Archive de l’étiquette Label

ParVictor Tiago

Roman Faero – Code Art Kore EP (Fortwin records)

SORTIE LABEL – Roman Faero, artiste DJ & producteur tout droit venu de Dinant en Belgique, vous propose son dernier EP “Code Art Kore” sur Fortwin records avec 4 remix de Bruchrille, Der Reinhalter, Gee et Ron Darst. Une Techno/Hard-Techno puissante qui ne vous laissera pas indifférent !

  • Date de sortie : 01/05/2018
  • Exclusivité Beatport : 17/04/2018
  • Contact/démo Fortwin records : fortwinrecords@gmail.com

ParLaurence

Hungry Music

Nous avons interviewé les quatre artistes du label Hungry Music, Worakls, N’to, Joachim Pastor et Stéréoclip à l’occasion de leur passage à Lyon.

Vous étiez tous indépendants à vos débuts, comment est venue l’idée de se structurer autour du label Hungry Music?

Nous avons participé ensemble à différents festivals, nous avons chacun notre propre univers mais avons souhaité évoluer ensemble. Pour cela, il nous fallait un label. Plutôt que d’en rejoindre un, nous avons créé le nôtre, dans un souci d’indépendance.

hungry musicQuel est le business model de la musique électronique selon vous ?

Pour nous, c’est la qualité de la musique qui prime. Mais aujourd’hui nous devons insister aussi sur la communication. Nous essayons de nous différencier en mixant dans des lieux insolites, nous produisons à l’étranger. Nous tenons aussi à la proximité avec le public.

Comment voyez-vous l’évolution des musiques électroniques actuelles dans la mesure où tout le monde travaille avec les mêmes logiciels ?

Nous arrivons à une période où il y a un croisement des technologies, avec l’intelligence artificielle, notamment. Une évolution va clairement avoir lieu dans les mois à venir, mais nous pensons que l’humain aura toujours le dessus.

Quelles sont les influences de Hungry music? 

Elles sont variées, elles ne viennent pas seulement de l’Electro.

Qu’est-ce que vous écoutez en ce moment ? 

Un peu de tout, du Hip Hop, de la Pop Rock, des bandes originales de films…

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui voudraient se lancer ? 

Se laisser guider par la passion et travailler, beaucoup travailler…

Quel regard portez-vous sur les écoles de Dj ?

On peut y apprendre la technique mais pas l’art.

 

Retrouvez Hungry Music sur le web :

Website

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YouTube

ParMarius Sergent

Compilation Room 3 – Fortwin-Records

Retrouvez dès à présent la Compilation Room 3, sur le label Fortwin-Records !!
De la techno underground, avec des artistes à découvrir (Gregor Size, Roman Faero, etc…) et un esprit militant pour la musique qu’on aime : la Techno Qui Tape !!
A noter, 2 artistes de l’association y sont présent : Chicuss et Tiago

Beatport

ParMarius Sergent

Frost records

Ce nouveau label est encore peu connu mais il ne devrait pas le rester très longtemps car c’est celui de Comah, ce frenchy qui fait danser la planète au son de sa Minimal Progressive. Rencontre avec lui et Kev Trake, le Label Manager de Frost Records !

Salut et merci de nous accorder une interview, et avant toute chose, pouvez-vous vous présenter mutuellement et votre activité au sein de Frost Records ?

C : Salut, je suis Charly Corbin connu sous le pseudo COMAH et SLOWM en tant que DJ / Producteur et fondateur du label digital Frost Records.

Je gère la partie économique du label et forme, conseil, vérifie le travail du nouveau label manager que j’ai mis à la tête de Frost Records.

K : Moi c’est Kevin Gagnieux, nouveau label manager de Frost Records depuis 2 mois environ.

C’est moi qui m’occupe de la réception des démos, de signer les artistes, des réseaux sociaux, ainsi que la mise en ligne de la musique que nous signons.

Vous êtes aussi Dj chacun de votre côté, comment est-ce que vous réussissez à marier les deux activités ? Votre label vous permet-il d’en vivre ?

C : Entre le studio et les tournées, je me suis vite aperçu que j’aurai besoin d’un soutien pour développer mon nouveau label. J’ai donc fais appel à Kevin pour qu’on s’occupe ensemble de Frost Records.

Actuellement, les revenus générés par le label ne nous permettent pas d’en vivre car le label est encore très jeune. Mais nous travaillons activement à son développement.

K : DJ n’est qu’une passion pour moi, j’ai donc du temps libre à consacrer à Frost Records.

Comment est né Frost Records, et comment c’est passé votre rencontre ?

C : J’ai voulu développer une activité annexe aux miennes dans le domaine musical qui me permettrait de m’exprimer d’une nouvelle façon. J’ai donc décidé de lancer mon propre label pour signer des artistes innovants.

Je connais Kevin depuis plusieurs années, nous sommes des amis proches d’avant mes activités musicales et j’ai toute confiance en lui. Quand j’ai recherché un label manager, je me suis instinctivement dirigé vers lui.

Quel est la plus grosse partie du travail dans un label, quelle est une journée type ?

K : Réception et écoute des démos reçues sur notre mail label.frost.records@gmail.com, échanges avec les artistes, signature des contrats, promotion sur les réseaux sociaux, mise en place des releases sur les plateformes digitales, création des artworks …

Y’a-t’il des artistes que vous aimeriez particulièrement signer ? Quels sont vos critères de sélection ?

C & K : Nous n’avons pas d’artistes précis à citer, nous recherchons principalement des productions de qualités avant la notoriété qu’il peut déjà avoir.

Comment se passe votre collaboration, y a-t’il des directives claires ou les choses se font plus librement ?

K : J’ai carte blanche sur les démos reçues, mais je me fis toujours à l’avis de Charly en cas de doutes.

Des projets pour 2018 ?

C & K : Notre but est de continuer le développement du label. Depuis sa création en février 2017, Frost Records à généré plus de 250 achats et 326 500 streams. Nous sommes donc contents de cette première année et allons continuer sur cette lancée pour 2018.

Merci pour toutes ces réponses, le mot de la fin ?

C & K : Envoyez-nous vos démos !

Frost Records sur le net :

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Soundcloud

Youtube

ParMarius Sergent

Carton-Pâte records

Ce label grenoblois a su s’imposer en 5 ans comme l’un des plus importants de la région. Des choix forts, une ligne éditoriale sans compromis, distributeur indépendant, mettant en avant les artistes émergents, mais aussi organisateur de soirées et agence de booking : bienvenue dans le monde de Carton-Pâte Records.

Bonjour et merci d’avoir accepté mon interview. Avant toute chose, pouvez-vous nous présenter votre association, l’idée de départ et les moyens mis en œuvres ?

Alors Carton-Pâte Records est un label indépendant orienté musique électronique. En 2012 on a fait le constat qu’à Grenoble il y avait énormément d’artistes talentueux et que beaucoup d’entre eux décidaient de partir à Lyon ou à Paris pour avoir plus de visibilité et de pouvoir vivre de leur musique. Essentiellement car il manquait de structure pour aider à la professionnalisation des artistes à Grenoble. En 2013 on a donc décidé de créer C.P.Rec, pour permettre aux jeunes (et moins jeunes) artistes de s’exprimer et se professionnaliser. Il fût un temps où c’était le rôle d’un label indépendant.

Quelle est la réussite du succès, comment devient-on un label majeur de notre région ?

(Rire) Alors je ne sais pas si on est un label majeur de notre région, ça fait toujours plaisir à entendre mais on se considère pas de la sorte. Je pense qu’on aime ce qu’on fait, on aime la musique et surtout la partager. Le travail que l’on fait tout au long de l’année, par nos événements, nos sorties, et les artistes qu’on aide au développement, nous donne beaucoup de plaisir. On se prend pas trop la tête, on recherche aucun succès, je pense que c’est ce qui fait notre différence au final.

