les acteurs de la scène 😉

Quels artistes ou labels ont influencé ta conception du mix?

Je ne préfère pas citer d’artistes, il sont nombreux et mes inspirations évoluent… Niveau label, je dirai KOMPAKT, putain de bon label, ils n’ont pas de limite, ils ont leur identité mais ils peuvent faire de l’ambiant à la techno, en passant par la house. Ils osent, et ils durent depuis tant d’années ; respect. D’autres labels m’ont influencé bien sur et continuent de se retrouver dans mes sets Defected, Knee Deep In, Rejected, Dirty Bird…

Pourquoi as-tu choisi de mixer ce type de sonorités ? As-tu déjà mixé d’autres genres?

Ça c’est mes inspirations de labels… mais je joue de tout… j’ai pas de limites. Il m’est arrivé de jouer du flamenco!

Tu as sorti des EP remarqués, comme par exemple « Valley Of Nowhere » sur le label Way Of House, du coup, quelle est ta philosophie, ta conception de la production?

Pour ce EP, j’ai fait « MYWAY » qui est un des mes titres (perso) favoris ; je l’ai fait en 6 heures… alors qu’en général je mets des semaines à faire un truc qui me plait. Ensuite j’ai vachement bossé le track en studio pour le porter plus loin, le monter d’un cran. Je me suis entouré de mes potes du label pour la post-production, car je voulais qu’il sonne bien, mieux que ce que je pouvais faire seul.
Il n’y a pas de règles, je ne m’en fixe pas. Je produis au moment comme ça me vient. La seule chose que je me dis c’est «comment les gens vont réagir en l’entendant?», du coup je fais de nombreuses versions que je teste avant… cet été j’ai joué pleins de tracks, que je fais évoluer suivant le retour du public, je dois les finir à la rentrée.

Comment puises-tu ton inspiration pour composer ? Quels sont tes influences en matière de production?

Pour composer en général je m’inspire des sets que je joue au même moment… ça me donne une direction.

Maintenant passons à ta casquette d’organisateur de soirées, comment choisis-tu les têtes d’affiche? Des artistes que tu aimerais avoir?

Ça dépend si je les fais pour moi ; je me fais plaisir ! ou si je les programme pour quelqu’un, car au final il y a toujours un objectif, un « résultat à atteindre ».
Quand je programme pour A-Nîmés, on essaye d’inviter des artistes d’autres associations de la région par exemple sur nos apéros techno, pour le festival A-Nîmés pour les headliners ; ça dépend de l’actualité, de l’histoire qu’on peut avoir avec l’artiste ou de ce qu’il représente pour nous sur notre région etc.
Il y a trop d’artistes qu’on aimerait voir pour les citer.

Quand je programme pour Way Of House, c’est toujours des artistes du label avec l’actualité la plus forte, et en général un invité qui a fait un remix ou une collab avec nous…

Si c’est pour Double V, j’ai un cahier des charges, style, cible public, une stratégie que je mets en place avec mon client…

Développes-tu tes soirées au niveau local ou exportes-tu tes concepts ailleurs en France ou à l’étranger ?

Oui, on a pu faire des soirées Way Of House un peu partout en France ; Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille, Carcassonne, Avignon, Toulouse, Chamonix, Orléans… Pas trop à l’étranger.

As-tu le sentiment que le public électronique est spécifique selon l’endroit où tu joues ? Quelles différences/ressemblances as-tu pu noter ?

Oui ça peut arriver qu’un public soit plus ou moins pointu, plus ou moins attentif… mais en général, le public sait ce qu’il vient écouter.

Et on garde le meilleur pour la fin, Greg Delon patron de label ! Quelle est ta vision aujourd’hui du monde des labels, et plus largement du marché de la musique électronique ?

