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ParMarius Sergent

YourDj

En marge du financement de son site de crowfunding pour la réalisation de son futur site YourDj, on retrouve, pour son 2ème passage dans notre webzine, Loulou qui va nous parler de l’évolution de son association :

Salut Loulou, content de te retrouver de nouveau sur notre média, et avant toute chose, rappelle-nous qui tu es et que fait ton asso YourDj ?

Content de pouvoir à nouveau m’exprimer sur votre site les gars, merci pour votre taf ! Pour ma part je suis le créateur de l’association YourDJ, basée à Montpellier, Toulouse, Marseille et Bordeaux, dont le but est de valoriser et promouvoir la culture des musiques électroniques locales. Concrètement nous apportons aux organisateurs et artistes House & Techno, une visibilité gratuite sur nos pages Facebook et notre site web. Pour le public, nous sommes une source d’information, pour connaître les bonnes soirées, et aussi participer aux jeux concours pour gagner des places, ou bénéficier des préventes à moitié prix.

Depuis 2016, je suppose qu’il y a eu beaucoup de changement, quels sont les plus importants ?

Depuis 2016 je me suis personnellement formé auprès de divers organismes pour apprendre à gérer un projet culturel.
Nous sommes passés d’une poignée de bénévoles, à aujourd’hui une trentaine. Nous avons également une cinquantaine d’adhérents dans l’association.
Pour finir, nous avons lancé récemment notre nouvelle charte graphique, notre nouveau logo, et également notre nouveau site, avec une partie “webzine” permettant à des bénévoles passionnés d’écrire des articles sur les soirées, labels, artistes qui les intéresses.

Tu as donc mis en place une campagne de crowfunding sur le site KissKissBankBank, quel en est l’objectif ? Comment as-tu intéressé les futurs participants ?

L’objectif est de nous aider à financer notre nouveau site, qui pour notre association, représente un certain coût. Il nous reste encore quelques jours pour atteindre le montant fixé ! Les participants se voient récompensés par divers contreparties, par exemple une entrée en boîte, un T-shirt YourDJ, un stickers, un totebag ou encore un apéro avec notre équipe (rire).

Tu organises depuis peu des soirées sur Montpellier, quelles sont les motivations de cette évolution ?

Le but de cette évolution est de rencontrer le public montpelliérain, et lui présenter nos ambitions. A savoir : offrir de la visibilité aux artistes et associations locales House & Techno.
Nous donnons, par la même occasion, la possibilité à des artistes émergents, et des associations d’autres villes, comme FHR (Toulouse, Lyon), ou encore Caisson Gauche (Marseille), de venir s’exprimer et rencontrer notre public.

Jusqu’à quel stade tu souhaites te développer en organisation de soirée ?

L’idéal serait de faire une série d’événement par ville, et nous y travaillons actuellement.

Tu viens de clôturer le saison 2 sur Radio Clapas, comment s’est passé cette année ? Quel a été pour toi le meilleur moment ? Et le pire ?

Cette saison était vraiment très intéressante. Nous commençons à avoir nos habitudes grâce à Radio Clapas, qui me laisse la possibilité de gérer l’émission librement. Les invités se sentent à la maison, dans des locaux totalement neufs, et nous avons la possibilité de faire des live stream vidéo, qui seront bien réglés pour septembre 2018 (rire). Mon meilleur moment est probablement la première émission, car c’est un plaisir pour moi d’animer. Le pire je n’en ai pas en tête (rire).

Pourquoi cette idée d’émission de radio, quel a été l’idée de départ ?

A la base j’étais chroniqueur à Aviva 88FM Montpellier, avec mes potes Killian et Maxime. A mon arrivée à Montpellier, Killian m’a proposé de présenter YourDJ à la radio, j’ai tout de suite kiffé et proposé d’intervenir régulièrement comme chroniqueur pour l’agenda YourDJ. Nous avons fait ça durant une saison et c’était vraiment sympa. Dès septembre 2015 l’émission à Aviva n’a pas continué.
Par ailleurs mon pote Lukas du crew Twenty One Records animait de son coté à Clapas l’électronic radio show, et petit à petit je suis venu présenter les tracks des artistes locaux. C’était une petite chronique YourDJ qui à durée une saison également. J’ai ensuite tenté des émissions vidéo live, en solo, en me déplaçant chez les artistes du coin. Les 2 premières émissions se sont bien déroulées, ce qui m’a permis de présenter un projet plus concret à Radio Clapas, pour au final, dès septembre 2016 animer l’émission YourDJ tous les jeudis.

Que nous réserves-tu en surprise pour la saison future ?

Des émissions live vidéo de 2 heures, avec un artiste en continu durant toute l’émission.

Hormis la radio, quels sont les projets à court / moyen et long termes ?

On aimerait pouvoir développer YourDJ dans d’autres villes, nous travaillons dessus en ce moment. Nous travaillons également sur un projet de lieu culturel à Montpellier … Je n’en dis pas plus (rire).

Merci pour toutes tes réponses, le mot de la fin ?

Merci à vous, et ravi que YourDJ et Interaktion travaillent main dans la main !

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Soundcloud

ParMicka

Symphonium Production

Nous sommes allés à la rencontre d’Alexis Lasserre, directeur fondateur de Symphonium Production, l’un des organisateurs phares des soirées Hard Music en France.

Pour commencer, peux-tu te présenter ?

Alexis Lasserre AKA Thrône

Hello, je m’appelle Alexis, je viens d’avoir 23 ans, diplômé de la formation événementielle de Sciences-U Lyon. Gérant de la société Symphonium Production, ex-président de l’association FEIDA et ex-président fondateur de l’association TWY Events. Passionné de musique, de voyages et de sport de combat.

Comment tes venue lenvie de monter une boîte de production ?

Ça a toujours été mon projet initial. Après ma première année de fac d’histoire je suis parti en école de com / marketing (ISCOM) car j’adorais ça, mais sans but précis. C’est à travers cette filière et les cours d’événementiel que j’ai trouvé ma voie. J’ai décidé de prendre une passerelle en formation événementielle et de monter une association (TWY Events) pour me faire ma propre expérience et allier théorie (cours) et pratique (association) de manière non lucrative. Ça a été des années de ma vie que je n’oublierai jamais. Une expérience humaine exceptionnelle. J’ai eu la chance d’avoir une bonne équipe de bénévoles autour de moi qui m’ont toujours soutenu. C’était plus qu’une relation pro, c’était et ça restera une véritable deuxième famille.

J’ai donc continué, avec le but de passer en véritable projet professionnel. J’ai eu mon diplôme et je suis devenu surveillant dans un collège / lycée, le temps de mettre en place Symphonium. C’est en septembre dernier que j’ai lancé la machine.

Quels genres d’évènements organises-tu ?

J’organise des événements axés vers les musiques électroniques, avec comme cœur de cible principalement la Hardmusic qui se développe énormément depuis quelques années.

Néanmoins, je ne compte pas m’arrêter à un style et je compte bien développer des sous filiales de Symphonium dans d’autres concepts, concerts, spectacles vivants… j’ai beaucoup d’idées sur lesquelles je travaille tranquillement sans faire de bruit.

Tu as développé un concept original de soirée en lien avec les jeux-vidéo : Les Nemesis Games. Peux-tu expliquer ce concept ? Comment tes venue cette idée ?

Disons qu’au lieu de poser des événements pour poser des événements, sans réel but distinct, j’avais envie de donner une trame et tous les relier les uns aux autres. C’est de là qu’est venue cette idée de faire 12 événements, chaque événement étant un niveau à réussir du Donjon du Nemesis Game. Nous voulions changer, créer quelque chose de jamais vu. Bien sur cette première année était une sorte de Nemesis Game Beta test aha, nous avons vu ce que nous pouvions faire, ce que nous ne pouvions pas faire. Nous sommes conscients de nos points forts et nos points faibles, et nous améliorerons tout ça dans le futur.

Quelle est ta vision de la scène Hard Music Lyonnaise ?

La scène Hardmusic Lyonnaise est exceptionnelle. Je suis lyonnais bien sûr mais en restant objectif, C’est pour moi sans aucun doute la capitale du Hard en France. Je ne parle pas forcement d’affluence, d’autres villes en France bougent énormément dans ce style, avec les orgas qui vont avec (Toulouse et Karnage, Paris et Hardpulz / Audiogenic …). Ce qui fait pour moi la réelle différence de Lyon, c’est que c’est le plus gros public gabber de France. Chaque événement réuni des passionnés, d’anciennes et nouvelles générations. Tous nos clients vont en Festival toute l’année en Hollande ou ailleurs, de manière répétitive, ils connaissent tout. C’est un véritable honneur (et bonheur) pour un promoteur comme moi d’organiser des événements pour ce public : c’est un public massif et ultra connaisseur. Et de cette manière on peut se faire plaisir et prendre des risques qu’on ne pourrait pas prendre dans d’autres villes de France.

La team Symphonium

Comment expliques-tu le succès que connaît Symphonium ?

Je ne pense pas que ça soit à moi de répondre à cette question en soi, j’essaie de travailler du mieux possible, de faire plaisir au public, d’être honnête et droit et surtout transparent. C’est un métier difficile, et on a fait au mieux cette première année. J’ai la chance d’avoir une équipe de bénévole formidable et un public qui nous soutient et nous rend de manière forte ce qu’on leur apporte. Le succès est un mot subjectif en vérité, le seul succès que je retiens c’est de voir le sourire des gens à nos événements. C’est la seule chose qui m’importe car je suis un passionné qui travaille pour des passionnés.

En plus de ta carrière en tant qu’organisateur, tu performes sous le nom de Thrône. Comment t’es venu ce goût prononcé pour le Hardcore et son univers ?

Le Hardcore est quelque chose qui m’a pris aux tripes il y a de ça environ 6 ans. J’ai eu l’impression de découvrir un style totalement fait pour moi. Ça a été une révélation et je n’ai jamais décroché. C’est le seul style qui me procure des frissons comme pourrait le faire l’Epic music (Thomas Bergersen, Two Steps from Hell, Audiomachine…). D’ailleurs j’ai « Hardcore » tatoué sur la colonne donc en soit, ça ne me quittera jamais vraiment ahah.Je joue depuis quelques années, mais seulement par passion. Je n’ai aucun but sous le nom de Thrône. Cependant, je monte actuellement un projet avec Val, AKA V-tal Noize, sous le nom de Reactivate. C’est un projet Early Hardcore / Hardcore qu’on compte bien développer petit à petit, et sur lequel nous commençons à travailler la production.

As-tu des projets que tu peux dévoiler ?

Symphonium a connu des hauts et des bas, mais nous sommes toujours là et déterminés. Des projets de festivals se mettent en place, des worldtours avec d’autres orga européens, une web série qu’on va développer, une marque de vêtement… Non, c’est vraiment pas les projets qui manquent. On va travailler sur tout ça tranquillement, et faire en sorte de ne rien laisser au hasard.

Pour conclure, as-tu des conseils à donner à ceux qui aimeraient se lancer dans une carrière artistique ?

J’en ai oui… c’est de garder les pieds sur terre, de ne pas vous précipiter car la précipitation mène à de fâcheuses situations (je parle par expérience ahah). Croyez en vos rêves, bossez, passez le temps qu’il faut dessus. Il faut savoir se mettre des claques, ne pas baisser les bras. Un échec n’est pas un échec si on en tire les bonnes conclusions et qu’on repart avec plus d’expériences et de détermination.

Ne critiquez pas votre prochain, faites ce que vous avez à faire en silence, la réussite fera le bruit à votre place.

Le surplus de travail mène toujours à un résultat, peu importe le temps que ça prend.

Il n’y a pas de génies, de gens surdoués. Il n’y a que des bosseurs qui donnent corps et âmes pour réaliser ce qu’ils ont envie de réaliser.

Retrouvez Symphonium Production sur le web :

ParMicka

Yohann Sama Music (YSM)

Nous sommes allés à la rencontre de YSM, jeune DJ et producteur de musique Raw/Xtra Raw. Un artiste en devenir qui va vous faire très très mal…

Pour commencer cette interview, peux-tu te présenter brièvement ?

Je m’appelle Yohann, j’ai 20 ans, je suis en licence assistant de manager. Passionné de son depuis tout petit, je suis plus connu sous le nom de YSM (qui vient du nom de ma chaîne youtube Yohann Sama Music, ce sont les initiales). Je suis DJ et producteur, anciennement de son de teuf style hardtek et tribecore. Maintenant je suis plus dans le hardstyle raw et l’X-tra raw.

Comment as-tu découvert la raw ainsi que l’univers qui l’entoure ?

J’ai commencé à écouter du hardstyle vers 2007 / 2008 (enfin à l’époque c’était plus du jumpstyle et de la tek). Malgré mon “départ” vers le monde des free et de la core, j’ai continué à écouter du hardstyle (euphoric pour le coup). Un pote m’a fait écouter du raw et honnêtement j’aimais pas du tout, puis un jour je suis tombé sur une track (Gunz For Hire – May God Be With You All) (paie ton nom à rallonge) et j’ai kiffé tout de suite. Puis j’ai découvert d’autres artistes beaucoup “mieux” à mon goût style Malice, Rooler, Warface, Radical Redemption etc…  J’ai tout de suite préféré parce que ça tapait largement plus, c’est à ce moment-là que j’ai compris où je voulais être.

Pourquoi as-tu particulièrement accroché à ce genre de musique plutôt qu’un autre ? Qu’est-ce qui t’attire le plus dedans ?

Contrairement à mon aspect calme et tranquille, j’ai toujours aimé les styles de musique un peu « vener ». Ayant été bercé dans le hard rock et le punk, ça m’était destiné… Quand j’étais au collège j’écoutais pas mal de metal et de hardcore (la fameuse époque du premier megamix d’Angerfist héhé). Je me répète, mais j’aime quand ça tape dans le fond (la musique hein) ! Bon après ça ne m’empêche pas d’écouter d’autres styles plus calmes comme de la house, de la minimal ou de la variété française.

Tu dis que ça t’étais destiné, ce serait donc ce qui t’as poussé à te lancer dans cette voie ?

Exactement. Comme j’étais beaucoup sur le son de teuf mais également sur du « mainstream » j’étais parti sur un objectif de faire une musique dans chaque style de techno.  Au fur et à mesure c’est la Raw qui a pris le dessus sur le reste.

Cela fait combien de temps que tu fais de la musique ?

J’ai eu mon premier double lecteur CD + enceintes à l’âge de 7 ans avec quelques lumières, j’animais des soirées dans la famille. J’ai eu mon premier contrôler vers 11 -12 ans mais le fait de seulement mixer ne suffisait plus, j’ai donc commencé la compo en 2015.

Tu sembles être plus attaché au djing qu’à la production ?

Oui, j’essaye de compo, je m’améliore mais c’est pas encore ça. Je me sens pas encore prêt à sortir un son sur un label. C’est surement dû au fait que je suis très impatient et que j’ai du mal à rester concentré autant de temps sur un son… Quand j’y arrive c’est l’inspiration qui n’est pas là.

YSM producteur et dj raw

Au niveau du djing par contre j’ai eu mon premier booking en club l’année dernière (au 2.8.7 à côté de Laon dans le 02), un warm up raw à une soirée hardcore.  En novembre  j’ai fait la sono complète de l’anniversaire d’un pote. J’ai pu mixer avec Azylium et Wars Industry de chez Exode Records ! Plus récemment, j’ai joué au North Kick Festival avec en guest Malice, Rooler (mes artistes préférés en plus), D-Fence, Ohmboy et TerrorClown.

Qu’est-ce que tu as pu ressentir lorsque tu as mixé sur le même festival que tes idoles ?

De la fierté, mais aussi du stress, beaucoup de stress. Malheureusement j’ai mixé en début de soirée donc ils n’étaient pas encore là, mais comme d’habitude c’était une super soirée avec eux (au fur et à mesure des soirées on s’est liés d’amitié). J’ai même pu leur offrir un t-shirt YSM !

En plus de ta récente carrière d’artiste, tu nous as expliqué un peu plus tôt que tu gères une chaine youtube du nom de Yohann Sama Music. Voudrais-tu la présenter ?

C’est une chaîne que j’ai démarrée en 2014. A la base j’uploadais des jeunes artistes pour essayer de leur faire de la pub, l’exemple le plus flagrant c’est Relakztek. Quand j’ai commencé à mettre ses musiques en ligne, il devait avoir une centaines d’écoutes sur Soundcloud, on ne peut plus en dire de même aujourd’hui. Je mettais également des mix que je faisais (frenchcore à l’époque), puis un jour c’est parti en cacahuète : environ 6 mois après l’upload d’un mix appelé “2015 1st frenchcore mix” (qui n’était pas si ouf que ça d’ailleurs), il est passé d’environ 1 000 vues à 20 000 ! Ça continuait d’augmenter de jours en jours (mon nombre d’abonnés également). Aujourd’hui faute de temps (et de flemme) je ne poste plus autant de vidéos, juste les sons des copains pour continuer à leur faire de la pub, des mixs raw que j’enregistre et comme toujours, le premier mix frenchcore de chaque année.

J’envisage prochainement de recycler la chaîne et de proposer des vlogs basé sur les festivals et events ou j’irai, faire des vidéos en face cam où je parle de son, mes coups de coeur du moment etc… Rien n’est fait pour l’instant car je parlerais bien évidemment en français, mais le problème étant que j’ai énormément d’abonnés étrangers (notamment allemands) donc je suis en pleine réflexion.

Pour conclure, as-tu un message ou des conseils à transmettre à tes abonnés ou aux jeunes DJ et producteurs qui souhaiteraient tenter leur chance ?

Si vous en avez envie, faites-le, ne prenez pas en compte les critiques (non-constructives genre « c’est de la merde »). Ne baissez jamais les bras et persistez, il n’y a pas de bons résultats sans travail, que ça soit pour le mix comme pour la compo. En ce qui concerne le mix, entraînez-vous à mixer à l’oreille, sans regardez l’écran si vous n’avez pas de platines qui fonctionnent sans logiciel. Pour finir, ne vous dites pas « DJ » trop tôt, entraînez-vous pour faire des bons trucs !

Retrouvez YSM sur le web :

 

 

ParMicka

Orian

Nous sommes allés à la rencontre d’Orian, jeune dj/producteur Uptempo Hardcore lyonnais à très gros potentiel !

Pour commencer, peux-tu te présenter brièvement ?

Alors, je m’appelle Orian, j’ai 19 ans et je suis étudiant technicien son à Lyon.

Comment as-tu découvert le Hardcore ainsi que l’univers qui l’entoure ?

Par des amis et le bouche à oreille principalement. Mais j’ai mis vraiment longtemps avant d’accrocher.

Pourquoi as-tu particulièrement accroché à ce genre de musique plutôt qu’un autre ?

En fait je n’y ai pas accroché plus particulièrement qu’à un autre. Je me lasse très vite et mes goûts changent souvent. Je n’écoute quasiment plus de hardcore depuis un moment déjà.

Pourquoi as-tu décidé de te lancer dans le Hardcore, d’entamer une carrière ?

J’ai essayé pas mal de styles en musique électronique avant de trouver quelque chose où je m’épanouissais vraiment. J’essaye de produire une musique de qualité, forcément, mais avant tout pertinente par rapport a la scène. Et il se trouve que c’est dans la scène uptempo Hardcore que je peux le plus apporter quelque chose de nouveau et d’intéressant à mon avis. Mon choix s’est fixé comme ça, mais ça aurait pu être n’importe quoi d’autre comme style.

Cela fait combien de temps que tu fais de la musique ?

Cela fait un peu plus de deux ans, ou quelque chose comme ça.

Sur quel logiciel as-tu commencé et lequel utilises-tu maintenant ?

J’ai commencé sur Cubase et je suis toujours dessus. Tout simplement parce que c’est le meilleur pour la production.

Pourquoi privilégier Cubase ?

J’aime l’ergonomie et les fonctionnalités de ce logiciel, mais ça, à la limite, on s’en fout parce qu’ils ont tous leurs défauts et leurs qualités. La raison pour laquelle c’est le meilleur c’est la façon dont il est codé, les algorithmes de traitement du son qu’il possède et les plugins build-in qui ne sont pas trop mauvais. Parce qu’au final c’est la seule chose qui compte, on a beau être aussi bon producteur qu’on veut et avoir d’excellents plugins on ne pourra jamais palier aux défauts de codage du logiciel qu’on utilise. L’autre alternative aurait été pro tools, mais je suis moins fan et puis c’est plus pour du mix/mastering pur que pour de la production.

Peux-tu dévoiler quelques-uns de tes projets pour l’avenir ?

Aller mixer un peu partout ce serait cool, je viens d’être signé dans une agence donc je ne me fais pas trop de soucis pour ça. Je veux m’amuser avant tout !

Pour conclure cette interview, as-tu des conseils pour ceux qui débuteraient dans cette voie ?

Oui j’en ai quelques-uns :

Alors déjà, je sais que je ne vais pas me faire d’amis en disant ça ahah, mais mon conseil N°1 ce serait de ne surtout pas commencer sur FL parce que c’est vraiment une catastrophe, perso je les reconnais direct les tracks faites sur FL c’est déphasé dans tous les sens c’est terrible. Après je sais qu’il y’a pas mal de très bons artistes qui sont sur FL, Excision et compagnie par exemple, mais ils ne pourraient être que meilleurs sur un autre logiciel tous simplement.

FL a des défauts auxquels on ne peut rien et qui sont les mêmes pour tout le monde.

Aussi quelque chose de très important c’est de ne jamais arrêter de remettre en question son travail, tu arrêtes de progresser le jour où tu es pleinement satisfait de ce que tu as fait.

Après, d’écouter le plus de choses différentes possible, je vois par exemple les producteurs d’uptempo qui n’écoutent que ça, bah c’est bien de la merde ce qu’ils font.

Enfin, de se documenter au maximum sur le fonctionnement des DAW, des plugins et surtout du son en général. Aussi évidement sur la musique dans sa globalité, quand je vois des fois par exemple des gens qui produisent déjà depuis plusieurs années et qui ne savent pas ce que c’est que la tonalité, vraiment ça fait peur.

Retrouvez Orian sur le web :

ParMicka

Relakztek

Nous sommes allés à la rencontre de Relakztek, producteur et liver frenchcore originaire de Montauban.

Pour commencer, peux-tu te présenter brièvement ?

Je m’appelle Relakztek, je suis producteur de son et liver, c’est-à-dire que je crée entièrement mes morceaux sur le logiciel fl studio à partir de samples (pour partir sur un remix) ou vraiment partir de rien, juste avec des idées en tête.

Je produis mes compositions et remix sur fl studio et je live sur le logiciel Ableton live.

Je compose depuis 2012 environ dans les styles tribecore, frenchcore et dernièrement un peu hardcore.

Tu ne te focalises donc pas sur un genre en particulier ?

On va dire que ça a changé avec le temps. Au début j’étais très focalisé sur la tribecore, plutôt mélodique, les premiers Darktek… J’ai grandi avec ça et j’ai tourné ma production musicale vers d’autres horizons avec le temps

Pourquoi as-tu particulièrement accroché à ce genre de musique plutôt qu’un autre ? Qu’est-ce que ce cela t’apporte ?

C’est surtout pour la musicalité : pour moi, les mélodies ça exprime des sentiments, un ressenti sur le moment. Souvent, quand on écoute du hardcore, on n’a pas toute cette musicalité : c’est plus basé sur la force et la puissance d’attaque. J’ai un passé de musicien et j’ai toujours été porté par les mélodies depuis petit.

Pourquoi es-tu passé de la tribecore au frenchcore ?

Il s’est passé comme une espèce de choc, une claque que j’ai prise à un teknival fin 2016. Je suis parti avec des potes au teknival de Garchy pour y jouer ; la nuit y’a eu beaucoup de frenchcore, ça m’a marqué énormément… J’ai fait la teuf 2 nuits là-bas, je suis rentré et direct j’ai commencé à faire des kick bass frenchcore. Quand ça va pas dans ma vie, quand je déprime, j’arrive à extérioriser dans le frenchcore, c’est plus ”badass ” et imposant que la tribecore. L’important pour moi c’est de toujours garder cette touche ” mélodique ”

Considères-tu le frenchcore comme ta marque de fabrique aujourd’hui ?

On peut dire que le frenchcore est le style qui m’a amené une sorte de notoriété en Europe (Suisse, Allemagne, Pays-Bas, Italie). Je trouve que le frenchcore produit est en général très limité en mélodie et composition musicale, c’est dommage ! Il  y’a beaucoup de points communs sur la construction du style par rapport à la tribecore, la hardtek… Je dirais qu’aujourd’hui, oui,  le frenchcore est un peu comme ma marque de fabrique.

Peux-tu nous dévoiler quelques-uns de tes projets ?

Haha, j’essaie de partir un peu sur du hardcore ces derniers temps, sur des kicks assez agressifs tout en gardant mes influences frenchcore.

Pour conclure cette interview, as-tu quelques conseils à donner à ceux qui débuteraient dans cette voie ?

