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ParRichard B

High Potential

Rencontre avec Anthony Beauchet, créateur et dirigeant de l’agence artistique Lyonnaise « High Potential » ! Il nous fait découvrir son projet innovant et fédérateur dans la gestion de carrière de Dj House et Techno et plus encore !

Avant de nous parler de ton agence artistique, parles-nous un peu de toi ! Qui es-tu ? Quel est ton parcours ? Et quelles sont les diverses activités qui te lient à la musique électronique et notamment ton association Interaktion Elektro Projekt ?

Je m’appelle Anthony, passionné de musiques électroniques depuis la fin des années 1980 et la vague Acid House. Comme beaucoup, j’ai été frappé par la musique House et Techno de l’époque : de nombreuses raves parties, des soirées en clubs, des free-parties et teknivals… Puis la découverte du mix en 2003, ma première scène en 2004 sur Paris… De nombreuses associations fondées et gérées : des webzines, agences de booking, organisations d’évènementiels. J’ai même bossé dans la prévention en milieu Techno et fait de la recherche en sociologie sur les teufs ! Beaucoup d’expériences et de rôles différents qui m’ont permis de comprendre le monde de la musique électronique.

Interaktion Elektro Projekt et mon dernier projet associatif réunissant des passionnés comme moi. Une aventure lancée avec 2 amis (Sab Macintosh et Axel Nirka) avant de s’ouvrir à d’autres passionnés, la plupart Djs. De formidables rencontres et partenariats avec des radios, des labels, des organisateurs. Aujourd’hui une dizaine de membres réalisent des interviews et inventorient les acteurs de la musique électronique sur la région Auvergne-Rhône-Alpes. Depuis 2018, nous sommes membres de la fédération régionale des musiques actuelles Grand Bureau. Nous sommes progressivement en train de muer vers une professionnalisation de l’association avec un conseil d’administration composé d’entrepreneurs de la culture et une reprise de l’association par High Potential.

Qu’est ce qui t’as donné l’envie, un jour, un matin, de créer ta propre agence artistique au sens large du terme ? Quel a été ton constat de départ ?

J’ai aussi été un Dj à la recherche de booking. Je me suis pris des revers et j’ai compris rapidement que pour tirer son épingle du jeu, il faut se la jouer collectif. Le monde électronique est très individualiste et tend à oublier que tout Dj a un jour débuté avant de s’envoler (ou de péricliter dans la férocité de notre culture). Ce qui m’a toujours étonné, c’est que la culture électronique évolue mais ne change pas ses vieilles habitudes. Il y a eu l’époque de la stigmatisation dans les années 1990 où tout ce qui était Techno rimait avec drogue. Puis une forme de reconnaissance à la fin des années 1990 avec une scission entre la Techno légale et illégale : les free-parties sont devenues la face alternative de notre culture, rejet du consumérisme et du star system. Il y a eu ensuite l’impact d’Internet et la crise du disque à laquelle la musique électro a cru échapper. Enfin depuis le début des années 2010, l’électro s’est professionnalisée avec des festivals partout, des têtes d’affiche à gogo et le règne de la stratégie digitale (réseaux sociaux, data…). A chaque fois le même constat : dès que l’argent pointe le bout de son nez, l’individualisme et l’égoïsme font surface.

Certains anciens de la rave ont manqué le coche du digital, d’autres plus jeunes font carrière grâce au air Dj et la touche SYNC. La musique est devenue marketing : savoir mixer ne suffit plus. Il faut produire, développer un univers, faire le show… C’est une évolution logique dès qu’un mouvement culturel est récupéré. Mais derrière tout ça, quelle place accorde-t-on à l’émergence ? Où sont passés les tremplins Dj ? Les open mix ? Tout ça a disparu pour laisser place à une industrie rentable (96 millions d’euros pour la Techno et la House en 2016 selon la SACEM, et je vous parle pas du chiffre de l’EDM). Le Dj est aujourd’hui seul, devant gérer sa musique, son image, ses réseaux sociaux, le plus souvent en méconnaissant l’industrie musicale dans laquelle il met les pieds. Ces Djs là sont nombreux, je dirai même qu’ils sont majoritaires : ils mixent au rabais (quand ce n’est pas gratuitement), récoltent les miettes de la scène électro (quel pied de mixer devant des gens assis dans un bar à moitié vide !), se font arnaquer (certains patrons exploitent la précarité de Djs avides de jouer coûte que coûte)… Bref, tout ça m’écœure. Ça me révolte de voir que l’industrie électronique se glousse d’un succès qui ne profite qu’à des privilégiés. Ça me tue enfin de voir que ceux qui réussissent deviennent égoïstes et oublient qu’eux aussi ont débuté un jour…

C’est pour ça que High Potential est né. Une façon de rappeler que le milieu électro n’est pas un monde de paillettes à l’argent facile. L’agence se propose d’être une alternative à l’existant, en valorisant une approche humaine (la qualité plutôt que la quantité) et solidaire (la coopération plutôt que l’individualisme). Notre agence va volontairement à contre courant pour réellement développer le potentiel émergent des artistes en musiques électroniques, et notamment les Djs.

 « High Potential Agency » est née en Avril 2018 ! Elle gravite autour de 3 axes principaux : La formation, le coaching et la gestion de carrière ! Dis-en nous un peu plus !

Ça va paraitre bête, mais quand on parle d’émergence, le spectre est super large. En gros, l’émergent pour nous, c’est celui qui n’est pas professionnel. Ça veut dire que l’émergence, ça commence par l’idée de devenir Dj jusqu’à la professionnalisation. On a tendance à confondre l’émergence avec le développement d’artistes : quand on développe, c’est qu’il y a déjà de la matière (des bookings, des signatures sur labels…). Nous avons développé 3 services pour répondre aux différents stades de l’émergence parce que les besoins ne sont pas les mêmes.