Aujourd’hui vous avez prit le pari de rester sur Grenoble, ça ne serait pas plus simple de se délocaliser sur Paris (ou New York, soyons fou…) pour augmenter sa visibilité et les chances de succès ?

L’essence même du label est Grenoble. On est vraiment très attaché à cette ville qui a une histoire niveau techno, surement l’une des plus riches de France sur cet aspect culturel. C’est sûre que pour la reconnaissance et pour certains projets, être à Paris serait plus facile, mais on a fait le pari de rester à Grenoble, notre terre d’origine. Après on se déplace souvent pour jouer, à Paris, Lyon, et même à l’étranger comme Montréal, Los Angeles, etc… Maintenant avec Internet tu peux être dans le fin fond de rien, dans un village perdu et avoir accès au monde entier.

Vous êtes autant label, que agence de booking ou organisateur de soirées, quel est le secteur qui fonctionne le plus, est-ce que ce n’est pas compliqué en terme d’image, est-ce qu’il n’y a pas de confusion ?

C’est une question très pertinente. Il y a quelques années, la presse nous reprochait de ne pas avoir d’étiquette. La presse française voulait pas parler de nous car on était pas estampillé label Techno ou House. A force de discussion avec certains artistes, ça nous a confortés dans nos idées : on sort ce qu’on aime, ce qui mérite d’être défendu. Peu importe le style, on s’en fou des étiquettes. Je suis pas sûr que Mute Records voulais une étiquette quand ils ont sorti Dépêche Mode, puis Apparat, puis Cold Specks par exemple. Ils ont juste voulu défendre une musique de qualité. Nous c’est pareil.

D’un point de vue de l’image, je pense que ça peut être compliqué pour certains de tout comprendre, après on a beaucoup de proximité avec le public, on pousse à ça, on discute, les gens comprennent au final.

Pour nous il est très important de professionnaliser les artistes, on s’occupe d’eux du moment qu’ils produisent dans leur chambre, jusqu’au moment où ils tournent avec 50 dates par an. Donc Label/Maison de disque + Booking + Promoteur de soirées sont trois choses qui se complètent beaucoup au final.

Quelle est votre vision aujourd’hui du monde des labels, et plus largement du marché de la musique électronique ?

Hum, je pense que l’univers de la musique indépendante en Europe est à l’image du monde d’aujourd’hui. Surtout pour la musique électronique qui n’a jamais été aussi populaire qu’aujourd’hui. Dans un sens c’est merveilleux, car on découvre tous les jours de nouveaux artistes aussi talentueux les uns que les autres. Mais la popularisation et la prise de certaines tendances par les major transforme un courant, qui défendais certaines valeurs, à quelque chose d’uniforme, triste et plat, qui rapporte beaucoup d’argent et qui donc s’éloigne totalement des valeurs de base que représente cette musique.

Je suis assez triste de voir des festivals comme Lollapalooza qui arrive en France ou I Love Techno qui font des pass a 80€ pour un soir avec des line up à rallonge. La question qu’on se pose tous : au final la musique elle est où ? On est bien loin de l’époque où l’on regardait vers l’avenir, à vouloir créer quelque chose de nouveau, de riche, émotionnellement et humainement parlant.

Quels sont selon vous les plus belles réussites de votre label ?

Je pense la plus belle réussite c’est que le label puisse exister. Il y a plein de choses pour lesquels on est assez fière, de chose que l’on a accomplies et construites, de rencontres que l’on a faite etc… Mais la plus belle de toute reste le projet C.P.Rec.

Avez-vous refusé des signatures d’artistes que vous regrettez aujourd’hui ?

Non aucune (rire).

Comment un jeune artiste peut intégrer votre label d’une manière générale, quels sont les critères de sélection ?

Alors avant toute chose il n y a pas de critère de sélection, n’importe quel artiste peux nous contacter. Il faut d’ailleurs. On écoute toute les démos que l’on reçoit et quand c’est pertinent on envoie des feedbacks et on rentre en contact avec l’artiste pour l’aider à développer son projet. De nos jours je pense qu’il ne faut pas se mettre de barrière, si on croit en son projet, il faut pas baisser les bras et le travail fini toujours par payer.

Les projets à venir, ou est-ce qu’on peut vous voir ?

Alors on attaque un tour de France, on va jouer dans des villes comme Rennes, Nancy, Metz, Le Havre, Rouen, Paris, Lyon, etc… En station aussi, le mieux est de regarder sur notre Facebook ou notre site Internet.

On travaille également sur de gros projets pour la rentrée 2018, plus d’infos prochainement :).

Merci d’avoir répondu à mes questions, le mot de la fin ?

Avec grand plaisir ! Prenez un chewing-gum Émile !

Carton-Pâte Records sur la toile :

ParMarius Sergent

Basics Avenue records

Dj et producteur, militant pour une techno résolument underground, discussion avec le boss du label Basics Avenue Records, Gregor Size :

Salut et merci à toi de nous accorder un peu de temps, peux-tu te présenter, toi et ton label ?