Pour un label c’est compliqué d’exister… à part si tu fais du vinyl, et hormis quelques sites comme Beatport où tu as des pages labels, tous les sites de streaming ne référencent pas les labels… ils sortent les morceaux d’un artiste, on a des «pages artistes». Mais rien niveau label. Et le travail pour avoir un profil certifié au nom de ton label sur Spotify, Deezer et toutes les plateformes est long et pénible. Même sur Soundcloud, il te faut prétendre à chaque download que tu ais les droits pour mettre tes tracks. Sur des centaines de sites on retrouve nos tracks, nos artistes mais pas notre label. C’est très con… Voilà ma vision. On est en 2018, on peut pas nager à contre courant on s’adapte !

Du coup il faut s’accrocher, investir du temps et essayer de référencer son profil, fédérer en mettant des playlists à jour etc. Car notre label révèle une esthétique qu’on ne peut pas écouter en un seul track… On a décidé de travailler beaucoup plus sur Spotify car ça nous paraît être les leaders. On a notre profil certifié je vous invite à aller jeter un œil : Spotify Way Of House
On fait aussi nos évènements qui permettent de mettre en avant le travail et les artistes du label, il faut travailler l’image du label pour amener le public à écouter.

Quels sont tes attentes vis-à-vis des artistes que tu signes ? Quels sont tes critères de sélection ?

Il faut que ça nous plaise, qu’on joue les tracks… quand je choisis un track je l’assume, je le joue. Après les artistes sont libres, ils ont leur univers notamment Wielki ou The Dualz qui sont assez différents mais qui revendiquent bien le son du label.

Quel est le rêve en musique électronique que tu n’as pas encore réussi à concrétiser ?

Tellement de choses restent à faire…

Les projets à venir ?

Cet hiver je vais me concentrer sur mes prochaines sorties, finaliser pas mal de tracks en cours et commencer à bosser sur de nouveaux. On va aussi relancer le calendrier des sorties sur Way Of House…

Merci pour ce temps consacré, et par coutume, à toi le mot de la fin !

Merci !

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Site web Way Of House

ParMarius Sergent

Head Cuts Records

INTERVIEW – Cette fois on passe la frontière et la mer pour se retrouver sur l’île d’Ibiza, à le rencontre d’un jeune label qui progresse vite et nous emmène dans un univers Techno, pointé d’une touche de House, planant et enivrant… Bienvenue dans le monde de Head Cuts Records !!

Bonjour, et merci de nous accueillir, peux-tu commencer par te présenter, toi et ton label ?
Salut Interaktion, merci beaucoup pour l’opportunité de vous parler un peu de nous. Tout d’abord j’aimerais me présenter, mon nom est Ivan Guasch et je suis né sur l’île blanche d’Ibiza.
Actuellement je suis le propriétaire du label Head Cuts Records basé à Ibiza. Je suis également Dj et Producteur. Ensemble avec mes coéquipiers Peter et Tony, du duo français Brothers In Arts, nous travaillons main dans la main pour trouver et signer de nouveaux talents pour notre label.

Comment tout ça a-t’il débuté, d’où t’es venu cette envie de créer ton propre label ?
Pour ma part, j’ai commencé le DJing à 14 ans sur l’île d’Ibiza en rave party, fêtes privées et autres
petits clubs. A 15 ans j’ai commencé à produire de la musique et à jouer en dehors d’Ibiza dans des
villes comme Barcelone, Valence, Santander puis à l’international en Europe, au Brésil, Mexique, Belgique, Pays-Bas, Prague, etc…
J’ai également eu l’occasion de me produire dans des clubs comme le Privilege, Eden, Sands Beach, la Fabric, La Riviera, Macarena Club et Clash Club (Brasil). Mais aussi sur des festivals comme le T4F Festival, Come Together Festival, Good bye Summer Festival, Under Ground Meeting Point Festival, et Insane Festival aux côtés d’artistes importants comme, 2ManyDjs, Nicolas Jaar, Derrick Carter, Satoshi Tomiie, Audiofly, Umek, Uner, Mauro Picotto, Adam Beyer, Andrea Oliva, Technasia, Hollen, Leon, Alex Niggerman, Pleasurekraft, Dosem, Pig & Dan, Oxia, Erick Volta, André Butano, Tim Baker, Marco Baely.

