Archive de l’étiquette Artiste

ParMarius Sergent

Lud’O

Son énergie et son plaisir du mix font que, dès qu’il passe derrière les platines, l’ambiance devient électrique ! Les groupies s’amassent, le son groove, les sourires s’étirent et la soirée est partie ! On peut l’entendre des Saisies à Lyon : voici l’univers de Lud’O !

Salut, merci d’avoir accepté mon invitation : peux-tu commencer par te présenter ?

Salut. Et bien moi, c’est Ludovic Sausset , j’ai 39 ans, j’habite en Savoie, je suis père d’un petit garçon de 4 ans et demie , je travaille dans un hôtel en tant que technicien de maintenance dans une station de ski et je suis un grand passionné de musique ! J’écoute de tout : je suis musicien, DJ, bon vivant… Et aussi célibataire pour celles qui souhaiteraient me connaitre après avoir lu cet article (rire) !

T’as commencé la musique par la guitare et t’as eu une période punk : on peut en savoir plus ?

Oui, j’ai eu ma première guitare à 14ans et j’ai bien grattouillé plusieurs années avec pas mal de monde… J’ai pu faire du bruit avec des punks, des rifs de guitares avec des hardos, des soirées roots avec les PoyPoys… Mais toujours avec cette passion de faire de la musique et de partager des moments ensemble… Et boire de la bière (rire). J’ai fait aussi beaucoup de festivals, soirées concerts pour suivre des groupes que je kiffais et découvrir aussi de nouveaux talents. Ça remonte à 20 ans maintenant mais c’était une belle période.

Comment es-tu venu à la musique électronique ? Qu’est-ce qui t’attire dans ce milieu ?

J’ai mis du temps à venir aux musiques électroniques : je suis resté longtemps un pionnier des soirées concerts, des instruments, de voir des zikos en live devant toi et te faire danser. Mais on m’a emmené dans les premières free-parties, des teufs dans des lieux insolites comme des champignonnières en Indre et Loire, sous des ponts d’autoroute, dans des grands champs ou dans des purs spots un peu partout en France. J’ai vraiment découvert un milieu underground, fait des belles rencontres avec des personnes qui ont cette philosophie : “vivre libre ou mourir !”. Je me suis rendu compte qu’il y avait une variété de musiques, des styles différents allant de la Drum & Bass, Techno, Hardtek, Hardcore, Acid… Et tous ces boutons que je voyais clignoter, ces platines avec des vinyles, de purs DJ’s, des liveurs, des gros murs de sons, des camions aménagés… C’est un tout et ça m’a plus tout de suite !

As-tu monté/fait partie d’associations en musiques électroniques? Quel rôle y as-tu joué ?

Les 10 années passé en Indre et Loire m’ont permis de côtoyer plusieurs bandes de potes et sound-systems tels que INFRABASS, DST, ODN, LES CHATS PERCHES, les KO37 Unit (avec qui j’ai eu la chance de participer et d’organiser des grosses soirées et sortir les Protos, les Bassbins et les Turbosounds… On a passé pas mal de temps ensemble a écouter le Martin Audio ronronner). Une de mes plus belles orga qui restera à jamais gravé en moi, c’est la VENDETTA 2005 en Italie…. Les anciens s’en souviendrons longtemps ! Maintenant, ça va faire 10 ans que j’habite en Savoie et j’ai également rencontré plusieurs collectifs avec qui nous avons organisé plusieurs événements. Il y a eu Uppercut avec le festival Élément au Fort De Tamié (73), la teuf du barrage de la coche avec les Malbarés/Lunatik Armada, le conteste de ski “Tribute To The Air” avec Lunatik Armada et beaucoup d’autres…

Quels artistes ou label ont influencé ta conception du mix ?

Franchement, après toutes ces années et après toutes ces rencontres, ces expériences musicales, y en a tellement de labels et d’artistes qui m’ont impressionné. De les avoir vu et écouté, c’est sûr que ça m’a influencé dans le mix. J’écoute énormément de musique, j’en achète, j’en visualise, j’en télécharge, je la partage avec mes proches : c’est tout ça qui influence ma musique, mon style, et mes envies du moment. Après il y a quand même quelques artistes qui resteront des exemples pour moi, des anciens qui m’ont toujours impressionné, je peux te citer :

Dud, un DJ d’InFrabass, pour sa Drum & Bass massive et explosive.

Dj Skuff des Ko37 UNIT pour ses sets Acid Techno qui font voyager

Martin, du collectif METRO, un liveur Tchèque qui est un tueur avec son style bien à lui…

Et il y a tous ceux que je suis actuellement et qui m’inspire : de Gesaflestein à Amélie Lens, de Comsic Boys au label Hungry Music, Lot49 et plein d’autres…

Quel matériel DJ utilises-tu ? Recherches-tu des spécialités techniques particulières ?

J’ai commencé sur vinyles avec des Technics et une Eclerc Nuo 5. J’adorais jouer de la Drum & Bass, de la Jungle et bien sûr de la grosse Techno. J’ai acheté pas mal de vinyles, j’ai une belle petite collection chez moi de différents styles. Mais comme je ne trouvais tous les titres en vinyles, j’ai acheté une carte son Serato SL3 avec des vinyles encodés : j’ai pu améliorer mon mix, mélanger des styles, jouer des remix. Maintenant pour le coté pratique en soirée, je suis passé au contrôleur Pionner DDJ-SR et je me fais énormément plaisir à jouer sur ce matériel ! Je garde néanmoins chez moi les platines et je suis toujours prêt à lancer un coup de mix vinyle entre amis.

Peux-tu nous raconter ta première expérience de mix en public ? 

J’ai eu, comme tout spectateur de soirées, cette envie de jouer en public, de monter sur scène et faire vibrer les gens. Mais étant perfectionniste, tant que mes sets n’étaient pas totalement prêts, je me privais de jouer en public. Puis il y a eu cette soirée , il y a maintenant 9 ans , dans un bar aux Saisies (le pub La Cordée) où j’ai joué avec le collectif Lunatik Armada : mon baptême du feu ! Il y a eu une ambiance dingue : les gens avaient tous le sourire, ils dansaient ; on avait chaud et j’ai envoyé un super set Techno qui a plu à tout le monde. On m’a félicité longuement de ma performance après cette soirée et ça m’a rassuré et mis en confiance pour des soirées futures : j’étais prêt et j’allais travailler pour assurer mes prestations et faire danser les gens.

Pour toi, c’est quoi un bon DJ ?

Toujours compliqué cette question… Les gens passent beaucoup de temps à discuter de ça, à comparer les matériels, les ambiances, les styles… DJ ou live ? Contrôleurs ou platines ? Pour moi, ce qui est sûr, c’est qu’il faut aimer la musique, être passionné par ce qu’on fait , aimer danser, aimer faire danser les gens et être pro. Car un bon DJ doit savoir s’adapter à son public, proposer une prestation de qualité et surtout passer du bon temps avec le public ! On n’arrête pas un peuple qui danse !

Tu n’as jamais sorti de productions : une raison à tout ça ?

C’est quelque chose qui m’intéresserait… C’est un bel aboutissement de créer ses propres productions et les jouer en public. J’ai essayé différents logiciels tels que Fruity Loops, Reason, Ableton Live… J’ai réussi à créer des petites choses assez basiques mais les idées sont là ! Le gros problème pour moi avec la production, c’est le temps. Il faut consacrer des heures à rechercher des sonorités, des mélodies, des arrangements, à faire son mastering. Je préfère actuellement rechercher de tracks propres, bien masterisés pour composer mes sets et jouer en live. Mais je reste persuadé que j’y reviendrai car c’est un milieu qui m’attire.

Peux-tu nous parler de tes projets à venir ?

Des projets simples : profiter de la vie, profiter de mon fils et de ma famille, faire des voyages et m’ouvrir l’esprit, faire des rencontres (artistiques et autres… Petit rappel pour mesdames [rire]), continuer à jouer de la musique, faire plaisir et se faire plaisir et bien vivre !

Merci de m’avoir accordé de ton temps : ton mot de la fin ?

Il faut avoir une grande musique en soi si on veut faire danser la vie !

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ParMathias D.

Sonny Zamolo

Rencontre avec Sonny Zamolo.  Dj et producteur français basé sur Shanghaï , il est le fondateur du label Elegant Bastards.

Salut Sonny , peux tu te présenter aux lecteurs ?

Salut. Merci de m’accueillir pour cette interview. Je viens de la région parisienne et j’ai commencé la musique électronique il y a plus de 11 ans sous le pseudo de Nonoms Light. J’ai gagné le contest de Pete Tong sur la BBC sous ce pseudo à l’époque et c’est ce qui a lancé ma carrière. Depuis j’ai beaucoup travaillé avec Monochrome Music avant de lancer mon propre label. Je vis à Shanghaï en Chine depuis 7 ans.

Qu’est-ce qui t’a poussé à devenir ce que tu es aujourd’hui : Dj et producteur ?

J’ai écouté beaucoup de rap au collège mais j’ai toujours aimé quand les intrus sonnaient électroniques et funky. J’ai commencé à écouter de la Trance via des potes mais aussi Daft Punk. Plus tard,  j’ai découvert Pryda pour qui j’ai eu un gros coup de cœur. J’ai eu la chance de côtoyer Arno Cost pendant son décollage et c’est là que j’ai commencé à mixer et produire.

Comment travailles-tu tes productions ? quelles sont tes influences ? Quel matériel utilises-tu pour composer ?

C’est une question un peu complexe dans le sens où mon workflow a beaucoup évolué. J’ai produis pendant presque 10 ans sur FL et donc je bossais avec les patterns. Maintenant je suis sur Logic et en général je commence par une boucle et je crée le climat de mon track. Ensuite je déroule puis je bosse les détails, automations, FX. Je bosse mon mix au fur et à mesure mais j’aime bien que ma boucle de départ sonne déjà un minimum. Je ne suis pas de ceux qui gardent le mixage pour la fin. Mes plus grandes influences sont Prydz puis le groupe Arno Cost, Arias, Norman Doray qui m’ont énormément influencé à leurs débuts. J’ai aussi aimé la SHM, surtout avant qu’ils prennent ce nom officiellement en fait. Ces dernières années c’est principalement Kryder et Tom Staar même s’il y a pas mal d’autres artistes très forts.
Pour ce qui est du matos, j’ai un Mac Pro, une carte son Komplete Audio 6, des Yamaha HS7 en Chine, des MSP5 en France et un casque Audeze LCD-X qui est une tuerie (merci Ravenkis). J’ai aussi un Arturia Minibrute mais il est resté en France malheureusement. Après niveau plugings j’en ai beaucoup mais j’adore Diva, Spire,tous les D16 Group, FabFilter et Izotope surtout pour le mastering.

Tu as signé des morceaux chez notamment Black Lizard et a été supporté par des Dj internionaux tels que Leandro Da Silva, Thomas Gold ou encore Promise Land : qu’est-ce que ça t’a apporté ?

J’ai eu la chance d’avoir beaucoup de beaux supports depuis plusieurs années. Ça fait toujours plaisir de voir ses morceaux appréciés par des artistes renommés. Signer sur le label Black Lizard de Leandro Da Silva est aussi un grand plaisir étant donné que c’est l’un des artistes phares dans mon style principal. Ça me conforte dans mon idée de faire une musique sincère et que j’aime. Quand on prend du plaisir et qu’on est soi-même on peut toucher les autres. Pas besoin de copier les tendances. Et heureusement !

Tu es le fondateur du label Elegant Bastards, dis en nous un peu plus : pourquoi avoir créé ce label ?

Après le beau succès qu’on a eu avec Monochrome Music avec mon pote Aron Scott, j’ai eu envie de créer un nouveau label, plus spécifique et qui correspondait plus à ma vibe actuelle. Aron a du s’éloigner de la musique quand je pensais créer mon propre sous label de Monochrome. Du coup ça a précipité les choses et j’ai créé mon propre label Elegant Bastards tout seul de mon côté. Heureusement j’ai eu le soutiens de pas mal de potes qui étaient déjà sur Monochrome: Martin Alix, Gaba, Pol Ayke, LOG, Spahnhattan, Kristof Tigran. Ils font du super son et en plus ça nous a aidé à se faire une place très vite. On ne partait pas vraiment de zéro et du coup on a tout de suite eu de beaux supports et réalisé des tops Beatport. J’ai aussi créé ce label car je prends plaisir à aider des artistes que j’aime à avoir l’exposition qu’ils méritent.

 

Quelles sont tes attentes vis-à-vis des artistes que tu signes ? Quels sont tes critères de sélection ?

Je signe des morceaux qui me touchent. J’attends aussi une certaine qualité technique. C’est obligatoire aujourd’hui. Pour les artistes, je veux simplement qu’ils soient sincères et sérieux par rapport à leur musique et qu’ils correspondent à l’identité du label.

Tu es un parisien qui vit à Shanghaï , raconte nous ta première expérience sur scène en Chine.

Il ne faut pas dire aux parisiens que je suis parisien car je viens en réalité de la banlieue mais c’est vrai que j’ai passé beaucoup de temps en club à Paris, que cela soit derrière les platines ou sur le dance floor. La Chine c’est différent. J’ai eu la chance de jouer, entre autres, au Red Light à Paris à la belle époque (cad avant la Teknotik haha). Super sound system, gros dance floor. La Chine c’est beaucoup de tables et peu de place pour danser, des warmups à 130 BPM, 120 db. C’est compliqué. Après si on va dans les clubs undergrounds, il n’y a plus de tables et des meilleurs Djs mais ça reste petit et avec peu de moyens. Ma première expérience ici était dans une cave à jouer de la Tech House devant 150 personnes. C’était assez cool mais je dois avouer que je préfère les clubs plus glamours et jouer des trucs qui tapent un peu plus. C’est dur de se faire une place ici avec mon style qui n’est ni Big Room, ni Underground, mais le marché chinois évolue et je sens de plus en plus de belles opportunités approcher.

Quel lien on le public chinois avec la musique électronique par rapport au public français ? Quelles sont tes relations avec ces différents publics ?

C’est à l’opposé. La France a un énorme background de musique électronique. Les chinois ont découvert ça au cours des 4 ou 5 dernières années. Du coup c’est principalement du top 100 DJ Mag ou alors à l’opposé, de la Techno dark dans une ambiance berlinoise. Il n’y a pas vraiment d’entre deux, mais je sens la House venir doucement mais surement. J’ai bon espoir. Après malgré le manque de connaissance du public, le marché se porte super bien ici. C’est très impressionnant. Les jeunes chinois sont très ouverts à la musique électronique. Il faut voir le nom des headliners dans les clubs et les dizaines de festivals qu’il y a chaque années. Il y a du pognon pour notre marché ! J’espère juste qu’à l’avenir cela ne tourne plus seulement
autour d’un classement truqué. Mes relations sont bonnes avec les deux publics et je ne fais pas vraiment la différence au final. Je joue quand on veut de moi en tant qu’artiste. Je n’ai jamais été Dj résident. Donc je joue mon son et j’essaie d’amener le public dans mon monde. De leur faire découvrir des choses. Ce qui n’est pas dur vu que 90% des Djs ici copient les playlists des uns et des autres. Et du coup j’ai de bonnes réactions. J’espère juste que de plus en plus de clubs et festivals donnent leur chance à de vrais artistes avec des couilles plutôt que de faire jouer des séries de clones sans âme.

Quels sont tes projets pour les mois à venir ? Des titres qui arrivent ?

Oui pas mal de projets. Des collabs, notamment avec Mathias D. Un titre un peu Disco/Deep sur ELEGANT BASTARDS. J’aimerai aussi faire une soirée du label cet été.

Et pour conclure, dit nous quelque chose d’exclusif sur toi !

En général je ne cache pas grand chose donc c’est dur de donner de l’exclu. Mais si vous voulez une info un peu intime, plusieurs de mes tracks sont inspirés par des filles dont j’ai été amoureux. A vous de retrouver les titres. haha

 

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ParHigh Potential

Diane

Rencontre avec Diane, DJette et productrice lyonnaise, organisatrice des soirées Cytochrome et synthèse parfaite de la rencontre entre la musique électronique et industrielle.

Diane, avant d’arriver à la musique électronique, tu as une formation au conservatoire : en quoi cette formation a-t-elle influencé ta trajectoire dans les musiques électroniques ?

Depuis que je suis née, je vis avec la musique puisque mes parents sont musiciens. A la maison, on écoutait essentiellement de la musique classique mais aussi différents styles de musiques (opéra, rock, jazz, chanson française…). Cette formation au conservatoire m’a fait réaliser que l’académisme n’est pas ma tasse de thé et que je n’étais pas à l’aise avec le scolaire, l’autorité en général. J’avoue que cette formation m’a apporté de la structure dans mon travail, des connaissances et un savoir faire qui est notable ; mais très vite, j’ai voulu faire sonner la musique à ma manière. Je voulais créer ma propre méthode. Les musiques électroniques offrent une certaine liberté tout en intégrant une trame solide et je m’y retrouve. De même, je suis attirée par les musiques étranges ou celles qui échappent à mes habitudes musicales. J’aime l’effet de surprise et le questionnement qu’elles peuvent susciter.

On dit que le milieu électro reste un milieu macho : quel est ton sentiment sur ce point ? Y a-t-il un féminisme à l’œuvre chez les artistes en musiques électroniques ?

Je me suis toujours positionnée comme un être humain avant d’être une femme. Mais je dois souligner le fait que de plus en plus les femmes s’expriment, sur la scène ou ailleurs. C’est très bien. J’aime la musique et c’est ce qui compte le plus pour moi. Et de toute façon, que ce soit un homme ou une femme, je constate qu’il y a toujours des rapports de force. En réaction, je me place dans un espace-temps et une esthétique au-delà des contingences matérielles et sociétales. Je recherche justement une forme d’universalité en impliquant la musique, un domaine, un monde où nous sommes égaux sur le plan sensoriel et sensitif. Avec ces conflits inter-sexe, nous perdons cette unicité. La musique, pour moi permet de la retrouver. J’imagine un humain du futur affilié à une sorte de matrice intellectuelle. On pourrait parler d’un nouvel humanoïde Cyborg peut être…

Tu es résidente au Terminal à Lyon : pourquoi avoir choisi ce club pour développer ta résidence ? Quel est la particularité de ce club à la réputation techno bien trempée ?

J’ai été résidente au Terminal pendant 5 ans. On m’a proposé une résidence au Terminal après avoir mixé à l’inauguration des Nuits Sonores en 2012. C’était un honneur de pouvoir m’exprimer et proposer des artistes qui me tiennent à cœur. J’ai donc développé le concept de Cytochrome. Le Terminal est un club intimiste et familial. Tout le monde se retrouve, c’est chaleureux.

Comment perçois-tu personnellement la scène locale ? Existe-t-il une solidarité entre les acteurs de notre culture ?

La scène lyonnaise est en pleine explosion, notamment grâce à la vitrine des Nuits Sonores. Depuis quelques années il y a de nouveaux talents qui émergent et je trouve ça génial, je m’intéresse à leur musique. Il y a une infinité de potentiel et d’univers proposés à Lyon : c’est une fourmilière quand on fouille. Concernant la solidarité entre les acteurs de notre culture , tout dépend… C’est un peu comme partout, il y a des crews et des esthétiques qui se regroupent.

Tu fais partie de l’association Cytochrome : quel est le concept de la structure ? Quelles sont tes plus belles réussites avec ce projet ?

Cytochrome est un concept que j’ai créé. Le cytochrome est une molécule dans l’organisme responsable de la vie et de la mort cellulaire. Un cycle mort/vie se renouvelant, en perpétuel mouvement. Je trouve que le cycle en mouvement et la vie après la mort représentent tout à fait la Techno : les boucles, le recommencement, comme l’éternel retour dans l’œuvre de Nietzche. C’est ce que j’ai voulu symboliser dans ces soirées. Quant à la réussite… Ça dépend de ce qu’on entend par réussite. Je dirais plutôt des soirées marquantes, des temps forts autant musicalement qu’humainement. Les soirées réussies sont celles où se réalise une osmose entre le DJ et le public. C’est pourquoi les soirées sont toutes différentes et uniques les unes des autres, c’est le live. C’est une réussite pour moi de proposer des soirées différentes.

Coté production, tu as sorti récemment un free EP, « Azimut EP » : peux-tu nous en dire plus sur cette sortie ? Comment composes-tu ? Avec quel matériel ? Sur quels labels aimerais-tu signer ?

Dans cet EP « Azimut », je raconte mon histoire depuis 2012, quand j’ai commencé à mixer. Je l’ai appelé Azimut pour illustrer chemins, événements et imaginations qui ont traversé mon esprit depuis ces 5 dernières années. En terme de matériel, j’utilise Ableton, enregistre des sons avec le zoom, des samples, VST et mon Elektribe EMX 1. Chaque morceau dans cet EP contient un message.

Dans « Girl on the escalator », j’aborde la question de la femme : les questionnements et le sujet de controverse qu’elle suscite depuis des siècles, et aujourd’hui encore. Remarquable, intrigante, impressionnante, au détour d’un regard, on la croise dans l’escalator… J’ai associé des bribes de texte de Bukowski pour venir appuyer la place de la femme dans l’esprit du poète.

« Malaise » : fameuse sensation d’angoisse bien connue de tous. J’ai voulu faire une allégorie du malaise par le ton ironique et répétitif d’un personnage qui, sur la fin déguste son beef -steack sans émotion sur fond de musique , pendant que son pote agonise à terre.

« LXX » (dont un remix de Xâm) : la marche du Roi Louis XX. Il n’existe que dans un monde parallèle. Prestance, élégance et démarche majestueuse dans un cadre chaotique de lutte armée . Garder la face en temps de guerre. Louis XX, mi -homme mi-dieu incarne à la fois puissance , magnificence et décadence.

« Maintenant ça suffit » : marque la fin d’un cycle et/ou des schémas répétitifs. Combat contre ses démons coriaces symbolisés par des chauves-souris mutantes, cris stridents entre damnation et rédemption.

Quels sont les genres de musiques électroniques que tu affectionnes particulièrement ? Quels sont selon toi les tracks/albums qui ont marqué ton propre parcours dans les musiques électroniques ?

J’aime beaucoup la Techno et L’Industrielle essentiellement pour leur puissance. La dark wave/ new wave pour le côté année 80 qui m’a inspiré depuis que je suis petite et que j’écoute la radio. Les rythmiques appuyées et le côté rock métal post punk qu’on retrouve dans le genre EBM. La transe des années 90 aussi pour le côté «électro-chamanique ». Le Rock Industriel qu’on retrouve chez Nin Inch Nails mais aussi chez Marilyn Manson qui a bercé mon adolescence. J’écoutais pas mal de rap aussi avec ces groupes qui sont devenus mythiques : Fonky Family, NTM, I AM, Snoop Dog, Cypress Hill, Dr Dre.

The Hacker – The brutalist (Different, 2004) : l’artiste qui a le plus influencé mon parcours dans la musique électronique, notamment par ce track pour son côté acid rave.

Laurent Garnier – Crispy bacon (F Communication, 1997) / Paul Kalkbrenner –  Berlin calling (BPitch Control, 2008) : avant de commencer à mixer, j’écoutais pas mal les classiques techno. Puis en développant mes recherches, je me suis orientée vers une techno plus sombre et plus expérimentale tel que les labels Stroboscopic Artefact, Kanding Ray ou encore Vatican Shadow.

Paula Temple – Gegen (Noise Manifesto, 2014) : gros coup de foudre pour sa techno déstructurée et percutante.

The Soft Moon – Being (Ancient Methods remix) (Aufnahme + Wiedergabe, 2016) : Anciant Method allie merveilleusement bien Techno et post punk, notamment dans ce remix pour The Soft Moon. J’aime beaucoup cette nouvelle mouvance de la Techno Industrielle comme le label T/W\B.

Daft Punk – Around the world (Virgin, 1996) : l’un des premiers sons «électro » qui m’a marqué.