  • Le stade 1, ce sont les novices : ils découvrent l’univers de la musique électronique. C’est généralement le moment où des personnes souhaitent sortir du simple rôle de participant pour devenir acteur de leur culture. Pas simple de se lancer dans la musique quand on ne sait pas comment ça fonctionne ! C’est pour ça que High Potential a développé un pôle formation pour permettre à chacun de comprendre, expérimenter et se perfectionner dans le monde de la musique électronique fort complexe. Nos formations abordent l’Histoire (les genres, la technologie, le métier de Dj), l’écosystème (le droit des artistes, les différents professionnels au contact de l’artiste), l’initiation et les cours particuliers au mix et à la MAO. Toutes nos formations font participer les artistes et partenaires de High Potential (récit d’expérience, transmission de savoir et savoir-faire).
  • Le stade 2 s’adresse aux Djs qui commencent à avoir des dates, des signatures labels mais qui se trouvent confrontés à leurs propres limites (lieux ou labels inaccessibles). Souvent, ils n’ont pas d’univers artistique (être un Dj comme les autres) et n’ont pas de réelle stratégie de carrière (opportunités saisies au petit bonheur la chance). High Potential propose des services marketing et stratégique en fonction des besoins de chaque Dj/producteur. Il peut s’agir de développer son univers au travers d’un site, de photos, de vidéos, d’une bio ou encore d’un logo. Ce peut être également des heures de coaching pour développer une stratégie. En général, les demandes concernent la scène, la production ou la professionnalisation. Les services proposent des formules adaptables aux besoins et budgets de chacun.
  • Le stade 3 correspond aux artistes professionnels qui ont besoin d’un manager sur la longue durée. Le manager, c’est avant tout le protecteur des intérêts de l’artiste : il conseille, coache, vérifie les contrats, développe la notoriété, les relations presse, entoure l’artiste d’une équipe professionnelle pour accroitre ses revenus (bookeur, éditeur notamment). C’est un travail de confiance entre l’artiste et le manager avec une grande part de psychologie (nul n’est infaillible, surtout dans l’industrie musicale). High Potential gère 10 Djs/producteurs émergents en House et Techno. Un système de parrainage entre artistes émergents/confirmés permet de recréer de la solidarité entre nos artistes tout en créant de nouvelles opportunités pour les artistes confirmés (booking en duo avec l’émergent qu’il parraine) et les artistes émergents (profiter de la notoriété des artistes confirmés pour accéder à des scènes jusque là inaccessibles).

« High Potential »  privilégie l’accompagnement et la gestion  des jeunes talents et les émergents du secteur de la musique électronique. Est-ce un choix stratégique ? Ou plutôt une conviction personnelle ?

Nous préférons parler d’émergents plutôt que de jeunes talents car l’émergence n’a pas d’âge. Le choix de la musique électronique s’est imposé à nous car j’ai développé une affinité particulière avec ce milieu : j’en connais les codes mais aussi les pièges. La stratégie de High Potential est, comme je l’ai dit, d’aller à contre courant de la plupart des agences de booking qui ne s’intéressent pas à l’émergence comme nous l’entendons : la plupart se focalisent sur les têtes d’affiche, la pluralité des genres (Electro, Rock, Hip Hop…) ou les prestations live (le Dj tend à devenir un groupe pour être un spectacle sur scène). Au cours de ma formation en master 2 en management de carrière d’artistes (Lyon II), j’ai retenu cette phrase d’un entrepreneur culturel : « l’innovation dans la musique, ce n’est pas faire de l’argent là où tout le monde est déjà mais plutôt là où personne n’est encore allé ». Chez High Potential, nous sommes convaincus par l’accompagnement d’artistes émergents en musiques électroniques parce que tout le monde s’en fout et pense que ce n’est pas un marché rentable. Nous pensons au contraire que non seulement le marché existe, mais qu’il constitue la majorité des artistes. Nous parlons bien de « marché » car le tout gratuit n’existe pas : nous recherchons néanmoins des compromis pour que nos services restent abordables grâce à la solution de différentes formules. High Potential a donc fait un choix stratégique, disons plutôt une prise de risque, en s’appuyant sur des convictions personnelles. Ce qui nous motive, c’est le défaitisme à la française : plus on nous dit que nous sommes fous d’aller sur ce marché de l’émergence peu rentable, plus on s’y développe.

« High Potential »  s’adresse au milieu House et Techno en premier lieu sur le plan des bookings. Si demain un Dj Minimal, Deep ou EDM… décide de rentrer dans l’agence est-ce possible ?

High Potential a effectivement d’abord ciblé la House et la Techno pour des raisons affinitaires. La « Minimale » ou la « Deep » ne sont pas pour nous des styles à proprement parlé mais des dérivés de genres existants : on parle de « Deep House » comme de « Deep Techno », idem pour la Minimale. Mais effectivement, nous avons d’abord ciblé des genres où l’on se sent le plus à l’aise. Rien ne nous interdit demain d’évoluer vers d’autres genres électroniques : cela se fera en fonction de nos futurs collaborateurs ayant la connaissance de ces milieux. Nous ne sommes pas sectaires et revendiquons aussi bien les genres commerciaux qu’underground. Ce qui importe, c’est d’être bon dans ce que l’on fait plutôt que de multiplier les genres sans en maitriser les codes et les réseaux. Il est probable aussi à l’avenir que High Potential gère d’autres types d’artistes comme des VJ, du mapping ou encore des instrumentistes (percussionniste, saxophoniste, etc.). Mais chaque chose en son temps : nous avons à peine un mois d’existence…

En un mois d’ouverture, l’agence manage déjà 3 artistes venus des 4 coins de la France si je puis dire sur un total de 10 artistes maximum souhaité par l’agence. Comment expliques-tu ce début de succès ?

L’agence manage en effet Mathias D. (Toulon), Chicuss (Chambéry) et Max Muller (Carcassonne). C’est à chaque fois une histoire de feeling  et d’humanisme qui nous a poussés à sélectionner ces artistes. Contrairement à la formation, au marketing culturel et au développement stratégique, nous voulions que le management ne s’enferme pas sur son territoire et s’ouvre à d’autres régions. C’est l’idée même du booking que de s’exporter pour aller à la rencontre de différents publics. Au-delà d’un critère géographique, chaque émergent dont nous nous occupons a ses force et ses faiblesses : certains sont des producteurs chevronnés, d’autres plutôt addict de la scène, d’autres enfin cumule les deux. Manager différents profils nous permet de ne pas tomber dans la routine : chaque management devient un challenge, une aventure et un partage qui profite autant à l’artiste qu’au manager. Les premiers artistes confirmés vont bientôt faire leur rentrée dans l’agence : D’Jamency et Dan Corco ont accepté chacun de parrainer un artiste émergent. D’autres artistes vont rejoindre l’aventure : des Djs résidents, des livers… Mais vous n’en saurez pas plus pour le moment.

Quel est l’effectif de l’entreprise aujourd’hui ? Es-tu as la recherche de collaborateurs ? Si oui dans quel domaine ?

High Potential est une micro-entreprise, donc composé d’une seule personne. Mais le projet se développe avec beaucoup de collaborateurs, dont les artistes font également parti. Il y a déjà une équipe marketing en train de se constituer, composée aujourd’hui d’une photographe (Laurence), d’un webmaster (Benjamin) et de moi-même (éditorialiste). Nous recherchons un vidéaste et un infographiste sur Lyon pour avoir l’équipe au complet. Je commence également à me rapprocher d’organisateurs de soirées pour gérer des échanges Djs et développer le volet booking/tournée de nos artistes sur la région Auvergne-Rhône-Alpes. Enfin, nous avons des projets de programmation de lieux liant notre manager avec l’un de ses Djs. Tout ça est en cours de négociation et je préfère ne pas trop en dire pour l’instant… Nous recherchons également 6 Djs/producteurs émergents en House et Techno : n’hésitez pas à postuler si notre agence vous intéresse. Et pour suivre notre actualité, abonnez-vous à notre page fan Facebook.