Greg, 20 ans de passion. Jamais j’aurais imaginé en arriver où je suis…
Avant on pouvait écouter toutes les soirées, les mixes et nouveautés électronique de chez soi à la radio ou à la télé, et ça me plaisait de voir ces Djs faire danser des milliers de gens.
J’avais trouvé ma vocation, je découvre le vinyle, je suis obnubilé par ce rond noir, je traîne chez les disquaires du coin! Je me suis vite aperçu qu’être Dj ça a un coût. Déterminé, j’arrive à mettre de côté pour me payer mes premières Technics, que j’obtiens qu’à partir de 1997, ce fut long ! J’ai tout appris du mix, seul dans ma chambre, c’était long, complètement à l’opposé de l’actu.
Je mixais principalement de laHard Techno, j’avais l’impression d’être un mec à part… Au bout de toutes ces années de mix ou mes oreilles ont pris cher, j’ai voulu goûter d’autres genre de musiques électronique, la House, la Tech-House, le Jumpstyle et aussi le Hardcore.
Je suivais le mouvement pour essayer de jouer devant un public. Après quelques petites sessions bars et soirées privées, j’avais fait le tour de tous les styles mais je n’arrivais toujours pas à passer les portes des gros clubs.
Naïf comme j’étais, le monde de la nuit m’a montré sa vraie face. J’en ai pris plein la gueule, aucune solidarité, des fausses promesses et j’en passe…
Déçu du monde de la nuit, je me perds dans la musique et je fais n’importe quoi pour plaire.
En fait, si t’avais pas de contacts, c’était mort pour être dans le Dj boot. Je commençais à saturer, je me posais des questions.
Puis en 2002, internet me montre le monde. C’est pas la musique la fautive, c’est les gens de la night. Là, ma motivation reprend du souffle et je m’entoure des bonnes personnes.
Je retourne à la case départ et retrouve mes racines Techno. Je décide de faire une pause mix  et je m’achète ma première Roland MC303. Là, je m’éclate à créer ma Techno pendant 2 années en oubliant le clubbing. En 2004, viens la MAO « Flstudio », toujours en solitaire dans l’ombre.
Je passe des heures à maîtriser mes logiciels avec presque rien, enfermé dans ma bulle jusqu’à temps que je réussisse à faire un truc potable, je rêve de sortir une plaque mais je reste patient.
Sous le pseudo MACGREGOR, je me fais un max de contacts, labels et d’amis sur le web.
Je fais écouter mes premières productions sans trop y croire… Je m’entoure de jeunes talents qui me boost, comme le collectif les ZIRIS (Marseille), avec qui ont à partagé nos sons, nos idées, nos expériences… Je ne les remercierais jamais assez…
Puis je rencontre Vincent R, un mec de ma région qui avait son petit label « Manza records », il mise sur moi et signe mon premier release en 2010. Une fois sur les plateformes digital, c’est l’effet boule de neige.
Je fais la connaissance de Nikkolas Research (producteur/remixeur). Il me fait monter d’un cran. Des labels internationaux s’intéressent à moi, Allemagne, Floride, Mexique, Espagne, Australie… J’enchaîne les releases et les remixes, je me retrouve sur la playlist Techno d’une Djette très prisée « Marika rossa ». L’argent ne tombais pas mais je m’en foutais, je prenais du plaisir pour une fois, j’étais fière et humble surtout. J’ai encore actuellement les mêmes amis dans la musique.
De là, j’apprends à maîtriser mon image, les réseaux sociaux et tous ses petits secrets pour être visible et, j’avoue, ma vie privée est mise de côté.
2011, je prends un coup de masse, je dois me battre contre un cancer ! Pendant 3 ans, la musique ne m’a pas lâché mais surtout aidé à surmonter cette maladie. Après un dur combat, je suis en rémission.
En 2014, je reviens, déterminé à continuer ma passion. Gros changement, Macgregor est noyé dans le flot d’informations  du net. Entre les bateaux, le golf, les acteurs, les anglais et deejays en tout genre, j’étais coincé dans la toile. De plus, je faisais trop de sons différents et je me suis aperçu que dans la Techno il y avait des codes à respecter.
Motivé comme jamais, je  prends la décision de recommencé à zéro, sans faire les mêmes bêtises de débutant. Je change de nom « Gregor size », je re-travail tout ; l’image, le marketing, la pub, les pages internet, la musique. Là, tu t’aperçois qu’un artiste de nos jours doit être polyvalent. En plus, je fais tout, sans l’aide de personne et c’est du taf !!! Avec de la chance j’ai réussi à faire la transition.
J’ai eu l’occasion de mixer en Belgique, Marseille, Montpellier, Lille… j’ai fait des radios locales aussi… Je ne pensais pas être aussi apprécié dans le sud et à l’étranger.
Je vie ma passion pleinement, tout en gardant la tête sur les épaules.
Je rejoins le label Manza Records de mon pote Vincent qui est devenu depuis [Basics avenue] avec la complicité d’un troisième artiste : Morgan Willis. On essai de mélanger les styles, mais avec tous les à coté qu’on avait chacun niveau musique, le label était de plus en plus à l’abandon.

Septembre 2017, je voulais créer mon propre label. Avec mes idées, j’en discute avec mes deux amis, et la Vincent me dit qu’il veut arrêter et prend la décision de me céder son label, j’étais heureux !!
Nouveau challenge ! Le label avec qui j’ai signé mon premier EP !! Alors j’ai dit oui et promis de faire perdurer le nom de BASICS AVENUE.
Depuis BAR est devenu un label bien spécifique Techno.

To be continued !

Comment es-tu rentré en contact avec la musique électronique ? 

Je vie dans la région frontalière entre le nord de la France et la Belgique, j’étais cramé de son : New Wave, Funk, Oldies, Rap, Dance… J’écoutais tout ce qui passait sous la main, la musique était mon pilier.
J’écoutais souvent la radio, les clubs belges proche de chez moi qui cartonnaient m’étaient inaccessible par manque d’argent et de voiture.
Pendant des années, ma petite chaîne hifi k7 était mon ami. Chaque soir, je mettais mon casque, j’écoutais les mixes et je fermais les yeux. J’y étais : l’évolution de la musique électronique avançait à grand pas et je ne voulais rien louper. J’enregistrais des k7 de mix que je décortiquais, des fois je m’amusais à mixer deux k7 ensemble (rire). Je pense que pas mal de gens ont eu la même expérience dans les années 90, ça bouillonnait grave !!
Des genres musicaux se créés, la House Music, la Newbeat, la Trance, la Techno, la Minimal….
Je me souviens d’un événement qui m’a marqué : en 97, je découvrais à la télé le festival Happyland à La Défense avec des artistes  comme Jeff Mills, Jack De Marseille, Green Velvet, Lady B ou Funky Data et tous ses géants de la Techno, House …
La Techno Parade, la Love Parade, les 10 Days, Pukkelpop, Carl Cox, Laurent Garnier, dj Sneak, CJ Bolland, Sven Vath, Juan Atkins, j’emmagasinais un max de musique…
J’en ai bouffé des heures de sons, jusqu’au jour où je me suis remué le cul et dit : c’est ça que je veux faire : Deejay.

 

Comment se porte la culture électronique près de chez toi ? As-tu le sentiment qu’il y a une scène locale spécifique ?

Alors, disons que depuis quelques années le nord et la Belgique ont perdu leurs années festives !
Fermeture de clubs, mairie et police plus stricte à cause des abus, fermeture tardive réglementée, budget sorties réduit, beaucoup privilégie les petites soirées à domicile ou économise toute l’année pour se faire un gros festival en Hollande… Les générations changent…
Beaucoup d’anciens Djs régionaux restent encore sur le coup avec leurs soirées rétro clubbing 90’s, ils restent sur leurs acquis, ce passé prestigieux ! C’est souvent la même playlist, mais bon faut avouer que ça marche toujours (anciens ou jeunes) , pendant que toutes l’Europe avance vers l’avant.
C’est mon point de vue !
La Deep-House, Tech-House restent implantées dans les bars et clubs bobo de la région. Certains se démarquent mais ils sont minimes. Le Jumpstyle, Hardstyle et Hardcore restent encore bien représentatifs des jeunes nordistes et belges.
La Techno dit underground à fait un bon chez nous depuis deux ans, voir trop ! On risque l’overdose !! Trop de soirées identique se suivent et ce, chaque week-end !! On va vite arrivé au bout.
J’ai assisté à des scènes Techno où l’on fait venir de gros artistes internationaux, qui font des festivals dans le monde à plus de 10000 personnes, et chez nous, on est 30 passionnés : je peux te dire que le mec ne reviens plus !!
Même le tecknival de Cambrai cartonne plus, pourtant il n’y a pas de gros Djs. Tout le monde se plein qu’il n’y a pas assez de bonne soirées et, le jour où quelqu’un fait un bon évent, il n’y a personnes. Faudrait nous dire ce qu’ils appellent  « bonne soirée ». On n’y comprend plus rien de toute façon…
J’espère que chez nous, la musique électronique va revenir sur le devant de la scène. Les fêtards sont toujours-là, alors les choses vont bien changer un jour… c’est juste que les autres pays ont moins de contraintes que nous je pense.

Bien sûr, il y a moyen de trouver des petites pépites, une petite élite passionnée de Techno persiste et continue à faire de bons rendez-vous tant bien que mal, comme MSE ou FANATEK qui font du bon boulot. Tu as aussi « les soirées EXPEDIT »qui sont pas mal, le NAME très connu, voir prochainement les nouveaux projets 2018 : le festival « LES DENTELLES ELECTRONIQUES » à Caudry (59).

Ou alors, faire 2 voir 3h de route pour aller chez les flamands. Eux cartonnes, ils ont tout compris : avec des événements de fou, des Djs, des lives, une solidarité en béton entre labels, artistes et orga, et du coup, ils ont les budgets.
Pendant ce temps-là nous restons spectateur tant qu’on ne sera pas solidaire. Mais internet nous permet aussi de pouvoir montrer que chez nous les nordistes et belges, nous avons aussi un noyau d’artistes et Djs qui veulent continuer à y croire et changer les mentalités.