Eric Sera – Le Cinquième élément (Virgin, 1997) : la bande originale d’Eric Serra qui m’a beaucoup inspirée avec ses textures et son univers futuriste.

Robert Miles – Children (DBX records, 1995) : une atmosphère mélancolique et puissante à la fois.

Quel est ton point de vue sur la scène alternative type free-party ? Es-tu sensible aux sonorités de type « core » ? As-tu déjà eu l’occasion de jouer sur cette scène ?

La scène alternative est toujours intéressante, c’est un autre cadre que j’adore : une autre philosophie, étonner, rassembler les gens… Je devrais y aller plus souvent à vrai dire.

Quels sont tes projets à venir ?

Actuellement je travaille à mon prochain EP. Et les soirées Cytochrome reprennent au Diskret, Lyon 3e.

Ton mot de la fin ?

Au delà des limites tu ressuscites…

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ParRichard B

Artokss

Rencontre avec Artokss, Dj Grenoblois et fondateur des soirées HDC.

Bonjour Artokss. Peux-tu te présenter ?

Bonjour, je m’appelle Julien, j’ai 34 ans et je viens de Grenoble. Je suis commercial la semaine et Dj le week-end. J’ai commencé à mixer à l’âge de 16 ans après avoir hérité de la table de mixage de mon frère.

Parles-nous de ton concept de soirées HDC. Que signifie HDC ? Que pouvons-nous retrouver dans tes soirées ?

House Deep Cocktail est une association entre un ami barman ( Willy), ma sœur pour la communication et le service ( Christelle) et moi-même pour la partie deejing et  ambiance luminaire.

 Dans nos soirées vous pouvez retrouver de la House, de la Deep, des cocktails sur mesure uniquement à base de produits frais et de qualités, le tout dans une ambiance tamisée cosy.

Nos soirées HDC ont lieu le plus souvent dans des bars et clubs, mais il nous arrive aussi de les faire pour des prestations privées. Nous sommes ouvert à toute proposition…

Quelles sont tes références musicales ?

Mes référence musicales sont très larges mais pour ne citer qu’eux je dirais Daft Punk, Justice, Brodinski, Gesagffestein

Vinne, Climbers, Alok et Hardwell.

Qu’est ce qui t’a motivé à devenir Dj ?

J’ai toujours aimé la musique. J’ai fais du piano et de la guitare quand j’étais plus jeune. Ce qui m’a motivé à devenir Dj c’est l’envie et le plaisir de faire danser les gens sur tous styles de musiques confondus. Très vite le côté Electro a pris le dessus sur le généraliste. Et c’est çà qui m’a donné envie de pousser plus loin la passion, surtout après certaines rencontre à Calvi et quelques mix, dont mon ami nounours.

Quel est ton meilleur souvenir en mix ? Et le pire ?

Mes meilleurs souvenirs : j’ en ai deux. Le nouvel an 2012 pour la fermeture du restaurant de mon ami Johane toffa ( Willy), c’était n’importe quoi lol.

Et là pool partie à l’Athypique Klub cet été 2017. Il y avait que des passionnés, c’était divin !!!!!

Le pire souvenir : une soirée privée.

Aurais-tu une anecdote croustillante à nous raconter ?

Oui bien sûre, c’ était à mes débuts en boîte de nuit au Georges 5 à Grenoble il y a 14ans.J’y ai vu des choses croustillantes comme tu le dis si bien lol.

Quel est ton point de vue sur le commercial et l’underground en musiques électroniques ?

Le commercial à prit ou pas d âme, c’est très basique et souvent des reprises. Les sons commerciaux sont souvent composés de samples plus ou moins anciens où l’on vient injecter une voix lambda… bref ça m’énerve.

L’Underground reste pour les puristes ou les gens ouverts à autre chose que Fun Radio, NRJ ou Skyrock. On y découvre des sons exceptionnels avec des putains de basses… bref faut que ça claque !!

Quel est ton top 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

  1. Matt Nash – Know My Love
  2. Vinne – Dat Junk
  3. Heiken & Kenshîn – Dance

Quelles sont tes actus à venir ?

Mes actus à venir sont essentiellement des soirées privées. J’ai également quelques dates à venir à l’Atypique Klub (Bernin 38) et d’autres projets pour le début d’année 2018 mais je ne peux pas trop en parler pour l’instant.

Le mot de la fin…

Faut que ça claque bordel !

 

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ParRichard B

Florian Berardi

Rencontre avec Florian Berardi, Dj résident de “LA SUITE” à Aix-les-Bains (73).

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je vis à Grenoble. J’ai commencé mon parcours au Café Noir (Grenoble) puis cela m’a motivé à intégrer l’UCPA.

J’ai mixé à Grenoble, en Ardèche, et en Savoie pour finir ma formation à l’Impérial (Lyon).

Après l’obtention de mon diplôme, je suis devenu Dj Résident à l’Impérial puis j’ai décidé de revenir sur Grenoble l’été dernier.Ensuite j’ai intégré La Suite à Aix les bains depuis Août 2017.

Comment as-tu commencé la musique ?

J’ai découvert le Djing avec mon oncle sur des vinyles. J’ai tout de suite eu cette passion pour la musique et partager mon univers avec les gens. Aujourd’hui, mon rêve est enfin devenu réalité.

Jeune diplômé de l’UCPA de Lyon, que t’as apporté cette formation, toi qui était déjà Dj depuis quelques années dans les bars et clubs Grenoblois ?

L’école m’a permis de découvrir et d’acquérir d’autres compétences comme les lights, la communication, les vidéos. Ce qui est un plus dans ce métier et me permet d’être polyvalent et autonome.

Comment te positionnes-tu sur le débat vinyle vs Cd vs Mp3 ? Toi-même as-tu déjà essayé diverses technologies ?

Ces 3 types sont complétements différents mais reste des outils pour diffuser de la musique. Le vinyle a pour l’avantage d’avoir un vrai touché pour diffuser…

Tu es le nouveau résident du club « LA SUITE » à Aix-les-bains (73), quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre dans tes soirées ?

La suite est une discothèque connue et reconnue en Savoie et dans la région. Les genres musicaux s’adaptent à la clientèle.

Les musiques sont commerciales tout en étant remixées Electro, ce qui permet aux clients d’apprécier leurs musiques préférées tout en s’amusant, en y ajoutant ma touche personnelle.

On peut également entendre dans le club de la Trap et du Moombahton.

Comment décrirais-tu ton style musical ?

Je suis un Dj généraliste, je m’adapte à tout style, à toute clientèle. Après ce que j’aime vraiment c’est plutôt l’Electro et le Hip Hop.

Quelles sont tes références en matière d’artistes ?

J’aime vraiment ce que font Damien N Drix, Klosman, j’en oublie mais en tout cas on a vraiment de bon artistes en France !

Quel est ton top 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Ce que je joue régulièrement en club en ce moment,

Je joue le track de N DRIX : Pushah, wingz,Turn it up, et j’en passe.

Sinon j’aime bien celle de Klosman & Nico de Andrea : porque me voy et skrillex : chicken soup !

Quels projets nous réverses-tu dans les mois prochains ?

Je continue du côté de La Suite pour des prochaines grosses soirées, après j’aurai quelques dates dans différents établissements en tant que Guest. Je continuerai à travailler dur pour réaliser mes objectifs et ceux de mon club.

Ton mot de la fin…

Je remercie la radio et l’équipe de m’avoir invité. Je remercie aussi toutes les personnes qui sont derrière moi et qui croient en moi !

 

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ParMarius Sergent

Disturbed Traxx

Compositeur engagé dans le style, un côté punk assumé, des signatures avec des labels prestigieux, bienvenue dans le monde de Steph Aka Disturbed Traxx :

Déjà merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions et avant tout, peux-tu te présenter ?

Bah merci à toi pour l’invitation.
Bonjour, je m’appelle Steph, j’ai 37 ans, originaire d’un village près d’Avignon et je suis producteur de musiques électroniques et live performer sous le nom de Disturbed Traxx depuis 2001.

Si je ne dis pas de bêtises, t’as eu ta période punk et du coup, quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

(Rire). Oui complètement ! J’ai eu ma période d’anarchie capillaire à grands coups de musique aux guitares saturées sur des textes, des fois, pas très intelligents…
Et cet héritage se ressent sur mes compositions, qui sont souvent des accords « barret » de guitare.
Mes influences viennent de plusieurs groupes et artistes qui m’ont bercé pendant toutes ces années, qui raisonnent encore dans ma tête et dans le studio, et qui sont entre autres: les Clash, les Sex Pistols, Radiohead, Nirvana, Korn, NIN, Manson.
Des groupes et artistes qui m’ont donné cette passion de la musique.

Peux-tu citer 5 tracks (ou albums) qui t’ont particulièrement marqué en musiques ? Quels souvenirs te ravivent ces tracks/albums ?

Alors en :

  1. The Offspring – Genocide (Epitath – 1994), découverte du punk et grunge dans la cave d’un ami.
  2. Nirvana – Breed (DGC – 1991) : premiers accords sur une pauvre guitare sèche qui n’avait que trois cordes.
  3. Metallica – Ride The Lightning (MegaForce Record – 1984) : découverte du mélange entre la  mélancolie et l’agressivité (j’adore).
  4. Marylin Manson – Portrait Of An American Family (Nothing Record – 1994), c’est là que j’ai découvert que je pouvais transformer ma guitare en son de synthé avec un bon pédalier.
  5. Trent Reznor qui est pour moi un putain de génie de l’écriture et de la composition, qui impose le respect, même s’il sort des bas-fonds du rock alternatif underground.

Et j’ai un :

6. qui est Justice – Water Of Nazareth (Ed Bangers Record – 2006), qui m’a fait ralentir le BPM pour commencer à composer de l’électro trash techno.

Comment es-tu rentré en contact avec la musique électronique ?

Bah disons que la vie de groupe c’est compliquée… je commençais à me lasser… puis, c’était en 2001, un samedi soir, je me suis retrouvé dans une soirée où jouaient « Cristal Distortion » et là je me suis dit: « lui il a un groupe tout seul !!» Puis le week end d’après j’étais de nouveau en soirée pour écouter Dj Rykkk’s et là, c’est la révélation !
Je suis rentré, j’ai vendu mon ampli Valvestates, mon pédalier multi effets et j’ai acheté une « rm1x » (synthé, boite à rythme, séquenceur) et me voilà à écrire de la « Techno Tribe ».
Derrière, j’ai contribué à créer un sound system et j’ai commencé à me produire en rave party.

En tant que producteur infatiguable, comment puises-tu ton inspiration pour composer ? Quels sont tes influences en matière de production ?

 (Rire). Si si, je me fatigue tout seul et dans tous les sens du terme.
Pour l’inspiration, c’est par cycle en général. Il faut surtout que je sois en très bonnes conditions mentales, et c’est grâce à tout ce qui se passe dans ma vie et les personnes avec qui je la partage qu’elle vient.
Quant à mes influences, elles sont puisées en partie dans la musiques rock, punk, métal, pop que j’écoute avec, entre autres, les groupes et artistes que j’ai cités précédemment, et dans le coté électro, ce sera plutôt sur du Boysnoize, Justice, Sebastian… et j’en oublie…

Tu as signé auprès de nombreux labels comme Junky Robot ou Chapati Express pour ne citer qu’eux, et du coup, comment se passe la collaboration avec les labels sur lesquels tu as signé ? Que t’apportent-ils dans ta carrière d’artiste ?

Pour ce qui est de la collaboration avec les labels, j’avais déjà monté mon propre label, Mystik Rec, où l’on avait déjà produit 2 séries de vinyles. C’est de là que j’ai pu commencer à me faire entendre et à me produire sur la scène underground techno…
Après, cela s’est fait par de bonnes rencontres qui ont écouté mon travail et m’ont fait confiance en me demandant un remix. Puis Chapati Express m’a contacté, et Junky Robot, et ainsi de suite…
Après, je sais pas si on peut appeler ça vraiment une carrière, mais ils m’ont permis d’être entendu, écouté, et ils m’ont apporté la visibilité et de nouveaux réseaux de contact et je les en remercie…

Quel matériels et logiciels possèdes-tu dans ton home studio ? Recherches-tu des spécificités techniques particulières ?

Alors j’ai deux parties dans le studio, compo et live.

Pour la compo, j’utilise Imac I5, 3,0ghz, en double écran, une interface audio Motu 10 entrée/10 sorties, un clavier midi, une reverb et un multi effet hardware. Le studio est entièrement traité pour l’acoustique, il est équipé en monitoring HS7 et HS8 Yamaha. Je recherche un grain et des sonorités qui me correspondent, et pour ça, je crée des patch de synthétiseur puis je les passe dans mon hardware pour les ré-échantillonner, les boucler, les découper, les tordre dans tous les sens, jusqu’à trouver le bruit ou le son que je cherchais. C’est ce qui fait un peu ma patte.

Pour le live, j’ai opté pour l’efficacité sur scène et le côté pratique pour le transport. En prestation je tourne avec un macbook, la même interface audio que pour la compo, câblée en sortie séparées pour rentrer dans une Allen&Heath zedi10. Le tout piloté avec un contrôler Vestax VCM600. Avec cette config, je peux maitriser chaque clip/loop du set live et agir à n’importe quel moment pour pouvoir mélanger les pistes et boucles de chaque morceau entre elles. Je m’amuse, le public aussi, et c’est très efficace sur le dancefloor (Rire).

Enfin, pour les logiciels, je travaille exclusivement sur Ableton live et des VST comme le Sylenth, Sérum, D16Group, Wave, Plugalliance…

Travailles-tu seul ou en collaboration ?

Alors en général je travaille seul, déjà parce que je suis très dur en studio et je manque de patience parfois…
Ensuite ça m’arrive de faire des co-productions avec d’autres artistes et des remix, le travail à distance est devenu beaucoup simple avec internet pour les transferts de fichiers et projets.

Pour toi, c’est quoi un bon producteur en musique électronique ?

Euh… C’est quelqu’un de passionné avant tout, créatif, innovant, et qui va trouver LA séquence, LE sound design qui te met les poils!!
Quelqu’un qui n’a pas besoin de se formater à ce qui fonctionne pour produire de la qualité !

Quels sont tes projets à venir ?

Mes projets à venir ? J’attends quelques propositions de labels car j’ai quelques tracks de côté, j’ai aussi un morceau assez Oldshool Techno qui devrait voir le jour sur un ep Junky Robot (en digital) et mon ami Gotek m’a contacter pour refaire un featuring pour un nouveau label techno italien « ULTRA WILD »
Donc pour 2018 il y aura encore et toujours plus de son !

Encore merci pour le temps consacré, et le mot de la fin ?

Merci à vous pour cette invitation et pour l’investissement de votre part, pour nous faire entendre, pour nous faire découvrir et exister.
Le mot de la fin est une phrase de producteur qui m’a été soufflée un jour, qui veut dire, en gros, que nous ne sommes jamais totalement satisfaits de notre travail et qu’il est toujours ancré dans notre tête.

    THE DRUM IS GOOD BUT…

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ParRichard B

Nico De Carli

Rencontre avec Nico De Carli, Guest Dj entre Suisse et Rhône-Alpes. Ses sets, des mélanges groove et festifs, une prédominance pour la Deep House et une House music punchie qui ont fait toute sa réputation.

Peux-tu te présenter ainsi que les diverses activités qui te lient à la musique électronique ?

Tout d’abord, Nico De Carli c’est mon vrai nom !! Amoureux de House music, mais pas assez geek pour maîtriser la production. Par manque de temps j’ai du abandonner un podcast mensuel orienté Deep House mais j’ai bien en projet d’en relancer un nouveau .

Quel est ton parcours jusqu’ici ?

Merci pour cette question qui met une claque lol !! si je compte bien tout a démarré il y a environ 25 ans quand j’étais ado… les 1er anniversaires et nouvel an entre potes dans des garages, suivi plus tard d’une disco mobile en association. Autodidacte, je m’entraînais tous seul dans ma cave a caler des vinyles sur des platines a courroies.

Début années 2000, lassé par le répertoire à jouer dans les soirées privées, je me suis tourné vers les clubs avec ma 1ere résidence dans un petit club de l’Ain. En 2004 c’est le réseau 2Night, un site de reportage clubbing qui m’a fait connaître la nuit Aixoise et Chambérienne. J’en étais un des djs officiels et je manageais les équipes de reporters. C’est Dj Deal qui m’a ensuite proposé de le remplacer et prendre la résidence a Aix les Bains du 502 avec mon ami Manu.C qui était lui au Château Glam Club, le club House de référence a l’époque.

Et tout cela avec un taff la semaine !!!

Puis est venu le kiffe, être Dj a plein temps, pouvoir vivre de sa passion pendant une période qui a durée 10 ans .

Tout d’abord une résidence de 6 ans au BOWL a Annecy, mon club de cœur ou au fil des années j’ai évolué au même rythme que l’établissement prenait de l’importance. Une belle aventure qui encore une fois m’avait été proposé par Dj Deal le DA de l’époque.

Ensuite 18 mois a Rumilly pour un revival du Scrabble un club historique. Avec des projets fous de la direction ( Ben & Sab ) tel que le  “Color Me Festival”.

Quelques années donc de Dj résident et de Guest sur des soirées de semaine ou le dimanche, pour ne finir que sur des dates en Guest dans toute la région Rhône-Alpes en passant par Strasbourg et Toulouse ou les clubs de stations.

Aujourd’hui j’ai repris une activité professionnelle la semaine, car a 40 ans “ce qui est fait n’est plus a faire”, je prends plaisir sur quelques dates lorsqu’on m’appelle pour mon style musical.

Quelles sont tes références musicales ?

Un nom me viens tout de suite en tête, Michael Jackson !! j’ai grandi avec lui et l’album Thriller, ce qui m’a ouvert a tous les artistes Motown et la Black music en général. Du Funk au Disco, de la Soul au Gospel, on retrouve toutes ces influences dans la House.

Qu’est ce qui t’as donné envie de devenir Dj ?

Et bien on va dire que c’est plutôt accidentel en fait. Comme je l’expliquais plus haut, on avait une sono plutôt amateur au début et j’étais plus dans le plaisir de la technique et de brasser du matériel. Mais un jour où mon pote était absent, j’ai du prendre le micro et les platines et ça a plu. En parallèle je découvrais la “House Garage”  et je rêvais de pouvoir faire partager cette musique.

Comment pourrais-tu décrire ton style musical et quels sont les genres électroniques que l’on peut entendre dans tes soirées ?

Dans l’ensemble très groovy, j’ai besoin de vibrer par des instrus et des voies !!!

Une prédominance vous l’avez compris pour la House dans toutes ces déclinaisons.

Comment organises-tu ta programmation ?

 2 façons de voir les choses :

Le coté Dj résident est ancré en moi  et lors de dates plutôt clubbing et  mainstream, j’aime maîtriser ma soirée du warm-up plutôt Deep, suivi de Futur Bass House ou de l’Electro. Souvent un break sur des sons Hip Hop, Pop Rock mais plutôt dans le Old School.

Pour un afterwork je vais plus chercher a faire voyager les gens a démarrant Down Tempo, mélangeant Deep commerciale et underground pour finir très House et Tech-House.

Quel est ton meilleur souvenir en mix ? Et ton pire ?

Je dirais un jeudi soir où le Bowl était privatisé pour le Festival du Film d’animation d’Annecy. 1000 personnes, une clientèle internationale, j’étais accompagné de percus ( les mad’in’thai) et de Hugo machine pour la trompette, chant et beatbox. Ce soir là je me suis mis dans la peau d’un Dj dans le sens artistique du terme, j’ai joué ma musique, le staff était a bloc, certains clients me demandaient où pouvoir me retrouver “avec mes musiciens”  lol c’était la folie !!! 23h – 5H mon plus beau set.

Sinon pas de mauvais souvenir si ce n’est les requêtes de clients toujours hors sujet avec le set en cours !!!

Quel est ton top 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Voici donc 3 morceaux House, tous très différents mais qui vous donneront une idée de mon univers.

1 Camelphat & Elderbrook – Cola , depuis cet été je ne peux plus m’en passer !!!

2 Basement Jaxx – Jump & Shout ( Erik Agleton )

3 Dombresky & Tony Romera – Girls Night Out

Quelle est la prochaine étape pour toi ?

Plutôt une continuité, on me retrouve entre  Aix les Bains et Annecy essentiellement sur des afterworks, des apéros Deep  où je prends plaisir a simplement faire bouger les têtes.

Ainsi que sur la tournée des Boum 80 90 2000 entre Suisse et Rhône-Alpes, pour le fun de ressortir les tubes de la french touch ou du Barry White !!!

Le mot de la fin…

Poses ton tel et écoutes ton Dj !!!

 

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ParRichard B

Nomade

Rencontre avec Tim Burel, Dj / Producteur et fondateur de NOMADE, un projet de performance live et entièrement dédié à la musique et au voyage. Ayant la volonté d’être totalement indépendant, ses lives se produiront dans n’importe quel endroit du monde, à n’importe quel moment uniquement pour le plus grand bonheur de ceux qui écouteront.

Peux-tu te présenter ainsi que les diverses activités qui te lient à la musique électronique ?

Bonjour, Je m’appelle Tim Burel, j’ai 21ans et je suis Dj depuis 5ans en résidences et fondateur du projet NOMADE.

Peux-tu nous parler de tes influences musicales ? Qui t’as donné envie d’être Dj ?

J’ai envie de dire mon grand frère (rire). Pendant mon enfance et ma pré-adolescence, toute la musique que j’écoutais était celle venue de la chambre de mon frère, qu’il mettait à fond chaque soir. Ça empêchait mes parents de dormir mais personnellement j’aimais ça! C’est sans doute lui qui a créé une grande partie de ma culture Rock avec des artistes comme Santana, Pink Floyd, The Police, Gorillaz, The Eagles, Red Hot Chili Peppers etc… Des années plus tard mon grand frère et des amis a lui se rendaient souvent dans des raves et j’avais jamais le droit d’y aller (étant trop jeune). Je ne comprenais pas pourquoi cela m’était totalement interdit mais aujourd’hui je me rend compte. Étant l’organisateur d’un festival qui s’appelait Microcosme, un genre de festival Psy-Trance, Techno, Dubstep … c’est là ou j’ai commencer à découvrir ce qu’était un Dj et ce qu’il faisait. J’ai voulu faire pareil tout simplement parce que j’aimais cette ambiance !

Tu as plusieurs étiquettes en tant qu’artiste : Dj, Producteur et également ton concept NOMADE. Comment arrives-tu a gérer et réaliser toutes ces activités en plus de ta scolarité ?

En rassemblant le tout ! Mon travail de Dj me permet de garder la main et encore approfondir ma technique tout en payant mon école et NOMADE, mon projet personnel, se développe grâce à l’école d’ingénieur son que j’effectue en ce moment ! C’est pas facile, c’est du 6 jours sur 7 avec un rythme de nuit et un rythme de jour mais quand on est passionné on ne compte plus ses heures (rire).

Parles-nous de ton concept NOMADE. Comment est né le projet ? Et où souhaites-tu l’emmener ?

Le projet NOMADE part tous simplement d’un after de soirée avec deux potes. Le projet NOMADE c’est le fait de créer une performance live que l’on diffuse dans les lieux les plus insolites et les plus beaux du globe. Autrement dit c’est de la musique, des voyages, des rencontres, des paysages. Au départ nous étions 3 Djs. Hugo Berness, Alex Marrel et moi. Nous débattions sur le sujet du Clubbin’ et comment il était pervertit aujourd’hui et on voulait faire notre truc. Diffuser de la musique de la manière que l’on voulait sans que personne nous dicte ce que nous devions faire. Tout les trois on est des grands amoureux de la musique et on voulait la diffuser au maximum possible avec la plus grande simplicité possible. Dans n’importe quel endroit du monde, sans aucune barrière ayant juste le but de partager avec ceux qui écouterons… En toute humilité. Un délire entre potes qui à finit par être un projet mais chacun à ses défauts. Alex est partit de son côté abandonnant l’idée, et Hugo finit part déménager à Bruxelles. Je mène du coup la barque seul, et j’essaie de mener ce projet a bien. Le but c’est de créer une vraie performance live avec machines et instruments, de faire le maximum d’endroits magnifiques et insolites possible, et bien sûr un album en s’inspirant des voyages effectués.

