Archives de catégorie Interviews

ParRichard B

R4JAY

Rencontre avec R4JAY, jeune Deejay et producteur Isérois qui mérite à être connu et reconnu. 

Bonjour R4JAY ! Peux-tu te présenter ainsi que les diverses activités qui te lient à la musique électronique ?

Bonjour ! Je m’appelle R4JAY ! J’ai 16 ans. Je compose de la musique électronique (MAO) depuis plus de 4 ans. Dès que j’en ai l’opportunité, j’effectue du Djing et je participe ainsi à des évènements. J’utilise FL Studio pour la création de mes différents tracks. Et j’éprouve un grand plaisir à composer. Je suis là ce soir pour partager ma passion avec tous les auditeurs de Radio Gresivaudan.

Encore étudiants, arrives-tu a  trouver un équilibre entre l’école et la musique ? La production n’empiète pas trop ta scolarité ?

La musique, la création représentent un besoin pour moi, cela fait parti de mon équilibre de vie. Ce n’est pas toujours facile de concilier les cours du lycée et l’activité artistique mais pour l’instant, j’y arrive. Tous les jours, je consacre quelques heures à la musique. Par exemple, je suis parti à l’étranger la semaine dernière avec le lycée et dès que je suis revenu, j’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver mes platines et mes sons. Depuis, j’ai plein de nouvelles idées de tracks dans ma tête

Jeune producteur, où trouves-tu ton inspiration pour la création de tes propres titres et tes remixes ?

L’inspiration est partout. Que je sois au bord de la mer, au sommet d’une montagne, en France, à l’étranger, tout est source d’inspiration. Je crée dans ma chambre comme la plupart des jeunes compositeurs, je pense.

Tu as gagné la « talent pool » de Soonvibes et d’autres concours. Que t’ont apportés ces concours dans ta vie d’artiste ?

J’ai effectivement gagné plusieurs concours. Le 2ème prix du remix de Big Brother 84 & FERD – Rocket Launch que l’on peut retrouver sur Itunes, Spotify, Beatport… Et bien sûr, le 1er prix de Party Up organisé par Ultimate Ears et Soonvibes, en partenariat avec Fun Radio. Ces concours m’ont donné l’envie de continuer. Le courage et la détermination font désormais parti de moi. La rencontre avec des gens formidables m’a permis d’ouvrir mon esprit sur le monde.

Quels sont les genres électroniques que l’on peut entendre dans tes soirées ?

Les genres électroniques que je préfère jouer dans mes soirées sont aussi bien de la Future-House, que de la Big Room. Cependant, cela n’empêche pas de retrouver de la Progressive, de la Melbourne Bounce, de la Future Bass ou encore de la Trap. Cela dépend du contexte et de la demande car je veux tout simplement donner de la joie aux gens !

Peux-tu nous parler de tes influences musicales ? Qui t’as donné envie de devenir Dj et producteur ?

J’ai découvert le monde du HIP-HOP en étant moi-même danseur puis j’ai assisté à de gros évènements  comme l’International Battle of The Year à Montpellier. J’ai créé des musiques pour mon club de danse HIP-HOP. Puis, j’ai effectué des stages de découverte de musique électro à la MJC et j’ai adoré ce style musical. Don Diablo, W&W… m’ont donné envie de devenir Dj. Comme la Future-House est un style récent, d’autres artistes comme Mike Williams, Lucas & Steve, Mesto et Curbi… me font vibrer et je suis l’activité musicale avec beaucoup d’intérêts.

Quel est ton meilleur souvenir en mix ? et en production ?

Mon meilleur souvenir en mix est bien évidemment ma finale à Paris lors du concours Party Up. Ce concours comprenait 2 épreuves ; une composition à partir d’une vidéo publicitaire et un mix de 30 min. Nous étions 3 finalistes à Paris et lorsque le jury a annoncé le gagnant, j’ai été tellement heureux et surpris. En récompense, j’ai pu mixer en live aux côtés de Richard Orlinski, Michael Canitrot et Adrien Toma sans oublier l’équipe Pioneer. C’était formidable.

Quel est ton TOP 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

  1. Merk & Kremont – Get Get Down
  2. Mike Williams – Step Up
  3. Dirty Palm – Go Down

J’adore mon dernier remix de Galantis et de Throttle composé pour le concours Wavo.

Mon remix de Kygo, Stargazing a été supporté par Jason Gewalt.

Quels sont tes projets en cours et à venir ?

Je vais continuer à créer afin d’affirmer mon identité musicale. Je voudrais me faire connaître à travers d’autres concours, d’autres évènements. Je souhaite continuer à travailler avec l’association ‘’Bougez en Bièvre Est’’ et “La Renversante” qui est une épreuve de course d’obstacle à pied et j’ai pour projet de créer un évènement électro à côté de Voiron. Je recherche des évènements pour pouvoir m’exprimer et apporter du bonheur dans un monde parfois difficile.

Ton mot de la fin…

Apporter de la joie, partager des moments de bonheur avec les autres.

La musique est un lien, un fil conducteur universel, vivons-la maintenant !

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Spinnin Records

Soonvibes

ParMarius Sergent

Frost records

Ce nouveau label est encore peu connu mais il ne devrait pas le rester très longtemps car c’est celui de Comah, ce frenchy qui fait danser la planète au son de sa Minimal Progressive. Rencontre avec lui et Kev Trake, le Label Manager de Frost Records !

Salut et merci de nous accorder une interview, et avant toute chose, pouvez-vous vous présenter mutuellement et votre activité au sein de Frost Records ?

C : Salut, je suis Charly Corbin connu sous le pseudo COMAH et SLOWM en tant que DJ / Producteur et fondateur du label digital Frost Records.

Je gère la partie économique du label et forme, conseil, vérifie le travail du nouveau label manager que j’ai mis à la tête de Frost Records.

K : Moi c’est Kevin Gagnieux, nouveau label manager de Frost Records depuis 2 mois environ.

C’est moi qui m’occupe de la réception des démos, de signer les artistes, des réseaux sociaux, ainsi que la mise en ligne de la musique que nous signons.

Vous êtes aussi Dj chacun de votre côté, comment est-ce que vous réussissez à marier les deux activités ? Votre label vous permet-il d’en vivre ?

C : Entre le studio et les tournées, je me suis vite aperçu que j’aurai besoin d’un soutien pour développer mon nouveau label. J’ai donc fais appel à Kevin pour qu’on s’occupe ensemble de Frost Records.

Actuellement, les revenus générés par le label ne nous permettent pas d’en vivre car le label est encore très jeune. Mais nous travaillons activement à son développement.

K : DJ n’est qu’une passion pour moi, j’ai donc du temps libre à consacrer à Frost Records.

Comment est né Frost Records, et comment c’est passé votre rencontre ?

C : J’ai voulu développer une activité annexe aux miennes dans le domaine musical qui me permettrait de m’exprimer d’une nouvelle façon. J’ai donc décidé de lancer mon propre label pour signer des artistes innovants.

Je connais Kevin depuis plusieurs années, nous sommes des amis proches d’avant mes activités musicales et j’ai toute confiance en lui. Quand j’ai recherché un label manager, je me suis instinctivement dirigé vers lui.

Quel est la plus grosse partie du travail dans un label, quelle est une journée type ?

K : Réception et écoute des démos reçues sur notre mail label.frost.records@gmail.com, échanges avec les artistes, signature des contrats, promotion sur les réseaux sociaux, mise en place des releases sur les plateformes digitales, création des artworks …

Y’a-t’il des artistes que vous aimeriez particulièrement signer ? Quels sont vos critères de sélection ?

C & K : Nous n’avons pas d’artistes précis à citer, nous recherchons principalement des productions de qualités avant la notoriété qu’il peut déjà avoir.

Comment se passe votre collaboration, y a-t’il des directives claires ou les choses se font plus librement ?

K : J’ai carte blanche sur les démos reçues, mais je me fis toujours à l’avis de Charly en cas de doutes.

Des projets pour 2018 ?

C & K : Notre but est de continuer le développement du label. Depuis sa création en février 2017, Frost Records à généré plus de 250 achats et 326 500 streams. Nous sommes donc contents de cette première année et allons continuer sur cette lancée pour 2018.

Merci pour toutes ces réponses, le mot de la fin ?

C & K : Envoyez-nous vos démos !

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ParRichard B

Artokss

Rencontre avec Artokss, Dj Grenoblois et fondateur des soirées HDC.

Bonjour Artokss. Peux-tu te présenter ?

Bonjour, je m’appelle Julien, j’ai 34 ans et je viens de Grenoble. Je suis commercial la semaine et Dj le week-end. J’ai commencé à mixer à l’âge de 16 ans après avoir hérité de la table de mixage de mon frère.

Parles-nous de ton concept de soirées HDC. Que signifie HDC ? Que pouvons-nous retrouver dans tes soirées ?

House Deep Cocktail est une association entre un ami barman ( Willy), ma sœur pour la communication et le service ( Christelle) et moi-même pour la partie deejing et  ambiance luminaire.

 Dans nos soirées vous pouvez retrouver de la House, de la Deep, des cocktails sur mesure uniquement à base de produits frais et de qualités, le tout dans une ambiance tamisée cosy.

Nos soirées HDC ont lieu le plus souvent dans des bars et clubs, mais il nous arrive aussi de les faire pour des prestations privées. Nous sommes ouvert à toute proposition…

Quelles sont tes références musicales ?

Mes référence musicales sont très larges mais pour ne citer qu’eux je dirais Daft Punk, Justice, Brodinski, Gesagffestein

Vinne, Climbers, Alok et Hardwell.

Qu’est ce qui t’a motivé à devenir Dj ?

J’ai toujours aimé la musique. J’ai fais du piano et de la guitare quand j’étais plus jeune. Ce qui m’a motivé à devenir Dj c’est l’envie et le plaisir de faire danser les gens sur tous styles de musiques confondus. Très vite le côté Electro a pris le dessus sur le généraliste. Et c’est çà qui m’a donné envie de pousser plus loin la passion, surtout après certaines rencontre à Calvi et quelques mix, dont mon ami nounours.

Quel est ton meilleur souvenir en mix ? Et le pire ?

Mes meilleurs souvenirs : j’ en ai deux. Le nouvel an 2012 pour la fermeture du restaurant de mon ami Johane toffa ( Willy), c’était n’importe quoi lol.

Et là pool partie à l’Athypique Klub cet été 2017. Il y avait que des passionnés, c’était divin !!!!!

Le pire souvenir : une soirée privée.

Aurais-tu une anecdote croustillante à nous raconter ?

Oui bien sûre, c’ était à mes débuts en boîte de nuit au Georges 5 à Grenoble il y a 14ans.J’y ai vu des choses croustillantes comme tu le dis si bien lol.

Quel est ton point de vue sur le commercial et l’underground en musiques électroniques ?

Le commercial à prit ou pas d âme, c’est très basique et souvent des reprises. Les sons commerciaux sont souvent composés de samples plus ou moins anciens où l’on vient injecter une voix lambda… bref ça m’énerve.

L’Underground reste pour les puristes ou les gens ouverts à autre chose que Fun Radio, NRJ ou Skyrock. On y découvre des sons exceptionnels avec des putains de basses… bref faut que ça claque !!

Quel est ton top 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

  1. Matt Nash – Know My Love
  2. Vinne – Dat Junk
  3. Heiken & Kenshîn – Dance

Quelles sont tes actus à venir ?

Mes actus à venir sont essentiellement des soirées privées. J’ai également quelques dates à venir à l’Atypique Klub (Bernin 38) et d’autres projets pour le début d’année 2018 mais je ne peux pas trop en parler pour l’instant.

Le mot de la fin…

Faut que ça claque bordel !

 

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ParRichard B

Florian Berardi

Rencontre avec Florian Berardi, Dj résident de “LA SUITE” à Aix-les-Bains (73).

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je vis à Grenoble. J’ai commencé mon parcours au Café Noir (Grenoble) puis cela m’a motivé à intégrer l’UCPA.

J’ai mixé à Grenoble, en Ardèche, et en Savoie pour finir ma formation à l’Impérial (Lyon).

Après l’obtention de mon diplôme, je suis devenu Dj Résident à l’Impérial puis j’ai décidé de revenir sur Grenoble l’été dernier.Ensuite j’ai intégré La Suite à Aix les bains depuis Août 2017.

Comment as-tu commencé la musique ?

J’ai découvert le Djing avec mon oncle sur des vinyles. J’ai tout de suite eu cette passion pour la musique et partager mon univers avec les gens. Aujourd’hui, mon rêve est enfin devenu réalité.

Jeune diplômé de l’UCPA de Lyon, que t’as apporté cette formation, toi qui était déjà Dj depuis quelques années dans les bars et clubs Grenoblois ?

L’école m’a permis de découvrir et d’acquérir d’autres compétences comme les lights, la communication, les vidéos. Ce qui est un plus dans ce métier et me permet d’être polyvalent et autonome.

Comment te positionnes-tu sur le débat vinyle vs Cd vs Mp3 ? Toi-même as-tu déjà essayé diverses technologies ?

Ces 3 types sont complétements différents mais reste des outils pour diffuser de la musique. Le vinyle a pour l’avantage d’avoir un vrai touché pour diffuser…

Tu es le nouveau résident du club « LA SUITE » à Aix-les-bains (73), quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre dans tes soirées ?

La suite est une discothèque connue et reconnue en Savoie et dans la région. Les genres musicaux s’adaptent à la clientèle.

Les musiques sont commerciales tout en étant remixées Electro, ce qui permet aux clients d’apprécier leurs musiques préférées tout en s’amusant, en y ajoutant ma touche personnelle.

On peut également entendre dans le club de la Trap et du Moombahton.

Comment décrirais-tu ton style musical ?

Je suis un Dj généraliste, je m’adapte à tout style, à toute clientèle. Après ce que j’aime vraiment c’est plutôt l’Electro et le Hip Hop.

Quelles sont tes références en matière d’artistes ?

J’aime vraiment ce que font Damien N Drix, Klosman, j’en oublie mais en tout cas on a vraiment de bon artistes en France !

Quel est ton top 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Ce que je joue régulièrement en club en ce moment,

Je joue le track de N DRIX : Pushah, wingz,Turn it up, et j’en passe.

Sinon j’aime bien celle de Klosman & Nico de Andrea : porque me voy et skrillex : chicken soup !

Quels projets nous réverses-tu dans les mois prochains ?

Je continue du côté de La Suite pour des prochaines grosses soirées, après j’aurai quelques dates dans différents établissements en tant que Guest. Je continuerai à travailler dur pour réaliser mes objectifs et ceux de mon club.

Ton mot de la fin…

Je remercie la radio et l’équipe de m’avoir invité. Je remercie aussi toutes les personnes qui sont derrière moi et qui croient en moi !

 

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ParMarius Sergent

Carton-Pâte records

Ce label grenoblois a su s’imposer en 5 ans comme l’un des plus importants de la région. Des choix forts, une ligne éditoriale sans compromis, distributeur indépendant, mettant en avant les artistes émergents, mais aussi organisateur de soirées et agence de booking : bienvenue dans le monde de Carton-Pâte Records.

Bonjour et merci d’avoir accepté mon interview. Avant toute chose, pouvez-vous nous présenter votre association, l’idée de départ et les moyens mis en œuvres ?

Alors Carton-Pâte Records est un label indépendant orienté musique électronique. En 2012 on a fait le constat qu’à Grenoble il y avait énormément d’artistes talentueux et que beaucoup d’entre eux décidaient de partir à Lyon ou à Paris pour avoir plus de visibilité et de pouvoir vivre de leur musique. Essentiellement car il manquait de structure pour aider à la professionnalisation des artistes à Grenoble. En 2013 on a donc décidé de créer C.P.Rec, pour permettre aux jeunes (et moins jeunes) artistes de s’exprimer et se professionnaliser. Il fût un temps où c’était le rôle d’un label indépendant.

Quelle est la réussite du succès, comment devient-on un label majeur de notre région ?

(Rire) Alors je ne sais pas si on est un label majeur de notre région, ça fait toujours plaisir à entendre mais on se considère pas de la sorte. Je pense qu’on aime ce qu’on fait, on aime la musique et surtout la partager. Le travail que l’on fait tout au long de l’année, par nos événements, nos sorties, et les artistes qu’on aide au développement, nous donne beaucoup de plaisir. On se prend pas trop la tête, on recherche aucun succès, je pense que c’est ce qui fait notre différence au final.

Aujourd’hui vous avez prit le pari de rester sur Grenoble, ça ne serait pas plus simple de se délocaliser sur Paris (ou New York, soyons fou…) pour augmenter sa visibilité et les chances de succès ?

L’essence même du label est Grenoble. On est vraiment très attaché à cette ville qui a une histoire niveau techno, surement l’une des plus riches de France sur cet aspect culturel. C’est sûre que pour la reconnaissance et pour certains projets, être à Paris serait plus facile, mais on a fait le pari de rester à Grenoble, notre terre d’origine. Après on se déplace souvent pour jouer, à Paris, Lyon, et même à l’étranger comme Montréal, Los Angeles, etc… Maintenant avec Internet tu peux être dans le fin fond de rien, dans un village perdu et avoir accès au monde entier.

Vous êtes autant label, que agence de booking ou organisateur de soirées, quel est le secteur qui fonctionne le plus, est-ce que ce n’est pas compliqué en terme d’image, est-ce qu’il n’y a pas de confusion ?

C’est une question très pertinente. Il y a quelques années, la presse nous reprochait de ne pas avoir d’étiquette. La presse française voulait pas parler de nous car on était pas estampillé label Techno ou House. A force de discussion avec certains artistes, ça nous a confortés dans nos idées : on sort ce qu’on aime, ce qui mérite d’être défendu. Peu importe le style, on s’en fou des étiquettes. Je suis pas sûr que Mute Records voulais une étiquette quand ils ont sorti Dépêche Mode, puis Apparat, puis Cold Specks par exemple. Ils ont juste voulu défendre une musique de qualité. Nous c’est pareil.

D’un point de vue de l’image, je pense que ça peut être compliqué pour certains de tout comprendre, après on a beaucoup de proximité avec le public, on pousse à ça, on discute, les gens comprennent au final.

Pour nous il est très important de professionnaliser les artistes, on s’occupe d’eux du moment qu’ils produisent dans leur chambre, jusqu’au moment où ils tournent avec 50 dates par an. Donc Label/Maison de disque + Booking + Promoteur de soirées sont trois choses qui se complètent beaucoup au final.

Quelle est votre vision aujourd’hui du monde des labels, et plus largement du marché de la musique électronique ?

Hum, je pense que l’univers de la musique indépendante en Europe est à l’image du monde d’aujourd’hui. Surtout pour la musique électronique qui n’a jamais été aussi populaire qu’aujourd’hui. Dans un sens c’est merveilleux, car on découvre tous les jours de nouveaux artistes aussi talentueux les uns que les autres. Mais la popularisation et la prise de certaines tendances par les major transforme un courant, qui défendais certaines valeurs, à quelque chose d’uniforme, triste et plat, qui rapporte beaucoup d’argent et qui donc s’éloigne totalement des valeurs de base que représente cette musique.

Je suis assez triste de voir des festivals comme Lollapalooza qui arrive en France ou I Love Techno qui font des pass a 80€ pour un soir avec des line up à rallonge. La question qu’on se pose tous : au final la musique elle est où ? On est bien loin de l’époque où l’on regardait vers l’avenir, à vouloir créer quelque chose de nouveau, de riche, émotionnellement et humainement parlant.

Quels sont selon vous les plus belles réussites de votre label ?

Je pense la plus belle réussite c’est que le label puisse exister. Il y a plein de choses pour lesquels on est assez fière, de chose que l’on a accomplies et construites, de rencontres que l’on a faite etc… Mais la plus belle de toute reste le projet C.P.Rec.

Avez-vous refusé des signatures d’artistes que vous regrettez aujourd’hui ?

Non aucune (rire).

Comment un jeune artiste peut intégrer votre label d’une manière générale, quels sont les critères de sélection ?

Alors avant toute chose il n y a pas de critère de sélection, n’importe quel artiste peux nous contacter. Il faut d’ailleurs. On écoute toute les démos que l’on reçoit et quand c’est pertinent on envoie des feedbacks et on rentre en contact avec l’artiste pour l’aider à développer son projet. De nos jours je pense qu’il ne faut pas se mettre de barrière, si on croit en son projet, il faut pas baisser les bras et le travail fini toujours par payer.

Les projets à venir, ou est-ce qu’on peut vous voir ?

Alors on attaque un tour de France, on va jouer dans des villes comme Rennes, Nancy, Metz, Le Havre, Rouen, Paris, Lyon, etc… En station aussi, le mieux est de regarder sur notre Facebook ou notre site Internet.

On travaille également sur de gros projets pour la rentrée 2018, plus d’infos prochainement :).

Merci d’avoir répondu à mes questions, le mot de la fin ?

Avec grand plaisir ! Prenez un chewing-gum Émile !

Carton-Pâte Records sur la toile :

ParMarius Sergent

Basics Avenue records

Dj et producteur, militant pour une techno résolument underground, discussion avec le boss du label Basics Avenue Records, Gregor Size :

Salut et merci à toi de nous accorder un peu de temps, peux-tu te présenter, toi et ton label ?

Greg, 20 ans de passion. Jamais j’aurais imaginé en arriver où je suis…
Avant on pouvait écouter toutes les soirées, les mixes et nouveautés électronique de chez soi à la radio ou à la télé, et ça me plaisait de voir ces Djs faire danser des milliers de gens.
J’avais trouvé ma vocation, je découvre le vinyle, je suis obnubilé par ce rond noir, je traîne chez les disquaires du coin! Je me suis vite aperçu qu’être Dj ça a un coût. Déterminé, j’arrive à mettre de côté pour me payer mes premières Technics, que j’obtiens qu’à partir de 1997, ce fut long ! J’ai tout appris du mix, seul dans ma chambre, c’était long, complètement à l’opposé de l’actu.
Je mixais principalement de laHard Techno, j’avais l’impression d’être un mec à part… Au bout de toutes ces années de mix ou mes oreilles ont pris cher, j’ai voulu goûter d’autres genre de musiques électronique, la House, la Tech-House, le Jumpstyle et aussi le Hardcore.
Je suivais le mouvement pour essayer de jouer devant un public. Après quelques petites sessions bars et soirées privées, j’avais fait le tour de tous les styles mais je n’arrivais toujours pas à passer les portes des gros clubs.
Naïf comme j’étais, le monde de la nuit m’a montré sa vraie face. J’en ai pris plein la gueule, aucune solidarité, des fausses promesses et j’en passe…
Déçu du monde de la nuit, je me perds dans la musique et je fais n’importe quoi pour plaire.
En fait, si t’avais pas de contacts, c’était mort pour être dans le Dj boot. Je commençais à saturer, je me posais des questions.
Puis en 2002, internet me montre le monde. C’est pas la musique la fautive, c’est les gens de la night. Là, ma motivation reprend du souffle et je m’entoure des bonnes personnes.
Je retourne à la case départ et retrouve mes racines Techno. Je décide de faire une pause mix  et je m’achète ma première Roland MC303. Là, je m’éclate à créer ma Techno pendant 2 années en oubliant le clubbing. En 2004, viens la MAO « Flstudio », toujours en solitaire dans l’ombre.
Je passe des heures à maîtriser mes logiciels avec presque rien, enfermé dans ma bulle jusqu’à temps que je réussisse à faire un truc potable, je rêve de sortir une plaque mais je reste patient.
Sous le pseudo MACGREGOR, je me fais un max de contacts, labels et d’amis sur le web.
Je fais écouter mes premières productions sans trop y croire… Je m’entoure de jeunes talents qui me boost, comme le collectif les ZIRIS (Marseille), avec qui ont à partagé nos sons, nos idées, nos expériences… Je ne les remercierais jamais assez…
Puis je rencontre Vincent R, un mec de ma région qui avait son petit label « Manza records », il mise sur moi et signe mon premier release en 2010. Une fois sur les plateformes digital, c’est l’effet boule de neige.
Je fais la connaissance de Nikkolas Research (producteur/remixeur). Il me fait monter d’un cran. Des labels internationaux s’intéressent à moi, Allemagne, Floride, Mexique, Espagne, Australie… J’enchaîne les releases et les remixes, je me retrouve sur la playlist Techno d’une Djette très prisée « Marika rossa ». L’argent ne tombais pas mais je m’en foutais, je prenais du plaisir pour une fois, j’étais fière et humble surtout. J’ai encore actuellement les mêmes amis dans la musique.
De là, j’apprends à maîtriser mon image, les réseaux sociaux et tous ses petits secrets pour être visible et, j’avoue, ma vie privée est mise de côté.
2011, je prends un coup de masse, je dois me battre contre un cancer ! Pendant 3 ans, la musique ne m’a pas lâché mais surtout aidé à surmonter cette maladie. Après un dur combat, je suis en rémission.
En 2014, je reviens, déterminé à continuer ma passion. Gros changement, Macgregor est noyé dans le flot d’informations  du net. Entre les bateaux, le golf, les acteurs, les anglais et deejays en tout genre, j’étais coincé dans la toile. De plus, je faisais trop de sons différents et je me suis aperçu que dans la Techno il y avait des codes à respecter.
Motivé comme jamais, je  prends la décision de recommencé à zéro, sans faire les mêmes bêtises de débutant. Je change de nom « Gregor size », je re-travail tout ; l’image, le marketing, la pub, les pages internet, la musique. Là, tu t’aperçois qu’un artiste de nos jours doit être polyvalent. En plus, je fais tout, sans l’aide de personne et c’est du taf !!! Avec de la chance j’ai réussi à faire la transition.
J’ai eu l’occasion de mixer en Belgique, Marseille, Montpellier, Lille… j’ai fait des radios locales aussi… Je ne pensais pas être aussi apprécié dans le sud et à l’étranger.
Je vie ma passion pleinement, tout en gardant la tête sur les épaules.
Je rejoins le label Manza Records de mon pote Vincent qui est devenu depuis [Basics avenue] avec la complicité d’un troisième artiste : Morgan Willis. On essai de mélanger les styles, mais avec tous les à coté qu’on avait chacun niveau musique, le label était de plus en plus à l’abandon.

