Archive de l’étiquette Electro

ParLoïc Pineau

High Potential

Rencontre avec Anthony Beauchet et Marius Sergent, deux DJ associés ayant décidé de valoriser leur pratique et l’émergence au travers d’une agence artistique et évènementielle : High Potential.

En quoi consiste le projet High Potential ?

Marius : Au départ, c’est le projet d’Anthony, qui souhaitait créer une agence de booking en musiques électroniques. J’étais l’un de ses clients et au fil du temps, son projet à évolué pour devenir un modèle économique viable et “original”. Antho m’a fait participer à ses réflexions et progressivement, j’ai intégré le projet en tant qu’associé. Aujourd’hui, High Potential est une agence de programmation musicale et de création d’évènements, spécialisée dans les DJ et livers machine, dans les styles électro, reggae et hip-hop. Tout ce qu’on aime (rires) !

Anthony : High Potential est devenu un projet collaboratif entre deux DJ passionnés ayant décidé de donner leurs chances aux artistes dans les genres reggae, hip-hop et électro. Le projet s’appuie sur un constat sans appel : l’émergence a du mal à s’exprimer sur une scène de plus en plus professionnelle. De plus, le DJing a tendance à se ghettoïser, à s’enfermer dans une lutte des genres qui n’a pas son fondement historique. Nous prônons l’ouverture, l’éducation des publics, des lieux et organisateurs accueillant nos programmations et nos événements.

Quels sont vos parcours ?

Marius : Côté études, j’ai un BTS en action commerciale qui m’a permis de bosser dans les assurances pendant 8 ans : je gagnais mieux ma vie que maintenant (rires) ! J’ai vite compris que ce système n’était pas fait pour moi : ultra capitaliste, règne de la compétition et de l’individualité… J’ai tout plaqué pour me développer en tant qu’artiste (Kour[t]-Cirkuit). En arpentant le monde de la musique, j’ai découvert qu’il était aussi gangréné que le reste mais qu’il est encore possible de proposer un modèle économique différent, où les relations humaines existent dans le business, où la satisfaction de tous est envisageable. C’est mon côté utopiste qui m’anime dans le travail, avec Antho en tout cas, j’y crois ! A force de discuter et de travailler ensemble, on s’est rendu compte qu’on avait les mêmes valeurs, la même folie (rires). C’est pour ça qu’on a décidé de développer HP ensemble !

Anthony : J’ai travaillé comme cadre dans le milieu médico-social pendant 13 ans tout en développant en parallèle de nombreux projets associatifs dans les musiques électroniques (DJ, webzine, organisation de soirées, agence de booking…). En 2016, je me rends compte que ce monde salarié ne me correspond plus parce qu’on freine ma créativité : j’ai toujours de superbes idées et une hiérarchie qui avance au ralenti et ne prend pas de risques. Je passe par la case bilan psychologique et découvre que je suis un « Haut Potentiel Intellectuel » (HPI). Je reprends alors ma vie professionnelle en main, retourne à l’université pour obtenir un Master 2 en Management de Carrière d’Artistes et un diplôme d’étudiant entrepreneur, et je monte High Potential. Je reprends aussi ma vie scénique en tant que DJ via deux concepts, passant du vinyle au contrôleur numérique : Dichotomie pour la scène club (house, techno) et Phéromone pour la scène free-party (raggatek, drum & bass, psy-trance). J’ai rencontré Marius et depuis, on ne se quitte plus (rires) !

High Potential se divise en deux divisions, La Prog et La Fabrik : quelle est la différence entre les deux ?

High Potential propose deux services :

  • La Prog, qui s’occupe de la direction artistique d’un établissement ou d’un événement et favorise également l’échange de DJ à travers la France. Notre objectif est de mettre à disposition notre savoir, nos compétences et notre réseau. Notre force est de parfaitement connaître le milieu de la musique actuelle populaire (Electro, Reggae, Hip-Hop) et ses spécificités. On est là pour proposer aux lieux de diffusion et aux organisateurs un line-up en adéquation avec les tendances du marché.
  • La Fabrik, qui organise des événements promotionnels musicaux pour des marques ainsi que des concepts dédiés à l’émergence des DJ. On souhaite l’égalité des chances d’accès à la scène pour tous les artistes ! On se rend compte que les acteurs des musiques actuels jouent de moins en moins leur rôle de découvreur de talents ! High Potential considère que l’émergence est très importante pour la culture et tout le monde se désintéresse de ce marché. On sait que le public raffole des têtes d’affiches, et c’est tant mieux. Mais on sait aussi que le public en a marre de voir toujours les mêmes line-up en club et en festival !