Chacun de tes shows NOMADE font des dizaines voire des centaines de milliers de vues. Comment expliques-tu un tel succès et notamment ton show fait à la cascade du Rouget qui a fait plus d’un million de vues ?

Il faut savoir avant tout que l’histoire de la Cascade du Rouget est la plus grande chance que j’ai eu de ma vie. Des rencontres inoubliables, au départ je me suis installé là-bas et vu l’endroit si paisible j’avais peur, beaucoup plus peur de gêner, qu’autre chose. Au final une trentaine de personnes faisaient un séminaire de Yoga et dès qu’il entendirent la musique il ont couru tout autour de moi pour danser et profiter. C’est un moment qui restera gravé à tout jamais dans ma mémoire. Pour moi ce qui à fait la réussite de la vidéo c’est parce qu’elle veut tout dire : Les sourires, le lieu complètement fou, le temps qui était magnifique, les gens, l’ambiance, le partage … Je ne parle pas de commerce, je ne parle pas de business, je ne parle pas d’intérêt, je donne tout simplement, en attendant rien en retour. C’est uniquement du partage, et de la simplicité : nature, voyage, musique. On a tous notre message à transmettre, et je le fais a travers la musique et j’ai comme le besoin quelle soit diffusée partout et non uniquement là ou on me dit de le faire…

En plus de NOMADE, tu viens de démarrer une nouvelle résidence au BOOMBOX CLUB à Annecy (74), un club plus porté sur le R’n’b que la House music. Quelles ont été tes motivations pour ce nouveau projet ?

L’école. Honnêtement mon école me coûte plus de 1 000 euro par mois, j’ai que 21 ans, j’ai pas forcement d’économies mais j’ai des rêves. Alors j’utilise ce que je fais de mieux pour financer mes études. Disons qu’au lieu d’investir dans des choses futiles, je décide d’investir dans mon projet.

Côté production, as-tu des projets en cours ?

Alors oui j’ai des projets, notamment un gros projet d’album mais pour cela j’ai encore pleins de chose à voir et à apprendre mais des tracks sont déjà là mais ne sortirons pas avant la sortie de l’album. Peut être que je sortirai un EP avant je sais pas trop encore mais avec l’école ça ira tous seul ! 🙂

Quel est ton TOP 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Nora En Pure: Tears in Yours Eyes

Purple Disco : Devils in Me

Camel Phat : Drop It

Trois ambiances différentes, et trois émotions que j’aime.

Que peut-on te souhaiter pour l’avenir ?

Tout ce que tu veux !

Le mot de la fin…

La devise de NOMADE : La musique reste avant tout un partage avec un état d’esprit libre !

MERCI !

Retrouvez Tim Burel sur le web :

ParRichard B

Maxime Timpano

Rencontre avec Maxime Timpano, Dj et producteur, originaire de la ville de Roussillon dans l’Isère (38).

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Alors en quelques mots, je suis un jeune trentenaire qui, au lieu d’aimer le foot, comme tous les mecs de mon âge, a toujours préféré la musique… J’ai rapidement compris que la musique allait jouer un grand rôle dans ma vie et qu’elle me suivrait de partout ! Il est impossible de pouvoir être heureux dans la vie s’en elle.

Qu’est-ce qui t’as motivé à devenir Dj dans la scène électro ?

La passion pour cette musique, le faite d’avoir toujours assisté à beaucoup de concerts. Bien évidemment la démocratisation du Djing, (belle industrie du rêve lol…), l’envie de partager, le besoin d’expression, quelques opportunités, et bien sûr l’envie de faire danser !!! Mais faire danser les gens qui partagent l’amour de ce genre musical !

Quels sont tes artistes et labels de prédilections en ce moment ?

Mes artistes : Hawtin, Villalobos, Carola, Fatboy slim, Sebastien Leger, Guanlong, Teets, David Gtronic, et énormément d’autres…

Mes Labels : Real Rhythm, Fragments, Saint & Don’t, Minus, Perlon, BlowUp Music, etc… 

As-tu une résidence ? Comment procèdes-tu dans le démarchage de tes soirées ?

Oui au Cargo Bar, un bel établissement bar à bière, vin et spiritueux, avec une capacité d’environ 350 personnes, complet chaque weekend, c’est le pied !!! Je ne démarche pas mes soirées, je suis Dj et producteur… pas promoteur lol. Généralement les organisateurs me contactent, mais bon les bookings restent trop peu fréquents.

As-tu un statut professionnel ? Vis-tu de la musique ou as-tu un travail à coté ?

Oui je suis auto-entrepreneur depuis bientôt 7 ans en mars, j’ai une disco-mobile qui tourne plutôt très bien, environ 400 prestations. Je travaille en semaine évidemment, aucun Dj local ne peut vivre de la musique, du moins sauf celui qui se contente de peu, et aime profiter des APL et du RSA.

Tu es Dj mais tu est également producteur, Comment as-tu appris à composer ?

J’ai appris grâce aux conseils de super gars comme Teets et Juanito, autrement, en pratiquant des heures et des heures !!! Peu de mecs sont prêt à prendre du temps pour t’apprendre et te donner de bons conseils. Il y a, hélas, trop peu de partage dans ce milieu, ce qui est dommage car c’est ce que la musique électronique et ces représentants prétendent revendiquer…

Pourquoi as-tu choisi de produire ce type de sonorités ? As-tu déjà produit d’autres genres ?

Souvent j’ai cherché à produire certains genres parce que ça marchait à l’époque, mais je n’arrivais pas à terminer une piste. Puis un jour j’ai fais ce que j’aimais vraiment produire et les sorties ce sont enchainées, j’aime quand ça raconte une histoire, quand c’est sombre et qu’il y a de la basse !!!

Comment puises-tu ton inspiration pour composer ? Quelles sont tes influences en matière de production ?

Je ne m’impose aucun rythme, parfois je ne touche pas à mon home studio pendant 3 mois parce que le temps, l’humeur, l’envie sont très importants pour pouvoir sortir un truc. Mes influences sont la Minimal, Micro House, Dub, Reggae, Hip-hop, Funk, etc..

Comment te positionnes-tu sur le débat entre musique électronique underground et commerciale ? Quel est ton point de vue sur l’EDM ? Les free-parties ?

Tu sais, il en faut pour tout le monde lol. À la fin tout le monde s’y retrouve !! Underground (si on peut appeler ça comme ça, avec tout le fric qu’il génère), EDM ? lol c’est un peu comme le débat VINYLE ou CD, on en finira jamais ! Moi perso, c’est pas ma came après pour avoir vu des vidéos de festivals EDM, c’est grandiose, lights de dingue, scènes immenses, les gens ont l’air de passer du bon temps 😉 et c’est le plus important !!! Free-parties ? Bien-sûr, certainement toujours trop de drogues mais les gens y aiment le son !

Le mot de la fin…

Bin, je dirais COURAGE à tout ceux qui souhaitent faire parti de l’illusion du monde de la musique dite électronique. Ne vous prenez pas trop le chou, trouvez votre plaisir par vous même, mais ne vous attendez pas à parvenir aux strass et paillettes !!! L’underground est devenu commercial et seule l’élite peu y prétendre…

Retrouvez Maxime Timpano sur le web :

ParRichard B

Brothers In Arts

Rencontre avec le duo Lyonnais, Brothers In Arts (Peter & Tony), Djs / Producteurs de House & G-House aux sonorités Funk et Groove. Ils nous font le plaisir de répondre à nos questions.

Quelques phrases pour vous présenter : comment le duo Brothers In Arts est-il né ?

Nous sommes Peter et Tony, tous deux originaires de Lyon ! Cela fait 4 ans que l’on se côtoie. Le projet B.I.A  a débuté en 2015, on faisait parti de 2 associations qui avaient des projets en commun. De là est venu l’envie de produire. Nous étions plusieurs, chacun avait son style. Rapidement, nous nous sommes retrouvés à deux.

Quel est votre héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

Tony : pour ma part j’ai été bercé par le Hip Hop Old School, le Funk, la New Jack, la New Wave et de la Dance que je mixais à mes tous débuts.

Peter : moi c’était plutôt le Rock, le Metal, puis le Dub et le Drum’n Bass qui ont rythmé ma jeunesse avant d’en arriver à la House Music.

Pensez-vous comme certains que la musique électronique et les fêtes étaient mieux avant ?

Nous ne pensons pas du tout que c’était mieux avant. C’est assez négationniste comme pensée. C’est simplement différent. Aujourd’hui ce type de musique est beaucoup mieux perçu qu’à l’époque, elle a gagné sa place. On est passé d’un mouvement underground à un mouvement presque populaire. Le gros changement qui s’est opéré avec cette démocratisation du genre, c’est la multiplication des sous genres (Deep House, Tech House, Tropical House, G-House, etc…). C’est notamment avec l’arrivée d’un nouveau canal de vente qu’est internet que, par soucis de classification de la musique, on est passé d’un monde binaire, House/Techno, à un monde de subdivision et de classification commercial.

Aujourd’hui tous ces sous genres créent de la diversité. De celle-ci né une plus grande culture musicale et une meilleure acceptation du genre principale. On entends de la « House Music » très souvent et partout.

Pour ce qui est des fêtes en particulier, nous avons perdu les raves et autres free party au profit d’un vrai encadrement législative et associatif qui propose des évènements variés, un discours et des valeurs positives ainsi qu’un véritable confort pour celui qui vient faire la fête.

Pouvez-vous citer 5 tracks (ou albums) qui vous ont particulièrement marqué en musique électronique ?

Carrément ! Même plus si tu veux !

1 – DJ Sneak – Keep On Groovin

2 – Mason – Exceeder

3 – Cajemere & Russoul – Let’s Dance

4 – Hot Natured – Reverse Sky Diving

5 – Sharam Hey, Kolombo – Friday Night

Et pour l’album, on table sur Etienne de Crecy – Super Discount Vol.1

Comment en êtes vous arrivé à la production de musique électronique ? Travaillez-vous seuls ou en collaboration ?

Par envie et motivation. Parce qu’on adorait ça et que le Djing seul ne nous suffisait pas ! La plupart du temps on compose tous les 2 mais il nous est arrivé et il nous arrive encore de faire des collab’ avec des artistes de la scène internationale ! Notamment avec le Brésil en ce moment !

Comment puisez-vous votre inspiration pour composer ? Quels sont vos influences en matière de production ?

L’inspiration comme on dit ça vient pas sur demande ! On bricole, on bidouille, on écoute, et réécoute, on jette, on recommence ! On cherche beaucoup de sonorités qui vont bien ensemble et qui nous plaisent aussi ! Parfois on part d’un vocal qu’on aime bien ! Parfois on trouve une ligne de basse bien cool et on part là dessus tout naturellement. La plupart du temps, quand on a tout pour faire un track, la composition est fluide !

On est beaucoup influencé par la Groove Music. Notre héritage Hip-Hop/Funk ressort très souvent. Une bonne basse et un rack de drums costaud et le tour est joué 😉 .

Comment se passe la collaboration avec les labels sur lesquels vous avez signé ? Que vous apportent-ils dans votre carrière d’artiste ?

Ça se passe plutôt bien dans l’ensemble ! Il nous arrive souvent de signer plusieurs fois sur le même label. Même des très gros comme, Up Club Records. Ils nous apportent de la visibilité, du réseau, des contacts, des projets et toujours plus de motivation pour entreprendre de nouvelles choses !

Quels conseils donneriez-vous à un jeune artiste en musique électronique ?

De persévérer surtout ! De ne pas s’illusionner et de rien attendre en retour ! Prendre énormément de plaisir et faire ça avec toujours la même passion, chaque jour !

Quels sont vos projets à venir ?

Même si on est pas hyper fan du marketing, on doit bien se montrer un peu et montrer ce qu’on fait. Notre communauté grandie petit-à-petit déjà, c’est très encourageant et on se sent soutenu !

Plusieurs EP vont encore sortir sur des labels influents de la scène mondiale. Sleazy G, Up Club ou encore Delicious Recodring seront de la partie pour ne citer qu’eux.

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ParHigh Potential

César

Rencontre avec César, jeune DJ officiant dans la Lot Et Garonne, ex membre du duo Skysailor et amoureux de l’Electro, la House et la Techno !

César en quelques mots : qui se cache derrière ce pseudo ?

Salut, moi c’est César, 25 ans : je suis DJ et j’habite dans le Lot et Garonne à Agen. Je mixe depuis que j’ai 16 ans ; je fais de la House, Bass House et Techno.

Tu es originaire du Lot et Garonne : comment se porte la musique électronique locale ? Quels sont les lieux et organisateurs incontournables en selon toi ?

La musique électronique en Lot et Garonne, elle est en évolution. Pendant des années, des assos et orgas ont essayé de faire bouger les choses… Mais c’est difficile car on est situé entre Bordeaux et Toulouse qui sont deux grandes villes électroniques. Dans quelques années, ça devrait évoluer, notamment grâce à Marmande où le Garorock reste un poids lourd des festivals en France. L’équipe du Garorock fait un super boulot et fait bouger la Nouvelle Aquitaine. Toujours à Marmande, la jeune asso « La Cerisaie » organise pas mal aussi. Pour moi, les lieux où il faut absolument s’arrêter, c’est le Radio City et l’Indé.

Depuis combien de temps fréquentes-tu la scène des musiques électroniques ? Quelles sont tes influences ?

Ca va faire 9 ans que je fréquente la scène électronique. Mes influences : Claptone, Amin Edge & Dance, Crowd Control, Arround7, Loge21, Paul Kalkbrenner, Landmark, Laurent Garnier, Jay Lumen…

Comment as-tu appris à mixer ? Quelles étaient tes influences à l’époque ?

J’ai appris à mixer tout seul avant de me perfectionner grâce aux rencontres que j’ai faites en soirées. Les assos locales et mon ancien duo Skysailor m’ont également beaucoup apporté : on a fait de nombreuses scènes ensemble et ça m’a permis d’apprendre la technique et le live aussi. Au début, quand j’ai eu mon premier contrôleur, j’étais très commercial : c’était l’époque de David Guetta avec son album « One more love ». Mais je suis rapidement passé à des sonorités plus électro avec Bloody Beetroots, Justice, Boys Noize ou encore SébatiAn. Au fil du temps, j’ai également exploré la House et la Techno.

Sur scène : quel matos utilises-tu ? Es-tu en DJ set ou en live machine ? Qu’est- ce qui fait ton originalité ?

Je suis toujours avec mon petit contrôleur DDJ SB et mon Mac : c’est un matos qui me suit depuis 4-5 ans. Quand j’étais en duo avec Skysailor, on avait une régie Pioneer et on intégrait du live avec un pad et un push : c’était vraiment cool de rajouter notre patte au set, ça donnait un coté “musicien” allant au-delà du DJ qui passe ses tracks.

Quels sont les lieux où tu as joué ? Ton meilleur souvenir de soirée ? Et ton pire ?

J’ai joué dans pas mal d’endroits cool : du petit bar du coin au festival. Pour mon meilleur souvenir, c’est difficile car il y en a tellement… Mais celui qui m’a le plus marqué, c’est une soirée à Mont de Marsan, au club le « Zoo » : il y avait une vraie alchimie avec le public, le club était blindé et j’avais l’impression d’être dans un grand festival (rires). Pour le pire souvenir, ça reste une soirée prévue depuis des mois malheureusement annulée une fois sur place !

Quel est ton rapport à la production ?

Ça reste un statut compliqué pour moi. Je ne fais pas beaucoup de productions pour le moment mais je compte m’y mettre l’année prochaine. J’ai envie d’évoluer et de faire mes propres morceaux parce que dans ma tête, je sais déjà ce que je veux faire.

Quels sont tes projets & actus à venir ?

Beaucoup de projets à venir : reprise de dates et un tout nouveau DJ set pour 2018. Et sortir une track pour la fin de l’année prochaine aussi.

Ton mot de la fin ?

Merci pour l’interview et un grand merci à tous ceux qui me suivent depuis le début !

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ParMarius Sergent

Sliaaz

Après l’interview de Yousk, rencontre avec Sliaaz, Dj et membre du collectif A-Nîmé, qui se représentera au Paloma de Nîmes le jeudi 23/11/2017 pour les ; maintenant célèbre ; Apéro-Techno :

Merci de prendre le temps de répondre à mes questions et avant toute chose, peux-tu commencer à te présenter ainsi que ton parcours ?

Mon nom est Priscillia Colas, alias Sliaaz, je suis originaire de Corse, native d’Ajaccio… J’ai toujours été passionné de musique au plus loin que je me souvienne… Petite, je passais énormément de temps à écouter de la musique plutôt que de regarder la télé… les dessins animés ; c’était pas trop mon truc !!
A l’adolescence, j’ai appris à jouer de la guitare, avec laquel j’ai eu beaucoup de facilité et qui m’a permise d’évoluer très vite… J’avais 17 ans !
Je ne viens pas d’une famille de musicien, j’ai toujours été un peu un extra terrestre pour eux mais, au plus loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu travailler dans ce domaine. Il m’a juste fallu un peu plus de temps pour enfin trouver ma voie (sourire).

Quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

D’où me viens cette passion ? Peut être du plus profond de moi même, ou bien de mon père. Je me souviens qu’il écoutait beaucoup, beaucoup, beaucoup de musiques tout le temps, partout. Beaucoup de Rock comme ACDC, Iron Maiden, Gun’s and Roses, Pink Floyd ou même encore Bob Marley… Je crois qu’il doit avoir tous ses albums (rire).
Et de mon oncle (peut-être), très mordu de Disco et de Funk…

Comment se porte la culture électronique près de chez toi ? As-tu le sentiment qu’il y a une scène locale spécifique ?

Elle se porte plutôt bien, il y a moins de gros évènements en hiver dans le sud, mais beaucoup de petits évènements portés par des collectifs et c’est plutôt cool. Tels que les Capricieuses, Le festival Dernier Cri, les Apéros Techno d’A-Nîmé, les soirées au Rockstore, l’Antirouille, le Dieze, le PZ, etc.
Il y a toujours quelque chose, même si la Villa Rouge a laissé un manque pour beaucoup, on reste dans une région toujours plus active, sans oublier la saison d’été avec une multitude d’events pour tous les gouts…

La question classique mais qu’on se pose tous, d’où vient ton nom de scène ?

Alors Priscillia, Sliaaz, je sais pas, ça m’est venu assez naturellement en fait… c’est comme un diminutif sur lequel j’ai rajouté un Z tout simplement (rire).

Comment as-tu appris à mixer ?

Avec des platines ! (rire). En regardant les autres, en passant du temps à apprendre, regarder, écouter ! Cut Killer a été le premier a m’influencer, j’ai longtemps été branchée Hip Hop.

Quels artistes ou labels ont influencé ta conception du mix ?

Laurent Garnier, qui pour moi, possède une maîtrise du mix incroyable, Solomun et Claptone.
Puis les labels Hungry music, Labo T, et bien évidemment Way of House qui ont été pour moi un déclencheur sur mon identité musicale. Et aussi, je ne peux pas ne pas mentionner Greg Delon, qui m’a donné une autre vision, une approche beaucoup plus éclectique que ce je m’étais appropriée au départ.

Comment fais-tu pour créer un set ? Es-tu plutôt du genre à tout bien préparer à la maison ou tu es plus sur l’improvisation ?

Un peu des deux en fait, je prépare plus ou moins la direction que je vais donner a mon set mais il y a beaucoup d’improvisation en règle générale, car on ne sait jamais devant quel public on va se retrouver, et comment le public sera réceptif à notre musique. On ne peut pas vraiment tout prévoir à l’avance. J’aime m’adapter au mieux tout en gardant mon identité musicale.

Tu mix sur quels matériels, vinyle, MP3, logiciel informatique ?

Mon set-up favori est de jouer sur des Pioneer CDJ 2000 nexus & Table DJM 900 nexus (en USB sous Rekordbox).

Peux-tu nous raconter ta première expérience de mix en public ? Qu’est-ce qui a changé depuis ?

Ma 1ère expérience (rire). J’en rigole aujourd’hui mais j’étais tétanisée, pour le coup j’avais préparé mon set à la loupe.
Depuis j’ai parcouru bien du chemin et me suis rendue compte du public différent et des aléas devant lequel on pouvait se retrouver à chaque fois. M ême si je le voulais aujourd’hui, je ne peux plus préparer mon set comme j’ai pu le faire pour ma première fois. Et bien que chaque prestation, qu’elle quelle soit, m’envoie un taux de stress incommensurable, dès le premier morceau, le plaisir prend place !

As-tu une résidence ? Comment procèdes-tu dans le démarchage de tes soirées ?

L’été, vous pouvez me retrouver au Sun Beach Paralia (Cap d’agde), et cet hiver au 1789 Bar Lounge à Montpellier.
Puis j’ai la chance de faire partie d’A-Nimé comme vous l’avez souligné, mais aussi du réseau de Greg, qui me permet de travailler directement avec le réseau de Way Of House et les DA qu’ils gèrent…et me donne l’opportunité de jouer dans pas mal de soirées et de lieux phares de la région comme le Bistronôme à Nîmes, le Victor Hugo, le Festival A-Nîmé, la Voile Rouge à Narbonne Plage, les Pieds Nus, le Clos, la Villa Rouge (à l’époque)…

Quels sont tes projets à venir ?

La sortie d’un Ep (rire) et puis pourquoi pas une résidence à Ibiza, une tournée internationale, un b2b avec Solomun…. Il parait qu’il est bon de voir grand (rire).

Encore merci et le mot de la fin ?

Merci à toi déjà et j’espère à bientôt… pour ne pas dire Fin (rire).

 

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ParMathias D.

Kalinstone

Rencontre avec Kalinstone, révélation féminine française de la House/Tribal et Progressive-House. Elle est sans aucun doute le phénomène montant de la scène House française !

Salut Kalinstone, quelques phrases pour te présenter : d’où vient ton nom de scène ?

Kalinstone, Djette et productrice, originaire de la région Parisienne. Mon nom de scène n’a pas vraiment d’origine, j’ai eu plusieurs pseudonymes lorsque j’ai commencé puis je me suis mise à chercher quelque chose d’unique qui correspond vraiment à ma personnalité et à ce que je dégage. Je trouvais que ce nom était à la fois doux et dur à l’oreille, personnel sans pour autant avoir une signification particulière.

Tu es l’une des révélations féminines françaises de la scène Electronique : qu’est-ce qui t’as poussé à devenir Dj ?

J’ai toujours eu un goût particulier pour la musique électronique de manière générale depuis la fin des années 90 et 2000. C’est donc naturellement que lorsque j’ai commencé à mixer il y a plus de 10ans, je me suis orientée vers ces styles, que ce soit House, Dance, Trance, Progressive, Hardtech… Aujourd’hui, j’ai trouvé mon univers musical à travers la House Music et tout ce qui se rythme à base de gros drums comme la Tribal House. La vague House/Tribal du début des années 2000 est pour moi la meilleure des sources d’inspirations et ce qui me pousse dans mes projets de productions musicales actuelles. Définir son identité musicale à été l’une de mes priorités, sans me fermer totalement dans un seul et même univers. A ce jour, je me produis en tant que Djette et productrice en France et à l’international me permettant de partager cet (ces) univers.

Est-ce que tu avais des modèles d’autres femmes artistes quand tu as débuté ?