Septembre 2017, je voulais créer mon propre label. Avec mes idées, j’en discute avec mes deux amis, et la Vincent me dit qu’il veut arrêter et prend la décision de me céder son label, j’étais heureux !!
Nouveau challenge ! Le label avec qui j’ai signé mon premier EP !! Alors j’ai dit oui et promis de faire perdurer le nom de BASICS AVENUE.
Depuis BAR est devenu un label bien spécifique Techno.

To be continued !

Comment es-tu rentré en contact avec la musique électronique ? 

Je vie dans la région frontalière entre le nord de la France et la Belgique, j’étais cramé de son : New Wave, Funk, Oldies, Rap, Dance… J’écoutais tout ce qui passait sous la main, la musique était mon pilier.
J’écoutais souvent la radio, les clubs belges proche de chez moi qui cartonnaient m’étaient inaccessible par manque d’argent et de voiture.
Pendant des années, ma petite chaîne hifi k7 était mon ami. Chaque soir, je mettais mon casque, j’écoutais les mixes et je fermais les yeux. J’y étais : l’évolution de la musique électronique avançait à grand pas et je ne voulais rien louper. J’enregistrais des k7 de mix que je décortiquais, des fois je m’amusais à mixer deux k7 ensemble (rire). Je pense que pas mal de gens ont eu la même expérience dans les années 90, ça bouillonnait grave !!
Des genres musicaux se créés, la House Music, la Newbeat, la Trance, la Techno, la Minimal….
Je me souviens d’un événement qui m’a marqué : en 97, je découvrais à la télé le festival Happyland à La Défense avec des artistes  comme Jeff Mills, Jack De Marseille, Green Velvet, Lady B ou Funky Data et tous ses géants de la Techno, House …
La Techno Parade, la Love Parade, les 10 Days, Pukkelpop, Carl Cox, Laurent Garnier, dj Sneak, CJ Bolland, Sven Vath, Juan Atkins, j’emmagasinais un max de musique…
J’en ai bouffé des heures de sons, jusqu’au jour où je me suis remué le cul et dit : c’est ça que je veux faire : Deejay.

 

Comment se porte la culture électronique près de chez toi ? As-tu le sentiment qu’il y a une scène locale spécifique ?

Alors, disons que depuis quelques années le nord et la Belgique ont perdu leurs années festives !
Fermeture de clubs, mairie et police plus stricte à cause des abus, fermeture tardive réglementée, budget sorties réduit, beaucoup privilégie les petites soirées à domicile ou économise toute l’année pour se faire un gros festival en Hollande… Les générations changent…
Beaucoup d’anciens Djs régionaux restent encore sur le coup avec leurs soirées rétro clubbing 90’s, ils restent sur leurs acquis, ce passé prestigieux ! C’est souvent la même playlist, mais bon faut avouer que ça marche toujours (anciens ou jeunes) , pendant que toutes l’Europe avance vers l’avant.
C’est mon point de vue !
La Deep-House, Tech-House restent implantées dans les bars et clubs bobo de la région. Certains se démarquent mais ils sont minimes. Le Jumpstyle, Hardstyle et Hardcore restent encore bien représentatifs des jeunes nordistes et belges.
La Techno dit underground à fait un bon chez nous depuis deux ans, voir trop ! On risque l’overdose !! Trop de soirées identique se suivent et ce, chaque week-end !! On va vite arrivé au bout.
J’ai assisté à des scènes Techno où l’on fait venir de gros artistes internationaux, qui font des festivals dans le monde à plus de 10000 personnes, et chez nous, on est 30 passionnés : je peux te dire que le mec ne reviens plus !!
Même le tecknival de Cambrai cartonne plus, pourtant il n’y a pas de gros Djs. Tout le monde se plein qu’il n’y a pas assez de bonne soirées et, le jour où quelqu’un fait un bon évent, il n’y a personnes. Faudrait nous dire ce qu’ils appellent  « bonne soirée ». On n’y comprend plus rien de toute façon…
J’espère que chez nous, la musique électronique va revenir sur le devant de la scène. Les fêtards sont toujours-là, alors les choses vont bien changer un jour… c’est juste que les autres pays ont moins de contraintes que nous je pense.

Bien sûr, il y a moyen de trouver des petites pépites, une petite élite passionnée de Techno persiste et continue à faire de bons rendez-vous tant bien que mal, comme MSE ou FANATEK qui font du bon boulot. Tu as aussi « les soirées EXPEDIT »qui sont pas mal, le NAME très connu, voir prochainement les nouveaux projets 2018 : le festival « LES DENTELLES ELECTRONIQUES » à Caudry (59).

Ou alors, faire 2 voir 3h de route pour aller chez les flamands. Eux cartonnes, ils ont tout compris : avec des événements de fou, des Djs, des lives, une solidarité en béton entre labels, artistes et orga, et du coup, ils ont les budgets.
Pendant ce temps-là nous restons spectateur tant qu’on ne sera pas solidaire. Mais internet nous permet aussi de pouvoir montrer que chez nous les nordistes et belges, nous avons aussi un noyau d’artistes et Djs qui veulent continuer à y croire et changer les mentalités.

Comment te positionnes-tu sur le débat entre musique électronique underground et commerciale ? Quel est ton point de vue sur l’EDM ? Les free-parties ?

J’évite, c’est une perte de temps !!! On à fait le tour de ces sujets des centaines de fois et c’est toujours les mêmes réponses !! À chaque fois, c’est le conflit ou l’insulte (rire).
Chacun campes sur ses positions, on dit n’importe quoi : il y a les Djs jaloux, les Djs blasés, les adeptes des Frees qui ont un dégoût des clubs parce qu’ils trouvent inadmissible de payer pour s’éclater. Ça part dans tous les sens. Les puristes du vinyle anti mp3, les anti Guetta parce qu’il gagne trop…
Bref, même les genres musicaux en prennent pour leurs grades ! On dirait des clans, alors qu’on est tous là pour la même chose : la musique.
Chacun ses goûts, Il en faut pour tout le monde et ne pas imposer, la diversité c’est bien aussi !!
Avec le temps, je suis moins dans l’agression et le jugement.
Désormais, je dis juste que ce n’est pas ma came (rire).

Quelle est ta vision aujourd’hui du monde des labels, et plus largement du marché de la musique électronique ?

C’est à double tranchant, difficile de se faire une place dans tous ces labels. Il faut se démarquer. Il s’ouvre un label tous les jours aux quatre coin du monde, donc on s’adapte. Internet a ouvert les portes de la distribution musicale accessible à tous dans le monde entier. C’est génial ! Mais aujourd’hui, tout le monde veut faire du son ou créer un label sans en connaître le fonctionnement, limite comme un jeu, en pensant gagner le jackpot. J’en ai vu passé des pseudos artistes, faire du son pendant un an et arrêter. C’est des heures de malade pour presque rien. Si t’as pas cette flamme en toi, tu lâche l’affaire !! Ce qui est cool, c’est qu’on voit émerger de super talents qui n’auraient peut-être pas percé si les choses n’avaient pas changé.
Moi je me régale, j’arrive encore à être surpris et même frissonner… Le fait est que sur 100 titres, t’as 20% qui te foutes le frisson, 40% de déchets non fini et 40% de titres bourrés de samples réutilisés des dizaines de fois sur d’autres prods (du copié collé quoi). Les mecs arrivent à signer 10 titres en 2 jours, privilégient la quantité à la qualité !! C’est pas ma devise !! Le catalogue musical est tellement gigantesque qu’on doit écouter des heures de son pour faire une playlist originale. T’as l’embarras du choix ! À l’inverse tu as de supers titres ou albums qui passent à la trappe, tellement il y a de tracks. C’est les bons et les mauvais côtés du système. Moi, ça m’a permis d’en arriver là où j’en suis : donc je suis plutôt satisfait !! La nouvelle génération à tous les outils pour produire, si j’avais pu avoir ça a mon époque, j’aurais perdu moins de temps.

Quels sont tes attentes vis-à-vis des artistes que tu signes ? Quels sont tes critères de sélection ?

J’ai cet avantage d’être des deux côtés. Je signe mes sons et je signe les autres pour mon label, donc je me mets à leur place… Je sais le plaisir qu’aurait un producteur de musique à gagner un minimum le fruit de son travail pour se payer du matériel ou autre. C’est normal. Je ferai mon maximum pour eux, on sait jamais ce qui peut arriver ! Un track qui explose les charts… Je marche à la confiance, la passion, voir une certaine amitié ? Créer cet esprit de « family ». Je serais le plus ouvert possible à tous, l’entraide c’est génial. Je réponds à tout ce qu’on me propose. Le mec qui pense qu’à sa petite personne, exigeant, limite chiant, qui privilégie sa pseudo carrière et l’argent à sa musique, n’a pas sa place sur mon label, même s’il a fait un super track, ça pourrit l’ambiance. Heureusement, pour le moment ça ne met pas arrivé ! « La musique doit rester la priorité », dès que ta cassé cette confiance, c’est dur de continuer à bosser ensemble. Chez Basics avenue, je mets tout le monde au même niveau ! On fait tous du son, on se prend pas la tête !! Nous ne sommes pas des stars !! On se fait plaisir !! Je suis toujours à l’affût du talent caché : je serai content d’avoir permis à un jeune talent de devenir un grand artiste. Je recherche essentiellement de la Techno dans toutes ses variantes. Le son qui me titillera les tympans, je marche au feeling : Excites mon oreille et t’as gagné !!

Quels est la journée type d’un patron de label ?

Seul c’est hard !! Je m’attendais pas à autant de boulot : un bon café et c’est parti ! J’ai des amis qui me crée des vidéos-clips de qualité quand ils ont du temps libre, il m’aide à la promo alors qu’ils ne sont pas obligés. Mais plus ça partage, mieux c’est. Lire mes mails sur mes 3 adresses : perso, artiste et label. Ecouter les promos d’autres labels que je reçois, suivre mes anciens EP et sortie Beatport, faire de la pub, mettre à jour les pages du label, Facebook, Google, site Wix, YouTube et Soundcloud. Et on rajoute : mes pages perso Gregor Size qui a en plus Instagram, Tweeter, Mixcloud, Hearthisat, Bandcamp ,Beatportdj… Je ne dois pas laisser mes pages (off), sinon on disparaît plus vite qu’on est arrivé. Exemple : je viens de sortir une compilation de 22 artistes : réceptionner les 22 tracks, écoute, mastering pour certains, valider le tout chez mon distributeur pour avoir les dates de lancement, remplir les infos complètes de chaque artistes, photo x22 sur le site du distributeur, vérifier si il n’y a pas d’erreur, créer avec un logiciel la pochette de la compilation, envoyer des contrats à ceux qui en veulent, faire de la promo, alimenter mes pages… Finir mes tracks perso ou des remixes en même temps, quand je peux… Répondre à mes contacts, mes mixes en live, les radios parfois… Chasser des artistes sur Soundcloud pour mes prochaines sorties 2018… Je m’occupe aussi de ma fille de 10 ans, ma vie de couple… J’écoute aussi un peu de Rap Us Old-School pour ne pas saturer (rire) !

Quels sont, selon toi les plus belles réussites de ton label ?

Pour le moment, en 4 mois, je n’ai pas encore de réussite ! Je vous dis ça dans 1 an ou 2 (rire) !!

As-tu refusé des signatures d’artistes que tu regrettes aujourd’hui ?

NON, j’ai pris le culot de tenté d’obtenir la participation de pas mal d’artistes côté de la scène techno mais, soit ils ne répondent pas, soit, ils coûtent un bras ! Je ne peux me permettre d’acheter leurs tracks entre 200 et 500 euros, voir plus !!! Je préfère laisser la place à un jeune talent méconnu qui est motivé !!

Quels sont les projets à venir ?

3 releases en préparation pour Janvier et Gregor Size qui va sortir un EP chez les anglais, avec de bon remixeurs Techno et Drum’N’Bass de là-bas. Je peux rien dire de plus (rire) !

Merci pour toutes ces réponses, le mot de la fin ?

J’ai parlé avec le cœur, c’est la première fois que je raconte ma life. Vivez vos rêves, moi je vie les miens !

Les liens pour continuer la découverte :

Basic Avenue Records :

Site

Facebook

Beatport

Youtube

Contact

Gregor Size :

Bandcamp

Facebook

Soundcloud

Hearthis

Contact

ParMarius Sergent

Disturbed Traxx

Compositeur engagé dans le style, un côté punk assumé, des signatures avec des labels prestigieux, bienvenue dans le monde de Steph Aka Disturbed Traxx :

Déjà merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions et avant tout, peux-tu te présenter ?

Bah merci à toi pour l’invitation.
Bonjour, je m’appelle Steph, j’ai 37 ans, originaire d’un village près d’Avignon et je suis producteur de musiques électroniques et live performer sous le nom de Disturbed Traxx depuis 2001.

Si je ne dis pas de bêtises, t’as eu ta période punk et du coup, quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

(Rire). Oui complètement ! J’ai eu ma période d’anarchie capillaire à grands coups de musique aux guitares saturées sur des textes, des fois, pas très intelligents…
Et cet héritage se ressent sur mes compositions, qui sont souvent des accords « barret » de guitare.
Mes influences viennent de plusieurs groupes et artistes qui m’ont bercé pendant toutes ces années, qui raisonnent encore dans ma tête et dans le studio, et qui sont entre autres: les Clash, les Sex Pistols, Radiohead, Nirvana, Korn, NIN, Manson.
Des groupes et artistes qui m’ont donné cette passion de la musique.

Peux-tu citer 5 tracks (ou albums) qui t’ont particulièrement marqué en musiques ? Quels souvenirs te ravivent ces tracks/albums ?

Alors en :

  1. The Offspring – Genocide (Epitath – 1994), découverte du punk et grunge dans la cave d’un ami.
  2. Nirvana – Breed (DGC – 1991) : premiers accords sur une pauvre guitare sèche qui n’avait que trois cordes.
  3. Metallica – Ride The Lightning (MegaForce Record – 1984) : découverte du mélange entre la  mélancolie et l’agressivité (j’adore).
  4. Marylin Manson – Portrait Of An American Family (Nothing Record – 1994), c’est là que j’ai découvert que je pouvais transformer ma guitare en son de synthé avec un bon pédalier.
  5. Trent Reznor qui est pour moi un putain de génie de l’écriture et de la composition, qui impose le respect, même s’il sort des bas-fonds du rock alternatif underground.

Et j’ai un :

6. qui est Justice – Water Of Nazareth (Ed Bangers Record – 2006), qui m’a fait ralentir le BPM pour commencer à composer de l’électro trash techno.

Comment es-tu rentré en contact avec la musique électronique ?

Bah disons que la vie de groupe c’est compliquée… je commençais à me lasser… puis, c’était en 2001, un samedi soir, je me suis retrouvé dans une soirée où jouaient « Cristal Distortion » et là je me suis dit: « lui il a un groupe tout seul !!» Puis le week end d’après j’étais de nouveau en soirée pour écouter Dj Rykkk’s et là, c’est la révélation !
Je suis rentré, j’ai vendu mon ampli Valvestates, mon pédalier multi effets et j’ai acheté une « rm1x » (synthé, boite à rythme, séquenceur) et me voilà à écrire de la « Techno Tribe ».
Derrière, j’ai contribué à créer un sound system et j’ai commencé à me produire en rave party.

En tant que producteur infatiguable, comment puises-tu ton inspiration pour composer ? Quels sont tes influences en matière de production ?

 (Rire). Si si, je me fatigue tout seul et dans tous les sens du terme.
Pour l’inspiration, c’est par cycle en général. Il faut surtout que je sois en très bonnes conditions mentales, et c’est grâce à tout ce qui se passe dans ma vie et les personnes avec qui je la partage qu’elle vient.
Quant à mes influences, elles sont puisées en partie dans la musiques rock, punk, métal, pop que j’écoute avec, entre autres, les groupes et artistes que j’ai cités précédemment, et dans le coté électro, ce sera plutôt sur du Boysnoize, Justice, Sebastian… et j’en oublie…

Tu as signé auprès de nombreux labels comme Junky Robot ou Chapati Express pour ne citer qu’eux, et du coup, comment se passe la collaboration avec les labels sur lesquels tu as signé ? Que t’apportent-ils dans ta carrière d’artiste ?

Pour ce qui est de la collaboration avec les labels, j’avais déjà monté mon propre label, Mystik Rec, où l’on avait déjà produit 2 séries de vinyles. C’est de là que j’ai pu commencer à me faire entendre et à me produire sur la scène underground techno…
Après, cela s’est fait par de bonnes rencontres qui ont écouté mon travail et m’ont fait confiance en me demandant un remix. Puis Chapati Express m’a contacté, et Junky Robot, et ainsi de suite…
Après, je sais pas si on peut appeler ça vraiment une carrière, mais ils m’ont permis d’être entendu, écouté, et ils m’ont apporté la visibilité et de nouveaux réseaux de contact et je les en remercie…

Quel matériels et logiciels possèdes-tu dans ton home studio ? Recherches-tu des spécificités techniques particulières ?

Alors j’ai deux parties dans le studio, compo et live.

Pour la compo, j’utilise Imac I5, 3,0ghz, en double écran, une interface audio Motu 10 entrée/10 sorties, un clavier midi, une reverb et un multi effet hardware. Le studio est entièrement traité pour l’acoustique, il est équipé en monitoring HS7 et HS8 Yamaha. Je recherche un grain et des sonorités qui me correspondent, et pour ça, je crée des patch de synthétiseur puis je les passe dans mon hardware pour les ré-échantillonner, les boucler, les découper, les tordre dans tous les sens, jusqu’à trouver le bruit ou le son que je cherchais. C’est ce qui fait un peu ma patte.

Pour le live, j’ai opté pour l’efficacité sur scène et le côté pratique pour le transport. En prestation je tourne avec un macbook, la même interface audio que pour la compo, câblée en sortie séparées pour rentrer dans une Allen&Heath zedi10. Le tout piloté avec un contrôler Vestax VCM600. Avec cette config, je peux maitriser chaque clip/loop du set live et agir à n’importe quel moment pour pouvoir mélanger les pistes et boucles de chaque morceau entre elles. Je m’amuse, le public aussi, et c’est très efficace sur le dancefloor (Rire).

Enfin, pour les logiciels, je travaille exclusivement sur Ableton live et des VST comme le Sylenth, Sérum, D16Group, Wave, Plugalliance…

Travailles-tu seul ou en collaboration ?

Alors en général je travaille seul, déjà parce que je suis très dur en studio et je manque de patience parfois…
Ensuite ça m’arrive de faire des co-productions avec d’autres artistes et des remix, le travail à distance est devenu beaucoup simple avec internet pour les transferts de fichiers et projets.

Pour toi, c’est quoi un bon producteur en musique électronique ?

Euh… C’est quelqu’un de passionné avant tout, créatif, innovant, et qui va trouver LA séquence, LE sound design qui te met les poils!!
Quelqu’un qui n’a pas besoin de se formater à ce qui fonctionne pour produire de la qualité !

Quels sont tes projets à venir ?

Mes projets à venir ? J’attends quelques propositions de labels car j’ai quelques tracks de côté, j’ai aussi un morceau assez Oldshool Techno qui devrait voir le jour sur un ep Junky Robot (en digital) et mon ami Gotek m’a contacter pour refaire un featuring pour un nouveau label techno italien « ULTRA WILD »
Donc pour 2018 il y aura encore et toujours plus de son !

Encore merci pour le temps consacré, et le mot de la fin ?

Merci à vous pour cette invitation et pour l’investissement de votre part, pour nous faire entendre, pour nous faire découvrir et exister.
Le mot de la fin est une phrase de producteur qui m’a été soufflée un jour, qui veut dire, en gros, que nous ne sommes jamais totalement satisfaits de notre travail et qu’il est toujours ancré dans notre tête.

    THE DRUM IS GOOD BUT…

Retrouvez Disturbed Traxx sur le web :

ParRichard B

Nico De Carli

Rencontre avec Nico De Carli, Guest Dj entre Suisse et Rhône-Alpes. Ses sets, des mélanges groove et festifs, une prédominance pour la Deep House et une House music punchie qui ont fait toute sa réputation.

Peux-tu te présenter ainsi que les diverses activités qui te lient à la musique électronique ?

Tout d’abord, Nico De Carli c’est mon vrai nom !! Amoureux de House music, mais pas assez geek pour maîtriser la production. Par manque de temps j’ai du abandonner un podcast mensuel orienté Deep House mais j’ai bien en projet d’en relancer un nouveau .

Quel est ton parcours jusqu’ici ?

Merci pour cette question qui met une claque lol !! si je compte bien tout a démarré il y a environ 25 ans quand j’étais ado… les 1er anniversaires et nouvel an entre potes dans des garages, suivi plus tard d’une disco mobile en association. Autodidacte, je m’entraînais tous seul dans ma cave a caler des vinyles sur des platines a courroies.

Début années 2000, lassé par le répertoire à jouer dans les soirées privées, je me suis tourné vers les clubs avec ma 1ere résidence dans un petit club de l’Ain. En 2004 c’est le réseau 2Night, un site de reportage clubbing qui m’a fait connaître la nuit Aixoise et Chambérienne. J’en étais un des djs officiels et je manageais les équipes de reporters. C’est Dj Deal qui m’a ensuite proposé de le remplacer et prendre la résidence a Aix les Bains du 502 avec mon ami Manu.C qui était lui au Château Glam Club, le club House de référence a l’époque.

Et tout cela avec un taff la semaine !!!

Puis est venu le kiffe, être Dj a plein temps, pouvoir vivre de sa passion pendant une période qui a durée 10 ans .

Tout d’abord une résidence de 6 ans au BOWL a Annecy, mon club de cœur ou au fil des années j’ai évolué au même rythme que l’établissement prenait de l’importance. Une belle aventure qui encore une fois m’avait été proposé par Dj Deal le DA de l’époque.