Le fait d’être sur Ibiza, est-ce un choix stratégique ou juste un amour pour l’île ?
En réalité, je suis né et j’ai grandi sur l’île blanche d’Ibiza et je ressens un grand amour pour la musique et l’île elle même. Pour moi, être né ici signifie beaucoup car j’ai eu la chance d’apprendre des meilleurs depuis mon plus jeune âge.

Head Cuts RecordsOn sait tous qu’Ibiza est une scène électronique très développée. As-tu le sentiment qu’il y a une scène locale spécifique ou est-ce que celle-ci représente le reste du monde ?
Je pense vraiment qu’Ibiza est une grande marque qui représente la musique électronique au niveau international, donc tous les nouveaux Dj/Producteur ou ceux déjà bien en place viennent à Ibiza pour présenter leur musique et leur talent sur l’île.
Notre concept est créé et développé à partir d’Ibiza mais nous avons à l’esprit de développer nos futures tournées internationales en dehors de notre résidence à Ibiza pour les étés.

Quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre sur ton label ?
Techno, House, Tech House, Deep House, IndieDance & Nu Disco, Funky House & Acid House.

Quelle est ta vision aujourd’hui du monde des labels, et plus largement du marché de la musique électronique ?
Oui, en terme de labels et du marché actuel de la musique électronique, je pense qu’il y a beaucoup d’offres de qualité médiocre et peu de vrais consommateurs qui soutiennent la scène électronique. Mais nous espérons pouvoir offrir un produit de qualité à notre public et à nos fans.
L’idée est de profitez d’une musique de bonne qualité avec bon goût et différents styles musicaux afin de proposer un large panel.

Quelles sont tes attentes vis-à-vis des artistes que tu signes ? Quels sont tes critères de sélection ?
Nous attendons avant tout de la qualité musicale et du bon goût dans les productions ainsi qu’un bon mix. Nous croyons qu’il est important d’avoir une diversité dans la musique et nous aimons les productions intelligentes avec des mélodies complexes et du groove.

Head Cuts RecordsQuelles sont selon toi les plus belles réussites de ton label ?
Pour nous, notre plus grand succès a été de créer une grande famille de producteurs et d’avoir pu atteindre les sommets dans les stores les plus importants comme Beatport et Traxsource. Nous nous félicitons de pouvoir faire notre showcase à Ibiza et dans le reste du monde. Profitez de la musique que nous produisons et performer avec beaucoup d’amour.

Aujourd’hui tu as un pôle House / Nu disco, géré par Tony et Peter en France, comment se passe les relations avec autant d’écart, et qu’attends-tu d’un bon directeur artistique ?
Notre relation à distance est très bonne étant donné que nous maintenons un contact téléphonique et par courrier pratiquement tous les jours. Nous avons une façon de penser très similaire et très objective…
Aussi, récemment, je suis heureux que les gars soient venus à Ibiza pour jouer leur musique pour notre Showcase.
Désormais nous avons le temps de planifier la prochaine saison qui, je l’espère, sera un succès.

Les projets à venir ?
Nous travaillons actuellement sur la prochaine grande compilation d’artistes pour la saison à venir ainsi que sur notre futur Showcase en Europe et à l’international. De nombreux Ep sont en préparation également. Nous souhaitons garder un rythme de 2 releases par mois.

Merci à toi pour toutes ces réponses, le mot de la fin ?
See you on the dance floor!

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Head Cuts Roster:
Ivan Guasch / Jean Bacarreza / Branzei / Roma De Ciccoo

FeelGood / Cosentino / Flo.Von / Brothers In Arts / Ladies On Mars / Jens Mueller / Kasey Kaotto / Tuch The Soud Different Sides / Sinistar / Abel Pons / Rhalef / Romen / LEDDH / Robert Crazy / Kristof Tigran.