Je n’avais pas spécialement de modèles d’artistes féminines lorsque j’ai débuté. Il y avait très peu de Djettes et productrices dans le milieu à ce moment là. Dj Paulette était en place, et il m’arrivait d’écouter ses Dj sets. Il n’y avait pas non plus autant d’engouements sur les réseaux sociaux, donc mes modèles, si l’on peut appeler ça comme ça, étaient plutôt des influences, comme les “mixtapes” qui faisaient un carton à l’époque (dans un autre registre musical): les compils du Cut Killer Show par exemple. Je les écoutais en boucle, en me disant à quel point c’était génial ces transitions, ces enchaînements de tracks. Puis ensuite, plus tard, mes modèles ont été issues de la scène “EDM” grâce au site de streaming “Be at Tv”, je regardais les Dj sets de Chuckie essentiellement, qui mêlait plusieurs styles musicaux tout en restant sur sa direction artistique de la “Dutch House”.

Tu composes aussi de la musique : comment gères-tu ton temps entre la production et tes soirées ?

Oui, je suis également productrice depuis 6-7 ans environ. Au début, en me lançant dans la prod, j’ai mis de côté les bookings Dj pour me consacrer pleinement à l’apprentissage de la MAO, pendant plusieurs années. Je voulais aussi devenir ingénieur du son mais il était impossible pour moi à ce moment là de faire les 2. Soit tu es ingénieur son (pas uniquement pour tes propres tracks), soit tu fais de la scène. Aujourd’hui, je produis mes propres morceaux mais je ne suis pas ingénieur du son pour autant à travailler sur les projets d’autres artistes.
Mon temps de travail se répartit donc en 2 phases : actuellement je fais peu de dates pour m’enfermer au studio et préparer non pas 1 seul morceau mais plusieurs tracks à venir, puis ensuite il y a la phase plus intensive en booking où forcement je passe beaucoup moins de temps en studio. J’alterne ces 2 phases studio/booking.

Tes titres Batacuda & Freak Out ont été supportés par des gros Dj de la scène EDM : qu’est-ce que ça t’a apporté ?

Batucada et Freak Out sont sortis tous les deux en 2017, je ne m’attendais pas, en effet, à recevoir ces quelques supports notamment de Thomas Gold, Blasterjaxx, Kryder, Joachim Garraud et bien d’autres et cela m’a apporté surtout personnellement une certaine reconnaissance, qui permet de se dire que pour “les prochains tracks” je ferai encore mieux et que tout est possible en se donnant les moyens. Je pense que ces supports, peu importe la notoriété de l’artiste qui supporte ton morceau, doivent te pousser à aller encore plus loin et à persévérer. Toujours se fixer de nouveaux objectifs, réfléchir à la façon de les atteindre. En terme de communication, ces supports ont été une forme de crédibilité dans le milieu, d’autres artistes ont commencé à s’intéresser à mon travail, j’ai fait de nouvelles rencontres, des échanges et ce sont toutes ces petites choses qui sont essentielles pour moi, car c’est dans l’échange que l’on avance le mieux. On a tous à apprendre des uns et des autres, peu importe le niveau de chacun. Côté booking, les productions musicales sont des outils puissants, ils permettent d’ouvrir des portes et de faire découvrir au public ce que tu fais. Les clubs élaborent des teasers à partir des tracks sortis, les gens découvrent et c’est très important de communiquer sur les œuvres artistiques du guest qui vient jouer dans le club.

Quelles sont tes influences musicales ? As-tu des artistes français que tu affectionnes en ce moment ?

Mes influences musicales….j’en ai tellement. Comme je l’ai dit précédemment, c’est surtout la musique électronique des années 2000 jusque 2008 environ qui m’inspire le plus. Les compilations “Various Defected in The House !” que je réécoute encore aujourd’hui. Sinon, mes influences ont commencé par Jean Michel Jarre, puis Eric Prydz, Tiësto, Junior Jack, et la French Touch : Daft Punk, The Supermen Lovers, Modjo, Stardust, Antoine Clamaran etc. Aujourd’hui cette tendance House revient en force et j’en suis plus qu’heureuse ! Je ne dois pas être la seule puisque je vois pas mal de producteurs français très prometteurs qui sortent des tracks inspirés justement de cette période : Arno Cost, Damien N-Drix, Mathias D., Tom Tyger, Nico de Andrea, Sonny Zamolo, Mathieu Gocher, Carter Grey… il y en tellement ! Ensuite, je suis aussi beaucoup influencée par la culture Rock et Trip Hop : Massive Attack, Portishead, Dire Straits, The Police, Rage Against the Machine, Radiohead. Moins connu du grand public : mon coup de coeur du moment, Vök : un mélange subtil de Trip Hop, Electronique et d’instrus très Dream Pop ; idéal pour se relaxer et se laisser envoûter !

Peux-tu nous citer 5 tracks/albums en musiques Electroniques qui sont incontournables pour toi ?

L’incontournable album Homework des Daft Punk, sorti en 1997. Ensuite, je n’ai pas réellement de musiques ou d’albums incontournables : dans mes sets, je reprends beaucoup de vieux tracks House/Tribal remis au goût du jour,par exemple, le Flat Beat (Mr. Oizo) dont Abel Ramos et Albert Neve en ont fait un rework. De même que le Ghet’s Noch de Roman Flugel, Cancun Paradise de Antoine Clamaran & Tristan Garner (rework de Tom Tyger ) entre autres. Je n’aime pas me focaliser non plus uniquement sur un seul et même artiste car mon univers reste large bien que ma direction artistique est la Tribal et House. D’ailleurs, j’écoute surtout des compilations plutôt que des albums : Africanism, Defected, les Compils du Red Light (club parisien) etc. Aujourd’hui, le nombre d’artistes et de tracks sortis sont tellement en masse mais peu de tracks restent intemporels, malheureusement. Donc mon top 5 incontournables se limitera sur la période début 2000.

Que penses-tu de la scène française ? Développes-tu une stratégie particulière dans le choix de tes dates ? Un lieu ou un event où tu rêves de jouer ?

Pas de stratégie particulière dans le choix des dates, tant que la direction artistique du lieu n’est pas à l’inverse de mon identité musicale. Je prend autant de plaisir en France qu’à l’étranger si le public est réceptif. Ensuite, je ne peux pas dire que je ne rêve pas de jouer sur un évent en particulier, mais quel Dj ne souhaite pas de jouer sur l’un des plus gros festivals du monde comme Tomorrowland ou encore l’Ultra? Mais je préfère me concentrer sur ce qu’il se passe en ce moment, sur le concret et mes projets plutôt que de flâner à rêver.

As-tu le sentiment qu’en 2017, les Djettes sont programmées en festivals et en clubs au même titre que les Djs ? As-tu déjà été victime de remarques sexistes dans ta carrière de Djette ?

J’ai la chance de faire ce métier depuis pas mal de temps et je vois en effet l’évolution de la place des Djettes comparés aux hommes. Aujourd’hui, nous sommes de plus en plus nombreuses dans le milieu de même que du côté de la production, on commence à compter de plus en plus de Djettes-Productrices. Le ratio Djs/Djettes en festivals ou en clubs me paraît tout à fait normal puisque le milieu reste malgré tout essentiellement masculin, donc je n’y attache aucune importance et pour ma part je n’ai jamais eu de problème concernant le fait d’être une femme aux platines. Au contraire, j’en suis fière et j’ai juste envie de dire qu’en tant que femme, je peux au même titre que les Djs, apporter créativité, technicité et dynamisme dans mon métier. Ceci dit, j’ai déjà eu des remarques du genre “Pour une femme, tu mixes super bien en fait!” mais on ne va pas refaire le monde ni s’arrêter à ce genre de propos.

Quels projets nous réserve-tu dans les mois à venir ? Un petit mot pour la fin ?

Cela fait plusieurs mois que je suis totalement confinée dans mon studio pour finaliser pas mal de projets musicaux, qui à l’instant voient le jour ! Cette année, j’ai décidé d’accélérer les choses et de passer beaucoup plus de temps en studio qu’en clubs. Je ne peux pas trop en dire à l’heure actuelle, mais plusieurs tracks sont prêts, d’autres en cours de signature, inspirés d’univers musicaux différents et il me tarde de vous dévoiler tout ça très vite !

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Gepostet von Kalinstone am Dienstag, 1. August 2017

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ParMarius Sergent

Tekbu

Avant de retrouver Tekbu sur scène ce Jeudi 23 Novembre au Gotham Club sur Lyon, rencontre avec cet artiste Dj, producteur et ingénieur du son au sein de son entreprise Octopus Sound :

Salut à toi et merci d’avoir accepté mon invitation ! Peux-tu commencer par te présenter toi, tes activités et ton entreprise ?

Salut, moi c’est Nicolas Mahier alias Tekbu_FLP. Depuis tout jeune, je suis passionné de musique… j’ai commencé par apprendre la guitare et le solfège quand j’étais en 6ème et je suis ensuite passé à la basse pour intégrer un groupe avec des amis.
J’ai découvert la musique électronique a peu près à la même époque (6ème), mais ça ne fais que 8 ans que j’ai commencé à produire de la musique électronique. Ensuite, au lycée c’est posé la question de l’avenir et, soutenu par ma mère, j’ai décidé de me lancer dans ma passion : la musique et le son !!
J’ai donc fait un bac SSI (spécialité science de l’ingénieur) qui m’a apporté beaucoup de connaissances niveau physique, électronique, électrotechnique et mécanique. Ensuite je me suis dirigé vers une école audiovisuelle, l’Arfis à Villeurbanne, où j’ai obtenu mon diplôme d’ingénieur du son et technicien du cinéma. À la sortie de l’école j’ai essayé d’être intermittent mais je n’ai pas réussi, j’ai donc ouvert mon entreprise.
Et depuis ça marche plutôt bien car je travaille dans tous ce qui touche de près ou de loin au son (prestation de tout type, location, réparation, vente, formation…).

As-tu monté des associations ou fais-tu parti d’associations en musiques électroniques ? Quel rôle y as-tu joué ?

Alors je n’en ai pas monté mais je fais parti de l’association « Tape du Pied » en tant que Dj et je travaille également avec elle en tant qu’ingénieur son quand il y a besoin (prestation avec système son). Je m’occupe aussi de gérer le côté technique avec les artistes que l’on invite et parfois je m’occupe de trouver des artistes à booker pour nos soirées.

D’où vient ton nom de scène ?

Mon nom de scène vient de mon surnom “Buche” car on me dit souvent que je ressemble à un bucheron ou une bûche (rire), ça doit être en parti à cause de la barbe (rire) et de mon amour pour la Techno en tout genre. Donc la contraction des 2 à donner “Tekbu”.

As-tu une résidence ? Comment procèdes-tu dans le démarchage de tes soirées ?

Alors non, je n’ai pas de résidence. Pour le démarchage des soirées, c’est soit l’association ou d’autres associations qui s’en occupent ou alors des organisateurs me contactent pour que je joue dans leurs évènements. Au début c’était pas facile mais maintenant je commence à me faire un nom et je joue régulièrement.

Quels sont tes petits plus sur scène ? Aimes-tu prendre des risques ?

Mes petits plus sur scène, j’essaye de proposer des lives qui sortent de l’ordinaire. Et oui, j’aime prendre des risques en testant de nouvelles configurations, comme par exemple faire un live en contrôlant mon ordi à distance avec une tablette et du coup jouer dans le public. Au début ça surprend, les gens se demandent où est le Dj mais une fois qu’ils comprennent, ils hallucinent et ça met une sacré ambiance. J’aime aussi prendre des risques en testant des nouveaux sons.

Tu es aussi un producteur, quelle est ta philosophie, ta conception de la production ?

Pas facile comme question, je dirais que le principal, c’est de raconter une histoire dans sa musique et de le faire bien.

Lorsqu’on va farfouiller sur ton Soundcloud (lien ci-dessous), on se rend compte que tu es un touche à tout et que les genres sont très variés. Comment décides-tu du style que tu vas créer, quels sont tes motivations ?

Ça dépend de pleins de choses. Parfois après une soirée où j’ai entendu un certain style, je vais me mettre à produire dans ce style. Sinon ça dépend de l’inspiration et des émotions du moment. Pour ce qui est des motivations, c’est pouvoir faire ressentir quelque chose au public et faire passer des émotions, raconter une histoire, qu’il y ai un échange entre ceux qui m’écoutent et moi.

Quels sont les petits trucs que tu aimerais encore améliorer dans tes productions ? Des choses que tu aimerais essayer ?

Il y a toujours des petits trucs à améliorer dans mes productions, quand on est perfectionniste on trouve toujours à redire.
Après ça dépend pas mal du style et de ce qu’en pense ou comment réagit le public. Bien souvent après une soirée où j’ai joué, je vais vouloir modifier quelques passages d’un de mes lives car je me suis aperçu en le jouant que certaines choses ne fonctionnaient pas. Sinon, j’aimerais bien essayer d’explorer de nouveaux styles et faire des tracks avec d’autres artistes, c’est comme ça qu’on progresse le plus et qu’on apprend de nouvelles choses.

Développes-tu des prestations live ? Préfères-tu jouer en tant que liver ou Dj ?

Oui, je ne fais quasiment que du live, donc je développe ce genre de prestations. Comme je l’ai dit avant, j’essaye d’apporter une touche d’originalité. Par exemple, j’ai un live avec un ami (Ness_FLP) ou je joue de la Trance Prog et lui, par-dessus, joue de la batterie électronique et des percussions en live.
Après, c’est difficile de répondre à la deuxième partie de la question, ça dépend du style et de la prestation. Je suis aussi Dj pour des rappeurs (Eurêka et Tonton Joker NDLR), donc ça n’a vraiment rien à voir avec les soirées Electro et ce n’est pas le même plaisir.
Donc je dirais que je n’ai pas vraiment de préférence, même si c’est toujours très plaisant de jouer ses propres créations.

Tu as créé la société Octopus Sound, quel a été la volonté première et comment t’en sors-tu dans une branche aussi difficile que l’industrie musicale ?

La volonté première quand j’ai créé mon entreprise, c’était de pouvoir bosser en toute légalité en faisant ce que j’aime, sans pour autant faire tout le temps la même chose.
Comment je m’en sors? Et bien j’ai travaillé dur sans forcément compter les heures et comme c’est aussi une passion, je me documente tout le temps pour apprendre de nouvelles choses. Au début c’était pas forcément facile, mais maintenant je me suis fait une réputation et un réseau donc je m’en sors plutôt bien. En fait le truc c’est qu’une fois que les gens voient que tu bosses bien, ils te reprennent et n’hésitent pas à en parler autour d’eux.

Tu as de nombreuses activités au sein de ton entreprise : prise de son, mixage, mastering, sound design, etc… Laquelle préfères-tu et laquelle est la plus intéressante pour ton business ?

Encore une fois c’est une question difficile, je crois que j’ai pas vraiment de préférence parce que ce que j’aime justement c’est la diversité. Si vraiment je devais choisir, je dirais que j’ai un petit penchant pour la sonorisation d’événements en tant qu’ingénieur du son. C’est la partie la plus intéressante pour mon business car c’est là que je me fais le plus de nouveaux contacts et aussi de clients potentiels. Je vais pas le nier c’est aussi ce qui me rapporte le plus d’argents jusqu’à maintenant.

Quels sont tes projets à venir ?

Beaucoup de projets à venir, autant au niveau de la musique qu’au niveau de l’entreprise (rire). Mais je dois garder le silence pour le moment car il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.
En tout cas ce qui est sûre c’est que ce n’est pas demain la veille que je vais arrêter de faire du son ou arrêter mon entreprise (rire) !!!!

Merci pour toutes ces réponses, le mot de la fin ?

Déjà merci à toi pour l’interview, merci aussi à tous ceux qui m’écoutent et me suivent.
Et puis j’espère que l’aventure continuera encore longtemps !!!! Pour moi la musique est vitale donc j’espère ne jamais devoir m’en passer et continuer à faire ce que j’aime (rire) !!!!

On the Web :
Tekbu :        Facebook | Soundcloud | Bandcamp
Octopus Sound : Facebook | Site
Soirée Back To The Rave du 23/11/17

ParRichard B

Pure Pulpe

Rencontre avec Pure Pulpe, un artiste complet qui accompagne ses mix d’instruments (percu électronique, djambé, vocal samples…). De part son expérience, son univers musical est extrêmement varié et il se différencie par la qualité de ses playlists en étant toujours à la recherche de pépites (Deep House, House, Electro, Soul, Funk, Nu-Disco…) avec un but précis : vous faire vibrer et passer des émotions qui transcendent le public.

Peux-tu te présenter et quel est ton parcours jusqu’ici ?

Je vis dans la région Rhône-Alpes depuis une vingtaine d’années. J’ai commencé à organiser mes premières soirées quand j’étais adolescent avec un copain d’enfance DJ Maille. Dès ma majorité j’intègre une salle House /Tech House ou je fais les warm-up et un an après, je deviens résident à l’Opéra de Chambéry en 1998. Par la suite je monte le groupe “Just Beginning” avec DJ Maille, Phil Torres et deux autres DJs : un concept de mix multi-platines de plusieurs  Djs simultanément accompagnés d’un saxophoniste et de deux percussionnistes. A la fin de mes études, je crée Pure Pulpe avec Aurélien De Conti : toujours ce concept de show multi-platines mais à deux, avec cinq platines et des boîtes à effets. On envoyait plein de morceaux, d’accapella, d’effets et de scratchs sur de l’Electro, le tout de façon millimétrée. C’était de très bons souvenirs et de belles dates dans toute la région Rhône-Alpes (Lyon, Annecy, Grenoble…) et dans le Sud de la France (Montpellier, Narbonne, Canet, Barcares…) où l’on commençait à avoir une solide réputation. Après, chacun a pris un virage différent. J’avais besoin de faire une pause et je me souviens très bien de la mouvance Tecktonik qui a accéléré ma pause musicale car je ne me retrouvais plus dans cette tendance. Aurélien se lançait dans l’aventure de gérant de club, ce qui lui a réussi aujourd’hui avec le Life Modern à Voiron.

Quel concept se cache derrière Pure Pulpe ?

Aujourd’hui, le concept est un peu différent, je suis seul mais j’accompagne mes mix, d’instruments live (Djambé ou d’un Pad Électronique de percussion) et toujours de vocales, de samples et d’effets. J’attache une grande importance à trouver des morceaux qui sortent un peu du lot même si certains titres sont parfois obligés d’être joués. Surprendre le public c’est pour moi la base du métier de Dj et malheureusement ça se perd. Je passe des heures à chercher des perles. A mes débuts, la musique était bien moins accessible sans téléchargement et avec des disques à 10/12€ pour un titre seulement.

Vis-tu de la musique ou as-tu un travail à côté ?

J’ai fait le choix, il y a bien longtemps, de ne pas être dépendant d’un seul métier. Je suis donc responsable commercial depuis plus de 15 ans. Vivre de sa passion demande énormément de sacrifices et ne jamais avoir de week-end devient pesant au bout d’un moment.

En soirée, comment organises-tu ta programmation ?

Ma programmation va dépendre de l’établissement, de la clientèle et de mes envies du moment.
J’aime commencer par de la bonne Deep House à sonorité Jazzy et je vais monter progressivement plus Groovy avec des lignes de basse qui te font remuer le corps tout seul. J’incorpore quelques bons classiques au milieu et je sors mes pépites du moment.

Comment pourrais-tu décrire ton style musical ?

J’aime énormément de choses : la House très Groovy, la vraie Deep House de Chicago, l’Electro, la minimal, la Progressive, la Tech House, le Nu-Disco, La Soul, le Jazz, la Funk, le Rock, les Classiques House…

Quels souvenirs gardes-tu de ta première soirée Electro ? Et de ta dernière ?

Ma première soirée Electro m’a énormément stressé, je mixais dans une salle dédiée à la House et la Techno : le Flydome à l’Actuel, à l’époque c’était au vinyle et j’ai tellement eu la pression avec le public que je n’arrêtais pas de trembler. Ma dernière ? Une ambiance de fou dans un petit bar à vin.

Quel est ton Dj préféré ?

Dario Dattis est l’artiste que je préfère depuis près de 2 ans : j’adore son groove.

Quel est ton top 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

LTJ XPERIENCE : Bad Side

DARIO D’ATTIS : Try Moon

OLLY DAVIS : What you smoking

Quelle est la prochaine étape pour toi ?

Continuer à me faire plaisir, mixer dans plein d’endroits différents et donner du “smile” au clubbers. J’ai fait le choix cette année de privilégier la qualité plutôt que la quantité afin d’être plus percutant sur mes dates et toujours garder la notion de plaisir : c’est important de ne pas lasser les clients et toujours les surprendre.

Le mot de la fin…

N’oubliez pas que Dj, c’est avant tout mettre de la bonne musique. Surprendre ceux qui vous écoutent et prendre des risques !!!

Retrouvez Pure Pulpe sur le web

ParRichard B

Djette Flo

Rencontre avec Flo, jeune talent prometteuse de la scène Electro Grenobloise… Djette résidente du bar LGBT par excellence “LE CAFE NOIR” et Djette officielle du club de sport HERBALIFE, elle nous fait l’honneur de répondre à nos questions.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Floriane, j’ai 19 ans. La semaine j’alterne entre mes études dans le domaine de la gestion d’entreprise, mon alternance en tant que chargée de communication et ma résidence en tant que Djette le week-end.

Quelles sont tes influences musicales ?

Mes influences évoluent constamment, j’ai des périodes où certains styles m’inspirent plus que d’autres. Depuis que j’ai commencé, j’ai été influencé par Willy William, Ash Simons, Ben Lemonz, Armin Van Buuren, Caked Up, Steve Aoki… Enfin bref, des styles et des artistes bien différents pour résumer. En ce moment, je joue du son type “club Ibiza”: Robbie Rivera, Don Diablo, Eric Prydz ou Claptone pour ne citer que les plus connus. Mais mes incontournables restent quand même Offer Nissim et Carl Cox.

Comment as-tu eu l’envie de rentrer dans le monde de la nuit ?

En 2012, j’étais au gala annuel des Arts et Métiers de Cluny qui se passe dans la grande Abbaye, et dans l’une des salles, il y avait des centaines de personnes qui dansaient. Ils étaient tous sur leur 31 et la salle était toute illuminée, en pierre grise avec une charpente en bois. Au fond de la salle, en hauteur, il y avait un DJ. A ce moment-là, je me suis dit “Voilà, c’est ça que je veux faire de ma vie. Faire danser autant de monde en même temps.” Pendant longtemps je ne me voyais pas mixer en club, je n’avais que les festivals et des événements similaires en tête. Pour une fille de 15 ou 16 ans, le monde de la nuit, ce n’est que des patrons mafieux, de la drogue et des clients qui se battent parce qu’ils ont trop bu. Et puis, vers 17, 18 ans, quand j’ai commencé à sortir régulièrement en bar ou en boîte, cette image s’est vite dissipée et j’ai totalement changé d’avis.

Tu es autodidacte, comment as-tu appris à mixer ?

J’ai commencé avec un tout petit contrôleur, en deux mois j’avais acquis les bases. Enfin, je pensais les avoir acquises jusqu’à ce que je passe sur un “vrai” contrôleur Pioneer. J’ai dû tout réapprendre tellement c’était différent. J’ai appris à écouter un mix, les transitions, le tempo, les temps, etc.

Et puis, j’ai rencontré Bastien, DJ M’O’Play, qui m’a prise sous son aile et qui m’a fait faire ma première soirée à l’extérieur. Il m’a appris beaucoup. C’est d’ailleurs grâce à lui que j’ai eu ma place au Café Noir. Depuis, à force de travailler une dizaine d’heures par weekend sans compter l’entraînement chez moi, j’ai énormément progressé mais je suis loin d’avoir le niveau que je voudrais. Autant d’heures de pratique, ça finit par payer.

Depuis un an tu es la résidente du Café Noir à Grenoble (38), ta première résidence.  Comment as-tu vécu cette année ?