Pourquoi miser sur l’émergence d’artiste ? En quoi est-ce plus intéressant ?

L’émergence est la condition nécessaire aux têtes d’affiche de demain. Nous sommes écœurés par le modèle marketing qui met en avant le seul producteur et confesse au DJ un rôle secondaire, celui d’être présent sur scène par pur marketing. Le mix est un savoir-faire qui ne s’acquiert pas dans sa chambre : c’est une expérience qui s’acquiert en confrontation avec un public, qui se construit au fur et à mesure des rencontres. Être plongé dans le grand bain scénique uniquement parce qu’on a un tube qui cartonne, c’est dévaloriser le métier d’artiste sur scène. On voit se développer le DJ-interprète qui exploite la touche SYNC de ses platines sans savoir mixer ; on voit des stars faire la promo de leur hit sur scène en étant derrière des CDJ pour jouer un unique track… Tout ça n’est pas très sérieux ! Ça nous rappelle l’époque de l’eurodance où chaque artiste faisait du playback, était interchangeable. 
L’émergence a besoin de lieux, d’événements pour pouvoir s’exprimer. Le Star System écrase toutes les initiatives de découverte par la scène, sauf à en faire des carrières fulgurantes. High Potential navigue à contre courant en soutenant l’émergence : c’est aussi notre façon de nous démarquer.

Cela fait plusieurs années que vous travaillez dans le milieu de la musique électronique. La démocratisation de ses pratiques depuis les années 2010 a-t-elle rendu votre projet plus simple à réaliser, plus accessible, ou au contraire bien plus complexe car la demande est beaucoup plus forte ?

L’impact du numérique a fortement développé la concurrence entre DJ, amenant à une saturation sur le marché. Le live est le marché le plus porteur aujourd’hui car vendre des disques ne rapporte rien à l’artiste (et ce n’est pas le modèle du streaming qui dira le contraire…). Pour autant, le milieu s’est professionnalisé, développant un écosystème spécifique largement méconnu des artistes. Beaucoup ne savent pas faire la différence entre un éditeur, un booker, un manager ou encore un producteur. Certains profitent de cette naïveté car ils connaissent le besoin de jouer des artistes ! High Potential rajoute une pointe d’humanisme dans la manière de développer son business : on valorise l’économie sociale et solidaire, l’entraide, la conscientisation et le pouvoir d’agir des artistes. C’est loin d’être simple tous les jours mais c’est aussi ce qui nous motive parce qu’on est deux amoureux de la musique qui respectons notre culture plutôt que de la salir !

Les organisateurs sont souvent réticents à l’idée d’embaucher de jeunes artistes, peu connus : comment contribuez-vous à leur mise en avant ?

Marius : L’organisateur qui veut un nom connu, en gros, il n’a pas besoin de nous : il contacte le bookeur et si les moyens vont avec, c’est réglé. High Potential va plus loin que ça : tu as un besoin, on l’identifie et on trouve les personnes qui te correspondent le mieux. On fait un gros travail sur les artistes : on écoute ce qu’ils proposent, on sonde aussi la qualité humaine de la personne. Ça nous permet de trouver des artistes sérieux, à qui on propose des dates à des prix raisonnables car notre rôle est aussi de payer les artistes à leur juste valeur, même un émergent. On ne se focalise pas sur le nombre de fans sur Facebook, sur la notoriété ou le nombre de productions sorties dans l’année. Ce qui nous importe, c’est la qualité de l’artiste : de sa musique à son univers, de ses valeurs à sa volonté de défendre son métier et sa culture. On prône davantage la solidarité plutôt que le nombrilisme car ensemble, on est plus fort !