Ensuite 18 mois a Rumilly pour un revival du Scrabble un club historique. Avec des projets fous de la direction ( Ben & Sab ) tel que le  “Color Me Festival”.

Quelques années donc de Dj résident et de Guest sur des soirées de semaine ou le dimanche, pour ne finir que sur des dates en Guest dans toute la région Rhône-Alpes en passant par Strasbourg et Toulouse ou les clubs de stations.

Aujourd’hui j’ai repris une activité professionnelle la semaine, car a 40 ans “ce qui est fait n’est plus a faire”, je prends plaisir sur quelques dates lorsqu’on m’appelle pour mon style musical.

Quelles sont tes références musicales ?

Un nom me viens tout de suite en tête, Michael Jackson !! j’ai grandi avec lui et l’album Thriller, ce qui m’a ouvert a tous les artistes Motown et la Black music en général. Du Funk au Disco, de la Soul au Gospel, on retrouve toutes ces influences dans la House.

Qu’est ce qui t’as donné envie de devenir Dj ?

Et bien on va dire que c’est plutôt accidentel en fait. Comme je l’expliquais plus haut, on avait une sono plutôt amateur au début et j’étais plus dans le plaisir de la technique et de brasser du matériel. Mais un jour où mon pote était absent, j’ai du prendre le micro et les platines et ça a plu. En parallèle je découvrais la “House Garage”  et je rêvais de pouvoir faire partager cette musique.

Comment pourrais-tu décrire ton style musical et quels sont les genres électroniques que l’on peut entendre dans tes soirées ?

Dans l’ensemble très groovy, j’ai besoin de vibrer par des instrus et des voies !!!

Une prédominance vous l’avez compris pour la House dans toutes ces déclinaisons.

Comment organises-tu ta programmation ?

 2 façons de voir les choses :

Le coté Dj résident est ancré en moi  et lors de dates plutôt clubbing et  mainstream, j’aime maîtriser ma soirée du warm-up plutôt Deep, suivi de Futur Bass House ou de l’Electro. Souvent un break sur des sons Hip Hop, Pop Rock mais plutôt dans le Old School.

Pour un afterwork je vais plus chercher a faire voyager les gens a démarrant Down Tempo, mélangeant Deep commerciale et underground pour finir très House et Tech-House.

Quel est ton meilleur souvenir en mix ? Et ton pire ?

Je dirais un jeudi soir où le Bowl était privatisé pour le Festival du Film d’animation d’Annecy. 1000 personnes, une clientèle internationale, j’étais accompagné de percus ( les mad’in’thai) et de Hugo machine pour la trompette, chant et beatbox. Ce soir là je me suis mis dans la peau d’un Dj dans le sens artistique du terme, j’ai joué ma musique, le staff était a bloc, certains clients me demandaient où pouvoir me retrouver “avec mes musiciens”  lol c’était la folie !!! 23h – 5H mon plus beau set.

Sinon pas de mauvais souvenir si ce n’est les requêtes de clients toujours hors sujet avec le set en cours !!!

Quel est ton top 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Voici donc 3 morceaux House, tous très différents mais qui vous donneront une idée de mon univers.

1 Camelphat & Elderbrook – Cola , depuis cet été je ne peux plus m’en passer !!!

2 Basement Jaxx – Jump & Shout ( Erik Agleton )

3 Dombresky & Tony Romera – Girls Night Out

Quelle est la prochaine étape pour toi ?

Plutôt une continuité, on me retrouve entre  Aix les Bains et Annecy essentiellement sur des afterworks, des apéros Deep  où je prends plaisir a simplement faire bouger les têtes.

Ainsi que sur la tournée des Boum 80 90 2000 entre Suisse et Rhône-Alpes, pour le fun de ressortir les tubes de la french touch ou du Barry White !!!

Le mot de la fin…

Poses ton tel et écoutes ton Dj !!!

 

Retrouvez le sur le web :

ParRichard B

Nomade

Rencontre avec Tim Burel, Dj / Producteur et fondateur de NOMADE, un projet de performance live et entièrement dédié à la musique et au voyage. Ayant la volonté d’être totalement indépendant, ses lives se produiront dans n’importe quel endroit du monde, à n’importe quel moment uniquement pour le plus grand bonheur de ceux qui écouteront.

Peux-tu te présenter ainsi que les diverses activités qui te lient à la musique électronique ?

Bonjour, Je m’appelle Tim Burel, j’ai 21ans et je suis Dj depuis 5ans en résidences et fondateur du projet NOMADE.

Peux-tu nous parler de tes influences musicales ? Qui t’as donné envie d’être Dj ?

J’ai envie de dire mon grand frère (rire). Pendant mon enfance et ma pré-adolescence, toute la musique que j’écoutais était celle venue de la chambre de mon frère, qu’il mettait à fond chaque soir. Ça empêchait mes parents de dormir mais personnellement j’aimais ça! C’est sans doute lui qui a créé une grande partie de ma culture Rock avec des artistes comme Santana, Pink Floyd, The Police, Gorillaz, The Eagles, Red Hot Chili Peppers etc… Des années plus tard mon grand frère et des amis a lui se rendaient souvent dans des raves et j’avais jamais le droit d’y aller (étant trop jeune). Je ne comprenais pas pourquoi cela m’était totalement interdit mais aujourd’hui je me rend compte. Étant l’organisateur d’un festival qui s’appelait Microcosme, un genre de festival Psy-Trance, Techno, Dubstep … c’est là ou j’ai commencer à découvrir ce qu’était un Dj et ce qu’il faisait. J’ai voulu faire pareil tout simplement parce que j’aimais cette ambiance !

Tu as plusieurs étiquettes en tant qu’artiste : Dj, Producteur et également ton concept NOMADE. Comment arrives-tu a gérer et réaliser toutes ces activités en plus de ta scolarité ?

En rassemblant le tout ! Mon travail de Dj me permet de garder la main et encore approfondir ma technique tout en payant mon école et NOMADE, mon projet personnel, se développe grâce à l’école d’ingénieur son que j’effectue en ce moment ! C’est pas facile, c’est du 6 jours sur 7 avec un rythme de nuit et un rythme de jour mais quand on est passionné on ne compte plus ses heures (rire).

Parles-nous de ton concept NOMADE. Comment est né le projet ? Et où souhaites-tu l’emmener ?

Le projet NOMADE part tous simplement d’un after de soirée avec deux potes. Le projet NOMADE c’est le fait de créer une performance live que l’on diffuse dans les lieux les plus insolites et les plus beaux du globe. Autrement dit c’est de la musique, des voyages, des rencontres, des paysages. Au départ nous étions 3 Djs. Hugo Berness, Alex Marrel et moi. Nous débattions sur le sujet du Clubbin’ et comment il était pervertit aujourd’hui et on voulait faire notre truc. Diffuser de la musique de la manière que l’on voulait sans que personne nous dicte ce que nous devions faire. Tout les trois on est des grands amoureux de la musique et on voulait la diffuser au maximum possible avec la plus grande simplicité possible. Dans n’importe quel endroit du monde, sans aucune barrière ayant juste le but de partager avec ceux qui écouterons… En toute humilité. Un délire entre potes qui à finit par être un projet mais chacun à ses défauts. Alex est partit de son côté abandonnant l’idée, et Hugo finit part déménager à Bruxelles. Je mène du coup la barque seul, et j’essaie de mener ce projet a bien. Le but c’est de créer une vraie performance live avec machines et instruments, de faire le maximum d’endroits magnifiques et insolites possible, et bien sûr un album en s’inspirant des voyages effectués.

Chacun de tes shows NOMADE font des dizaines voire des centaines de milliers de vues. Comment expliques-tu un tel succès et notamment ton show fait à la cascade du Rouget qui a fait plus d’un million de vues ?

Il faut savoir avant tout que l’histoire de la Cascade du Rouget est la plus grande chance que j’ai eu de ma vie. Des rencontres inoubliables, au départ je me suis installé là-bas et vu l’endroit si paisible j’avais peur, beaucoup plus peur de gêner, qu’autre chose. Au final une trentaine de personnes faisaient un séminaire de Yoga et dès qu’il entendirent la musique il ont couru tout autour de moi pour danser et profiter. C’est un moment qui restera gravé à tout jamais dans ma mémoire. Pour moi ce qui à fait la réussite de la vidéo c’est parce qu’elle veut tout dire : Les sourires, le lieu complètement fou, le temps qui était magnifique, les gens, l’ambiance, le partage … Je ne parle pas de commerce, je ne parle pas de business, je ne parle pas d’intérêt, je donne tout simplement, en attendant rien en retour. C’est uniquement du partage, et de la simplicité : nature, voyage, musique. On a tous notre message à transmettre, et je le fais a travers la musique et j’ai comme le besoin quelle soit diffusée partout et non uniquement là ou on me dit de le faire…

En plus de NOMADE, tu viens de démarrer une nouvelle résidence au BOOMBOX CLUB à Annecy (74), un club plus porté sur le R’n’b que la House music. Quelles ont été tes motivations pour ce nouveau projet ?

L’école. Honnêtement mon école me coûte plus de 1 000 euro par mois, j’ai que 21 ans, j’ai pas forcement d’économies mais j’ai des rêves. Alors j’utilise ce que je fais de mieux pour financer mes études. Disons qu’au lieu d’investir dans des choses futiles, je décide d’investir dans mon projet.

Côté production, as-tu des projets en cours ?

Alors oui j’ai des projets, notamment un gros projet d’album mais pour cela j’ai encore pleins de chose à voir et à apprendre mais des tracks sont déjà là mais ne sortirons pas avant la sortie de l’album. Peut être que je sortirai un EP avant je sais pas trop encore mais avec l’école ça ira tous seul ! 🙂

Quel est ton TOP 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Nora En Pure: Tears in Yours Eyes

Purple Disco : Devils in Me

Camel Phat : Drop It

Trois ambiances différentes, et trois émotions que j’aime.

Que peut-on te souhaiter pour l’avenir ?

Tout ce que tu veux !

Le mot de la fin…

La devise de NOMADE : La musique reste avant tout un partage avec un état d’esprit libre !

MERCI !

Retrouvez Tim Burel sur le web :

ParRichard B

Maxime Timpano

Rencontre avec Maxime Timpano, Dj et producteur, originaire de la ville de Roussillon dans l’Isère (38).

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Alors en quelques mots, je suis un jeune trentenaire qui, au lieu d’aimer le foot, comme tous les mecs de mon âge, a toujours préféré la musique… J’ai rapidement compris que la musique allait jouer un grand rôle dans ma vie et qu’elle me suivrait de partout ! Il est impossible de pouvoir être heureux dans la vie s’en elle.

Qu’est-ce qui t’as motivé à devenir Dj dans la scène électro ?

La passion pour cette musique, le faite d’avoir toujours assisté à beaucoup de concerts. Bien évidemment la démocratisation du Djing, (belle industrie du rêve lol…), l’envie de partager, le besoin d’expression, quelques opportunités, et bien sûr l’envie de faire danser !!! Mais faire danser les gens qui partagent l’amour de ce genre musical !

Quels sont tes artistes et labels de prédilections en ce moment ?

Mes artistes : Hawtin, Villalobos, Carola, Fatboy slim, Sebastien Leger, Guanlong, Teets, David Gtronic, et énormément d’autres…

Mes Labels : Real Rhythm, Fragments, Saint & Don’t, Minus, Perlon, BlowUp Music, etc… 

As-tu une résidence ? Comment procèdes-tu dans le démarchage de tes soirées ?

Oui au Cargo Bar, un bel établissement bar à bière, vin et spiritueux, avec une capacité d’environ 350 personnes, complet chaque weekend, c’est le pied !!! Je ne démarche pas mes soirées, je suis Dj et producteur… pas promoteur lol. Généralement les organisateurs me contactent, mais bon les bookings restent trop peu fréquents.

As-tu un statut professionnel ? Vis-tu de la musique ou as-tu un travail à coté ?

Oui je suis auto-entrepreneur depuis bientôt 7 ans en mars, j’ai une disco-mobile qui tourne plutôt très bien, environ 400 prestations. Je travaille en semaine évidemment, aucun Dj local ne peut vivre de la musique, du moins sauf celui qui se contente de peu, et aime profiter des APL et du RSA.

Tu es Dj mais tu est également producteur, Comment as-tu appris à composer ?

J’ai appris grâce aux conseils de super gars comme Teets et Juanito, autrement, en pratiquant des heures et des heures !!! Peu de mecs sont prêt à prendre du temps pour t’apprendre et te donner de bons conseils. Il y a, hélas, trop peu de partage dans ce milieu, ce qui est dommage car c’est ce que la musique électronique et ces représentants prétendent revendiquer…

Pourquoi as-tu choisi de produire ce type de sonorités ? As-tu déjà produit d’autres genres ?

Souvent j’ai cherché à produire certains genres parce que ça marchait à l’époque, mais je n’arrivais pas à terminer une piste. Puis un jour j’ai fais ce que j’aimais vraiment produire et les sorties ce sont enchainées, j’aime quand ça raconte une histoire, quand c’est sombre et qu’il y a de la basse !!!

Comment puises-tu ton inspiration pour composer ? Quelles sont tes influences en matière de production ?

Je ne m’impose aucun rythme, parfois je ne touche pas à mon home studio pendant 3 mois parce que le temps, l’humeur, l’envie sont très importants pour pouvoir sortir un truc. Mes influences sont la Minimal, Micro House, Dub, Reggae, Hip-hop, Funk, etc..

Comment te positionnes-tu sur le débat entre musique électronique underground et commerciale ? Quel est ton point de vue sur l’EDM ? Les free-parties ?

Tu sais, il en faut pour tout le monde lol. À la fin tout le monde s’y retrouve !! Underground (si on peut appeler ça comme ça, avec tout le fric qu’il génère), EDM ? lol c’est un peu comme le débat VINYLE ou CD, on en finira jamais ! Moi perso, c’est pas ma came après pour avoir vu des vidéos de festivals EDM, c’est grandiose, lights de dingue, scènes immenses, les gens ont l’air de passer du bon temps 😉 et c’est le plus important !!! Free-parties ? Bien-sûr, certainement toujours trop de drogues mais les gens y aiment le son !

Le mot de la fin…

Bin, je dirais COURAGE à tout ceux qui souhaitent faire parti de l’illusion du monde de la musique dite électronique. Ne vous prenez pas trop le chou, trouvez votre plaisir par vous même, mais ne vous attendez pas à parvenir aux strass et paillettes !!! L’underground est devenu commercial et seule l’élite peu y prétendre…

Retrouvez Maxime Timpano sur le web :

ParRichard B

Brothers In Arts

Rencontre avec le duo Lyonnais, Brothers In Arts (Peter & Tony), Djs / Producteurs de House & G-House aux sonorités Funk et Groove. Ils nous font le plaisir de répondre à nos questions.

Quelques phrases pour vous présenter : comment le duo Brothers In Arts est-il né ?

Nous sommes Peter et Tony, tous deux originaires de Lyon ! Cela fait 4 ans que l’on se côtoie. Le projet B.I.A  a débuté en 2015, on faisait parti de 2 associations qui avaient des projets en commun. De là est venu l’envie de produire. Nous étions plusieurs, chacun avait son style. Rapidement, nous nous sommes retrouvés à deux.

Quel est votre héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

Tony : pour ma part j’ai été bercé par le Hip Hop Old School, le Funk, la New Jack, la New Wave et de la Dance que je mixais à mes tous débuts.

Peter : moi c’était plutôt le Rock, le Metal, puis le Dub et le Drum’n Bass qui ont rythmé ma jeunesse avant d’en arriver à la House Music.

Pensez-vous comme certains que la musique électronique et les fêtes étaient mieux avant ?

Nous ne pensons pas du tout que c’était mieux avant. C’est assez négationniste comme pensée. C’est simplement différent. Aujourd’hui ce type de musique est beaucoup mieux perçu qu’à l’époque, elle a gagné sa place. On est passé d’un mouvement underground à un mouvement presque populaire. Le gros changement qui s’est opéré avec cette démocratisation du genre, c’est la multiplication des sous genres (Deep House, Tech House, Tropical House, G-House, etc…). C’est notamment avec l’arrivée d’un nouveau canal de vente qu’est internet que, par soucis de classification de la musique, on est passé d’un monde binaire, House/Techno, à un monde de subdivision et de classification commercial.

Aujourd’hui tous ces sous genres créent de la diversité. De celle-ci né une plus grande culture musicale et une meilleure acceptation du genre principale. On entends de la « House Music » très souvent et partout.

Pour ce qui est des fêtes en particulier, nous avons perdu les raves et autres free party au profit d’un vrai encadrement législative et associatif qui propose des évènements variés, un discours et des valeurs positives ainsi qu’un véritable confort pour celui qui vient faire la fête.

Pouvez-vous citer 5 tracks (ou albums) qui vous ont particulièrement marqué en musique électronique ?

Carrément ! Même plus si tu veux !

1 – DJ Sneak – Keep On Groovin

2 – Mason – Exceeder

3 – Cajemere & Russoul – Let’s Dance

4 – Hot Natured – Reverse Sky Diving

5 – Sharam Hey, Kolombo – Friday Night

Et pour l’album, on table sur Etienne de Crecy – Super Discount Vol.1

Comment en êtes vous arrivé à la production de musique électronique ? Travaillez-vous seuls ou en collaboration ?

Par envie et motivation. Parce qu’on adorait ça et que le Djing seul ne nous suffisait pas ! La plupart du temps on compose tous les 2 mais il nous est arrivé et il nous arrive encore de faire des collab’ avec des artistes de la scène internationale ! Notamment avec le Brésil en ce moment !

Comment puisez-vous votre inspiration pour composer ? Quels sont vos influences en matière de production ?

L’inspiration comme on dit ça vient pas sur demande ! On bricole, on bidouille, on écoute, et réécoute, on jette, on recommence ! On cherche beaucoup de sonorités qui vont bien ensemble et qui nous plaisent aussi ! Parfois on part d’un vocal qu’on aime bien ! Parfois on trouve une ligne de basse bien cool et on part là dessus tout naturellement. La plupart du temps, quand on a tout pour faire un track, la composition est fluide !

On est beaucoup influencé par la Groove Music. Notre héritage Hip-Hop/Funk ressort très souvent. Une bonne basse et un rack de drums costaud et le tour est joué 😉 .

Comment se passe la collaboration avec les labels sur lesquels vous avez signé ? Que vous apportent-ils dans votre carrière d’artiste ?

Ça se passe plutôt bien dans l’ensemble ! Il nous arrive souvent de signer plusieurs fois sur le même label. Même des très gros comme, Up Club Records. Ils nous apportent de la visibilité, du réseau, des contacts, des projets et toujours plus de motivation pour entreprendre de nouvelles choses !

Quels conseils donneriez-vous à un jeune artiste en musique électronique ?

De persévérer surtout ! De ne pas s’illusionner et de rien attendre en retour ! Prendre énormément de plaisir et faire ça avec toujours la même passion, chaque jour !

Quels sont vos projets à venir ?

Même si on est pas hyper fan du marketing, on doit bien se montrer un peu et montrer ce qu’on fait. Notre communauté grandie petit-à-petit déjà, c’est très encourageant et on se sent soutenu !

Plusieurs EP vont encore sortir sur des labels influents de la scène mondiale. Sleazy G, Up Club ou encore Delicious Recodring seront de la partie pour ne citer qu’eux.

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ParAnthony Beauchet

César

Rencontre avec César, jeune DJ officiant dans la Lot Et Garonne, ex membre du duo Skysailor et amoureux de l’Electro, la House et la Techno !

César en quelques mots : qui se cache derrière ce pseudo ?

Salut, moi c’est César, 25 ans : je suis DJ et j’habite dans le Lot et Garonne à Agen. Je mixe depuis que j’ai 16 ans ; je fais de la House, Bass House et Techno.

Tu es originaire du Lot et Garonne : comment se porte la musique électronique locale ? Quels sont les lieux et organisateurs incontournables en selon toi ?

La musique électronique en Lot et Garonne, elle est en évolution. Pendant des années, des assos et orgas ont essayé de faire bouger les choses… Mais c’est difficile car on est situé entre Bordeaux et Toulouse qui sont deux grandes villes électroniques. Dans quelques années, ça devrait évoluer, notamment grâce à Marmande où le Garorock reste un poids lourd des festivals en France. L’équipe du Garorock fait un super boulot et fait bouger la Nouvelle Aquitaine. Toujours à Marmande, la jeune asso « La Cerisaie » organise pas mal aussi. Pour moi, les lieux où il faut absolument s’arrêter, c’est le Radio City et l’Indé.

Depuis combien de temps fréquentes-tu la scène des musiques électroniques ? Quelles sont tes influences ?

Ca va faire 9 ans que je fréquente la scène électronique. Mes influences : Claptone, Amin Edge & Dance, Crowd Control, Arround7, Loge21, Paul Kalkbrenner, Landmark, Laurent Garnier, Jay Lumen…

Comment as-tu appris à mixer ? Quelles étaient tes influences à l’époque ?

J’ai appris à mixer tout seul avant de me perfectionner grâce aux rencontres que j’ai faites en soirées. Les assos locales et mon ancien duo Skysailor m’ont également beaucoup apporté : on a fait de nombreuses scènes ensemble et ça m’a permis d’apprendre la technique et le live aussi. Au début, quand j’ai eu mon premier contrôleur, j’étais très commercial : c’était l’époque de David Guetta avec son album « One more love ». Mais je suis rapidement passé à des sonorités plus électro avec Bloody Beetroots, Justice, Boys Noize ou encore SébatiAn. Au fil du temps, j’ai également exploré la House et la Techno.

Sur scène : quel matos utilises-tu ? Es-tu en DJ set ou en live machine ? Qu’est- ce qui fait ton originalité ?

Je suis toujours avec mon petit contrôleur DDJ SB et mon Mac : c’est un matos qui me suit depuis 4-5 ans. Quand j’étais en duo avec Skysailor, on avait une régie Pioneer et on intégrait du live avec un pad et un push : c’était vraiment cool de rajouter notre patte au set, ça donnait un coté “musicien” allant au-delà du DJ qui passe ses tracks.

Quels sont les lieux où tu as joué ? Ton meilleur souvenir de soirée ? Et ton pire ?

J’ai joué dans pas mal d’endroits cool : du petit bar du coin au festival. Pour mon meilleur souvenir, c’est difficile car il y en a tellement… Mais celui qui m’a le plus marqué, c’est une soirée à Mont de Marsan, au club le « Zoo » : il y avait une vraie alchimie avec le public, le club était blindé et j’avais l’impression d’être dans un grand festival (rires). Pour le pire souvenir, ça reste une soirée prévue depuis des mois malheureusement annulée une fois sur place !

Quel est ton rapport à la production ?

Ça reste un statut compliqué pour moi. Je ne fais pas beaucoup de productions pour le moment mais je compte m’y mettre l’année prochaine. J’ai envie d’évoluer et de faire mes propres morceaux parce que dans ma tête, je sais déjà ce que je veux faire.

Quels sont tes projets & actus à venir ?

Beaucoup de projets à venir : reprise de dates et un tout nouveau DJ set pour 2018. Et sortir une track pour la fin de l’année prochaine aussi.

Ton mot de la fin ?

Merci pour l’interview et un grand merci à tous ceux qui me suivent depuis le début !

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ParMarius Sergent

Sliaaz

Après l’interview de Yousk, rencontre avec Sliaaz, Dj et membre du collectif A-Nîmé, qui se représentera au Paloma de Nîmes le jeudi 23/11/2017 pour les ; maintenant célèbre ; Apéro-Techno :

Merci de prendre le temps de répondre à mes questions et avant toute chose, peux-tu commencer à te présenter ainsi que ton parcours ?