C’est juste de la folie ! C’était très difficile au début, je sortais complètement de ma zone de confort. D’une part parce que je n’avais jamais mixé dans le milieu LGBT et d’autre part parce que je me suis rendue compte de la dose de travail qu’il y a à faire en dehors des soirées. Comme je mixais très peu souvent à l’extérieur, j’avais une ou deux centaines de sons dans mon répertoire et nous le savons que c’est très très peu pour un DJ. J’ai du apprendre à chercher de la nouvelle musique, à m’adapter aux clients, à ne pas mixer tout le temps la même chose parce qu’on prend très vite des habitudes quand on est résident.

Christiane et Sophie, les patronnes, font très attention à la qualité de leur prestation et la musique en est l’acteur principal alors j’ai dû apprendre à travailler avec elles et à être à la hauteur de ce qu’elles attendaient. De plus, la clientèle du Café Noir est une clientèle très difficile. La tranche d’âge est étendue, entre vingt et cinquante ans en moyenne. Elle aime avoir ses petites habitudes, entendre des choses qu’elle connaît mais elle veut aussi de la qualité, être surprise mais de la bonne manière. Dans un bar, tu as vite fait de prendre ton verre et de t’installer à une table plutôt que d’aller danser.

Après un an, j’ai énormément évolué dans mes prestations : j’ai vraiment gagné en assurance, je tente beaucoup plus de choses musicalement, je joue des sons qui ne sont pas toujours connus du grand public. Carl Cox a beau être un grand nom de la scène Electro, en France ou plutôt à Grenoble, on ne le connaît pas beaucoup et pourtant je commence à en jouer de plus en plus. Et puis, je tiens vraiment à avoir une certaine proximité avec les clients : j’adore danser avec eux plutôt que d’être cachée derrière mes platines, à faire mon truc dans mon coin. Et si ils ont réussi à me chauffer, ce qui arrive relativement tous les week-end, je grimpe sur le comptoir et je fais le show ! Et enfin, j’ai noué un lien très fort avec ce bar et véritablement, cette communauté qui est juste incroyable. Je suis énormément reconnaissante envers Christiane et Sophie, “mes mamans de la nuit”: depuis le début, elles ont toujours fait attention à moi, à me venir en aide, à me faire garder les pieds sur terre surtout puisque c’est très facile de prendre la grosse tête quand on travaille dans ce monde là.

Quel est ton meilleur souvenir pendant une prestation?

C’est difficile à dire car j’ai énormément de bons souvenirs, surtout depuis mes débuts au Café Noir. J’hésite avec la grosse session de sport à plus de 150 personnes pour laquelle j’avais mixé mais je dirais quand même la Marche des Fiertés de Grenoble qui s’est passée cet été. En tant que le bar LGBT par excellence, le Café Noir a eu beaucoup de monde derrière son char. C’était joyeux, festif, coloré, nous avons eu de la chance avec le temps même si de la pluie avait été prévue. C’était fou de voir ce millier de personnes danser, chanter avec nous et le fait de pouvoir interagir avec eux, c’est une expérience géniale.

Quel est ton TOP 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Je dirais :

Falling Deeper de Robbie Rivera

Tel Aviv d’Omer Adam

Le remix magique de I Will Survive de Gloria Gaynor par un Dj peu connu qui s’appelle Yastreb.

Le mot de la fin…

Quelle fin ? Ce n’est que le début !

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ParAxel Nirka

Denis Morin

Rencontre avec Denis Morin, un passionné qui n’hésite pas à partager son expérience avec les autres. Retour sur ce personnage aux multiples facettes.

Animateur sur Radio Campus Grenoble, peux-tu nous parler de la genèse et du concept de ton émission « Play on » ?

Coucou, alors c’est en fait une émission que j’ai prise en cours pour sa 3ème saison, sur l’invitation de Pierre Derumaux et Fred Galet, donc la genèse c’est la rencontre et l’échange de points de vues sur la musique. Le concept principal je dirais que c’est la découverte de musiques électroniques et aux alentours, mais aussi du monde social de cette même musique.

Comment réalises-tu ta sélection musicale ?

Je “dig” beaucoup tout au long de la semaine à travers diverses voies: Internet, magasins de disques, Discogs, Youtube, Facebook, Bandcamp et puis les mixes que je Shazam à fond! Je sais que ce n’est pas très honnête à la base mais je vais aussi beaucoup sur Soulseek et je “dig” à travers d’autres utilisateurs d’après les titres que j’ai pu chopé sur la toile, j’adore le fait d’élargir à partir de deux trois nom qui vont me renvoyer sur des compiles voir de quels albums ils viennent pour me les approprier ou en choisir d’autres. J’aime aussi beaucoup le fait de “diguer” à travers une personne, un goût particulier et pour ça les blogs, Facebook et Soulseek sont quand même des moyens fantastiques de découvrir des filons de sons à travers des regards particuliers sur la musique.

As-tu une anecdote, un moment fort de l’émission à nous raconter ?

Il me semble avoir dit que Laurent Garnier était résident de l’espace Drak Ouest à Grenoble au début de la techno, je crois que c’est ma plus grosse connerie, surtout que je l’ai tenu mordicus jusqu’à ce que Phrax me remette dans le vrai !!

Tu animes également « Là-haut dans l’océan » dans un registre beaucoup plus calme, comment expliques-tu cet écart avec Play On ?

Et ben c’est mon style de départ « Là-haut dans l’océan », quand je jouais du synthé dans ma chambre en mode méditation quand j’étais petit ; et j’y suis revenu très fort donc plutôt que de couper le rythme de l’émission Play on,  j’ai créé « Là-haut dans l’océan ».

Aussi surtout pour pouvoir m’exprimer à fond dans ce registre créer des voyages raconter des histoires en mixant. Pour moi c’est loin d’être le grand écart, à chaque musique son moment et sa conditions physique. Quand je faisait de grosses soirées chez moi les gens restaient jusqu’à tard le lendemain et je passais de la musique comme ça, parce que la techno pour moi c’est pas toute la journée, et finalement c’est des musiques de fin mais personne ne part parce que c’est trop bon de “chiller” sur un canapé dans une telle ambiance avec de vrais morceaux de musique loin des tools techno ! C’est une musique pour la descente et ça colle bien après les nuits sauvages !

Tu es également compositeur, peux-tu nous décrire ton workflow ?

Je pars souvent d’un de mes « field recordings » d’un moment que j’ai vécu ; mais des fois je le rajoute après pour le grain. Sinon je me fais souvent un petit rythme basique et je crée des variations automatiques avec les effets midi de live Ableton histoire de pouvoir rester dessus sans me lasser… j’essaie ensuite différents synthés dessus et quand je trouve un son qui me plait j’improvise un maximum et ensuite je prends les meilleurs moments, que j’insère dans une structure.

L’important pour moi c’est de ne pas trop m’attarder sur les “grooves” en restant 3h sur une section rythmique ni de trop m’occuper du Sound design. Il faut que ça colle tout de suite, et que ces aspects techniques s’effacent pour laisser place à l’expression aux idées parce que c’est ce qui va faire qu’un morceau est bon ou raté. Ensuite, s’il est bon je peux toujours revenir sur les défauts d’égalisation ou de compression, mais dans un premier temps je tâche de faire avec comme lors d’une prise live « à l’ancienne ». Ensuite je travaille le grain avec des “bit crusher”, des disto et des “tapes machines” et enfin je peaufine fréquence et dynamique.

Après suivant le morceau il va me falloir plus ou moins de temps entre les étapes, trop vite c’est souvent un peu cheap, il faut vraiment que l’idée soit béton mais si le projet est trop long on se perd donc c’est un équilibre à trouver. Le temps de travail est important mais ce n’est pas l’unique critère de réussite pour moi.

Où puises-tu ton inspiration ? Quel est ton univers ?

J’écoute énormément les vieux compositeurs, comme Terry Riley et toutes les trouvailles de Fergus Clark du label 12th Isle. J’adore aussi toutes les musiques New Age un peu périmées avec la découverte des synthétiseurs, les pionniers comme Vangelis. J’adore tous les sons qu’on peux trouver en “field recordings” comme le grand Chris Watson et le travail anthropologique sur les voix d’Alessandro Bosetti. Je suis un très grand fan de Music from memory et du 12th Isle mais aussi les mixes d’Optimo.

As-tu un instrument ou des sonorités préférées ?

J’aime beaucoup mon D50, ma TR-8, le balafon, le sanza et les percus. J’utilise pas mal Kontakt, mais j’aime aussi beaucoup les synthétiseurs FM commeFM8 et les nappes. Côté effet j’utilise beaucoup le satin pour l’effet tape, Decimort2 pour le “bitcrush“, Panagement pour les stéréo spéciales, psp85 et echoes de Nomad Factory pour le delay, ABL2 pour les basses et les plug in Rob Papen pour leurs presets démoniaques !

Aurais-tu des conseils à donner pour des personnes qui débutent dans la MAO (musique assistée par ordinateur) ?

Ne pas se perdre dans les groove et les plugins, en faire un max assez rapidement quitte à les reprendre après… Faire des sessions de 3 heures maxi par morceau parce qu’après on s’épuise, et surtout de prendre du plaisir.

En tant que DJ, que penses-tu de l’évolution musicale dans le milieu électronique ?

Je n’en pense pas grand chose, j’ai l’impression que ça évolue sur des plan et des milieux très différemment et par phases. Pour moi il y a encore trop de clans et d’identité sociales déterminantes, je sais bien que ça permet aux gens de se faire des repères mais j’aimerais que ce soit un peux moins sclérosé, que le grand public soit plus ouvert et que l’avant garde soit moins clivante…

Le fait aussi de devoir œuvrer dans un genre précis histoire d’entrer dans le catalogue ça me lourde, un bon dj peut passer tous les genres à mon avis suivant le public et le moment, ça ne veux pas dire qu’il n’a pas de style au contraire c’est là qu’est le défi, c’est tout autant ce que tu joues que comment tu le joues pour qui.

Comment trouves-tu le public grenoblois ?

Le public grenoblois peut vraiment être génial ! Exigeant et ouvert ! Mais, ben là encore on est genre 1000 personnes à kifer et les dj’s se partage ce public, mais il y a un max de gens que ça ne touche pas et qui ne sortent pas vraiment et c’est surement de ce coté qu’il faut travailler.

Les étudiants par exemple, j’ai l’impression que pour beaucoup ils sont restés bloqués dans un coin du reggae et de la Rue Ketanou avec à la limite un peu de trance… Après évidement tout ça c’est des généralités dites un peux en l’air, j’aime bien les grenoblois, ils peuvent être plein de surprises !

Et puis c’était beaucoup plus clivant avant avec les hardcoreux et les tranceux côté free, les « basseux » et les « dubeux » entre les deux, les classiques techno house qui peinaient à se faire un public alors que ça explosait à l’étranger et que la prog était ouf (Mixlab) et les disco qui faisaient pas bien la différence avec les soirée kitchs années 80 et les discothèques généralistes avec leur ambiance bien souvent atroce pour moi. Les clubbeurs devaient choisir leurs camps, maintenant c’est quand même plus souple non ? En tout cas on a quand même un chouette panel et de très bons artistes, c’est ce que je retiens de Grenoble !

Quel est ton meilleur souvenir de soirée ?

J’ai passé un super moment aux mercredis pimentés sur l’invitation des Narco Polo les gens étaient au top et j’ai bien mixé. Sinon pas mal de fois folles au Bauhaus où la soirée prend on ne sait pas comment et là les gens sont méga open tu peux leur passer de la techno et coupé ça avec du folk et il suivent  Ou avec Alien Bazar en free, c’était plusieurs fois ouf dans des styles qu’on attend pas forcement !! Sinon récemment dans une baraque en ruine à 5 ou 6 pour l’anniversaire d’une copine mixé toute la nuit j’ai passé tout les styles en revue et je me suis éclaté ! Donc en fait pas mal d’excellents souvenirs !

Le pire ?

Peut être celle avec Nymphonie parce que ça devait être top en plein air et qu’on s’est rapatrié au Oneness le line up était à l’envers et la serveuse me baissait tout en me disant d’accélérer le tempo… Et ils ont remis les tables pour mon set sur le “dancefloor“, ce n’était pas très agréable… J’ai fait un set tout déstructuré qui a dû quand même en intéresser deux trois mais bon je me suis pas senti bien !! C’est dommage parce que c’était parti pour être une méga soirée.

Tu assures aussi des formations en MAO sur Ableton Live, peux-tu nous en dire un peu plus ?

Oui c’est mon objectif professionnel d’en vivre! Je fais une prochaine session collective très bientôt avec Simon du Crew Micropop sûrement au Petit 38 qui est un lieu super pour ça! J’aime vraiment beaucoup ce travail pédagogique, il y a des échanges, j’en ressors avec plus d’idées qu’après un événement de soirée et puis ça fait des petits : il y a des prods qui sortent de là ce n’est pas rien, alors qu’une soirée tout le monde s’amuse et tout le monde rentre chez soit sans rien d’autre que des souvenirs… C’est bien, mais c’est moins constructif !!

A la base j’ai fait des études de philosophie et je me destinais à être prof donc c’est aussi un moyen de mettre à profit tout ça en le partageant, c’est bien de créer mais faire en sorte que beaucoup créent, ça, c’est un défi encore plus beau !

Qu’est-ce que tu souhaites transmettre quand tu formes quelqu’un ?

L’amour de la création! J’aime quand les gens en ressortent avec l’impression qu’ils sont eux aussi des créateurs et qu’ils vont pouvoir faire de belles œuvres! Ça fait un bien fou de se dire qu’on peut être artiste à son niveau! Et pour ça j’essaie de leurs transmettre des procédés, des raccourcis à mettre en œuvre, ce n’est pas tant la technique qu’on peut apprendre sur Internet chez soi que des dynamiques créatives, des processus à soi qui conviennent à chacun.

Animateur radio, dj, compositeur et formateur, quel rôle préfères-tu ?

Ah certainement compositeur! Faire des œuvres qui restent ! Mais les trois forment un équilibre je trouve.

Quels sont tes projets et envies pour la suite ?

Développer mon asso avec mes activités MAO et radio et mes labels Là-haut dans l’Océan et We have Electricity que je dirige avec l’aide précieuse de Phrax Bax. Sortir enfin un disque chez les potes de l’excellent label écossais 12th Isle… Faire la mise en son à Voiron avec des élèves de premières pour une lecture au théâtre dans le cadre du Festival Livre à vous, une autre mise en son à Lyon pour une pièce de danse sur un texte de Joachim Gruère, participer activement au festival radio écoutes qui se tiendra au printemps à Grenoble…. Bref pas mal de projets et d’envies, il ne reste plus qu’a trouver des moyens pour continuer !

Un petit mot pour conclure ?

Merci pour cette interview ! Et à très bientôt en formation, en soirée ou sur les ondes !! Un max de bonne humeur sur vous tous ahah !

 

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ParRichard B

Franck Delavra

Rencontre avec Franck Delavra, Dj et acteur impliqué de la scène Tech House et Techno de la scène Grenobloise…

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Franck Delavra, 29 ans, DJ Grenoblois. Attiré par la musique électronique, j’ai commencé à mixer de l’Electro House, avant de m’orienter vers la Deep House, puis sur la Tech House / Techno. Aujourd’hui je suis le résident du bar SOS apéro à Grenoble.  Le club Vertigo à Grenoble et la radio Max Fm (radio Electro de Grenoble) m’ont permis de mixer ce genre de musique en public.

Quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

J’ai fais 12 ans de violon et 4 ans de guitare.

Comment as-tu fais ta place dans le milieu des nuits grenobloises ?

Ma première prestation c’est faite au bar Phenomen , puis à la discothèque le George V. Ma première résidence c’était au Duplex (ancien Ephémère).

Peux-tu nous expliquer ta préférence pour la Tech House et la Techno ?

J’ai été attiré par la richesse des sons, un peu comme la musique classique d’où je viens.

Tu as mixé dans de nombreux bars, clubs et stations de ski de la région grenobloise ; quel est ton meilleur et ton pire souvenir ?

Mon meilleur souvenir c’est le Pano Bar aux 2 Alpes. La population est en majorité étrangère et très attirée par la musique électronique.

Mon pire souvenir c’est un club Grenoblois que je ne mentionnerai pas. La clientèle est en recherche de rap Français actuel et pas du tout réceptive à un autre style musical.

Tu as été animateur radio sur MAX FM en 2015, avec ta propre émission le dimanche de 00h00 à 01h00. Quels conseils pourrais-tu nous donner ?

C’est un émission qui a évolué pour finir le samedi de 22h à 23h. L’important pour moi c’est la diversité musicale, tout en gardant certaines limites (que cela soit accessible à tous, mais pas trop commercial ni trop pointu). Le but est de faire découvrir un univers et une passion.

Quel est ton TOP 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Bhaskar et Alok – Fuego : Il permet d’adresser la musique électronique au plus grand nombre car le son original est connu grâce à la série Narcos.

Domino – Oxia : Ce titre est très qualitatif et c’est un hommage à un excellent DJ Grenoblois.

Opus – Eric Prydz : C’est un vieux morceau, mais c’est mon coup de cœur.

Le mot de la fin…

Un immense merci à vous de me recevoir et de me permettre de m’exprimer musicalement. J’ai hâte de jouer à vos côtés.

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ParMathias D.

Frankk Ross

Rencontre avec Frankk Ross, DJ & producteur montpelliérain gérant le label Blowup Music et membre depuis peu de l’association Resonance Agency.

Quelques phrases pour te présenter : D’où vient ton nom de scène ?

Frankk (comme mon prénom, c’est plus pratique) et Ross (diminutif de mon nom de famille). Je suis né à Montpellier.

Comment as-tu commencé la musique ?

En 1992, c’est là que tout à commencé. C’était le début des free-parties sur Montpellier avec un mouvement électro qui se crée, des rencontres et des personnes cool . Pour moi, ça a  vraiment pris de l’ampleur en 1994 : je commençais à savoir caler les disques sur platine vinyle MK2 mais sans trop de technique. Et il y a eu ce beau matin en after à la Boissière (le Mas) où je suis resté scotché devant les platines, en pleine admiration de John Thomas… Un vrai déclic pour moi ! A la même époque, avec Neeko Thomas (23 ans d’amitié ), on fait nos propres free-party : que de bons souvenirs ! Je suis assez nostalgique de cette époque !

Peux tu nous citez 5 tracks en musiques électroniques  qui sont incontournable pour toi?

Il y en a tellement mais si je devais choisir 5 tracks, je dirais :

1 – Public Energy  “Three o’ Three” (1992 | Probe records)

2 – John Thomas  “Mr Funk” (2002 | Logistic records)

3 – Reeko  “The Woman of Black Glove” (2010 | Planet Rhythm records)

4 – Ken Ishii  “The Buddah’s Ear (Ben Sims remix)” (2014 | Impact Mechanics)

5 – Speedy J “Klave” (2009 | Rekids)

Parles-nous de ton label Blowup Music ?

Blowup Music a été créé en 2013 mais je l’ai lancé réellement en juin 2015 avec un EP De Maxime Timpano remixé par Da Fresh. A partir de mai 2016, nous avons signé de nombreux artistes confirmés : Jean Bacarreza, Nasty Bros, Pimpo Gama, Malikk, DuoDisco, Kamer, Roma De Cicco, Sumak, Fedorovski Branzei… Qui sont soutenus et playlistés par de grands artistes comme Amine Edge & D.A.N.C.E., Kolombo, Shiba San, Golf Clap et plein d’autres. Le label marche plutôt en Amérique pour le moment : bien que beaucoup de producteurs et artistes Brésiliens sont signés, nous faisons nos plus grosses ventes au USA et d’énormes écoutes en Russie. C’est encore un jeune label qui se développe doucement mais sûrement grâce notamment au duo lyonnais Brothers in Arts : ils ont intégré le label en tant que directeurs artistiques avec de beaux projets déjà disponible sur les plateformes de téléchargement, dont un various artists spécial Brazil.

Quelles sont tes attentes vis-à-vis des artistes que tu signes ? Quels sont tes critères de sélection ?

On fonctionne au coup de cœur. On a démarré avec des styles comme la G House, l’Indie Dance et la House ; aujourd’hui le label s’oriente davantage sur la Tech House, mais pas n’importe laquelle : on essaie de tenir une directive et un style à l’image du label et dans nos choix. On aimerait avoir plus de reconnaissance auprès du public français mais c’est très difficile aujourd’hui encore en France : la Techno règne toujours et le problème, c’est qu’on associe notre style de musique à une clientèle qui finalement ne nous ne correspond pas. Notre objectif est de changer la donne : on verra bien si on y arrive ou pas mais c’est pas le plus important pour nous. On se concentre surtout sur ceux qui sont déjà réceptifs  : les USA et la Russie.

Tu fais partis depuis peu de l’association montpelliéraine “Resonance Agency” : comment la rencontre s’est-elle passée ? Quel intérêt portes-tu à cette organisation ?

C’est tout simplement Neeko Thomas, ami de longue date, qui m’a demandé de rejoindre l’équipe. J’ai accepté sans hésitation car ça me semblait logique et complémentaire avec l’expérience que nous avons chacun. Resonance Agency a un réel potentiel de développement au niveau régional et national avec des projets en cours et de grosses surprises prévues début 2018 (il y aura des artistes internationaux mais je n’en dis pas plus). On a lancé les soirées gratuites Playground au Dieze Warehouse Montpellier avec un gros succès pour la première : avoir un tel spot, c’est magnifique et ça correspond à l’image de Resonance Agency. On vient aussi de créér le label “House & Us” qu’on lancera le 24 novembre pour la Playground #3 avec un gros showcase et des animations. Stay tuned…

Quels projets nous réserves-tu dans les mois à venir ?

Je me suis remis depuis peu à refaire de la production : des collaborations sont en cours, des remixes. Des dates aussi sont à venir. Je me suis fixé de faire un podcast par mois pour partager ma musique avec ceux qui me soutiennent. Je suis avant tout passionné de musique : mon but est de faire plaisir, partager avec le public, me faire plaisir tout en ayant un bon état d’esprit et les pieds sur terre. Je ne changerais ça pour rien au monde ! See you soon on the dancefloor !

Retrouvez Frankk Ross sur le web:

ParRichard B

Pheromone

Rencontre avec Pheromone, le président de l’association Interkation Elektro Projekt et dj touche à tout dans les musiques électroniques à ses heures perdues…

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Anthony aka Phéromone, basé à Lyon. DJ a ses heures perdues mais surtout président de l’association Interaktion Elektro Projekt et en phase de professionnalisation pour manager des artistes et un netlabel.

Quelles sont tes influences musicales ?

Ca remonte à très loin parce que je fais partie des vieux brisquards qui ont connu l’époque des raves (rires). Un background clubbing 90s mélangeant des influences dance (oui, pas glorieux), techno, trance et hardcore. Mais l’élément déclencheur de ma passion reste l’album « music for the jilted generation » des Prodigy et notamment le track « no good ». Une claque musicale et un clip qui m’ont donné envie d’aller en rave ! J’ai une passion pour le rythme depuis petit et ce n’est pas un hasard si la drum & bass (Roni Size, Aphrodite), et plus tard la tribal techno (Umek, Joan Bacto) ont été les fers de lance de mon apprentissage du mix. Aujourd’hui j’écoute de tout, que ce soit en musiques électroniques (de l’ambient au dubstep, en passant par la raggatek) ou dans d’autres genres (rock, reggae, pop, rap…). L’important reste que la musique me fasse voyager et me procure des émotions !

Tu as plusieurs facettes, Dj – Agent artistique – Fondateur de l’association Interaktion Elektro Projekt ? Comment arrives-tu à trouver le temps de gérer tout ça ?