Anthony : Faire jouer un jeune artiste aujourd’hui est quasiment impossible, à moins de faire du copinage. Je parle surtout ici des clubs et festivals qui jouent la carte du star-system et de la notoriété. La free-party reste une scène ouverte à l’émergence mais dans une esthétique musicale particulière. Quant aux bars, les open mix se raréfient ; j’en ai vu certains proposer 80€ pour 6 heures de mix : accepter de telles conditions de travail, c’est ne pas se respecter en tant qu’artiste. La réticence de certains clubs est parfois absurde : on demande à un artiste émergent de ramener du monde alors qu’il n’a pas l’expérience de la scène ! La réticence aussi, c’est parfois à la limite de la stigmatisation : j’ai entendu un directeur de salle de concerts me dire « on veut pas de DJ techno parce que ça ramène le mauvais public ! ». Ce n’est pas la même chanson lorsque tu es programmateur ou directeur artistique car là, c’est toi qui gère le line-up et tu sais pourquoi tu programmes tel ou tel artiste, émergent comme confirmé. Tout est affaire de confiance : les clients pour qui nous travaillons nous laissent carte blanche car ils reconnaissent notre expertise et aujourd’hui on fait du lobbying pour valoriser l’émergence : c’est tout l’esprit de La Fabrik !

Quels sont vos artistes coup de coeur en ce moment ?

Marius : Pas évident comme question, mais vu qu’il faut choisir, je dirais Dy Oxis et Tekbu en électro, qui proposent vraiment de la grosse track de qualité ! En hip-hop, sans trop d’hésitation, Le Cercle Prod : c’est un groupe qui monte et qui a une prestance scénique très intéressante. Et en reggae/dub : DJ Kris10 qui fait des supers sélections avec un style de mix très original !

Anthony : Côté électro, je vais valoriser l’émergence lyonnaise. J’ai découvert le crossbreed par notre stagiaire Kheim, à qui j’ai donné la chance de faire sa première free-party aux cotés de Suburbass. Je suis aussi assez sensible au jeune Swim, qui aime la house tendance French Touch et la techno dark et mélodieuse : je jouerai avec lui cet hiver au Barbar Pub (Les Saisies). Côté hip-hop, je suis à fond dans la culture des années 1990 : des mecs comme Supa Cosh (Starwax) et DJ C’Oil (Radio Meuh) sont vraiment dans cet esprit là. Enfin coté reggae, je reste très roots et je conseille d’écouter les savoyards d’Holy Sound Crew ou de Watta Bongo Sound System.

Quels milieux visez-vous ? (Salles, clubs, bars, festivals, free…)

Tous (rires) ! En prônant l’ouverture, on ne va surtout pas se fermer sur des lieux ! On n’a pas de limites ! On kiffe autant la scène underground que commercial. On aime la richesse et le télescopage des genres, des publics et des milieux.

Quels sont les projets d’High Potential à l’avenir ?

Marius : Se développer, continuer de trouver des personnes qui nous font confiance, créer des partenariats et partager des moments avec tout ce petit monde… ‘Underground Music Is Not Dead‘ !

Anthony : On s’est donné comme défi de travailler avec les salles de concerts parce que ce sont des lieux qui font la promotion des musiques actuelles et que le DJ en est le parent pauvre. Et on espère pouvoir travailler à l’international parce que la culture DJ y est plus développée que chez nous, à notre grand regret…

Retrouvez High Potential sur Internet :

ParMicka

Freaky Joe

Nous sommes allés à la rencontre de Freaky Joe : Dj, Producteur, Beatmaker et Rappeur ! Un artiste accompli aux multiples facettes…

Pour commencer, peux-tu te présenter ?

Salut ! Alors moi c’est Jérémie Potier alias Freaky Joe ! Je suis musicien, beatmaker et rappeur. J’habite à Saint Ours les Roches, un petit village proche de Clermont Ferrand où il fait bon vivre.

Depuis combien de temps fais-tu de la musique ?

J’ai commencé la guitare quand j’étais gamin vers 9 ans je crois !! Ensuite j’ai appris le piano, quelques autres instruments par ci par là et c’est seulement à 16 ans que j’ai découvert la musique sur ordinateur. J’ai tout de suite été séduit par les possibilités infinies qu’il y avait !!

As-tu suivi une formation musicale ou t’es-tu formé en autodidacte ?

Non j’ai juste pris quelques cours de guitare quand j’étais plus jeune et quelques cours de solfège. Mais désormais je suis incapable de lire une partition correctement, ça a servi un peu a développer mon oreille je pense mais c’est tout, ce n’est vraiment pas du tout essentiel. Tout le reste j’ai appris tout seul. On peux vraiment tout trouver sur Internet il faut juste un peu de volonté !!

Quels genres de musique composes-tu ?

Je compose beaucoup de choses différentes. Au début c’était plutôt Electro et tous ses dérivés, ensuite c’est assez vite arrivé au Hip Hop. Je me suis essayé à quelques musiques de films et de courts métrages et j’ai également essayé les musiques acoustiques : guitare/voix ou piano/voix. Maintenant, c’est quand même majoritairement Rap.