Quels objectifs t’es tu fixé d’ici à 1 an ?

D’ici un an, j’aimerais que High Potential soit davantage connu et reconnu pour son travail d’accompagnement des artistes émergents en musiques électroniques, notamment sur la région Auvergne-Rhone-Alpes. Nous venons de récupérer Interaktion Elektro Projekt pour professionnaliser l’association et en faire un média et un site ressource pour les acteurs de la région Auvergne-Rhône-Alpes (annuaire en cours de constitution qui sera accessible en ligne gratuitement). J’espère aussi que nos Djs émergents auront évolué et que certains auront gagné en notoriété.

Que peut-on te souhaiter pour l’avenir ?

L’avenir pour High Potential, c’est de devenir rentable. Il y aura forcément des levées de fonds (pour l’entreprise) ou des recherches de subventions (pour l’association) afin de pérenniser l’aventure. L’innovation restera notre leitmotiv : nous proposerons prochainement des sites web tout clé en main pour les artistes. Nous souhaitons toujours plus de partenariats, de collaborations avec des gens compétents venant enrichir le savoir et savoir faire de notre entreprise. Nous souhaitons enfin apporter un espoir à tous les artistes émergents et satisfaire au maximum leurs besoins.

Le mot de la fin…

Ce n’est que le commencement. J’ai envie de dire aux artistes émergents en musiques électroniques : « vous n’êtes plus seuls. Unissez-vous, professionnalisez-vous et osez… Car les têtes d’affiche de demain, c’est peut-être vous ! ».

Retrouvez High Potential sur le web :

ParMarius Sergent

Lud’O

Son énergie et son plaisir du mix font que, dès qu’il passe derrière les platines, l’ambiance devient électrique ! Les groupies s’amassent, le son groove, les sourires s’étirent et la soirée est partie ! On peut l’entendre des Saisies à Lyon : voici l’univers de Lud’O !

Salut, merci d’avoir accepté mon invitation : peux-tu commencer par te présenter ?

Salut. Et bien moi, c’est Ludovic Sausset , j’ai 39 ans, j’habite en Savoie, je suis père d’un petit garçon de 4 ans et demie , je travaille dans un hôtel en tant que technicien de maintenance dans une station de ski et je suis un grand passionné de musique ! J’écoute de tout : je suis musicien, DJ, bon vivant… Et aussi célibataire pour celles qui souhaiteraient me connaitre après avoir lu cet article (rire) !

T’as commencé la musique par la guitare et t’as eu une période punk : on peut en savoir plus ?

Oui, j’ai eu ma première guitare à 14ans et j’ai bien grattouillé plusieurs années avec pas mal de monde… J’ai pu faire du bruit avec des punks, des rifs de guitares avec des hardos, des soirées roots avec les PoyPoys… Mais toujours avec cette passion de faire de la musique et de partager des moments ensemble… Et boire de la bière (rire). J’ai fait aussi beaucoup de festivals, soirées concerts pour suivre des groupes que je kiffais et découvrir aussi de nouveaux talents. Ça remonte à 20 ans maintenant mais c’était une belle période.

Comment es-tu venu à la musique électronique ? Qu’est-ce qui t’attire dans ce milieu ?

J’ai mis du temps à venir aux musiques électroniques : je suis resté longtemps un pionnier des soirées concerts, des instruments, de voir des zikos en live devant toi et te faire danser. Mais on m’a emmené dans les premières free-parties, des teufs dans des lieux insolites comme des champignonnières en Indre et Loire, sous des ponts d’autoroute, dans des grands champs ou dans des purs spots un peu partout en France. J’ai vraiment découvert un milieu underground, fait des belles rencontres avec des personnes qui ont cette philosophie : “vivre libre ou mourir !”. Je me suis rendu compte qu’il y avait une variété de musiques, des styles différents allant de la Drum & Bass, Techno, Hardtek, Hardcore, Acid… Et tous ces boutons que je voyais clignoter, ces platines avec des vinyles, de purs DJ’s, des liveurs, des gros murs de sons, des camions aménagés… C’est un tout et ça m’a plus tout de suite !

As-tu monté/fait partie d’associations en musiques électroniques? Quel rôle y as-tu joué ?

Les 10 années passé en Indre et Loire m’ont permis de côtoyer plusieurs bandes de potes et sound-systems tels que INFRABASS, DST, ODN, LES CHATS PERCHES, les KO37 Unit (avec qui j’ai eu la chance de participer et d’organiser des grosses soirées et sortir les Protos, les Bassbins et les Turbosounds… On a passé pas mal de temps ensemble a écouter le Martin Audio ronronner). Une de mes plus belles orga qui restera à jamais gravé en moi, c’est la VENDETTA 2005 en Italie…. Les anciens s’en souviendrons longtemps ! Maintenant, ça va faire 10 ans que j’habite en Savoie et j’ai également rencontré plusieurs collectifs avec qui nous avons organisé plusieurs événements. Il y a eu Uppercut avec le festival Élément au Fort De Tamié (73), la teuf du barrage de la coche avec les Malbarés/Lunatik Armada, le conteste de ski “Tribute To The Air” avec Lunatik Armada et beaucoup d’autres…

Quels artistes ou label ont influencé ta conception du mix ?

Franchement, après toutes ces années et après toutes ces rencontres, ces expériences musicales, y en a tellement de labels et d’artistes qui m’ont impressionné. De les avoir vu et écouté, c’est sûr que ça m’a influencé dans le mix. J’écoute énormément de musique, j’en achète, j’en visualise, j’en télécharge, je la partage avec mes proches : c’est tout ça qui influence ma musique, mon style, et mes envies du moment. Après il y a quand même quelques artistes qui resteront des exemples pour moi, des anciens qui m’ont toujours impressionné, je peux te citer :

Dud, un DJ d’InFrabass, pour sa Drum & Bass massive et explosive.

Dj Skuff des Ko37 UNIT pour ses sets Acid Techno qui font voyager

Martin, du collectif METRO, un liveur Tchèque qui est un tueur avec son style bien à lui…

Et il y a tous ceux que je suis actuellement et qui m’inspire : de Gesaflestein à Amélie Lens, de Comsic Boys au label Hungry Music, Lot49 et plein d’autres…

Quel matériel DJ utilises-tu ? Recherches-tu des spécialités techniques particulières ?