Mon nom est Priscillia Colas, alias Sliaaz, je suis originaire de Corse, native d’Ajaccio… J’ai toujours été passionné de musique au plus loin que je me souvienne… Petite, je passais énormément de temps à écouter de la musique plutôt que de regarder la télé… les dessins animés ; c’était pas trop mon truc !!
A l’adolescence, j’ai appris à jouer de la guitare, avec laquel j’ai eu beaucoup de facilité et qui m’a permise d’évoluer très vite… J’avais 17 ans !
Je ne viens pas d’une famille de musicien, j’ai toujours été un peu un extra terrestre pour eux mais, au plus loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu travailler dans ce domaine. Il m’a juste fallu un peu plus de temps pour enfin trouver ma voie (sourire).

Quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

D’où me viens cette passion ? Peut être du plus profond de moi même, ou bien de mon père. Je me souviens qu’il écoutait beaucoup, beaucoup, beaucoup de musiques tout le temps, partout. Beaucoup de Rock comme ACDC, Iron Maiden, Gun’s and Roses, Pink Floyd ou même encore Bob Marley… Je crois qu’il doit avoir tous ses albums (rire).
Et de mon oncle (peut-être), très mordu de Disco et de Funk…

Comment se porte la culture électronique près de chez toi ? As-tu le sentiment qu’il y a une scène locale spécifique ?

Elle se porte plutôt bien, il y a moins de gros évènements en hiver dans le sud, mais beaucoup de petits évènements portés par des collectifs et c’est plutôt cool. Tels que les Capricieuses, Le festival Dernier Cri, les Apéros Techno d’A-Nîmé, les soirées au Rockstore, l’Antirouille, le Dieze, le PZ, etc.
Il y a toujours quelque chose, même si la Villa Rouge a laissé un manque pour beaucoup, on reste dans une région toujours plus active, sans oublier la saison d’été avec une multitude d’events pour tous les gouts…

La question classique mais qu’on se pose tous, d’où vient ton nom de scène ?

Alors Priscillia, Sliaaz, je sais pas, ça m’est venu assez naturellement en fait… c’est comme un diminutif sur lequel j’ai rajouté un Z tout simplement (rire).

Comment as-tu appris à mixer ?

Avec des platines ! (rire). En regardant les autres, en passant du temps à apprendre, regarder, écouter ! Cut Killer a été le premier a m’influencer, j’ai longtemps été branchée Hip Hop.

Quels artistes ou labels ont influencé ta conception du mix ?

Laurent Garnier, qui pour moi, possède une maîtrise du mix incroyable, Solomun et Claptone.
Puis les labels Hungry music, Labo T, et bien évidemment Way of House qui ont été pour moi un déclencheur sur mon identité musicale. Et aussi, je ne peux pas ne pas mentionner Greg Delon, qui m’a donné une autre vision, une approche beaucoup plus éclectique que ce je m’étais appropriée au départ.

Comment fais-tu pour créer un set ? Es-tu plutôt du genre à tout bien préparer à la maison ou tu es plus sur l’improvisation ?

Un peu des deux en fait, je prépare plus ou moins la direction que je vais donner a mon set mais il y a beaucoup d’improvisation en règle générale, car on ne sait jamais devant quel public on va se retrouver, et comment le public sera réceptif à notre musique. On ne peut pas vraiment tout prévoir à l’avance. J’aime m’adapter au mieux tout en gardant mon identité musicale.

Tu mix sur quels matériels, vinyle, MP3, logiciel informatique ?

Mon set-up favori est de jouer sur des Pioneer CDJ 2000 nexus & Table DJM 900 nexus (en USB sous Rekordbox).

Peux-tu nous raconter ta première expérience de mix en public ? Qu’est-ce qui a changé depuis ?

Ma 1ère expérience (rire). J’en rigole aujourd’hui mais j’étais tétanisée, pour le coup j’avais préparé mon set à la loupe.
Depuis j’ai parcouru bien du chemin et me suis rendue compte du public différent et des aléas devant lequel on pouvait se retrouver à chaque fois. M ême si je le voulais aujourd’hui, je ne peux plus préparer mon set comme j’ai pu le faire pour ma première fois. Et bien que chaque prestation, qu’elle quelle soit, m’envoie un taux de stress incommensurable, dès le premier morceau, le plaisir prend place !

As-tu une résidence ? Comment procèdes-tu dans le démarchage de tes soirées ?

L’été, vous pouvez me retrouver au Sun Beach Paralia (Cap d’agde), et cet hiver au 1789 Bar Lounge à Montpellier.
Puis j’ai la chance de faire partie d’A-Nimé comme vous l’avez souligné, mais aussi du réseau de Greg, qui me permet de travailler directement avec le réseau de Way Of House et les DA qu’ils gèrent…et me donne l’opportunité de jouer dans pas mal de soirées et de lieux phares de la région comme le Bistronôme à Nîmes, le Victor Hugo, le Festival A-Nîmé, la Voile Rouge à Narbonne Plage, les Pieds Nus, le Clos, la Villa Rouge (à l’époque)…

Quels sont tes projets à venir ?

La sortie d’un Ep (rire) et puis pourquoi pas une résidence à Ibiza, une tournée internationale, un b2b avec Solomun…. Il parait qu’il est bon de voir grand (rire).

Encore merci et le mot de la fin ?

Merci à toi déjà et j’espère à bientôt… pour ne pas dire Fin (rire).

 

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ParMathias D.

Kalinstone

Rencontre avec Kalinstone, révélation féminine française de la House/Tribal et Progressive-House. Elle est sans aucun doute le phénomène montant de la scène House française !

Salut Kalinstone, quelques phrases pour te présenter : d’où vient ton nom de scène ?

Kalinstone, Djette et productrice, originaire de la région Parisienne. Mon nom de scène n’a pas vraiment d’origine, j’ai eu plusieurs pseudonymes lorsque j’ai commencé puis je me suis mise à chercher quelque chose d’unique qui correspond vraiment à ma personnalité et à ce que je dégage. Je trouvais que ce nom était à la fois doux et dur à l’oreille, personnel sans pour autant avoir une signification particulière.

Tu es l’une des révélations féminines françaises de la scène Electronique : qu’est-ce qui t’as poussé à devenir Dj ?

J’ai toujours eu un goût particulier pour la musique électronique de manière générale depuis la fin des années 90 et 2000. C’est donc naturellement que lorsque j’ai commencé à mixer il y a plus de 10ans, je me suis orientée vers ces styles, que ce soit House, Dance, Trance, Progressive, Hardtech… Aujourd’hui, j’ai trouvé mon univers musical à travers la House Music et tout ce qui se rythme à base de gros drums comme la Tribal House. La vague House/Tribal du début des années 2000 est pour moi la meilleure des sources d’inspirations et ce qui me pousse dans mes projets de productions musicales actuelles. Définir son identité musicale à été l’une de mes priorités, sans me fermer totalement dans un seul et même univers. A ce jour, je me produis en tant que Djette et productrice en France et à l’international me permettant de partager cet (ces) univers.

Est-ce que tu avais des modèles d’autres femmes artistes quand tu as débuté ?

Je n’avais pas spécialement de modèles d’artistes féminines lorsque j’ai débuté. Il y avait très peu de Djettes et productrices dans le milieu à ce moment là. Dj Paulette était en place, et il m’arrivait d’écouter ses Dj sets. Il n’y avait pas non plus autant d’engouements sur les réseaux sociaux, donc mes modèles, si l’on peut appeler ça comme ça, étaient plutôt des influences, comme les “mixtapes” qui faisaient un carton à l’époque (dans un autre registre musical): les compils du Cut Killer Show par exemple. Je les écoutais en boucle, en me disant à quel point c’était génial ces transitions, ces enchaînements de tracks. Puis ensuite, plus tard, mes modèles ont été issues de la scène “EDM” grâce au site de streaming “Be at Tv”, je regardais les Dj sets de Chuckie essentiellement, qui mêlait plusieurs styles musicaux tout en restant sur sa direction artistique de la “Dutch House”.

Tu composes aussi de la musique : comment gères-tu ton temps entre la production et tes soirées ?

Oui, je suis également productrice depuis 6-7 ans environ. Au début, en me lançant dans la prod, j’ai mis de côté les bookings Dj pour me consacrer pleinement à l’apprentissage de la MAO, pendant plusieurs années. Je voulais aussi devenir ingénieur du son mais il était impossible pour moi à ce moment là de faire les 2. Soit tu es ingénieur son (pas uniquement pour tes propres tracks), soit tu fais de la scène. Aujourd’hui, je produis mes propres morceaux mais je ne suis pas ingénieur du son pour autant à travailler sur les projets d’autres artistes.
Mon temps de travail se répartit donc en 2 phases : actuellement je fais peu de dates pour m’enfermer au studio et préparer non pas 1 seul morceau mais plusieurs tracks à venir, puis ensuite il y a la phase plus intensive en booking où forcement je passe beaucoup moins de temps en studio. J’alterne ces 2 phases studio/booking.

Tes titres Batacuda & Freak Out ont été supportés par des gros Dj de la scène EDM : qu’est-ce que ça t’a apporté ?

Batucada et Freak Out sont sortis tous les deux en 2017, je ne m’attendais pas, en effet, à recevoir ces quelques supports notamment de Thomas Gold, Blasterjaxx, Kryder, Joachim Garraud et bien d’autres et cela m’a apporté surtout personnellement une certaine reconnaissance, qui permet de se dire que pour “les prochains tracks” je ferai encore mieux et que tout est possible en se donnant les moyens. Je pense que ces supports, peu importe la notoriété de l’artiste qui supporte ton morceau, doivent te pousser à aller encore plus loin et à persévérer. Toujours se fixer de nouveaux objectifs, réfléchir à la façon de les atteindre. En terme de communication, ces supports ont été une forme de crédibilité dans le milieu, d’autres artistes ont commencé à s’intéresser à mon travail, j’ai fait de nouvelles rencontres, des échanges et ce sont toutes ces petites choses qui sont essentielles pour moi, car c’est dans l’échange que l’on avance le mieux. On a tous à apprendre des uns et des autres, peu importe le niveau de chacun. Côté booking, les productions musicales sont des outils puissants, ils permettent d’ouvrir des portes et de faire découvrir au public ce que tu fais. Les clubs élaborent des teasers à partir des tracks sortis, les gens découvrent et c’est très important de communiquer sur les œuvres artistiques du guest qui vient jouer dans le club.

Quelles sont tes influences musicales ? As-tu des artistes français que tu affectionnes en ce moment ?

Mes influences musicales….j’en ai tellement. Comme je l’ai dit précédemment, c’est surtout la musique électronique des années 2000 jusque 2008 environ qui m’inspire le plus. Les compilations “Various Defected in The House !” que je réécoute encore aujourd’hui. Sinon, mes influences ont commencé par Jean Michel Jarre, puis Eric Prydz, Tiësto, Junior Jack, et la French Touch : Daft Punk, The Supermen Lovers, Modjo, Stardust, Antoine Clamaran etc. Aujourd’hui cette tendance House revient en force et j’en suis plus qu’heureuse ! Je ne dois pas être la seule puisque je vois pas mal de producteurs français très prometteurs qui sortent des tracks inspirés justement de cette période : Arno Cost, Damien N-Drix, Mathias D., Tom Tyger, Nico de Andrea, Sonny Zamolo, Mathieu Gocher, Carter Grey… il y en tellement ! Ensuite, je suis aussi beaucoup influencée par la culture Rock et Trip Hop : Massive Attack, Portishead, Dire Straits, The Police, Rage Against the Machine, Radiohead. Moins connu du grand public : mon coup de coeur du moment, Vök : un mélange subtil de Trip Hop, Electronique et d’instrus très Dream Pop ; idéal pour se relaxer et se laisser envoûter !

Peux-tu nous citer 5 tracks/albums en musiques Electroniques qui sont incontournables pour toi ?

L’incontournable album Homework des Daft Punk, sorti en 1997. Ensuite, je n’ai pas réellement de musiques ou d’albums incontournables : dans mes sets, je reprends beaucoup de vieux tracks House/Tribal remis au goût du jour,par exemple, le Flat Beat (Mr. Oizo) dont Abel Ramos et Albert Neve en ont fait un rework. De même que le Ghet’s Noch de Roman Flugel, Cancun Paradise de Antoine Clamaran & Tristan Garner (rework de Tom Tyger ) entre autres. Je n’aime pas me focaliser non plus uniquement sur un seul et même artiste car mon univers reste large bien que ma direction artistique est la Tribal et House. D’ailleurs, j’écoute surtout des compilations plutôt que des albums : Africanism, Defected, les Compils du Red Light (club parisien) etc. Aujourd’hui, le nombre d’artistes et de tracks sortis sont tellement en masse mais peu de tracks restent intemporels, malheureusement. Donc mon top 5 incontournables se limitera sur la période début 2000.

Que penses-tu de la scène française ? Développes-tu une stratégie particulière dans le choix de tes dates ? Un lieu ou un event où tu rêves de jouer ?

Pas de stratégie particulière dans le choix des dates, tant que la direction artistique du lieu n’est pas à l’inverse de mon identité musicale. Je prend autant de plaisir en France qu’à l’étranger si le public est réceptif. Ensuite, je ne peux pas dire que je ne rêve pas de jouer sur un évent en particulier, mais quel Dj ne souhaite pas de jouer sur l’un des plus gros festivals du monde comme Tomorrowland ou encore l’Ultra? Mais je préfère me concentrer sur ce qu’il se passe en ce moment, sur le concret et mes projets plutôt que de flâner à rêver.

As-tu le sentiment qu’en 2017, les Djettes sont programmées en festivals et en clubs au même titre que les Djs ? As-tu déjà été victime de remarques sexistes dans ta carrière de Djette ?

J’ai la chance de faire ce métier depuis pas mal de temps et je vois en effet l’évolution de la place des Djettes comparés aux hommes. Aujourd’hui, nous sommes de plus en plus nombreuses dans le milieu de même que du côté de la production, on commence à compter de plus en plus de Djettes-Productrices. Le ratio Djs/Djettes en festivals ou en clubs me paraît tout à fait normal puisque le milieu reste malgré tout essentiellement masculin, donc je n’y attache aucune importance et pour ma part je n’ai jamais eu de problème concernant le fait d’être une femme aux platines. Au contraire, j’en suis fière et j’ai juste envie de dire qu’en tant que femme, je peux au même titre que les Djs, apporter créativité, technicité et dynamisme dans mon métier. Ceci dit, j’ai déjà eu des remarques du genre “Pour une femme, tu mixes super bien en fait!” mais on ne va pas refaire le monde ni s’arrêter à ce genre de propos.

Quels projets nous réserve-tu dans les mois à venir ? Un petit mot pour la fin ?

Cela fait plusieurs mois que je suis totalement confinée dans mon studio pour finaliser pas mal de projets musicaux, qui à l’instant voient le jour ! Cette année, j’ai décidé d’accélérer les choses et de passer beaucoup plus de temps en studio qu’en clubs. Je ne peux pas trop en dire à l’heure actuelle, mais plusieurs tracks sont prêts, d’autres en cours de signature, inspirés d’univers musicaux différents et il me tarde de vous dévoiler tout ça très vite !

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Gepostet von Kalinstone am Dienstag, 1. August 2017

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ParMarius Sergent

Tekbu

Avant de retrouver Tekbu sur scène ce Jeudi 23 Novembre au Gotham Club sur Lyon, rencontre avec cet artiste Dj, producteur et ingénieur du son au sein de son entreprise Octopus Sound :

Salut à toi et merci d’avoir accepté mon invitation ! Peux-tu commencer par te présenter toi, tes activités et ton entreprise ?

Salut, moi c’est Nicolas Mahier alias Tekbu_FLP. Depuis tout jeune, je suis passionné de musique… j’ai commencé par apprendre la guitare et le solfège quand j’étais en 6ème et je suis ensuite passé à la basse pour intégrer un groupe avec des amis.
J’ai découvert la musique électronique a peu près à la même époque (6ème), mais ça ne fais que 8 ans que j’ai commencé à produire de la musique électronique. Ensuite, au lycée c’est posé la question de l’avenir et, soutenu par ma mère, j’ai décidé de me lancer dans ma passion : la musique et le son !!
J’ai donc fait un bac SSI (spécialité science de l’ingénieur) qui m’a apporté beaucoup de connaissances niveau physique, électronique, électrotechnique et mécanique. Ensuite je me suis dirigé vers une école audiovisuelle, l’Arfis à Villeurbanne, où j’ai obtenu mon diplôme d’ingénieur du son et technicien du cinéma. À la sortie de l’école j’ai essayé d’être intermittent mais je n’ai pas réussi, j’ai donc ouvert mon entreprise.
Et depuis ça marche plutôt bien car je travaille dans tous ce qui touche de près ou de loin au son (prestation de tout type, location, réparation, vente, formation…).

As-tu monté des associations ou fais-tu parti d’associations en musiques électroniques ? Quel rôle y as-tu joué ?

Alors je n’en ai pas monté mais je fais parti de l’association « Tape du Pied » en tant que Dj et je travaille également avec elle en tant qu’ingénieur son quand il y a besoin (prestation avec système son). Je m’occupe aussi de gérer le côté technique avec les artistes que l’on invite et parfois je m’occupe de trouver des artistes à booker pour nos soirées.

D’où vient ton nom de scène ?

Mon nom de scène vient de mon surnom “Buche” car on me dit souvent que je ressemble à un bucheron ou une bûche (rire), ça doit être en parti à cause de la barbe (rire) et de mon amour pour la Techno en tout genre. Donc la contraction des 2 à donner “Tekbu”.

As-tu une résidence ? Comment procèdes-tu dans le démarchage de tes soirées ?

Alors non, je n’ai pas de résidence. Pour le démarchage des soirées, c’est soit l’association ou d’autres associations qui s’en occupent ou alors des organisateurs me contactent pour que je joue dans leurs évènements. Au début c’était pas facile mais maintenant je commence à me faire un nom et je joue régulièrement.

Quels sont tes petits plus sur scène ? Aimes-tu prendre des risques ?

Mes petits plus sur scène, j’essaye de proposer des lives qui sortent de l’ordinaire. Et oui, j’aime prendre des risques en testant de nouvelles configurations, comme par exemple faire un live en contrôlant mon ordi à distance avec une tablette et du coup jouer dans le public. Au début ça surprend, les gens se demandent où est le Dj mais une fois qu’ils comprennent, ils hallucinent et ça met une sacré ambiance. J’aime aussi prendre des risques en testant des nouveaux sons.

Tu es aussi un producteur, quelle est ta philosophie, ta conception de la production ?

Pas facile comme question, je dirais que le principal, c’est de raconter une histoire dans sa musique et de le faire bien.

Lorsqu’on va farfouiller sur ton Soundcloud (lien ci-dessous), on se rend compte que tu es un touche à tout et que les genres sont très variés. Comment décides-tu du style que tu vas créer, quels sont tes motivations ?

Ça dépend de pleins de choses. Parfois après une soirée où j’ai entendu un certain style, je vais me mettre à produire dans ce style. Sinon ça dépend de l’inspiration et des émotions du moment. Pour ce qui est des motivations, c’est pouvoir faire ressentir quelque chose au public et faire passer des émotions, raconter une histoire, qu’il y ai un échange entre ceux qui m’écoutent et moi.

Quels sont les petits trucs que tu aimerais encore améliorer dans tes productions ? Des choses que tu aimerais essayer ?

Il y a toujours des petits trucs à améliorer dans mes productions, quand on est perfectionniste on trouve toujours à redire.
Après ça dépend pas mal du style et de ce qu’en pense ou comment réagit le public. Bien souvent après une soirée où j’ai joué, je vais vouloir modifier quelques passages d’un de mes lives car je me suis aperçu en le jouant que certaines choses ne fonctionnaient pas. Sinon, j’aimerais bien essayer d’explorer de nouveaux styles et faire des tracks avec d’autres artistes, c’est comme ça qu’on progresse le plus et qu’on apprend de nouvelles choses.

Développes-tu des prestations live ? Préfères-tu jouer en tant que liver ou Dj ?

Oui, je ne fais quasiment que du live, donc je développe ce genre de prestations. Comme je l’ai dit avant, j’essaye d’apporter une touche d’originalité. Par exemple, j’ai un live avec un ami (Ness_FLP) ou je joue de la Trance Prog et lui, par-dessus, joue de la batterie électronique et des percussions en live.
Après, c’est difficile de répondre à la deuxième partie de la question, ça dépend du style et de la prestation. Je suis aussi Dj pour des rappeurs (Eurêka et Tonton Joker NDLR), donc ça n’a vraiment rien à voir avec les soirées Electro et ce n’est pas le même plaisir.
Donc je dirais que je n’ai pas vraiment de préférence, même si c’est toujours très plaisant de jouer ses propres créations.

Tu as créé la société Octopus Sound, quel a été la volonté première et comment t’en sors-tu dans une branche aussi difficile que l’industrie musicale ?

La volonté première quand j’ai créé mon entreprise, c’était de pouvoir bosser en toute légalité en faisant ce que j’aime, sans pour autant faire tout le temps la même chose.
Comment je m’en sors? Et bien j’ai travaillé dur sans forcément compter les heures et comme c’est aussi une passion, je me documente tout le temps pour apprendre de nouvelles choses. Au début c’était pas forcément facile, mais maintenant je me suis fait une réputation et un réseau donc je m’en sors plutôt bien. En fait le truc c’est qu’une fois que les gens voient que tu bosses bien, ils te reprennent et n’hésitent pas à en parler autour d’eux.

Tu as de nombreuses activités au sein de ton entreprise : prise de son, mixage, mastering, sound design, etc… Laquelle préfères-tu et laquelle est la plus intéressante pour ton business ?

Encore une fois c’est une question difficile, je crois que j’ai pas vraiment de préférence parce que ce que j’aime justement c’est la diversité. Si vraiment je devais choisir, je dirais que j’ai un petit penchant pour la sonorisation d’événements en tant qu’ingénieur du son. C’est la partie la plus intéressante pour mon business car c’est là que je me fais le plus de nouveaux contacts et aussi de clients potentiels. Je vais pas le nier c’est aussi ce qui me rapporte le plus d’argents jusqu’à maintenant.

Quels sont tes projets à venir ?

Beaucoup de projets à venir, autant au niveau de la musique qu’au niveau de l’entreprise (rire). Mais je dois garder le silence pour le moment car il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.
En tout cas ce qui est sûre c’est que ce n’est pas demain la veille que je vais arrêter de faire du son ou arrêter mon entreprise (rire) !!!!

Merci pour toutes ces réponses, le mot de la fin ?

Déjà merci à toi pour l’interview, merci aussi à tous ceux qui m’écoutent et me suivent.
Et puis j’espère que l’aventure continuera encore longtemps !!!! Pour moi la musique est vitale donc j’espère ne jamais devoir m’en passer et continuer à faire ce que j’aime (rire) !!!!

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Soirée Back To The Rave du 23/11/17

ParRichard B

Pure Pulpe

Rencontre avec Pure Pulpe, un artiste complet qui accompagne ses mix d’instruments (percu électronique, djambé, vocal samples…). De part son expérience, son univers musical est extrêmement varié et il se différencie par la qualité de ses playlists en étant toujours à la recherche de pépites (Deep House, House, Electro, Soul, Funk, Nu-Disco…) avec un but précis : vous faire vibrer et passer des émotions qui transcendent le public.

Peux-tu te présenter et quel est ton parcours jusqu’ici ?

Je vis dans la région Rhône-Alpes depuis une vingtaine d’années. J’ai commencé à organiser mes premières soirées quand j’étais adolescent avec un copain d’enfance DJ Maille. Dès ma majorité j’intègre une salle House /Tech House ou je fais les warm-up et un an après, je deviens résident à l’Opéra de Chambéry en 1998. Par la suite je monte le groupe “Just Beginning” avec DJ Maille, Phil Torres et deux autres DJs : un concept de mix multi-platines de plusieurs  Djs simultanément accompagnés d’un saxophoniste et de deux percussionnistes. A la fin de mes études, je crée Pure Pulpe avec Aurélien De Conti : toujours ce concept de show multi-platines mais à deux, avec cinq platines et des boîtes à effets. On envoyait plein de morceaux, d’accapella, d’effets et de scratchs sur de l’Electro, le tout de façon millimétrée. C’était de très bons souvenirs et de belles dates dans toute la région Rhône-Alpes (Lyon, Annecy, Grenoble…) et dans le Sud de la France (Montpellier, Narbonne, Canet, Barcares…) où l’on commençait à avoir une solide réputation. Après, chacun a pris un virage différent. J’avais besoin de faire une pause et je me souviens très bien de la mouvance Tecktonik qui a accéléré ma pause musicale car je ne me retrouvais plus dans cette tendance. Aurélien se lançait dans l’aventure de gérant de club, ce qui lui a réussi aujourd’hui avec le Life Modern à Voiron.