Comment qualifierais-tu ta musique ?

Pour l’instant de incohérente et bordélique Ahahah Mais ça évolue tout doucement !! Je suis content je vois enfin des progrès et surtout je commence de plus en plus a être satisfait. C’est un peu le défaut de vouloir tout faire.  J’aime énormément de styles différents et j’ai envie de faire pleins de choses différentes, de tout essayer. Au final ça part dans tous les sens mais il ne reste rien a quoi s’attacher, pas d’univers et pas de « patte » musicale a part le gimmick « Freeeeeeeaaaaaaaaaaaaky ». Il n’y a rien de cohérent pour l’instant, mais c’est ce sur quoi je travaille et c’est aussi pour ça que j’ai voulu me concentrer sur un style en particulier.

Pendant un certain temps tu produisais beaucoup de « son de teuf », et plus récemment principalement du rap. Pourquoi ce changement ?

Pour plusieurs raisons, trois principalement je pense :

Premièrement parce que je fonctionne dans ma musique un peu comme dans ma vie : par période. J’ai eu une grosse période ou j’avais envie de m’essayer à pleins de styles différents : la Dark Minimal, la Trance, la Techno…. Ce n’est plus ce que j’ai envie de composer je suis moins attiré par ça.

Deuxièmement parce que je ne vais presque plus jamais en teuf. J’écoute aussi moins de son comme ça donc  j’ai forcément moins d’inspiration pour composer. Ce n’est plus ce qui m’attire le plus maintenant, c’était surtout une période pour moi. Désormais je m’épanouis beaucoup plus dans le rap, certainement car j’ai besoin d’écrire.

Et troisièmement parce que j’ai envie de bâtir des projets sérieux et de progresser dans le Rap. J’ai toujours tendance à être curieux et donc à vouloir tout essayer. Qualité ou défaut ? Je ne sais pas… Le fait  est que je suis peut être polyvalent certes, mais bon en tout et excellent dans rien. J’ai envie de progresser et d’arriver à bâtir un vrai univers musical, des œuvres cohérentes, et pour ça je devais me concentrer sur une seule chose. J’ai donc choisi celle dans laquelle je me sentais le mieux : le Rap.

As-tu prévu de reprendre le « son de teuf » ?

Je ne sais pas trop… parfois j’ai des inspirations dans ce genre et j’en fais encore un peu de temps en temps.

Il y a peut être quelques morceaux qui sont bien avancés, presque finis… Que je vais certainement balancer bientôt… ? Haha

J’ai du mal a me projeter la dedans en fait, contrairement à d’autres projets que j’ai envie d’amener à un endroit précis. J’en fais de temps en temps par plaisir. Donc je pense que oui, je vais encore en faire, mais sans grande productivité, un morceau de temps en temps…

Par quels logiciels de MAO es-tu passé et lequel utilises-tu maintenant ?

Alors j’ai commencé sur FL Studio, qui est un très bon logiciel, je suis encore dessus. J’utilise Ableton de temps en temps et la je vais passer sur Pro Tools pour faire mes mixages.

Mais celui que j’utilise principalement est Fl Studio, très bon logiciel. Je le conseille aux débutants en MAO  car il est assez intuitif pour commencer.

Peux-tu nous dévoiler quelques projets ?

Alors la il y a une mixtape composé seulement de Freestyle OneShot qui sont clippés sur Youtube qui va sortir a la rentrée si tout se passe bien.

Je prépare aussi un EP en duo avec mon ami JZY, on a formé un groupe de rap qui s’appelle DLG, normalement le projet sortira courant Décembre.

Je prépare un autre EP avec un ami qui s’appelle SANFROI, pas encore de dates précise pour l’instant mais des clips seront bientôt disponible sur Youtube.

Et enfin pour mon projet de beatmaker j’aurais bientôt un site Internet ou toutes mes instrus seront disponible pour être acheté par les rappeurs pour leur projet !!

Quels conseils peux-tu donner à ceux qui aimeraient se lancer dans la production ?

Ah je ne sais pas trop il y en a beaucoup !! Haha

Bon aller je vais pas être radin je vais faire une petite liste de conseils par rapport aux erreurs que j’ai pu faire !