J’ai commencé sur vinyles avec des Technics et une Eclerc Nuo 5. J’adorais jouer de la Drum & Bass, de la Jungle et bien sûr de la grosse Techno. J’ai acheté pas mal de vinyles, j’ai une belle petite collection chez moi de différents styles. Mais comme je ne trouvais tous les titres en vinyles, j’ai acheté une carte son Serato SL3 avec des vinyles encodés : j’ai pu améliorer mon mix, mélanger des styles, jouer des remix. Maintenant pour le coté pratique en soirée, je suis passé au contrôleur Pionner DDJ-SR et je me fais énormément plaisir à jouer sur ce matériel ! Je garde néanmoins chez moi les platines et je suis toujours prêt à lancer un coup de mix vinyle entre amis.

Peux-tu nous raconter ta première expérience de mix en public ? 

J’ai eu, comme tout spectateur de soirées, cette envie de jouer en public, de monter sur scène et faire vibrer les gens. Mais étant perfectionniste, tant que mes sets n’étaient pas totalement prêts, je me privais de jouer en public. Puis il y a eu cette soirée , il y a maintenant 9 ans , dans un bar aux Saisies (le pub La Cordée) où j’ai joué avec le collectif Lunatik Armada : mon baptême du feu ! Il y a eu une ambiance dingue : les gens avaient tous le sourire, ils dansaient ; on avait chaud et j’ai envoyé un super set Techno qui a plu à tout le monde. On m’a félicité longuement de ma performance après cette soirée et ça m’a rassuré et mis en confiance pour des soirées futures : j’étais prêt et j’allais travailler pour assurer mes prestations et faire danser les gens.

Pour toi, c’est quoi un bon DJ ?

Toujours compliqué cette question… Les gens passent beaucoup de temps à discuter de ça, à comparer les matériels, les ambiances, les styles… DJ ou live ? Contrôleurs ou platines ? Pour moi, ce qui est sûr, c’est qu’il faut aimer la musique, être passionné par ce qu’on fait , aimer danser, aimer faire danser les gens et être pro. Car un bon DJ doit savoir s’adapter à son public, proposer une prestation de qualité et surtout passer du bon temps avec le public ! On n’arrête pas un peuple qui danse !

Tu n’as jamais sorti de productions : une raison à tout ça ?

C’est quelque chose qui m’intéresserait… C’est un bel aboutissement de créer ses propres productions et les jouer en public. J’ai essayé différents logiciels tels que Fruity Loops, Reason, Ableton Live… J’ai réussi à créer des petites choses assez basiques mais les idées sont là ! Le gros problème pour moi avec la production, c’est le temps. Il faut consacrer des heures à rechercher des sonorités, des mélodies, des arrangements, à faire son mastering. Je préfère actuellement rechercher de tracks propres, bien masterisés pour composer mes sets et jouer en live. Mais je reste persuadé que j’y reviendrai car c’est un milieu qui m’attire.

Peux-tu nous parler de tes projets à venir ?

Des projets simples : profiter de la vie, profiter de mon fils et de ma famille, faire des voyages et m’ouvrir l’esprit, faire des rencontres (artistiques et autres… Petit rappel pour mesdames [rire]), continuer à jouer de la musique, faire plaisir et se faire plaisir et bien vivre !

Merci de m’avoir accordé de ton temps : ton mot de la fin ?

Il faut avoir une grande musique en soi si on veut faire danser la vie !

Suivre Lud’O sur le net

ParMarius Sergent

Why Not

INTERVIEW – Ce collectif de Dj sévit depuis 2011 dans le sud de la France… Ce groupe de potes qui s’est rassemblé par passion pour la musique électronique se développe aussi par le côté obscur de la force : la création d’event autour du DJing ! Discussion avec Dubix du Collectif Why Not :

Salut Antho, aka Dubix, et merci à toi de prendre le temps de me répondre ! Pour commencer, peux-tu te présenter, toi et ton asso ?

J’ai 27 ans, j’ai commencé la musique au lycée comme bassiste en montant un groupe avec des potes. En parallèle, j’ai commencé à m’intéresser aux musiques électroniques et à bidouiller un peu de son sur mon ordinateur puis ensuite, j’ai attaqué le mix.
En ce qui concerne l’asso, elle est basée à Rodez en Aveyron. Elle a pour but de promouvoir les musiques électroniques à travers divers événements ou collaborations, et grâce à notre collectif de 6 Dj.
Nous diffusons également un podscast mensuel en téléchargement libre sur notre page Soundcloud dans l’optique de faire de la promo à des artistes plus ou moins connus que nous apprécions.

Comment est né ce projet ? Comment tout ça s’est mis en place au départ ?

Au début, on organisait des free parties, puis en 2010 on a décidé de créer quelque chose de plus concret, histoire de proposer du son et des soirées ailleurs que dans des champs ! Nous avons monté notre premier évènement autour d’un buron sur l’Aubrac début 2011. La machine était lancée !

Vous avez en date de prévues les vendredis Électro, le 4 mai et le 8 juin (au café de la Paix à Rodez) puis une soirée au bar le Dayton à Figeac le 12 mai -comment est-ce que vous gérez le timing et l’organisation entre vous ?

Effectivement ! Les vendredis Électro c’est chaque premiers vendredis du mois depuis 4 saisons. On fait venir des collectifs ou des Dj d’un peu partout histoire de créer une bonne dynamique ! C’est un peu le fil conducteur, puis ensuite d’autres soirées se rajoutent de temps en temps dans d’autres lieux !
Pour gérer tout ça, on se débrouille comme on peut, à la bonne franquette, comme on dit !

Avez-vous des liens avec les autres assos du territoire qui organisent ? Comment se passe les collaborations inter-asso ?

Oui bien sûr, on a pu collaborer avec plusieurs structures ! On pose de temps en temps nos propres scènes ou inter-plateaux sur des festivals et 2 de nos Dj sont résidents sur les Natural Games à Millau. Les salles de concerts, assos, bars ou clubs du coin nous connaissent bien et font régulièrement appel à nous !
Les collaborations se sont toujours bien passées, c’est important d’échanger avec les acteurs locaux histoire de dynamiser le territoire !

collectif why notComment choisissez-vous les lieux où vous organisez vos soirées ?

C’est toujours compliqué de trouver des lieux adaptés à ce que l’on veut proposer. On est souvent limité en terme de place ou d’horaire. Du coup on s’adapte et on fait comme on peut avec ce que l’on trouve et ce que l’on nous propose !

 

Quelles valeurs diffusez-vous à votre public ?

Partage et respect principalement ! C’est toujours agréable de partager une passion commune pour le son avec le public, surtout quand il est réceptif ! Tout ça avec le smile, dans la bonne humeur puis le respect des lieux, de soi et d’autrui.

Quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre dans vos soirées ?

Principalement house et techno mais le panel est plutôt large ! Acid, Bass-Music, Drum & Bass, électro-swing et autres dérivés !

As-tu le sentiment que le public électronique est spécifique selon l’endroit où vous jouez ? Quelles différences/ressemblances as-tu pu noter ?