Oui… Essayez de faire ce que vous aimez, ne pas faire du son pour juste vouloir passer en boite ou avancer dans le ” milieu ”, il ne faut pas brûler les étapes. Si on veut vraiment progresser et s’en donner les moyens on y arrive. Il faut savoir être solitaire et supporter le fait d’être enfermé chez soi sur de longues périodes, ne pas avoir peur de faire des sacrifices car on n’a rien sans rien. J’aurai jamais cru possible de me retrouver à jouer 2 fois en Suisse en 2 mois, donc lâchez rien et croyez en votre musique !

Retrouvez Relakztek sur le web :

ParRichard B

Jon Wall

Rencontre avec Jon Wall, jeune Dj et producteur Grenoblois de Techno et House dont lui seul à le secret… A découvrir sans attendre, venez plonger dans son univers !

Peux-tu te présenter en quelques mots, d’où vient ton nom d’artiste, et comment décrirais-tu ton style musical ?

Mon nom d’artiste fait appel à mes prénoms dans la vie courante, le prénom JON est l’équivalent de mes noms dans différents pays, et vu que chacun de mes prénoms à une origine sentimentale j’ai voulu tous les regrouper dans un celui de JON. Et pour WALL, c’est un hommage au Vieux Manoir – Club avec ces murs en pierres apparentes, qui ont été les premiers à me donner ma chance.

Mon Style musical peut être décrit en 2 mots ; Banger & Intense… On me dit souvent que mes sets sont nerveux, puissants et j’aime bien faire des montées aussi bien harmoniques et énergiques. Donc mon style varie entre la Techno, la House, mais aussi des styles plus Electro comme la Bass House, la Dubstep, l’Electro House…

Quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

Avant d’être dans un style de musique plus électronique, j’écoutais presque uniquement le groupe Linkin Park, ces sonorités muse métal, couplées avec des sonorités électro fait que ce groupe reste unique en son genre. Puis avec les années, ils ont évolué vers des sons plus électroniques, est-ce pour cela que moi aussi je me suis laissé séduire par ce style de musique? Sûrement, j’ai dû évoluer avec eux à ce moment là.

Quel est ton parcours jusqu’ici ?

J’ai commencé à mixer pour des anniversaires, booms ou soirées entre amis vers l’âge de 16 ans, puis j’ai appris en autodidacte jusqu’à ce que je rencontre mon ami Dj M’O’PLAY qui va me donner l’envie d’aller plus loin, de pousser dans le métier de Dj. J’ai ensuite fait la rencontre de mon mentor le Dj résident du Vieux Manoir club, et c’est à partir de ce moment là que j’ai découvert la Techno, la House et l’univers underground. Tout ceci m’a emmené à mixer pour Lite Licht Record, au Drak-art, La Suite, le Café Noir, la salle Eve…

Jeune diplômé de l’école DJ NETWORK de Lyon, que t’as apporté cette formation, toi qui était déjà Dj dans un club Grenoblois ?

Cette formation à été incroyable, aussi bien sur le plan des connaissances que j’ai pu acquérir, que sur les rencontres et l’expérience humaine. J’ai beaucoup appris sur les moyens de la communication, réalisation de flyers, du Community Management… Mais surtout sur la production musicale. Nous avions 2 professeurs qui sont des bêtes de producteurs musical. Et c’est grâce à cette formation que je voulais  apprendre la création musicale pour pouvoir produire mes propres sons mais aussi réussir à m’exprimer au travers de la musique.  Sans compter les techniques de mix avancées qui m’ont permis d’élever mon niveau et proposer une prestation d’un autre genre.

Quels sont les genres électroniques que l’on peut entendre dans tes soirées ?

Ça dépend un peu… Disons que l’on peut entendre de la Techno, de la House, de la Tech House… Disons que ce sont les styles qui sont plus pour le coté underground, après je prépare un show mêlant mix et instrument nouvel génération sur de la Bass House avec des influences Dubstep.

Donc disons pour faire simple que je suis sur un univers électronique variable en fonction de mes envies.

Depuis peu tu te lances dans la production. Peux-tu nous en dire un peu plus ? Quel(s) style(s) ? Quelle(s) inspiration(s) ?…

Pour l’instant je suis actuellement en pleine composition de plusieurs morceaux, mais rien n’est finalisé, je préfères sortir quelque chose d’abouti, que de me précipiter, car je veux créer quelque chose à chaque morceau où l’on se dise « ça c’est Jon Wall c’est clair, il y a que lui pour faire un morceau aussi bon ». Donc sa avance mais je recherche beaucoup par moment des manières de faire, de créer ou réaliser.

Pour le moment il y a de la Techno très inspirée du Mau5trap le label de Deadmau5, mais aussi de la Tech House tirée des sons que peut sortir le label Hotfingers. Donc je cherche à faire pour le moment des sons proche d’une Techno que je dirais moderne et « dancefloor » . Mais je suis très inspiré de mes idoles comme Deadmau5, Laurent Garnier, Rezz, No Mana…

Quel est ton meilleur souvenir de prestation ? Et le pire ?

Mon meilleur souvenir à été au Drak-art pour une soirée avec le BDE Arsh, on m’a dis de “tout casser” et se fût chose faite, le public fût ravi et j’ai même depuis des « groupies » que je ne connaissais pas et qui après mon set sont venues me voir pour me dire « tu nous as fait rêver », depuis ils me suivent de temps en temps sur mes prestations et cela fait super plaisir.

Le pire… houlà, c’est difficile à dire… Je ne dirais pas le nom du club car sa pourrait être mal interprété mais je devais faire un remplacement pour un résident, et ce Dj m’a plus que mal conseillé sur le club, je me suis retrouvé à jouer bien trop classe pour le public qui attendait des morceaux plus généralistes chose que du coup je n’avais pas forcément… Une longue soirée qui m’a value quelques remarques mais bon… j’en étais encore à mes débuts j’ai donc appris pour plus que cela ne recommence.

Quel est ton TOP 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Alors il y a  :

Pursuit de Gesaffelstein

Shred de Lektrique

Right This Second de Deaudmau5

Quelle est la prochaine étape pour toi et  que nous réserves-tu pour les mois qui arrivent ?

La prochaine étape est de sortir avant cet hiver certaines de mes tracks qui sont en cours de réalisation en les signant dans des labels. Après je suis actuellement en train de voir plusieurs établissements sur Lyon comme le bar “Les Platanes” dont j’ai le plaisir de mixer le 30 juin. Avec aussi la signature comme représentant d’une marque de vêtement. Et je compte bien organiser aussi une tournée avec mon agent artistique dans une destination que l’on garde pour l’instant secrète mais qui fera rêver le public qui me suit.

Le mot de la fin…

Je reprendrais une phrase de Friedrich Nietzsche qui disait « La vie sans musique est tout simplement une erreur » donc écoutons et écoutez de la musique, beaucoup de musique…

Vous pouvez le suivre sur le net :

ParMarius Sergent

Head Cuts Records

INTERVIEW – Cette fois on passe la frontière et la mer pour se retrouver sur l’île d’Ibiza, à le rencontre d’un jeune label qui progresse vite et nous emmène dans un univers Techno, pointé d’une touche de House, planant et enivrant… Bienvenue dans le monde de Head Cuts Records !!

Bonjour, et merci de nous accueillir, peux-tu commencer par te présenter, toi et ton label ?
Salut Interaktion, merci beaucoup pour l’opportunité de vous parler un peu de nous. Tout d’abord j’aimerais me présenter, mon nom est Ivan Guasch et je suis né sur l’île blanche d’Ibiza.
Actuellement je suis le propriétaire du label Head Cuts Records basé à Ibiza. Je suis également Dj et Producteur. Ensemble avec mes coéquipiers Peter et Tony, du duo français Brothers In Arts, nous travaillons main dans la main pour trouver et signer de nouveaux talents pour notre label.

Comment tout ça a-t’il débuté, d’où t’es venu cette envie de créer ton propre label ?
Pour ma part, j’ai commencé le DJing à 14 ans sur l’île d’Ibiza en rave party, fêtes privées et autres
petits clubs. A 15 ans j’ai commencé à produire de la musique et à jouer en dehors d’Ibiza dans des
villes comme Barcelone, Valence, Santander puis à l’international en Europe, au Brésil, Mexique, Belgique, Pays-Bas, Prague, etc…
J’ai également eu l’occasion de me produire dans des clubs comme le Privilege, Eden, Sands Beach, la Fabric, La Riviera, Macarena Club et Clash Club (Brasil). Mais aussi sur des festivals comme le T4F Festival, Come Together Festival, Good bye Summer Festival, Under Ground Meeting Point Festival, et Insane Festival aux côtés d’artistes importants comme, 2ManyDjs, Nicolas Jaar, Derrick Carter, Satoshi Tomiie, Audiofly, Umek, Uner, Mauro Picotto, Adam Beyer, Andrea Oliva, Technasia, Hollen, Leon, Alex Niggerman, Pleasurekraft, Dosem, Pig & Dan, Oxia, Erick Volta, André Butano, Tim Baker, Marco Baely.

Le fait d’être sur Ibiza, est-ce un choix stratégique ou juste un amour pour l’île ?
En réalité, je suis né et j’ai grandi sur l’île blanche d’Ibiza et je ressens un grand amour pour la musique et l’île elle même. Pour moi, être né ici signifie beaucoup car j’ai eu la chance d’apprendre des meilleurs depuis mon plus jeune âge.

Head Cuts RecordsOn sait tous qu’Ibiza est une scène électronique très développée. As-tu le sentiment qu’il y a une scène locale spécifique ou est-ce que celle-ci représente le reste du monde ?
Je pense vraiment qu’Ibiza est une grande marque qui représente la musique électronique au niveau international, donc tous les nouveaux Dj/Producteur ou ceux déjà bien en place viennent à Ibiza pour présenter leur musique et leur talent sur l’île.
Notre concept est créé et développé à partir d’Ibiza mais nous avons à l’esprit de développer nos futures tournées internationales en dehors de notre résidence à Ibiza pour les étés.

Quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre sur ton label ?
Techno, House, Tech House, Deep House, IndieDance & Nu Disco, Funky House & Acid House.

Quelle est ta vision aujourd’hui du monde des labels, et plus largement du marché de la musique électronique ?
Oui, en terme de labels et du marché actuel de la musique électronique, je pense qu’il y a beaucoup d’offres de qualité médiocre et peu de vrais consommateurs qui soutiennent la scène électronique. Mais nous espérons pouvoir offrir un produit de qualité à notre public et à nos fans.
L’idée est de profitez d’une musique de bonne qualité avec bon goût et différents styles musicaux afin de proposer un large panel.

Quelles sont tes attentes vis-à-vis des artistes que tu signes ? Quels sont tes critères de sélection ?
Nous attendons avant tout de la qualité musicale et du bon goût dans les productions ainsi qu’un bon mix. Nous croyons qu’il est important d’avoir une diversité dans la musique et nous aimons les productions intelligentes avec des mélodies complexes et du groove.

Head Cuts RecordsQuelles sont selon toi les plus belles réussites de ton label ?
Pour nous, notre plus grand succès a été de créer une grande famille de producteurs et d’avoir pu atteindre les sommets dans les stores les plus importants comme Beatport et Traxsource. Nous nous félicitons de pouvoir faire notre showcase à Ibiza et dans le reste du monde. Profitez de la musique que nous produisons et performer avec beaucoup d’amour.

Aujourd’hui tu as un pôle House / Nu disco, géré par Tony et Peter en France, comment se passe les relations avec autant d’écart, et qu’attends-tu d’un bon directeur artistique ?
Notre relation à distance est très bonne étant donné que nous maintenons un contact téléphonique et par courrier pratiquement tous les jours. Nous avons une façon de penser très similaire et très objective…
Aussi, récemment, je suis heureux que les gars soient venus à Ibiza pour jouer leur musique pour notre Showcase.
Désormais nous avons le temps de planifier la prochaine saison qui, je l’espère, sera un succès.

Les projets à venir ?
Nous travaillons actuellement sur la prochaine grande compilation d’artistes pour la saison à venir ainsi que sur notre futur Showcase en Europe et à l’international. De nombreux Ep sont en préparation également. Nous souhaitons garder un rythme de 2 releases par mois.

Merci à toi pour toutes ces réponses, le mot de la fin ?
See you on the dance floor!

Suivez Head Cuts Records sur la toile :
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Head Cuts Roster:
Ivan Guasch / Jean Bacarreza / Branzei / Roma De Ciccoo

FeelGood / Cosentino / Flo.Von / Brothers In Arts / Ladies On Mars / Jens Mueller / Kasey Kaotto / Tuch The Soud Different Sides / Sinistar / Abel Pons / Rhalef / Romen / LEDDH / Robert Crazy / Kristof Tigran.

ParMicka

Reapers

Nous sommes allé à la rencontre de Reapers, producteur et liver Frenchcore lyonnais.

Pour commencer cette interview, peux-tu te présenter brièvement ?

Moi c’est Reapers, 27 ans. Je fais du Frenchcore et du Happy Frenchcore que j’essaie de remettre au goût du jour parce que je suis quelqu’un qui aime beaucoup le Oldschool : c’est mon délire.

Comment as-tu découvert ce genre ainsi que l’univers qui l’entoure ?

Je l’ai découvert y’a un peu plus de 10 ans, j’écoutais principalement du Metal avant. Je suis né dans la musique électronique parce que ma mère écoutait beaucoup de House, de la Dance et un peu de tout,  et donc au fil du temps, j’ai commencé à apprécier cette musique. C’est surtout quand j’ai commencé à sortir en boîte que j’ai découvert tout ça.

Pourquoi ce passage du Metal au Frenchcore ?

J’avais envie de changements mais j’écoute toujours du Metal à côté.

Pourquoi as-tu particulièrement accroché à ce genre de musique plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est hard : j’aime cette musique, j’aime les sensations que ça m’apporte et quand j’allais en boîte de nuit, j’aimais l’ambiance qu’il y avait. Ensuite, je suis allé en festival et j’ai de plus en plus adoré et aimé ce genre.

Pourquoi as-tu décidé de te lancer dans le Frenchcore, d’entamer une carrière ?

J’ai pas voulu spécialement me lancer dans une carrière. J’ai appris à connaître Sam, aka Adrenokrome. J’ai appris à connaître la personne avant l’artiste et de fil en aiguille, on s’est super bien entendu : une bonne relation, une bonne alchimie. Je lui ai demandé de me prendre sous son aile, et il a accepté. C’est lui qui a fait mon apprentissage de la musique.

Cela fait combien de temps que tu fais de la musique ?

Au total maintenant, ça va faire 6 ans.

Sur quel logiciel as-tu commencé et lequel utilises-tu maintenant ?

J’ai commencé avec Cubase. Après je suis passé sous Logic pro 9, Logic pro X et maintenant je travaille sous Ableton Live parce que c’est plus pratique pour moi pour jouer en Live.

T’es donc plus axé vers le Live que le Djing ?

J’apprends à mixer histoire de dire que je sais faire. Je le fais plus pour moi que pour le public.

Peux-tu nous dévoiler quelques-uns de tes projets ?

Pour le moment j’ai pas de projet particulier, j’essaie de développer un nouveau style. Y’a certaines choses à venir mais pour le moment je les garde pour moi.

Pour conclure, as-tu des conseils pour ceux qui débuteraient dans cette voie ?

Allez-y petit à petit : il y a beaucoup de travail à fournir et il ne faut pas avoir peur d’essayer, aussi bien pour comprendre les programmes que les logiciels. Exercez-vous avec le logiciel qui vous convient le plus afin de vous l’approprier. Même quand ça bloque, Il faut persévérer : Avec le temps et les efforts ça viendra.

Retrouvez Reapers sur le web :

ParMarius Sergent

Noize Son

C’est l’été, alors on reste dans le sud avec le soleil, la chaleur et pour accompagner tout ça, un bon son techno qui gratte, qui tourbillonne et qui nous fais voyager au confins de la musique souterraine et libre !!! Bienvenue dans le monde de Robin Aka Noize Son.

Merci à toi d’avoir accepté et de prendre le temps de nous répondre, alors tout d’abord, peux-tu te présenter et nous dire comment t’es venu l’envie de faire de la musique ?

Salut et tout d’abord merci à toi !! Alors pour me présenter, je m’appelle Robin Baldy, j’ai 28 ans, je suis né à Montpellier et j’ai toujours aimée la musique. Plus jeune, j’étais très attiré par la musique rock, hard-rock, métal. J’étais déjà dans le besoin d’en faire : j’ai voulu tester la guitare mais trop compliqué et à mes 14 ans, j’ai découverts les boîtes de nuit sur Montpellier…
La première a été le Barlive et c’est là que j’ai découvert la techno.
Quelques mois plus tard, j’ai eu la chance de découvrir FL Studio et depuis, je ne l’ai plus jamais lâché… ça a été une grande histoire d’amour avec ce logiciel, malgré les coupures d’électricité de mes parents car je faisais trop de bruit ou trop de boom boom, d’où : le fils du bruit (Noize Son).

Quels sont tes artistes/labels de prédilection en ce moment ?

Je reste très fidèle aux artistes qui m’ont marqué plus jeune et que j’écoute toujours, car pour moi, ils sont uniques dans leurs styles, comme Vitalic, Oliver Huntemann, Trentemoller, ou encore Anthony Rother. Aucun d’eux ne ce définit vraiment dans un style, mais c’est de la pure techno, chacun à leurs sauces et ils ne sont généralement pas trop copié .

Quelle est ta philosophie, ta conception de la production ?

Pour moi, il faut se laisser aller, ne pas trop réfléchir et laisser la musique s’écrire toute seule. Je ne cherche pas à creer une copie de ce qui me plaît, ou une musique qui ressemble au courant du moment, mais à composer ce qui me fais danser moi, dans mon studio.

J’ai vraiment horreur de ce que j’appelle les tracks parallèles : souvent quand un track marche bien, certains se jettent sur de la reproduction pour s’assurer qu’ elle marche aussi, mais c’est ce qui tue la beauté des morceaux.

Comment as-tu appris à composer ?

Seul et très lentement. Ça m’a pris plusieurs années et beaucoup de GB pour apprécier mes compositions.
Je n’ai jamais aimer regarder les autres faire sur le net. Ça ma fait perdre du temps, mais rien ne vaut mieux que d’apprendre par soi-même. Du coup, c’est des centaines d’heures passées sur mon PC, à bidouiller FL Studio et tous les logiciels qu’ il comporte. C’est souvent en sortie de boîte et en after avec des amis que j’apprends le plus.

Quels matériels et logiciels possèdes-tu dans ton home studio ? Recherches-tu des spécificités techniques particulières ?

Pour les logiciels, j’utilise principalement FL Studio avec pas mal de synthétiseurs virtuels comme le Gladiator de chez Tone 2 ou Sylenth de chez Native Instrument. J’aime beaucoup triturer dans tous les sens pour trouver la sonorité qui vibre en moi et j’y passe même très souvent beaucoup de temps. Où sinon en matériel, j’ai la tour PC, un apc400mk2, un piano contrôleur Axiom et pour jouer mes tracks, j’utilise Aileron, mais je ne le comprend pas aussi bien que FL Studio.

Comment puises-tu ton inspiration pour composer ? Quels sont tes influences en matière de production ?

Sûrement dans les vagues d’émotions que je traverse durant les années.
Il y a aussi des années productives et d’autres très blanches, sans aucune production, tout dépend de l’état moral, mais l’inspiration revient toujours !!

Je n’ai pas vraiment d’influences dans la production, j ai voulu apprendre tout seul, ce qui me vaut donc mes lacunes en la matière. Après pour moi, il faut que mes productions soient comme un feu, qui brûle doucement, s’enflamme et puis s’éteint… ou comme une bonne montée qui finit bien…

Comment te positionnes-tu sur le débat entre l’analogique et le numérique ?

Je n’ai connu pour l’instant que le numérique mais l’analogique dois être plus enivrant.
Mais ce n’est pas ce qui fait la différence entre un bon et un mauvais morceau, de la bonne musique sort dans les deux camps… et la musique reste le plus important.

Pour toi, c’est quoi un bon producteur en musique électronique ?

Un bon producteur, c’est celui que tu ne définis pas par un style mais par un caractère…

Développes-tu des prestations lives ? Préfères-tu jouer en tant que liver ou DJ ?

Je n’ai, pour le moment, fait aucune prestation en live, mais pourquoi pas en faire un futur projet, et je suis plus dans la composition, j’ai lâché le mix pour faute de matériel.

Quels sont tes projets à venir ?

Pour le moment aucun, mais je suis ouvert à tous les projets qui portent sur la techno…

Merci pour toutes ces réponses, le mot de la fin?

Si vous voulez faire un tour dans mon monde, c’est sur mon Soundcloud et surtout, laissez l’inspiration venir de vous même et pas du hit radio du moment !!

ParMarius Sergent

Alter Frekences

Bienvenue à AlterFrekences ! Cette association organise et fait la promotion de la culture électronique depuis plus d’un an sur Lyon, en militant pour une musique underground et sans compromis !! Derrière ce nom se cache 3 nanas, qui réussissent à faire des soirées de qualité par la force de leurs volontés et de leurs déterminations ! Rencontre :

 

Merci à vous de nous consacrer du temps et pouvez-vous commencer par vous présenter ; vous et votre association ?

3 nanas : Nina, Lulla et Laurine et fans de musiques électros depuis un certain temps déjà. On a commencé par des soirées minimales et lyonnaises, puis ensuite berlinoises, des festivals en tout genre, des squats, des frees… Après avoir arpentés ces différents terrains, l’envie est née de vouloir proposer un autre style de soirées à la scène électro lyonnaise et d’être dans une démarche alternative (autre que commercial) pour créer un transgenre de soirées entre le milieu du squat et les clubs.

Comment est né ce projet ? Comment tout ça s’est mis en place au départ ?

AlterFrekences c’est surtout un regroupement de personnes souhaitant créer une structure de ses propres mains pour proposer initialement une expérience musicale mettant en avant uniquement le sens de l’ouïe.
De fil en aiguille et après diverses rencontres notables comme les collectifs Lumières Ephémères (bisous Joss 😉) et Mayadworks (bisous Mad 😉), le projet s’est transformé.
C’est à partir de ce moment là que nous nous sommes concentrées sur l’organisation d’une soirée et pas n’importe laquelle : tout d’abord nous voulions proposer une plage horaire qui nous correspondait plus, d’au minimum 12H d’expression musicale, tout comme les soirées berlinoises qui peuvent durer jusqu’à 48h (ex : Berghain, KaterBlau, AboutBlank, Ips…).
Une fois la salle trouvée, s’en est suivi une aventure qui a duré pratiquement 6 mois !
Nous avons organisé une résidence d’une semaine un peu avant l’event pour travailler les changements de plateau son et lumière car nous avions une scénographie bien spécifique. Ensuite le jour J ça a représenté 30 bénévoles, 15 artistes, 15 Techniciens (Lumière + Son Funktion One), 14h de son non stop, 2 salles, 1 crêperie, 1 stand de vêtement, 1 équipe de captation vidéo, 1 association de tri des déchets, 1 VJ et 400 personnes ….
Nous sommes partis de rien et avons réfléchis à un concept de soirée. Nous voulions proposer une soirée de 12h basée sur l’évolution de la musique électronique. Le système de quadriphonie nous intéressait particulièrement et nous avons réfléchit à un show qui se termine par cette technique. Ensuite nous avons réunit les techniciens pour voir si cela était faisable. Grâce eux ils nous ont ouvert un réseau de partenaires qui étaientt tous partant pour nous suivre bénévolement.

Quels sont les concepts que vous développez en organisation d’événementiel ?

Partage, Amour, Respect, Liberté, Qualité sonore, Expérimentation musicale, Mise au premier plan de la partie technique…
Avant tout c’est une ambiance, une sorte de show que nous proposons, non pas une soirée lambda de 5h de son. Ce que l’on veut c’est travailler en équipe et notamment avec les techniciens (du son, de la lumière ou encore les vidéastes, mappeurs …).
Nous soumettons l’idée aux techniciens (son et lumières) qui nous font leurs retours, et nous travaillons ensemble sur les contraintes, leurs envies, leurs nouveautés techniques… Finalement c’est presque eux qui organisent tout le show et nous les guidons vers notre rêve le plus fou !

Comment organisez-vous votre programmation ?

Nous imaginons tout d’abord une ambiance, un concept de soirée. Nous voulons raconter une histoire. Il nous sert ensuite de fil conducteur pour appréhender les questions techniques, artistiques et logistique.
Pour notre projet au Croiseur, nous voulions proposer au public une soirée qui retraçait la musique électronique des années 90 à « demain », représentée par un live en quadriphonie.
Nous avons fait appel à des artistes issus de collectifs que nous connaissions ou que nos équipes techniques connaissaient (Berlin Suisse France). Chacun d’eux ont dû réaliser un set de deux heures, en rapport avec la période qui leur était donnée.
Pour la quadriphonie, nous avons fait appel à un artiste lyonnais qui a travaillé en étroit partenariat avec nos techniciens lumières et sons afin de produire un show tribal, sombre à base de cassettes et de vieilles machines, lumières blanches, jeu de miroirs… Le but étant de proposer une spatialisation sonore en 4 points sur du Funktion One, afin de faire vivre à notre public une réelle expérience sonore futuriste.