Quel concept se cache derrière Pure Pulpe ?

Aujourd’hui, le concept est un peu différent, je suis seul mais j’accompagne mes mix, d’instruments live (Djambé ou d’un Pad Électronique de percussion) et toujours de vocales, de samples et d’effets. J’attache une grande importance à trouver des morceaux qui sortent un peu du lot même si certains titres sont parfois obligés d’être joués. Surprendre le public c’est pour moi la base du métier de Dj et malheureusement ça se perd. Je passe des heures à chercher des perles. A mes débuts, la musique était bien moins accessible sans téléchargement et avec des disques à 10/12€ pour un titre seulement.

Vis-tu de la musique ou as-tu un travail à côté ?

J’ai fait le choix, il y a bien longtemps, de ne pas être dépendant d’un seul métier. Je suis donc responsable commercial depuis plus de 15 ans. Vivre de sa passion demande énormément de sacrifices et ne jamais avoir de week-end devient pesant au bout d’un moment.

En soirée, comment organises-tu ta programmation ?

Ma programmation va dépendre de l’établissement, de la clientèle et de mes envies du moment.
J’aime commencer par de la bonne Deep House à sonorité Jazzy et je vais monter progressivement plus Groovy avec des lignes de basse qui te font remuer le corps tout seul. J’incorpore quelques bons classiques au milieu et je sors mes pépites du moment.

Comment pourrais-tu décrire ton style musical ?

J’aime énormément de choses : la House très Groovy, la vraie Deep House de Chicago, l’Electro, la minimal, la Progressive, la Tech House, le Nu-Disco, La Soul, le Jazz, la Funk, le Rock, les Classiques House…

Quels souvenirs gardes-tu de ta première soirée Electro ? Et de ta dernière ?

Ma première soirée Electro m’a énormément stressé, je mixais dans une salle dédiée à la House et la Techno : le Flydome à l’Actuel, à l’époque c’était au vinyle et j’ai tellement eu la pression avec le public que je n’arrêtais pas de trembler. Ma dernière ? Une ambiance de fou dans un petit bar à vin.

Quel est ton Dj préféré ?

Dario Dattis est l’artiste que je préfère depuis près de 2 ans : j’adore son groove.

Quel est ton top 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

LTJ XPERIENCE : Bad Side

DARIO D’ATTIS : Try Moon

OLLY DAVIS : What you smoking

Quelle est la prochaine étape pour toi ?

Continuer à me faire plaisir, mixer dans plein d’endroits différents et donner du “smile” au clubbers. J’ai fait le choix cette année de privilégier la qualité plutôt que la quantité afin d’être plus percutant sur mes dates et toujours garder la notion de plaisir : c’est important de ne pas lasser les clients et toujours les surprendre.

Le mot de la fin…

N’oubliez pas que Dj, c’est avant tout mettre de la bonne musique. Surprendre ceux qui vous écoutent et prendre des risques !!!

Retrouvez Pure Pulpe sur le web

ParRichard B

Djette Flo

Rencontre avec Flo, jeune talent prometteuse de la scène Electro Grenobloise… Djette résidente du bar LGBT par excellence “LE CAFE NOIR” et Djette officielle du club de sport HERBALIFE, elle nous fait l’honneur de répondre à nos questions.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Floriane, j’ai 19 ans. La semaine j’alterne entre mes études dans le domaine de la gestion d’entreprise, mon alternance en tant que chargée de communication et ma résidence en tant que Djette le week-end.

Quelles sont tes influences musicales ?

Mes influences évoluent constamment, j’ai des périodes où certains styles m’inspirent plus que d’autres. Depuis que j’ai commencé, j’ai été influencé par Willy William, Ash Simons, Ben Lemonz, Armin Van Buuren, Caked Up, Steve Aoki… Enfin bref, des styles et des artistes bien différents pour résumer. En ce moment, je joue du son type “club Ibiza”: Robbie Rivera, Don Diablo, Eric Prydz ou Claptone pour ne citer que les plus connus. Mais mes incontournables restent quand même Offer Nissim et Carl Cox.

Comment as-tu eu l’envie de rentrer dans le monde de la nuit ?

En 2012, j’étais au gala annuel des Arts et Métiers de Cluny qui se passe dans la grande Abbaye, et dans l’une des salles, il y avait des centaines de personnes qui dansaient. Ils étaient tous sur leur 31 et la salle était toute illuminée, en pierre grise avec une charpente en bois. Au fond de la salle, en hauteur, il y avait un DJ. A ce moment-là, je me suis dit “Voilà, c’est ça que je veux faire de ma vie. Faire danser autant de monde en même temps.” Pendant longtemps je ne me voyais pas mixer en club, je n’avais que les festivals et des événements similaires en tête. Pour une fille de 15 ou 16 ans, le monde de la nuit, ce n’est que des patrons mafieux, de la drogue et des clients qui se battent parce qu’ils ont trop bu. Et puis, vers 17, 18 ans, quand j’ai commencé à sortir régulièrement en bar ou en boîte, cette image s’est vite dissipée et j’ai totalement changé d’avis.

Tu es autodidacte, comment as-tu appris à mixer ?

J’ai commencé avec un tout petit contrôleur, en deux mois j’avais acquis les bases. Enfin, je pensais les avoir acquises jusqu’à ce que je passe sur un “vrai” contrôleur Pioneer. J’ai dû tout réapprendre tellement c’était différent. J’ai appris à écouter un mix, les transitions, le tempo, les temps, etc.

Et puis, j’ai rencontré Bastien, DJ M’O’Play, qui m’a prise sous son aile et qui m’a fait faire ma première soirée à l’extérieur. Il m’a appris beaucoup. C’est d’ailleurs grâce à lui que j’ai eu ma place au Café Noir. Depuis, à force de travailler une dizaine d’heures par weekend sans compter l’entraînement chez moi, j’ai énormément progressé mais je suis loin d’avoir le niveau que je voudrais. Autant d’heures de pratique, ça finit par payer.

Depuis un an tu es la résidente du Café Noir à Grenoble (38), ta première résidence.  Comment as-tu vécu cette année ?

C’est juste de la folie ! C’était très difficile au début, je sortais complètement de ma zone de confort. D’une part parce que je n’avais jamais mixé dans le milieu LGBT et d’autre part parce que je me suis rendue compte de la dose de travail qu’il y a à faire en dehors des soirées. Comme je mixais très peu souvent à l’extérieur, j’avais une ou deux centaines de sons dans mon répertoire et nous le savons que c’est très très peu pour un DJ. J’ai du apprendre à chercher de la nouvelle musique, à m’adapter aux clients, à ne pas mixer tout le temps la même chose parce qu’on prend très vite des habitudes quand on est résident.

Christiane et Sophie, les patronnes, font très attention à la qualité de leur prestation et la musique en est l’acteur principal alors j’ai dû apprendre à travailler avec elles et à être à la hauteur de ce qu’elles attendaient. De plus, la clientèle du Café Noir est une clientèle très difficile. La tranche d’âge est étendue, entre vingt et cinquante ans en moyenne. Elle aime avoir ses petites habitudes, entendre des choses qu’elle connaît mais elle veut aussi de la qualité, être surprise mais de la bonne manière. Dans un bar, tu as vite fait de prendre ton verre et de t’installer à une table plutôt que d’aller danser.

Après un an, j’ai énormément évolué dans mes prestations : j’ai vraiment gagné en assurance, je tente beaucoup plus de choses musicalement, je joue des sons qui ne sont pas toujours connus du grand public. Carl Cox a beau être un grand nom de la scène Electro, en France ou plutôt à Grenoble, on ne le connaît pas beaucoup et pourtant je commence à en jouer de plus en plus. Et puis, je tiens vraiment à avoir une certaine proximité avec les clients : j’adore danser avec eux plutôt que d’être cachée derrière mes platines, à faire mon truc dans mon coin. Et si ils ont réussi à me chauffer, ce qui arrive relativement tous les week-end, je grimpe sur le comptoir et je fais le show ! Et enfin, j’ai noué un lien très fort avec ce bar et véritablement, cette communauté qui est juste incroyable. Je suis énormément reconnaissante envers Christiane et Sophie, “mes mamans de la nuit”: depuis le début, elles ont toujours fait attention à moi, à me venir en aide, à me faire garder les pieds sur terre surtout puisque c’est très facile de prendre la grosse tête quand on travaille dans ce monde là.

Quel est ton meilleur souvenir pendant une prestation?

C’est difficile à dire car j’ai énormément de bons souvenirs, surtout depuis mes débuts au Café Noir. J’hésite avec la grosse session de sport à plus de 150 personnes pour laquelle j’avais mixé mais je dirais quand même la Marche des Fiertés de Grenoble qui s’est passée cet été. En tant que le bar LGBT par excellence, le Café Noir a eu beaucoup de monde derrière son char. C’était joyeux, festif, coloré, nous avons eu de la chance avec le temps même si de la pluie avait été prévue. C’était fou de voir ce millier de personnes danser, chanter avec nous et le fait de pouvoir interagir avec eux, c’est une expérience géniale.

Quel est ton TOP 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Je dirais :

Falling Deeper de Robbie Rivera

Tel Aviv d’Omer Adam

Le remix magique de I Will Survive de Gloria Gaynor par un Dj peu connu qui s’appelle Yastreb.

Le mot de la fin…

Quelle fin ? Ce n’est que le début !

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ParAxel Nirka

Denis Morin

Rencontre avec Denis Morin, un passionné qui n’hésite pas à partager son expérience avec les autres. Retour sur ce personnage aux multiples facettes.

Animateur sur Radio Campus Grenoble, peux-tu nous parler de la genèse et du concept de ton émission « Play on » ?

Coucou, alors c’est en fait une émission que j’ai prise en cours pour sa 3ème saison, sur l’invitation de Pierre Derumaux et Fred Galet, donc la genèse c’est la rencontre et l’échange de points de vues sur la musique. Le concept principal je dirais que c’est la découverte de musiques électroniques et aux alentours, mais aussi du monde social de cette même musique.

Comment réalises-tu ta sélection musicale ?

Je “dig” beaucoup tout au long de la semaine à travers diverses voies: Internet, magasins de disques, Discogs, Youtube, Facebook, Bandcamp et puis les mixes que je Shazam à fond! Je sais que ce n’est pas très honnête à la base mais je vais aussi beaucoup sur Soulseek et je “dig” à travers d’autres utilisateurs d’après les titres que j’ai pu chopé sur la toile, j’adore le fait d’élargir à partir de deux trois nom qui vont me renvoyer sur des compiles voir de quels albums ils viennent pour me les approprier ou en choisir d’autres. J’aime aussi beaucoup le fait de “diguer” à travers une personne, un goût particulier et pour ça les blogs, Facebook et Soulseek sont quand même des moyens fantastiques de découvrir des filons de sons à travers des regards particuliers sur la musique.

As-tu une anecdote, un moment fort de l’émission à nous raconter ?

Il me semble avoir dit que Laurent Garnier était résident de l’espace Drak Ouest à Grenoble au début de la techno, je crois que c’est ma plus grosse connerie, surtout que je l’ai tenu mordicus jusqu’à ce que Phrax me remette dans le vrai !!

Tu animes également « Là-haut dans l’océan » dans un registre beaucoup plus calme, comment expliques-tu cet écart avec Play On ?

Et ben c’est mon style de départ « Là-haut dans l’océan », quand je jouais du synthé dans ma chambre en mode méditation quand j’étais petit ; et j’y suis revenu très fort donc plutôt que de couper le rythme de l’émission Play on,  j’ai créé « Là-haut dans l’océan ».

Aussi surtout pour pouvoir m’exprimer à fond dans ce registre créer des voyages raconter des histoires en mixant. Pour moi c’est loin d’être le grand écart, à chaque musique son moment et sa conditions physique. Quand je faisait de grosses soirées chez moi les gens restaient jusqu’à tard le lendemain et je passais de la musique comme ça, parce que la techno pour moi c’est pas toute la journée, et finalement c’est des musiques de fin mais personne ne part parce que c’est trop bon de “chiller” sur un canapé dans une telle ambiance avec de vrais morceaux de musique loin des tools techno ! C’est une musique pour la descente et ça colle bien après les nuits sauvages !

Tu es également compositeur, peux-tu nous décrire ton workflow ?

Je pars souvent d’un de mes « field recordings » d’un moment que j’ai vécu ; mais des fois je le rajoute après pour le grain. Sinon je me fais souvent un petit rythme basique et je crée des variations automatiques avec les effets midi de live Ableton histoire de pouvoir rester dessus sans me lasser… j’essaie ensuite différents synthés dessus et quand je trouve un son qui me plait j’improvise un maximum et ensuite je prends les meilleurs moments, que j’insère dans une structure.

L’important pour moi c’est de ne pas trop m’attarder sur les “grooves” en restant 3h sur une section rythmique ni de trop m’occuper du Sound design. Il faut que ça colle tout de suite, et que ces aspects techniques s’effacent pour laisser place à l’expression aux idées parce que c’est ce qui va faire qu’un morceau est bon ou raté. Ensuite, s’il est bon je peux toujours revenir sur les défauts d’égalisation ou de compression, mais dans un premier temps je tâche de faire avec comme lors d’une prise live « à l’ancienne ». Ensuite je travaille le grain avec des “bit crusher”, des disto et des “tapes machines” et enfin je peaufine fréquence et dynamique.

Après suivant le morceau il va me falloir plus ou moins de temps entre les étapes, trop vite c’est souvent un peu cheap, il faut vraiment que l’idée soit béton mais si le projet est trop long on se perd donc c’est un équilibre à trouver. Le temps de travail est important mais ce n’est pas l’unique critère de réussite pour moi.

Où puises-tu ton inspiration ? Quel est ton univers ?

J’écoute énormément les vieux compositeurs, comme Terry Riley et toutes les trouvailles de Fergus Clark du label 12th Isle. J’adore aussi toutes les musiques New Age un peu périmées avec la découverte des synthétiseurs, les pionniers comme Vangelis. J’adore tous les sons qu’on peux trouver en “field recordings” comme le grand Chris Watson et le travail anthropologique sur les voix d’Alessandro Bosetti. Je suis un très grand fan de Music from memory et du 12th Isle mais aussi les mixes d’Optimo.

As-tu un instrument ou des sonorités préférées ?

J’aime beaucoup mon D50, ma TR-8, le balafon, le sanza et les percus. J’utilise pas mal Kontakt, mais j’aime aussi beaucoup les synthétiseurs FM commeFM8 et les nappes. Côté effet j’utilise beaucoup le satin pour l’effet tape, Decimort2 pour le “bitcrush“, Panagement pour les stéréo spéciales, psp85 et echoes de Nomad Factory pour le delay, ABL2 pour les basses et les plug in Rob Papen pour leurs presets démoniaques !

Aurais-tu des conseils à donner pour des personnes qui débutent dans la MAO (musique assistée par ordinateur) ?

Ne pas se perdre dans les groove et les plugins, en faire un max assez rapidement quitte à les reprendre après… Faire des sessions de 3 heures maxi par morceau parce qu’après on s’épuise, et surtout de prendre du plaisir.

En tant que DJ, que penses-tu de l’évolution musicale dans le milieu électronique ?

Je n’en pense pas grand chose, j’ai l’impression que ça évolue sur des plan et des milieux très différemment et par phases. Pour moi il y a encore trop de clans et d’identité sociales déterminantes, je sais bien que ça permet aux gens de se faire des repères mais j’aimerais que ce soit un peux moins sclérosé, que le grand public soit plus ouvert et que l’avant garde soit moins clivante…

Le fait aussi de devoir œuvrer dans un genre précis histoire d’entrer dans le catalogue ça me lourde, un bon dj peut passer tous les genres à mon avis suivant le public et le moment, ça ne veux pas dire qu’il n’a pas de style au contraire c’est là qu’est le défi, c’est tout autant ce que tu joues que comment tu le joues pour qui.

Comment trouves-tu le public grenoblois ?

Le public grenoblois peut vraiment être génial ! Exigeant et ouvert ! Mais, ben là encore on est genre 1000 personnes à kifer et les dj’s se partage ce public, mais il y a un max de gens que ça ne touche pas et qui ne sortent pas vraiment et c’est surement de ce coté qu’il faut travailler.

Les étudiants par exemple, j’ai l’impression que pour beaucoup ils sont restés bloqués dans un coin du reggae et de la Rue Ketanou avec à la limite un peu de trance… Après évidement tout ça c’est des généralités dites un peux en l’air, j’aime bien les grenoblois, ils peuvent être plein de surprises !

Et puis c’était beaucoup plus clivant avant avec les hardcoreux et les tranceux côté free, les « basseux » et les « dubeux » entre les deux, les classiques techno house qui peinaient à se faire un public alors que ça explosait à l’étranger et que la prog était ouf (Mixlab) et les disco qui faisaient pas bien la différence avec les soirée kitchs années 80 et les discothèques généralistes avec leur ambiance bien souvent atroce pour moi. Les clubbeurs devaient choisir leurs camps, maintenant c’est quand même plus souple non ? En tout cas on a quand même un chouette panel et de très bons artistes, c’est ce que je retiens de Grenoble !

Quel est ton meilleur souvenir de soirée ?

J’ai passé un super moment aux mercredis pimentés sur l’invitation des Narco Polo les gens étaient au top et j’ai bien mixé. Sinon pas mal de fois folles au Bauhaus où la soirée prend on ne sait pas comment et là les gens sont méga open tu peux leur passer de la techno et coupé ça avec du folk et il suivent  Ou avec Alien Bazar en free, c’était plusieurs fois ouf dans des styles qu’on attend pas forcement !! Sinon récemment dans une baraque en ruine à 5 ou 6 pour l’anniversaire d’une copine mixé toute la nuit j’ai passé tout les styles en revue et je me suis éclaté ! Donc en fait pas mal d’excellents souvenirs !

Le pire ?

Peut être celle avec Nymphonie parce que ça devait être top en plein air et qu’on s’est rapatrié au Oneness le line up était à l’envers et la serveuse me baissait tout en me disant d’accélérer le tempo… Et ils ont remis les tables pour mon set sur le “dancefloor“, ce n’était pas très agréable… J’ai fait un set tout déstructuré qui a dû quand même en intéresser deux trois mais bon je me suis pas senti bien !! C’est dommage parce que c’était parti pour être une méga soirée.

Tu assures aussi des formations en MAO sur Ableton Live, peux-tu nous en dire un peu plus ?

Oui c’est mon objectif professionnel d’en vivre! Je fais une prochaine session collective très bientôt avec Simon du Crew Micropop sûrement au Petit 38 qui est un lieu super pour ça! J’aime vraiment beaucoup ce travail pédagogique, il y a des échanges, j’en ressors avec plus d’idées qu’après un événement de soirée et puis ça fait des petits : il y a des prods qui sortent de là ce n’est pas rien, alors qu’une soirée tout le monde s’amuse et tout le monde rentre chez soit sans rien d’autre que des souvenirs… C’est bien, mais c’est moins constructif !!

A la base j’ai fait des études de philosophie et je me destinais à être prof donc c’est aussi un moyen de mettre à profit tout ça en le partageant, c’est bien de créer mais faire en sorte que beaucoup créent, ça, c’est un défi encore plus beau !

Qu’est-ce que tu souhaites transmettre quand tu formes quelqu’un ?

L’amour de la création! J’aime quand les gens en ressortent avec l’impression qu’ils sont eux aussi des créateurs et qu’ils vont pouvoir faire de belles œuvres! Ça fait un bien fou de se dire qu’on peut être artiste à son niveau! Et pour ça j’essaie de leurs transmettre des procédés, des raccourcis à mettre en œuvre, ce n’est pas tant la technique qu’on peut apprendre sur Internet chez soi que des dynamiques créatives, des processus à soi qui conviennent à chacun.

Animateur radio, dj, compositeur et formateur, quel rôle préfères-tu ?

Ah certainement compositeur! Faire des œuvres qui restent ! Mais les trois forment un équilibre je trouve.

Quels sont tes projets et envies pour la suite ?

Développer mon asso avec mes activités MAO et radio et mes labels Là-haut dans l’Océan et We have Electricity que je dirige avec l’aide précieuse de Phrax Bax. Sortir enfin un disque chez les potes de l’excellent label écossais 12th Isle… Faire la mise en son à Voiron avec des élèves de premières pour une lecture au théâtre dans le cadre du Festival Livre à vous, une autre mise en son à Lyon pour une pièce de danse sur un texte de Joachim Gruère, participer activement au festival radio écoutes qui se tiendra au printemps à Grenoble…. Bref pas mal de projets et d’envies, il ne reste plus qu’a trouver des moyens pour continuer !

Un petit mot pour conclure ?

Merci pour cette interview ! Et à très bientôt en formation, en soirée ou sur les ondes !! Un max de bonne humeur sur vous tous ahah !

 

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ParRichard B

Franck Delavra

Rencontre avec Franck Delavra, Dj et acteur impliqué de la scène Tech House et Techno de la scène Grenobloise…

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Franck Delavra, 29 ans, DJ Grenoblois. Attiré par la musique électronique, j’ai commencé à mixer de l’Electro House, avant de m’orienter vers la Deep House, puis sur la Tech House / Techno. Aujourd’hui je suis le résident du bar SOS apéro à Grenoble.  Le club Vertigo à Grenoble et la radio Max Fm (radio Electro de Grenoble) m’ont permis de mixer ce genre de musique en public.

Quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

J’ai fais 12 ans de violon et 4 ans de guitare.

Comment as-tu fais ta place dans le milieu des nuits grenobloises ?

Ma première prestation c’est faite au bar Phenomen , puis à la discothèque le George V. Ma première résidence c’était au Duplex (ancien Ephémère).

Peux-tu nous expliquer ta préférence pour la Tech House et la Techno ?

J’ai été attiré par la richesse des sons, un peu comme la musique classique d’où je viens.

Tu as mixé dans de nombreux bars, clubs et stations de ski de la région grenobloise ; quel est ton meilleur et ton pire souvenir ?

Mon meilleur souvenir c’est le Pano Bar aux 2 Alpes. La population est en majorité étrangère et très attirée par la musique électronique.

Mon pire souvenir c’est un club Grenoblois que je ne mentionnerai pas. La clientèle est en recherche de rap Français actuel et pas du tout réceptive à un autre style musical.

Tu as été animateur radio sur MAX FM en 2015, avec ta propre émission le dimanche de 00h00 à 01h00. Quels conseils pourrais-tu nous donner ?

C’est un émission qui a évolué pour finir le samedi de 22h à 23h. L’important pour moi c’est la diversité musicale, tout en gardant certaines limites (que cela soit accessible à tous, mais pas trop commercial ni trop pointu). Le but est de faire découvrir un univers et une passion.

Quel est ton TOP 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Bhaskar et Alok – Fuego : Il permet d’adresser la musique électronique au plus grand nombre car le son original est connu grâce à la série Narcos.

Domino – Oxia : Ce titre est très qualitatif et c’est un hommage à un excellent DJ Grenoblois.

Opus – Eric Prydz : C’est un vieux morceau, mais c’est mon coup de cœur.

Le mot de la fin…

Un immense merci à vous de me recevoir et de me permettre de m’exprimer musicalement. J’ai hâte de jouer à vos côtés.

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ParMarius Sergent

Elektrovore

En marge de la Halloween Party, rencontre avec Sylvain, plus communément appelé Nours, militant de la fête libre et fondateur de l’association Grenobloise Elektrovore.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, peux-tu te présenter ainsi que ton association et ses activités ?