Ça peut être le cas effectivement. Mais parfois, et plus particulièrement dans les bars, il y a les habitués qui connaissent et suivent nos soirées puis ceux qui passent sans vraiment connaître. Des fois ils sont curieux et ils accrochent et des fois non (rire) !

Avez-vous le sentiment que le public est reconnaissant du travail que vous faites ?

D’une manière générale oui bien sûr, même si ce n’est pas toujours le cas ! On a très souvent de bons retours.

Les projets à venir ?

Rien d’extraordinaire. Continuer à pérenniser nos soirées et notre collectif puis peut-être la création d’un vinyle un de ces quatre !

Merci pour toutes ces réponses !! Le mot de la fin ?

Avec plaisir ! Peace love, sound beer & unity !

Toute l’actualité de Why Not sur le net :

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Soundcloud

ParHigh Potential

The Orb – Doughnuts Forever (Cooking Vinyl limited)

Le 22 juin prochain, le groupe britannique The Orb, pionner de l’ambient house, sortira un nouvel album “No Sounds Are Out Of Bounds”, un titre évocateur qui prouve que le groupe s’est attelé à la découverte d’une nouvelle liberté créative.

Rafraichissant et réinventant l’installation des 2 hommes avec Thomas Fehlmann de leurs deux albums précédents ;“No Sounds Are Out Of Bounds”, rassemble volontairement un casting de grands noms, de héros cultes, de talents émergents et de nouveaux arrivants.

Ce nouvel enregistrement, qui sortira le jour anniversaire des 30 ans de The Orb, sera donc à la fois un renouveau et la preuve du savoir-faire de Patterson !

Aujourd’hui, ils présentent également un premier titre : « Doughnuts Forever ».

ParHigh Potential

Lyre Le Temps – Bokopoly (French Gramm)

ELECTRO SWING – Avec Lyre Le Temps, l’horloge s’emballe ! Depuis ses débuts en 2009, Lyre Le Temps nous embarque dans un tourbillon qui mêle Swing, Electro, Hip hop, un peu comme si Cab Calloway faisait des claquettes sur une bordée de scratchs furieux !

En 3 albums et plusieurs centaines de concerts agités, Lyre le Temps a ainsi inventé une parenthèse spatio-temporelle d’une efficacité redoutable, un mix high energy totalement improbable entre l’humeur canaille des clubs enfumés de l’Amérique des années folles et la modernité d’un groupe nourri de l’énergie du hip hop et de beats électro.

Depuis 2 ans, Lyre Le Temps a mis les bouchées double, avec pas moins de 70 concerts pour le Prohibition Swing Tour. Ry’m, le meneur de revue du groupe strasbourgeois, a signé au passage la musique du film “Gaston Lagaffe“, l’adaptation de la célèbre BD de Franquin et marqué les esprits lors d’une prestation survoltée dans The Voice.

Tout ça en préparant dans son labo de distilleur clandestin le 4 ème album dont voilà le bouillant premier single. Prêts pour une partie de Brokopoly ? Nos gangsters de l’électro swing vont encore secouer l’année 2018.

ParMarius Sergent

14/04/18 – Barbar Pub (73)

Avant d’aller vers la chaleur, les tongs, la pétanque et le rosé glaçon, on se la colle une dernière fois en mode tech-house to techno !!!  Alors viens t’enjailler avec nous !!

Line up : Chicuss all night long

Artiste éclectique de par sa culture musicale et ses prestations scéniques, Chicuss propose une musique électronique où les émotions et le groove se mélangent à la perfection. Digne représentant de la house et de la techno made in Savoie, il sait captiver son public et le faire voyager jusqu’au bout de la nuit !

Partenaire

ParRichard B

Fucking Elektro – Prog. avril 2018

RADIO – Voici la programmation du mois d’Avril 2018 de l’émission Fucking Elektro sur Radio Grésivaudan.

Ce mois-ci 2 Guests au programme : Shafran et Chicuss

Mais aussi un live extérieur au bar : le 1835 à Voiron (38)

 

ParRichard B

Shafran

INTERVIEW – Rencontre avec Shafran, jeune producteur et DJ voironnais (38) de Deep et G-House âgé de seulement 16 ans, plein de talents et à l’avenir prometteur.

 

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Valentin, j’ai 16 ans et je suis amoureux de la musique depuis plus de 10 ans.

Quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

Honnêtement, j’ai fait 6 ans de trompette mais cela ne m’a pas marqué. Il faut dire que j’ai vite plongé dedans, à 3-4 ans j’écoutais beaucoup de Disco-Funk et quand j’étais en primaire j’étais dingue de Techno française comme Vitalic, Miss Kittin ou bien The Hacker.

Cependant, je passais tout mon temps à chercher de la musique et j’ai fait des rencontres extraordinaires avec certains styles il y a seulement 5-6 ans. J’ai beaucoup trop d’inspirations.

logo shafranTu as commencé ta carrière en duo sous le nom des « Sweet Doctors » et aujourd’hui tu fais carrière solo. Quelle était ta place dans ce duo ? Pourquoi ce choix de continuer seul ?

Je m’occupais des productions et cela me déplaisait. Je crois que je n’avais pas trouvé ma voie dans un style assez commercial. Je ne veux produire comme personne et j’avais du mal à être compris. Ce que je veux dire c’est que la culture musicale est mon point fort : je ne connaissais personne qui en avait autant ou qui avait la même. Avec l’autre membre du duo nous n’avions pas les mêmes objectifs. Il voulait être connu pour l’apparence alors que je considère plus la musique comme un amour qu’on ne peut tromper. Il était inscrit en moi l’idée de faire revivre les styles qui m’ont marqué très jeune, et non de faire du commercial.

Comment pourrais-tu décrire ton style musical ?

 Je produis de la Deep House avec une touche Disco et Oldskool Piano (on reconnaît l’utilisation du Korg M1). De plus, je produis de la G-House, mais à ma façon. C’est comme si je voulais rendre hommage à l’Electroclash car j’y trouve des similitudes. Je suis très nostalgique et cela se reflète sur ma musique.

Aujourd’hui, tu es avant tout un producteur de Deep House ! Pourquoi avoir choisi ce genre de musique électronique plutôt qu’un autre?

Les musiques qui m’ont fait vibrer ont toujours été dans cette plage de BPM. En plus, l’arrivé de la Trap par exemple m’a troublé. Un style nouveau que beaucoup de monde adore, sauf moi. C’est comme-ci nous abandonnions tous ces styles qui ont existé auparavant car la plupart des producteurs aujourd’hui ne font plus attention à l’histoire de la musique électronique. C’est sûrement pour cela que ce style me dégoûte, je dois associer cet état d’esprit à la Trap.

Où puises-tu ton inspiration pour tes compositions ? Avec quels outils travailles-tu pour créer tes morceaux ?