J’ai en effet occupé beaucoup de rôles dans la musique électronique depuis 2003. Aujourd’hui j’ai choisi de me professionnaliser dans ce milieu pour devenir manager (label & booking). Ce choix m’oblige à délaisser le volet DJing parce que je me suis aperçu que je préfère être un personnage de l’ombre plutôt que dans le feu des projecteurs. Mon temps en ce moment est précieux entre un master 2 à la fac (management de carrières d’artistes à Lyon 2), le montage de mon projet professionnel et la gestion de l’association Interaktion Elektro Projekt. Mais ce qui est merveilleux, c’est de voir aussi que je travaille avec d’autres passionnés que moi : tous m’aident beaucoup pour que les projets avancent. Sans les autres, je ne serais pas là où j’en suis aujourd’hui : love u all (rires).

Depuis le mois de Septembre nous travaillons ensemble en collaboration dans l’association Interaktion Elektro Projekt ; Peux-tu nous en dire un peu plus sur l’association, son but, ses moyens, ses membres…?

L’association s’est montée en novembre 2016 avec mes potes Axel Nirka & Sab Macintosh. Au départ c’était un projet sans prétention avec l’idée de faire des interviews des acteurs de la scène électro et développer un projet radio. Aujourd’hui, l’association est surtout un moyen d’agréger des passionnés de musiques électroniques et de favoriser la coordination entre leurs différents projets (mix, production, radio, label…) tout en favorisant l’émergence de nouveaux. Ainsi, un projet de netlabel à destination des producteurs émergents et un pôle évènementiel sont en cours de réflexion en interne de l’association. Nous sommes super heureux d’accueillir Fucking Elektro parmi nous et on espère que la collaboration sera fructueuse. L’association termine sa phase de structuration et d’ici la fin de l’année, elle sera constituée de 4 pôles d’activités : médias (webzine & radio), label, artiste (booking & management) et évènementiels. On est toujours open à de nouveaux bénévoles pour nous rejoindre dans l’aventure. N’hésitez pas à consulter notre site www.interaktion.fr pour en savoir plus.

Tu as pas mal déménagé dans ta vie (Paris, Lyon, Annecy…), quelles richesses en as-tu tiré dans tes différents métiers ?

Les déménagements sont des choix de vie étudiants et professionnels. Dans chaque ville, j’ai développé de nombreux projets associatifs en musiques électroniques qui m’ont permis d’étendre mon réseau, tester de nouveaux projets et mieux comprendre comment fonctionne ce monde de la musique. J’ai connu aussi de nombreux revers (mais on apprend de ses erreurs) et j’ai surtout compris que dans ce milieu, il y a des gens super cons (ils se reconnaitront) ! C’est un peu comme dans la vie de tous les jours en définitive (rires).

Si tu devais choisir tes meilleurs souvenirs en tant que Dj, Agent artistique et Gérant de l’association ; lesquels seraient-ils ?

En tant que DJ, mon meilleur souvenir reste le festival des Jeudis Electro à Thonon les Bains, à la Brasserie du général. 3h de mix dans un lieu superbe avec un public à fond qui a voyagé avec moi sur de la house & de la techno. Un grand merci à Franck de Feeling & Sound !

En tant qu’agent, j’ai des super souvenirs avec Le Barde, le boss de Cryogen records. Je me rappelle notamment d’une soirée au Sonotone à Biaritz avec un public survolté et Le Bade en panique au platine parce que le public voulait du changement de genre toutes les 15 minutes !

En tant que gérant d’association, je crois que j’ai aimé tous les projets que j’ai développé. Underground Projekt à Paris avec mon ami Gilles où on était partenaire des soirées au Rex club et au Batofar ! Phéromone Prodictions à Annecy où j’ai organisé le festival Vibration(s) au Brise Glace ! Et bien sûr Interaktion Elektro Projekt qui m’a permis d’avoir un pied dans la professionnalisation. Tant de rencontres, tant de passion et tant de solidarité : voilà pourquoi j’aime la musique électronique !

Quel est ton TOP 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Brothers Since ’93 – Travel (Voltage records) : pratiquement 10 minutes d’une techno groovy où le son acid fait monter l’auditeur toujours plus haut !

Mathias D. – Non stop (Kaisen records) : une tech house à la fois tribale, groovy et so dirty ! La vocale est une pure merveille et donne envie de jumper !

Tiago – Vitale (Fortwin records) : un track techno mêlant les sons made in Detroit avec des nappes trancey et un soupçon d’acid. Un voyage 90s au pays des raves !

Le mot de la fin…

Faites-vous plaisir et gardez le plaisir de la fête ! Electronic music rules the nation !

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ParAxel Nirka

Paradoxx B.

Rencontre du côté de Valence avec la talentueuse Betty qui incarne ce projet audacieux, subtil mélange de techno et de mélodie.

Raconte nous un peu tes débuts…

La découverte de la musique a commencé à l’âge de 5 ans :-), mon premier piano et la télévision qui passait en boucle les tubes des années 80 tantôt mélodiques, tantôt rythmiques, tantôt tristes.

Très tôt la musique a fait partie intégrante de ma vie. Puis j’ai pratiqué plusieurs instruments en autodidacte avec un net attrait pour la création de mélodies.

J’ai découvert la musique techno à l’adolescence dans un club grenoblois qui s’appelait Le Factory dont je garde un très bon souvenir.

J’ai écouté les tracks des labels trance comme EYE Q RECORDS, BONZAI RECORDS à cette époque j’affectionne particulièrement :la trance m’attirait car beaucoup de nappes mélodiques dans ce style. Lors de la soirée Hexagona 95 je passe la soirée collée à la cabine du dj à observer. La révélation s’est faite les jours qui suivirent : j’étais dans les boutiques d’occasions pour me dégotter deux platines vinyles avec le bouton pitch bend!

Tout est venu naturellement, j’avais déjà l’oreille et je travaillais le calage tempo, je m’entrainais seule ou avec des dj’s de l’époque.

Quelques mois plus tard je me retrouve rapidement résidente du complexe au George 5 à Grenoble.

Quel est le concept qui se cache derrière Paradoxx B?

Paradoxx b aka Lady Purple qui a été mon premier nom de scène défini par des agents artistiques des clubs où je jouais : c’est donc resté durant mes années de mix. Puis est venue la composition avec les pseudos First Paradoxx et Paradoxx B. L’identité de ce pseudo reflète pour moi un cote mystérieux mélancolique et lunaire comme la musique que je compose.

Paradoxe est un mot qui à énormément de définitions et de mystère, sa consonance me convient et il devait faire parti de mon pseudo, contredit les idées reçues, l’opinion courante, les préjugés. C’est ce que je suis et ce que je pense : un paradoxe ! 😉 Et pour le B ce n’est que l’initial de mon prénom.

Comment construis-tu ton set? Laisses-tu places à l’improvisation ou est-ce que tout est calé?

Lorsque je jouais sur vinyle, mes sets étaient improvisés avec une présélection de petites pépites qui sortaient. C’était clairement de l’impro et il faut dire que rechercher un vinyle durant ses mixes était beaucoup plus facile avec le visuel de la pochette. Maintenant, j’ai les tracks sur cd, mp3, usb et je prépare mes mixes. J’aime donner un sens et une histoire à mes sets, il ne s’agit pas de savoir passer des disques les uns après les autres, mais apporter une suite logique d’émotions et de sentiments rythmique.

Quel est ton meilleur souvenir de soirée?

Il y en a plusieurs ! Mais a partir du moment où les gens sont heureux et où il y a un partage c’est un bon souvenir de soirée. Lorsque je vivais sur Annecy je faisais partie d’un collectif qui me permettait de faire des scènes intéressantes. Des spots sympas autour du lac, les fêtes de la musique durant 3 ans, un public très réceptif et surtout de bons souvenirs.

Quelles sont tes références ?

J’affectionne particulièrement les artistes comme Aphex Twin, Apparat, Kiasmos pour leurs compositions. Pour les dj sets, Sven Vath, Maceo plex, Miss Kittin, Kit Ann Foxmann, Monica Kruse, et bien d’autres encore. Ce qui me plaît chez un artiste c’est la modestie, la belle mentalité et surtout la passion, j’avoue que dans la nouvelle scène électronique il n’y en a pas beaucoup qui me font vibrer.

Tes premiers vinyles ?

Marusha : Somewhere over the rainbow

Faxe : I wanna F*ck

Y-a-t-il une période que tu as préférée?

La période de la découverte, la techno était colorée et le public joyeux et souriant. Les années raves 95-98 représentent selon moi une excellente période musicalement et mentalement.

Que conseillerais-tu aux jeunes qui démarrent dans le mix?

Être autodidacte, la base c’est selon moi une bonne oreille, le sens du rythme et la passion pour la musique. Soit on l’a, soit on ne l’a pas : l’art du mix tempo est quelque chose d’inné. Savoir rester simple et passionné ne jamais trop en faire..

Tu composes dans ton home studio, quel est ton style?

Ma préférence en composition c’est la musique Ambient avec beaucoup de superpositions de mélodies, mais lorsque que je commence un nouveau track c’est souvent de la techno qui ressort!

Que préfères-tu au final? Composer ou mixer?

De loin composer, c’est un plaisir palpable que de voyager et faire voyager avec sa musique, ça requiert également beaucoup de temps et d’apprentissage en tout cas en ce qui me concerne. Mixer est toujours un plaisir, lorsque c’est possible mais un peu moins qu’il y a quelques années car je gère un commerce qui me prend beaucoup de temps.

Que trouve-t-on comme musique dans tes sets ?

J’ai mixé un peu de tout durant mon ascension musicale de la hard tek, techno, dark house ,tek house, dnb. Actuellement j’ai une tendance à des sets techno minimal et également deep house.

Quels sont tes projets à venir?

J’ai plusieurs tracks en préparation avec l’objectif de sortir un EP puis produire, composer, alimenter de quelques soirées entourés de bonnes personnes et une bonne énergie.

Un petit mot pour la fin?

Je remercie Interaktion pour cette petite interview, et un grand merci pour permettre aux artistes de l’ombre de s’exprimer sur la toile.

 

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ParHigh Potential

Sa.Du

Rencontre avec Athanase aka Sa.Du, un artiste lyonnais made in Grèce qui produit activement de la techno qui fait du bien à nos oreilles. L’ex résident du DV1 qui monte, qui monte, qui monte…

Tu es Grec et vis à Lyon : es-tu venu en France pour ta carrière ? D’après toi, quelles différences y a-t-il entre la musique électronique en Grèce et en France ?

Nous aimons la France et ma femme est née ici. Nous venions très souvent en vacances et un jour, nous avons décidé de vivre ici. La différence ? Ici, les Français aiment danser !

Tu étais résident au DV1 : quels souvenirs gardes-tu de ce club ? Comment as-tu vécu sa fermeture il y a un an ?

J’étais très triste quand je l’ai appris, mais je garde beaucoup de bons souvenirs, de bonnes vibes, de nombreux sourires… C’était un lieu pour danser et j’aimais ce style underground.

Tu composes énormément : peux-tu nous indiquer les 5 productions de ta composition que tu affectionnes plus particulièrement ?

Toujours difficile de faire un choix parce que je risque d’oublier des morceaux… Mais je dirai :

« Imaging your self » : sorti chez Bonzai records” en vinyle et numérique. Ce track a été classée dans le top 10 tech house de Beatport. Les gens l’aiment pour son ambiance deep.

« Mother » : sorti sur Frequenza records. Richie Hawtin a joué ce track au festival SONAR de Barcelone en 2016.

« Clubber » : sorti sur Frequenza records.

« Warm » : sortie sur EP Digital Music avec de nombreux retours positifs d’artistes comme Slam, Paganini, Richie Hawtin…

« Feel it » : sorti su Monique Musique.

Que signifie ton nom de scène « Sa.Du » ? Quel est ton concept sur scène ? Qu’est-ce qui fait ton originalité en DJ set ?

Sa.Du signifie vibes, sons tripants, bonne énergie et danse !  Derrière les platines, j’ai seulement deux choses en tête : faire voyager et faire danser les gens !

Depuis quelques semaines, tu as rejoint l’agence de booking de Frequenza : quels sont tes attentes d’une agence de booking ? Pourquoi as-tu choisi Frequenza ?

Oui, je suis dans l’agence de booking de Frequenza et j’en attends de bonnes choses ! Je suis très fier de cela parce que c’est le label qui a décidé de m’ajouter à son roster.

En tant que producteur : quelles sont tes influences ? Quel matériel utilises-tu pour composer ?

Mes influences sont les gens, ma vie et le quotidien qui m’entoure. J’aime me balader avec mes écouteurs tout en regardant les gens et la ville : j’emmagasine de l’énergie le jour pour la retranscrire durant la nuit. Je préfère créer ma musique avec du hardware plutôt que des softwares : j’aime le résultat final par ce procédé et cette voie stimule beaucoup plus ma créativité.

Tu as signé notamment sur Bonzai records et Inclusif records : quels relations entretiens-tu avec les labels qui t’ont signé ? As-tu une stratégie particulière dans le choix des labels avec qui tu travailles ?

Ma relation avec les labels reste amicale et professionnelle. Je parle de musique et d’autres choses avec eux : c’est agréable de discuter avec des gens qui ont les mêmes influences et idées que soi. Dans mon démarchage, je n’ai pas de stratégie particulière : je collabore avec des labels parce que j’aime leur travail et les artistes qui ont signé chez eux.

Quelle est ta plus belle réussite depuis le début de ta carrière ? As-tu un rêve en musique électronique que tu n’as pas encore réalisé ?

Lorsque j’ai déménagé en France, j’ai d’abord habité Montpellier et Immédiatement, je me suis retrouvé derrière les platines à Villa Rouge et à L’antirouille. Quand je suis arrivé à Lyon, on m’a dit  «  le DV1 c’est le meilleur club techno de la ville mais c’est pratiquement impossible de jouer là-bas ». Alors j’ai foulé le Dv1 et dès la première fois, je me suis dit « c’est l’endroit où je veux mixer ! ». Et finalement je suis devenu l’un des résidents. Il faut toujours croire en ses rêves car ils nous donnent l’envie de continuer afin de devenir meilleur !

Que penses-tu des gens qui réduisent la musique électronique aux drogues ? Penses-tu que les drogues stimulent la créativité ?

L’art a toujours été impliqué avec les drogues et l’alcool. N’oubliez pas Van Gogh, Gauguin, beaucoup d’artistes Rock, etc. Personnellement, je ne prends pas de drogues. Quand je fais de la musique ou mixe, je veux juste être là et sentir le moment présent.

Quels sont tes projets à venir ? Ton mot de la fin ?

J’ai beaucoup de projets en tête et j’essaie de les organiser pour avancer pas à pas. J’aimerais créer un label : j’ai déjà le nom et le logo, on verra bien… Mon mot de la fin : vivez la vie à fond, profitez-en et dansez !

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ParMarius Sergent

Axel Nirka

Rencontre avec ce Grenoblois passionné de musique depuis plus de 20 ans, Dj/producteur, animateur de radio et collectionneur de vinyles à ses heures perdues !

Salut Axel, déjà peux-tu te présenter et nous expliquer tes différentes facettes au sein de la culture électronique ?

Salut, eh bien je suis Axel de Grenoble, je suis derrière les platines depuis mes 20 ans et j’aborde sereinement la crise de la quarantaine. Je suis donc DJ en musique électro techno et house, mais aussi un ex résident tout frais d’une radio locale grenobloise où j’ai envoyé du son pendant plus de 10 ans. Je compose également de la musique dans mon home studio et pour le temps restant, je suis dans le crew d’Interaktion où j’ai plus l’habitude de poser des questions plutôt que d’y répondre… Sympa la mise en abîme aujourd’hui (rire).

Quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

Oula, pas vraiment d’héritage musical de mon côté mes parents écoutant très peu de musique. J’ai commencé à écouter la radio et m’acheter des cd après mes 18 ans une fois mon premier job obtenu. Auparavant j’avais 2-3 cassettes avec des compilations oscillant entre la dance des années 90, le hardcore façon Thunderdome ou encore des sketchs des Inconnus…Un vaste programme pour aborder l’électro (rire). Depuis je me suis bien rattrapé avec un budget conséquent pour l’achat de vinyles, cd et aujourd’hui écouter aussi du format digital en streaming principalement.

Quel matériel DJ utilises-tu ? Recherches-tu des spécificités techniques particulières ?

Mixant sans artifices et misant sur la sélection musicale, je n’ai pas besoin de grand-chose : 2 sources avec un pitch et une table 2 voies avec correction classique des fréquences et je suis parti dans mon trip (rire). Je déteste les sets où les effets sont surjoués et toujours amenés de la même manière : c’est du cache misère pour moi. Un effet peut s’utiliser avec parcimonie mais toujours dans le but de surprendre le public, en l’utilisant différemment des autres artistes. Un bon track se suffit à lui-même, il est intéressant aussi de ne pas détériorer l’œuvre telle qu’elle a été pensée par son créateur.

Comment te positionnes-tu sur le débat vinyle vs CD vs MP3 ? Toi-même as-tu essayé diverses technologies ?

J’ai effectivement essayé les diverses technologies. Sur la qualité sonore, composant aussi beaucoup à la maison, je banni le mp3 sauf pour éventuellement en podcast. Sur un vrai sound-system le mp3 est une sorte d’ersatz sonore bien brouillon dans le grave avec des aiguës peu précis. La qualité cd est mieux mais avec la course à l’armement dans la guerre du son, beaucoup de tracks n’ont aucune dynamique et fatiguent vite à l’écoute. Je préfère de loin le son et la chaleur du vinyle mais les autres supports permettent de découvrir une multitude d’artistes. Il y a des services fantastiques qui permettent de découvrir de très bons tracks loin des tops 10 de Beatport et autres plateformes dédiées aux Dj’s.

Quel est ton pire souvenir de soirée en tant que DJ ? Et ton meilleur ?

Mon pire souvenir de DJ reste certaines soirées à mes débuts dans des bars un peu glauques sur Grenoble à mixer dans une cave seul ou avec 1 client, genre remix de « La Crampe » dans « Pulp Fiction » (rire). Mon meilleur reste un set réalisé en warm up d’Oxia où je m’étais éclaté avec mes sons préférés malgré un certain stress car,déjà 10 ans en arrière, c’était un grand de la scène techno. Enfin mon premier set sur la bande FM avait également quelque chose de magique. Après j’ai plein d’autres bons souvenirs mais ces deux-là ont une saveur particulière.

Tu es aussi producteur, avec 2 EP sorti sur le label Grenoblois Lite Litch Record, quelle est ta philosophie, ta conception de la production ?

Exact, j’ai eu la chance de sortir du son sur ce sympathique label géré par une amie. Ma conception de la production est d’utiliser à la fois du hardware et du sample pour parvenir à mes fins. Pour y arriver tout se joue en 1h ou 2 : je trouve mon idée, lance les accords, 2-3 mélodies et compose directement. Je perdais trop de temps à une époque « enfermé » dans une boucle, le cerveau atrophié tout comme les oreilles au bout de quelques heures. Pour le coup je lance beaucoup de projet mais si au bout des 2h je n’ai rien de concret, je zappe (rire) ! Par contre, une fois un track lancé, je passe beaucoup de temps à le finaliser, ajouter les effets et essayer de faire vivre le morceau.

Comment puises-tu ton inspiration pour composer ? Quels sont tes influences en matière de production ?

Je m’en remets au Muses…plus sérieux, j’écoute énormément de track dans plein de styles différents via mon activité professionnelle et mon expérience sur Max FM où j’ai géré la programmation musicale pendant quelques années. Mes influences et ma sensibilité viennent en partie de mon mentor Dj de l’époque qui s’appelle Francky et qui reste un excellent technicien avec une sacré oreille et innovation dans l’approche du son : dommage qu’il ait arrêté d’ailleurs… Pour le coup, grâce à lui, j’ai beaucoup exploité les faces dub des disques du club où on officiait, découvert des compilations des soirées Scream sur Paris début 2000, des artistes comme Jérôme Pacman ou encore Oxia… J’aime également ce que fait Vitalic, une partie de la discographie des Daft Punk, certains labels que je garde jalousement secret parmi les galettes de mon studio. Je me disperse beaucoup aussi musicalement parlant, et cela se ressent dans mes tracks où j’ai du mal à garder une idée directrice tout au long des 5-6mn du morceau…

Développes-tu des prestations live ? Préfères-tu jouer en tant que liver ou DJ ?

Sans hésiter je préfère jouer en tant que DJ qui me laisse plus de manœuvre en termes de choix musical et de technique pour « titiller » le public. Il faut jouer avec le public, savoir le frustrer gentiment et le surprendre par des mixes plus ou moins directs. Il faut savoir être percutant au bon moment et faire voyager les gens dans un univers marqué par des titres qu’il n’aura pas l’habitude d’entendre. Pour du live, j’y ai pensé mais mon sens inné du rythme et de la mélodie sont des éléments de blocage (rire)…J’ai du mal à donner le tempo en claquant des mains (rire), je passe mon tour pour du direct avec machines et claviers pour la sauvegarde des oreilles et l’intégralité mentale du public !!

Travailles-tu seul ou en collaboration ?

Je bosse principalement seul, j’ai déjà essayé de collaborer avec un ami ou 2 mais nos méthodes de travail, nos emplois du temps et nos sensibilités artistiques ne collaient pas toujours. Il m’arrive plus de faire des remixes pour mes amis quand l’occasion se présente. Après je suis ouvert à toutes propositions !

Quel matériels et logiciels possèdes-tu dans ton home studio ? Recherches-tu des spécificités ou des techniques particulières ?

Je travaille dans mon home studio sur Ableton Live 8 (avec licence s’il vous plaît). J’utilise à la fois des synthés hardware et des synthés au format VST : du côté hardware je possède un Moog Slim Phatty, un Roland SH-32, un Korg TR-Rack, un micro Korg, un virus rack et encore 2-3 expandeurs. Côté VST j’utilise un peu Sylenth, le Rob Papen subboombass et Unique de Sugar Bytes. Je passe tout cela par ma carte son, une bonne vieille RME Fireface et travaille au casque pour pouvoir vivre en paix avec mes voisins et ma femme ! Pour la partie composition j’ai quelques banques de samples, j’utilise ma souris et mon clavier d’ordi pour les mélodies, un cahier de solfège pour essayer de rester en harmonie. Le plus rigolo dans tout cela, c’est que je n’ai aucun sens du rythme, je compose tout pas à pas avec des séquences en loop…

Merci pour toutes tes réponses et le temps consacré, le mot de la fin ?

Plaisir. C’est ce qu’il faut prendre avant tout quand on se lance dans la composition ou le mixe : kiffer l’instant où l’on se plonge dans son univers et oublier tout le reste !!

L’univers d’Axel sur la toile :

ParMarius Sergent

Jimbo

Annécien, puriste de la musique techno originelle, celle qui cogne, membre du collectif « Laisse-Nous Ræver » et organisateur des soirées désormais célèbre « Techno Disorder », rencontre avec Jimmy !

Peux-tu te présenter ainsi que ton asso et les diverses activités qui te lient à la musique électronique ?

Je m’appelle Jimmy Delavay, j’ai 23 ans et je vis depuis toujours à Annecy, ma ville natale et de cœur. En dehors de la musique, j’aime le beau football, le cinéma et les burgers qui ne rentrent pas dans ma bouche ! Pour ce qui est de la musique, je me suis intéressé au métier de DJ depuis le début de mon adolescence et quand j’ai eu 15 ans, j’ai enfin pu m’acheter mon premier « set up ». J’ai donc commencé à animer les soirées de mes copains, des mariages, des petites dates en clubs, etc. En 2013, j’ai été sélectionné pour suivre la formation d’Animateur Musical et Scénique à Lyon à l’UCPA DJ School. J’en suis sorti diplômé, major de promotion et prix spécial du jury, pas mal non (rire) ?! C’était vraiment une expérience incroyable : je la recommande à tous les déterminés qui veulent apprendre ce métier. Enfin en novembre 2016, j’ai décidé de créer une association et me lancer dans l’organisation de soirées avec « Laissez-Nous Ræver ». Désormais, nous organisons une soirée « Techno Disorder » tous les mois/mois et demi et on est vraiment fier du résultat : 7 Sold Out consécutifs, des plateaux DJ de mieux en mieux chargés, des gens heureux d’être là, ultra respectueux et déterminés à en découdre avec le sound-system. Pour le moment tout baigne et on a hâte de voir jusqu’où on pourra aller !

Quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

A vrai dire j’ai rencontré la musique électronique dans le berceau via mes parents. Mais je leur dois un très fort héritage Rock/Hard-Rock. C’est plutôt The Doors, The Rolling Stones, AC/DC, Nirvana, Guns N’Roses et les Red Hot Chili Peppers qui ont bercé ma jeunesse, d’où mon goût pour le son costaud et psychédélique ! Le vrai tournant pour moi a été la sortie de « Satisfaction » de B. Benassi paru chez Submental record. Ce morceau m’a poussé dans le droit chemin je dirais, et suite à cela, je me suis penché sur Benassi et tous ses collègues. Maintenant, la musique électronique n’est pas une frontière à mes goûts musicaux,  j’apprécie aussi un bon son rap à l’ancienne, un Louise Attaque ou un Jamiroquai.

Peux-tu citer 5 tracks (ou albums) qui t’ont particulièrement marqué en musiques électronique ? Quels souvenirs te ravivent ces tracks/albums ? 

Alors comme cité précédemment, Benny Benassi a fortement marqué mon petit cerveau notamment avec les albums Hypnotica et Pumphonia, sortis en 2003 et 2004 sur les labels respectifs ZYX Music et D:Vision Records. Je prêchais la bonne musique à mes potes de collège en parlant de ces deux albums (rire)!

Le classique « I WANNA GO BANG» de Bjarki paru sur Trip Record : j’étais a Hypnotik (festival de musique électronique sur Lyon NDLR) 2015 lorsque Sam Paganini a lancé ça… Je pense que les murs s’en souviennent encore !

Meet Her At The Love Parade – Da Hool paru sur Kosmo Record : j’écoutais ça en boucle à l’âge de 3 ans, c’est sorti quand je suis né !

Deep Fear – Sidekick sur Net’s Work International : ça c’est le morceau que je mettais tous les soirs dans ma première résidence vers Lyon, un vrai classique du genre et qui fait bouger n’importe qui !

Enfin je terminerais par un gros track Techno, que j’adore jouer en tant que guest. C’est puissant, c’est envoutant et psychédélique, « Eomac – Spectre (Tommy For Seven Remix) » chez Killekill.

Quels souvenirs gardes-tu de ta première soirée électro ? Et de la dernière ?

Ma première soirée en tant que DJ était ma première soirée électro. C’était le 31 décembre de mes 16 ans, on a fait rentrer 150 personnes dans un appartement de 140m carrés. On est passés dans le journal (rire) ! C’était un moment incroyable, je n’oublierais jamais la folie qu’il y avait dans ce salon ! La dernière ? C’était la Techno Disorder bien sûr !

Qu’est-ce qui t’as motivé à devenir DJ dans la scène électro ?

Franchement, je dirais la passion pour cette musique, tout simplement.

Comment te positionnes-tu sur le débat vinyle vs CD vs MP3 ? Toi-même as-tu essayé diverses technologies ?

Je me positionne en tant qu’utilisateur de clefs USB, ancien utilisateur de CD et futur utilisateur de vinyles. Faut se le dire, le CD, c’est has been et pas très pratique. Le vinyle, c’est indémodable, physique et stylé. Maintenant, c’est la grande période des clefs USB/ Carte SD et tout le tralala. Personnellement c’est ce que j’utilise. Les gens qui crachent sur les autres car leur façon de travailler les énerve, j’ai envie de me moquer d’eux : pourquoi un support serait-il meilleur qu’un autre ? C’est souvent ceux qui utilisent des vinyles qui lancent ce genre de débat… mais faudrait-il encore savoir les caler pour pouvoir critiquer les autres !

Vous venez de réaliser la « Techno Disorder » 7ème édition, et selon mes sources, ça a encore été une réussite : comment est né ce projet ? Comment tout ça s’est mis en place au départ ?

Au départ, j’ai créé le collectif avec mon meilleur ami Rudy et mon petit frère Joey. J’ai moi-même investi de l’argent que j’avais mis de côté pour pouvoir organiser la première édition dans l’objectif de me rembourser avec les recettes. C’était un pari risqué mais réussi. Au bout de quelques soirées, mon meilleur ami a décidé de se retirer et nous avons continué l’aventure en famille, entre frère. Ce projet viens de moi, mais j’ai beaucoup de copains sur qui compter et avec qui je collabore, et c’est vraiment plaisant. J’espère qu’on va continuer comme ça longtemps !

Comment choisis-tu les têtes d’affiche de tes soirées ? Des artistes que tu aimerais avoir dans tes soirées ?

Nous les choisissons principalement d’après mes propres goûts principalement mais aussi ceux de mon frère, qui apporte cette touche « Industrielle » et plus violente en fin de soirée. Après vient la question du budget et de la disponibilité de l’artiste, mais en général nous arrivons à nos fins ! Vous vous en rendrez compte sur la saison 2017/18, les plateaux DJ vont normalement s’envoler !

Quelles valeurs diffuses-tu à ton public dans tes soirées ? Et as-tu le sentiment que le public est reconnaissant du travail que tu fais ?

Pendant un concert, ce que j’aime c’est partager et voir les gens kiffer. Alors peu importe qui j’ai devant moi : j’extériorise au maximum et j’essaie de faire transpirer ma passion et de l’étaler sur le front du public. En général ça marche bien, et j’ai toujours de très bons retours sur mes sets en soirée. C’est peut-être ça qui fait ma différence au-delà de ma musique : mon jeu de scène et mon énergie.

Quels sont tes projets à venir ?

Dans l’immédiat, vous allez très peu me voir car je suis blessé… A partir de mi-octobre, je reprendrais du service dans un bar genevois où je suis résident une fois par semaine. Je vais aussi entamer deux nouvelles résidences, une à l’Annexe (Lyon) et une au Chalet (Grenoble). Ces deux résidences sont des mensuelles, que l’on ajoute volontiers aux « Disorder » ! Nous avons des projets avec l’association, entre autre un festival sur le long terme, et des soirées en extérieur pour l’été prochain.

Ton mot de la fin ?

En espérant en voir un maximum d’entre vous à mes prochains concerts, et aux prochaines Techno Disorder bien sûr ! La Techno se consomme sans modération, le reste avec. Faites gaffe à vous !

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ParMarius Sergent

Yousk

Rencontre avec Ludo, aka Yousk, DJ de la scène nîmoise et montpelliéraine  participant, entre autre, à l’organisation du festival A-Nîmé avec Greg Delon !

Peux-tu commencer par te présenter ainsi que ton association A-Nimé Festival ?

Je suis Ludo, j’ai 31 ans, né à Nîmes. Je suis DJ depuis une dizaine d’années. Le goût de la musique et du « DJing » m’est venu vers l’âge de 16 ans avec mes premières sorties dans des endroits qui ont comptés « musicalement » sur la région. Je suis également président d’une association appelée « Reversed » que j’ai fondé en 2014 avec 3 amis d’enfance. On réunis en tout 4 DJs dans des genres assez différents allant de la Deep Pop à la Techno. J’ai pas mal tourné avec mon binôme FAK, notamment sur des belles dates comme UNITED au Zénith de Montpellier ou sur le Festival A-Nîmé. Je suis enfin membre de l’association « A-Nîmé ». Connue et reconnue sur la région, elle a été fondée en  2003 par Greg Delon (président de l’association et patron du label Way Of House NDLR) et Bastien Grine. Pour ma part, j’ai démarré comme client, dès la 1ere année d’ailleurs (j’avais 18 ans…) ; j’ai ensuite rejoints l’asso en 2014. Depuis 2 ans, j’essaie de m’investir de plus en plus aux côtés de Greg qui me fait confiance, notamment dans son organisation. C’est beaucoup de plaisir, mais aussi beaucoup de boulot. Avoir un Festival de musiques électroniques au Jardin de la Fontaine à Nîmes ou dans les arènes, ça a quand même de la « gueule »…

Yousk est ton nom de scène : peux-tu nous expliquer l’origine de ton pseudo ?

Ça vient d’un délire en soirée avec une amie… Elle m’a sorti ça en boîte (à cause d’une particularité que j’ai à mes yeux), puis mes amis proches ont commencé à m’appeler comme ça, et c’est resté. En Fait, c’est assez naturellement que j’ai commencé à tourner avec ce blase.

Peux-tu citer 5 tracks (ou albums) qui t’ont particulièrement marqué en musiques électronique ? Quels souvenirs te ravivent ces tracks/albums ?

Alors il faut en choisir que 5…

« Flesh and Bone » de The Hacker paru sur le label Différent. Pour moi c’est le plus grand track Techno, qui plus est produit par un Français. Il m’a marqué et me rappelle mes sorties à La Dune (club sur la Grande Motte) ou au Barlive (club sur Mauguio). J’en ai des frissons rien que de repenser au moment où on l’entendait avec le système son du mythique after montpelliérain.

Un peu dans la même lignée, le « Galaxy » d’Axel Bartsch paru sur le label Kompakt Elektra. Un peu pour les mêmes raisons aussi. Je trouve ce track extraordinaire.

Ensuite, pas seulement parce que c’est un « pote », mais surtout parce qu’il a marqué ma génération, le « Where r U » de Bastien Grine paru sur le label K2. C’est vrai, je suis très « Barlive » dans mes influences, mais pour moi, c’est vraiment la meilleure époque concernant la musique électronique dans notre région. Je ne tomberai pas dans le cliché de dire « c’était mieux avant… », mais quand même…

Plus récemment, le « Solitary Daze » de Maceo Plex et Gabriel Ananda paru sur le label Ellum Audio… Pour moi un des meilleurs et un des plus marquant depuis 2010.

Il m’en reste un c’est ça ? Ben je vais dire plus récemment, un track de Pig&Dan « Eagles from space » du label Bullet:Dodge, parce que j’adore ce duo et il n’y a pas un set Techno où je ne le joue pas…

Comment es-tu rentré en contact avec la musique électronique ?

Grâce à mes premières sorties au Jacquart Club à Bellegarde (j’avais 16 ans…). Ce lieu était une institution de la fin des années 1990 et au tout début des années 2000. C’est là que j’ai vraiment commencé à m’intéresser à la House. J’écoutais beaucoup de Funk et de Hip-Hop US à cette époque. Ensuite, lorsque j’ai découvert La Dune à la Grande Motte et le Barlive un ou 2 ans plus tard, c’est là que j’ai vraiment ressenti le besoin de « toucher » à la musique électronique. J’étais fasciné par la communion entre le DJ et son public. Ça jouait que sur vinyle à l’époque. J’adorais le contact des platines et des disques.

Pour toi, c’est quoi un bon DJ ?

C’est justement ce que je disais… C’est la communion entre le DJ et son public. Le fait pour le DJ de capter le public et d’arriver à l’amener là où il veut. Le plus important, c’est de prendre en considération les gens que l’on a devant nous, et de leur transmettre une émotion. On ne joue pas seulement pour nous…

As-tu un statut professionnel ? Vis-tu de la musique ou as-tu un travail à coté ?

Alors oui, je suis auto-entrepreneur. Je vis de la musique depuis un peu plus d’un an. Ça s’est pas mal accéléré ces derniers mois… J’espère pouvoir augmenter encore plus mon activité. C’est vraiment sur mes dates, sur les projets et avec la musique que je m’épanouis le plus.

Pour ta 2ème casquette dans le monde de la musique électronique, tu es aussi l’organisateur de l’A-Nimé Festival. Comment est né ce projet ? Comment tout ça s’est mis en place au départ ?

Je donne un coup de main dans l’organisation… L’organisateur est Greg Delon, depuis 2003. Mais c’est vrai qu’il me donne de plus en plus de responsabilités dans le festival. Sans oublier mon binôme MAOU sur A-Nîmé. C’est vrai qu’on bosse de plus en plus en « trio » sur ce festival. Il y a aussi Bastien (Grine) qui gère la partie trésorerie. Puis on a tous les bénévoles qui nous accompagnent, et sans qui le festival n’existerait pas. Cette année c’était la 13ème édition, sûrement une des plus compliquée à organiser. Mais j’espère vraiment que ce festival va encore perdurer. Je pense qu’il est vraiment très important pour la ville de Nîmes et pour le public qui nous suit. On sera encore là en 2018.

Quels sont les concepts que tu développes en organisation d’évènementiels ?

Sur A-Nîmé, on essaie vraiment de concerner tout le monde. Il y a le festival en lui même. Mais à coté de ça on a les Apéros Techno où l’on fait jouer le maximum de DJs de la région, confirmés ou amateurs. Les sessions « MAO » pour les producteurs. Mais aussi les A-Nîmé Kids pour les enfants de 6 à 15 ans. Et enfin la SILENT PARTY : le concept d’une musique « en silence » en plein cœur de Nîmes, ça c’est vraiment excellent ! Le but est de toujours partager et vivre quelque chose avec les gens que l’on croise.

Comment organises-tu ta programmation ?

Alors pour Reversed, c’est très « Techno ». On essaie de toucher un public spécifique. Par contre pour A-Nîmé, on est beaucoup plus éclectique, de la Pop à la Techno. En 2015, dans les arènes on avait Synapson, Joris Delacroix, The Avener… Puis en 2016 et 2017, on a fait venir des artistes comme Louisaah, Anna, Danny Daze, Barnt, Axel Niggemann. Au départ on définit un projet et un lieu… C’est cela qui, derrière, conditionne le plateau que l’on veut proposer.

Quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre dans tes soirées ?

Pop, Deep, Tech House, Techno… Mais aussi un peu de Disco et de sons plus Funky. On n’est vraiment pas fermé sur un genre spécifique. Pour nous, l’essentiel c’est que les gens repartent avec une bonne vibe de nos soirées, tout en gardant une certaine identité que l’on s’est créée avec le temps.

Merci à toi pour ces réponses, le mot de la fin ?

Merci à vous pour cette entrevue, et espérons que l’on se recroise sur une de nos soirées ! Et vive la musique ! (rires)

Retrouve Yousk, A-Nimé Festival et Reversed sur la toile :

ParHigh Potential

Yan Oxygen

Rencontre avec Yan Oxygen, un  producteur Techno phare de la scene Ukrainienne !

Peux-tu te présenter ? D’où viens-tu ? Comment es-tu tombé dans la musique électronique ?

Je m’appelle Yan. Je viens d’Ukraine. Je suis tombé amoureux de la musique électronique en écoutant Oliver Huntemann et Paul Oakenfold, surtout la bande original du film “Swordfish”.

Comment as-tu appris à composer ?

Pendant longtemps, je jouais de la guitare dans un groupe de rock, puis j’ai étudié les logiciels tel que FL Studio, Logic et Ableton Live. Il n’y avait aucun tutoriel vidéo à cette époque, alors j’ai dû apprendre tout par moi-même.

Tu viens d’Ukraine : peux-tu nous en dire un peu plus sur la scène électronique dans ce pays ? Quels sont les clubs, festivals et autres endroits incontournables pour un amateur de techno ?

La scène techno ukrainienne connaît de mauvais jours maintenant. Seuls quelques clubs encore font de bonnes soirées comme le club Forsage à Kiev ou encore le festival OSTROV.

Tu as déjà signé sur de très bons labels techno comme Phobiq, Respekt, IAMT, Funk’n’Deep, etc. Comment as-tu approché ces labels ?

J’ai composé ma musique, envoyé la démo et ils m’ont répondu ! Tout est beaucoup plus simple qu’il n’y parait.

Comment se passe la collaboration avec les labels où tu as signé ? Qu’est-ce qu’ils apportent à ta carrière d’artiste ?

Tout nouveau partenariat est efficace : de nouvelles rencontres, de nouvelles personnes, de nouveaux auditeurs. J’adore mon travail, j’aime la techno et je suis content que cette musique puisse rassembler autant de personnes. Grâce à ma musique, j’ai rencontré ma femme. C’est un des plus beau miracle pour moi.

Peux-tu nous dire ce qui  t’inspire lorsque tu composes ? Composes-tu avec une idée déjà en tête ou est-ce plutôt au feeling et à l’improvisation ?

Pour moi, composer de la musique est toujours de l’improvisation, l’inspiration vient soudainement.

Yan Oxygen – Area 21 (Studio Session)

Hello my #Techno Friends! Check my new track 'AREA 21'! Soon on Ant Brooks label – Groovant!#techno #yanoxygen #groovant

Gepostet von Yan Oxygen am Montag, 23. Januar 2017

 

Nous te voyons souvent en direct dans le studio de Skober en stream. Comment l’as-tu rencontré? As-tu une collaboration future avec lui? Des productions ? Des gigs ?

Je connais Konstantin (Skober) depuis plus de 6-7 ans. C’est avant tout un ami avant d’être un collègue de travail. Nous nous sommes rencontrés lors d’un super fête dans  le club 86 de la ville de Simferopol (Ukraine). Prochainement, vous entendrez nos tracks communs : nous  travaillons dessus en ce moment…

Quel est  l’avenir pour Yan Oxygen ? Des futures signatures? Futurs gigs?

Composer de la musique fait partie de ma vie, je ne peux pas vivre sans elle. Bientôt, il y aura beaucoup de nouveaux tracks et des remix d’artistes techno réputés…

.Si tu devais choisir un ou plusieurs titres pour clôturer une soirée ? Pourquoi ce choix ?

Sam Paganini “Rave” (Drumcode [ 2014) : juste parce-que j’adore ce titre !

Paul & Fritz Kalkbrenner “Sky and sand” (BPitch Control | 2008) : ce track veut dire beaucoup pour moi. Quand je suis en tournée, je commence toujours ma journée avec ce track dans mon ipod !

Ben Klock “Subzero” (Ostgut Ton | 2009) : Un classic intemporel !

Et beaucoup d’autres… Pas facile de choisir !

Tu as le dernier mot pour clôturer cette interview.

Aimez la musique, aimez les gens proches de vous, faites le bien et vous rendrez ce monde meilleur !

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ParHigh Potential

Adrian Wreck

Adrian Wreck : quelle est l’origine de ton nom de scène ? Qu’est-ce qui t’a motivé à devenir un artiste de la culture des musiques électroniques ?

A la base, j’ai sorti mes premiers morceaux sous le nom d’Adrian, des morceaux très violents, noirs… C’était mes premiers pas dans la musique électronique. Mais c’était difficile de me trouver sur Internet. Aujourd’hui, Internet occupe une place très importante dans la communication : j’ai donc complété mon nom afin de sortir des homonymes et d’avoir une identité entière. Wreck (« épave » en anglais) est lié à mon histoire, en particulier à cause d’un grave accident de voiture dont j’ai été victime avec des amis en 2011 : j’ai frôlé la mort. J’ai subi de nombreuses opérations, surtout orthopédique. Cet événement a eu une énorme influence sur ma vie, ma vision des choses. Artistiquement je n’ai pas le recul pour savoir si ça a changé quelque chose à mes projets, c’est inconscient.

 Tu es originaire d’Angoulême : comment se porte la culture électronique locale ? Y a-t-il des lieux électro incontournables à Angoulême ?

Angoulême est une petite ville : la scène électro est très discrète, tout est donné au festival de la bande dessinée qui a une importance majeure pour la ville. Nous avons une super salle de concert, la Nef : la programmation n’est pas orientée musique électronique, il y a quelques concerts électro mais peu ; c’était plus rock et autres pour ratisser large. Un ami est en train de monter un festival de musique électronique sur Angoulême ; la première édition sera fin septembre, “les InsolAntes” un gros projet. J’attends la programmation avec hâte, une nouvelle raison pour moi de descendre sur Angoulême !

Tu es très influencé par la french touch 2.0 : peux-tu nous en dire un peu plus sur ce concept ? Peux-tu nous citer 5 tracks/albums que tu considères comme des incontournables du genre ?

Ce qui me plait dans la musique électronique, c’est la recherche sonore, avoir un son sculpté avec des riffs qui groovent à mort, et rajouter à ça des sons distordus ou très percutants, synthétiques, entêtants : j’adore cette recherche. Je n’écoute pas que ce style musical, j’adore un peu tout en fait, surtout le rock et toutes ses variantes. Mais voilà pour moi des titres exceptionnels en électro :

Plaid – Where? (Aniplex, 2006)

Aphex Twin – Windowlicker (Warp records, 1999)

SebastiAn – Head/Off (Ed Banger records, 2006)

Leila – Mollie (Warp records, 2008)

Siriusmo – Das Geheimnis  (Monkeytown records, 2010)

Concernant des albums de fous :

Prefuse 73 – Extinguished: Outtakes (Warp records, 2003)

Jackson and his Computer Band – Smash (Warp records, 2005)

Igorrr – Nostril (Ad Noiseam, 2010)

Clark – Feast / Beast (Warp records, 2013)

Amon Tobin – Permutation (Ninja Tune, 1998)

Sur scène, es-tu plutôt en mode live ou DJing ? Quel matériel utilises-tu ? Qu’est-ce qui selon toi fait la particularité de tes prestations sur scène ?

J’ai rarement eu l’occasion de me produire sur scène, mais quand je mixe, je suis sur Ableton Live que je contrôle avec une MPD32 (un pote, NEUS, habitué de la scène, m’a montré son setup et j’ai halluciné sur les possibilités que ça apportait).

Quelle est ta philosophie dans la production ? Es-tu plutôt du genre spontané ou réfléchi ? Analogique, numérique ou les 2 ?

Quand je produis, je commence par du spontané, genre je fais un peu n’importe quoi, jusqu’à tomber sur une mélodie que je pourrais faire tourner en boucle pendant des heures ; ensuite je construis autour, beaucoup moins spontanément. Pour moi, un morceau, ça peut prendre quelques heures à produire, parfois ça peut prendre des mois… Je travaille avec un Korg MS20, un Virus TI, du coup analogique et numérique, que je séquence sur Logic Pro 9.

Tu as signé notamment sur les labels So French records et Spectrowave records : quels liens particuliers as-tu tissé avec ces 2 labels ? Est-ce une volonté de ta part de rester éclectique en faisant de la house et de la techno en mode french touch 2.0 ? Y a-t-il des labels sur lesquels tu aimerais signer ?

Sur So French, je sors tout mes projets club, french touch, les morceaux les plus accessibles possibles. Ça fait longtemps que suis avec ce label : le lien est plus amical que musical. Sur Spectrowave, je sors les projets plutôt orientés techno. Je prends énormément de plaisir à faire de la techno, bien que la mienne ne soit pas forcément la plus répandue. Là-dessus, je vais vraiment bosser le son, le design, alors que sur So French, je vais mettre l’accent sur la mélodie. C’est finalement ce qui différencie ces 2 styles musicaux. C’est une chance pour moi de pouvoir jouer sur ces deux tableaux et d’être soutenu. Les deux labels que je suis depuis toujours sont Warp Records et Ninja Tunes, mais les places sont très chères et leur direction artistique très pointue. Ils m’inspirent mais signer chez eux serait assez incroyable, difficile à imaginer. J’ai beaucoup de liberté avec les 2 labels avec lesquels je travaille et je tiens à la garder.

Quel est ton point de vue sur le commercial et l’underground en musiques électroniques ? As-tu déjà mis les pieds en free-parties ou dans une soirée EDM ?

Le commercial, pour moi, c’est de la conserve alors que l’underground c’est de la gastronomie… J’ai déjà mis les pieds dans ces genres de soirées : les free-parties c’est assez drôle ! Les gens ne se prennent pas la tête, profitent ; les soirées EDM, le peu que j’ai pu en faire, c’est du m’as-tu vu… Je suis moins branché soirée EDM même si le sound-system est de qualité.

Tu as 30 ans aujourd’hui : qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour les 30 prochaines années concernant ta carrière artistique ? Comment vois-tu l’évolution de la musique électronique ?