Comment te positionnes-tu sur le débat entre musique électronique underground et commerciale ? Quel est ton point de vue sur l’EDM ? Les free-parties ?

J’évite, c’est une perte de temps !!! On à fait le tour de ces sujets des centaines de fois et c’est toujours les mêmes réponses !! À chaque fois, c’est le conflit ou l’insulte (rire).
Chacun campes sur ses positions, on dit n’importe quoi : il y a les Djs jaloux, les Djs blasés, les adeptes des Frees qui ont un dégoût des clubs parce qu’ils trouvent inadmissible de payer pour s’éclater. Ça part dans tous les sens. Les puristes du vinyle anti mp3, les anti Guetta parce qu’il gagne trop…
Bref, même les genres musicaux en prennent pour leurs grades ! On dirait des clans, alors qu’on est tous là pour la même chose : la musique.
Chacun ses goûts, Il en faut pour tout le monde et ne pas imposer, la diversité c’est bien aussi !!
Avec le temps, je suis moins dans l’agression et le jugement.
Désormais, je dis juste que ce n’est pas ma came (rire).

Quelle est ta vision aujourd’hui du monde des labels, et plus largement du marché de la musique électronique ?

C’est à double tranchant, difficile de se faire une place dans tous ces labels. Il faut se démarquer. Il s’ouvre un label tous les jours aux quatre coin du monde, donc on s’adapte. Internet a ouvert les portes de la distribution musicale accessible à tous dans le monde entier. C’est génial ! Mais aujourd’hui, tout le monde veut faire du son ou créer un label sans en connaître le fonctionnement, limite comme un jeu, en pensant gagner le jackpot. J’en ai vu passé des pseudos artistes, faire du son pendant un an et arrêter. C’est des heures de malade pour presque rien. Si t’as pas cette flamme en toi, tu lâche l’affaire !! Ce qui est cool, c’est qu’on voit émerger de super talents qui n’auraient peut-être pas percé si les choses n’avaient pas changé.
Moi je me régale, j’arrive encore à être surpris et même frissonner… Le fait est que sur 100 titres, t’as 20% qui te foutes le frisson, 40% de déchets non fini et 40% de titres bourrés de samples réutilisés des dizaines de fois sur d’autres prods (du copié collé quoi). Les mecs arrivent à signer 10 titres en 2 jours, privilégient la quantité à la qualité !! C’est pas ma devise !! Le catalogue musical est tellement gigantesque qu’on doit écouter des heures de son pour faire une playlist originale. T’as l’embarras du choix ! À l’inverse tu as de supers titres ou albums qui passent à la trappe, tellement il y a de tracks. C’est les bons et les mauvais côtés du système. Moi, ça m’a permis d’en arriver là où j’en suis : donc je suis plutôt satisfait !! La nouvelle génération à tous les outils pour produire, si j’avais pu avoir ça a mon époque, j’aurais perdu moins de temps.

Quels sont tes attentes vis-à-vis des artistes que tu signes ? Quels sont tes critères de sélection ?

J’ai cet avantage d’être des deux côtés. Je signe mes sons et je signe les autres pour mon label, donc je me mets à leur place… Je sais le plaisir qu’aurait un producteur de musique à gagner un minimum le fruit de son travail pour se payer du matériel ou autre. C’est normal. Je ferai mon maximum pour eux, on sait jamais ce qui peut arriver ! Un track qui explose les charts… Je marche à la confiance, la passion, voir une certaine amitié ? Créer cet esprit de « family ». Je serais le plus ouvert possible à tous, l’entraide c’est génial. Je réponds à tout ce qu’on me propose. Le mec qui pense qu’à sa petite personne, exigeant, limite chiant, qui privilégie sa pseudo carrière et l’argent à sa musique, n’a pas sa place sur mon label, même s’il a fait un super track, ça pourrit l’ambiance. Heureusement, pour le moment ça ne met pas arrivé ! « La musique doit rester la priorité », dès que ta cassé cette confiance, c’est dur de continuer à bosser ensemble. Chez Basics avenue, je mets tout le monde au même niveau ! On fait tous du son, on se prend pas la tête !! Nous ne sommes pas des stars !! On se fait plaisir !! Je suis toujours à l’affût du talent caché : je serai content d’avoir permis à un jeune talent de devenir un grand artiste. Je recherche essentiellement de la Techno dans toutes ses variantes. Le son qui me titillera les tympans, je marche au feeling : Excites mon oreille et t’as gagné !!

Quels est la journée type d’un patron de label ?

Seul c’est hard !! Je m’attendais pas à autant de boulot : un bon café et c’est parti ! J’ai des amis qui me crée des vidéos-clips de qualité quand ils ont du temps libre, il m’aide à la promo alors qu’ils ne sont pas obligés. Mais plus ça partage, mieux c’est. Lire mes mails sur mes 3 adresses : perso, artiste et label. Ecouter les promos d’autres labels que je reçois, suivre mes anciens EP et sortie Beatport, faire de la pub, mettre à jour les pages du label, Facebook, Google, site Wix, YouTube et Soundcloud. Et on rajoute : mes pages perso Gregor Size qui a en plus Instagram, Tweeter, Mixcloud, Hearthisat, Bandcamp ,Beatportdj… Je ne dois pas laisser mes pages (off), sinon on disparaît plus vite qu’on est arrivé. Exemple : je viens de sortir une compilation de 22 artistes : réceptionner les 22 tracks, écoute, mastering pour certains, valider le tout chez mon distributeur pour avoir les dates de lancement, remplir les infos complètes de chaque artistes, photo x22 sur le site du distributeur, vérifier si il n’y a pas d’erreur, créer avec un logiciel la pochette de la compilation, envoyer des contrats à ceux qui en veulent, faire de la promo, alimenter mes pages… Finir mes tracks perso ou des remixes en même temps, quand je peux… Répondre à mes contacts, mes mixes en live, les radios parfois… Chasser des artistes sur Soundcloud pour mes prochaines sorties 2018… Je m’occupe aussi de ma fille de 10 ans, ma vie de couple… J’écoute aussi un peu de Rap Us Old-School pour ne pas saturer (rire) !

Quels sont, selon toi les plus belles réussites de ton label ?

Pour le moment, en 4 mois, je n’ai pas encore de réussite ! Je vous dis ça dans 1 an ou 2 (rire) !!

As-tu refusé des signatures d’artistes que tu regrettes aujourd’hui ?

NON, j’ai pris le culot de tenté d’obtenir la participation de pas mal d’artistes côté de la scène techno mais, soit ils ne répondent pas, soit, ils coûtent un bras ! Je ne peux me permettre d’acheter leurs tracks entre 200 et 500 euros, voir plus !!! Je préfère laisser la place à un jeune talent méconnu qui est motivé !!

Quels sont les projets à venir ?

3 releases en préparation pour Janvier et Gregor Size qui va sortir un EP chez les anglais, avec de bon remixeurs Techno et Drum’N’Bass de là-bas. Je peux rien dire de plus (rire) !

Merci pour toutes ces réponses, le mot de la fin ?

J’ai parlé avec le cœur, c’est la première fois que je raconte ma life. Vivez vos rêves, moi je vie les miens !

Les liens pour continuer la découverte :

Basic Avenue Records :

Site

Facebook

Beatport

Youtube

Contact

Gregor Size :

Bandcamp

Facebook

Soundcloud

Hearthis

Contact

ParAxel Nirka

EP Digital Music

Rencontre avec Cédric, manager du label EP Digital Music qui vient tout juste de fêter ses 5 ans. Retour sur cette aventure.