Je dois passer 2h par jour à chercher du son et à écouter encore et encore les musiques qui m’ont marqué. J’écoute beaucoup de Disco, de Piano House et chaque jour je regarde ce qui est sorti en G-House.

Je travaille sur FL STUDIO.

logo shafranTu as signé sur le label « Housepital records » et tu es également un artiste « Spotify ». Comment se sont faites ces collaborations ? As-tu fais le 1er pas ? Est-on venu te chercher ? Que t’apportent ces entités ?

Je suis allé chercher Housepital records. Honnêtement ils ne m’ont rien apporté, leur promo était assez discrète. Mais cette année, j’ai 3 sorties sur des labels plus importants, j’en dirai pas plus…

Sur Spotify, j’avoue qu’on a eu de la chance avec Mahara pour les 10 000 écoutes. Je ne faisais pas attention à Spotify jusque-là ; néanmoins je me suis rendu compte que la plateforme est importante. Au niveau des collaborations, je recherche une alchimie. Avec Mahara, nous adorions la Piano House, c’est pourquoi nous avons directement collaboré. En 2018 j’ai une track avec Altharys qui va sortir dans un label G-House. C’est ici la même chose : avec Altharys nous avions exactement les mêmes objectifs. Collaborer ça t’apporte des nouveaux points de vue sur la production, et sur la psychologie de production, j’aime observer comment les autres travaillent.

Quel est ton Top 3 joué en ce moment ?

Je vais faire mon top 3 en fonction des musiques que j’écoute le plus !

  1. Simply Red – Monet Too Tight to Mention
  2. Brandon Reeve – Curls
  3. Michel Legrand – Disco Magic Concorde

Quelle est la prochaine étape pour toi ?

Gagner en notoriété. Souvent on ne fait pas confiance à quelqu’un de 16 ans. J’ai 3 sorties en labels qui arrivent et mon but est de monter le plus possible tout en me faisant plaisir.

Le mot de la fin…

 La musique est la meilleure chose au monde. Une variété incroyable existe, il y en a pour tout le monde donc allez chercher plus loin que la radio.

Retrouvez Shafran sur le web :

ParVictor Tiago

Roman Faero – Code Art Kore EP (Fortwin records)

SORTIE LABEL – Roman Faero, artiste DJ & producteur tout droit venu de Dinant en Belgique, vous propose son dernier EP “Code Art Kore” sur Fortwin records avec 4 remix de Bruchrille, Der Reinhalter, Gee et Ron Darst. Une Techno/Hard-Techno puissante qui ne vous laissera pas indifférent !

  • Date de sortie : 01/05/2018
  • Exclusivité Beatport : 17/04/2018
  • Contact/démo Fortwin records : fortwinrecords@gmail.com

ParHigh Potential

Prose

Rencontre avec Nathan, entrepreneur culturel et président de l’association Prose qui place l’Art, l’émergence et les lieux atypiques comme fer de lance d’une nouvelle manière d’organiser des évènements.

Comment est né le projet Prose ? Le choix du nom a-t-il sa petite histoire ?

Le projet est né assez naturellement finalement. On a fait énormément de festivals, de concerts, d’expositions, de spectacles en tout genre, c’est d’ailleurs en plein milieu du camping de la quinzième édition de Musilac qu’on s’est rencontrés, totalement par hasard. On s’est retrouvés l’année suivante dans la même promo à l’université. On a continué à sortir, et à découvrir le monde de la culture notamment à Lyon. On avait déjà cette volonté de se lancer, et de créer quelque chose à nous, quelque chose de nouveau. On était dans la routine de pas mal d’étudiants, la formule classique du vendredi soir : before chez les potes, concert dans une grande salle, after, et retour à la maison. Et on se disait qu’on avait rarement l’occasion d’être immergés dans une ambiance pendant toute la soirée, et aussi qu’on finissait par tourner en rond dans les propositions culturelles qui s’offraient à nous. Il fallait qu’on trouve une manière de découvrir de nouveaux artistes, tous domaines confondus, et de les voir évoluer dans une ambiance spéciale, tout en restant tranquillement chez soi. C’est comme ça qu’est né le concept “Appart’ en Prose”. Nous avons donc créé le groupe Prose pour nous permettre de réaliser ce premier projet.

Pourquoi Prose, c’est vrai que c’est une bonne question. Je crois qu’on voulait quelque chose qui rappelle l’art sans en mettre un seul en valeur, quelque chose d’efficace, mais qui montre bien l’absence de barrières, ou de conventions. Du coup l’idée de la poésie mais sans les règles, ça définit assez bien le projet. Et puis c’est joli non ?

Il y a deux entités juridiques au sein du groupe Prose : peux-tu nous ce que fait chacune des entités ? Pourquoi avoir choisi de développer une association et une entreprise ?

L’une est une association, son objectif est de dénicher des lieux insolites pour y organiser des évènements culturels ouverts au public. L’autre, est une agence de conception et de création d’évènements. Elle s’occupe de l’organisation événementielle de projets de professionnels à professionnels. L’association est un projet participatif. Toute personne voulant se dessiner un réseau professionnel ou étant en mesure de mettre en œuvre ses compétences sont les bienvenus. Notre objectif était de créer un projet réellement associatif et non-intéressé par les fondateurs. D’un autre côté, nous devons manger. Nous sommes donc en train de monter une société indépendante de l’association qui permet de différencier le projet associatif du projet commercial.

Prose organise des évènements innovants : quelles sont vos spécificités ? En quoi vos events sont-ils innovants ?

Le but est de proposer une réelle immersion artistique grâce à un cadre unique. Les concerts sont sonorisés avec du matériel professionnel et un jeu de lumière dynamique, ce qui permet aux artistes et au public d’avoir la même expérience qu’un concert en salle. La collaboration entre musicien(s), plasticien(s) et/ou artiste(s) du spectacle-vivant dans un lieu clos et intime, permet au public de découvrir un ensemble ne s’arrêtant pas à une représentation artistique simple, mais à une performance plus complète. En outre, le format collaboratif permet également de pousser les artistes vers des retranchements encore rarement explorés, en insistant sur la création à plusieurs. Les performeurs de Prose doivent trouver des connexions, des liens entre leurs propres créations et celles du collaborateur.

Pour prendre un exemple plus concret, “Baraqu’en Prose”, que nous avons organisé le 9 février 2018, a eu lieu dans une maison située à 15 minutes de Jean Macé. Lors de cet évènement, nous avons proposé sept concerts allant de la musique Hip-Hop à la musique électronique, répartis sur deux scènes, l’une dans un grand salon et l’autre dans une cave. Trois expositions étaient présentées dans la maison. Les artistes performaient en live avec de la sérigraphie ou du VJ en collaboration avec les musiciens. Si avec tout ça c’est pas un tout petit peu innovant, bah on sait plus trop quoi faire…

Vous kiffez les lieux insolites : y a-t-il des lieux qui te font particulièrement triper ? Quel lieu déjà investi t’a le plus marqué ?