Comment choisissez-vous les lieux où vous organisez vos soirées ?

Généralement on ne les choisit pas…C’est plutôt des questions d’opportunités.
La plupart des lieux culturels à Lyon se voient être le monopole de quelques institutions…euh pardon associations. Il devient compliqué pour la plupart des petits collectifs de proposer des concepts alternatifs qui ne sont pas basés sur la rentabilité.
Alterfrekences, comme nous l’avons dit plus haut, est née d’un regroupement de lyonnais plus ou moins acteurs de la scène culturelle. Le croiseur était déjà exploité par nos copains du Nobody Crew. On recherchait un lieu type industriel. Le Croiseur (Théatre à Jean Jaurès) était notre lieu de prédilection de par son histoire et son architecture. S’en est suivit une rencontre avec Khaled, l’administrateur de l’époque, et le début d’une aventure. Nous sommes arrivées avec des plans de scènes pour chaque tableau sonore désignés par une amie graphiste ce qui a tout de suite plu et impressionné !

Quelle place accordez-vous à la prévention santé ?

Bien entendu, nous voulions mettre en place un stand d’informations. L’important pour nous était de ne pas nier mais d’accompagner. Nous avons donc fait appel à l’association Keep smiling qui a pu nous donner un carton rempli d’objets et brochures de prévention. Nous aurions aimé un stand plus interactif mais c’est une association qui fonctionne très bien sur la région Auvergne Rhône Alpes qu’il faut booker très tôt, et comme on s’y ai pris un peu tard, ils ont fait ce qu’ils pouvaient ! D’ailleurs il ne faut pas hésiter à aller les rencontrer dans leur locaux à Lyon c’est un association très dynamique et indispensable dans le milieu de la musique électro techno …

Quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre ?

Dans l’idée de retracer l’évolution de la musique électronique à partir des années 90, nous avons fait un bon nombre de recherches afin de retracer les genres qui avaient vu le jour depuis. La soirée évoluait sur un répertoire dance, techno, trance, avec quelques pointes de drum & bass puis une nuance tribale aux inspirations africaines pour finir sur une micro légère… (vous nous suivez ?? Rire )
Finalement on aime tout style de musique ! On veut juste qu’ils soient bien amenés par nos DJs pour que notre public soit réactif !

Avez-vous le sentiment que le public électronique est spécifique selon l’endroit où vous organisez ? Quelles différences/ressemblances avez-vous pu noter ?

Oui, bien sur. Un entrepôt n’attirera pas le même public que l’ont peut voir en boîte où les talons et les strass sont de mise (rire). Cela dit, notre but est justement de casser ces codes. Nous même, venant d’horizons bien différents les uns des autres, l’idée est de prôner et de promouvoir une mixité, une mixité des genres, des codes avec le partage des mêmes valeurs !

Avez-vous le sentiment que le public est reconnaissant du travail que vous faites ?

HEUUU….. On espère ! En tout cas, nous, on s’est régalé.

Les projets à venir ?

Des idées, des concepts qui nous trotte dans la tête, des opportunités de lieux … pour le moment rien d’annoncer 😉

Merci beaucoup pour ces réponses, le mot de la fin ?

                                                    …. Nos nuits seront toujours plus belles que vos jours ….

N’hésitez pas à visionner notre aftermovie où tous nos partenaires sont cités !!!

Lien vidéo vimeo

ParRichard B

High Potential

Rencontre avec Anthony Beauchet, créateur et dirigeant de l’agence artistique Lyonnaise « High Potential » ! Il nous fait découvrir son projet innovant et fédérateur dans la gestion de carrière de Dj House et Techno et plus encore !

Avant de nous parler de ton agence artistique, parles-nous un peu de toi ! Qui es-tu ? Quel est ton parcours ? Et quelles sont les diverses activités qui te lient à la musique électronique et notamment ton association Interaktion Elektro Projekt ?

Je m’appelle Anthony, passionné de musiques électroniques depuis la fin des années 1980 et la vague Acid House. Comme beaucoup, j’ai été frappé par la musique House et Techno de l’époque : de nombreuses raves parties, des soirées en clubs, des free-parties et teknivals… Puis la découverte du mix en 2003, ma première scène en 2004 sur Paris… De nombreuses associations fondées et gérées : des webzines, agences de booking, organisations d’évènementiels. J’ai même bossé dans la prévention en milieu Techno et fait de la recherche en sociologie sur les teufs ! Beaucoup d’expériences et de rôles différents qui m’ont permis de comprendre le monde de la musique électronique.

Interaktion Elektro Projekt et mon dernier projet associatif réunissant des passionnés comme moi. Une aventure lancée avec 2 amis (Sab Macintosh et Axel Nirka) avant de s’ouvrir à d’autres passionnés, la plupart Djs. De formidables rencontres et partenariats avec des radios, des labels, des organisateurs. Aujourd’hui une dizaine de membres réalisent des interviews et inventorient les acteurs de la musique électronique sur la région Auvergne-Rhône-Alpes. Depuis 2018, nous sommes membres de la fédération régionale des musiques actuelles Grand Bureau. Nous sommes progressivement en train de muer vers une professionnalisation de l’association avec un conseil d’administration composé d’entrepreneurs de la culture et une reprise de l’association par High Potential.

Qu’est ce qui t’as donné l’envie, un jour, un matin, de créer ta propre agence artistique au sens large du terme ? Quel a été ton constat de départ ?

J’ai aussi été un Dj à la recherche de booking. Je me suis pris des revers et j’ai compris rapidement que pour tirer son épingle du jeu, il faut se la jouer collectif. Le monde électronique est très individualiste et tend à oublier que tout Dj a un jour débuté avant de s’envoler (ou de péricliter dans la férocité de notre culture). Ce qui m’a toujours étonné, c’est que la culture électronique évolue mais ne change pas ses vieilles habitudes. Il y a eu l’époque de la stigmatisation dans les années 1990 où tout ce qui était Techno rimait avec drogue. Puis une forme de reconnaissance à la fin des années 1990 avec une scission entre la Techno légale et illégale : les free-parties sont devenues la face alternative de notre culture, rejet du consumérisme et du star system. Il y a eu ensuite l’impact d’Internet et la crise du disque à laquelle la musique électro a cru échapper. Enfin depuis le début des années 2010, l’électro s’est professionnalisée avec des festivals partout, des têtes d’affiche à gogo et le règne de la stratégie digitale (réseaux sociaux, data…). A chaque fois le même constat : dès que l’argent pointe le bout de son nez, l’individualisme et l’égoïsme font surface.

Certains anciens de la rave ont manqué le coche du digital, d’autres plus jeunes font carrière grâce au air Dj et la touche SYNC. La musique est devenue marketing : savoir mixer ne suffit plus. Il faut produire, développer un univers, faire le show… C’est une évolution logique dès qu’un mouvement culturel est récupéré. Mais derrière tout ça, quelle place accorde-t-on à l’émergence ? Où sont passés les tremplins Dj ? Les open mix ? Tout ça a disparu pour laisser place à une industrie rentable (96 millions d’euros pour la Techno et la House en 2016 selon la SACEM, et je vous parle pas du chiffre de l’EDM). Le Dj est aujourd’hui seul, devant gérer sa musique, son image, ses réseaux sociaux, le plus souvent en méconnaissant l’industrie musicale dans laquelle il met les pieds. Ces Djs là sont nombreux, je dirai même qu’ils sont majoritaires : ils mixent au rabais (quand ce n’est pas gratuitement), récoltent les miettes de la scène électro (quel pied de mixer devant des gens assis dans un bar à moitié vide !), se font arnaquer (certains patrons exploitent la précarité de Djs avides de jouer coûte que coûte)… Bref, tout ça m’écœure. Ça me révolte de voir que l’industrie électronique se glousse d’un succès qui ne profite qu’à des privilégiés. Ça me tue enfin de voir que ceux qui réussissent deviennent égoïstes et oublient qu’eux aussi ont débuté un jour…

C’est pour ça que High Potential est né. Une façon de rappeler que le milieu électro n’est pas un monde de paillettes à l’argent facile. L’agence se propose d’être une alternative à l’existant, en valorisant une approche humaine (la qualité plutôt que la quantité) et solidaire (la coopération plutôt que l’individualisme). Notre agence va volontairement à contre courant pour réellement développer le potentiel émergent des artistes en musiques électroniques, et notamment les Djs.

 « High Potential Agency » est née en Avril 2018 ! Elle gravite autour de 3 axes principaux : La formation, le coaching et la gestion de carrière ! Dis-en nous un peu plus !

Ça va paraitre bête, mais quand on parle d’émergence, le spectre est super large. En gros, l’émergent pour nous, c’est celui qui n’est pas professionnel. Ça veut dire que l’émergence, ça commence par l’idée de devenir Dj jusqu’à la professionnalisation. On a tendance à confondre l’émergence avec le développement d’artistes : quand on développe, c’est qu’il y a déjà de la matière (des bookings, des signatures sur labels…). Nous avons développé 3 services pour répondre aux différents stades de l’émergence parce que les besoins ne sont pas les mêmes.

  • Le stade 1, ce sont les novices : ils découvrent l’univers de la musique électronique. C’est généralement le moment où des personnes souhaitent sortir du simple rôle de participant pour devenir acteur de leur culture. Pas simple de se lancer dans la musique quand on ne sait pas comment ça fonctionne ! C’est pour ça que High Potential a développé un pôle formation pour permettre à chacun de comprendre, expérimenter et se perfectionner dans le monde de la musique électronique fort complexe. Nos formations abordent l’Histoire (les genres, la technologie, le métier de Dj), l’écosystème (le droit des artistes, les différents professionnels au contact de l’artiste), l’initiation et les cours particuliers au mix et à la MAO. Toutes nos formations font participer les artistes et partenaires de High Potential (récit d’expérience, transmission de savoir et savoir-faire).
  • Le stade 2 s’adresse aux Djs qui commencent à avoir des dates, des signatures labels mais qui se trouvent confrontés à leurs propres limites (lieux ou labels inaccessibles). Souvent, ils n’ont pas d’univers artistique (être un Dj comme les autres) et n’ont pas de réelle stratégie de carrière (opportunités saisies au petit bonheur la chance). High Potential propose des services marketing et stratégique en fonction des besoins de chaque Dj/producteur. Il peut s’agir de développer son univers au travers d’un site, de photos, de vidéos, d’une bio ou encore d’un logo. Ce peut être également des heures de coaching pour développer une stratégie. En général, les demandes concernent la scène, la production ou la professionnalisation. Les services proposent des formules adaptables aux besoins et budgets de chacun.
  • Le stade 3 correspond aux artistes professionnels qui ont besoin d’un manager sur la longue durée. Le manager, c’est avant tout le protecteur des intérêts de l’artiste : il conseille, coache, vérifie les contrats, développe la notoriété, les relations presse, entoure l’artiste d’une équipe professionnelle pour accroitre ses revenus (bookeur, éditeur notamment). C’est un travail de confiance entre l’artiste et le manager avec une grande part de psychologie (nul n’est infaillible, surtout dans l’industrie musicale). High Potential gère 10 Djs/producteurs émergents en House et Techno. Un système de parrainage entre artistes émergents/confirmés permet de recréer de la solidarité entre nos artistes tout en créant de nouvelles opportunités pour les artistes confirmés (booking en duo avec l’émergent qu’il parraine) et les artistes émergents (profiter de la notoriété des artistes confirmés pour accéder à des scènes jusque là inaccessibles).

« High Potential »  privilégie l’accompagnement et la gestion  des jeunes talents et les émergents du secteur de la musique électronique. Est-ce un choix stratégique ? Ou plutôt une conviction personnelle ?

Nous préférons parler d’émergents plutôt que de jeunes talents car l’émergence n’a pas d’âge. Le choix de la musique électronique s’est imposé à nous car j’ai développé une affinité particulière avec ce milieu : j’en connais les codes mais aussi les pièges. La stratégie de High Potential est, comme je l’ai dit, d’aller à contre courant de la plupart des agences de booking qui ne s’intéressent pas à l’émergence comme nous l’entendons : la plupart se focalisent sur les têtes d’affiche, la pluralité des genres (Electro, Rock, Hip Hop…) ou les prestations live (le Dj tend à devenir un groupe pour être un spectacle sur scène). Au cours de ma formation en master 2 en management de carrière d’artistes (Lyon II), j’ai retenu cette phrase d’un entrepreneur culturel : « l’innovation dans la musique, ce n’est pas faire de l’argent là où tout le monde est déjà mais plutôt là où personne n’est encore allé ». Chez High Potential, nous sommes convaincus par l’accompagnement d’artistes émergents en musiques électroniques parce que tout le monde s’en fout et pense que ce n’est pas un marché rentable. Nous pensons au contraire que non seulement le marché existe, mais qu’il constitue la majorité des artistes. Nous parlons bien de « marché » car le tout gratuit n’existe pas : nous recherchons néanmoins des compromis pour que nos services restent abordables grâce à la solution de différentes formules. High Potential a donc fait un choix stratégique, disons plutôt une prise de risque, en s’appuyant sur des convictions personnelles. Ce qui nous motive, c’est le défaitisme à la française : plus on nous dit que nous sommes fous d’aller sur ce marché de l’émergence peu rentable, plus on s’y développe.

« High Potential »  s’adresse au milieu House et Techno en premier lieu sur le plan des bookings. Si demain un Dj Minimal, Deep ou EDM… décide de rentrer dans l’agence est-ce possible ?

High Potential a effectivement d’abord ciblé la House et la Techno pour des raisons affinitaires. La « Minimale » ou la « Deep » ne sont pas pour nous des styles à proprement parlé mais des dérivés de genres existants : on parle de « Deep House » comme de « Deep Techno », idem pour la Minimale. Mais effectivement, nous avons d’abord ciblé des genres où l’on se sent le plus à l’aise. Rien ne nous interdit demain d’évoluer vers d’autres genres électroniques : cela se fera en fonction de nos futurs collaborateurs ayant la connaissance de ces milieux. Nous ne sommes pas sectaires et revendiquons aussi bien les genres commerciaux qu’underground. Ce qui importe, c’est d’être bon dans ce que l’on fait plutôt que de multiplier les genres sans en maitriser les codes et les réseaux. Il est probable aussi à l’avenir que High Potential gère d’autres types d’artistes comme des VJ, du mapping ou encore des instrumentistes (percussionniste, saxophoniste, etc.). Mais chaque chose en son temps : nous avons à peine un mois d’existence…

En un mois d’ouverture, l’agence manage déjà 3 artistes venus des 4 coins de la France si je puis dire sur un total de 10 artistes maximum souhaité par l’agence. Comment expliques-tu ce début de succès ?

L’agence manage en effet Mathias D. (Toulon), Chicuss (Chambéry) et Max Muller (Carcassonne). C’est à chaque fois une histoire de feeling  et d’humanisme qui nous a poussés à sélectionner ces artistes. Contrairement à la formation, au marketing culturel et au développement stratégique, nous voulions que le management ne s’enferme pas sur son territoire et s’ouvre à d’autres régions. C’est l’idée même du booking que de s’exporter pour aller à la rencontre de différents publics. Au-delà d’un critère géographique, chaque émergent dont nous nous occupons a ses force et ses faiblesses : certains sont des producteurs chevronnés, d’autres plutôt addict de la scène, d’autres enfin cumule les deux. Manager différents profils nous permet de ne pas tomber dans la routine : chaque management devient un challenge, une aventure et un partage qui profite autant à l’artiste qu’au manager. Les premiers artistes confirmés vont bientôt faire leur rentrée dans l’agence : D’Jamency et Dan Corco ont accepté chacun de parrainer un artiste émergent. D’autres artistes vont rejoindre l’aventure : des Djs résidents, des livers… Mais vous n’en saurez pas plus pour le moment.

Quel est l’effectif de l’entreprise aujourd’hui ? Es-tu as la recherche de collaborateurs ? Si oui dans quel domaine ?

High Potential est une micro-entreprise, donc composé d’une seule personne. Mais le projet se développe avec beaucoup de collaborateurs, dont les artistes font également parti. Il y a déjà une équipe marketing en train de se constituer, composée aujourd’hui d’une photographe (Laurence), d’un webmaster (Benjamin) et de moi-même (éditorialiste). Nous recherchons un vidéaste et un infographiste sur Lyon pour avoir l’équipe au complet. Je commence également à me rapprocher d’organisateurs de soirées pour gérer des échanges Djs et développer le volet booking/tournée de nos artistes sur la région Auvergne-Rhône-Alpes. Enfin, nous avons des projets de programmation de lieux liant notre manager avec l’un de ses Djs. Tout ça est en cours de négociation et je préfère ne pas trop en dire pour l’instant… Nous recherchons également 6 Djs/producteurs émergents en House et Techno : n’hésitez pas à postuler si notre agence vous intéresse. Et pour suivre notre actualité, abonnez-vous à notre page fan Facebook.

Quels objectifs t’es tu fixé d’ici à 1 an ?

D’ici un an, j’aimerais que High Potential soit davantage connu et reconnu pour son travail d’accompagnement des artistes émergents en musiques électroniques, notamment sur la région Auvergne-Rhone-Alpes. Nous venons de récupérer Interaktion Elektro Projekt pour professionnaliser l’association et en faire un média et un site ressource pour les acteurs de la région Auvergne-Rhône-Alpes (annuaire en cours de constitution qui sera accessible en ligne gratuitement). J’espère aussi que nos Djs émergents auront évolué et que certains auront gagné en notoriété.

Que peut-on te souhaiter pour l’avenir ?

L’avenir pour High Potential, c’est de devenir rentable. Il y aura forcément des levées de fonds (pour l’entreprise) ou des recherches de subventions (pour l’association) afin de pérenniser l’aventure. L’innovation restera notre leitmotiv : nous proposerons prochainement des sites web tout clé en main pour les artistes. Nous souhaitons toujours plus de partenariats, de collaborations avec des gens compétents venant enrichir le savoir et savoir faire de notre entreprise. Nous souhaitons enfin apporter un espoir à tous les artistes émergents et satisfaire au maximum leurs besoins.

Le mot de la fin…

Ce n’est que le commencement. J’ai envie de dire aux artistes émergents en musiques électroniques : « vous n’êtes plus seuls. Unissez-vous, professionnalisez-vous et osez… Car les têtes d’affiche de demain, c’est peut-être vous ! ».

Retrouvez High Potential sur le web :

ParMarius Sergent

Lud’O

Son énergie et son plaisir du mix font que, dès qu’il passe derrière les platines, l’ambiance devient électrique ! Les groupies s’amassent, le son groove, les sourires s’étirent et la soirée est partie ! On peut l’entendre des Saisies à Lyon : voici l’univers de Lud’O !

Salut, merci d’avoir accepté mon invitation : peux-tu commencer par te présenter ?

Salut. Et bien moi, c’est Ludovic Sausset , j’ai 39 ans, j’habite en Savoie, je suis père d’un petit garçon de 4 ans et demie , je travaille dans un hôtel en tant que technicien de maintenance dans une station de ski et je suis un grand passionné de musique ! J’écoute de tout : je suis musicien, DJ, bon vivant… Et aussi célibataire pour celles qui souhaiteraient me connaitre après avoir lu cet article (rire) !

T’as commencé la musique par la guitare et t’as eu une période punk : on peut en savoir plus ?

Oui, j’ai eu ma première guitare à 14ans et j’ai bien grattouillé plusieurs années avec pas mal de monde… J’ai pu faire du bruit avec des punks, des rifs de guitares avec des hardos, des soirées roots avec les PoyPoys… Mais toujours avec cette passion de faire de la musique et de partager des moments ensemble… Et boire de la bière (rire). J’ai fait aussi beaucoup de festivals, soirées concerts pour suivre des groupes que je kiffais et découvrir aussi de nouveaux talents. Ça remonte à 20 ans maintenant mais c’était une belle période.

Comment es-tu venu à la musique électronique ? Qu’est-ce qui t’attire dans ce milieu ?

J’ai mis du temps à venir aux musiques électroniques : je suis resté longtemps un pionnier des soirées concerts, des instruments, de voir des zikos en live devant toi et te faire danser. Mais on m’a emmené dans les premières free-parties, des teufs dans des lieux insolites comme des champignonnières en Indre et Loire, sous des ponts d’autoroute, dans des grands champs ou dans des purs spots un peu partout en France. J’ai vraiment découvert un milieu underground, fait des belles rencontres avec des personnes qui ont cette philosophie : “vivre libre ou mourir !”. Je me suis rendu compte qu’il y avait une variété de musiques, des styles différents allant de la Drum & Bass, Techno, Hardtek, Hardcore, Acid… Et tous ces boutons que je voyais clignoter, ces platines avec des vinyles, de purs DJ’s, des liveurs, des gros murs de sons, des camions aménagés… C’est un tout et ça m’a plus tout de suite !

As-tu monté/fait partie d’associations en musiques électroniques? Quel rôle y as-tu joué ?

Les 10 années passé en Indre et Loire m’ont permis de côtoyer plusieurs bandes de potes et sound-systems tels que INFRABASS, DST, ODN, LES CHATS PERCHES, les KO37 Unit (avec qui j’ai eu la chance de participer et d’organiser des grosses soirées et sortir les Protos, les Bassbins et les Turbosounds… On a passé pas mal de temps ensemble a écouter le Martin Audio ronronner). Une de mes plus belles orga qui restera à jamais gravé en moi, c’est la VENDETTA 2005 en Italie…. Les anciens s’en souviendrons longtemps ! Maintenant, ça va faire 10 ans que j’habite en Savoie et j’ai également rencontré plusieurs collectifs avec qui nous avons organisé plusieurs événements. Il y a eu Uppercut avec le festival Élément au Fort De Tamié (73), la teuf du barrage de la coche avec les Malbarés/Lunatik Armada, le conteste de ski “Tribute To The Air” avec Lunatik Armada et beaucoup d’autres…

Quels artistes ou label ont influencé ta conception du mix ?

Franchement, après toutes ces années et après toutes ces rencontres, ces expériences musicales, y en a tellement de labels et d’artistes qui m’ont impressionné. De les avoir vu et écouté, c’est sûr que ça m’a influencé dans le mix. J’écoute énormément de musique, j’en achète, j’en visualise, j’en télécharge, je la partage avec mes proches : c’est tout ça qui influence ma musique, mon style, et mes envies du moment. Après il y a quand même quelques artistes qui resteront des exemples pour moi, des anciens qui m’ont toujours impressionné, je peux te citer :

Dud, un DJ d’InFrabass, pour sa Drum & Bass massive et explosive.

Dj Skuff des Ko37 UNIT pour ses sets Acid Techno qui font voyager

Martin, du collectif METRO, un liveur Tchèque qui est un tueur avec son style bien à lui…

Et il y a tous ceux que je suis actuellement et qui m’inspire : de Gesaflestein à Amélie Lens, de Comsic Boys au label Hungry Music, Lot49 et plein d’autres…

Quel matériel DJ utilises-tu ? Recherches-tu des spécialités techniques particulières ?

J’ai commencé sur vinyles avec des Technics et une Eclerc Nuo 5. J’adorais jouer de la Drum & Bass, de la Jungle et bien sûr de la grosse Techno. J’ai acheté pas mal de vinyles, j’ai une belle petite collection chez moi de différents styles. Mais comme je ne trouvais tous les titres en vinyles, j’ai acheté une carte son Serato SL3 avec des vinyles encodés : j’ai pu améliorer mon mix, mélanger des styles, jouer des remix. Maintenant pour le coté pratique en soirée, je suis passé au contrôleur Pionner DDJ-SR et je me fais énormément plaisir à jouer sur ce matériel ! Je garde néanmoins chez moi les platines et je suis toujours prêt à lancer un coup de mix vinyle entre amis.

Peux-tu nous raconter ta première expérience de mix en public ? 

J’ai eu, comme tout spectateur de soirées, cette envie de jouer en public, de monter sur scène et faire vibrer les gens. Mais étant perfectionniste, tant que mes sets n’étaient pas totalement prêts, je me privais de jouer en public. Puis il y a eu cette soirée , il y a maintenant 9 ans , dans un bar aux Saisies (le pub La Cordée) où j’ai joué avec le collectif Lunatik Armada : mon baptême du feu ! Il y a eu une ambiance dingue : les gens avaient tous le sourire, ils dansaient ; on avait chaud et j’ai envoyé un super set Techno qui a plu à tout le monde. On m’a félicité longuement de ma performance après cette soirée et ça m’a rassuré et mis en confiance pour des soirées futures : j’étais prêt et j’allais travailler pour assurer mes prestations et faire danser les gens.

Pour toi, c’est quoi un bon DJ ?

Toujours compliqué cette question… Les gens passent beaucoup de temps à discuter de ça, à comparer les matériels, les ambiances, les styles… DJ ou live ? Contrôleurs ou platines ? Pour moi, ce qui est sûr, c’est qu’il faut aimer la musique, être passionné par ce qu’on fait , aimer danser, aimer faire danser les gens et être pro. Car un bon DJ doit savoir s’adapter à son public, proposer une prestation de qualité et surtout passer du bon temps avec le public ! On n’arrête pas un peuple qui danse !