Peux-tu nous indiquer comment l’envie de monter un label t’est-elle venue ?

Il y a tellement de jeunes artistes talentueux qui passent inaperçus sur des labels “usines” qui sortent 20 EPs par seconde (rires). Avec EP Digital Music, j’ai voulu vraiment privilégier la qualité à la quantité. Je suis issu de la scène électronique du début 1990. J’ai gardé l’état d’esprit “old school” où la musique est une véritable passion et non un business. Depuis toutes ces années, j’ai pu me faire pas mal de contacts. Donc je me suis tout simplement dit : “le partage est essentiel alors pourquoi ne pas faire profiter de mon expérience ?”. Si mes contacts peuvent servir à faire exploser des jeunes, alors mon taff est fait !

Quelles sont les grandes étapes du montage de ce projet ? As-tu rencontré des difficultés ?

Je crois qu’il n’y a pas vraiment d’étapes… Plutôt une progression, une évolution. Juste garder la même vision de faire découvrir des artistes et de leur donner un maximum de visibilité. La plus grande difficulté c’est justement cette visibilité… La promo me prend un temps fou ! Surtout aujourd’hui avec Internet, c’est pas facile (rires).

EP Digital Music vient de fêter ses 5 ans : comment le projet a évolué depuis ses débuts ?

Les premières sorties étaient supportées par quelques artistes mais rarement dans les charts. Alors qu’aujourd’hui, tout les EPs sont playlistés et chartés par les plus grands noms internationaux. Je t’avoue que je suis assez fier quand un artiste international dont j’adore les productions, me demande de faire parti de la promolist ! Les covers aussi ont pas mal changées et heureusement (rires). Quand tu ne connais pas photoshop et que tu te lances dans un logo ou une pochette, je te laisse imaginer la catastrophe (rires). Mais surtout le label est composé de 2 types de sorties :

– “Classic” : 2 Original Mix + remix dont 2 internationaux.

– “Special Serie” : 3/5 Original Mix (sans remix mais plus grosse promo).

Tu m’as dit recevoir plus de 100 démos chaque semaine : comment fais-tu pour choisir les artistes que tu signes ? N’es-tu pas lassé à force d’écouter autant de tracks ?

Je suis très (trop) sélectif… Je signe rarement des tracks. Je n’ai pas de style bien défini. Ça peut être aussi bien techno que house. Le seul mot d’ordre c’est le groove ! Il faut que le titre me parle. Le choix des artistes se fait vraiment au coup de cœur. Quand je cherche un remixeur, je le choisis pour sa touche, son univers. C’est pas toujours facile d’être disponible pour tout le monde mais j’écoute tout et je réponds dès que possible. Faut pas être pressé (rires). Le jour où ça me lassera, il sera temps de changer de direction, partir vers d’autres projets. Mais pour l’instant, je suis très content de l’intérêt que portent les gens pour le label.

Quels conseils donnerais-tu aux compositeurs qui t’envoient leurs démos ?

Faut que ça groove, mais surtout de l’originalité ! Je ne cherche pas à être absolument dans le top 100 Beatport ou Resident Advisor… Quand on m’envoie des titres pompés, entendu 10000 fois, c’est sans intérêt. Ne pas chercher à ressembler à quelqu’un. Au contraire ! Il faut innover, casser les barrières ! Soyez créatifs, imaginatifs. S’inspirer d’artistes qu’on aime, oui… Mais avoir sa propre signature musicale, sa touche, son grain est tellement mieux !

Comment fais-tu pour démarquer EP Digital Music du reste de la concurrence que l’on retrouve sur le web ?

Je ne me préoccupe pas du tout des autres labels (rires). Je pars du principe que si ça me plait, je prends. Je n’ai pas la prétention de créer la mode comme veulent faire beaucoup de labels… C’est très old school, on me le dit souvent (rires). Mais chacun son but. Perso j’ai choisi la musique et le partage, pas d’être dans la “hype attitude”. Je passe beaucoup de temps à sélectionner les remixeurs par rapport à leur groove. Je me fous royalement des noms qu’ils soient internationaux ou pas, c’est leur savoir faire ! C’est pour ça que les EPs sortent tout les 2/3 mois en moyenne. Toujours un point d’honneur sur le groove, la touche personnelle qui donnera le coup de cœur.

Sur toutes les sorties : quel morceau reste ton préféré ? Tu peux en choisir 3 pour pas faire de jaloux 🙂

Même 3 j’ai du mal ! Je fonctionne au coup de cœur donc forcement tout les EPs sont des histoires racontées de différentes façons. Il y a des tracks que je mixe plus que d’autres c’est certain… Mais impossible de citer des EPs en particulier.

Quels sont tes projets et tes envies pour l’année 2017 ?

J’ai envie de donner une autre direction au label, plus familiale, ne pas faire de sorties “one shot”. Pour pousser encore plus les jeunes talents. Être plus proche du public, notamment avec le projet “Live Effect” : des séries de mix en live en interaction avec les artistes. Des sorties vinyles vont bientôt arriver aussi ! Des éditions ultra limitées et personnalisés ! En gros tu choisis 2 ou 4 tracks sur le Soundcloud ou Youtube EP Digital Music et on te presse le vinyle exclusivement pour toi. Et les prochains EPs seront encore plus groovy que jamais !

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ParHigh Potential

Spectrowave records

Rencontre avec Cédric Moullet, manager de label techno Spectrowave siégeant à La Ciotat.

Peux-tu nous présentez ton label en quelques phrases ?

Spectrowave records est né en 2015, sous un autre nom que nous n’avons plus le droit d’utiliser pour des raisons juridiques. L’orientation du label est Techno au sens large, dans une conception proche de la Techno des années 90 qui se distinguait d’autres cultures électroniques comme la House, la Trance ou le Hardcore. Sur notre label, des artistes comme Vondkreistan très dark techno cohabitent aux cotés d’artistes comme Adrian Wreck produisant une techno plus industrielle et atypique. Cette diversité permet de créer une certaine émulation autour de remixes entre artistes du label avec des résultats toujours surprenants. Le 10 mars prochain, on sortira avec fierté notre 7ème EP.

Pourquoi avoir choisi le nom « Spectrowave» ? Quelle est la philosophie du label ?

 L’histoire du label nous a douloureusement démontré que les noms courants sont souvent déjà déposés. Après nos déboires juridiques autour de l’ancien nom, je cherchais quelque chose d’atypique dans l’esprit des labels des débuts comme Metroplex, Transmat ou Sinewave par exemple et j’ai fini sur Spectrowave. Aucun sens particulier si ce n’est que le label est situé à La Ciotat où on entend les vagues… La philosophie du label est de ne pas se prendre la tête. On s’embête pas avec des histoires d’étiquettes, ni avec des objectifs particuliers. On sort les artistes qui nous plaisent et qui ont un bon esprit. Le hasard des rencontres reste notre moteur.

Spectrowave est une subdivision du label français So French records : qu’est-ce qui t’a donné envie de créer une subdivision Techno ?

 So French records existe depuis 2008. Il est géré par Mac Stanton et officie dans un registre House french touch. Mon éducation électronique est personnellement plus tournée vers la Techno au sens large, avec des références comme Laurent Garnier, Jeff Mills, Dave Clarke, Joey Beltram et les productions de labels comme UR, F-Com, Reload, etc. J’ai donc proposé à Mac de développer une subdivision Techno, qui reste rattachée juridiquement au label. Très vite, des artistes de So French records, comme Adrian Wreck ou Steige ont adhéré au projet en proposant des tracks dans un élan très positif qui a permis de fonder les bases du label. Le lancement a été cristallisé par la sortie de l’EP « Maniac » de Vondkreistan.