Le prochain méga kiff en vue, un château. Un rêve à réaliser : une grotte ! Le lieu le plus intéressant que nous ayons investi était la maison de « Baraqu’en Prose », d’abord parce que l’espace disponible nous a permis d’en faire à peu près ce qu’on voulait ! Et c’était aussi la première fois qu’on investissait un lieu “chargé d’émotions”, puisque le proprio nous avait prêté cette maison qui était celle de sa grand-mère qu’il venait de perdre. Selon lui, elle était une personne très joyeuse, elle aimait faire la fête, rencontrer des gens, découvrir de nouvelle choses. Pour lui, c’était une sorte d’hommage, donc on était très touchés d’avoir ce rôle.

Prose valorise une approche pluridisciplinaire de l’Art : quels sont les Arts qui peuvent s’exprimer dans vos évènements ? Quelle place y tient la culture des musiques électroniques ?

Tous les arts sont les bienvenus. Plus ils seront nombreux à collaborer, plus l’expérience d’immersion pour le public sera intéressante. Nous tenons réellement à créer un univers artistique commun dans nos évènements et non pas différentes prestations n’ayant aucun lien. La musique électronique se place au même niveau que les autres styles en ce qui nous concerne. Malgré le fait que nous avons des affinités assez forte avec ce style, nous essayons de ne pas le mettre spécialement plus en avant que les autres. Ce qui est particulièrement intéressant avec ce style, c’est les univers totalement décalés qui se créent autours avec les autres artistes.

Prose tisse des liens de Lyon à Berlin : as-tu le sentiment qu’il existe des différences culturelles entre les 2 villes ? Quels liens tissez-vous entre la France et l’Allemagne ?

Rien que pour la bière je dirais que oui et non. Berlinois ou Lyonnais, on boit tous comme des trous. La seul différence c’est que nous, c’est de la pression et eux de la bouteille. Sinon à part ça, les gens sont tout aussi géniaux ! Les Berlinois ont plus l’habitude d’événements comme ceux que nous proposons mais y sont tout aussi réactifs. Nous avons créé un pôle Prose à Berlin. Une équipe s’y est donc construit et notre identité à été exportée là-bas.

Prose aime la musique : peux-tu me citer des artistes en adéquation avec les events que vous organisez ?

Des artistes Prosiens : Blade, Fame (vidéo), Romain Davis, FRACTAL (vidéo).

Des artistes qui seraient ouf à faire passer dans Prose : Jacques, Tout est magnifique (vidéo), Igorrr, Tout petit moineau (vidéo), Stupeflip, The hypnoflip invasion (vidéo).

Quelle place Prose octroie aux artistes émergents ? Comment valorisez-vous l’émergence à l’échelle de vos territoires ?

Nous sommes une petite association et nous émergeons, tout comme de nombreux artistes. Les nouveaux projets artistiques méritent et doivent être mis sur le devant de la scène actuelle. Si nous ne prenons pas le temps de nous soutenir dans un milieu ou exister professionnellement est compliqué, alors personne ne le fera pour nous ! Nous mettons donc sur scène une très grande majorité d’artistes locaux émergents ou en voie d’émergence.

Comme dans toute musique, l’électronique n’échappe pas à la catégorisation commerciale ou underground : que penses-tu du milieu free-party ? Et à l’inverse du mouvement EBM mainstream ?

Les free-parties sont des scènes à part entière, les artistes peuvent s’exprimer, le public peut profiter. Les seules différences sont liées aux méthodes d’organisation. Je n’ai personnellement jamais organisé de soirées de ce type et n’ai donc jamais été directement confronté au milieu. De la même manière, le mouvement EBM mainstream est apprécié par un public et tant mieux. La seule caractéristique faisant que ce milieu me dérange est lié à la philosophie commerciale qui est derrière l’organisation. Produire pour des sacs de sous n’est clairement pas l’objectif qui m’a placé dans le milieu de l’évènementiel.

Quels sont les projets à venir pour Prose ? Ton message à adresser à la communauté électro ? Ton mot de la fin ?

Le projet était en pleine restructuration jusqu’à aujourd’hui. Les projets vont bientôt arriver, patience. Une seule chose à dire : “faites nous rêver, créez et surtout profitez !”. Mot de la fin : Kamoulox (ce mot est génial).

Retrouvez Prose sur le web

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ParMarius Sergent

07/04/18 – Track’N Art (26)

AGENDA – Elektrovore propose sa soirée Elektro Track’n Art au Traknart !

LINE UP :

– NOURS // Techno
-GOUROU // Tekhouse
-NOIZ ADDICT HEAD // Electrotek
-COLO // Tribecore
-LUIDGI // Mapping

Les guest :

-CHICUSS (lunatik armada)
-TEKBU (flp)

Partenaire : Interaktion Elektro Projekt

Event Facebook
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—– LE TRACK’N ART —–
BAR & ETABLISSEMENT ASSOCIATIF *

Là où se déroule tous genres d’événements musicaux NON commercial !
TEKNO…ETC ! CONCERTS…ETC !

– Tous les événements sont uniquement réservés aux adhérents de l’association TRACK’N ART !

– Si vous désirez devenir adhérent de l’association TRACK’N ART pour pouvoir participer aux événements et partager vos connaissances musicales !

– Il vous faudra prendre contact avec un membre de l’association en dehors des horaires de chaque événement dans les locaux de l’association !

– Du lundi au jeudi de 15h à 19h et du vendredi au samedi de 15h à 21h30 ou par tel pour plus de renseignements au 0629666909

– L’adhésion à l’année est de 5 €
Cette adhésion servira à payer les frais annuels (loyer, assurance, électricité, entretien du matériel et autres services mis à disposition des adhérents…)

– Cette adhésion vous permet d’accéder à tous les événements de l’association, rencontrer durant ces derniers les autres adhérents et membres de l’association TRACK’N ART vous permettant d’apporter de nouvelles idées et connaissances pour les événements à venir.

– ATTENTION
Certains événements sont à accès payant pour des raisons logistiques et frais de prestataires (décoration, images, son, …ect )

En vous remerciant de votre compréhension
L’association TRACK’N ART et ses joyeux TRACK’N ARDIENS

“A disposition des adhérents”
-Bar
-W-C
-Coins banquettes
-Terrasse couverte
-Préstations Musicals (artistes bénévoles)
-Système son 07Kw♫

Info: 0629666909
45min de Lyon
20min d’Annonay
40min de Valence

Point GPS:
Latitude: 45,2457
Longitude: 4,8106

ZA.Les payots 26140 Andancette

ParMathias D.

