Lud’O

ParMarius Sergent

Lud’O

Son énergie et son plaisir du mix font que, dès qu’il passe derrière les platines, l’ambiance devient électrique ! Les groupies s’amassent, le son groove, les sourires s’étirent et la soirée est partie ! On peut l’entendre des Saisies à Lyon : voici l’univers de Lud’O !

Salut, merci d’avoir accepté mon invitation : peux-tu commencer par te présenter ?

Salut. Et bien moi, c’est Ludovic Sausset , j’ai 39 ans, j’habite en Savoie, je suis père d’un petit garçon de 4 ans et demie , je travaille dans un hôtel en tant que technicien de maintenance dans une station de ski et je suis un grand passionné de musique ! J’écoute de tout : je suis musicien, DJ, bon vivant… Et aussi célibataire pour celles qui souhaiteraient me connaitre après avoir lu cet article (rire) !

T’as commencé la musique par la guitare et t’as eu une période punk : on peut en savoir plus ?

Oui, j’ai eu ma première guitare à 14ans et j’ai bien grattouillé plusieurs années avec pas mal de monde… J’ai pu faire du bruit avec des punks, des rifs de guitares avec des hardos, des soirées roots avec les PoyPoys… Mais toujours avec cette passion de faire de la musique et de partager des moments ensemble… Et boire de la bière (rire). J’ai fait aussi beaucoup de festivals, soirées concerts pour suivre des groupes que je kiffais et découvrir aussi de nouveaux talents. Ça remonte à 20 ans maintenant mais c’était une belle période.

Comment es-tu venu à la musique électronique ? Qu’est-ce qui t’attire dans ce milieu ?

J’ai mis du temps à venir aux musiques électroniques : je suis resté longtemps un pionnier des soirées concerts, des instruments, de voir des zikos en live devant toi et te faire danser. Mais on m’a emmené dans les premières free-parties, des teufs dans des lieux insolites comme des champignonnières en Indre et Loire, sous des ponts d’autoroute, dans des grands champs ou dans des purs spots un peu partout en France. J’ai vraiment découvert un milieu underground, fait des belles rencontres avec des personnes qui ont cette philosophie : “vivre libre ou mourir !”. Je me suis rendu compte qu’il y avait une variété de musiques, des styles différents allant de la Drum & Bass, Techno, Hardtek, Hardcore, Acid… Et tous ces boutons que je voyais clignoter, ces platines avec des vinyles, de purs DJ’s, des liveurs, des gros murs de sons, des camions aménagés… C’est un tout et ça m’a plus tout de suite !

As-tu monté/fait partie d’associations en musiques électroniques? Quel rôle y as-tu joué ?

Les 10 années passé en Indre et Loire m’ont permis de côtoyer plusieurs bandes de potes et sound-systems tels que INFRABASS, DST, ODN, LES CHATS PERCHES, les KO37 Unit (avec qui j’ai eu la chance de participer et d’organiser des grosses soirées et sortir les Protos, les Bassbins et les Turbosounds… On a passé pas mal de temps ensemble a écouter le Martin Audio ronronner). Une de mes plus belles orga qui restera à jamais gravé en moi, c’est la VENDETTA 2005 en Italie…. Les anciens s’en souviendrons longtemps ! Maintenant, ça va faire 10 ans que j’habite en Savoie et j’ai également rencontré plusieurs collectifs avec qui nous avons organisé plusieurs événements. Il y a eu Uppercut avec le festival Élément au Fort De Tamié (73), la teuf du barrage de la coche avec les Malbarés/Lunatik Armada, le conteste de ski “Tribute To The Air” avec Lunatik Armada et beaucoup d’autres…

Quels artistes ou label ont influencé ta conception du mix ?

Franchement, après toutes ces années et après toutes ces rencontres, ces expériences musicales, y en a tellement de labels et d’artistes qui m’ont impressionné. De les avoir vu et écouté, c’est sûr que ça m’a influencé dans le mix. J’écoute énormément de musique, j’en achète, j’en visualise, j’en télécharge, je la partage avec mes proches : c’est tout ça qui influence ma musique, mon style, et mes envies du moment. Après il y a quand même quelques artistes qui resteront des exemples pour moi, des anciens qui m’ont toujours impressionné, je peux te citer :

Dud, un DJ d’InFrabass, pour sa Drum & Bass massive et explosive.