Moi c’est Nours, 42 ans, auto-entrepreneur, président de l’association Elektrovore composée de 4 potes (Noizaddict-Head, Luigi, Colo, et moi-même). Notre but est de promouvoir les musiques électroniques actuelles par tous les moyens possibles mais aussi de favoriser l’interconnexion des artistes et des associations locales.

Quelle est ta vision de la free-party ? Comment as-tu connu ce mouvement ? Pourquoi es-tu devenu aujourd’hui un acteur majeur de de la fête libre ?

La teuf, c’est d’abord la réunion de personnes accros au même genre de musique, à un certain niveau sonore et à une certaine liberté. J’ai connu la free à mon retour de l’armée : c’était le jour de l’an 1999 dans un hangar vers Toulon mais je n’ai pas vraiment profité du son. Quelque temps après, je suis allé à une teuf dans l’Ain et là boum : révélation musicale ! Depuis, ça ne me lâche plus, la musique fait partie de moi ! Je ne pense pas être un acteur majeur car seul, je ne ferai rien : c’est plus un délire collectif. Je suis un passionné : j’aime voir le sourire des gens devant un bon set, sur une bonne façade. Nous avons encore de la bonne musique à faire écouter aux gens et c’est pour ça qu’on se bouge autant.

Milites-tu pour une cause particulière au sein de la culture électronique ?

Non, pas spécialement.

Comment te positionnes-tu sur le débat entre musique électronique underground et commerciale ? Quel est ton point de vue sur l’EDM ?

Je ne crois pas qu’il y ait matière à débattre. La musique te “touche” ou pas ! Pour ma part, je ne suis pas adepte du style EDM car la construction, les mélodies, les vocaux utilisés ne me font pas voyager quand je ferme les yeux (ceux qui savent me comprendront). Je ne prétends pas avoir tout écouté dans le style mais en général c’est pas mon truc. Cependant, vu le nombre de personnes qui se rendent chaque année dans les festivals de ce style, il me semble que l’EDM a encore de beaux jours devant elle. Même si je ne suis pas adepte, j’ai du respect pour le travail fournit par les DJs.

Les dernières soirées organisées se sont faites avec d’autres collectifs (Balek Family, Malbarés, Revol-T…) : comment se passent les collaborations inter-asso ?

Nous sommes tous des potes amoureux de la même musique et avec la même idée de ce que doit être une bonne soirée. A partir de là, la collaboration se fait presque intuitivement. On va tous dans la même direction. Pure son, façade bien réglée, bonne ambiance, un bon site, le pied quoi !

Comment choisis-tu les lieux où tu organises tes soirées ?

La première chose à laquelle on pense, c’est la sécurité des participants. Ensuite on cherche un lieu assez éloigné afin d’éviter toute nuisance sonore pour les riverains. Le jeu étant bien sûr qu’aucune plainte ne soit déposée.

Quelles valeurs diffuses-tu à ton public dans tes soirées ?

Le respect de soi et des autres, le partage.

Quelle place accordes-tu à la prévention santé dans tes soirées ?

Disons que nous devons être mieux organisés car pour l’instant, nous avons rarement eu un stand de prévention sur nos soirées.

Quels sont les genres électroniques diffusés dans tes soirées ? Comment s’organise le line-up ?

Le Line-up c’est l’enfant terrible, il veut jamais se laisser faire (rire). Le top, à mon goût, c’est de faire monter la pression jusqu’au lever du jour pour repartir tranquille avec le soleil. On essaie de faire en sorte que ça se passe comme ça… Pour la musique, on peut entendre de tout : ça dépend des DJs.

Quels sont tes projets à venir ?

Plein de projets sont ouverts mais pour l’instant, on ne va rien dire. Stay connected…

Ton mot de la fin ?

Rave on 😀

Poussez l’aventure encore plus loin sur le web :

ParMathias D.

Frankk Ross

Rencontre avec Frankk Ross, DJ & producteur montpelliérain gérant le label Blowup Music et membre depuis peu de l’association Resonance Agency.

Quelques phrases pour te présenter : D’où vient ton nom de scène ?

Frankk (comme mon prénom, c’est plus pratique) et Ross (diminutif de mon nom de famille). Je suis né à Montpellier.

Comment as-tu commencé la musique ?

En 1992, c’est là que tout à commencé. C’était le début des free-parties sur Montpellier avec un mouvement électro qui se crée, des rencontres et des personnes cool . Pour moi, ça a  vraiment pris de l’ampleur en 1994 : je commençais à savoir caler les disques sur platine vinyle MK2 mais sans trop de technique. Et il y a eu ce beau matin en after à la Boissière (le Mas) où je suis resté scotché devant les platines, en pleine admiration de John Thomas… Un vrai déclic pour moi ! A la même époque, avec Neeko Thomas (23 ans d’amitié ), on fait nos propres free-party : que de bons souvenirs ! Je suis assez nostalgique de cette époque !

Peux tu nous citez 5 tracks en musiques électroniques  qui sont incontournable pour toi?

Il y en a tellement mais si je devais choisir 5 tracks, je dirais :

1 – Public Energy  “Three o’ Three” (1992 | Probe records)

2 – John Thomas  “Mr Funk” (2002 | Logistic records)

3 – Reeko  “The Woman of Black Glove” (2010 | Planet Rhythm records)

4 – Ken Ishii  “The Buddah’s Ear (Ben Sims remix)” (2014 | Impact Mechanics)

5 – Speedy J “Klave” (2009 | Rekids)

Parles-nous de ton label Blowup Music ?

Blowup Music a été créé en 2013 mais je l’ai lancé réellement en juin 2015 avec un EP De Maxime Timpano remixé par Da Fresh. A partir de mai 2016, nous avons signé de nombreux artistes confirmés : Jean Bacarreza, Nasty Bros, Pimpo Gama, Malikk, DuoDisco, Kamer, Roma De Cicco, Sumak, Fedorovski Branzei… Qui sont soutenus et playlistés par de grands artistes comme Amine Edge & D.A.N.C.E., Kolombo, Shiba San, Golf Clap et plein d’autres. Le label marche plutôt en Amérique pour le moment : bien que beaucoup de producteurs et artistes Brésiliens sont signés, nous faisons nos plus grosses ventes au USA et d’énormes écoutes en Russie. C’est encore un jeune label qui se développe doucement mais sûrement grâce notamment au duo lyonnais Brothers in Arts : ils ont intégré le label en tant que directeurs artistiques avec de beaux projets déjà disponible sur les plateformes de téléchargement, dont un various artists spécial Brazil.

Quelles sont tes attentes vis-à-vis des artistes que tu signes ? Quels sont tes critères de sélection ?

On fonctionne au coup de cœur. On a démarré avec des styles comme la G House, l’Indie Dance et la House ; aujourd’hui le label s’oriente davantage sur la Tech House, mais pas n’importe laquelle : on essaie de tenir une directive et un style à l’image du label et dans nos choix. On aimerait avoir plus de reconnaissance auprès du public français mais c’est très difficile aujourd’hui encore en France : la Techno règne toujours et le problème, c’est qu’on associe notre style de musique à une clientèle qui finalement ne nous ne correspond pas. Notre objectif est de changer la donne : on verra bien si on y arrive ou pas mais c’est pas le plus important pour nous. On se concentre surtout sur ceux qui sont déjà réceptifs  : les USA et la Russie.

Tu fais partis depuis peu de l’association montpelliéraine “Resonance Agency” : comment la rencontre s’est-elle passée ? Quel intérêt portes-tu à cette organisation ?

C’est tout simplement Neeko Thomas, ami de longue date, qui m’a demandé de rejoindre l’équipe. J’ai accepté sans hésitation car ça me semblait logique et complémentaire avec l’expérience que nous avons chacun. Resonance Agency a un réel potentiel de développement au niveau régional et national avec des projets en cours et de grosses surprises prévues début 2018 (il y aura des artistes internationaux mais je n’en dis pas plus). On a lancé les soirées gratuites Playground au Dieze Warehouse Montpellier avec un gros succès pour la première : avoir un tel spot, c’est magnifique et ça correspond à l’image de Resonance Agency. On vient aussi de créér le label “House & Us” qu’on lancera le 24 novembre pour la Playground #3 avec un gros showcase et des animations. Stay tuned…

Quels projets nous réserves-tu dans les mois à venir ?

Je me suis remis depuis peu à refaire de la production : des collaborations sont en cours, des remixes. Des dates aussi sont à venir. Je me suis fixé de faire un podcast par mois pour partager ma musique avec ceux qui me soutiennent. Je suis avant tout passionné de musique : mon but est de faire plaisir, partager avec le public, me faire plaisir tout en ayant un bon état d’esprit et les pieds sur terre. Je ne changerais ça pour rien au monde ! See you soon on the dancefloor !

Retrouvez Frankk Ross sur le web:

ParRichard B

Pheromone

Rencontre avec Pheromone, le président de l’association Interkation Elektro Projekt et dj touche à tout dans les musiques électroniques à ses heures perdues…

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Anthony aka Phéromone, basé à Lyon. DJ a ses heures perdues mais surtout président de l’association Interaktion Elektro Projekt et en phase de professionnalisation pour manager des artistes et un netlabel.

Quelles sont tes influences musicales ?

Ca remonte à très loin parce que je fais partie des vieux brisquards qui ont connu l’époque des raves (rires). Un background clubbing 90s mélangeant des influences dance (oui, pas glorieux), techno, trance et hardcore. Mais l’élément déclencheur de ma passion reste l’album « music for the jilted generation » des Prodigy et notamment le track « no good ». Une claque musicale et un clip qui m’ont donné envie d’aller en rave ! J’ai une passion pour le rythme depuis petit et ce n’est pas un hasard si la drum & bass (Roni Size, Aphrodite), et plus tard la tribal techno (Umek, Joan Bacto) ont été les fers de lance de mon apprentissage du mix. Aujourd’hui j’écoute de tout, que ce soit en musiques électroniques (de l’ambient au dubstep, en passant par la raggatek) ou dans d’autres genres (rock, reggae, pop, rap…). L’important reste que la musique me fasse voyager et me procure des émotions !

Tu as plusieurs facettes, Dj – Agent artistique – Fondateur de l’association Interaktion Elektro Projekt ? Comment arrives-tu à trouver le temps de gérer tout ça ?

J’ai en effet occupé beaucoup de rôles dans la musique électronique depuis 2003. Aujourd’hui j’ai choisi de me professionnaliser dans ce milieu pour devenir manager (label & booking). Ce choix m’oblige à délaisser le volet DJing parce que je me suis aperçu que je préfère être un personnage de l’ombre plutôt que dans le feu des projecteurs. Mon temps en ce moment est précieux entre un master 2 à la fac (management de carrières d’artistes à Lyon 2), le montage de mon projet professionnel et la gestion de l’association Interaktion Elektro Projekt. Mais ce qui est merveilleux, c’est de voir aussi que je travaille avec d’autres passionnés que moi : tous m’aident beaucoup pour que les projets avancent. Sans les autres, je ne serais pas là où j’en suis aujourd’hui : love u all (rires).

Depuis le mois de Septembre nous travaillons ensemble en collaboration dans l’association Interaktion Elektro Projekt ; Peux-tu nous en dire un peu plus sur l’association, son but, ses moyens, ses membres…?

L’association s’est montée en novembre 2016 avec mes potes Axel Nirka & Sab Macintosh. Au départ c’était un projet sans prétention avec l’idée de faire des interviews des acteurs de la scène électro et développer un projet radio. Aujourd’hui, l’association est surtout un moyen d’agréger des passionnés de musiques électroniques et de favoriser la coordination entre leurs différents projets (mix, production, radio, label…) tout en favorisant l’émergence de nouveaux. Ainsi, un projet de netlabel à destination des producteurs émergents et un pôle évènementiel sont en cours de réflexion en interne de l’association. Nous sommes super heureux d’accueillir Fucking Elektro parmi nous et on espère que la collaboration sera fructueuse. L’association termine sa phase de structuration et d’ici la fin de l’année, elle sera constituée de 4 pôles d’activités : médias (webzine & radio), label, artiste (booking & management) et évènementiels. On est toujours open à de nouveaux bénévoles pour nous rejoindre dans l’aventure. N’hésitez pas à consulter notre site www.interaktion.fr pour en savoir plus.

Tu as pas mal déménagé dans ta vie (Paris, Lyon, Annecy…), quelles richesses en as-tu tiré dans tes différents métiers ?

Les déménagements sont des choix de vie étudiants et professionnels. Dans chaque ville, j’ai développé de nombreux projets associatifs en musiques électroniques qui m’ont permis d’étendre mon réseau, tester de nouveaux projets et mieux comprendre comment fonctionne ce monde de la musique. J’ai connu aussi de nombreux revers (mais on apprend de ses erreurs) et j’ai surtout compris que dans ce milieu, il y a des gens super cons (ils se reconnaitront) ! C’est un peu comme dans la vie de tous les jours en définitive (rires).

Si tu devais choisir tes meilleurs souvenirs en tant que Dj, Agent artistique et Gérant de l’association ; lesquels seraient-ils ?

En tant que DJ, mon meilleur souvenir reste le festival des Jeudis Electro à Thonon les Bains, à la Brasserie du général. 3h de mix dans un lieu superbe avec un public à fond qui a voyagé avec moi sur de la house & de la techno. Un grand merci à Franck de Feeling & Sound !

En tant qu’agent, j’ai des super souvenirs avec Le Barde, le boss de Cryogen records. Je me rappelle notamment d’une soirée au Sonotone à Biaritz avec un public survolté et Le Bade en panique au platine parce que le public voulait du changement de genre toutes les 15 minutes !

En tant que gérant d’association, je crois que j’ai aimé tous les projets que j’ai développé. Underground Projekt à Paris avec mon ami Gilles où on était partenaire des soirées au Rex club et au Batofar ! Phéromone Prodictions à Annecy où j’ai organisé le festival Vibration(s) au Brise Glace ! Et bien sûr Interaktion Elektro Projekt qui m’a permis d’avoir un pied dans la professionnalisation. Tant de rencontres, tant de passion et tant de solidarité : voilà pourquoi j’aime la musique électronique !

Quel est ton TOP 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Brothers Since ’93 – Travel (Voltage records) : pratiquement 10 minutes d’une techno groovy où le son acid fait monter l’auditeur toujours plus haut !

Mathias D. – Non stop (Kaisen records) : une tech house à la fois tribale, groovy et so dirty ! La vocale est une pure merveille et donne envie de jumper !

Tiago – Vitale (Fortwin records) : un track techno mêlant les sons made in Detroit avec des nappes trancey et un soupçon d’acid. Un voyage 90s au pays des raves !

Le mot de la fin…

Faites-vous plaisir et gardez le plaisir de la fête ! Electronic music rules the nation !

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ParAxel Nirka

Paradoxx B.

Rencontre du côté de Valence avec la talentueuse Betty qui incarne ce projet audacieux, subtil mélange de techno et de mélodie.

Raconte nous un peu tes débuts…

La découverte de la musique a commencé à l’âge de 5 ans :-), mon premier piano et la télévision qui passait en boucle les tubes des années 80 tantôt mélodiques, tantôt rythmiques, tantôt tristes.

Très tôt la musique a fait partie intégrante de ma vie. Puis j’ai pratiqué plusieurs instruments en autodidacte avec un net attrait pour la création de mélodies.

J’ai découvert la musique techno à l’adolescence dans un club grenoblois qui s’appelait Le Factory dont je garde un très bon souvenir.

J’ai écouté les tracks des labels trance comme EYE Q RECORDS, BONZAI RECORDS à cette époque j’affectionne particulièrement :la trance m’attirait car beaucoup de nappes mélodiques dans ce style. Lors de la soirée Hexagona 95 je passe la soirée collée à la cabine du dj à observer. La révélation s’est faite les jours qui suivirent : j’étais dans les boutiques d’occasions pour me dégotter deux platines vinyles avec le bouton pitch bend!

Tout est venu naturellement, j’avais déjà l’oreille et je travaillais le calage tempo, je m’entrainais seule ou avec des dj’s de l’époque.

Quelques mois plus tard je me retrouve rapidement résidente du complexe au George 5 à Grenoble.

Quel est le concept qui se cache derrière Paradoxx B?

Paradoxx b aka Lady Purple qui a été mon premier nom de scène défini par des agents artistiques des clubs où je jouais : c’est donc resté durant mes années de mix. Puis est venue la composition avec les pseudos First Paradoxx et Paradoxx B. L’identité de ce pseudo reflète pour moi un cote mystérieux mélancolique et lunaire comme la musique que je compose.

Paradoxe est un mot qui à énormément de définitions et de mystère, sa consonance me convient et il devait faire parti de mon pseudo, contredit les idées reçues, l’opinion courante, les préjugés. C’est ce que je suis et ce que je pense : un paradoxe ! 😉 Et pour le B ce n’est que l’initial de mon prénom.

Comment construis-tu ton set? Laisses-tu places à l’improvisation ou est-ce que tout est calé?

Lorsque je jouais sur vinyle, mes sets étaient improvisés avec une présélection de petites pépites qui sortaient. C’était clairement de l’impro et il faut dire que rechercher un vinyle durant ses mixes était beaucoup plus facile avec le visuel de la pochette. Maintenant, j’ai les tracks sur cd, mp3, usb et je prépare mes mixes. J’aime donner un sens et une histoire à mes sets, il ne s’agit pas de savoir passer des disques les uns après les autres, mais apporter une suite logique d’émotions et de sentiments rythmique.

Quel est ton meilleur souvenir de soirée?

Il y en a plusieurs ! Mais a partir du moment où les gens sont heureux et où il y a un partage c’est un bon souvenir de soirée. Lorsque je vivais sur Annecy je faisais partie d’un collectif qui me permettait de faire des scènes intéressantes. Des spots sympas autour du lac, les fêtes de la musique durant 3 ans, un public très réceptif et surtout de bons souvenirs.

Quelles sont tes références ?

J’affectionne particulièrement les artistes comme Aphex Twin, Apparat, Kiasmos pour leurs compositions. Pour les dj sets, Sven Vath, Maceo plex, Miss Kittin, Kit Ann Foxmann, Monica Kruse, et bien d’autres encore. Ce qui me plaît chez un artiste c’est la modestie, la belle mentalité et surtout la passion, j’avoue que dans la nouvelle scène électronique il n’y en a pas beaucoup qui me font vibrer.

Tes premiers vinyles ?

Marusha : Somewhere over the rainbow

Faxe : I wanna F*ck

Y-a-t-il une période que tu as préférée?

La période de la découverte, la techno était colorée et le public joyeux et souriant. Les années raves 95-98 représentent selon moi une excellente période musicalement et mentalement.

Que conseillerais-tu aux jeunes qui démarrent dans le mix?

Être autodidacte, la base c’est selon moi une bonne oreille, le sens du rythme et la passion pour la musique. Soit on l’a, soit on ne l’a pas : l’art du mix tempo est quelque chose d’inné. Savoir rester simple et passionné ne jamais trop en faire..

Tu composes dans ton home studio, quel est ton style?

Ma préférence en composition c’est la musique Ambient avec beaucoup de superpositions de mélodies, mais lorsque que je commence un nouveau track c’est souvent de la techno qui ressort!

Que préfères-tu au final? Composer ou mixer?

De loin composer, c’est un plaisir palpable que de voyager et faire voyager avec sa musique, ça requiert également beaucoup de temps et d’apprentissage en tout cas en ce qui me concerne. Mixer est toujours un plaisir, lorsque c’est possible mais un peu moins qu’il y a quelques années car je gère un commerce qui me prend beaucoup de temps.

Que trouve-t-on comme musique dans tes sets ?

J’ai mixé un peu de tout durant mon ascension musicale de la hard tek, techno, dark house ,tek house, dnb. Actuellement j’ai une tendance à des sets techno minimal et également deep house.

Quels sont tes projets à venir?

J’ai plusieurs tracks en préparation avec l’objectif de sortir un EP puis produire, composer, alimenter de quelques soirées entourés de bonnes personnes et une bonne énergie.

Un petit mot pour la fin?

Je remercie Interaktion pour cette petite interview, et un grand merci pour permettre aux artistes de l’ombre de s’exprimer sur la toile.

 

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ParAnthony Beauchet

Sa.Du

Rencontre avec Athanase aka Sa.Du, un artiste lyonnais made in Grèce qui produit activement de la techno qui fait du bien à nos oreilles. L’ex résident du DV1 qui monte, qui monte, qui monte…

Tu es Grec et vis à Lyon : es-tu venu en France pour ta carrière ? D’après toi, quelles différences y a-t-il entre la musique électronique en Grèce et en France ?

Nous aimons la France et ma femme est née ici. Nous venions très souvent en vacances et un jour, nous avons décidé de vivre ici. La différence ? Ici, les Français aiment danser !

Tu étais résident au DV1 : quels souvenirs gardes-tu de ce club ? Comment as-tu vécu sa fermeture il y a un an ?

J’étais très triste quand je l’ai appris, mais je garde beaucoup de bons souvenirs, de bonnes vibes, de nombreux sourires… C’était un lieu pour danser et j’aimais ce style underground.

Tu composes énormément : peux-tu nous indiquer les 5 productions de ta composition que tu affectionnes plus particulièrement ?

Toujours difficile de faire un choix parce que je risque d’oublier des morceaux… Mais je dirai :

« Imaging your self » : sorti chez Bonzai records” en vinyle et numérique. Ce track a été classée dans le top 10 tech house de Beatport. Les gens l’aiment pour son ambiance deep.

« Mother » : sorti sur Frequenza records. Richie Hawtin a joué ce track au festival SONAR de Barcelone en 2016.

« Clubber » : sorti sur Frequenza records.

« Warm » : sortie sur EP Digital Music avec de nombreux retours positifs d’artistes comme Slam, Paganini, Richie Hawtin…

« Feel it » : sorti su Monique Musique.

Que signifie ton nom de scène « Sa.Du » ? Quel est ton concept sur scène ? Qu’est-ce qui fait ton originalité en DJ set ?

Sa.Du signifie vibes, sons tripants, bonne énergie et danse !  Derrière les platines, j’ai seulement deux choses en tête : faire voyager et faire danser les gens !

Depuis quelques semaines, tu as rejoint l’agence de booking de Frequenza : quels sont tes attentes d’une agence de booking ? Pourquoi as-tu choisi Frequenza ?

Oui, je suis dans l’agence de booking de Frequenza et j’en attends de bonnes choses ! Je suis très fier de cela parce que c’est le label qui a décidé de m’ajouter à son roster.

En tant que producteur : quelles sont tes influences ? Quel matériel utilises-tu pour composer ?

Mes influences sont les gens, ma vie et le quotidien qui m’entoure. J’aime me balader avec mes écouteurs tout en regardant les gens et la ville : j’emmagasine de l’énergie le jour pour la retranscrire durant la nuit. Je préfère créer ma musique avec du hardware plutôt que des softwares : j’aime le résultat final par ce procédé et cette voie stimule beaucoup plus ma créativité.

Tu as signé notamment sur Bonzai records et Inclusif records : quels relations entretiens-tu avec les labels qui t’ont signé ? As-tu une stratégie particulière dans le choix des labels avec qui tu travailles ?

Ma relation avec les labels reste amicale et professionnelle. Je parle de musique et d’autres choses avec eux : c’est agréable de discuter avec des gens qui ont les mêmes influences et idées que soi. Dans mon démarchage, je n’ai pas de stratégie particulière : je collabore avec des labels parce que j’aime leur travail et les artistes qui ont signé chez eux.

Quelle est ta plus belle réussite depuis le début de ta carrière ? As-tu un rêve en musique électronique que tu n’as pas encore réalisé ?

Lorsque j’ai déménagé en France, j’ai d’abord habité Montpellier et Immédiatement, je me suis retrouvé derrière les platines à Villa Rouge et à L’antirouille. Quand je suis arrivé à Lyon, on m’a dit  «  le DV1 c’est le meilleur club techno de la ville mais c’est pratiquement impossible de jouer là-bas ». Alors j’ai foulé le Dv1 et dès la première fois, je me suis dit « c’est l’endroit où je veux mixer ! ». Et finalement je suis devenu l’un des résidents. Il faut toujours croire en ses rêves car ils nous donnent l’envie de continuer afin de devenir meilleur !