Tu n’as jamais sorti de productions : une raison à tout ça ?

C’est quelque chose qui m’intéresserait… C’est un bel aboutissement de créer ses propres productions et les jouer en public. J’ai essayé différents logiciels tels que Fruity Loops, Reason, Ableton Live… J’ai réussi à créer des petites choses assez basiques mais les idées sont là ! Le gros problème pour moi avec la production, c’est le temps. Il faut consacrer des heures à rechercher des sonorités, des mélodies, des arrangements, à faire son mastering. Je préfère actuellement rechercher de tracks propres, bien masterisés pour composer mes sets et jouer en live. Mais je reste persuadé que j’y reviendrai car c’est un milieu qui m’attire.

Peux-tu nous parler de tes projets à venir ?

Des projets simples : profiter de la vie, profiter de mon fils et de ma famille, faire des voyages et m’ouvrir l’esprit, faire des rencontres (artistiques et autres… Petit rappel pour mesdames [rire]), continuer à jouer de la musique, faire plaisir et se faire plaisir et bien vivre !

Merci de m’avoir accordé de ton temps : ton mot de la fin ?

Il faut avoir une grande musique en soi si on veut faire danser la vie !

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ParMarius Sergent

Why Not

INTERVIEW – Ce collectif de Dj sévit depuis 2011 dans le sud de la France… Ce groupe de potes qui s’est rassemblé par passion pour la musique électronique se développe aussi par le côté obscur de la force : la création d’event autour du DJing ! Discussion avec Dubix du Collectif Why Not :

Salut Antho, aka Dubix, et merci à toi de prendre le temps de me répondre ! Pour commencer, peux-tu te présenter, toi et ton asso ?

J’ai 27 ans, j’ai commencé la musique au lycée comme bassiste en montant un groupe avec des potes. En parallèle, j’ai commencé à m’intéresser aux musiques électroniques et à bidouiller un peu de son sur mon ordinateur puis ensuite, j’ai attaqué le mix.
En ce qui concerne l’asso, elle est basée à Rodez en Aveyron. Elle a pour but de promouvoir les musiques électroniques à travers divers événements ou collaborations, et grâce à notre collectif de 6 Dj.
Nous diffusons également un podscast mensuel en téléchargement libre sur notre page Soundcloud dans l’optique de faire de la promo à des artistes plus ou moins connus que nous apprécions.

Comment est né ce projet ? Comment tout ça s’est mis en place au départ ?

Au début, on organisait des free parties, puis en 2010 on a décidé de créer quelque chose de plus concret, histoire de proposer du son et des soirées ailleurs que dans des champs ! Nous avons monté notre premier évènement autour d’un buron sur l’Aubrac début 2011. La machine était lancée !

Vous avez en date de prévues les vendredis Électro, le 4 mai et le 8 juin (au café de la Paix à Rodez) puis une soirée au bar le Dayton à Figeac le 12 mai -comment est-ce que vous gérez le timing et l’organisation entre vous ?

Effectivement ! Les vendredis Électro c’est chaque premiers vendredis du mois depuis 4 saisons. On fait venir des collectifs ou des Dj d’un peu partout histoire de créer une bonne dynamique ! C’est un peu le fil conducteur, puis ensuite d’autres soirées se rajoutent de temps en temps dans d’autres lieux !
Pour gérer tout ça, on se débrouille comme on peut, à la bonne franquette, comme on dit !

Avez-vous des liens avec les autres assos du territoire qui organisent ? Comment se passe les collaborations inter-asso ?

Oui bien sûr, on a pu collaborer avec plusieurs structures ! On pose de temps en temps nos propres scènes ou inter-plateaux sur des festivals et 2 de nos Dj sont résidents sur les Natural Games à Millau. Les salles de concerts, assos, bars ou clubs du coin nous connaissent bien et font régulièrement appel à nous !
Les collaborations se sont toujours bien passées, c’est important d’échanger avec les acteurs locaux histoire de dynamiser le territoire !

collectif why notComment choisissez-vous les lieux où vous organisez vos soirées ?

C’est toujours compliqué de trouver des lieux adaptés à ce que l’on veut proposer. On est souvent limité en terme de place ou d’horaire. Du coup on s’adapte et on fait comme on peut avec ce que l’on trouve et ce que l’on nous propose !

 

Quelles valeurs diffusez-vous à votre public ?

Partage et respect principalement ! C’est toujours agréable de partager une passion commune pour le son avec le public, surtout quand il est réceptif ! Tout ça avec le smile, dans la bonne humeur puis le respect des lieux, de soi et d’autrui.

Quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre dans vos soirées ?

Principalement house et techno mais le panel est plutôt large ! Acid, Bass-Music, Drum & Bass, électro-swing et autres dérivés !

As-tu le sentiment que le public électronique est spécifique selon l’endroit où vous jouez ? Quelles différences/ressemblances as-tu pu noter ?

Ça peut être le cas effectivement. Mais parfois, et plus particulièrement dans les bars, il y a les habitués qui connaissent et suivent nos soirées puis ceux qui passent sans vraiment connaître. Des fois ils sont curieux et ils accrochent et des fois non (rire) !

Avez-vous le sentiment que le public est reconnaissant du travail que vous faites ?

D’une manière générale oui bien sûr, même si ce n’est pas toujours le cas ! On a très souvent de bons retours.

Les projets à venir ?

Rien d’extraordinaire. Continuer à pérenniser nos soirées et notre collectif puis peut-être la création d’un vinyle un de ces quatre !

Merci pour toutes ces réponses !! Le mot de la fin ?

Avec plaisir ! Peace love, sound beer & unity !

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ParRichard B

Shafran

INTERVIEW – Rencontre avec Shafran, jeune producteur et DJ voironnais (38) de Deep et G-House âgé de seulement 16 ans, plein de talents et à l’avenir prometteur.

 

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Valentin, j’ai 16 ans et je suis amoureux de la musique depuis plus de 10 ans.

Quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

Honnêtement, j’ai fait 6 ans de trompette mais cela ne m’a pas marqué. Il faut dire que j’ai vite plongé dedans, à 3-4 ans j’écoutais beaucoup de Disco-Funk et quand j’étais en primaire j’étais dingue de Techno française comme Vitalic, Miss Kittin ou bien The Hacker.

Cependant, je passais tout mon temps à chercher de la musique et j’ai fait des rencontres extraordinaires avec certains styles il y a seulement 5-6 ans. J’ai beaucoup trop d’inspirations.

logo shafranTu as commencé ta carrière en duo sous le nom des « Sweet Doctors » et aujourd’hui tu fais carrière solo. Quelle était ta place dans ce duo ? Pourquoi ce choix de continuer seul ?

Je m’occupais des productions et cela me déplaisait. Je crois que je n’avais pas trouvé ma voie dans un style assez commercial. Je ne veux produire comme personne et j’avais du mal à être compris. Ce que je veux dire c’est que la culture musicale est mon point fort : je ne connaissais personne qui en avait autant ou qui avait la même. Avec l’autre membre du duo nous n’avions pas les mêmes objectifs. Il voulait être connu pour l’apparence alors que je considère plus la musique comme un amour qu’on ne peut tromper. Il était inscrit en moi l’idée de faire revivre les styles qui m’ont marqué très jeune, et non de faire du commercial.

Comment pourrais-tu décrire ton style musical ?

 Je produis de la Deep House avec une touche Disco et Oldskool Piano (on reconnaît l’utilisation du Korg M1). De plus, je produis de la G-House, mais à ma façon. C’est comme si je voulais rendre hommage à l’Electroclash car j’y trouve des similitudes. Je suis très nostalgique et cela se reflète sur ma musique.

Aujourd’hui, tu es avant tout un producteur de Deep House ! Pourquoi avoir choisi ce genre de musique électronique plutôt qu’un autre?

Les musiques qui m’ont fait vibrer ont toujours été dans cette plage de BPM. En plus, l’arrivé de la Trap par exemple m’a troublé. Un style nouveau que beaucoup de monde adore, sauf moi. C’est comme-ci nous abandonnions tous ces styles qui ont existé auparavant car la plupart des producteurs aujourd’hui ne font plus attention à l’histoire de la musique électronique. C’est sûrement pour cela que ce style me dégoûte, je dois associer cet état d’esprit à la Trap.

Où puises-tu ton inspiration pour tes compositions ? Avec quels outils travailles-tu pour créer tes morceaux ?

Je dois passer 2h par jour à chercher du son et à écouter encore et encore les musiques qui m’ont marqué. J’écoute beaucoup de Disco, de Piano House et chaque jour je regarde ce qui est sorti en G-House.

Je travaille sur FL STUDIO.

logo shafranTu as signé sur le label « Housepital records » et tu es également un artiste « Spotify ». Comment se sont faites ces collaborations ? As-tu fais le 1er pas ? Est-on venu te chercher ? Que t’apportent ces entités ?

Je suis allé chercher Housepital records. Honnêtement ils ne m’ont rien apporté, leur promo était assez discrète. Mais cette année, j’ai 3 sorties sur des labels plus importants, j’en dirai pas plus…

Sur Spotify, j’avoue qu’on a eu de la chance avec Mahara pour les 10 000 écoutes. Je ne faisais pas attention à Spotify jusque-là ; néanmoins je me suis rendu compte que la plateforme est importante. Au niveau des collaborations, je recherche une alchimie. Avec Mahara, nous adorions la Piano House, c’est pourquoi nous avons directement collaboré. En 2018 j’ai une track avec Altharys qui va sortir dans un label G-House. C’est ici la même chose : avec Altharys nous avions exactement les mêmes objectifs. Collaborer ça t’apporte des nouveaux points de vue sur la production, et sur la psychologie de production, j’aime observer comment les autres travaillent.

Quel est ton Top 3 joué en ce moment ?

Je vais faire mon top 3 en fonction des musiques que j’écoute le plus !

  1. Simply Red – Monet Too Tight to Mention
  2. Brandon Reeve – Curls
  3. Michel Legrand – Disco Magic Concorde

Quelle est la prochaine étape pour toi ?

Gagner en notoriété. Souvent on ne fait pas confiance à quelqu’un de 16 ans. J’ai 3 sorties en labels qui arrivent et mon but est de monter le plus possible tout en me faisant plaisir.

Le mot de la fin…

 La musique est la meilleure chose au monde. Une variété incroyable existe, il y en a pour tout le monde donc allez chercher plus loin que la radio.

Retrouvez Shafran sur le web :

ParHigh Potential

Prose

Rencontre avec Nathan, entrepreneur culturel et président de l’association Prose qui place l’Art, l’émergence et les lieux atypiques comme fer de lance d’une nouvelle manière d’organiser des évènements.

Comment est né le projet Prose ? Le choix du nom a-t-il sa petite histoire ?

Le projet est né assez naturellement finalement. On a fait énormément de festivals, de concerts, d’expositions, de spectacles en tout genre, c’est d’ailleurs en plein milieu du camping de la quinzième édition de Musilac qu’on s’est rencontrés, totalement par hasard. On s’est retrouvés l’année suivante dans la même promo à l’université. On a continué à sortir, et à découvrir le monde de la culture notamment à Lyon. On avait déjà cette volonté de se lancer, et de créer quelque chose à nous, quelque chose de nouveau. On était dans la routine de pas mal d’étudiants, la formule classique du vendredi soir : before chez les potes, concert dans une grande salle, after, et retour à la maison. Et on se disait qu’on avait rarement l’occasion d’être immergés dans une ambiance pendant toute la soirée, et aussi qu’on finissait par tourner en rond dans les propositions culturelles qui s’offraient à nous. Il fallait qu’on trouve une manière de découvrir de nouveaux artistes, tous domaines confondus, et de les voir évoluer dans une ambiance spéciale, tout en restant tranquillement chez soi. C’est comme ça qu’est né le concept “Appart’ en Prose”. Nous avons donc créé le groupe Prose pour nous permettre de réaliser ce premier projet.

Pourquoi Prose, c’est vrai que c’est une bonne question. Je crois qu’on voulait quelque chose qui rappelle l’art sans en mettre un seul en valeur, quelque chose d’efficace, mais qui montre bien l’absence de barrières, ou de conventions. Du coup l’idée de la poésie mais sans les règles, ça définit assez bien le projet. Et puis c’est joli non ?

Il y a deux entités juridiques au sein du groupe Prose : peux-tu nous ce que fait chacune des entités ? Pourquoi avoir choisi de développer une association et une entreprise ?

L’une est une association, son objectif est de dénicher des lieux insolites pour y organiser des évènements culturels ouverts au public. L’autre, est une agence de conception et de création d’évènements. Elle s’occupe de l’organisation événementielle de projets de professionnels à professionnels. L’association est un projet participatif. Toute personne voulant se dessiner un réseau professionnel ou étant en mesure de mettre en œuvre ses compétences sont les bienvenus. Notre objectif était de créer un projet réellement associatif et non-intéressé par les fondateurs. D’un autre côté, nous devons manger. Nous sommes donc en train de monter une société indépendante de l’association qui permet de différencier le projet associatif du projet commercial.

Prose organise des évènements innovants : quelles sont vos spécificités ? En quoi vos events sont-ils innovants ?

Le but est de proposer une réelle immersion artistique grâce à un cadre unique. Les concerts sont sonorisés avec du matériel professionnel et un jeu de lumière dynamique, ce qui permet aux artistes et au public d’avoir la même expérience qu’un concert en salle. La collaboration entre musicien(s), plasticien(s) et/ou artiste(s) du spectacle-vivant dans un lieu clos et intime, permet au public de découvrir un ensemble ne s’arrêtant pas à une représentation artistique simple, mais à une performance plus complète. En outre, le format collaboratif permet également de pousser les artistes vers des retranchements encore rarement explorés, en insistant sur la création à plusieurs. Les performeurs de Prose doivent trouver des connexions, des liens entre leurs propres créations et celles du collaborateur.

Pour prendre un exemple plus concret, “Baraqu’en Prose”, que nous avons organisé le 9 février 2018, a eu lieu dans une maison située à 15 minutes de Jean Macé. Lors de cet évènement, nous avons proposé sept concerts allant de la musique Hip-Hop à la musique électronique, répartis sur deux scènes, l’une dans un grand salon et l’autre dans une cave. Trois expositions étaient présentées dans la maison. Les artistes performaient en live avec de la sérigraphie ou du VJ en collaboration avec les musiciens. Si avec tout ça c’est pas un tout petit peu innovant, bah on sait plus trop quoi faire…

Vous kiffez les lieux insolites : y a-t-il des lieux qui te font particulièrement triper ? Quel lieu déjà investi t’a le plus marqué ?

Le prochain méga kiff en vue, un château. Un rêve à réaliser : une grotte ! Le lieu le plus intéressant que nous ayons investi était la maison de « Baraqu’en Prose », d’abord parce que l’espace disponible nous a permis d’en faire à peu près ce qu’on voulait ! Et c’était aussi la première fois qu’on investissait un lieu “chargé d’émotions”, puisque le proprio nous avait prêté cette maison qui était celle de sa grand-mère qu’il venait de perdre. Selon lui, elle était une personne très joyeuse, elle aimait faire la fête, rencontrer des gens, découvrir de nouvelle choses. Pour lui, c’était une sorte d’hommage, donc on était très touchés d’avoir ce rôle.

Prose valorise une approche pluridisciplinaire de l’Art : quels sont les Arts qui peuvent s’exprimer dans vos évènements ? Quelle place y tient la culture des musiques électroniques ?

Tous les arts sont les bienvenus. Plus ils seront nombreux à collaborer, plus l’expérience d’immersion pour le public sera intéressante. Nous tenons réellement à créer un univers artistique commun dans nos évènements et non pas différentes prestations n’ayant aucun lien. La musique électronique se place au même niveau que les autres styles en ce qui nous concerne. Malgré le fait que nous avons des affinités assez forte avec ce style, nous essayons de ne pas le mettre spécialement plus en avant que les autres. Ce qui est particulièrement intéressant avec ce style, c’est les univers totalement décalés qui se créent autours avec les autres artistes.

Prose tisse des liens de Lyon à Berlin : as-tu le sentiment qu’il existe des différences culturelles entre les 2 villes ? Quels liens tissez-vous entre la France et l’Allemagne ?

Rien que pour la bière je dirais que oui et non. Berlinois ou Lyonnais, on boit tous comme des trous. La seul différence c’est que nous, c’est de la pression et eux de la bouteille. Sinon à part ça, les gens sont tout aussi géniaux ! Les Berlinois ont plus l’habitude d’événements comme ceux que nous proposons mais y sont tout aussi réactifs. Nous avons créé un pôle Prose à Berlin. Une équipe s’y est donc construit et notre identité à été exportée là-bas.

Prose aime la musique : peux-tu me citer des artistes en adéquation avec les events que vous organisez ?

Des artistes Prosiens : Blade, Fame (vidéo), Romain Davis, FRACTAL (vidéo).

Des artistes qui seraient ouf à faire passer dans Prose : Jacques, Tout est magnifique (vidéo), Igorrr, Tout petit moineau (vidéo), Stupeflip, The hypnoflip invasion (vidéo).

Quelle place Prose octroie aux artistes émergents ? Comment valorisez-vous l’émergence à l’échelle de vos territoires ?

Nous sommes une petite association et nous émergeons, tout comme de nombreux artistes. Les nouveaux projets artistiques méritent et doivent être mis sur le devant de la scène actuelle. Si nous ne prenons pas le temps de nous soutenir dans un milieu ou exister professionnellement est compliqué, alors personne ne le fera pour nous ! Nous mettons donc sur scène une très grande majorité d’artistes locaux émergents ou en voie d’émergence.

Comme dans toute musique, l’électronique n’échappe pas à la catégorisation commerciale ou underground : que penses-tu du milieu free-party ? Et à l’inverse du mouvement EBM mainstream ?

Les free-parties sont des scènes à part entière, les artistes peuvent s’exprimer, le public peut profiter. Les seules différences sont liées aux méthodes d’organisation. Je n’ai personnellement jamais organisé de soirées de ce type et n’ai donc jamais été directement confronté au milieu. De la même manière, le mouvement EBM mainstream est apprécié par un public et tant mieux. La seule caractéristique faisant que ce milieu me dérange est lié à la philosophie commerciale qui est derrière l’organisation. Produire pour des sacs de sous n’est clairement pas l’objectif qui m’a placé dans le milieu de l’évènementiel.

Quels sont les projets à venir pour Prose ? Ton message à adresser à la communauté électro ? Ton mot de la fin ?

Le projet était en pleine restructuration jusqu’à aujourd’hui. Les projets vont bientôt arriver, patience. Une seule chose à dire : “faites nous rêver, créez et surtout profitez !”. Mot de la fin : Kamoulox (ce mot est génial).

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ParMathias D.

Max Muller

Rencontre avec Max Muller, Dj/Producteur du Sud de la France aux sonorités Deep/Tech-House.  

Max, peux tu te présenter aux lecteurs pour commencer ? D’où vient ton nom de scène ?

Bonjour, j’ai 31 ans, j’habite actuellement à Carcassonne. Mon nom de scène était tout simplement le nom de famille de mon grand père…

Qu’est-ce qui t’a poussé à devenir ce que tu es aujourd’hui : DJ et producteur ?

J’ai baigné assez jeune dans la musique électronique grâce à mon frère plus âgé. Passionné par cette musique et ayant des amis DJs, l’envie m’est venue d’acquérir mes premières platines ; et bien sûr, de fil en aiguille, je me suis testé à la production : c’est très dur de lâcher maintenant.

Comment travailles-tu tes productions ? Quelles sont tes influences ? Quel matériel utilises-tu pour composer ?

Je travaille sur Logic X, accompagné d’un MOOG (SUB PHATTY) ainsi que pas mal de VST… Mes influences sont surtout anglaises. Il y a de très bons producteurs de Tech-House, ils sont bons pour le groove : c’est très festif !

Tes productions ont été signées sur des labels comme Defined Music, Way Of House, Happy Records pour ne citer qu’eux : qu’est-ce que ça t’a apporté ?

Se sont surtout “Scander” et “Way Of House” qui m’ont apporté ; plus particulièrement “Scander”, le label de Seb Bevil qui est un bon ami : c’est grâce à lui que j’ai débuté sur Montpellier et que j’ai connu le fondateur des soirées UNITED.

Selon toi, est-il important pour un DJ amateur de composer pour se faire connaître aujourd’hui ?

Ça y contribue fortement mais j’ai plusieurs connaissances qui mixent à l’international sans avoir fait de productions.

Tu joues des sonorités Techno et House : comment te positionnes-tu dans le débat entre musique électronique “underground” et “commerciale” ?

Comme tout le monde, il m’arrive d’affectionner certains morceaux commerciaux mais je n’en joue pas. Il en faut pour tous les goûts donc j’accepte de loin ce qui se fait de nos jours.

Peux-tu nous citer 5 tracks/albums en musiques électroniques qui sont incontournables pour toi ?

  • Raffa FL – “How We Do”
  • Armand Van Helden – “You Dont Know Me”
  • Larse Moston – “Soothe”
  • Superfunk – “Lucky Star”
  • Andrea Oliva – “Voices”

Tu joues beaucoup dans le Sud-Ouest de la France : quelle relation entretiens-tu avec ton public ?

J’adore le social en soirée (rires) et faire de nouvelles connaissances, faire au mieux pour donner une satisfaction car le public nous le rend bien.

Quel est ton meilleur souvenir en mix ? Et le pire ?

Meilleur souvenir : au Break Club à Montpellier pour une soirée UNITED le 31 Décembre il y a 4 ans.

Le pire : le matériel qui ne fonctionne pas au moment de reprendre après un autre DJ !

Quels sont tes projets à venir ? Des nouveaux tracks dans les prochains mois ?

Une collaboration avec le producteur Dan Corco qui est présent sur de très bons labels comme DYNAMIC pour ne citer que lui. 5 EP qui vont sortir ainsi qu’un remix…

Ton mot de la fin ?

Profitez car le temps passe vite.

Retrouvez Max Muller sur le web : 

ParMarius Sergent

Cousin Vic

Dj et producteur, créant une Techno langoureuse et groovante à souhait, Lyonnais d’adoption mais Clermontois avant tout, découvrez ou re-découvrez l’univers de Cousin Vic :

Salut et merci à toi d’accepter mon interview, peux-tu commencer par te présenter ainsi que ton parcours dans la musique électronique ?

Salut à toi déjà et merci pour l’intérêt que tu portes à ce que je fais…
Alors moi je m’appelle Victor Raynaud et je suis né en Avril 1989 à Clermont-Ferrand. Mon parcours dans la musique électronique est assez simple et n’est pas que de mon fait. J’ai un frère ainé qui a bercé là-dedans depuis l’arrivée des raves et qui m’a contaminé sans le vouloir. A 7ans je suis tombé dans sa chambre sur sa réserve de cassettes audio (une boîte à chaussures remplie de techno sous son bureau), j’en ai choisi une au pif, inspiré sur le moment par la jaquette. Je ne sais plus si c’était une cassette de Crystal Distortion ou de Meltdown Mickey bref un des Spi (que mon frère connait bien)(Spiral Tribe NDLR), je suis allé dans mon bain après avoir mis la cassette dans le poste (je m’en souviens comme si c’était hier, dans les moindres détails), et là, RÉVÉLATION !! C’était déjà fini pour moi.
Ensuite à 12 ans je me suis mis à squatter Rebirth (1er séquencer) sur le pc de mon frère, ensuite je me suis mis au mix en faisant mes premières scènes en free, puis après j’ai vite voulu faire mes prods…
Du coup je suis tombé par hasard sur la SAE Institut à Paris et j’ai validé mon diplôme “Electronic Music Producer.” Entre temps j’avais déjà signé sur quelques labels et je voulais me professionnaliser un peu plus là-dedans… Donc voilà où j’en suis aujourd’hui, et j’en suis assez satisfait même si tu en veux toujours plus, une réussite en amenant une autre…

D’où vient ton nom de scène ?

(Rire) C’est une longue et vieille histoire à la con… Qui normalement devrait porter préjudice à mon frère !
En fait tout comme toi j’ai fait des saisons en  stations de ski, à la Plagne précisément, tout comme mon frère les dix années précédant les miennes. Et il se trouve que mon frère était surnommé “coussin péteur” (on se demande pourquoi…) qui s’est transformé en “cousin Peter” et qui s’est raccourci en “cousin Pit”.
Quelques temps plus tard je débarque à la Plagne avec cette même sale gueule de Raynaud (je suis la copie conforme de mon frère) et donc “cousin pit” est devenu “cousin vic”. Et un beau jour alors que je me produisais à Terre Blanque pour une soirée dubstep (à l’époque sous le nom de “Parazite Basko”) le mec qui a fait les fly (le meilleur pote de mon frère) m’a annoncé sous “Cousin Victor”… On s’est bien marré avec ces conneries, puis c’est resté…
En plus ça m’évite de m’appeler “Alejandro Fanchini” par exemple, comme un trou de balle sur deux de la scène club minimal…

Quelle est ta philosophie, ta conception de la production ?