  • Ne pas croire qu’on est limité par le matériel : C’est des petites excuses que tout le monde aime bien se donner. « Oui la c’est pas top, mais quand j’aurais changé d’ordi ça sera mieux, quand j’aurais une carte son ça sera mieux.. » Ça ne se finira jamais. Au début c’est vrai que c’est un petit investissement à faire, il faut un ordi qui tienne la route quand même. Un casque ou des enceintes. Il ne faut pas se donner des excuses, si on veux faire du bon son on peut y arriver même avec du matériel médiocre. C’est moins agréable c’est sûr, mais c’est possible.
  • Regarder des tutoriels et être curieux : Alors ouai… C’est super chiant de regarder des tutos haha Quand on ouvre le logiciel c’est pour faire de la musique pas pour regarder des vidéos théoriques, assez longues et incompréhensibles au début. Mais je pense que c’est très important, ça va faire gagner un temps considérable sur des choses qu’on aura mis très longtemps à découvrir, et surtout, ça va améliorer la qualité de votre son. Ca va vous motiver et vous permettre de progresser assez vite, vous faire comprendre des astuces et des choses qui auraient été dures à deviner tout seul. Aller courage !!
  • Ne pas hésiter à faire des projets, juste pour soi au début, mais construire des projets c’est très important, ça va vous donner une ligne directrice. Tous les compositeurs/beatmaker que je connais sont presque tous atteins du même syndrome. Commencer des morceaux et ne jamais les finir ! Après vous allez prendre cette habitude et ne jamais finir vos morceaux. En essayant de construire des projets, ça va vous motiver a vraiment finaliser vos productions pour avoir quelque chose de terminé duquel vous êtes fier, que vous pouvez faire écouter a vos proches ou alors pour le diffuser sur Internet. Et puis c’est très satisfaisant d’aboutir un projet, ça sera votre bébé.
  • Ne soyez pas frustré ou triste de ne pas obtenir le son que vous vouliez au début. Vous venez de commencer, vous avez des choses dans la tête et vous voulez certainement les reproduire sur l’ordinateur exactement comme dans votre tête… Au début, c’est très dur. L’important c’est de vous faire plaisir, vous laisser porter par le morceau que vous êtes en train de faire, d’être curieux et de tenter des choses. Exemple : Vous avez enregistré votre piano et vous imaginez une mélodie au violon dans votre tête par dessus, mais vous ne trouvez pas de violon, ou alors pas propre ce n’est pas ce que vous voulez… Pas grave !! Essayer de mettre une flûte dessus, des choses plus électro, n’importe quoi il faut essayer ! Il faut tenter des choses en MAO et surtout se faire plaisir !!

Retrouvez Freaky Joe sur le web :

ParLaurence

Hungry Music

Nous avons interviewé les quatre artistes du label Hungry Music, Worakls, N’to, Joachim Pastor et Stéréoclip à l’occasion de leur passage à Lyon.

Vous étiez tous indépendants à vos débuts, comment est venue l’idée de se structurer autour du label Hungry Music?

Nous avons participé ensemble à différents festivals, nous avons chacun notre propre univers mais avons souhaité évoluer ensemble. Pour cela, il nous fallait un label. Plutôt que d’en rejoindre un, nous avons créé le nôtre, dans un souci d’indépendance.

hungry musicQuel est le business model de la musique électronique selon vous ?

Pour nous, c’est la qualité de la musique qui prime. Mais aujourd’hui nous devons insister aussi sur la communication. Nous essayons de nous différencier en mixant dans des lieux insolites, nous produisons à l’étranger. Nous tenons aussi à la proximité avec le public.

Comment voyez-vous l’évolution des musiques électroniques actuelles dans la mesure où tout le monde travaille avec les mêmes logiciels ?

Nous arrivons à une période où il y a un croisement des technologies, avec l’intelligence artificielle, notamment. Une évolution va clairement avoir lieu dans les mois à venir, mais nous pensons que l’humain aura toujours le dessus.

Quelles sont les influences de Hungry music? 

Elles sont variées, elles ne viennent pas seulement de l’Electro.

Qu’est-ce que vous écoutez en ce moment ? 

Un peu de tout, du Hip Hop, de la Pop Rock, des bandes originales de films…

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui voudraient se lancer ? 

Se laisser guider par la passion et travailler, beaucoup travailler…

Quel regard portez-vous sur les écoles de Dj ?

On peut y apprendre la technique mais pas l’art.

 

Retrouvez Hungry Music sur le web :

Website

Facebook

YouTube