Archive de l’étiquette Interview

ParLoïc Pineau

Miskeyz

A l’occasion de la sortie de son premier album « Memories » sur French House Records le 5 octobre, nous avons rencontré le producteur lyonnais Miskeyz pour mieux connaître son parcours.

D’où vient ton nom de scène, « Miskeyz » ?

Miskeyz est un mot-valise amélioré, en fait j’ai réuni deux mots, “Miss” et “Keys” qui signifient “oublier” et “clés” en anglais. Pour l’anecdote, cela remonte à la base du projet, il y a maintenant quatre ans environ. En pleine écriture des premiers morceaux, dont Under The Sun, j’ai oublié plusieurs fois mes clés dans mon appartement et me suis donc retrouvé souvent bloqué dehors, ce qui m’a permis de réfléchir à ce nom de scène (rires) !

Comment définirais-tu ta musique ?

C’est assez compliqué de classer sa musique dans un genre précis, j’aime beaucoup de styles et j’ai énormément d”influences. Je n’aime pas me mettre des barrières quand je compose donc il m’arrive de partir parfois dans des directions totalement opposées. Les points communs que j’essaye de faire ressortir dans mes morceaux sont principalement des mélodies et harmonies développées, des rythmiques progressives et appuyées, et de l’émotion. Si on devait donner un genre à mes morceaux, il s’appellerait « deep house mélodique ».

Quelles sont tes plus grosses influences ?

Mes influences principales sont les artistes du label Hungry Music (N’to, Worakls, Joachim Pastor…) que j’écoute beaucoup. Dans le même registre j’écoute aussi beaucoup David AugustKölsch, Daniel Avery pour l’ambient techno, Boris Brejcha pour la dark minimal, Rone, Thylacine, Bonobo, ou encore Kiasmos.

Parle-nous de ton album Memories qui sort dans quelques semaines.

Memories, c’est mon plus beau projet depuis que Miskeyz existe. C’est la note finale à trois années de travail. Il comporte douze morceaux dont dix inédits. La sortie est en cours, six morceaux sont déjà disponibles et six autres arrivent pour le 5 octobre, la date officielle de sortie de l’album. C’est un projet que je suis content de clôturer, terminer un album, en être satisfait et le sortir représente un travail de titan même à mon niveau. Aujourd’hui je peux à nouveau me projeter vers la suite. De retour des États-Unis, j’écris actuellement des nouveaux morceaux pour un prochain EP.

Comment s’est déroulé la rencontre avec ton label, French House Records ?

French House Records est un petit label qui était basé sur Toulouse lors de notre rencontre. Nous avons été mis en contact par un ami et collègue de travail qui fait parti de la famille du label manager. Nous avons donc commencé à travailler sur un premier EP, Fireworks, à distance. Puis le label a déménagé à Lyon, ce qui a grandement facilité nos échanges et le travail sur l’album.

Qu’aimes-tu dans la performance live ?

Les performances lives sont les choses que je préfère dans ce projet, mes premières scènes ont demandé beaucoup de travail de préparation technique et de répétition. Lorsque je joue mon live, je rentre dans un état de concentration extrême qui me fait oublier presque tout, je fais corps avec les morceaux et je les ressens. J’aime beaucoup tester les nouveaux morceaux en live, car cela me permet de voir comment le public va réagir et comment je ressens également le morceau.

De quels machines et logiciels est composé ton set ?

Mon set est construit sur Ableton Live que je contrôle avec un Launchpad Novation et un Launch Kontrol XL Novation également. Je joue également des mélodies sur un petit clavier MIDI et sur un carillon. J’ai aussi ajouté des pads et une guitare dans le set. Il y a aussi une partie vidéo qui est lu par un deuxième ordinateur, piloté directement en MIDI par Ableton Live.

(c) Miskeyz Facebook Page

Quels sont les tracks ou artistes que tu écoutes le plus en ce moment ?

Au risque de paraître narcissique, en ce moment j’écoute en boucle les nouveaux morceaux sur lesquels je travaille (rires) ! Cela me permet d’avancer dessus et d’entendre les petites choses qui doivent être corrigées. Sinon, pendant les vacances, j’ai écouté le nouveau titre de P.N.A.U., Go Bang, Vanille Fraise de l’Impératrice, The Blaze, le dernier album de Bonobo, et Kiasmos, toujours !

Quel est ton meilleur souvenir de scène ?

Mon premier live qui s’est déroulé le 26 Mai 2017 au Square Delfosse dans le cadre d’un extra des Nuits Sonores. Je n’avais aucune idée de l’impact sur le public, et j’ai été très surpris de voir que les gens ont très bien répondu ! C’est un souvenir que je garderai toute ma vie je pense.

Quels sont tes futurs projets ?