Vaste sujet : tu pourrais me dire, je ramasse les copies dans deux heures…
En fait à la base c’est un exutoire, le mix ça m’a fait marrer les premiers temps puis très vite je voulais exposer ma vision de la Techno qui est faite d’influences diverses et variées. J’ai besoin d’expulser ce qui me tourne dans la tête, sinon ça reste, ça tourne et ça rend fou (Rire).
Après ma philosophie du truc, c’est que j’essaye de ne pas me fixer de limite, même si tu as quelques codes à respecter forcement, que ce soit dans la composition ou la structure et l’arrangement. J’ai besoin de faire tout style de techno, je n’arrive pas à me cantonner dans un seul style bien défini, même si je sais qu’on peut atteindre une forme de “notoriété” plus rapidement par cette voie. J’ai besoin de faire pleins de choses différentes parce que j’écoute pleins de choses différentes…
Ensuite le fait de savoir produire amène à mes yeux une certaine crédibilité, parce que mixer tout le monde peut le faire, même s’il y en a des meilleurs que d’autres là-dedans (pour ma part j’ai aucun talent particulier par exemple).
J’aurais toujours une attention supérieure pour un bon producteur que pour un bon Dj.

Travailles-tu seul ou en collaboration ?

Ca dépend ! Et là si t’es un bon, tu me réponds “ça dépend, ça dépasse”.
En fait je ne fais pas que de la Techno, je suis aussi très actif dans la Somatik Techno (où je rencontre un succès bien plus prononcé qu’ailleurs) qui est un mouvement musical underground électronique qui nous vient des pays de l’Est. Plus précisément de Russie et d’Ukraine.
En Techno je produis seul, et en Somatik je produit seul aussi, mais également très souvent en collaboration avec Monsieur Hertzman (le boss de Lethal Dose Recordings, Somatik Sounds, Plunk, Berberis et de Lethal Script Label…).
On a pondu notre premier album en collaboration en septembre 2017 après un an et demi de travail acharné. C’est une autre manière de travailler, surtout avec un tel nom, qui est d’une exigence incroyable. Ce genre d’exigence qui te fait grandir, qui te tire vers le haut, qui fait que tu te remets en question constamment… On apprécie d’ailleurs énormément notre complémentarité, qui est réelle! Il est plus à l’aise en compo que je le suis et moi de mon côté j’apporte mes aptitudes en terme d’arrangement, où il me laisse carte blanche. Puis on va dire que j’ai une approche plus Techno de la Somatik que lui. On essaye donc de marier sa composition ambiante et planante avec mon approche plus rentre dedans, plus primaire, plus Techno. On prend vraiment plaisir et on n’en a pas fini tous les deux, on a TOUJOURS depuis deux ans, un projet en cours… J’ai l’impression d’avoir franchi un cap en travaillant avec lui.
Et puis c’est vraiment très flatteur pour l’ego quand quelqu’un comme lui vous demande de travailler avec. Et du coup, être très rigoureux dans le travail avec lui, ça m’a apporté une certaine prise de liberté dans mes projets perso, je me débride, j’ose… C’est un peu paradoxal.
Ce que je veux dire, c’est que je me lâche quand j’ai pas Monsieur Hertzman sur le dos (Rire) et des fois ça donne des bons trucs (Rire).
Bref c’est que du positif, que je sois seul ou non ça fait deux ans, voire un peu plus que je sens que j’avance vraiment…

Quel matériels et logiciels possèdes-tu dans ton home studio ? Recherches-tu des spécificités techniques particulières ?

Alors moi je suis basique grave, j’ai un petit synthé novation et le reste c’est tout du VST. Il y a des trucs vraiment excellents aujourd’hui…
En terme de rendu on a des trucs très très propres. Certes ça ne vaudra jamais le hardware, l’analo etc, mais c’est déjà tout à fait correcte. Après je ne vais pas non plus tout détailler pour ne pas me foutre à poil, et j’ai aussi un compresseur externe que je n’utilise pas toujours.
Mon séquenceur c’est Ableton, ça c’est pas très original. Je trouve ça assez intime, tu demandes pas à un magicien quels sont ses trucs. Et me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, je suis loin d’être un magicien dans la Techno, j’ai rien inventé les copains !
Sinon, si j’avais un souhait, j’avoue que j’aimerais vraiment me mettre au modulaire… Mais faut des sous et de la patience pour ça (Rire)…

Comment puises-tu ton inspiration pour composer ? Quels sont tes influences en matière de production ?

Souvent ça fait Boom Boom Boom… Tu connais? (Rire) Tu veux des noms ou quoi ? Qui m’inspire ? Y’en a tellement…
Depuis mon école à Paris, je suis très dans la technique de mix du track (mais pas que non plus), j’essaye de tendre, tant que faire se peut, dans des bassline très présentes, un chouille crado, avec un beat qui a des frappes sèches et des vélocités augmentées. De quoi faire sonner du sale mais propre… c’est pas très clair mais ceux qui consomment de la techno devraient me comprendre (Rire).
Après je peux te faire un petit podium de mes influences en terme de producteurs, c’est-à-dire en technique pure. Mais de toute façon, quelque chose de bien produit, même si c’est pas ton style de prédilection, tu prends plaisir à l’écouter et tu trouves ça bon.
Bref si on s’attaque au podium :
En 3 je te mets ce qui se fait chez Drumcode, pas tout non plus, mais Sam Paganini, Pig & Dan, Adam Beyer, Enrico Sangiuliano, Julian Jeweil, ça c’est du très bon boulot.
En 2 je te mets “Hell Driver », je trouve ce producteur incroyable, il a tellement de qualités, et dans tous les styles en plus… Après on est dans une époque où le faire savoir est plus important que le savoir faire et ce mec mériterait de jouer tous les weekends, partout !! Pour l’instant il se contente de déchirer tous les tops Beatport, il est en train de prendre de l’ampleur et c’est mérité.
Et mon chouchou numéro 1, c’est un français, un toulousain, qui casse tout depuis tellement d’années, qui a déchiré toutes les scènes Electro sous tellement de blases, le gars sait tout faire. C’est “The Clamps.” Je parlais de crade mais propre tout à l’heure et ben là on a les deux pieds dedans mon pote !!! Il est incroyable, il sait tout faire, Trance, Techno, Drumstep, Neurofunk, Dubstep. Là, il faut que j’arrête de parler, faut juste que tu ailles écouter et puis c’est tout ! Et le pire, pour la petite anecdote, c’est que c’est le pote d’un très bon ami et que je ne l’ai jamais rencontré. Ca va me faire quelque chose si un jour ça arrive, parce que c’est vraiment mon préféré depuis le début ! Mais t’inquiètes je ne laisserai rien paraître (rire).

Tu as signé ton dernier EP sur Fortwin-Records, as-tu une stratégie particulière dans ton démarchage de label ?

Pas particulièrement non, puis ça a bien évolué entre aujourd’hui et il y a quelques années… Au départ tu démarches un peu partout et puis quand il y en a un qui répond à ta requête par l’affirmative, tu es super content parce que ça fait partie de tes premiers label, puis que tu as le sentiment d’exister. C’est un peu con mais la première fois que tu vois ton blase sur Beatport tu te dis bon ben c’est pas mal.
Puis des fois tu reçois des masterings qui ont massacré ta création originale et là tu te dis bon, faut que je fasse du tri et que je regarde chez les labels qui peuvent me correspondre et qui font du bon taff…
Puis un beau jour, je ponds un EP 2 titres mieux que les autres, un projet grave péchu, bien rentre dedans, avec franchement une structure pro que je n’avais encore jamais su faire. Un petit moment où j’étais “touché par la grâce” parce que j’ai fait mon deux titres en une vingtaine d’heures, tout coulé… Ça venait comme ça puis là, je me suis dit : “Allez j’ose tout et je demande un remix à Hell Driver” (l’artiste dont je vous parlais précédemment) et en plus je l’envoi chez “Beast Factory Recordings” qui fait partie du top 3 de mes labels préférés. J’ai envoyé tout ça en mode pro avec une bio, avec la demo et le remix, le book, enfin tout, et 24h plus tard je reçois un mail de Beast Factory qui me dit qu’ils adorent et qu’ils sont chauds pour me signer.
Donc là ouais j’ai un peu kiffé ! Et depuis ce jour-là, je n’ai plus démarché un seul label, c’était l’inverse qui se passait. Petite dédicace à mon père qui me répétait sans cesse quand j’étais plus jeune “bouges toi le cul personne ne viendra te chercher” (Rire) et il a raison d’ailleurs (Rire).
Mais bref, c’est incroyable le crédit que ça m’a apporté de signer chez eux, surtout que mon EP  a fini vente la plus populaire de l’année 2016 chez Beast Factory. Incroyable…
Puis après, j’avais pas mal de demandes de plusieurs labels, j’ai pu aussi accepter et refuser des projets et me “donner” au meilleur label.
Ensuite, mon dernier EP chez Fortwin-Records, c’est un truc qu’on avait prévu depuis longtemps avec le boss du label avec qui je corresponds régulièrement. C’est un passionné qui propose un travail très pro, il y a d’ailleurs des artistes très prestigieux qui sont signés chez lui. Du coup ce 6 titres c’était chez lui que je voulais le faire même s’il y avait d’autres labels qui étaient intéressés…

Sur quels labels aimerais-tu signer ? Pourquoi ?

Et ben bonne question… je t’avoue que j’aimerai vraiment bien signer chez Yin Yang Records, parce que c’est un label auquel je me suis toujours identifié, à qui j’ai déjà envoyé des démos où ils m’ont dit que le travail était très bien fait, mais que le style ne correspondait pas à 100% à celui du label. Du coup j’ai un peu de mal à les cerner des fois mais je vais y arriver un jour, c’est un peu mon petit challenge que je me suis fixé, j’espère y arriver… y’a pas de raison… Je sais que j’ai le niveau !
Sinon Drumcode (peut-être un peu ambitieux) mais je crois qu’il faut être chauve pour signer chez eux (Rire).
Sinon j’aime beaucoup le travail de Naked Lunch, Elektrax, j’aimerai signer chez Token Records, le label de Inigo Kenedy, mais c’est pas vraiment ce style de Techno que je produis actuellement, c’est par admiration de l’artiste qu’il est et de la musique qu’il compose aussi. C’est ce que j’appelle de la Techno de daron, je ferai ça quand je serais un grand garçon…
Je suis assez admiratif d’un mec qui arrive à faire un track où pendant 7minutes c’est toujours la même chose mais tu te fait jamais chier… ça demande une approche de composition hyper subtile, et dans mon esprit, il faut de la bouteille pour arriver à ça… ça demande de vraiment sentir les choses et d’avoir un feeling T&echno très fin, j’espère vraiment un jour verser dans ce genre de musique. Et certainement via l’analogique tiens !(Rire).
Pour finir Boyz Noize Records me botte bien mais je ne me suis jamais vraiment penché dessus. Je pense que le jour où je débarque avec un projet fiable et intelligent, je pourrais prétendre… ou pas…(Rire).

Quels retours sur tes productions as-tu des artistes de la scène ? Du public ?

J’ai la reconnaissance et le respect de mes pairs et c’était ça mon objectif premier. Ensuite les retours sont  positifs oui, ça me surprend même des fois. Parce que je suis bien conscient que ce que je fais n’intéresse que quelques initiés, mais quand des gros noms viennent me complimenter et que des labels que je suis depuis longtemps viennent me proposer des projets je trouve ça hyper flatteur et ça met du baume au cœur c’est sûr!
Après le retour du public est très bon également mais il me touche moins, tu sais pas toujours si c’est ta musique ou la drogue qui était bonne… Mais il m’est arrivé d’avoir de très bons compliments quand un consommateur me dit ça sonne pro, ou que mon beat bassline fait tomber les murs je kiffe. Mais quand un producteur réputé (ou non) me demande comment j’arrive à faire telle ou telle chose je bande encore plus. J’aime beaucoup quand on me dit, toi tu as fait une école d’ingé son, ça s’entend.
Mais je redescend vite sur terre t’inquiète, je suis lucide et je sais très bien que ce que je fais n’intéresse que moi comme j’aime à le dire…

Comment te positionnes-tu sur le débat entre l’analogique et le numérique ?

La vérité ? J’en ai rien à branler ! La musique c’est comme pleins de choses, il y a ceux qui en parle et ceux qui en font… Après comme je disais plus haut je pense que le numérique ne vaudra jamais l’analogique, mais qu’il y a des VST de plus en plus surprenant où la qualité est à s’y méprendre…
Mais c’est sur qu’un pied analogique ça reste un pied analogique, c’est inégalable je pense…

Développes-tu des prestations live ? Préfères-tu jouer en tant que liver ou Dj ?

J’y travaille ouais, mais c’est long et j’essaye de mettre ça sur pied avec d’autres artistes surtout. Avec mon pote Noise CtrL notamment, j’ai oublié de le citer celui-là aussi, mais accroches toi bien mon pote parce que lui aussi dans le genre pur producteur et mec qui transpire la Techno, ça se pose là !! Il a un feeling, il sent grave les choses, je l’adore, c’est mon papa, c’est en partie (voire surtout) à cause de lui que je fais ce que je fais, c’est une source d’inspiration permanente. Si je fais un truc que personne n’aime, mais que lui kiff alors j’en ai rien à foutre, je garde et je sais que c’est bon !
Mais cette histoire de live est un peu au point mort en ce moment, on manque de temps pour se voir lui et moi. Sinon on peut pas parler réellement de préférence. Il y a des qualités dans les deux. Mais c’est pareil j’ai un peu plus d’admiration pour un type qui fait du live que pour un mec qui mixe…

Les projets à venir ?

Il y en a tellement aussi… Mais là le plus concret c’est la Somatik, on vous prépare que des bombes avec Hertzman… J’ai un EP qui va sortir chez Physical Records, le label de Mik Izif et Midwooder, qui va sortir très rapidement avec des remix de Tawa Girl et de Noise Ctrl. Il y a aussi une sortie 4 titres prévus chez Basic Avenue Records aussi.  Sinon j’ai deux festochs de prévus au Sénégal et au Cameroun avec une bonne orga, un plateau bien fat… ça va être cool.
Un bon festoch en Juillet aussi en Auvergne dans un cadre magnifique avec la crème des crèmes des organisateurs de soirées. C’est le festival Stone Moon. Ces mecs-là sont vraiment adorables et passionnés. Ils ont une vision des choses en grand tout en conservant une certaine simplicité, c’est comme ça que je vois les choses sur cette scène qui tend à être de plus en plus superficielle, et ça fait plaisir !

Merci à toi pour toutes ces réponses, le mot de la fin ?

Ben merci à vous parce que je me suis rendu compte que ça n’intéressait pas que moi, il y a toi aussi donc on est déjà deux c’est cool! (Rire).
Sinon je voudrais m’excuser auprès de mon pote Gianni d’avoir pissé dans le couloir de sa boîte de nuit il y a un peu plus d’un an maintenant (rire) il comprendra…
Sinon pour le mot de la fin, j’hésite entre pantoufle et anorak, je te laisse choisir…
Et enfin une bise à tous ceux que me suivent, ma famille, mes proches, mes amis et ma p’tite Boston family.

 

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Beatport

 

ParMathias D.

Sonny Zamolo

Rencontre avec Sonny Zamolo.  Dj et producteur français basé sur Shanghaï , il est le fondateur du label Elegant Bastards.

Salut Sonny , peux tu te présenter aux lecteurs ?

Salut. Merci de m’accueillir pour cette interview. Je viens de la région parisienne et j’ai commencé la musique électronique il y a plus de 11 ans sous le pseudo de Nonoms Light. J’ai gagné le contest de Pete Tong sur la BBC sous ce pseudo à l’époque et c’est ce qui a lancé ma carrière. Depuis j’ai beaucoup travaillé avec Monochrome Music avant de lancer mon propre label. Je vis à Shanghaï en Chine depuis 7 ans.

Qu’est-ce qui t’a poussé à devenir ce que tu es aujourd’hui : Dj et producteur ?

J’ai écouté beaucoup de rap au collège mais j’ai toujours aimé quand les intrus sonnaient électroniques et funky. J’ai commencé à écouter de la Trance via des potes mais aussi Daft Punk. Plus tard,  j’ai découvert Pryda pour qui j’ai eu un gros coup de cœur. J’ai eu la chance de côtoyer Arno Cost pendant son décollage et c’est là que j’ai commencé à mixer et produire.

Comment travailles-tu tes productions ? quelles sont tes influences ? Quel matériel utilises-tu pour composer ?

C’est une question un peu complexe dans le sens où mon workflow a beaucoup évolué. J’ai produis pendant presque 10 ans sur FL et donc je bossais avec les patterns. Maintenant je suis sur Logic et en général je commence par une boucle et je crée le climat de mon track. Ensuite je déroule puis je bosse les détails, automations, FX. Je bosse mon mix au fur et à mesure mais j’aime bien que ma boucle de départ sonne déjà un minimum. Je ne suis pas de ceux qui gardent le mixage pour la fin. Mes plus grandes influences sont Prydz puis le groupe Arno Cost, Arias, Norman Doray qui m’ont énormément influencé à leurs débuts. J’ai aussi aimé la SHM, surtout avant qu’ils prennent ce nom officiellement en fait. Ces dernières années c’est principalement Kryder et Tom Staar même s’il y a pas mal d’autres artistes très forts.
Pour ce qui est du matos, j’ai un Mac Pro, une carte son Komplete Audio 6, des Yamaha HS7 en Chine, des MSP5 en France et un casque Audeze LCD-X qui est une tuerie (merci Ravenkis). J’ai aussi un Arturia Minibrute mais il est resté en France malheureusement. Après niveau plugings j’en ai beaucoup mais j’adore Diva, Spire,tous les D16 Group, FabFilter et Izotope surtout pour le mastering.

Tu as signé des morceaux chez notamment Black Lizard et a été supporté par des Dj internionaux tels que Leandro Da Silva, Thomas Gold ou encore Promise Land : qu’est-ce que ça t’a apporté ?

J’ai eu la chance d’avoir beaucoup de beaux supports depuis plusieurs années. Ça fait toujours plaisir de voir ses morceaux appréciés par des artistes renommés. Signer sur le label Black Lizard de Leandro Da Silva est aussi un grand plaisir étant donné que c’est l’un des artistes phares dans mon style principal. Ça me conforte dans mon idée de faire une musique sincère et que j’aime. Quand on prend du plaisir et qu’on est soi-même on peut toucher les autres. Pas besoin de copier les tendances. Et heureusement !

Tu es le fondateur du label Elegant Bastards, dis en nous un peu plus : pourquoi avoir créé ce label ?

Après le beau succès qu’on a eu avec Monochrome Music avec mon pote Aron Scott, j’ai eu envie de créer un nouveau label, plus spécifique et qui correspondait plus à ma vibe actuelle. Aron a du s’éloigner de la musique quand je pensais créer mon propre sous label de Monochrome. Du coup ça a précipité les choses et j’ai créé mon propre label Elegant Bastards tout seul de mon côté. Heureusement j’ai eu le soutiens de pas mal de potes qui étaient déjà sur Monochrome: Martin Alix, Gaba, Pol Ayke, LOG, Spahnhattan, Kristof Tigran. Ils font du super son et en plus ça nous a aidé à se faire une place très vite. On ne partait pas vraiment de zéro et du coup on a tout de suite eu de beaux supports et réalisé des tops Beatport. J’ai aussi créé ce label car je prends plaisir à aider des artistes que j’aime à avoir l’exposition qu’ils méritent.

 

Quelles sont tes attentes vis-à-vis des artistes que tu signes ? Quels sont tes critères de sélection ?

Je signe des morceaux qui me touchent. J’attends aussi une certaine qualité technique. C’est obligatoire aujourd’hui. Pour les artistes, je veux simplement qu’ils soient sincères et sérieux par rapport à leur musique et qu’ils correspondent à l’identité du label.

Tu es un parisien qui vit à Shanghaï , raconte nous ta première expérience sur scène en Chine.

Il ne faut pas dire aux parisiens que je suis parisien car je viens en réalité de la banlieue mais c’est vrai que j’ai passé beaucoup de temps en club à Paris, que cela soit derrière les platines ou sur le dance floor. La Chine c’est différent. J’ai eu la chance de jouer, entre autres, au Red Light à Paris à la belle époque (cad avant la Teknotik haha). Super sound system, gros dance floor. La Chine c’est beaucoup de tables et peu de place pour danser, des warmups à 130 BPM, 120 db. C’est compliqué. Après si on va dans les clubs undergrounds, il n’y a plus de tables et des meilleurs Djs mais ça reste petit et avec peu de moyens. Ma première expérience ici était dans une cave à jouer de la Tech House devant 150 personnes. C’était assez cool mais je dois avouer que je préfère les clubs plus glamours et jouer des trucs qui tapent un peu plus. C’est dur de se faire une place ici avec mon style qui n’est ni Big Room, ni Underground, mais le marché chinois évolue et je sens de plus en plus de belles opportunités approcher.

Quel lien on le public chinois avec la musique électronique par rapport au public français ? Quelles sont tes relations avec ces différents publics ?

C’est à l’opposé. La France a un énorme background de musique électronique. Les chinois ont découvert ça au cours des 4 ou 5 dernières années. Du coup c’est principalement du top 100 DJ Mag ou alors à l’opposé, de la Techno dark dans une ambiance berlinoise. Il n’y a pas vraiment d’entre deux, mais je sens la House venir doucement mais surement. J’ai bon espoir. Après malgré le manque de connaissance du public, le marché se porte super bien ici. C’est très impressionnant. Les jeunes chinois sont très ouverts à la musique électronique. Il faut voir le nom des headliners dans les clubs et les dizaines de festivals qu’il y a chaque années. Il y a du pognon pour notre marché ! J’espère juste qu’à l’avenir cela ne tourne plus seulement
autour d’un classement truqué. Mes relations sont bonnes avec les deux publics et je ne fais pas vraiment la différence au final. Je joue quand on veut de moi en tant qu’artiste. Je n’ai jamais été Dj résident. Donc je joue mon son et j’essaie d’amener le public dans mon monde. De leur faire découvrir des choses. Ce qui n’est pas dur vu que 90% des Djs ici copient les playlists des uns et des autres. Et du coup j’ai de bonnes réactions. J’espère juste que de plus en plus de clubs et festivals donnent leur chance à de vrais artistes avec des couilles plutôt que de faire jouer des séries de clones sans âme.

Quels sont tes projets pour les mois à venir ? Des titres qui arrivent ?

Oui pas mal de projets. Des collabs, notamment avec Mathias D. Un titre un peu Disco/Deep sur ELEGANT BASTARDS. J’aimerai aussi faire une soirée du label cet été.

Et pour conclure, dit nous quelque chose d’exclusif sur toi !

En général je ne cache pas grand chose donc c’est dur de donner de l’exclu. Mais si vous voulez une info un peu intime, plusieurs de mes tracks sont inspirés par des filles dont j’ai été amoureux. A vous de retrouver les titres. haha

 

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ParMarius Sergent

Nico Ortiz

Discussion avec un grand de la musique électronique Annécienne, Ex-résident du Macumba (1997 – 2010), Ex-résident du Pop-Plage (2010 – 2013), Ex-résident des Caves de Courchevel (2010 – 2013) directeur du Bowl (La Boîte d’Annecy) , directeur artistique du XNV festival et distillateur d’une Deep-Tech-House de grande qualité qu’il mixe le plus souvent à Genève (Les Voiles – Rooftop42 – Village du Soir) : Nico Ortiz !!!

Merci d’avoir accepté mon interview et peux-tu commencer par te présenter et ton parcours pour en arriver où tu en es ?

Hello à tous, je suis originaire d’Annecy (Haute Savoie), j’ai commencé en 1989 à l’âge de 17 ans en tant que pro, je fêterai mes 30 ans de deejaying en 2019 ! Je vous laisse faire le calcul sur mon âge avancé (rire) !!

Qu’est-ce qui t’as motivé à devenir Dj dans la scène électro ?

Je suis parti à Londres en 1988 dans le cadre d’un échange / correspondant, la vague House déferlait là-bas, j’ai assisté à quelques Sound system, et j’ai bloqué sur les deejays, j’en ai fait mon métier !!

Comment as-tu appris à mixer ?

Tout seul dans ma chambre (rire), il n’y avait pas d’écoles, quelques investissements de base et beaucoup d’entraînements !

Pourquoi as-tu choisi de mixer ce type de sonorités ? As-tu déjà mixé d’autres genres ?

Car je suis vraiment un amoureux de La House Music.
D’autres genres : oui bien sûr, quand j’étais au Macumba on jouait Techno Detroit, Electro pour la Zone Rouge…
Dans les clubs où j’étais résident j’ai joué plus Mainstream.
Minimale aussi quand je participai à La WMC entre 2008 et 2011.

J’ai eu le plaisir de t’entendre mixer (et c’était vraiment génial !!), quels sont tes petits secrets, quels sont tes petits plus sur scène ?