Quelles sont tes attentes vis-à-vis des artistes que tu signes ? Quels sont tes critères de sélection ?

 A vrai dire, c’est plutôt le label qui est attentif à leurs attentes. Les artistes nous proposent des démos ou des tracks finalisés et nous voyons ensemble les possibilités de sortie d’un EP avec ou sans remixes (le prochain JFJP ne propose que des tracks originaux par exemple). Nous décidons ensemble de la nature de la sortie (digital only, CD et/ou vinyle) et restons très ouverts et honnêtes sur les budgets dont nous disposons et sur la participation de l’artiste. L’idée est de gagner en visibilité et en notoriété en proposant des artistes de qualité. Comme beaucoup, nous ne vivons pas de cette activité. Le but n’est donc pas de générer du profit mais de nous créer une place au sein du paysage électronique afin de lancer des artistes auxquels nous croyons. Les décisions sont très participatives : nous n’imposons rien et trouvons toujours un terrain d’entente pour satisfaire tout le monde. Si les résultats sont au rendez-vous, c’est un plus !

As-tu refusé des signatures d’artistes connus ou non que tu regrettes aujourd’hui ?

Non. Le label est récent et peu visible donc nous ne sommes pas encore sollicités par des artistes connus. Quelques projets sont à l’étude avec des artistes émergeants mais je n’en dis pas plus…

En tant que label français, quel est ton point de vue sur le public électronique français ? Marches-tu mieux en France ou à l’étranger ?

 La France a une culture électronique magnifique. Des artistes comme Jean-Michel Jarre, Laurent Garnier, ou les Daft Punk : chacun en son temps et à son niveau a marqué l’histoire de la musique électronique au niveau planétaire. La France a généré des mouvements comme la French Touch qui ont eu un écho retentissant. Grâce à ça, je pense que le public français est très connaisseur et très exigeant. Nous avons eu la chance de signer des artistes étrangers comme Alec Attari qui réside à Istanbul ou Dortmund qui est sur Oslo. Ces sorties ont eu un écho dans ces pays-là en termes de streaming et de ventes ; mais notre public reste principalement français en raison du réseau dont nous bénéficions grâce à l’antériorité du label So French records.

"Hi Tom" – Dortmund

"Hi Tom" – DORTMUND [VIDEO]

Gepostet von Spectrowave Records am Mittwoch, 19. Oktober 2016

Quelle est ta vision aujourd’hui du monde des labels, et plus largement du marché de la musique électronique ?

Comme beaucoup je fais l’amer constat qu’il est désormais difficile de vivre de la musique car les gens ont tendance à considérer ces contenus comme du consommable gratuit. L’offre est tellement gigantesque grâce à la démocratisation des outils de production que les gens zappent rapidement… On a l’impression parfois que, le temps d’une promo, le public est déjà lassé d’un morceau. Tout va très vite et le système des labels très visibles est un monde très codifié et très verrouillé. Au niveau de la musique électronique, on assiste à un revival Techno et un retour en arrière vers les piliers du mouvement. Laurent Garnier a retrouvé auprès des jeunes l’aura qu’il avait auprès de nous dans les années 90. Quand on voit Nina Kravitz jouer du Emmanuel Top ou les légendes de Detroit comme Atkins ou May jouer à Ibiza, on se dit que la production actuelle n’est pas à la hauteur. De grosses écuries comme Drumcode produisent à la chaîne des titres que je trouve souvent assez fades mais qui se retrouvent par défaut dans des classements par manque de qualité. Nous pouvons maintenant produire vite et pas cher mais la qualité et surtout le talent n’est pas souvent au rendez-vous. Malgré tout, quelques artistes continuent d’innover.

Justement, le marché de la musique électronique s’est effondré avec l’arrivé du MP3 : quelles difficultés rencontres-tu dans la gestion d’un label ? As-tu créé des liens avec d’autres labels de la scène électronique ?

 Les ventes physiques sont de l’histoire ancienne. On ne vend plus de CD et le retour du vinyle se limite, je pense, aux diggers qui font les brocantes pour retrouver des vieux enregistrements de Johnny Cash ! La cible c’est le streaming car les gens consomment sur Apple Music, Spotify, Deezer grâce à des abonnements illimités à 9€/mois. C’est donc devenu un pari très risqué de lancer la fabrication de CDs ou de vinyles pour un projet qui nous tient à cœur. Le CD sert principalement à la promo : nous les distribuons aux media qui sont restés sur ce support mais les ventes sont anecdotiques. Le support physique est pour nous une façon de nous faire plaisir et de promouvoir le label : nous n’attendons pas de retour sur investissement. Nous avons des liens avec des partenaires medias mais peu avec d’autres labels. J’ai beaucoup appris avec Fred Gien qui gère le label Police records mais nos agendas font que nous avons peu de projets en commun malheureusement.

Organises-tu des soirées, des showcases avec les artistes de votre label ? Développes-tu une activité booking de tes artistes signés ?

Ce volet-là de l’activité reste très chronophage et gourmand. Les revenus actuels du label ne nous permettent pas l’organisation d’évènements. Le label So French records organise de façon plus régulière des soirées, comme cela a été le cas sur Paris aux Folie’s Pigalle ou au Nouveau Casino, avec des line-up assez intéressants. Les artistes restent libres de participer à des soirées : nous leur demandons juste de distiller la bonne parole et de parler du label.

Que vois-tu pour Spectrowave dans le futur ? Des projets à nous reveler ?

Difficile, compte-tenu du contexte et de l’évolution de nos vies professionnelles à chacun, de se projeter dans le futur… Nous espérons évidemment développer l’organisation de soirées, en collaboration avec So French records, et continuons de rechercher des artistes qui s’inscriront dans notre philosophie. Je pense qu’en restant honnêtes avec nos objectifs, nous rencontrerons le succès. Pour l’instant, 2017 va se poursuivre avec l’enrichissement du catalogue : le retour de Vondkreistan dans le registre techno, et d’Adrian Wreck qui a récemment signé un magnifique album, plus éclectique, « Wave Cloud » sur So French records. A découvrir absolument ! Dans l’immédiat, l’actualité se concentre sur la sortie de « Monik » de JFJP.

Ton mot de la fin ?

 Sortez des sentiers battus, le talent est partout. Et le génie est parfois dans la simplicité.

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ParMathias D.

Drop Fire records

Pouvez-vous nous présentez votre label en quelques phrases ? Comment est née cette envie de vouloir créer ce projet? Comment est venue l’idée au départ?

Drop Fire Records est un label free download créé en 2014 qui s’organise principalement autour de la House Music, la Bass House avec quelques extras Trap de temps en temps. La création du projet est venue comme ceci : nous étions deux « producteurs » (pas très très bon) qui voulions avoir un sorte de page où l’on pourrait mettre toutes nos productions ainsi que celles de nos amis: en gros, on voulait tout centraliser sur une seule et même page. Puis vu qu’on n’était jamais content de nos productions, on ne les a jamais mises sur cette page et c’est là qu’on a eu l’idée de fonder Drop Fire ! On s’est dit que d’autres personnes meilleures que nous méritaient d’être mises en avant : c’est donc ce qu’on a fait et ça nous a permis de garder un pied dans le monde de la musique !

Quelle est votre méthode préférée pour repérer les nouveaux talents ? Quels styles de musique privilégiez-vous ?