J’aimerais donner un élan supplémentaire au projet en m’entourant d’une véritable équipe. Aujourd’hui j’ai déjà une petite équipe technique et une équipe vidéo (PNE – Party Never Ends) qui m’aide à développer mon visuel sur les réseaux sociaux. Ce qu’il me manque c’est un agent ! Et pour ce qui est de la suite musicale, je prépare actuellement un EP, que vous entendrez sûrement lors de mes prochains sets !

Troisième teaser de l’album ‘Memories’, sortie prévu le 5 octobre sur French House Records

 

Retrouvez Miskeyz sur Internet :

ParMarius Sergent

Why Not

INTERVIEW – Ce collectif de Dj sévit depuis 2011 dans le sud de la France… Ce groupe de potes qui s’est rassemblé par passion pour la musique électronique se développe aussi par le côté obscur de la force : la création d’event autour du DJing ! Discussion avec Dubix du Collectif Why Not :

Salut Antho, aka Dubix, et merci à toi de prendre le temps de me répondre ! Pour commencer, peux-tu te présenter, toi et ton asso ?

J’ai 27 ans, j’ai commencé la musique au lycée comme bassiste en montant un groupe avec des potes. En parallèle, j’ai commencé à m’intéresser aux musiques électroniques et à bidouiller un peu de son sur mon ordinateur puis ensuite, j’ai attaqué le mix.
En ce qui concerne l’asso, elle est basée à Rodez en Aveyron. Elle a pour but de promouvoir les musiques électroniques à travers divers événements ou collaborations, et grâce à notre collectif de 6 Dj.
Nous diffusons également un podscast mensuel en téléchargement libre sur notre page Soundcloud dans l’optique de faire de la promo à des artistes plus ou moins connus que nous apprécions.

Comment est né ce projet ? Comment tout ça s’est mis en place au départ ?

Au début, on organisait des free parties, puis en 2010 on a décidé de créer quelque chose de plus concret, histoire de proposer du son et des soirées ailleurs que dans des champs ! Nous avons monté notre premier évènement autour d’un buron sur l’Aubrac début 2011. La machine était lancée !

Vous avez en date de prévues les vendredis Électro, le 4 mai et le 8 juin (au café de la Paix à Rodez) puis une soirée au bar le Dayton à Figeac le 12 mai -comment est-ce que vous gérez le timing et l’organisation entre vous ?

Effectivement ! Les vendredis Électro c’est chaque premiers vendredis du mois depuis 4 saisons. On fait venir des collectifs ou des Dj d’un peu partout histoire de créer une bonne dynamique ! C’est un peu le fil conducteur, puis ensuite d’autres soirées se rajoutent de temps en temps dans d’autres lieux !
Pour gérer tout ça, on se débrouille comme on peut, à la bonne franquette, comme on dit !

Avez-vous des liens avec les autres assos du territoire qui organisent ? Comment se passe les collaborations inter-asso ?

Oui bien sûr, on a pu collaborer avec plusieurs structures ! On pose de temps en temps nos propres scènes ou inter-plateaux sur des festivals et 2 de nos Dj sont résidents sur les Natural Games à Millau. Les salles de concerts, assos, bars ou clubs du coin nous connaissent bien et font régulièrement appel à nous !
Les collaborations se sont toujours bien passées, c’est important d’échanger avec les acteurs locaux histoire de dynamiser le territoire !

collectif why notComment choisissez-vous les lieux où vous organisez vos soirées ?

C’est toujours compliqué de trouver des lieux adaptés à ce que l’on veut proposer. On est souvent limité en terme de place ou d’horaire. Du coup on s’adapte et on fait comme on peut avec ce que l’on trouve et ce que l’on nous propose !

 

Quelles valeurs diffusez-vous à votre public ?

Partage et respect principalement ! C’est toujours agréable de partager une passion commune pour le son avec le public, surtout quand il est réceptif ! Tout ça avec le smile, dans la bonne humeur puis le respect des lieux, de soi et d’autrui.

Quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre dans vos soirées ?

Principalement house et techno mais le panel est plutôt large ! Acid, Bass-Music, Drum & Bass, électro-swing et autres dérivés !

As-tu le sentiment que le public électronique est spécifique selon l’endroit où vous jouez ? Quelles différences/ressemblances as-tu pu noter ?

Ça peut être le cas effectivement. Mais parfois, et plus particulièrement dans les bars, il y a les habitués qui connaissent et suivent nos soirées puis ceux qui passent sans vraiment connaître. Des fois ils sont curieux et ils accrochent et des fois non (rire) !

Avez-vous le sentiment que le public est reconnaissant du travail que vous faites ?

D’une manière générale oui bien sûr, même si ce n’est pas toujours le cas ! On a très souvent de bons retours.

Les projets à venir ?

Rien d’extraordinaire. Continuer à pérenniser nos soirées et notre collectif puis peut-être la création d’un vinyle un de ces quatre !

Merci pour toutes ces réponses !! Le mot de la fin ?

Avec plaisir ! Peace love, sound beer & unity !

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