Mon secret n’en est pas un, il est logique : un choix musical homogène, une touche technique car le dj doit jouer la musique et un classement efficace des titres !!

Y a-t-il des lieux ou events où tu rêves de jouer, et quel est le lieu le plus incroyable où tu es joué ?

J’aurai aimé officier à Ibiza mais l’occasion ne s’est jamais présentée.
Le lieu le plus incroyable ou j’ai joué est à : Miami Beach, sur Ocean Drive, lors des Winter Conference entre 2008 et 2011

Comment es-tu devenu le directeur du Bowl ?

Je suis devenu Directeur au Bowl suite à l’entretien que j’ai eu avec Mr Faraglia le PDG du Club (rire) !
Non sérieusement, car je commence à avoir de l’expérience dans la Nuit je pense.

Comment choisis-tu les têtes d’affiche de tes soirées ? Des artistes que tu aimerais avoir dans tes soirées ?

Nous choisissons ensemble (avec mon D.A Michael Muret) les artistes qui pourraient éventuellement venir au club…
Cela devient difficile car les prix sont devenus inabordables pour les plus connus d’entre eux…

Quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre dans les soirées du club ?

Clubbing, House, Tech House, Future Bass, Electro, Trap, Dirty.

Les projets à venir ?

Continuer à mixer, à me faire plaisir tout en faisant plaisir aux autres, me faire mes petits edits, quelques prods… et surtout bien m’occuper de ma petite famille.

Merci à toi pour toutes ces réponses, le mot de la fin ?

C’est moi qui te remercie, je remercie Gratien du BarBar Pub de nous avoir présenté l’un à l’autre !
Et Vive la Musique !

 

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ParLaurence

Hungry Music

Nous avons interviewé les quatre artistes du label Hungry Music, Worakls, N’to, Joachim Pastor et Stéréoclip à l’occasion de leur passage à Lyon.

Vous étiez tous indépendants à vos débuts, comment est venue l’idée de se structurer autour du label Hungry Music?

Nous avons participé ensemble à différents festivals, nous avons chacun notre propre univers mais avons souhaité évoluer ensemble. Pour cela, il nous fallait un label. Plutôt que d’en rejoindre un, nous avons créé le nôtre, dans un souci d’indépendance.

hungry musicQuel est le business model de la musique électronique selon vous ?

Pour nous, c’est la qualité de la musique qui prime. Mais aujourd’hui nous devons insister aussi sur la communication. Nous essayons de nous différencier en mixant dans des lieux insolites, nous produisons à l’étranger. Nous tenons aussi à la proximité avec le public.

Comment voyez-vous l’évolution des musiques électroniques actuelles dans la mesure où tout le monde travaille avec les mêmes logiciels ?

Nous arrivons à une période où il y a un croisement des technologies, avec l’intelligence artificielle, notamment. Une évolution va clairement avoir lieu dans les mois à venir, mais nous pensons que l’humain aura toujours le dessus.

Quelles sont les influences de Hungry music? 

Elles sont variées, elles ne viennent pas seulement de l’Electro.

Qu’est-ce que vous écoutez en ce moment ? 

Un peu de tout, du Hip Hop, de la Pop Rock, des bandes originales de films…

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui voudraient se lancer ? 

Se laisser guider par la passion et travailler, beaucoup travailler…

Quel regard portez-vous sur les écoles de Dj ?

On peut y apprendre la technique mais pas l’art.

 

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Diane

Rencontre avec Diane, DJette et productrice lyonnaise, organisatrice des soirées Cytochrome et synthèse parfaite de la rencontre entre la musique électronique et industrielle.

Diane, avant d’arriver à la musique électronique, tu as une formation au conservatoire : en quoi cette formation a-t-elle influencé ta trajectoire dans les musiques électroniques ?

Depuis que je suis née, je vis avec la musique puisque mes parents sont musiciens. A la maison, on écoutait essentiellement de la musique classique mais aussi différents styles de musiques (opéra, rock, jazz, chanson française…). Cette formation au conservatoire m’a fait réaliser que l’académisme n’est pas ma tasse de thé et que je n’étais pas à l’aise avec le scolaire, l’autorité en général. J’avoue que cette formation m’a apporté de la structure dans mon travail, des connaissances et un savoir faire qui est notable ; mais très vite, j’ai voulu faire sonner la musique à ma manière. Je voulais créer ma propre méthode. Les musiques électroniques offrent une certaine liberté tout en intégrant une trame solide et je m’y retrouve. De même, je suis attirée par les musiques étranges ou celles qui échappent à mes habitudes musicales. J’aime l’effet de surprise et le questionnement qu’elles peuvent susciter.

On dit que le milieu électro reste un milieu macho : quel est ton sentiment sur ce point ? Y a-t-il un féminisme à l’œuvre chez les artistes en musiques électroniques ?

Je me suis toujours positionnée comme un être humain avant d’être une femme. Mais je dois souligner le fait que de plus en plus les femmes s’expriment, sur la scène ou ailleurs. C’est très bien. J’aime la musique et c’est ce qui compte le plus pour moi. Et de toute façon, que ce soit un homme ou une femme, je constate qu’il y a toujours des rapports de force. En réaction, je me place dans un espace-temps et une esthétique au-delà des contingences matérielles et sociétales. Je recherche justement une forme d’universalité en impliquant la musique, un domaine, un monde où nous sommes égaux sur le plan sensoriel et sensitif. Avec ces conflits inter-sexe, nous perdons cette unicité. La musique, pour moi permet de la retrouver. J’imagine un humain du futur affilié à une sorte de matrice intellectuelle. On pourrait parler d’un nouvel humanoïde Cyborg peut être…

Tu es résidente au Terminal à Lyon : pourquoi avoir choisi ce club pour développer ta résidence ? Quel est la particularité de ce club à la réputation techno bien trempée ?

J’ai été résidente au Terminal pendant 5 ans. On m’a proposé une résidence au Terminal après avoir mixé à l’inauguration des Nuits Sonores en 2012. C’était un honneur de pouvoir m’exprimer et proposer des artistes qui me tiennent à cœur. J’ai donc développé le concept de Cytochrome. Le Terminal est un club intimiste et familial. Tout le monde se retrouve, c’est chaleureux.

Comment perçois-tu personnellement la scène locale ? Existe-t-il une solidarité entre les acteurs de notre culture ?

La scène lyonnaise est en pleine explosion, notamment grâce à la vitrine des Nuits Sonores. Depuis quelques années il y a de nouveaux talents qui émergent et je trouve ça génial, je m’intéresse à leur musique. Il y a une infinité de potentiel et d’univers proposés à Lyon : c’est une fourmilière quand on fouille. Concernant la solidarité entre les acteurs de notre culture , tout dépend… C’est un peu comme partout, il y a des crews et des esthétiques qui se regroupent.

Tu fais partie de l’association Cytochrome : quel est le concept de la structure ? Quelles sont tes plus belles réussites avec ce projet ?

Cytochrome est un concept que j’ai créé. Le cytochrome est une molécule dans l’organisme responsable de la vie et de la mort cellulaire. Un cycle mort/vie se renouvelant, en perpétuel mouvement. Je trouve que le cycle en mouvement et la vie après la mort représentent tout à fait la Techno : les boucles, le recommencement, comme l’éternel retour dans l’œuvre de Nietzche. C’est ce que j’ai voulu symboliser dans ces soirées. Quant à la réussite… Ça dépend de ce qu’on entend par réussite. Je dirais plutôt des soirées marquantes, des temps forts autant musicalement qu’humainement. Les soirées réussies sont celles où se réalise une osmose entre le DJ et le public. C’est pourquoi les soirées sont toutes différentes et uniques les unes des autres, c’est le live. C’est une réussite pour moi de proposer des soirées différentes.

Coté production, tu as sorti récemment un free EP, « Azimut EP » : peux-tu nous en dire plus sur cette sortie ? Comment composes-tu ? Avec quel matériel ? Sur quels labels aimerais-tu signer ?

Dans cet EP « Azimut », je raconte mon histoire depuis 2012, quand j’ai commencé à mixer. Je l’ai appelé Azimut pour illustrer chemins, événements et imaginations qui ont traversé mon esprit depuis ces 5 dernières années. En terme de matériel, j’utilise Ableton, enregistre des sons avec le zoom, des samples, VST et mon Elektribe EMX 1. Chaque morceau dans cet EP contient un message.

Dans « Girl on the escalator », j’aborde la question de la femme : les questionnements et le sujet de controverse qu’elle suscite depuis des siècles, et aujourd’hui encore. Remarquable, intrigante, impressionnante, au détour d’un regard, on la croise dans l’escalator… J’ai associé des bribes de texte de Bukowski pour venir appuyer la place de la femme dans l’esprit du poète.

« Malaise » : fameuse sensation d’angoisse bien connue de tous. J’ai voulu faire une allégorie du malaise par le ton ironique et répétitif d’un personnage qui, sur la fin déguste son beef -steack sans émotion sur fond de musique , pendant que son pote agonise à terre.

« LXX » (dont un remix de Xâm) : la marche du Roi Louis XX. Il n’existe que dans un monde parallèle. Prestance, élégance et démarche majestueuse dans un cadre chaotique de lutte armée . Garder la face en temps de guerre. Louis XX, mi -homme mi-dieu incarne à la fois puissance , magnificence et décadence.

« Maintenant ça suffit » : marque la fin d’un cycle et/ou des schémas répétitifs. Combat contre ses démons coriaces symbolisés par des chauves-souris mutantes, cris stridents entre damnation et rédemption.

Quels sont les genres de musiques électroniques que tu affectionnes particulièrement ? Quels sont selon toi les tracks/albums qui ont marqué ton propre parcours dans les musiques électroniques ?

J’aime beaucoup la Techno et L’Industrielle essentiellement pour leur puissance. La dark wave/ new wave pour le côté année 80 qui m’a inspiré depuis que je suis petite et que j’écoute la radio. Les rythmiques appuyées et le côté rock métal post punk qu’on retrouve dans le genre EBM. La transe des années 90 aussi pour le côté «électro-chamanique ». Le Rock Industriel qu’on retrouve chez Nin Inch Nails mais aussi chez Marilyn Manson qui a bercé mon adolescence. J’écoutais pas mal de rap aussi avec ces groupes qui sont devenus mythiques : Fonky Family, NTM, I AM, Snoop Dog, Cypress Hill, Dr Dre.

The Hacker – The brutalist (Different, 2004) : l’artiste qui a le plus influencé mon parcours dans la musique électronique, notamment par ce track pour son côté acid rave.

Laurent Garnier – Crispy bacon (F Communication, 1997) / Paul Kalkbrenner –  Berlin calling (BPitch Control, 2008) : avant de commencer à mixer, j’écoutais pas mal les classiques techno. Puis en développant mes recherches, je me suis orientée vers une techno plus sombre et plus expérimentale tel que les labels Stroboscopic Artefact, Kanding Ray ou encore Vatican Shadow.

Paula Temple – Gegen (Noise Manifesto, 2014) : gros coup de foudre pour sa techno déstructurée et percutante.

The Soft Moon – Being (Ancient Methods remix) (Aufnahme + Wiedergabe, 2016) : Anciant Method allie merveilleusement bien Techno et post punk, notamment dans ce remix pour The Soft Moon. J’aime beaucoup cette nouvelle mouvance de la Techno Industrielle comme le label T/W\B.

Daft Punk – Around the world (Virgin, 1996) : l’un des premiers sons «électro » qui m’a marqué.

Eric Sera – Le Cinquième élément (Virgin, 1997) : la bande originale d’Eric Serra qui m’a beaucoup inspirée avec ses textures et son univers futuriste.

Robert Miles – Children (DBX records, 1995) : une atmosphère mélancolique et puissante à la fois.

Quel est ton point de vue sur la scène alternative type free-party ? Es-tu sensible aux sonorités de type « core » ? As-tu déjà eu l’occasion de jouer sur cette scène ?

La scène alternative est toujours intéressante, c’est un autre cadre que j’adore : une autre philosophie, étonner, rassembler les gens… Je devrais y aller plus souvent à vrai dire.

Quels sont tes projets à venir ?

Actuellement je travaille à mon prochain EP. Et les soirées Cytochrome reprennent au Diskret, Lyon 3e.

Ton mot de la fin ?

Au delà des limites tu ressuscites…

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ParHigh Potential

Eve Dahan

Rencontre avec la pétillante Eve Dahan qui distille ses sets de Goa à New-York et gère l’association Beatitude sur la région PACA !

Bonjour Eve : peux-tu te présenter en quelques mots ?

Féminine, féministe, honnête, curieuse, perfectionniste.

Dans ta bio, tu dis être une « pin-up moderne » : qu’entends-tu par là ? As-tu le sentiment que les femmes doivent davantage jouer de leur image pour s’imposer sur la scène électro ?

Je revendique la féminité, le féminisme au sens large du terme ! « Pin-up moderne » ce n’est pas moi qui le dis, ça serait un peu vantard de ma part, ma bio est tirée de la plume d’un jeune et talentueux écrivain, Wilfried Salomé. Mes mixes l’ont inspiré pour son écriture et nous avons par la suite naturellement collaboré sur un projet « électro-poétique ». Je ne pense pas du tout que les femmes soit obligées de jouer de leur apparence pour réussir ! De nos jours avec un tee shirt et un jean on peut faire le tour du monde. Mais j’aime bien être apprêté lors de mes prestations scéniques. Ça rajoute une part de fantaisie, de magie, je rentre dans la peau d’un personnage, je suis assez timide et bizarrement ça m’aide Les années 40 ou 50 m’inspirent, une époque où les toilettes que ça soit des dames ou des messieurs étaient recherchées et très raffinées. J’aime me préparer pour aller jouer, cela fait parti d’un rite, j’aime m’apprêter en fonction de l’événement, du lieu, du thème de la soirée. C’est pour moi un jeux et non une obligation. Le revers de la médaille est qu’en ayant cette attitude, on peut être taxé de mettre en avant son apparence plutôt que la musique elle-même. Il faut alors réaliser des performances musicales abouties afin d’éviter les critiques liées au fait que l’on est « Habillé » et je ne pense pas que les femmes doivent davantage jouer de leur image pour s’imposer sur la scène électro, mais peut être de plus persévérance.

Ton activité de DJette est dense avec des bookings en France mais aussi à l’étranger (Goa, Brésil, Ibiza, New York) : quels sont les publics qui t’ont laissé le meilleur souvenir de soirée ? Perçois-tu des différences culturelles parmi ces différents publics électro ?

Les meilleurs souvenirs d’une soirée par rapport à un public ? Je dirais : la techno stage de la SUNBURN 2017 à Goa, il y a aussi les prestigieuses sessions « A DAY » of SLICK agency à Bombay. Chaque année à New York at the Standard High line pour la « Halloween party »… Pourquoi ? Par ce qu’arriver en Inde pour mon premier mix, sans savoir trop à quoi m’attendre au niveau crowd et avoir le plaisir de constater en live que partout la musique est ressentie de la même manière, c’est tout simplement un vecteur de plaisir partagé. Qu’il s’agisse de fin connaisseurs ou de dilettantes la musique est une question d’émotion ! J’aime aussi aller à la rencontre de contrées lointaines et inexplorées, encore en friche par rapport à la musique électronique, comme par exemple récemment à Oran où est en train de naître une vraie révolution culturelle, ce sont les prémices de l’ouverture sur la scène techno underground. C’est un des aspects du métier qui me tient le plus à cœur et me fais particulièrement vibrer : toujours partante pour ne nouveaux horizons ! Les premières fois sont toujours très excitantes et enrichissantes !

Les différences culturelles évidemment existent mais sur le dancefloor elles sont toutes balayées… Je suis allé mixer pour la première fois en Inde, sans savoir trop à quoi m’attendre au niveau crowd et j ai eu le plaisir de constater en live que partout la musique est ressentie de la même manière, c’est tout simplement un vecteur de plaisir partagé. Qu’il s’agisse de fin connaisseurs ou de dilettantes la musique est une question d’émotion ! Le public indien est très curieux est très friand de cette nouvelle scène techno qui s’est ouverte depuis quelques années notamment à Goa, après des décennies de musique psychédélique, Trance (Goa). Si on se projette à court terme c’est la nouvelle Ibiza, en plus underground, qui garde encore toute sont authenticité, avec ces clubs hyper classe en bord de plages magnifiques, qui cultive une culture techno underground (Waters-Marbela-Curlies-Refres). Un des publics les plus difficiles est sans hésiter le public français : difficile a faire danser, peur du regard de l’autre, d’être juger sur sa manière de danser, peur d’être jauger sur son look. A juste raison car la plupart du temps en France nous ne sommes pas très « open minded » sur ce point là. D’après mon expérience au niveau du dancefloor tout est plus compliqué et moins naturel en France.

Qu’est-ce qui fait la spécificité d’Eve Dahan sur scène ? Quelles sont tes influences ? Ton track du moment ?

Mes influences sont très diverses, je n’écoute pas tant de techno que ça dans ma vie quotidienne. Mon parcours musical en France s’est fait d’une façon assez atypique et rapide. Étonnamment plus encore en Inde ou proportionnellement au temps passé sur chaque continent, le projet s’est développé d’une façon beaucoup plus exponentielle à Goa, mes influences doivent certainement s’en ressentir… Concernant mes playlist je suis très impulsive, j’aime ou je n’aime pas, en général c’est très tranché, ce qui est entre deux est jeter, je ne garde que ce que je crois être le meilleur. Je ne prépare jamais mes mix, j’aime naviguer a vue, en fonction de l’ambiance. Je ne suis pas spécialement très informé de ce qui vient de sortir, ou de l’artiste qu’il faut absolument jouer, ou du label en vogue, ou du track du moment, je n’ai aucun a priori et je crois que le public ne m’en veux pas pour ça. Pour moi, le groove est primordial, je ne suis pas fan du côté dark techno ou adepte de boucles poussives et répétitives, le linéaire m’ennuie. J’aime la musique positive, dynamique et puissante, de bonnes montées, des nappes sensuelles, presque nostalgiques ou vibrantes et chavirantes. Ma playlist toujours en recherche du groove indiscutable, le genre est secondaire au final. J’aime beaucoup tout ce qui est percussion, tribal techno… Par contre (je ne devrais peut être pas le dire) mais je ne m’entraine jamais et ne prépare pas mes sets à l’avance, j’y vais au feeling, avec les tripes. Je crois que moins on joue et plus on éprouve du bonheur à jouer et de l’émotion. L’’improvisation, quoi que pouvant être stressante, apporte avec elle tout son lot de déclinaisons de plaisirs. Mon titre en berne : Citizen Kain & Nakadia – Rumble In The Jungle (Original Mix) [Filth On Acid]

Tu es intermittente du spectacle : quels sont les avantages et inconvénients de ce statut pour une DJette ? Comment t’es venue l’idée d’en faire ton métier ?

C’est l’accueil chaleureux et la demande du public qui m’a fait penser à en faire mon métier. La fréquence de mes sets devenait de plus en plus importante et à l’époque je gagnais ma vie dans l’immobilier. Ce domaine d’activité ne me plaisait pas du tout et je n’étais pas très douée, il faut bien le dire, pour faire avaler des couleuvres. La transition s’est faites naturellement, le statut d’intermittent m’a convenu car cela me laissait du temps pour la création. Ce statut est une chance en France, et il faut savoir l’apprécier.

Quel est ton rapport à la production ? Es-tu plutôt du genre spontané ou réfléchi dans l’acte de création ? Avec quel matériel composes-tu ?

Je suis carrément spontanée ! Je bosse sur Ableton live, je trouve ça assez ludique. J’aime beaucoup le côté création dans mon métier, même si je n’arrive toujours pas à trouver assez de temps pour m’y consacrer plus. C’est l’objectif 2018, j’avais déjà dit ça en 2017… mais bon… on peut pas être sur tous les fronts ! J’ai hâte de pouvoir plus m’immerger dans la production, j’ai le sentiment d’avoir beaucoup de choses à partager.

Tu gères également l’association Beatitude : quels sont les objectifs de cette asso ? Comment se porte la scène électronique dans la région PACA ?

J’ai monté Beatitude pour pouvoir créer des ambiances de soirées, promouvoir des artistes, avoir une amplitude professionnelle plus dense, avoir d’autres leviers d’actions sur la scène électronique. Il y a aussi une dimension humaine de proximité avec Beatitude , je voulais faire plaisir aux amis, à tout ceux qui soutiennent le projet, en invitant des artistes reconnu de la scène internationale, ou des locaux talentueux et méritants. Pour notre prochain événement, l’invité sera une figure emblématique du mouvement techno actuel CITIZEN KAIN : tout à fait mon genre (next event) !

Il y a beaucoup d’organisations d’événements underground à Marseille, des petites, des moyennes, qui se démènent pour proposer des soirées chaque semaine. Mais ici nous avons un choix de clubs de qualités très réduit. Qualité sonore, aménagement des lieux, décoration, emplacement, professionnalisme, engagement dans les projets, accueil pas toujours à la hauteur des attentes du public. D’un autre côté, il y a par exemple le R2 qui fait une programmation incroyablement soutenue et de qualité mais auquel les artistes locaux n’ont que rarement accès. En tous cas, il y a pas mal de choix en terme de soirées musiques électroniques sur Marseille, sur ce point là on n’a pas à se plaindre !

Quel est ton point de vu sur le mouvement EDM en musique électronique ? Et sur le mouvement free-party ?

L’EDM ? je n’y comprend rien, ne m’y intéresse pas… Quant au mouvement free-party, ce n’est pas trop mon style, la musique y est souvent trop agressive pour moi. Par contre, j’ai connu les premières raves dans le sud de la France au début des année 90 et c’était vraiment des party de plaisir, la folie ! A part ça on a voulu démocratiser la techno underground, on y a trop bien réussi, on se retrouve avec la scène des année 2000 underground qui aujourd’hui est devenu carrément bankable, les prix des têtes d’affiche ont atteint des sommets, les contraintes économiques sont devenus intenable, je ne sais pas comment ça va évoluer mais a un moment la bulle va exploser forcement. L’underground d’hier est devenu le populaire d’aujourd’hui, exemple l’artiste Green Velvet, Oliver Huntemann , Laurent Garnier et bien d’autres et la je parle d’artistes de qualités ?

Quels sont tes projets à venir ?

L’hiver je tourne plus souvent à l’étranger et la saison d’été je retrouve avec plaisir mes quartiers en France. Le 16 mars je rentre d’une tournée en Inde et pour fêter ça nous organisons un évènement avec “BEATitude”. Nous accueillerons Citizen Kain (Traum//Suara//Filth On Acid//Noir Music//Stilvortalent), DJ et producteur de renom international mais aussi Montpelliérain d’origine. C’est un local qui a réussi et ça nous fait très très plaisir de l’avoir pour un extend set !! Ca se passera au Spartacus, c’est l’un des meilleurs club de la région et listé parmi les meilleurs club du monde. Un belle date en perspective pour attaquer une saison d’été en europe avec déjà pleine de très chouettes projets en perspectives : 2 sessions catamaran, 2 chapiteaux, une résidence mensuelle au Petit Pavillon, plusieurs dates au Babel Comunity, etc … Il y a de quoi faire !

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ParRichard B

R4JAY

Rencontre avec R4JAY, jeune Deejay et producteur Isérois qui mérite à être connu et reconnu. 

Bonjour R4JAY ! Peux-tu te présenter ainsi que les diverses activités qui te lient à la musique électronique ?

Bonjour ! Je m’appelle R4JAY ! J’ai 16 ans. Je compose de la musique électronique (MAO) depuis plus de 4 ans. Dès que j’en ai l’opportunité, j’effectue du Djing et je participe ainsi à des évènements. J’utilise FL Studio pour la création de mes différents tracks. Et j’éprouve un grand plaisir à composer. Je suis là ce soir pour partager ma passion avec tous les auditeurs de Radio Gresivaudan.

Encore étudiants, arrives-tu a  trouver un équilibre entre l’école et la musique ? La production n’empiète pas trop ta scolarité ?

La musique, la création représentent un besoin pour moi, cela fait parti de mon équilibre de vie. Ce n’est pas toujours facile de concilier les cours du lycée et l’activité artistique mais pour l’instant, j’y arrive. Tous les jours, je consacre quelques heures à la musique. Par exemple, je suis parti à l’étranger la semaine dernière avec le lycée et dès que je suis revenu, j’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver mes platines et mes sons. Depuis, j’ai plein de nouvelles idées de tracks dans ma tête

Jeune producteur, où trouves-tu ton inspiration pour la création de tes propres titres et tes remixes ?

L’inspiration est partout. Que je sois au bord de la mer, au sommet d’une montagne, en France, à l’étranger, tout est source d’inspiration. Je crée dans ma chambre comme la plupart des jeunes compositeurs, je pense.

Tu as gagné la « talent pool » de Soonvibes et d’autres concours. Que t’ont apportés ces concours dans ta vie d’artiste ?