Dj Skuff des Ko37 UNIT pour ses sets Acid Techno qui font voyager

Martin, du collectif METRO, un liveur Tchèque qui est un tueur avec son style bien à lui…

Et il y a tous ceux que je suis actuellement et qui m’inspire : de Gesaflestein à Amélie Lens, de Comsic Boys au label Hungry Music, Lot49 et plein d’autres…

Quel matériel DJ utilises-tu ? Recherches-tu des spécialités techniques particulières ?

J’ai commencé sur vinyles avec des Technics et une Eclerc Nuo 5. J’adorais jouer de la Drum & Bass, de la Jungle et bien sûr de la grosse Techno. J’ai acheté pas mal de vinyles, j’ai une belle petite collection chez moi de différents styles. Mais comme je ne trouvais tous les titres en vinyles, j’ai acheté une carte son Serato SL3 avec des vinyles encodés : j’ai pu améliorer mon mix, mélanger des styles, jouer des remix. Maintenant pour le coté pratique en soirée, je suis passé au contrôleur Pionner DDJ-SR et je me fais énormément plaisir à jouer sur ce matériel ! Je garde néanmoins chez moi les platines et je suis toujours prêt à lancer un coup de mix vinyle entre amis.

Peux-tu nous raconter ta première expérience de mix en public ? 

J’ai eu, comme tout spectateur de soirées, cette envie de jouer en public, de monter sur scène et faire vibrer les gens. Mais étant perfectionniste, tant que mes sets n’étaient pas totalement prêts, je me privais de jouer en public. Puis il y a eu cette soirée , il y a maintenant 9 ans , dans un bar aux Saisies (le pub La Cordée) où j’ai joué avec le collectif Lunatik Armada : mon baptême du feu ! Il y a eu une ambiance dingue : les gens avaient tous le sourire, ils dansaient ; on avait chaud et j’ai envoyé un super set Techno qui a plu à tout le monde. On m’a félicité longuement de ma performance après cette soirée et ça m’a rassuré et mis en confiance pour des soirées futures : j’étais prêt et j’allais travailler pour assurer mes prestations et faire danser les gens.

Pour toi, c’est quoi un bon DJ ?

Toujours compliqué cette question… Les gens passent beaucoup de temps à discuter de ça, à comparer les matériels, les ambiances, les styles… DJ ou live ? Contrôleurs ou platines ? Pour moi, ce qui est sûr, c’est qu’il faut aimer la musique, être passionné par ce qu’on fait , aimer danser, aimer faire danser les gens et être pro. Car un bon DJ doit savoir s’adapter à son public, proposer une prestation de qualité et surtout passer du bon temps avec le public ! On n’arrête pas un peuple qui danse !

Tu n’as jamais sorti de productions : une raison à tout ça ?

C’est quelque chose qui m’intéresserait… C’est un bel aboutissement de créer ses propres productions et les jouer en public. J’ai essayé différents logiciels tels que Fruity Loops, Reason, Ableton Live… J’ai réussi à créer des petites choses assez basiques mais les idées sont là ! Le gros problème pour moi avec la production, c’est le temps. Il faut consacrer des heures à rechercher des sonorités, des mélodies, des arrangements, à faire son mastering. Je préfère actuellement rechercher de tracks propres, bien masterisés pour composer mes sets et jouer en live. Mais je reste persuadé que j’y reviendrai car c’est un milieu qui m’attire.

Peux-tu nous parler de tes projets à venir ?

Des projets simples : profiter de la vie, profiter de mon fils et de ma famille, faire des voyages et m’ouvrir l’esprit, faire des rencontres (artistiques et autres… Petit rappel pour mesdames [rire]), continuer à jouer de la musique, faire plaisir et se faire plaisir et bien vivre !

Merci de m’avoir accordé de ton temps : ton mot de la fin ?

Il faut avoir une grande musique en soi si on veut faire danser la vie !

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À propos de l’auteur

Marius Sergent administrator

Directeur Artistik (High Potential) / Promotion Media (Interaktion Elektro Projekt) / Artiste (Kour[t]-Cirkuit--Chicuss)