Que penses-tu des gens qui réduisent la musique électronique aux drogues ? Penses-tu que les drogues stimulent la créativité ?

L’art a toujours été impliqué avec les drogues et l’alcool. N’oubliez pas Van Gogh, Gauguin, beaucoup d’artistes Rock, etc. Personnellement, je ne prends pas de drogues. Quand je fais de la musique ou mixe, je veux juste être là et sentir le moment présent.

Quels sont tes projets à venir ? Ton mot de la fin ?

J’ai beaucoup de projets en tête et j’essaie de les organiser pour avancer pas à pas. J’aimerais créer un label : j’ai déjà le nom et le logo, on verra bien… Mon mot de la fin : vivez la vie à fond, profitez-en et dansez !

Retrouve Sa.Du sur le web :

ParMarius Sergent

Resaca Production

Patron de Resaca Production, organisateur des soirées Zodia, [dont la prochaine se déroule le 13 Octobre à La Soute à Chambéry (lien en bas de page)], des Micro-Club, ou encore Katarsis, rencontre avec le boss de l’association : Raoul.

Merci à toi d’avoir accepté cette invitation, pour commencer peux-tu te présenter et nous expliquer les diverses activités de ton association ?

Avec plaisir …
Je suis Raoul Bourgoin, j’ai 29 ans et suis originaire de Chaumont (52). C’est par mon impulsion que l’idée Resaca Production a vu le jour et par le reste de l’équipe qu’elle s’est concrétisée. Notre association Resaca fait danser le monde dans la petite ville de Chambéry.
Nous n’avons pas d’autres objectifs que de nous amuser. Le but, dès le début, a été d’offrir des formats de soirées accessibles en termes de prix et proche du centre-ville en envahissant différents lieux comme les bars, clubs et salles de concerts. Nous aimerions surtout réussir à réunir le public de notre petite vallée, une communauté que petit à petit nous connaissons et côtoyons à chaque soirée.
Ce serait bien de parvenir à prendre racine dans le paysage culturel chambérien avec comme drapeau, la musique Techno. Je rêverais de voir les grands noms internationaux passer par chez nous.

Comment te positionnes-tu sur le débat entre musique électronique underground et commerciale ? Quel est ton point de vue sur l’EDM ? Les free-parties ?

J’ai un avis bien trempé sur le sujet. Très souvent lorsque nous parlons de culture « grand public » nous parlons de culture de masse sans trop de passion. L’EDM c’est du grand public, c’est du commercial pour moi (du supermarché musical). Quand je vais en boîte de nuit clairement je suis perdu et je perds mes repères, à tel point que cette EDM me rend totalement fébrile si je n’ai pas assez bu avant. Ce type de musique est d’un plat incroyable, du médiocre et du vide total. J’ai le sentiment qu’il faut juste boire 1L de vodka et crier en levant les bras pour dire qu’on apprécie. Cet avis est purement subjectif…
La musique House et Techno que nous faisons vivre véhicule un lien passionnel avec le public. Cette musique est profonde, sophistiquée. Je la vis et la consomme comme une émotion en relief qui me fait voyager sur place mais aussi être en osmose avec les personnes autour de moi qui l’écoutent. C’est délicieux, j’en ai la chair de poule.
Concernant les free-parties c’est justement de là que j’ai puisé mon envie et mon imagination dans la musique électronique. Des membres de ma famille sont fondateurs du collectif « TRAKERZ » à Ales, anciennement appelé « KOGNANCE ». Avant d’aller en club j’ai dansé sur les dancefloors pirates ; et je suis encore épris de cette culture. Je l’adore. C’est la classe quand même !

Milites-tu pour une cause particulière au sein de la culture électronique ?

S’il y a bien un détail qui me démarque c’est mon désintérêt face à l’argent. Je pense que cette finalité nous fait nous détacher de l’objectif premier qui est le partage. Alors en effet, l’événementiel induit des moyens, je suis d’accord. Mais la notion de profits démesurés, d’enrichissements débordants me sidère clairement. Si je peux demain parvenir à répandre mon état d’esprit et à mettre en place un cycle de production de soirées où tout le monde s’y retrouve financièrement et où les tarifs appliqués sont simples et corrects tout en ayant une qualité de soirées, je serais conquis. Cependant cela n’arrivera qu’une fois que nous maîtriserons totalement la production de l’événement tant sur la gestion du lieu, des coûts, des entrées et des consommations sur place. Aujourd’hui nous sommes des invités, nous utilisons des espaces privés et/ou public où nous gérons seulement l’artistique. C’est limité.

Tu as un gros réseau, avec des contacts dans beaucoup de domaine, comment est-ce que tu te le crées, tu te forces, ou est-ce que ça vient tout seul ?

Tu rigoles !! Je n’ai pas de réseau ou plus de réseau. J’ai été étudiant à Chambéry pendant 4 ans. C’est lors de ces années que j’ai organisé beaucoup d’événements privés et/ou dans des lieux publics. Cela m’a fait rencontrer du monde et peut-être, je suppose, avoir une identité d’organisateur. Mais aujourd’hui, jeune papa et employé d’une PME à Avignon, je ne suis plus du tout connecté avec le réseau Chambérien. Pire j’accompagne Resaca à distance sans jamais trop toucher la matière. C’est tellement frustrant et compliqué ce système. Je m’efforce à avoir un réseau avec qui je ne sors pas, ne bois pas des verres, n’en paye pas et surtout à qui je ne donne pas envie de venir à nos soirée. C’est très dur d’avoir un réseau.
Resaca c’est une équipe de 10 personnes étudiantes et autres qui en permanence vivent et s’animent autour de nos événements pour parvenir à inviter le monde. Le voici mon réseau.
Mais pour conseil, ma sauce à moi c’est l’enthousiasme. Il faut être heureux pour donner envie, il faut être généreux pour maintenir les relations et il faut être investi pour faire du bon travail.
A partir de là tu rentres dans un processus relationnel à base de good vibes. Et ensuite le travail se fait tout seul, le bouche à oreille fait connaître tes soirées et Basta !
Et puis Chambéry c’est tout petit.

Quels sont les concepts que tu développes en organisation d’évènementiel ?

Nous ne développons aucun concept je crois. Notre processus organisationnel est le même que tout le monde. Des artistes, un public, un lieu et une ambiance. La chose qui nous différencie est la connotation espagnole de Resaca. Je suis fan de l’Espagne et je glisse un petit clin d’œil espagnol dès que je peux.

Comment organises-tu ta programmation ?

Nous avons Rémi (Rémi Martel NDLR) au sein de l’équipe qui se charge principalement des bookings. Nous choisissons juste ensemble les line up finaux. Nous aimons particulièrement les artistes aux Techno envoutantes et mélodiques comme Cerato, Granha et Kiko. En fonction de notre format de soirée nous invitons soit un artiste local, soit un artiste plus important. C’est surtout en fonction des moyens que nous avons.

Tu as des Dj résident au sein de l’asso (PMF, Martelo et Négative Pressure), comment s’est fait votre rencontre, quels sont pour eux les avantages et les inconvénients ?

En effet, les 3 sont là, avec nous. Ils constituent d’ailleurs le « bureau » de Resaca.
L’avantage pour eux est clairement que leur visibilité augmente via l’association. Chacune de nos soirées ou presque se voit enrichie de la présence d’au moins un résident. Cela leur fait cumuler les dates. Vis à vis des bookings extérieurs il se passe la même chose qu’avec le reste des autres artistes. L’association est parfois invitée à collaborer avec d’autres entités dans d’autres localités que la nôtre et à ce moment-là nous envoyons un résident pour représenter Resaca.
L’inconvénient je dirais est qu’ils doivent pleinement participer aux prises de décisions, travailler dure pour monter et dessiner le futur de Resaca. C’est vraiment du boulot d’entretenir ce tout petit écosystème et ça demande de l’énergie et du temps. Par ailleurs, ils doivent reverser une partie de leurs cachets mais seulement quand celui-ci est égal à un montant minimum.

Comment choisis-tu les lieux où tu organises tes soirées ?

Comme précédemment dit, nous occupons des lieux proches du centre-ville. Les bars et les salles de concerts où nous allons jouer sont déjà en place et en matière de gestion de lieu cela nous simplifie la vie. Vis à vis de la Sacem, ces lieux payent déjà leur forfait annuel et cela nous permet de ne pas nous soucier de cette dépense. Par la suite nous allons tenter d’investir d’autres types d’espaces, insolites, industriels. Pour l’instant c’est en cours de négociation, de calcul et surtout nous ne le ferons pas seuls.

Quels sont tes projets à venir ?

Le projet que nous avons en tête aujourd’hui est évidemment de construire pour demain un événement important et de grande envergure à Chambéry. La question est sur la table depuis plusieurs mois. La ponctuation ne se fera qu’entourée d’autres personnes. Je veux dire par là que nous tentons de réunir différents organismes publics ou privés pour parvenir à une synergie de nos compétences et réseaux.

Merci à toi, le mot de la fin ?

Le mot de la fin ? Que veut dire en espagnol «  yo tengo la resaca » ?
Et un grand merci pour ton interview. Pense à partager Zodia, il s’agit du premier gros événement Techno à Chambéry pour cette rentrée 2017 / 2018.
Gracias Amigo, Gracias a todos !

Les liens Resaca (venez, ça va être fat NDLR) :
Resaca
Zodia
Katarsis

ParMarius Sergent

Axel Nirka

Rencontre avec ce Grenoblois passionné de musique depuis plus de 20 ans, Dj/producteur, animateur de radio et collectionneur de vinyles à ses heures perdues !

Salut Axel, déjà peux-tu te présenter et nous expliquer tes différentes facettes au sein de la culture électronique ?

Salut, eh bien je suis Axel de Grenoble, je suis derrière les platines depuis mes 20 ans et j’aborde sereinement la crise de la quarantaine. Je suis donc DJ en musique électro techno et house, mais aussi un ex résident tout frais d’une radio locale grenobloise où j’ai envoyé du son pendant plus de 10 ans. Je compose également de la musique dans mon home studio et pour le temps restant, je suis dans le crew d’Interaktion où j’ai plus l’habitude de poser des questions plutôt que d’y répondre… Sympa la mise en abîme aujourd’hui (rire).

Quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

Oula, pas vraiment d’héritage musical de mon côté mes parents écoutant très peu de musique. J’ai commencé à écouter la radio et m’acheter des cd après mes 18 ans une fois mon premier job obtenu. Auparavant j’avais 2-3 cassettes avec des compilations oscillant entre la dance des années 90, le hardcore façon Thunderdome ou encore des sketchs des Inconnus…Un vaste programme pour aborder l’électro (rire). Depuis je me suis bien rattrapé avec un budget conséquent pour l’achat de vinyles, cd et aujourd’hui écouter aussi du format digital en streaming principalement.

Quel matériel DJ utilises-tu ? Recherches-tu des spécificités techniques particulières ?

Mixant sans artifices et misant sur la sélection musicale, je n’ai pas besoin de grand-chose : 2 sources avec un pitch et une table 2 voies avec correction classique des fréquences et je suis parti dans mon trip (rire). Je déteste les sets où les effets sont surjoués et toujours amenés de la même manière : c’est du cache misère pour moi. Un effet peut s’utiliser avec parcimonie mais toujours dans le but de surprendre le public, en l’utilisant différemment des autres artistes. Un bon track se suffit à lui-même, il est intéressant aussi de ne pas détériorer l’œuvre telle qu’elle a été pensée par son créateur.

Comment te positionnes-tu sur le débat vinyle vs CD vs MP3 ? Toi-même as-tu essayé diverses technologies ?

J’ai effectivement essayé les diverses technologies. Sur la qualité sonore, composant aussi beaucoup à la maison, je banni le mp3 sauf pour éventuellement en podcast. Sur un vrai sound-system le mp3 est une sorte d’ersatz sonore bien brouillon dans le grave avec des aiguës peu précis. La qualité cd est mieux mais avec la course à l’armement dans la guerre du son, beaucoup de tracks n’ont aucune dynamique et fatiguent vite à l’écoute. Je préfère de loin le son et la chaleur du vinyle mais les autres supports permettent de découvrir une multitude d’artistes. Il y a des services fantastiques qui permettent de découvrir de très bons tracks loin des tops 10 de Beatport et autres plateformes dédiées aux Dj’s.

Quel est ton pire souvenir de soirée en tant que DJ ? Et ton meilleur ?

Mon pire souvenir de DJ reste certaines soirées à mes débuts dans des bars un peu glauques sur Grenoble à mixer dans une cave seul ou avec 1 client, genre remix de « La Crampe » dans « Pulp Fiction » (rire). Mon meilleur reste un set réalisé en warm up d’Oxia où je m’étais éclaté avec mes sons préférés malgré un certain stress car,déjà 10 ans en arrière, c’était un grand de la scène techno. Enfin mon premier set sur la bande FM avait également quelque chose de magique. Après j’ai plein d’autres bons souvenirs mais ces deux-là ont une saveur particulière.

Tu es aussi producteur, avec 2 EP sorti sur le label Grenoblois Lite Litch Record, quelle est ta philosophie, ta conception de la production ?

Exact, j’ai eu la chance de sortir du son sur ce sympathique label géré par une amie. Ma conception de la production est d’utiliser à la fois du hardware et du sample pour parvenir à mes fins. Pour y arriver tout se joue en 1h ou 2 : je trouve mon idée, lance les accords, 2-3 mélodies et compose directement. Je perdais trop de temps à une époque « enfermé » dans une boucle, le cerveau atrophié tout comme les oreilles au bout de quelques heures. Pour le coup je lance beaucoup de projet mais si au bout des 2h je n’ai rien de concret, je zappe (rire) ! Par contre, une fois un track lancé, je passe beaucoup de temps à le finaliser, ajouter les effets et essayer de faire vivre le morceau.

Comment puises-tu ton inspiration pour composer ? Quels sont tes influences en matière de production ?

Je m’en remets au Muses…plus sérieux, j’écoute énormément de track dans plein de styles différents via mon activité professionnelle et mon expérience sur Max FM où j’ai géré la programmation musicale pendant quelques années. Mes influences et ma sensibilité viennent en partie de mon mentor Dj de l’époque qui s’appelle Francky et qui reste un excellent technicien avec une sacré oreille et innovation dans l’approche du son : dommage qu’il ait arrêté d’ailleurs… Pour le coup, grâce à lui, j’ai beaucoup exploité les faces dub des disques du club où on officiait, découvert des compilations des soirées Scream sur Paris début 2000, des artistes comme Jérôme Pacman ou encore Oxia… J’aime également ce que fait Vitalic, une partie de la discographie des Daft Punk, certains labels que je garde jalousement secret parmi les galettes de mon studio. Je me disperse beaucoup aussi musicalement parlant, et cela se ressent dans mes tracks où j’ai du mal à garder une idée directrice tout au long des 5-6mn du morceau…

Développes-tu des prestations live ? Préfères-tu jouer en tant que liver ou DJ ?

Sans hésiter je préfère jouer en tant que DJ qui me laisse plus de manœuvre en termes de choix musical et de technique pour « titiller » le public. Il faut jouer avec le public, savoir le frustrer gentiment et le surprendre par des mixes plus ou moins directs. Il faut savoir être percutant au bon moment et faire voyager les gens dans un univers marqué par des titres qu’il n’aura pas l’habitude d’entendre. Pour du live, j’y ai pensé mais mon sens inné du rythme et de la mélodie sont des éléments de blocage (rire)…J’ai du mal à donner le tempo en claquant des mains (rire), je passe mon tour pour du direct avec machines et claviers pour la sauvegarde des oreilles et l’intégralité mentale du public !!

Travailles-tu seul ou en collaboration ?

Je bosse principalement seul, j’ai déjà essayé de collaborer avec un ami ou 2 mais nos méthodes de travail, nos emplois du temps et nos sensibilités artistiques ne collaient pas toujours. Il m’arrive plus de faire des remixes pour mes amis quand l’occasion se présente. Après je suis ouvert à toutes propositions !

Quel matériels et logiciels possèdes-tu dans ton home studio ? Recherches-tu des spécificités ou des techniques particulières ?

Je travaille dans mon home studio sur Ableton Live 8 (avec licence s’il vous plaît). J’utilise à la fois des synthés hardware et des synthés au format VST : du côté hardware je possède un Moog Slim Phatty, un Roland SH-32, un Korg TR-Rack, un micro Korg, un virus rack et encore 2-3 expandeurs. Côté VST j’utilise un peu Sylenth, le Rob Papen subboombass et Unique de Sugar Bytes. Je passe tout cela par ma carte son, une bonne vieille RME Fireface et travaille au casque pour pouvoir vivre en paix avec mes voisins et ma femme ! Pour la partie composition j’ai quelques banques de samples, j’utilise ma souris et mon clavier d’ordi pour les mélodies, un cahier de solfège pour essayer de rester en harmonie. Le plus rigolo dans tout cela, c’est que je n’ai aucun sens du rythme, je compose tout pas à pas avec des séquences en loop…

Merci pour toutes tes réponses et le temps consacré, le mot de la fin ?

Plaisir. C’est ce qu’il faut prendre avant tout quand on se lance dans la composition ou le mixe : kiffer l’instant où l’on se plonge dans son univers et oublier tout le reste !!

L’univers d’Axel sur la toile :

ParAnthony Beauchet

Reverb Event’s

Rencontre avec Evan Mayers, gérant du projet Reverb Event’s organisant des soirées en musiques électroniques à tendance underground sur la région lyonnaise.

Qu’est-ce que Reverb Event’s ? Quels sont vos principes et valeurs ?

Reverb Event’s se veut être novateur dans la création de projets événementiels atypiques, sur le thème de « l’underground music ». Dans ce cadre, nous avons à cœur de travailler avec la scène émergente pour créer la rencontre entre jeunes artistes locaux et artistes engagés, acteurs reconnus de la scène Lyonnaise et environnante et bien sûr le public.

Reverb Event’s valorise les DJs locaux : est-ce dire que leur moyens d’expression à Lyon sont aujourd’hui limités ? Qu’apportez-vous spécifiquement à ces DJs ?

Il est difficile aujourd’hui pour un artiste de se faire une place dans une ville comme Lyon qui est en mouvement perpétuel dans le domaine de la musique électronique. Lyon regorge de talentueux Djs qui n’auront peut-être pas la chance de voir le jour car ils n’ont pas assez de prods à leur actif, n’ont pas une assez grande notoriété pour monter sur une scène digne de ce nom : il manque de soutien, de contacts ou de ressources… Il n’est pas chose aisée pour un jeune Dj d’être à l’aise dans tous les critères qui sont demandés aujourd’hui pour réussir à se démarquer. Reverb Event’s contribue au développement de ces artistes en leur donnant accès à la scène sur Lyon et ses alentours et en leur permettant de s’exprimer face à un public dans les meilleures conditions possibles. Nous les soutenons dans la diffusion de leurs contenus sur Facebook, Soundcloud et Youtube en partageant leurs activités (DJ sets, dates). Cela peut également passer par la mise en relation avec d’autres professionnels tels que photographes, infographistes, etc.

Quels sont les DJs locaux à connaitre sur Lyon ? En quoi te touchent-ils plus particulièrement ?

Jusqu’à ce jour, j’ai eu la chance de rencontrer de talentueux Djs dotés, pour la grande majorité, d’une excellente maîtrise de leurs arts. Tous ont en commun l’envie d’avancer dans la musique électronique. Parmi les artistes qui m’ont spécifiquement marqué, je pense en premier lieu à ceux que je connais de longue date :

Maxime Timpano : c’est lui qui m’a initié au mix sur platines CDs. Il me suit et me soutient depuis plus de 10 ans déjà.

Juanito : il a su montrer qu’on pouvait mettre la barre toujours plus haut en partant de rien et que le travail finit toujours par être récompensé.

Ily : pour sa simplicité, son univers musical et son grand sens du partage tant musicalement qu’humainement.

Mickael Acosta : pour son enthousiasme et son énergie derrière les platines pendant ses sets House.

Tutti : pour ce qu’il a pu apporter au milieu de la nuit Lyonnaise, que ce soit en tant que Dj/Producteur qu’en tant que créateur d’événements.

Je peux encore vous citer Lecomte de Brégeot, Adriano Berthenet, Bryce Wax ana Roswell, Katze, Brothers In Arts, Kone, Bolly Cat, Taka, Dj Sage…

Reverb Event’s revendique une musique underground : quelle est votre définition de l’underground ? Quels types de musique valorisez-vous ? Avez-vous des liens avec les mouvements alternatifs underground type “free parties” ?

Deep house, Drum & Bass, Halftime, Jump up, Jungle, Liquid, Dubstep, Electronica, Downtempo, G-house, Hadrstyle, Hardcore, Hard Techno, House, Acid, Tribal, Soulful, Indie dance, Nu disco, Minimal, Deep Tech, Psy Trance, Dub, Tech House, Detroit Techno, Industrial : voilà ce que nous entendons par « undergound ». Reverb Event’s valorise surtout les artistes qui nous font voyager et qui ne s’enferment pas uniquement dans un style de musique électronique. Dans nos soirées, on peut commencer par de la Soulfull, progresser en Deep Tech et finir sur de la Techno. Nous valorisons et soutenons la musique électronique dans son ensemble sans être réfractaire au reste de la musique d’une manière globale. Qu’est ce qu’être underground ? Difficile de répondre ! On peut avancer surtout que c’est une question de point vue ! Qui est underground et ne l’est pas ? A quel moment le devient-on ou ne l’est-on plus ? Pour nous, “underground” est synonyme de convivialité et de partage ! La musique underground reste diabolisée par le public non initié qui se refuse à en faire l’expérience. Si Lyon est plutôt une ville réceptive à la musique underground, c’est loin d’être le cas par exemple à Vienne tout juste à 30 minutes de Lyon : ici, la musique underground est très peu représentée, voir inexistante ! Nous n’avons pas de liens particuliers avec le milieu free-party bien que d’une certaine manière, les deux univers sont intimement liés ; l’organisation est différente mais l’objectif reste commun : rassembler un maximum de monde pour partager un bon moment.

Pour Reverb Event’s, qu’est-ce qu’un évènement “atypique” ? Qu’est-ce qui fait l’originalité de vos events ?

Reverb Event’s souhaite offrir de l’originalité en proposant des évènements dans des lieux nouveaux et originaux. Nous prenons soin de choisir des lieux qui permettent de créer une ambiance particulière, de visibiliser les artistes et qui sont ouverts à une programmation musicale non fermée. La sélection artistique joue un rôle majeur dans l’originalité de nos événements : c’est grâce aux artistes et à leurs différents univers que nous pouvons véhiculer sur chaque event une ambiance unique.

Parle-nous du concept DAD Open air aux Barges ? Pourquoi dédier un event spécifiquement à la deep house ? Quel public fréquente ces events du dimanche après-midi ? Avez-vous le sentiment d’être une sorte d’after ?

Durant l’été 2014, j’ai travaillé aux Barges et j’ai eu l’occasion d’y découvrir un staff et une direction dynamiques et enthousiastes. Dans cet établissement, tout le monde s’implique afin d’offrir du spectacle et de la convivialité à ses hôtes. Après cette première expérience, la Direction fait appel à Reverb Event’s en juin 2017 pour organiser un event dédié à la musique électronique. C’était l’occasion pour nous de mettre en avant notre projet « Deep And Deep » (DAD) qui, contrairement à ce que peut faire croire le nom, ne se restreint pas à la Deep House. Nous avons pour objectif de faire découvrir et de montrer au public le spectre des différents genres de musique électronique. Les DAD ont lieu les dimanches après-midis et ne sont pas assimilés à des afters : c’est plutôt un rendez-vous estival pour passer un après midi sous le signe de la musique et de la convivialité. Nous invitons le public Viennois au voyage sur diverses sonorités électroniques tout en profitant de la terrasse des Barges et de son immense parc boisées en bord de Rhône.