J’ai effectivement gagné plusieurs concours. Le 2ème prix du remix de Big Brother 84 & FERD – Rocket Launch que l’on peut retrouver sur Itunes, Spotify, Beatport… Et bien sûr, le 1er prix de Party Up organisé par Ultimate Ears et Soonvibes, en partenariat avec Fun Radio. Ces concours m’ont donné l’envie de continuer. Le courage et la détermination font désormais parti de moi. La rencontre avec des gens formidables m’a permis d’ouvrir mon esprit sur le monde.

Quels sont les genres électroniques que l’on peut entendre dans tes soirées ?

Les genres électroniques que je préfère jouer dans mes soirées sont aussi bien de la Future-House, que de la Big Room. Cependant, cela n’empêche pas de retrouver de la Progressive, de la Melbourne Bounce, de la Future Bass ou encore de la Trap. Cela dépend du contexte et de la demande car je veux tout simplement donner de la joie aux gens !

Peux-tu nous parler de tes influences musicales ? Qui t’as donné envie de devenir Dj et producteur ?

J’ai découvert le monde du HIP-HOP en étant moi-même danseur puis j’ai assisté à de gros évènements  comme l’International Battle of The Year à Montpellier. J’ai créé des musiques pour mon club de danse HIP-HOP. Puis, j’ai effectué des stages de découverte de musique électro à la MJC et j’ai adoré ce style musical. Don Diablo, W&W… m’ont donné envie de devenir Dj. Comme la Future-House est un style récent, d’autres artistes comme Mike Williams, Lucas & Steve, Mesto et Curbi… me font vibrer et je suis l’activité musicale avec beaucoup d’intérêts.

Quel est ton meilleur souvenir en mix ? et en production ?

Mon meilleur souvenir en mix est bien évidemment ma finale à Paris lors du concours Party Up. Ce concours comprenait 2 épreuves ; une composition à partir d’une vidéo publicitaire et un mix de 30 min. Nous étions 3 finalistes à Paris et lorsque le jury a annoncé le gagnant, j’ai été tellement heureux et surpris. En récompense, j’ai pu mixer en live aux côtés de Richard Orlinski, Michael Canitrot et Adrien Toma sans oublier l’équipe Pioneer. C’était formidable.

Quel est ton TOP 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

  1. Merk & Kremont – Get Get Down
  2. Mike Williams – Step Up
  3. Dirty Palm – Go Down

J’adore mon dernier remix de Galantis et de Throttle composé pour le concours Wavo.

Mon remix de Kygo, Stargazing a été supporté par Jason Gewalt.

Quels sont tes projets en cours et à venir ?

Je vais continuer à créer afin d’affirmer mon identité musicale. Je voudrais me faire connaître à travers d’autres concours, d’autres évènements. Je souhaite continuer à travailler avec l’association ‘’Bougez en Bièvre Est’’ et “La Renversante” qui est une épreuve de course d’obstacle à pied et j’ai pour projet de créer un évènement électro à côté de Voiron. Je recherche des évènements pour pouvoir m’exprimer et apporter du bonheur dans un monde parfois difficile.

Ton mot de la fin…

Apporter de la joie, partager des moments de bonheur avec les autres.

La musique est un lien, un fil conducteur universel, vivons-la maintenant !

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Soonvibes

ParMarius Sergent

Frost records

Ce nouveau label est encore peu connu mais il ne devrait pas le rester très longtemps car c’est celui de Comah, ce frenchy qui fait danser la planète au son de sa Minimal Progressive. Rencontre avec lui et Kev Trake, le Label Manager de Frost Records !

Salut et merci de nous accorder une interview, et avant toute chose, pouvez-vous vous présenter mutuellement et votre activité au sein de Frost Records ?

C : Salut, je suis Charly Corbin connu sous le pseudo COMAH et SLOWM en tant que DJ / Producteur et fondateur du label digital Frost Records.

Je gère la partie économique du label et forme, conseil, vérifie le travail du nouveau label manager que j’ai mis à la tête de Frost Records.

K : Moi c’est Kevin Gagnieux, nouveau label manager de Frost Records depuis 2 mois environ.

C’est moi qui m’occupe de la réception des démos, de signer les artistes, des réseaux sociaux, ainsi que la mise en ligne de la musique que nous signons.

Vous êtes aussi Dj chacun de votre côté, comment est-ce que vous réussissez à marier les deux activités ? Votre label vous permet-il d’en vivre ?

C : Entre le studio et les tournées, je me suis vite aperçu que j’aurai besoin d’un soutien pour développer mon nouveau label. J’ai donc fais appel à Kevin pour qu’on s’occupe ensemble de Frost Records.

Actuellement, les revenus générés par le label ne nous permettent pas d’en vivre car le label est encore très jeune. Mais nous travaillons activement à son développement.

K : DJ n’est qu’une passion pour moi, j’ai donc du temps libre à consacrer à Frost Records.

Comment est né Frost Records, et comment c’est passé votre rencontre ?

C : J’ai voulu développer une activité annexe aux miennes dans le domaine musical qui me permettrait de m’exprimer d’une nouvelle façon. J’ai donc décidé de lancer mon propre label pour signer des artistes innovants.

Je connais Kevin depuis plusieurs années, nous sommes des amis proches d’avant mes activités musicales et j’ai toute confiance en lui. Quand j’ai recherché un label manager, je me suis instinctivement dirigé vers lui.

Quel est la plus grosse partie du travail dans un label, quelle est une journée type ?

K : Réception et écoute des démos reçues sur notre mail label.frost.records@gmail.com, échanges avec les artistes, signature des contrats, promotion sur les réseaux sociaux, mise en place des releases sur les plateformes digitales, création des artworks …

Y’a-t’il des artistes que vous aimeriez particulièrement signer ? Quels sont vos critères de sélection ?

C & K : Nous n’avons pas d’artistes précis à citer, nous recherchons principalement des productions de qualités avant la notoriété qu’il peut déjà avoir.

Comment se passe votre collaboration, y a-t’il des directives claires ou les choses se font plus librement ?

K : J’ai carte blanche sur les démos reçues, mais je me fis toujours à l’avis de Charly en cas de doutes.

Des projets pour 2018 ?

C & K : Notre but est de continuer le développement du label. Depuis sa création en février 2017, Frost Records à généré plus de 250 achats et 326 500 streams. Nous sommes donc contents de cette première année et allons continuer sur cette lancée pour 2018.

Merci pour toutes ces réponses, le mot de la fin ?

C & K : Envoyez-nous vos démos !

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ParRichard B

Artokss

Rencontre avec Artokss, Dj Grenoblois et fondateur des soirées HDC.

Bonjour Artokss. Peux-tu te présenter ?

Bonjour, je m’appelle Julien, j’ai 34 ans et je viens de Grenoble. Je suis commercial la semaine et Dj le week-end. J’ai commencé à mixer à l’âge de 16 ans après avoir hérité de la table de mixage de mon frère.

Parles-nous de ton concept de soirées HDC. Que signifie HDC ? Que pouvons-nous retrouver dans tes soirées ?

House Deep Cocktail est une association entre un ami barman ( Willy), ma sœur pour la communication et le service ( Christelle) et moi-même pour la partie deejing et  ambiance luminaire.

 Dans nos soirées vous pouvez retrouver de la House, de la Deep, des cocktails sur mesure uniquement à base de produits frais et de qualités, le tout dans une ambiance tamisée cosy.

Nos soirées HDC ont lieu le plus souvent dans des bars et clubs, mais il nous arrive aussi de les faire pour des prestations privées. Nous sommes ouvert à toute proposition…

Quelles sont tes références musicales ?

Mes référence musicales sont très larges mais pour ne citer qu’eux je dirais Daft Punk, Justice, Brodinski, Gesagffestein

Vinne, Climbers, Alok et Hardwell.

Qu’est ce qui t’a motivé à devenir Dj ?

J’ai toujours aimé la musique. J’ai fais du piano et de la guitare quand j’étais plus jeune. Ce qui m’a motivé à devenir Dj c’est l’envie et le plaisir de faire danser les gens sur tous styles de musiques confondus. Très vite le côté Electro a pris le dessus sur le généraliste. Et c’est çà qui m’a donné envie de pousser plus loin la passion, surtout après certaines rencontre à Calvi et quelques mix, dont mon ami nounours.

Quel est ton meilleur souvenir en mix ? Et le pire ?

Mes meilleurs souvenirs : j’ en ai deux. Le nouvel an 2012 pour la fermeture du restaurant de mon ami Johane toffa ( Willy), c’était n’importe quoi lol.

Et là pool partie à l’Athypique Klub cet été 2017. Il y avait que des passionnés, c’était divin !!!!!

Le pire souvenir : une soirée privée.

Aurais-tu une anecdote croustillante à nous raconter ?

Oui bien sûre, c’ était à mes débuts en boîte de nuit au Georges 5 à Grenoble il y a 14ans.J’y ai vu des choses croustillantes comme tu le dis si bien lol.

Quel est ton point de vue sur le commercial et l’underground en musiques électroniques ?

Le commercial à prit ou pas d âme, c’est très basique et souvent des reprises. Les sons commerciaux sont souvent composés de samples plus ou moins anciens où l’on vient injecter une voix lambda… bref ça m’énerve.

L’Underground reste pour les puristes ou les gens ouverts à autre chose que Fun Radio, NRJ ou Skyrock. On y découvre des sons exceptionnels avec des putains de basses… bref faut que ça claque !!

Quel est ton top 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

  1. Matt Nash – Know My Love
  2. Vinne – Dat Junk
  3. Heiken & Kenshîn – Dance

Quelles sont tes actus à venir ?

Mes actus à venir sont essentiellement des soirées privées. J’ai également quelques dates à venir à l’Atypique Klub (Bernin 38) et d’autres projets pour le début d’année 2018 mais je ne peux pas trop en parler pour l’instant.

Le mot de la fin…

Faut que ça claque bordel !

 

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Son set dans l’émission de radio de notre partenaire Fucking Elektro

ParRichard B

Florian Berardi

Rencontre avec Florian Berardi, Dj résident de “LA SUITE” à Aix-les-Bains (73).

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je vis à Grenoble. J’ai commencé mon parcours au Café Noir (Grenoble) puis cela m’a motivé à intégrer l’UCPA.

J’ai mixé à Grenoble, en Ardèche, et en Savoie pour finir ma formation à l’Impérial (Lyon).

Après l’obtention de mon diplôme, je suis devenu Dj Résident à l’Impérial puis j’ai décidé de revenir sur Grenoble l’été dernier.Ensuite j’ai intégré La Suite à Aix les bains depuis Août 2017.

Comment as-tu commencé la musique ?

J’ai découvert le Djing avec mon oncle sur des vinyles. J’ai tout de suite eu cette passion pour la musique et partager mon univers avec les gens. Aujourd’hui, mon rêve est enfin devenu réalité.

Jeune diplômé de l’UCPA de Lyon, que t’as apporté cette formation, toi qui était déjà Dj depuis quelques années dans les bars et clubs Grenoblois ?

L’école m’a permis de découvrir et d’acquérir d’autres compétences comme les lights, la communication, les vidéos. Ce qui est un plus dans ce métier et me permet d’être polyvalent et autonome.

Comment te positionnes-tu sur le débat vinyle vs Cd vs Mp3 ? Toi-même as-tu déjà essayé diverses technologies ?

Ces 3 types sont complétements différents mais reste des outils pour diffuser de la musique. Le vinyle a pour l’avantage d’avoir un vrai touché pour diffuser…

Tu es le nouveau résident du club « LA SUITE » à Aix-les-bains (73), quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre dans tes soirées ?

La suite est une discothèque connue et reconnue en Savoie et dans la région. Les genres musicaux s’adaptent à la clientèle.

Les musiques sont commerciales tout en étant remixées Electro, ce qui permet aux clients d’apprécier leurs musiques préférées tout en s’amusant, en y ajoutant ma touche personnelle.

On peut également entendre dans le club de la Trap et du Moombahton.

Comment décrirais-tu ton style musical ?

Je suis un Dj généraliste, je m’adapte à tout style, à toute clientèle. Après ce que j’aime vraiment c’est plutôt l’Electro et le Hip Hop.

Quelles sont tes références en matière d’artistes ?

J’aime vraiment ce que font Damien N Drix, Klosman, j’en oublie mais en tout cas on a vraiment de bon artistes en France !

Quel est ton top 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Ce que je joue régulièrement en club en ce moment,

Je joue le track de N DRIX : Pushah, wingz,Turn it up, et j’en passe.

Sinon j’aime bien celle de Klosman & Nico de Andrea : porque me voy et skrillex : chicken soup !

Quels projets nous réverses-tu dans les mois prochains ?

Je continue du côté de La Suite pour des prochaines grosses soirées, après j’aurai quelques dates dans différents établissements en tant que Guest. Je continuerai à travailler dur pour réaliser mes objectifs et ceux de mon club.

Ton mot de la fin…

Je remercie la radio et l’équipe de m’avoir invité. Je remercie aussi toutes les personnes qui sont derrière moi et qui croient en moi !

 

Retrouvez-le sur le web :

Instagram

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Facebook pro

Soundcloud

Mixcloud

Son set dans l’émission de radio de notre partenaire Fucking Elektro

 

ParMarius Sergent

Carton-Pâte records

Ce label grenoblois a su s’imposer en 5 ans comme l’un des plus importants de la région. Des choix forts, une ligne éditoriale sans compromis, distributeur indépendant, mettant en avant les artistes émergents, mais aussi organisateur de soirées et agence de booking : bienvenue dans le monde de Carton-Pâte Records.

Bonjour et merci d’avoir accepté mon interview. Avant toute chose, pouvez-vous nous présenter votre association, l’idée de départ et les moyens mis en œuvres ?

Alors Carton-Pâte Records est un label indépendant orienté musique électronique. En 2012 on a fait le constat qu’à Grenoble il y avait énormément d’artistes talentueux et que beaucoup d’entre eux décidaient de partir à Lyon ou à Paris pour avoir plus de visibilité et de pouvoir vivre de leur musique. Essentiellement car il manquait de structure pour aider à la professionnalisation des artistes à Grenoble. En 2013 on a donc décidé de créer C.P.Rec, pour permettre aux jeunes (et moins jeunes) artistes de s’exprimer et se professionnaliser. Il fût un temps où c’était le rôle d’un label indépendant.

Quelle est la réussite du succès, comment devient-on un label majeur de notre région ?

(Rire) Alors je ne sais pas si on est un label majeur de notre région, ça fait toujours plaisir à entendre mais on se considère pas de la sorte. Je pense qu’on aime ce qu’on fait, on aime la musique et surtout la partager. Le travail que l’on fait tout au long de l’année, par nos événements, nos sorties, et les artistes qu’on aide au développement, nous donne beaucoup de plaisir. On se prend pas trop la tête, on recherche aucun succès, je pense que c’est ce qui fait notre différence au final.

Aujourd’hui vous avez prit le pari de rester sur Grenoble, ça ne serait pas plus simple de se délocaliser sur Paris (ou New York, soyons fou…) pour augmenter sa visibilité et les chances de succès ?

L’essence même du label est Grenoble. On est vraiment très attaché à cette ville qui a une histoire niveau techno, surement l’une des plus riches de France sur cet aspect culturel. C’est sûre que pour la reconnaissance et pour certains projets, être à Paris serait plus facile, mais on a fait le pari de rester à Grenoble, notre terre d’origine. Après on se déplace souvent pour jouer, à Paris, Lyon, et même à l’étranger comme Montréal, Los Angeles, etc… Maintenant avec Internet tu peux être dans le fin fond de rien, dans un village perdu et avoir accès au monde entier.

Vous êtes autant label, que agence de booking ou organisateur de soirées, quel est le secteur qui fonctionne le plus, est-ce que ce n’est pas compliqué en terme d’image, est-ce qu’il n’y a pas de confusion ?

C’est une question très pertinente. Il y a quelques années, la presse nous reprochait de ne pas avoir d’étiquette. La presse française voulait pas parler de nous car on était pas estampillé label Techno ou House. A force de discussion avec certains artistes, ça nous a confortés dans nos idées : on sort ce qu’on aime, ce qui mérite d’être défendu. Peu importe le style, on s’en fou des étiquettes. Je suis pas sûr que Mute Records voulais une étiquette quand ils ont sorti Dépêche Mode, puis Apparat, puis Cold Specks par exemple. Ils ont juste voulu défendre une musique de qualité. Nous c’est pareil.

D’un point de vue de l’image, je pense que ça peut être compliqué pour certains de tout comprendre, après on a beaucoup de proximité avec le public, on pousse à ça, on discute, les gens comprennent au final.

Pour nous il est très important de professionnaliser les artistes, on s’occupe d’eux du moment qu’ils produisent dans leur chambre, jusqu’au moment où ils tournent avec 50 dates par an. Donc Label/Maison de disque + Booking + Promoteur de soirées sont trois choses qui se complètent beaucoup au final.

Quelle est votre vision aujourd’hui du monde des labels, et plus largement du marché de la musique électronique ?

Hum, je pense que l’univers de la musique indépendante en Europe est à l’image du monde d’aujourd’hui. Surtout pour la musique électronique qui n’a jamais été aussi populaire qu’aujourd’hui. Dans un sens c’est merveilleux, car on découvre tous les jours de nouveaux artistes aussi talentueux les uns que les autres. Mais la popularisation et la prise de certaines tendances par les major transforme un courant, qui défendais certaines valeurs, à quelque chose d’uniforme, triste et plat, qui rapporte beaucoup d’argent et qui donc s’éloigne totalement des valeurs de base que représente cette musique.

Je suis assez triste de voir des festivals comme Lollapalooza qui arrive en France ou I Love Techno qui font des pass a 80€ pour un soir avec des line up à rallonge. La question qu’on se pose tous : au final la musique elle est où ? On est bien loin de l’époque où l’on regardait vers l’avenir, à vouloir créer quelque chose de nouveau, de riche, émotionnellement et humainement parlant.

Quels sont selon vous les plus belles réussites de votre label ?

Je pense la plus belle réussite c’est que le label puisse exister. Il y a plein de choses pour lesquels on est assez fière, de chose que l’on a accomplies et construites, de rencontres que l’on a faite etc… Mais la plus belle de toute reste le projet C.P.Rec.

Avez-vous refusé des signatures d’artistes que vous regrettez aujourd’hui ?

Non aucune (rire).

Comment un jeune artiste peut intégrer votre label d’une manière générale, quels sont les critères de sélection ?

Alors avant toute chose il n y a pas de critère de sélection, n’importe quel artiste peux nous contacter. Il faut d’ailleurs. On écoute toute les démos que l’on reçoit et quand c’est pertinent on envoie des feedbacks et on rentre en contact avec l’artiste pour l’aider à développer son projet. De nos jours je pense qu’il ne faut pas se mettre de barrière, si on croit en son projet, il faut pas baisser les bras et le travail fini toujours par payer.

Les projets à venir, ou est-ce qu’on peut vous voir ?

Alors on attaque un tour de France, on va jouer dans des villes comme Rennes, Nancy, Metz, Le Havre, Rouen, Paris, Lyon, etc… En station aussi, le mieux est de regarder sur notre Facebook ou notre site Internet.

On travaille également sur de gros projets pour la rentrée 2018, plus d’infos prochainement :).

Merci d’avoir répondu à mes questions, le mot de la fin ?

Avec grand plaisir ! Prenez un chewing-gum Émile !

Carton-Pâte Records sur la toile :

ParMarius Sergent

Basics Avenue records

Dj et producteur, militant pour une techno résolument underground, discussion avec le boss du label Basics Avenue Records, Gregor Size :

Salut et merci à toi de nous accorder un peu de temps, peux-tu te présenter, toi et ton label ?

Greg, 20 ans de passion. Jamais j’aurais imaginé en arriver où je suis…
Avant on pouvait écouter toutes les soirées, les mixes et nouveautés électronique de chez soi à la radio ou à la télé, et ça me plaisait de voir ces Djs faire danser des milliers de gens.
J’avais trouvé ma vocation, je découvre le vinyle, je suis obnubilé par ce rond noir, je traîne chez les disquaires du coin! Je me suis vite aperçu qu’être Dj ça a un coût. Déterminé, j’arrive à mettre de côté pour me payer mes premières Technics, que j’obtiens qu’à partir de 1997, ce fut long ! J’ai tout appris du mix, seul dans ma chambre, c’était long, complètement à l’opposé de l’actu.
Je mixais principalement de laHard Techno, j’avais l’impression d’être un mec à part… Au bout de toutes ces années de mix ou mes oreilles ont pris cher, j’ai voulu goûter d’autres genre de musiques électronique, la House, la Tech-House, le Jumpstyle et aussi le Hardcore.
Je suivais le mouvement pour essayer de jouer devant un public. Après quelques petites sessions bars et soirées privées, j’avais fait le tour de tous les styles mais je n’arrivais toujours pas à passer les portes des gros clubs.
Naïf comme j’étais, le monde de la nuit m’a montré sa vraie face. J’en ai pris plein la gueule, aucune solidarité, des fausses promesses et j’en passe…
Déçu du monde de la nuit, je me perds dans la musique et je fais n’importe quoi pour plaire.
En fait, si t’avais pas de contacts, c’était mort pour être dans le Dj boot. Je commençais à saturer, je me posais des questions.
Puis en 2002, internet me montre le monde. C’est pas la musique la fautive, c’est les gens de la night. Là, ma motivation reprend du souffle et je m’entoure des bonnes personnes.
Je retourne à la case départ et retrouve mes racines Techno. Je décide de faire une pause mix  et je m’achète ma première Roland MC303. Là, je m’éclate à créer ma Techno pendant 2 années en oubliant le clubbing. En 2004, viens la MAO « Flstudio », toujours en solitaire dans l’ombre.
Je passe des heures à maîtriser mes logiciels avec presque rien, enfermé dans ma bulle jusqu’à temps que je réussisse à faire un truc potable, je rêve de sortir une plaque mais je reste patient.
Sous le pseudo MACGREGOR, je me fais un max de contacts, labels et d’amis sur le web.
Je fais écouter mes premières productions sans trop y croire… Je m’entoure de jeunes talents qui me boost, comme le collectif les ZIRIS (Marseille), avec qui ont à partagé nos sons, nos idées, nos expériences… Je ne les remercierais jamais assez…
Puis je rencontre Vincent R, un mec de ma région qui avait son petit label « Manza records », il mise sur moi et signe mon premier release en 2010. Une fois sur les plateformes digital, c’est l’effet boule de neige.
Je fais la connaissance de Nikkolas Research (producteur/remixeur). Il me fait monter d’un cran. Des labels internationaux s’intéressent à moi, Allemagne, Floride, Mexique, Espagne, Australie… J’enchaîne les releases et les remixes, je me retrouve sur la playlist Techno d’une Djette très prisée « Marika rossa ». L’argent ne tombais pas mais je m’en foutais, je prenais du plaisir pour une fois, j’étais fière et humble surtout. J’ai encore actuellement les mêmes amis dans la musique.
De là, j’apprends à maîtriser mon image, les réseaux sociaux et tous ses petits secrets pour être visible et, j’avoue, ma vie privée est mise de côté.
2011, je prends un coup de masse, je dois me battre contre un cancer ! Pendant 3 ans, la musique ne m’a pas lâché mais surtout aidé à surmonter cette maladie. Après un dur combat, je suis en rémission.
En 2014, je reviens, déterminé à continuer ma passion. Gros changement, Macgregor est noyé dans le flot d’informations  du net. Entre les bateaux, le golf, les acteurs, les anglais et deejays en tout genre, j’étais coincé dans la toile. De plus, je faisais trop de sons différents et je me suis aperçu que dans la Techno il y avait des codes à respecter.
Motivé comme jamais, je  prends la décision de recommencé à zéro, sans faire les mêmes bêtises de débutant. Je change de nom « Gregor size », je re-travail tout ; l’image, le marketing, la pub, les pages internet, la musique. Là, tu t’aperçois qu’un artiste de nos jours doit être polyvalent. En plus, je fais tout, sans l’aide de personne et c’est du taf !!! Avec de la chance j’ai réussi à faire la transition.
J’ai eu l’occasion de mixer en Belgique, Marseille, Montpellier, Lille… j’ai fait des radios locales aussi… Je ne pensais pas être aussi apprécié dans le sud et à l’étranger.
Je vie ma passion pleinement, tout en gardant la tête sur les épaules.
Je rejoins le label Manza Records de mon pote Vincent qui est devenu depuis [Basics avenue] avec la complicité d’un troisième artiste : Morgan Willis. On essai de mélanger les styles, mais avec tous les à coté qu’on avait chacun niveau musique, le label était de plus en plus à l’abandon.

Septembre 2017, je voulais créer mon propre label. Avec mes idées, j’en discute avec mes deux amis, et la Vincent me dit qu’il veut arrêter et prend la décision de me céder son label, j’étais heureux !!
Nouveau challenge ! Le label avec qui j’ai signé mon premier EP !! Alors j’ai dit oui et promis de faire perdurer le nom de BASICS AVENUE.
Depuis BAR est devenu un label bien spécifique Techno.

To be continued !

Comment es-tu rentré en contact avec la musique électronique ? 