Pour repérer les nouveaux talents, il faut tout simplement être un fou de musique, tout écouter, une fois, deux fois, trois fois… Se perdre sur Soundcloud, YouTube et autres pour trouver LA perle rare ! Mais depuis maintenant quelques temps, les producteurs nous envoient directement leurs productions via notre adresse mail. Cela représentait beaucoup de temps : l’alternative de la boite mail nous fait gagner un temps précieux que nous pouvons réinvestir dans la promotion des tracks (même si nous ne sommes pas irréprochables pour les délais de réponses). Les styles que nous privilégions sont la House, la Bass House et de temps à autres des sons traps.

Vous sortez des tracks uniquement en téléchargement libre : quel est l’intérêt du gratuit pour vous ? Pour les producteurs ? En quoi l’offre payante vous séduit-elle moins ?

Le free download est la manière la plus simple de partager avec notre public : nous n’avons pas encore une assez grosse notoriété pour passer sur une offre payante. De plus, le but premier de Drop Fire n’est pas de générer des revenus pour le moment mais plutôt de partager et faire découvrir de nouveaux artistes à notre communauté.

En tant que label français, quel est votre point de vue sur le public électronique français ? Marchez- vous mieux en France ou à l’étranger ?

Le public électronique se divise en deux parties de notre point de vue : il y a celui qui s’y connait  extrêmement bien, qui a une énorme culture de la scène EDM ; et il y a celui qui connaît mais qui ne s’y intéresse pas. Depuis quelques années le public électronique francophone se développe grâce à des artistes français qui sont mondialement connus (DJ Snake, David Guetta,…) et des festivals qui attirent de plus en plus de gros artistes internationaux ainsi que des médias comme Guettapen. Cela ne fait qu’améliorer la vision des Français sur la musique électronique. Nous marchons mieux à l’étranger (Etats-Unis à 70%) mais nous avons décidé de recalculer nos cibles pour revenir à notre source qui est le “Made in France“. On s’est donc lancé le défi de nous concentrer sur une cible française.

Comment gérez-vous votre communication sur les réseaux sociaux ? Qu’elle est votre méthode pour toucher un maximum de public ?

La communication sur les réseaux sociaux est gérée par une seule personne mais tout le reste est fait en équipe. Nous sommes 5 pour le moment (nous recrutons) et chacun a son rôle (relation avec les artistes, réalisation des covers, réalisations des vidéos…). Nous essayons de varier nos contenus sur nos différents réseaux sociaux pour toucher un maximum de public. Les artistes contribuent également à notre communication par exemple en participant à des prises de contrôle de notre compte Snapchat, en étant présents dans des mashups packs,…

Etes-vous soutenus par des artistes renommés quant aux morceaux que vous signez ? Travaillez- vous en partenariat avec d’autres labels ?

Oui, nous pouvons dire que nous avons passé un cap quant aux support que nous avons. Des artistes comme Quentin Mosimann pour l’international et des artistes très influant sur la scène électronique française comme Antoine Delvig, Damien N-Drix, etc.  Commencent à suivre les artistes que nous produisons.

Organisez-vous des soirées, des showcases avec les artistes de votre label ? Développez-vous une activité booking de vos artistes signés ?

Nous n’organisons pas encore de soirées ou autres mais qui sait, cela fait peut être partie de nos projets futurs… Nous ne développons pas une activité de booking auprès des artistes que nous signons par manque de moyens et de temps.

Quelle est votre avis aujourd’hui sur le monde des labels électroniques ? Pensez-vous que le marché de cette musique est en progression ou en régression ?

Le monde des labels électroniques est très diversifié mais également très saturé. Grâce à Internet, un label (free download) se crée très facilement et très rapidement. C’est pour ça qu’il faut s’en cesse se remettre en question et se démarquer des autres ! De mon point de vue, le marché de la musique est en forte progression : les gens ont besoin de musique, de livres, de films pour se divertir.

Quelles sont selon vous les plus belles réussites de votre label ?

Les plus belles réussites pour nous sont la venue de NURII et Asjockers sur Drop Fire : nous étions presque à un moment de fermeture du label quand nous avons reçu leurs tracks qui ont complètement relancées notre activité ! “Higher“ et “Kick It“ cumulent environs 70.000 lectures, ce qui est juste énorme pour nous. Chaque track reste une réussite pour nous mais “Higher“ et “Kick It“ se démarquent vraiment.

Quelles sont vos projets futurs ? Vos ambitions ? Un dernier mot pour la fin ?

Nos projets futurs sont d’avoir un site Internet et d’augmenter fortement notre communauté durant l’année.

Nos ambitions sont de continuer sur notre lancée, avoir des partenaires très influents et réaliser des co- releases avec d’autres labels plus influents que le nôtre. Au-delà de l’aspect commercial du label, il y a l’aspect humain. On se fait de nouveaux amis, on découvre plein de choses, on apprend à travailler en équipe… C’est une expérience à vivre qui est très enrichissante !

Recap 2016

Et voilà encore une année de passée! Merci à vous tous, merci aux artistes et merci à la team Drop Fire!! L'année 2017 risque d'être encore plus puissante! 🔥 #DropFireFamilyArtistes : Tommy Arson, Tryde & Krytek, Reasky, NURII, Asjockers, PSYKO, Sam Koxx, Masie, Odhexan, RUDI, Runes, doublexx, TUSDI, Wolfgex… 🖤Vidéos : Carnage, Sziget Festival

Gepostet von Drop Fire Records am Freitag, 30. Dezember 2016

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Pour faire partie de l’équipe : drop.fire.recording@gmail.com

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MotherBot records

Moe Danger : peux-tu te présenter en quelques phrases ? D’où vient ton pseudo ? Comment es-tu tombé dans la musique électronique ?

Hey, je suis Moe Danger, un musicien / producteur de Toronto, Canada. Ce nom est un nickname que j’utilise en ligne depuis de nombreuses années : Moe est le nom de mon chat et Danger est un anagramme créé à partir de mon propre nom de famille. Je me suis  intéressé à la musique électronique très jeune ; il est difficile de dire quand cela a commencé, mais quand mes amis écoutaient Marylin Manson, j’écoutais The Prodigy ou Fatboy Slim, c’est  ce que je préférais.

Tu es originaire de Toronto et aujourd’hui tu vis à Berlin : la scène électronique au Canada ne te satisfaisait pas ? Qu’es-tu venu chercher à Berlin ? Quelles différences/ressemblances vois-tu entre les 2 scènes ?

La scène électronique à Toronto est assez bonne en fait, je ne peux pas vraiment m’en plaindre, mais la possibilité pour un musicien de faire de l’argent au Canada est une autre histoire. De nos jours, Toronto rapporte pas mal de bonnes choses de l’Europe, et les gens commencent à avoir le même goût en techno qu’à Berlin. Je pense que c’est vraiment cool. Malheureusement, les artistes locaux ont encore du mal à Toronto, c’est une chose que je n’aime pas de l’industrie ici.

Tu gères le label MotherBot records : raconte nous un peu l’histoire du projet ? Pourquoi avoir choisi le nom “MotherBot” ? Quelle est la philosophie du label ?

C’est quelque chose que je voulais faire depuis longtemps, j’y réfléchis depuis des années. Je l’ai vu comme un bon moyen de contribuer à la communauté techno et peut-être aider quelques artistes à grandir, tout en ayant également la chance de collaborer avec plus de musiciens. Le nom vient de mon amour pour les ordinateurs et les robots : j’ai pris les mots «carte mère» et «robot», je les ai mélangés et il est sorti MotherBot. Il m’a fallu quelques mois pour obtenir ce nom, mais une fois qu’il m’est apparut, j’ai su que c’était bien “Le” nom du label. Quant à la philosophie, l’idée est de construire une famille de producteurs, des artistes qui peuvent collaborer et s’aider mutuellement.Nous faisons de la musique pour nos fans en priorité, toutes les releases et podcasts sont libres d’écoutes sur SoundCloud, YouTube et les autres services de diffusion musicale : nous voulons simplement donner aux gens quelque chose à apprécier.