Limitez-vous votre actions à l’agglomération lyonnaise ? Exportez-vous vos concepts ailleurs en France ? A l’étranger ?

A priori, nous n’avons aucune barrière géographique et nous surfons sur les connections que nous générons au fil de nos events. Le monde est vaste et rempli de culture, d’histoire et de décors merveilleux à faire découvrir. A ce jour, nous concentrons notre énergie sur la région Rhône Alpes qui offrent déjà de nombreuses possibilités.

Quels sont les 5 tracks ou albums que tu considères comme des incontournables de la musique électronique ?

Boris Brejcha & Ann Clue – Roadtrip (Fckng Serious, 2016)

Darmec – Malleable conscience (Naughty Pills records, 2015)

Dj Fronter & Eric Montero – Mazal tov (1605, 2015)

Alexic Rod & Colombo – Tic tac (Low Groove, 2017)

Simone Tagliabue – Caelum obscurus (Boogie recordings, 2016)

Quel est ton point de vue sur la musique électronique à Lyon ? As-tu le sentiment de travailler en partenariat ou en concurrence avec les autres organisateurs de soirées du territoire ? En quoi Reverb Event’s se démarque de ce qui se fait déjà sur Lyon ?

Lyon possède l’un des plus beaux plateaux artistiques de France ! Du moment que cette ville continuera d’œuvrer pour la musique électronique, qu’il y aura des hommes et des femmes passionnés pour nous faire partager leur passion, alors Lyon n’a pas de soucis à se faire. Pour ce qui est de travailler avec les différents orgas Lyonnais, je dirais que ça dépend desquels. Certains nous apportent leurs expériences, leurs conseils et la notoriété de leur nom là où d’autres préfèrent travailler en solo. Les relations entre orga restent des rapports humains : avec certains le courant passe et avec d’autres non. Mais je n’ai jamais ressenti d’animosité provenant d’autres orgas vis à vis de Reverb Event’s. On essaye de se démarquer sur notre rapport à la musique underground, à l’ambiance de nos soirées, aux choix des lieux comme dit précédemment.

Quels sont les projets à venir pour Reverb Event’s ? Ton mot de la fin ?

Autant se faire que peut, Reverb Event’s continuera à œuvrer pour la scène émergente en développant des collaborations rendant nos événements encore plus beaux et chaleureux. Nous savons que l’activité de Reverb Event’s est louable et comme d’autres orgas, nous apportons notre pierre à l’édifice pour faire avancer « l’underground ».

Retrouvez Reverb Event’s sur le web :

Crédits photos : Khony Wayne

ParMarius Sergent

Jimbo

Annécien, puriste de la musique techno originelle, celle qui cogne, membre du collectif « Laisse-Nous Ræver » et organisateur des soirées désormais célèbre « Techno Disorder », rencontre avec Jimmy !

Peux-tu te présenter ainsi que ton asso et les diverses activités qui te lient à la musique électronique ?

Je m’appelle Jimmy Delavay, j’ai 23 ans et je vis depuis toujours à Annecy, ma ville natale et de cœur. En dehors de la musique, j’aime le beau football, le cinéma et les burgers qui ne rentrent pas dans ma bouche ! Pour ce qui est de la musique, je me suis intéressé au métier de DJ depuis le début de mon adolescence et quand j’ai eu 15 ans, j’ai enfin pu m’acheter mon premier « set up ». J’ai donc commencé à animer les soirées de mes copains, des mariages, des petites dates en clubs, etc. En 2013, j’ai été sélectionné pour suivre la formation d’Animateur Musical et Scénique à Lyon à l’UCPA DJ School. J’en suis sorti diplômé, major de promotion et prix spécial du jury, pas mal non (rire) ?! C’était vraiment une expérience incroyable : je la recommande à tous les déterminés qui veulent apprendre ce métier. Enfin en novembre 2016, j’ai décidé de créer une association et me lancer dans l’organisation de soirées avec « Laissez-Nous Ræver ». Désormais, nous organisons une soirée « Techno Disorder » tous les mois/mois et demi et on est vraiment fier du résultat : 7 Sold Out consécutifs, des plateaux DJ de mieux en mieux chargés, des gens heureux d’être là, ultra respectueux et déterminés à en découdre avec le sound-system. Pour le moment tout baigne et on a hâte de voir jusqu’où on pourra aller !

Quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

A vrai dire j’ai rencontré la musique électronique dans le berceau via mes parents. Mais je leur dois un très fort héritage Rock/Hard-Rock. C’est plutôt The Doors, The Rolling Stones, AC/DC, Nirvana, Guns N’Roses et les Red Hot Chili Peppers qui ont bercé ma jeunesse, d’où mon goût pour le son costaud et psychédélique ! Le vrai tournant pour moi a été la sortie de « Satisfaction » de B. Benassi paru chez Submental record. Ce morceau m’a poussé dans le droit chemin je dirais, et suite à cela, je me suis penché sur Benassi et tous ses collègues. Maintenant, la musique électronique n’est pas une frontière à mes goûts musicaux,  j’apprécie aussi un bon son rap à l’ancienne, un Louise Attaque ou un Jamiroquai.

Peux-tu citer 5 tracks (ou albums) qui t’ont particulièrement marqué en musiques électronique ? Quels souvenirs te ravivent ces tracks/albums ? 

Alors comme cité précédemment, Benny Benassi a fortement marqué mon petit cerveau notamment avec les albums Hypnotica et Pumphonia, sortis en 2003 et 2004 sur les labels respectifs ZYX Music et D:Vision Records. Je prêchais la bonne musique à mes potes de collège en parlant de ces deux albums (rire)!

Le classique « I WANNA GO BANG» de Bjarki paru sur Trip Record : j’étais a Hypnotik (festival de musique électronique sur Lyon NDLR) 2015 lorsque Sam Paganini a lancé ça… Je pense que les murs s’en souviennent encore !

Meet Her At The Love Parade – Da Hool paru sur Kosmo Record : j’écoutais ça en boucle à l’âge de 3 ans, c’est sorti quand je suis né !

Deep Fear – Sidekick sur Net’s Work International : ça c’est le morceau que je mettais tous les soirs dans ma première résidence vers Lyon, un vrai classique du genre et qui fait bouger n’importe qui !

Enfin je terminerais par un gros track Techno, que j’adore jouer en tant que guest. C’est puissant, c’est envoutant et psychédélique, « Eomac – Spectre (Tommy For Seven Remix) » chez Killekill.

Quels souvenirs gardes-tu de ta première soirée électro ? Et de la dernière ?

Ma première soirée en tant que DJ était ma première soirée électro. C’était le 31 décembre de mes 16 ans, on a fait rentrer 150 personnes dans un appartement de 140m carrés. On est passés dans le journal (rire) ! C’était un moment incroyable, je n’oublierais jamais la folie qu’il y avait dans ce salon ! La dernière ? C’était la Techno Disorder bien sûr !

Qu’est-ce qui t’as motivé à devenir DJ dans la scène électro ?

Franchement, je dirais la passion pour cette musique, tout simplement.

Comment te positionnes-tu sur le débat vinyle vs CD vs MP3 ? Toi-même as-tu essayé diverses technologies ?

Je me positionne en tant qu’utilisateur de clefs USB, ancien utilisateur de CD et futur utilisateur de vinyles. Faut se le dire, le CD, c’est has been et pas très pratique. Le vinyle, c’est indémodable, physique et stylé. Maintenant, c’est la grande période des clefs USB/ Carte SD et tout le tralala. Personnellement c’est ce que j’utilise. Les gens qui crachent sur les autres car leur façon de travailler les énerve, j’ai envie de me moquer d’eux : pourquoi un support serait-il meilleur qu’un autre ? C’est souvent ceux qui utilisent des vinyles qui lancent ce genre de débat… mais faudrait-il encore savoir les caler pour pouvoir critiquer les autres !

Vous venez de réaliser la « Techno Disorder » 7ème édition, et selon mes sources, ça a encore été une réussite : comment est né ce projet ? Comment tout ça s’est mis en place au départ ?

Au départ, j’ai créé le collectif avec mon meilleur ami Rudy et mon petit frère Joey. J’ai moi-même investi de l’argent que j’avais mis de côté pour pouvoir organiser la première édition dans l’objectif de me rembourser avec les recettes. C’était un pari risqué mais réussi. Au bout de quelques soirées, mon meilleur ami a décidé de se retirer et nous avons continué l’aventure en famille, entre frère. Ce projet viens de moi, mais j’ai beaucoup de copains sur qui compter et avec qui je collabore, et c’est vraiment plaisant. J’espère qu’on va continuer comme ça longtemps !

Comment choisis-tu les têtes d’affiche de tes soirées ? Des artistes que tu aimerais avoir dans tes soirées ?

Nous les choisissons principalement d’après mes propres goûts principalement mais aussi ceux de mon frère, qui apporte cette touche « Industrielle » et plus violente en fin de soirée. Après vient la question du budget et de la disponibilité de l’artiste, mais en général nous arrivons à nos fins ! Vous vous en rendrez compte sur la saison 2017/18, les plateaux DJ vont normalement s’envoler !

Quelles valeurs diffuses-tu à ton public dans tes soirées ? Et as-tu le sentiment que le public est reconnaissant du travail que tu fais ?

Pendant un concert, ce que j’aime c’est partager et voir les gens kiffer. Alors peu importe qui j’ai devant moi : j’extériorise au maximum et j’essaie de faire transpirer ma passion et de l’étaler sur le front du public. En général ça marche bien, et j’ai toujours de très bons retours sur mes sets en soirée. C’est peut-être ça qui fait ma différence au-delà de ma musique : mon jeu de scène et mon énergie.

Quels sont tes projets à venir ?

Dans l’immédiat, vous allez très peu me voir car je suis blessé… A partir de mi-octobre, je reprendrais du service dans un bar genevois où je suis résident une fois par semaine. Je vais aussi entamer deux nouvelles résidences, une à l’Annexe (Lyon) et une au Chalet (Grenoble). Ces deux résidences sont des mensuelles, que l’on ajoute volontiers aux « Disorder » ! Nous avons des projets avec l’association, entre autre un festival sur le long terme, et des soirées en extérieur pour l’été prochain.

Ton mot de la fin ?

En espérant en voir un maximum d’entre vous à mes prochains concerts, et aux prochaines Techno Disorder bien sûr ! La Techno se consomme sans modération, le reste avec. Faites gaffe à vous !

Retrouvez Jimbo sur le web

Retrouvez Laisse nous Raever sur le web :

ParMarius Sergent

Guillaume Dugenet

Rencontre avec Guillaume, parisien multi-facette, patron du label Maquisards, co-organisateur du BPM Contest et aussi du Maquisards Festival… Rien que ça !

Salut Guillaume : peux-tu te présenter et nous expliquer les diverses activités que tu mènes dans le monde de la musique électronique ?

Je suis le directeur artistique du label Maquisards, label indépendant de musique électronique. Je suis également co-organisateur du BPM Contest (tremplin à destination des jeunes producteurs de musique électronique), et co-organisateur du Maquisards Festival (festival de musique électronique).

A propos du Maquisards Festival, comment est né ce projet ? Comment tout ça s’est mis en place au départ ?

Ce projet est né l’année dernière : nous cherchions depuis un moment un lieu pour créer notre festival. C’est Sébastien (label manager de Maquisards), la personne avec qui je travaille sur tous ses projets, qui a découvert les arènes des Saintes Maries de la Mer en venant en vacances. Il est tombé amoureux de La Camargue et nous nous sommes lancé ce défi cette année. Nous voulions créer un événement à taille humaine où musique et lieux atypiques se marient à merveille, tout en mettant à l’honneur les jeunes producteurs : telle est l’essence de Maquisards.

Quels sont les concepts que tu développes en organisation d’évènementiel ?

Nous apportons beaucoup d’importance au lieu et à la scénographie. Pour nous, c’est aussi important que la musique. Nous voulons surprendre les gens à chaque événement.

Quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre dans tes soirées ? Comment organises-tu ta programmation ? Donnes-tu la chance à de jeunes artistes ou artistes moins réputés ? Comment choisis-tu les têtes d’affiches ?

Les genres varient beaucoup en fonction des soirées. Nous avons des artistes très différents sur notre label, nous aimons la diversité de la musique électronique. Quand nous organisons une soirée, nous axons notre programmation autour d’un de nos artistes et de son style. Généralement, nous discutons d’abord avec lui/elle pour voir s’il/elle a des envies et nous essayons d’y répondre au mieux. Et enfin, nous invitons toujours de jeunes artistes où des collectifs locaux à venir jouer, c’est notre marque de fabrique.

Tu es aussi le patron du BPM Contest, qui est LE concours de référence en France pour dénicher les futurs talents en production de musique électronique : comment est né ce projet ? Comment tout ça s’est mis en place au départ ?

Le créateur du BPM Contest est Sébastien, la personne avec qui je travaille, et personnellement j’ai rejoint cette aventure en 2013. Le projet est né en 2011, avec l’envie de créer un label de musique électronique. Il s’est mis à organiser des soirées au Viaduc Café (dans le 12ème arrondissement de Paris) pour créer un réseau et commencer à signer des artistes. Et puis, il s’est dit : pourquoi pas inventer un tremplin pour découvrir de nouveaux producteurs ? Au début, tout se passait dans ce café. La formule était efficace, dans une ambiance du tonnerre, avec plein de rencontres professionnelles enrichissantes.
L’année d’après, on a eu envie de quitter Paris et de faire une tournée en Province. Depuis, chaque année, nous faisons une tournée en France.

Pour le BPM Contest, tu as des liens avec Trax ou encore Tsugi pour ne citer qu’eux : comment se passent les collaborations ?

Les collaborations commencent avec cette envie commune de donner une chance aux jeunes producteurs. Aujourd’hui, dans l’immensité d’Internet et le flot de musique qu’on y trouve, les jeunes producteurs, s’ils ne bénéficient pas d’un piston, ont beaucoup de mal à se faire repérer. C’est aussi le rôle de ces médias de faire découvrir de nouveaux artistes au public.

Le concours devient un prix Sacem en 2017 : quels changements cela vous apporte ? Quels avantages en retirez-vous ?

C’est une vraie reconnaissance pour nous de travailler avec la Sacem sur ce projet. Le changement important cette année, c’est qu’il y aura 2 prix remis aux producteurs choisi par le jury. Un prix BPM : le lauréat se verra offrir du matériel audio (un Moog SUB Phatty) et un accompagnement par notre label (sortie de disque, date de concert, etc.). Et un prix de la Sacem : le lauréat se verra offrir du matériel audio (une paire d’enceinte Eve audio SC207) et une résidence de travail en vue d’un enregistrement de disque.

Comment est recruté le jury ? Quelles consignes doivent-ils suivre ? Ont-ils des obligations particulières ?

Le jury est composé de professionnels de la musique, que ce soit des journalistes, des programmateurs, des artistes… Nous voulons un panel large de profils, avec diverses sensibilités et un rapport à la musique différent. La seule consigne est de prendre du plaisir à écouter et découvrir de la musique. Le jury ne se déplace pas sur la tournée : c’est très compliqué de gérer les disponibilités de chacun. Nous filmons et enregistrons toutes les sessions qui sont ensuite envoyées aux jurys. Nous avons créé une grille de notation composée de plusieurs critères (créativité, qualité de la production, technique du mix, performance scénique)  et le jury donne des notes aux producteurs.

Le fait de mettre en avant de jeune producteur et de les propulser sur des scènes importantes ne doit pas être facile à gérer : comment appréhendez-vous ces problèmes ?

Effectivement, ça n’est pas toujours facile de gérer de jeunes producteurs. Nous avons déjà fait jouer des artistes qui n’étaient jamais montés sur scène devant un public de 1500 personnes. Mais ça c’est toujours bien passé. Nous préparons en amont les prestations scéniques pour éviter au maximum les problèmes techniques sur scène.

Les vainqueurs des saisons précédentes sont-ils toujours en contact avec vous ? Vous remercient-ils du tremplin que vous leur avez fourni ?

Aujourd’hui, nous produisons 4 artistes sur notre label (Tez Cadey, KUB, Zuntyh & le duo Pantéone) et nous les avons tous découverts sur la tournée BPM. Nous gardons aussi contact avec les anciens participants : nous les programmons sur nos événements et continuons à les soutenir.

Ton mot de la fin ?

Un grand merci pour ton soutien.

Pour aller plus loin sur le web :

ParMarius Sergent

Yousk

Rencontre avec Ludo, aka Yousk, DJ de la scène nîmoise et montpelliéraine  participant, entre autre, à l’organisation du festival A-Nîmé avec Greg Delon !

Peux-tu commencer par te présenter ainsi que ton association A-Nimé Festival ?

Je suis Ludo, j’ai 31 ans, né à Nîmes. Je suis DJ depuis une dizaine d’années. Le goût de la musique et du « DJing » m’est venu vers l’âge de 16 ans avec mes premières sorties dans des endroits qui ont comptés « musicalement » sur la région. Je suis également président d’une association appelée « Reversed » que j’ai fondé en 2014 avec 3 amis d’enfance. On réunis en tout 4 DJs dans des genres assez différents allant de la Deep Pop à la Techno. J’ai pas mal tourné avec mon binôme FAK, notamment sur des belles dates comme UNITED au Zénith de Montpellier ou sur le Festival A-Nîmé. Je suis enfin membre de l’association « A-Nîmé ». Connue et reconnue sur la région, elle a été fondée en  2003 par Greg Delon (président de l’association et patron du label Way Of House NDLR) et Bastien Grine. Pour ma part, j’ai démarré comme client, dès la 1ere année d’ailleurs (j’avais 18 ans…) ; j’ai ensuite rejoints l’asso en 2014. Depuis 2 ans, j’essaie de m’investir de plus en plus aux côtés de Greg qui me fait confiance, notamment dans son organisation. C’est beaucoup de plaisir, mais aussi beaucoup de boulot. Avoir un Festival de musiques électroniques au Jardin de la Fontaine à Nîmes ou dans les arènes, ça a quand même de la « gueule »…

Yousk est ton nom de scène : peux-tu nous expliquer l’origine de ton pseudo ?

Ça vient d’un délire en soirée avec une amie… Elle m’a sorti ça en boîte (à cause d’une particularité que j’ai à mes yeux), puis mes amis proches ont commencé à m’appeler comme ça, et c’est resté. En Fait, c’est assez naturellement que j’ai commencé à tourner avec ce blase.

Peux-tu citer 5 tracks (ou albums) qui t’ont particulièrement marqué en musiques électronique ? Quels souvenirs te ravivent ces tracks/albums ?

Alors il faut en choisir que 5…

« Flesh and Bone » de The Hacker paru sur le label Différent. Pour moi c’est le plus grand track Techno, qui plus est produit par un Français. Il m’a marqué et me rappelle mes sorties à La Dune (club sur la Grande Motte) ou au Barlive (club sur Mauguio). J’en ai des frissons rien que de repenser au moment où on l’entendait avec le système son du mythique after montpelliérain.

Un peu dans la même lignée, le « Galaxy » d’Axel Bartsch paru sur le label Kompakt Elektra. Un peu pour les mêmes raisons aussi. Je trouve ce track extraordinaire.

Ensuite, pas seulement parce que c’est un « pote », mais surtout parce qu’il a marqué ma génération, le « Where r U » de Bastien Grine paru sur le label K2. C’est vrai, je suis très « Barlive » dans mes influences, mais pour moi, c’est vraiment la meilleure époque concernant la musique électronique dans notre région. Je ne tomberai pas dans le cliché de dire « c’était mieux avant… », mais quand même…

Plus récemment, le « Solitary Daze » de Maceo Plex et Gabriel Ananda paru sur le label Ellum Audio… Pour moi un des meilleurs et un des plus marquant depuis 2010.

Il m’en reste un c’est ça ? Ben je vais dire plus récemment, un track de Pig&Dan « Eagles from space » du label Bullet:Dodge, parce que j’adore ce duo et il n’y a pas un set Techno où je ne le joue pas…

Comment es-tu rentré en contact avec la musique électronique ?

Grâce à mes premières sorties au Jacquart Club à Bellegarde (j’avais 16 ans…). Ce lieu était une institution de la fin des années 1990 et au tout début des années 2000. C’est là que j’ai vraiment commencé à m’intéresser à la House. J’écoutais beaucoup de Funk et de Hip-Hop US à cette époque. Ensuite, lorsque j’ai découvert La Dune à la Grande Motte et le Barlive un ou 2 ans plus tard, c’est là que j’ai vraiment ressenti le besoin de « toucher » à la musique électronique. J’étais fasciné par la communion entre le DJ et son public. Ça jouait que sur vinyle à l’époque. J’adorais le contact des platines et des disques.

Pour toi, c’est quoi un bon DJ ?

C’est justement ce que je disais… C’est la communion entre le DJ et son public. Le fait pour le DJ de capter le public et d’arriver à l’amener là où il veut. Le plus important, c’est de prendre en considération les gens que l’on a devant nous, et de leur transmettre une émotion. On ne joue pas seulement pour nous…

As-tu un statut professionnel ? Vis-tu de la musique ou as-tu un travail à coté ?

Alors oui, je suis auto-entrepreneur. Je vis de la musique depuis un peu plus d’un an. Ça s’est pas mal accéléré ces derniers mois… J’espère pouvoir augmenter encore plus mon activité. C’est vraiment sur mes dates, sur les projets et avec la musique que je m’épanouis le plus.

Pour ta 2ème casquette dans le monde de la musique électronique, tu es aussi l’organisateur de l’A-Nimé Festival. Comment est né ce projet ? Comment tout ça s’est mis en place au départ ?

Je donne un coup de main dans l’organisation… L’organisateur est Greg Delon, depuis 2003. Mais c’est vrai qu’il me donne de plus en plus de responsabilités dans le festival. Sans oublier mon binôme MAOU sur A-Nîmé. C’est vrai qu’on bosse de plus en plus en « trio » sur ce festival. Il y a aussi Bastien (Grine) qui gère la partie trésorerie. Puis on a tous les bénévoles qui nous accompagnent, et sans qui le festival n’existerait pas. Cette année c’était la 13ème édition, sûrement une des plus compliquée à organiser. Mais j’espère vraiment que ce festival va encore perdurer. Je pense qu’il est vraiment très important pour la ville de Nîmes et pour le public qui nous suit. On sera encore là en 2018.

Quels sont les concepts que tu développes en organisation d’évènementiels ?

Sur A-Nîmé, on essaie vraiment de concerner tout le monde. Il y a le festival en lui même. Mais à coté de ça on a les Apéros Techno où l’on fait jouer le maximum de DJs de la région, confirmés ou amateurs. Les sessions « MAO » pour les producteurs. Mais aussi les A-Nîmé Kids pour les enfants de 6 à 15 ans. Et enfin la SILENT PARTY : le concept d’une musique « en silence » en plein cœur de Nîmes, ça c’est vraiment excellent ! Le but est de toujours partager et vivre quelque chose avec les gens que l’on croise.

Comment organises-tu ta programmation ?

Alors pour Reversed, c’est très « Techno ». On essaie de toucher un public spécifique. Par contre pour A-Nîmé, on est beaucoup plus éclectique, de la Pop à la Techno. En 2015, dans les arènes on avait Synapson, Joris Delacroix, The Avener… Puis en 2016 et 2017, on a fait venir des artistes comme Louisaah, Anna, Danny Daze, Barnt, Axel Niggemann. Au départ on définit un projet et un lieu… C’est cela qui, derrière, conditionne le plateau que l’on veut proposer.

Quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre dans tes soirées ?

Pop, Deep, Tech House, Techno… Mais aussi un peu de Disco et de sons plus Funky. On n’est vraiment pas fermé sur un genre spécifique. Pour nous, l’essentiel c’est que les gens repartent avec une bonne vibe de nos soirées, tout en gardant une certaine identité que l’on s’est créée avec le temps.

Merci à toi pour ces réponses, le mot de la fin ?

Merci à vous pour cette entrevue, et espérons que l’on se recroise sur une de nos soirées ! Et vive la musique ! (rires)

Retrouve Yousk, A-Nimé Festival et Reversed sur la toile :