Symphonium Production

ParMicka

Symphonium Production

Nous sommes allés à la rencontre d’Alexis Lasserre, directeur fondateur de Symphonium Production, l’un des organisateurs phares des soirées Hard Music en France.

Pour commencer, peux-tu te présenter ?

Alexis Lasserre AKA Thrône

Hello, je m’appelle Alexis, je viens d’avoir 23 ans, diplômé de la formation événementielle de Sciences-U Lyon. Gérant de la société Symphonium Production, ex-président de l’association FEIDA et ex-président fondateur de l’association TWY Events. Passionné de musique, de voyages et de sport de combat.

Comment tes venue lenvie de monter une boîte de production ?

Ça a toujours été mon projet initial. Après ma première année de fac d’histoire je suis parti en école de com / marketing (ISCOM) car j’adorais ça, mais sans but précis. C’est à travers cette filière et les cours d’événementiel que j’ai trouvé ma voie. J’ai décidé de prendre une passerelle en formation événementielle et de monter une association (TWY Events) pour me faire ma propre expérience et allier théorie (cours) et pratique (association) de manière non lucrative. Ça a été des années de ma vie que je n’oublierai jamais. Une expérience humaine exceptionnelle. J’ai eu la chance d’avoir une bonne équipe de bénévoles autour de moi qui m’ont toujours soutenu. C’était plus qu’une relation pro, c’était et ça restera une véritable deuxième famille.

J’ai donc continué, avec le but de passer en véritable projet professionnel. J’ai eu mon diplôme et je suis devenu surveillant dans un collège / lycée, le temps de mettre en place Symphonium. C’est en septembre dernier que j’ai lancé la machine.

Quels genres d’évènements organises-tu ?

J’organise des événements axés vers les musiques électroniques, avec comme cœur de cible principalement la Hardmusic qui se développe énormément depuis quelques années.

Néanmoins, je ne compte pas m’arrêter à un style et je compte bien développer des sous filiales de Symphonium dans d’autres concepts, concerts, spectacles vivants… j’ai beaucoup d’idées sur lesquelles je travaille tranquillement sans faire de bruit.

Tu as développé un concept original de soirée en lien avec les jeux-vidéo : Les Nemesis Games. Peux-tu expliquer ce concept ? Comment tes venue cette idée ?

Disons qu’au lieu de poser des événements pour poser des événements, sans réel but distinct, j’avais envie de donner une trame et tous les relier les uns aux autres. C’est de là qu’est venue cette idée de faire 12 événements, chaque événement étant un niveau à réussir du Donjon du Nemesis Game. Nous voulions changer, créer quelque chose de jamais vu. Bien sur cette première année était une sorte de Nemesis Game Beta test aha, nous avons vu ce que nous pouvions faire, ce que nous ne pouvions pas faire. Nous sommes conscients de nos points forts et nos points faibles, et nous améliorerons tout ça dans le futur.

Quelle est ta vision de la scène Hard Music Lyonnaise ?

La scène Hardmusic Lyonnaise est exceptionnelle. Je suis lyonnais bien sûr mais en restant objectif, C’est pour moi sans aucun doute la capitale du Hard en France. Je ne parle pas forcement d’affluence, d’autres villes en France bougent énormément dans ce style, avec les orgas qui vont avec (Toulouse et Karnage, Paris et Hardpulz / Audiogenic …). Ce qui fait pour moi la réelle différence de Lyon, c’est que c’est le plus gros public gabber de France. Chaque événement réuni des passionnés, d’anciennes et nouvelles générations. Tous nos clients vont en Festival toute l’année en Hollande ou ailleurs, de manière répétitive, ils connaissent tout. C’est un véritable honneur (et bonheur) pour un promoteur comme moi d’organiser des événements pour ce public : c’est un public massif et ultra connaisseur. Et de cette manière on peut se faire plaisir et prendre des risques qu’on ne pourrait pas prendre dans d’autres villes de France.

La team Symphonium

Comment expliques-tu le succès que connaît Symphonium ?

Je ne pense pas que ça soit à moi de répondre à cette question en soi, j’essaie de travailler du mieux possible, de faire plaisir au public, d’être honnête et droit et surtout transparent. C’est un métier difficile, et on a fait au mieux cette première année. J’ai la chance d’avoir une équipe de bénévole formidable et un public qui nous soutient et nous rend de manière forte ce qu’on leur apporte. Le succès est un mot subjectif en vérité, le seul succès que je retiens c’est de voir le sourire des gens à nos événements. C’est la seule chose qui m’importe car je suis un passionné qui travaille pour des passionnés.

En plus de ta carrière en tant qu’organisateur, tu performes sous le nom de Thrône. Comment t’es venu ce goût prononcé pour le Hardcore et son univers ?

Le Hardcore est quelque chose qui m’a pris aux tripes il y a de ça environ 6 ans. J’ai eu l’impression de découvrir un style totalement fait pour moi. Ça a été une révélation et je n’ai jamais décroché. C’est le seul style qui me procure des frissons comme pourrait le faire l’Epic music (Thomas Bergersen, Two Steps from Hell, Audiomachine…). D’ailleurs j’ai « Hardcore » tatoué sur la colonne donc en soit, ça ne me quittera jamais vraiment ahah.Je joue depuis quelques années, mais seulement par passion. Je n’ai aucun but sous le nom de Thrône. Cependant, je monte actuellement un projet avec Val, AKA V-tal Noize, sous le nom de Reactivate. C’est un projet Early Hardcore / Hardcore qu’on compte bien développer petit à petit, et sur lequel nous commençons à travailler la production.

As-tu des projets que tu peux dévoiler ?

Symphonium a connu des hauts et des bas, mais nous sommes toujours là et déterminés. Des projets de festivals se mettent en place, des worldtours avec d’autres orga européens, une web série qu’on va développer, une marque de vêtement… Non, c’est vraiment pas les projets qui manquent. On va travailler sur tout ça tranquillement, et faire en sorte de ne rien laisser au hasard.

Pour conclure, as-tu des conseils à donner à ceux qui aimeraient se lancer dans une carrière artistique ?

J’en ai oui… c’est de garder les pieds sur terre, de ne pas vous précipiter car la précipitation mène à de fâcheuses situations (je parle par expérience ahah). Croyez en vos rêves, bossez, passez le temps qu’il faut dessus. Il faut savoir se mettre des claques, ne pas baisser les bras. Un échec n’est pas un échec si on en tire les bonnes conclusions et qu’on repart avec plus d’expériences et de détermination.

Ne critiquez pas votre prochain, faites ce que vous avez à faire en silence, la réussite fera le bruit à votre place.

Le surplus de travail mène toujours à un résultat, peu importe le temps que ça prend.

Il n’y a pas de génies, de gens surdoués. Il n’y a que des bosseurs qui donnent corps et âmes pour réaliser ce qu’ils ont envie de réaliser.

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À propos de l’auteur

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