Tu a commencé le projet du label avec des broadcasts : le mix occupe-t-il une place importante dans ta vie ? Quels sont tes modèles en matière de technique de mix ?

Le label a commencé avec des podcasts parce que je ne voulais pas commencer par la vente de musique, je voulais juste offrir aux gens une heure de techno pour profiter et je voulais commencer à trouver des artistes dans le même esprit pour travailler avec. Dans le processus, l’idée était de faire de la publicité du podcast en leur donnant une certaine visibilité, et aussi de mettre sur Facebook chaque playlist et encourager nos auditeurs à soutenir ces artistes aussi s’ils appréciaient le contenu. C’est une façon de relier les gens avec la musique, ce qui est vraiment le but au final.

Mixer pour moi c’est parfois une lutte : je me considère plus comme un producteur qu’un DJ, je suis toujours en train d’expérimenter quand je joue mon set. J’ai mes propres techniques personnelles, j’aime bien les longs mix et j’utilise des effets comme les delays et la réverb pour créer des transitions qui sont percutantes et sans coutures. Bien sûr, parfois les cuts rapides sont également tout aussi efficaces quand ils sont bien faits, et les boucles ouvrent également de nombreuses possibilités créatives : elles peuvent même vous sauver au milieu d’un mauvais mix. Mais je cherche toujours ma technique de mix, et je prévois de changer mon setup bientôt : à suivre d’ici quelques mois…

Quelle est l’identité musicale du label ? Choisis-tu de signer des artistes qui te ressemblent ? Donnes-tu la chance à de jeunes artistes de signer sur ton label ?

Le label est définitivement adapté à mon propre goût de la musique, je ne signerais pas un track que je n’aime pas. Pour MotherBot, je me concentre sur la tech-house, deep-house et techno, et je n’ai pas l’intention de sortir quoi que ce soit trop éloigné de ces genres. Je donne absolument une chance aux jeunes artistes, pourvu qu’ils aient une musique bien produite : c’est tout ce qui compte vraiment. Et si je peux aider un nouvel artiste tout au long de sa trajectoire, c’est un bonus.

Le marché de la musique électronique s’est effondré avec l’arrivé du MP3 : quelles difficultés rencontres-tu dans la gestion d’un label ? Est-ce facile de se faire une place en tant que petit nouveau ? As-tu créé des liens avec d’autres labels de la scène électronique ?

Comme il s’agit d’un nouveau projet, la plupart des difficultés ont été jusqu’ici dans la construction de la plateforme : trouver des artistes pour les premières sorties et des DJs pour les podcasts, se connecter avec un bon distributeur, et  commencer à construire une fanbase. Il n’est certainement pas facile de faire votre place comme nouveau label, il y en a tellement et le marché est assez saturé ; mais cela signifie simplement que vous devez travailler dur. Il y a quelques autres labels auxquels nous sommes liés : je ne peux pas en dire plus, mais nous planifions des événements en collaboration avec certains d’entre eux en 2017.

Quelle est ta conception de la production ? Sur quelles machines/logiciels travailles-tu ? Compose-tu à l’instinct ou avec un projet en tête bien défini ?

Quand je produis, je commence habituellement par expérimenter et juste jouer. J’aime sampler d’autres instruments comme des violons, des orgues ou des chœurs et jouer dans Ableton Live avec un clavier pour voir ce que je peux en sortir. L’utilisation de samples audio permet souvent de créer de bonnes textures que vous ne pouvez pas obtenir avec un  VST, et de là je peux modifier et donner du mouvement aux sons avec des effets différents. La chose importante pour moi sont quelques bonnes nappes de drums, une sub-basse et un kick puissant. Une fois que j’ai toutes ces parties, je joue avec jusqu’à ce que je me sente à l’aise et assez inspiré pour enregistrer le morceaux : je tiens à enregistrer une chanson en une seule fois ; puis j’ajoute des effets et de petites modifications après. C’est la façon la plus confortable pour moi de produire.

Tu es également remixeur : travailles-tu de la même façon un remix et une production ? Que cherches-tu à faire ressortir au travers de tes remix en comparaison de l’original ?

C’est le plus fun pour moi de faire des remix. Je fais un remix parce que j’aime l’original et c’est génial d’avoir une chance de prendre les éléments d’un track que vous aimez et de les retravailler à votre style. Je prends mes parties préférées de l’original, et je commence à construire autour de cela avec mes propres éléments. Parfois, je peux prendre que la voix, ou peut-être qu’un petit morceau de la mélodie originale, et expérimenter avec un ou deux éléments. Je m’assure également de ne pas écouter la version originale tout en travaillant sur un remix : cela aide à être inspiré par les éléments du track plutôt qu’être influencé par l’œuvre originale. Chaque track est différent, et pour chaque remix, je mets en évidence quelque chose de différent : ça dépend vraiment des morceaux originaux et de ce que je ressens quand je m’assieds pour travailler.

Peux-tu citer 5 tracks qui sont pour toi l’essence meme de la musique électronique ? En quoi ces tracks te touchent-ils plus particulièrement ?

Il est difficile d’en choisir seulement 5, il y a beaucoup plus de morceaux que je voudrais ajouter à cette liste. Ce seront donc les 5 qui me viennent à l’esprit :

Marek Hemmann – Gemini : c’est ainsi que le saxophone est censé être utilisé dans la musique électronique. Cette chanson a une telle  énergie, c’est funky mais pas d’une manière désagréable et commercial. L’un de mes préférés.

Maceo Plex & Gabriel Ananda – Solitaire daze : le break dans ce track est fantastique : perçage d’oreille agréable. J’aime la façon dont la mélodie est construite, le timbre est tout simplement parfait. Encore une fois supère énergie, super pour un club à 2h du matin.

Paul Kalkbrenner – Cylence 412 : la mélodie est fantastique. Paul a le don de vous donner le strict minimum de ce qui fait un superbe track et de les mêler dans un morceau énorme : pas de white noise ou d’effets pour combler, juste une bonne production. Cette chanson en est un parfait exemple.

The Prodigy – Out of space : un super exemple de bons samples. J’adore ce morceau, je remonte loin avec lui. Cette chanson a un tel mouvement, elle a un drop de tempo et un superbe sample de Max Romeo sur une telle vibe. Cette chanson me met dans une ambiance fantastique.

Caribou – Sun : ou quand la répétition est une bonne chose. Les chansons sont souvent ennuyeuses lorsqu’elles sont trop répétitives, pas celle-ci. Je ne m’en lasse jamais, le seul vocal “sun” répété sur un triple sample syncopés, il est juste à l’endroit parfait. Je suis aussi un fan du breakbeat au milieu de la chanson et du travail sur le synthétiseur expérimental.

Quels sont les projets à venir pour MotherBot records ? Pour Moe Danger ? Comment te projetes-tu dans les années à venir au sein de la musique électronique ?

MotherBot a plusieurs futures sorties à venir et nous prévoyons de garder un flux régulier de EPs et de podcasts mensuels. Nous commencerons bientôt à planifier des événements et à faire des soirées au nom du label. Pour moi, j’ai un certain nombre de tracks qui sortiront à partir de janvier, ainsi que quelques mix et podcasts. Et pour les années à venir, je ne peux qu’espérer continuer de grandir en tant que producteur et musicien : si je suis capable de faire de la musique pour les 20 prochaines années, je serais heureux.

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Moe Danger