Pour l’avenir, on verra ! Mais je continuerai à m’évader avec la musique, et à en faire profiter ceux qui aiment. L’évolution de la musique électronique, c’est surtout dans les outils : c’est toujours plus facile et intuitif de faire du son, très accessible, et c’est chouette ; mais je pense que quelque soit les moyens, ne ressortiront que les choses originales, inattendues et personnelles.

Quelles sont tes actus à venir ? Ton mot de la fin ?

Pour l’actu, je sors actuellement un EP sur Spectrowave records, le 30 juin 2017 en digital ! Pour le reste, je suis sur un EP qui tournera autour des 4 éléments : du coup 4 morceaux, plutôt downtempo… On verra où ça tombera ! Mon mot de la fin : Ping !

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ParAxel Nirka

Dolby-D

Rencontre avec Dolby-D, fondateur du label Dolma rec.

Qu’est-ce qui t’as amené à la musique électronique?

Mes influences musicale déjà et surtout le fait de pouvoir faire de la musique seul à la maison.

D’où te vient ton pseudo plutôt orienté cinéma?

Oui, je suis un cinéphile : Dolby vient des amplis de cinéma et le D a la fin vient de David.

Peux-tu nous décrire ton parcours depuis tes débuts?

J’ai commencé à mixer au début des années 90 lors de soirées privées dans le Sud. Par la suite, avec mon ordinateur Amiga, je me suis mis à la composition. 2 ans plus tard, mon premier track se retrouve sur une compilation CD de Lyon. Après, tout s’est enchainé : vinyles, compil pour Skyrock , labels… Plus de 20 ans après, j’ai toujours la même passion !

Depuis le temps que tu joues, comment arrives-tu à te renouveler et ne pas te lasser?

Pendant 15 ans, j’ai essentiellement fait du live. Mais depuis la création du label Dolma rec, j’ai arrêté pour faire exclusivement du mix. Cela me permet de jouer de tout et de changer plus facilement ma playlist.

Tu commences à bien t’exporter pour jouer : comment t’y prends-tu pour trouver de nouveaux plans de soirée? Quel est ton public préféré?

Trouver des plans devient très difficile : trop de DJ’s sont présents dans le milieu. Pour cela, je bosse beaucoup sur la promo et les newsletters. Mon public préféré ? Les fêtards !

Tu composes pas mal de tracks : avec quoi travailles-tu? Comment te vient ton inspiration?

Je travaille avec des vieux logiciel comme Acid Pro et Orion Pro. J’aimerais passer sur Ableton mais je n’ai pas beaucoup de temps pour apprendre les bases du logiciel : bientôt j’espère. Mon inspiration vient avec n’importe quoi : un beat, un son ou une soirée avec un mix que j’ai écouté.

DJ ou compositeur: que préfères-tu faire entre les deux? Aurais-tu des conseils à donner aux jeunes DJ’s qui se lancent?

Entre les deux ? Aie, aie, dur car j’aime faire les deux : construire un track me donne autant de plaisir que de jouer en soirée. Pour les conseils : avoir la passion du son , un style à toi et ne pas avoir peur de passer du temps. Le travail paye un jour ou l’autre.

Tu as fondé Dolma rec, ton propre label: comment cela s’est passé? As-tu rencontré des difficultés?

L’idée de Dolma rec est née de mon envie de fêter mes 20 ans dans la musique. Je ne connaissais rien à la création d’un label et un jour, dans une tournée, j’en ai parlé à Sheef Lentzki avec qui j’avais déjà fait 2 EP sur son label Phantom rec. Avec sa connaissance en la matière, l’aventure a démarré très vite en janvier 2014 : Mag tient le rôle de designer et moi plus le coté artistique.

Aurais-tu des conseils à donner pour ce type d’entreprise?

On vit une époque où l’on trouve énormément de labels. Pour sortir du lot, il faut de super tracks qui seront joués et playlistés par les DJ’s. Il faut communiquer beaucoup avec la promo, les réseau sociaux, Youtube et autres … Et puis surtout prendre du plaisir à faire ça parce que gérer un label prend beaucoup de temps, voire plus que faire du son en studio!

Comment choisis-tu les artistes qui signent sur ton label? Quels sont tes critères de sélection?

Avec plus de 20 ans dans la musique, j’ai la chance d’avoir des contacts qui ont gentiment accepté de rejoindre Dolma rec ; mais que ce soit un artiste reconnu ou non, cela ne change rien du moment que le son correspond au label.

Tu as sorti un album en mai : peux-tu nous en dire un peu plus? Y a-t-il des featuring ou as-tu travaillé tout en solo?

Effectivement, j’ai sorti en mai mon nouvel album en CD sur Dolma rec, et en juin pour la version digitale. Sur cet album, on retrouve plusieurs influences : de le techno de Detroit a la techno pour le dancefloor. Je suis un habitué des collaborations mais cette fois-ci, la seule collaboration que j’ai faite est celle avec Gayle SA : ça faisait un moment qu’on voulait travailler ensemble. On retrouve aussi 3 EP tirés de l’album remixés par Fatima Hajji, Dave Tarrida, Fixon, Darmec, Sin Sin, 2Bee, Dave The Drummer, Resistohr (le nouveau projet de Pet Duo) et bien d’autres…

Aurais-tu une anecdote croustillante à nous raconter?

Une soirée dans le Sud de la France où je devais jouer : arrivé sur place avec ma compagne, on s’est rendu compte que c’était un club échangiste et que les gens présents étaient la plus pour faire des échanges qu’écouter de la techno!

De quel projet es-tu le plus fier avec le recul?

Mon premier vinyle, les collaborations avec les artistes avec qui j’ai toujours rêvé de travailler et bien sur Dolma rec!

Que peut-on te souhaiter pour 2017?

De faire danser les gens encore et encore !

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ParHigh Potential

Maxime Laffon

Rencontre avec Maxime Laffon, érudit Montpelliérain de la Techno !

Maxime peux-tu te presenter en quelques phrases ?

Maxime Laffon, c’est mon vrai patronyme : je suis tout simplement passionné de musique. Dj/producteur depuis plus de 10 ans, très curieux de cet univers, j’ai acquis au fil des ans une culture musicale solide. Totalement connecté au monde qui m’entoure, j’ai une soif permanente de connaître la vie des artistes, les actualités musicales ou les nouvelles technologies. Grand voyageur, ouvert sur le monde, il m’importe de partir à la rencontre de nouveaux artistes, de nouvelles cultures musicales, de nouvelles tendances… L’univers est en perpétuel mouvement et je m’intéresse à ce tout qui se passe et se partage ailleurs.

Quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

Tout jeune, j’écoutais tout genre de musique. Sur d’anciennes cassettes qui tournaient dans la vieille sono de maman, le casque vissé sur les oreilles, je passais des nuits entières à écouter du son comme “pump up the jam” de Technotronic ou bien encore “this is the sound of C.” de Confetti’s. Inconsciemment, j’intégrais une culture musicale qui me revient régulièrement aujourd’hui. Puis arrivèrent mes premières boums : je passais derrière les tournes-disques et faisais le DJ avec quelques vinyles et CDs dance music et pop des années 90. En parallèle, je m’intéressais à la musique classique, ayant étudié le violon au conservatoire de La Grande Motte pendant plus de 10 ans. Je n’ai pas échappé aux fameuses « discothèques » où je dansais et vibrais toutes les nuits sur des sons nouveaux. Je me suis intéressé alors à des artistes comme Laurent Garnier, Carl Cox et bien d’autres encore.

Tu as la double casquette DJ et producteur : laquelle est venue en premier ?

J’ai commencé à suivre les festivals en tant que public et j’ai découvert un autre univers : la musique électronique. Les DJs, les ambiances électriques, le vrai son. Le déclic, je l’ai eu lors d’un passage d’une DJette (souvenir inoubliable) : j’ai éprouvé cette sensation de vouloir faire danser et crier de plaisir la foule à laquelle j’appartenais ce soir là ! J’ai compris que ma voie, c’était de devenir DJ : j’avais 17 ans. J’ai acheté mes premières platines et mes premiers vinyles et j’ai commencé à m’entrainer. J’étais loin du monde de la production, ça ne m’intéressait pas au début, mais j’ai vite ressenti le besoin de créer mes sons. Si on veut évoluer dans ce milieu, devenir professionnel, il faut se définir un style et donc faire de la production. Cela implique de savoir manipuler des logiciels, de comprendre les bases, les accords… Avec mes années de violoniste, j’avais déjà des bonnes fondations musicales : la connaissance du solfège, des notes, des rythmes. Il ne me manquait plus qu’à savoir utiliser le logiciel. La création s’offrait à moi et il ne me restait plus qu’à trouver mon propre style.

Tu as signé sur des labels comme Minus, Blufin, Deeplomatic, etc. Comment se passe la collaboration avec les labels sur lesquels tu as signé ? Que t’apportent-ils dans ta carrière d’artiste ?

Du sérieux. Quand on signe avec des labels aussi prestigieux, on ne peut que s’impliquer de plus en plus dans cette passion et se dire que finalement, on peut en faire son métier. J’ai de très bons rapports avec mes labels : ils m’ont ouvert pas mal de portes, notamment Minus ; avec cette signature, j’ai pu approché des DJs comme Monika Kruse, Jamie Jones ou encore Anja Scheider. Ma plus belle récompense est d’avoir pu rencontrer Richie Hawtin en personne, de diner avec lui et d’aller faire la fête avec toute son équipe. Un homme d’une générosité exceptionnelle. Mes signatures ont eu un effet boule de neige. De nouveaux contacts, de belles rencontres, des rapports avec des professionnels, avoir accès à de grands noms de la scène électro, signer de nouveaux contrats comme chez We Love Techno (label d’Acid Kit) ou bien encore Natura Viva. Cela m’a permis également d’avoir un agent qui s’occupe de ma carrière. Depuis, j’ai pris contact et entrepris des relations avec des artistes pour des futures collaborations.

Tu as joué en Chine, au Pacha à Macao : comment es-tu rentré en contact avec eux ? Comment était le club, l’ambiance ? Le public est-il diffèrent comparé à l’Europe ?

Une expérience inoubliable ! J’avais déjà joué en Chine l’année précédente, dans un club à Macau lors d’un voyage. Le directeur de l’événement m’avait repéré et m’avait donné ses coordonnées pour que je puisse lui envoyer mon mix et ma bio. Quelques semaines plus tard, je reçois un mail avec une proposition de soirées : j’accepte bien évidemment et je reçois alors le contrat où il était stipulé que la date allait se passer au Pacha à Macau avec une pré-party la veille dans un hôtel parmi les plus prestigieux de Macau. J’étais à la fois excité et stressé car sur un press kit, ça pèse lourd et il ne fallait pas se louper. Le voyage, l’hôtel, une énorme communication, la limousine, les soirées… Un moment fabuleux, un public totalement open à mon style, différent de l’Europe mais tout aussi curieux de voir un jeune DJ européen aux platines… Photos, dédicaces : j’en garde un excellent souvenir !

Maxime Laffon derrière les platines est-il le même que dans la vie de tous les jours ?

Heureusement que non sinon je ferais peur à tout le monde. Je plaisante, évidemment (rires). Je suis le même en un peu plus déluré, le son se mêlant à l’excitation du moment. Je suis quelqu’un à la base de joyeux, extravagant, au sourire facile : j’apprécie un bon verre tout en me laissant aller dans le moment. Vois-tu ce mix de sensations ? Il suffit de rajouter le son pour que je sautille dans tous les sens et transpire de plaisir. C’est ça Maxime Laffon derrière les platines.

Tu fais partie du duo MITA MITA avec Alex Millan. Comment vous êtes-vous rencontrés ? Comment est né ce projet ?

J’étais chroniqueurs sur une radio locale de Montpellier, émission dans laquelle je présentais les tendances actuelles électro avec des interviews DJs et producteurs. J’ai reçu comme invité Alex Millan. A la fin de l’émission, il est venu me voir en me disant qu’il avait écouté mes productions et qu’il avait trouvé mon travail pointu. Il m’a proposé une collaboration sous forme de duo. Je me suis dis pourquoi pas. C’est autour d’un verre qu’on a trouvé le nom du duo et la direction musicale qu’on allait prendre. Le projet est né ainsi.

Avec MITA MITA, vous avez signé sur des labels prestigieux tels que Toolroom records, Bedrock records, Parquet recordings, etc. En studio, comment fonctionnez-vous ? Avez-vous défini des rôles pour chacun ou êtes-êtes plutôt instinctifs dans la production ?

Bien sûr, dans un duo, chacun a un rôle précis. Moi, je devais trouver l’idée du track : je la proposais alors à Alex et s’il se sentait inspiré, je devais créer de A à Z et lui rajoutait la mélodie. Alex avait des connaissances en mastering et il terminait le morceau et les arrangements : la technicité du son, c’était lui. Nous avons produit beaucoup, envoyé aux labels : les signatures importantes se sont faites sur une seule année.

Des projets à venir que tu aimerais nous dévoiler ?

Récemment, je suis rentré dans l’agence madrilaine « Phuture Bookings » dans laquelle on peut retrouver des artistes comme Daniel Lera, The Yellowheads en bien encore D-Unity. De nouvelles signatures à venir aussi avec les labels We Love Techno, Natura Viva et bien sûr BluFin records. Apres avoir fait un passage par l’Asie, j’ai aussi de nombreuses dates programmées en France et en Europe ainsi qu’une tournée au Canada et aux USA qui se prépare cet été, notamment avec la Gaypride, des Pool Parties et afters. De belles collaborations sont à venir… Mais je préfère rester dans la confidence (superstition d’artiste).

Tu as le droit de passer 5 tracks dans une soirée : lesquels choisis-tu et pourquoi ?

  • Grindhouse – Radio slave (Dubfire Terror Planet remix) : parfait pour faire monter la pression sur le dancefloor !
  • Kaiserdisco – Get enough (original mix) : techno et disco à la fois.
  • Rolando – Jaguar (Sébastien Léger remix) : so remember !
  • Laurent Garnier – The man with the red face (original mix) : un classique d’une efficacité redoutable !
  • Full Clip – Martin Buttrich : un track tellement sex, parfait pour terminer un set.

Je te laisse le mot de la fin au cas où tu voudrais nous en dire un peu plus…

J’ai un message à faire passer à tous les passionnés de musique qui croient en leur talent. Il est vrai que lorsque j’ai eu cette passion dans les veines, une amie artiste m’a dit « Maxime, tu sais, ce milieu est très difficile comme tous les milieux artistiques, mais tôt ou tard ça paie. Alors ne lâche rien et ne baisse pas les bras… ». C’était il y a plus de 10 ans et je m’en souviens comme si c’était hier. Elle n’avait pas tort : bon nombre de fois, j’ai failli arrêter mais à chaque fois, j’ai repensé à cette phrase. La route est très longue et difficile mais il faut tenir le cap et ne rien lâcher, garder confiance en soi et foncer. On apprend tout les jours avec parfois des moments difficiles (le doute s’installe) et certains matins où on reçoit de bonnes nouvelles, des signatures, des dates, de jolis messages concernant nos créations : c’est très stimulant, ça permet de tenir debout tous les jours pour avancer. Un grand merci à tous ceux qui me soutiennent, qui croient en moi, qui me suivent, qui vibrent sur ma musique… L’aventure continue toujours plus belle !

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ParHigh Potential

SAMA

Sama jeune prodige hollandais de 20 ans sur le devenir !!

Sama peux tu te présenter? D’où viens-tu? Comment es-tu tombé dans la musique électronique?

Je suis SAMA. Je viens d’Utrecht, aux Pays-Bas. Mes parents ont toujours été de grands amateurs de musique électronique et techno : depuis mes très jeunes années, j’ai été en contact avec des tracks comme “The Sky Was Pink” et “Domino”. D’abord, j’étais très intéressé par l’EDM (avant d’être vraiment appelé “EDM”), et je suis tombé amoureux de la Techno quand je suis allé à mon premier festival Techno.

Comment as-tu appris à composer ? Sur quelles machines/software travailles-tu ? Quel est le VST que tu utilises le plus dans tes productions ?

J’ai surtout été autodidacte. J’ai regardé beaucoup de vidéos sur Youtube et cherché sur Google si j’avais besoin de quelque chose. J’ai tiré profit de quelques petites leçons que j’ai suivis… Mais surtout, du travail acharné et de la recherche. J’ai commencé avec Logic Pro mais après 2 ans, j’ai changé pour Ableton Live : je ne suis jamais revenu en arrière depuis. Je n’ai vraiment pas de “VST préféré” parce que tous ont des fonctions différentes. J’aime vraiment utiliser les émulateurs de Moog d’Arturia ; et le FabFilter Pro-Q2 est mon EQ pour tout !

Quelle philosophie as-tu dans la production ?

Je n’ai jamais vraiment eu de philosophie – ou je n’en ai pas vraiment conscience. Ma musique semble toujours atteindre un nerf très émotionnel chez moi. Honnêtement, je produis toujours de la Techno que j’aimerais signer. Je n’ai pas beaucoup d’autres productions “just for fun” comme beaucoup d’autres producteurs. J’ai toujours été incroyablement concentré pour atteindre ce but dans ma “carrière”. Donc chaque track que je fais pourrait être une prochaine release potentielle.

I am unbelievably thrilled and proud to have signed a 2-tracker EP on a HUGE label. This is one of the tracks. I made it when I was in Hamburg, and I can easily say this is definitely one of my best tracks I've made yet. More info soon!

Gepostet von SAMA – OFC. am Sonntag, 5. Februar 2017

Tu viens tout juste d’atteindre ta vingtième années et tu as déjà signé sur des labels comme: ELEVATE / Kraftek / Funk’n Deep / Respekt et beaucoup d’autres. Quels sentiments ressens-tu de faire partie de ces supers labels ?

C’est vraiment génial et c’est aussi un énorme avantage d’être encore jeune. Beaucoup de gens me félicitent et me disent que je vais réussir parce que je suis encore très jeune : cela me motive ! Mais honnêtement, je pense pas que l’âge ait grand chose à voir avec mes productions. Je travaille très intensément depuis 5,5 ans : je pense que tout le monde (avec un certain talent) est en mesure de faire des productions appropriées avec autant d’années d’expérience. C’est formidable que je fasse partie de ces labels : ils m’ont apporté beaucoup de fun et des connexions. Il y a beaucoup de choses encore plus importantes qui arrivent prochainement…

Tes démos ont-elles été acceptées du premier coup ou as-tu persévéré pour signer ?

Tout s’est principalement réalisé par le biais de contacts. J’ai approché Durtysoxxx via l’un de mes premiers labels, Distortus, un sous-label de Funk’n Deep. Pour Spektre, cela s’est aussi fait grâce à Durtysoxxx. Pour Elevate, j’ai eu un peu de chance : ils ont immédiatement aimé la première démo que je leur ai envoyé. Avec Kraftek, je pense que c’est un gros coup de chance : Pleasurekraft m’a effectivement contacté alors que je n’avais jamais cherché a le contacter; il semblait très intéressé par mes productions dès les premiers moments où il a entendu ma musique. Pour signer sur un label, je pense personnellement qu’il faut à la fois persévérer et avoir du réseau. Si un label ne vous connaît pas, il est possible qu’il n’écoute pas vos démos simplement parce qu’il en reçoit énormément.

Comment se passe la collaboration avec les labels où tu as signé ? Qu’est-ce qu’ils apportent de plus à ta carrière d’artiste ?

Beaucoup de labels sur lesquels j’ai signé ont simplement sorti mes morceaux, sans en faire davantage. Mais je ne m’attends évidemment pas à plus. Il est préférable de trouver quelques labels (3 ou 4) qui peuvent vraiment vous aider à devenir un artiste de renom. Funk’n Deep, par exemple, m’a vraiment aidé jusqu’ici à obtenir de nouvelles connexions ; j’ai également joué pour leur showcase en avril de sorte qu’ils me proposent parfois des gigs occasionnels. Kraftek est également un label avec lequel je signerais plus que 1 ou 2 sorties, car j’ai le sentiment d’avoir un très bon lien avec Pleasurekraft pour le moment, et il semble vouloir vraiment m’aider .

Peux-tu nous en dire plus sur ton dernier Gigs  à Breda (Pays-Bas), la soirée du BRAAF avec Enrico Sangiuliano & Kaiserdisco et aussi leFunk’n Deep Showcase avec Durtysoxxx / Steve Mulder / Dexon ? Peux-tu nous raconter une petite anecdote sur ces soirées?

La soirée à Breda était formidable car je n’ai jamais vraiment fait d’opening pour de si grands artistes. C’était  un set d’ouverture avec un dancefloor relativement vide jusqu’à la dernière demi-heure : mais c’était vraiment bien et je suis content d’avoir amené le public sur la fin de mon set. Pour Funk’n Deep, je connaissais déjà  Durtysoxxx et Steve depuis longtemps et c’était vraiment amusant de jouer avec eux et Dexon, juste pour le fun.

SAMA @ BRAAF

Little throwback to my gig 2 weeks ago at BRAAF w/ Enrico Sangiuliano & Kaiserdisco! Including a little preview of my Collaboration with Dave Sinner, which is releasing on Kraftek the 2nd of June.

Gepostet von SAMA – OFC. am Sonntag, 16. April 2017

Ta Techno est puissante et accrocheuse en mix et en production : d’où tires-tu cela? Laisses-tu parler tes émotions pendant ces moments ?

Oui, il y a toujours une partie très émotive dans ma musique. J’ai toujours  aimé les sons plus trancey et mélodique en Techno et d’autres genres : ça reste un élément pregnant dans mes mixs et productions. J’adore la techno dansante et ces moments puissants feront toujours partie de mes sets.

Si tu devais choisir 5 morceaux pour clôturer une soirée, que choisirais-tu et pourquoi ?

Oh … C’est difficile là. Je recherche toujours de nouveaux tracks et j’essaie d’avoir toujours des mix à jour, avec de nouveaux tracks. Je ne joue jamais un track plus de quelques fois. Mais pour le moment, je dirais :

– Bastinov “Parallel universe” (Etruria Beat) : une piste mélodieuse semblable à une construction de cathédrale, qui vous donne envie de lever les mains en l’air. Très dure et sombre, mais toujours avec une mélodie belle et mélancolique. Exactement comme je les aime.

– SHDW & Obscure Shape “Die weiße rose” (From Another Mind) : une vibe semblable à celle de “Parallel universe”. Très fat et mélodique, mais très dark. Quand cette mélodie s’arrête au drop… Juste “wow”.

– Dast “Sitting in the sun” (ELEVATE) : une piste incroyablement énergique et fun avec une voix joyeuse. Parfaite pour danser aux heures tardives.

– Michel Kleis, Klement Bonelli, Martin Wilson “Marvinello (Radio Slave Remix)” (Rebirth) : ce track a probablement été l’un de mes morceaux les plus jouées au cours de la dernière année. Le vocabulaire de Marvin Gaye est parfait sur le rythme dur et rude de Radio Slave, et c’est juste la piste de transition parfaite pour passer à des sonorités plus dures et dark.

– Et bien sûr, un de mes propres track. Dave Sinner & SAMA “Sagittarius A” (Kraftek) : cette piste est probablement l’une de mes meilleures en date. C’est lourd et trancey, et parfait pour ces moments de rush dans les dernières heures.

Quel est l’avenir pour SAMA ? Futures signatures ? Gigs ?

Pour les mois à venir, j’ai un programme chargé avec les EP sur Hi Tek, Devotion et Kraftek. Il y a aussi 2 remix à venir pour Ace Alvarez et mon ami Enzo Da Silva. Des gigs sont également à venir : le 3 juin à Chypre, le 25 en Belgique et le 27 au Melkweg pour les mardi Techno. Mais il y a beaucoup d’autres choses que je ne peux pas vous révéler encore…

Ton mot de la fin pour clore cette interview ?

Des questions très intéressantes et supère interview : merci les gars pour ce moment !

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