Je vie dans la région frontalière entre le nord de la France et la Belgique, j’étais cramé de son : New Wave, Funk, Oldies, Rap, Dance… J’écoutais tout ce qui passait sous la main, la musique était mon pilier.
J’écoutais souvent la radio, les clubs belges proche de chez moi qui cartonnaient m’étaient inaccessible par manque d’argent et de voiture.
Pendant des années, ma petite chaîne hifi k7 était mon ami. Chaque soir, je mettais mon casque, j’écoutais les mixes et je fermais les yeux. J’y étais : l’évolution de la musique électronique avançait à grand pas et je ne voulais rien louper. J’enregistrais des k7 de mix que je décortiquais, des fois je m’amusais à mixer deux k7 ensemble (rire). Je pense que pas mal de gens ont eu la même expérience dans les années 90, ça bouillonnait grave !!
Des genres musicaux se créés, la House Music, la Newbeat, la Trance, la Techno, la Minimal….
Je me souviens d’un événement qui m’a marqué : en 97, je découvrais à la télé le festival Happyland à La Défense avec des artistes  comme Jeff Mills, Jack De Marseille, Green Velvet, Lady B ou Funky Data et tous ses géants de la Techno, House …
La Techno Parade, la Love Parade, les 10 Days, Pukkelpop, Carl Cox, Laurent Garnier, dj Sneak, CJ Bolland, Sven Vath, Juan Atkins, j’emmagasinais un max de musique…
J’en ai bouffé des heures de sons, jusqu’au jour où je me suis remué le cul et dit : c’est ça que je veux faire : Deejay.

 

Comment se porte la culture électronique près de chez toi ? As-tu le sentiment qu’il y a une scène locale spécifique ?

Alors, disons que depuis quelques années le nord et la Belgique ont perdu leurs années festives !
Fermeture de clubs, mairie et police plus stricte à cause des abus, fermeture tardive réglementée, budget sorties réduit, beaucoup privilégie les petites soirées à domicile ou économise toute l’année pour se faire un gros festival en Hollande… Les générations changent…
Beaucoup d’anciens Djs régionaux restent encore sur le coup avec leurs soirées rétro clubbing 90’s, ils restent sur leurs acquis, ce passé prestigieux ! C’est souvent la même playlist, mais bon faut avouer que ça marche toujours (anciens ou jeunes) , pendant que toutes l’Europe avance vers l’avant.
C’est mon point de vue !
La Deep-House, Tech-House restent implantées dans les bars et clubs bobo de la région. Certains se démarquent mais ils sont minimes. Le Jumpstyle, Hardstyle et Hardcore restent encore bien représentatifs des jeunes nordistes et belges.
La Techno dit underground à fait un bon chez nous depuis deux ans, voir trop ! On risque l’overdose !! Trop de soirées identique se suivent et ce, chaque week-end !! On va vite arrivé au bout.
J’ai assisté à des scènes Techno où l’on fait venir de gros artistes internationaux, qui font des festivals dans le monde à plus de 10000 personnes, et chez nous, on est 30 passionnés : je peux te dire que le mec ne reviens plus !!
Même le tecknival de Cambrai cartonne plus, pourtant il n’y a pas de gros Djs. Tout le monde se plein qu’il n’y a pas assez de bonne soirées et, le jour où quelqu’un fait un bon évent, il n’y a personnes. Faudrait nous dire ce qu’ils appellent  « bonne soirée ». On n’y comprend plus rien de toute façon…
J’espère que chez nous, la musique électronique va revenir sur le devant de la scène. Les fêtards sont toujours-là, alors les choses vont bien changer un jour… c’est juste que les autres pays ont moins de contraintes que nous je pense.

Bien sûr, il y a moyen de trouver des petites pépites, une petite élite passionnée de Techno persiste et continue à faire de bons rendez-vous tant bien que mal, comme MSE ou FANATEK qui font du bon boulot. Tu as aussi « les soirées EXPEDIT »qui sont pas mal, le NAME très connu, voir prochainement les nouveaux projets 2018 : le festival « LES DENTELLES ELECTRONIQUES » à Caudry (59).

Ou alors, faire 2 voir 3h de route pour aller chez les flamands. Eux cartonnes, ils ont tout compris : avec des événements de fou, des Djs, des lives, une solidarité en béton entre labels, artistes et orga, et du coup, ils ont les budgets.
Pendant ce temps-là nous restons spectateur tant qu’on ne sera pas solidaire. Mais internet nous permet aussi de pouvoir montrer que chez nous les nordistes et belges, nous avons aussi un noyau d’artistes et Djs qui veulent continuer à y croire et changer les mentalités.

Comment te positionnes-tu sur le débat entre musique électronique underground et commerciale ? Quel est ton point de vue sur l’EDM ? Les free-parties ?

J’évite, c’est une perte de temps !!! On à fait le tour de ces sujets des centaines de fois et c’est toujours les mêmes réponses !! À chaque fois, c’est le conflit ou l’insulte (rire).
Chacun campes sur ses positions, on dit n’importe quoi : il y a les Djs jaloux, les Djs blasés, les adeptes des Frees qui ont un dégoût des clubs parce qu’ils trouvent inadmissible de payer pour s’éclater. Ça part dans tous les sens. Les puristes du vinyle anti mp3, les anti Guetta parce qu’il gagne trop…
Bref, même les genres musicaux en prennent pour leurs grades ! On dirait des clans, alors qu’on est tous là pour la même chose : la musique.
Chacun ses goûts, Il en faut pour tout le monde et ne pas imposer, la diversité c’est bien aussi !!
Avec le temps, je suis moins dans l’agression et le jugement.
Désormais, je dis juste que ce n’est pas ma came (rire).

Quelle est ta vision aujourd’hui du monde des labels, et plus largement du marché de la musique électronique ?

C’est à double tranchant, difficile de se faire une place dans tous ces labels. Il faut se démarquer. Il s’ouvre un label tous les jours aux quatre coin du monde, donc on s’adapte. Internet a ouvert les portes de la distribution musicale accessible à tous dans le monde entier. C’est génial ! Mais aujourd’hui, tout le monde veut faire du son ou créer un label sans en connaître le fonctionnement, limite comme un jeu, en pensant gagner le jackpot. J’en ai vu passé des pseudos artistes, faire du son pendant un an et arrêter. C’est des heures de malade pour presque rien. Si t’as pas cette flamme en toi, tu lâche l’affaire !! Ce qui est cool, c’est qu’on voit émerger de super talents qui n’auraient peut-être pas percé si les choses n’avaient pas changé.
Moi je me régale, j’arrive encore à être surpris et même frissonner… Le fait est que sur 100 titres, t’as 20% qui te foutes le frisson, 40% de déchets non fini et 40% de titres bourrés de samples réutilisés des dizaines de fois sur d’autres prods (du copié collé quoi). Les mecs arrivent à signer 10 titres en 2 jours, privilégient la quantité à la qualité !! C’est pas ma devise !! Le catalogue musical est tellement gigantesque qu’on doit écouter des heures de son pour faire une playlist originale. T’as l’embarras du choix ! À l’inverse tu as de supers titres ou albums qui passent à la trappe, tellement il y a de tracks. C’est les bons et les mauvais côtés du système. Moi, ça m’a permis d’en arriver là où j’en suis : donc je suis plutôt satisfait !! La nouvelle génération à tous les outils pour produire, si j’avais pu avoir ça a mon époque, j’aurais perdu moins de temps.

Quels sont tes attentes vis-à-vis des artistes que tu signes ? Quels sont tes critères de sélection ?

J’ai cet avantage d’être des deux côtés. Je signe mes sons et je signe les autres pour mon label, donc je me mets à leur place… Je sais le plaisir qu’aurait un producteur de musique à gagner un minimum le fruit de son travail pour se payer du matériel ou autre. C’est normal. Je ferai mon maximum pour eux, on sait jamais ce qui peut arriver ! Un track qui explose les charts… Je marche à la confiance, la passion, voir une certaine amitié ? Créer cet esprit de « family ». Je serais le plus ouvert possible à tous, l’entraide c’est génial. Je réponds à tout ce qu’on me propose. Le mec qui pense qu’à sa petite personne, exigeant, limite chiant, qui privilégie sa pseudo carrière et l’argent à sa musique, n’a pas sa place sur mon label, même s’il a fait un super track, ça pourrit l’ambiance. Heureusement, pour le moment ça ne met pas arrivé ! « La musique doit rester la priorité », dès que ta cassé cette confiance, c’est dur de continuer à bosser ensemble. Chez Basics avenue, je mets tout le monde au même niveau ! On fait tous du son, on se prend pas la tête !! Nous ne sommes pas des stars !! On se fait plaisir !! Je suis toujours à l’affût du talent caché : je serai content d’avoir permis à un jeune talent de devenir un grand artiste. Je recherche essentiellement de la Techno dans toutes ses variantes. Le son qui me titillera les tympans, je marche au feeling : Excites mon oreille et t’as gagné !!

Quels est la journée type d’un patron de label ?

Seul c’est hard !! Je m’attendais pas à autant de boulot : un bon café et c’est parti ! J’ai des amis qui me crée des vidéos-clips de qualité quand ils ont du temps libre, il m’aide à la promo alors qu’ils ne sont pas obligés. Mais plus ça partage, mieux c’est. Lire mes mails sur mes 3 adresses : perso, artiste et label. Ecouter les promos d’autres labels que je reçois, suivre mes anciens EP et sortie Beatport, faire de la pub, mettre à jour les pages du label, Facebook, Google, site Wix, YouTube et Soundcloud. Et on rajoute : mes pages perso Gregor Size qui a en plus Instagram, Tweeter, Mixcloud, Hearthisat, Bandcamp ,Beatportdj… Je ne dois pas laisser mes pages (off), sinon on disparaît plus vite qu’on est arrivé. Exemple : je viens de sortir une compilation de 22 artistes : réceptionner les 22 tracks, écoute, mastering pour certains, valider le tout chez mon distributeur pour avoir les dates de lancement, remplir les infos complètes de chaque artistes, photo x22 sur le site du distributeur, vérifier si il n’y a pas d’erreur, créer avec un logiciel la pochette de la compilation, envoyer des contrats à ceux qui en veulent, faire de la promo, alimenter mes pages… Finir mes tracks perso ou des remixes en même temps, quand je peux… Répondre à mes contacts, mes mixes en live, les radios parfois… Chasser des artistes sur Soundcloud pour mes prochaines sorties 2018… Je m’occupe aussi de ma fille de 10 ans, ma vie de couple… J’écoute aussi un peu de Rap Us Old-School pour ne pas saturer (rire) !

Quels sont, selon toi les plus belles réussites de ton label ?

Pour le moment, en 4 mois, je n’ai pas encore de réussite ! Je vous dis ça dans 1 an ou 2 (rire) !!

As-tu refusé des signatures d’artistes que tu regrettes aujourd’hui ?

NON, j’ai pris le culot de tenté d’obtenir la participation de pas mal d’artistes côté de la scène techno mais, soit ils ne répondent pas, soit, ils coûtent un bras ! Je ne peux me permettre d’acheter leurs tracks entre 200 et 500 euros, voir plus !!! Je préfère laisser la place à un jeune talent méconnu qui est motivé !!

Quels sont les projets à venir ?

3 releases en préparation pour Janvier et Gregor Size qui va sortir un EP chez les anglais, avec de bon remixeurs Techno et Drum’N’Bass de là-bas. Je peux rien dire de plus (rire) !

Merci pour toutes ces réponses, le mot de la fin ?

J’ai parlé avec le cœur, c’est la première fois que je raconte ma life. Vivez vos rêves, moi je vie les miens !

Les liens pour continuer la découverte :

Basic Avenue Records :

Site

Facebook

Beatport

Youtube

Contact

Gregor Size :

Bandcamp

Facebook

Soundcloud

Hearthis

Contact

ParMarius Sergent

Disturbed Traxx

Compositeur engagé dans le style, un côté punk assumé, des signatures avec des labels prestigieux, bienvenue dans le monde de Steph Aka Disturbed Traxx :

Déjà merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions et avant tout, peux-tu te présenter ?

Bah merci à toi pour l’invitation.
Bonjour, je m’appelle Steph, j’ai 37 ans, originaire d’un village près d’Avignon et je suis producteur de musiques électroniques et live performer sous le nom de Disturbed Traxx depuis 2001.

Si je ne dis pas de bêtises, t’as eu ta période punk et du coup, quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

(Rire). Oui complètement ! J’ai eu ma période d’anarchie capillaire à grands coups de musique aux guitares saturées sur des textes, des fois, pas très intelligents…
Et cet héritage se ressent sur mes compositions, qui sont souvent des accords « barret » de guitare.
Mes influences viennent de plusieurs groupes et artistes qui m’ont bercé pendant toutes ces années, qui raisonnent encore dans ma tête et dans le studio, et qui sont entre autres: les Clash, les Sex Pistols, Radiohead, Nirvana, Korn, NIN, Manson.
Des groupes et artistes qui m’ont donné cette passion de la musique.

Peux-tu citer 5 tracks (ou albums) qui t’ont particulièrement marqué en musiques ? Quels souvenirs te ravivent ces tracks/albums ?

Alors en :

  1. The Offspring – Genocide (Epitath – 1994), découverte du punk et grunge dans la cave d’un ami.
  2. Nirvana – Breed (DGC – 1991) : premiers accords sur une pauvre guitare sèche qui n’avait que trois cordes.
  3. Metallica – Ride The Lightning (MegaForce Record – 1984) : découverte du mélange entre la  mélancolie et l’agressivité (j’adore).
  4. Marylin Manson – Portrait Of An American Family (Nothing Record – 1994), c’est là que j’ai découvert que je pouvais transformer ma guitare en son de synthé avec un bon pédalier.
  5. Trent Reznor qui est pour moi un putain de génie de l’écriture et de la composition, qui impose le respect, même s’il sort des bas-fonds du rock alternatif underground.

Et j’ai un :

6. qui est Justice – Water Of Nazareth (Ed Bangers Record – 2006), qui m’a fait ralentir le BPM pour commencer à composer de l’électro trash techno.

Comment es-tu rentré en contact avec la musique électronique ?

Bah disons que la vie de groupe c’est compliquée… je commençais à me lasser… puis, c’était en 2001, un samedi soir, je me suis retrouvé dans une soirée où jouaient « Cristal Distortion » et là je me suis dit: « lui il a un groupe tout seul !!» Puis le week end d’après j’étais de nouveau en soirée pour écouter Dj Rykkk’s et là, c’est la révélation !
Je suis rentré, j’ai vendu mon ampli Valvestates, mon pédalier multi effets et j’ai acheté une « rm1x » (synthé, boite à rythme, séquenceur) et me voilà à écrire de la « Techno Tribe ».
Derrière, j’ai contribué à créer un sound system et j’ai commencé à me produire en rave party.

En tant que producteur infatiguable, comment puises-tu ton inspiration pour composer ? Quels sont tes influences en matière de production ?

 (Rire). Si si, je me fatigue tout seul et dans tous les sens du terme.
Pour l’inspiration, c’est par cycle en général. Il faut surtout que je sois en très bonnes conditions mentales, et c’est grâce à tout ce qui se passe dans ma vie et les personnes avec qui je la partage qu’elle vient.
Quant à mes influences, elles sont puisées en partie dans la musiques rock, punk, métal, pop que j’écoute avec, entre autres, les groupes et artistes que j’ai cités précédemment, et dans le coté électro, ce sera plutôt sur du Boysnoize, Justice, Sebastian… et j’en oublie…

Tu as signé auprès de nombreux labels comme Junky Robot ou Chapati Express pour ne citer qu’eux, et du coup, comment se passe la collaboration avec les labels sur lesquels tu as signé ? Que t’apportent-ils dans ta carrière d’artiste ?

Pour ce qui est de la collaboration avec les labels, j’avais déjà monté mon propre label, Mystik Rec, où l’on avait déjà produit 2 séries de vinyles. C’est de là que j’ai pu commencer à me faire entendre et à me produire sur la scène underground techno…
Après, cela s’est fait par de bonnes rencontres qui ont écouté mon travail et m’ont fait confiance en me demandant un remix. Puis Chapati Express m’a contacté, et Junky Robot, et ainsi de suite…
Après, je sais pas si on peut appeler ça vraiment une carrière, mais ils m’ont permis d’être entendu, écouté, et ils m’ont apporté la visibilité et de nouveaux réseaux de contact et je les en remercie…

Quel matériels et logiciels possèdes-tu dans ton home studio ? Recherches-tu des spécificités techniques particulières ?

Alors j’ai deux parties dans le studio, compo et live.

Pour la compo, j’utilise Imac I5, 3,0ghz, en double écran, une interface audio Motu 10 entrée/10 sorties, un clavier midi, une reverb et un multi effet hardware. Le studio est entièrement traité pour l’acoustique, il est équipé en monitoring HS7 et HS8 Yamaha. Je recherche un grain et des sonorités qui me correspondent, et pour ça, je crée des patch de synthétiseur puis je les passe dans mon hardware pour les ré-échantillonner, les boucler, les découper, les tordre dans tous les sens, jusqu’à trouver le bruit ou le son que je cherchais. C’est ce qui fait un peu ma patte.

Pour le live, j’ai opté pour l’efficacité sur scène et le côté pratique pour le transport. En prestation je tourne avec un macbook, la même interface audio que pour la compo, câblée en sortie séparées pour rentrer dans une Allen&Heath zedi10. Le tout piloté avec un contrôler Vestax VCM600. Avec cette config, je peux maitriser chaque clip/loop du set live et agir à n’importe quel moment pour pouvoir mélanger les pistes et boucles de chaque morceau entre elles. Je m’amuse, le public aussi, et c’est très efficace sur le dancefloor (Rire).

Enfin, pour les logiciels, je travaille exclusivement sur Ableton live et des VST comme le Sylenth, Sérum, D16Group, Wave, Plugalliance…

Travailles-tu seul ou en collaboration ?

Alors en général je travaille seul, déjà parce que je suis très dur en studio et je manque de patience parfois…
Ensuite ça m’arrive de faire des co-productions avec d’autres artistes et des remix, le travail à distance est devenu beaucoup simple avec internet pour les transferts de fichiers et projets.

Pour toi, c’est quoi un bon producteur en musique électronique ?

Euh… C’est quelqu’un de passionné avant tout, créatif, innovant, et qui va trouver LA séquence, LE sound design qui te met les poils!!
Quelqu’un qui n’a pas besoin de se formater à ce qui fonctionne pour produire de la qualité !

Quels sont tes projets à venir ?

Mes projets à venir ? J’attends quelques propositions de labels car j’ai quelques tracks de côté, j’ai aussi un morceau assez Oldshool Techno qui devrait voir le jour sur un ep Junky Robot (en digital) et mon ami Gotek m’a contacter pour refaire un featuring pour un nouveau label techno italien « ULTRA WILD »
Donc pour 2018 il y aura encore et toujours plus de son !

Encore merci pour le temps consacré, et le mot de la fin ?

Merci à vous pour cette invitation et pour l’investissement de votre part, pour nous faire entendre, pour nous faire découvrir et exister.
Le mot de la fin est une phrase de producteur qui m’a été soufflée un jour, qui veut dire, en gros, que nous ne sommes jamais totalement satisfaits de notre travail et qu’il est toujours ancré dans notre tête.

    THE DRUM IS GOOD BUT…

Retrouvez Disturbed Traxx sur le web :

ParRichard B

Nico De Carli

Rencontre avec Nico De Carli, Guest Dj entre Suisse et Rhône-Alpes. Ses sets, des mélanges groove et festifs, une prédominance pour la Deep House et une House music punchie qui ont fait toute sa réputation.

Peux-tu te présenter ainsi que les diverses activités qui te lient à la musique électronique ?

Tout d’abord, Nico De Carli c’est mon vrai nom !! Amoureux de House music, mais pas assez geek pour maîtriser la production. Par manque de temps j’ai du abandonner un podcast mensuel orienté Deep House mais j’ai bien en projet d’en relancer un nouveau .

Quel est ton parcours jusqu’ici ?

Merci pour cette question qui met une claque lol !! si je compte bien tout a démarré il y a environ 25 ans quand j’étais ado… les 1er anniversaires et nouvel an entre potes dans des garages, suivi plus tard d’une disco mobile en association. Autodidacte, je m’entraînais tous seul dans ma cave a caler des vinyles sur des platines a courroies.

Début années 2000, lassé par le répertoire à jouer dans les soirées privées, je me suis tourné vers les clubs avec ma 1ere résidence dans un petit club de l’Ain. En 2004 c’est le réseau 2Night, un site de reportage clubbing qui m’a fait connaître la nuit Aixoise et Chambérienne. J’en étais un des djs officiels et je manageais les équipes de reporters. C’est Dj Deal qui m’a ensuite proposé de le remplacer et prendre la résidence a Aix les Bains du 502 avec mon ami Manu.C qui était lui au Château Glam Club, le club House de référence a l’époque.

Et tout cela avec un taff la semaine !!!

Puis est venu le kiffe, être Dj a plein temps, pouvoir vivre de sa passion pendant une période qui a durée 10 ans .

Tout d’abord une résidence de 6 ans au BOWL a Annecy, mon club de cœur ou au fil des années j’ai évolué au même rythme que l’établissement prenait de l’importance. Une belle aventure qui encore une fois m’avait été proposé par Dj Deal le DA de l’époque.

Ensuite 18 mois a Rumilly pour un revival du Scrabble un club historique. Avec des projets fous de la direction ( Ben & Sab ) tel que le  “Color Me Festival”.

Quelques années donc de Dj résident et de Guest sur des soirées de semaine ou le dimanche, pour ne finir que sur des dates en Guest dans toute la région Rhône-Alpes en passant par Strasbourg et Toulouse ou les clubs de stations.

Aujourd’hui j’ai repris une activité professionnelle la semaine, car a 40 ans “ce qui est fait n’est plus a faire”, je prends plaisir sur quelques dates lorsqu’on m’appelle pour mon style musical.

Quelles sont tes références musicales ?

Un nom me viens tout de suite en tête, Michael Jackson !! j’ai grandi avec lui et l’album Thriller, ce qui m’a ouvert a tous les artistes Motown et la Black music en général. Du Funk au Disco, de la Soul au Gospel, on retrouve toutes ces influences dans la House.

Qu’est ce qui t’as donné envie de devenir Dj ?

Et bien on va dire que c’est plutôt accidentel en fait. Comme je l’expliquais plus haut, on avait une sono plutôt amateur au début et j’étais plus dans le plaisir de la technique et de brasser du matériel. Mais un jour où mon pote était absent, j’ai du prendre le micro et les platines et ça a plu. En parallèle je découvrais la “House Garage”  et je rêvais de pouvoir faire partager cette musique.

Comment pourrais-tu décrire ton style musical et quels sont les genres électroniques que l’on peut entendre dans tes soirées ?

Dans l’ensemble très groovy, j’ai besoin de vibrer par des instrus et des voies !!!

Une prédominance vous l’avez compris pour la House dans toutes ces déclinaisons.

Comment organises-tu ta programmation ?

 2 façons de voir les choses :

Le coté Dj résident est ancré en moi  et lors de dates plutôt clubbing et  mainstream, j’aime maîtriser ma soirée du warm-up plutôt Deep, suivi de Futur Bass House ou de l’Electro. Souvent un break sur des sons Hip Hop, Pop Rock mais plutôt dans le Old School.

Pour un afterwork je vais plus chercher a faire voyager les gens a démarrant Down Tempo, mélangeant Deep commerciale et underground pour finir très House et Tech-House.

Quel est ton meilleur souvenir en mix ? Et ton pire ?

Je dirais un jeudi soir où le Bowl était privatisé pour le Festival du Film d’animation d’Annecy. 1000 personnes, une clientèle internationale, j’étais accompagné de percus ( les mad’in’thai) et de Hugo machine pour la trompette, chant et beatbox. Ce soir là je me suis mis dans la peau d’un Dj dans le sens artistique du terme, j’ai joué ma musique, le staff était a bloc, certains clients me demandaient où pouvoir me retrouver “avec mes musiciens”  lol c’était la folie !!! 23h – 5H mon plus beau set.

Sinon pas de mauvais souvenir si ce n’est les requêtes de clients toujours hors sujet avec le set en cours !!!

Quel est ton top 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Voici donc 3 morceaux House, tous très différents mais qui vous donneront une idée de mon univers.

1 Camelphat & Elderbrook – Cola , depuis cet été je ne peux plus m’en passer !!!

2 Basement Jaxx – Jump & Shout ( Erik Agleton )

3 Dombresky & Tony Romera – Girls Night Out

Quelle est la prochaine étape pour toi ?

Plutôt une continuité, on me retrouve entre  Aix les Bains et Annecy essentiellement sur des afterworks, des apéros Deep  où je prends plaisir a simplement faire bouger les têtes.

Ainsi que sur la tournée des Boum 80 90 2000 entre Suisse et Rhône-Alpes, pour le fun de ressortir les tubes de la french touch ou du Barry White !!!

Le mot de la fin…

Poses ton tel et écoutes ton Dj !!!

 

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