Max Muller

Rencontre avec Max Muller, Dj/Producteur du Sud de la France aux sonorités Deep/Tech-House.  

Max, peux tu te présenter aux lecteurs pour commencer ? D’où vient ton nom de scène ?

Bonjour, j’ai 31 ans, j’habite actuellement à Carcassonne. Mon nom de scène était tout simplement le nom de famille de mon grand père…

Qu’est-ce qui t’a poussé à devenir ce que tu es aujourd’hui : DJ et producteur ?

J’ai baigné assez jeune dans la musique électronique grâce à mon frère plus âgé. Passionné par cette musique et ayant des amis DJs, l’envie m’est venue d’acquérir mes premières platines ; et bien sûr, de fil en aiguille, je me suis testé à la production : c’est très dur de lâcher maintenant.

Comment travailles-tu tes productions ? Quelles sont tes influences ? Quel matériel utilises-tu pour composer ?

Je travaille sur Logic X, accompagné d’un MOOG (SUB PHATTY) ainsi que pas mal de VST… Mes influences sont surtout anglaises. Il y a de très bons producteurs de Tech-House, ils sont bons pour le groove : c’est très festif !

Tes productions ont été signées sur des labels comme Defined Music, Way Of House, Happy Records pour ne citer qu’eux : qu’est-ce que ça t’a apporté ?

Se sont surtout “Scander” et “Way Of House” qui m’ont apporté ; plus particulièrement “Scander”, le label de Seb Bevil qui est un bon ami : c’est grâce à lui que j’ai débuté sur Montpellier et que j’ai connu le fondateur des soirées UNITED.

Selon toi, est-il important pour un DJ amateur de composer pour se faire connaître aujourd’hui ?

Ça y contribue fortement mais j’ai plusieurs connaissances qui mixent à l’international sans avoir fait de productions.

Tu joues des sonorités Techno et House : comment te positionnes-tu dans le débat entre musique électronique “underground” et “commerciale” ?

Comme tout le monde, il m’arrive d’affectionner certains morceaux commerciaux mais je n’en joue pas. Il en faut pour tous les goûts donc j’accepte de loin ce qui se fait de nos jours.

Peux-tu nous citer 5 tracks/albums en musiques électroniques qui sont incontournables pour toi ?

  • Raffa FL – “How We Do”
  • Armand Van Helden – “You Dont Know Me”
  • Larse Moston – “Soothe”
  • Superfunk – “Lucky Star”
  • Andrea Oliva – “Voices”

Tu joues beaucoup dans le Sud-Ouest de la France : quelle relation entretiens-tu avec ton public ?

J’adore le social en soirée (rires) et faire de nouvelles connaissances, faire au mieux pour donner une satisfaction car le public nous le rend bien.

Quel est ton meilleur souvenir en mix ? Et le pire ?

Meilleur souvenir : au Break Club à Montpellier pour une soirée UNITED le 31 Décembre il y a 4 ans.

Le pire : le matériel qui ne fonctionne pas au moment de reprendre après un autre DJ !

Quels sont tes projets à venir ? Des nouveaux tracks dans les prochains mois ?

Une collaboration avec le producteur Dan Corco qui est présent sur de très bons labels comme DYNAMIC pour ne citer que lui. 5 EP qui vont sortir ainsi qu’un remix…

Ton mot de la fin ?

Profitez car le temps passe vite.

Retrouvez Max Muller sur le web : 

ParMarius Sergent

Cousin Vic

Dj et producteur, créant une Techno langoureuse et groovante à souhait, Lyonnais d’adoption mais Clermontois avant tout, découvrez ou re-découvrez l’univers de Cousin Vic :

Salut et merci à toi d’accepter mon interview, peux-tu commencer par te présenter ainsi que ton parcours dans la musique électronique ?

Salut à toi déjà et merci pour l’intérêt que tu portes à ce que je fais…
Alors moi je m’appelle Victor Raynaud et je suis né en Avril 1989 à Clermont-Ferrand. Mon parcours dans la musique électronique est assez simple et n’est pas que de mon fait. J’ai un frère ainé qui a bercé là-dedans depuis l’arrivée des raves et qui m’a contaminé sans le vouloir. A 7ans je suis tombé dans sa chambre sur sa réserve de cassettes audio (une boîte à chaussures remplie de techno sous son bureau), j’en ai choisi une au pif, inspiré sur le moment par la jaquette. Je ne sais plus si c’était une cassette de Crystal Distortion ou de Meltdown Mickey bref un des Spi (que mon frère connait bien)(Spiral Tribe NDLR), je suis allé dans mon bain après avoir mis la cassette dans le poste (je m’en souviens comme si c’était hier, dans les moindres détails), et là, RÉVÉLATION !! C’était déjà fini pour moi.
Ensuite à 12 ans je me suis mis à squatter Rebirth (1er séquencer) sur le pc de mon frère, ensuite je me suis mis au mix en faisant mes premières scènes en free, puis après j’ai vite voulu faire mes prods…
Du coup je suis tombé par hasard sur la SAE Institut à Paris et j’ai validé mon diplôme “Electronic Music Producer.” Entre temps j’avais déjà signé sur quelques labels et je voulais me professionnaliser un peu plus là-dedans… Donc voilà où j’en suis aujourd’hui, et j’en suis assez satisfait même si tu en veux toujours plus, une réussite en amenant une autre…

D’où vient ton nom de scène ?

(Rire) C’est une longue et vieille histoire à la con… Qui normalement devrait porter préjudice à mon frère !
En fait tout comme toi j’ai fait des saisons en  stations de ski, à la Plagne précisément, tout comme mon frère les dix années précédant les miennes. Et il se trouve que mon frère était surnommé “coussin péteur” (on se demande pourquoi…) qui s’est transformé en “cousin Peter” et qui s’est raccourci en “cousin Pit”.
Quelques temps plus tard je débarque à la Plagne avec cette même sale gueule de Raynaud (je suis la copie conforme de mon frère) et donc “cousin pit” est devenu “cousin vic”. Et un beau jour alors que je me produisais à Terre Blanque pour une soirée dubstep (à l’époque sous le nom de “Parazite Basko”) le mec qui a fait les fly (le meilleur pote de mon frère) m’a annoncé sous “Cousin Victor”… On s’est bien marré avec ces conneries, puis c’est resté…
En plus ça m’évite de m’appeler “Alejandro Fanchini” par exemple, comme un trou de balle sur deux de la scène club minimal…

Quelle est ta philosophie, ta conception de la production ?

Vaste sujet : tu pourrais me dire, je ramasse les copies dans deux heures…
En fait à la base c’est un exutoire, le mix ça m’a fait marrer les premiers temps puis très vite je voulais exposer ma vision de la Techno qui est faite d’influences diverses et variées. J’ai besoin d’expulser ce qui me tourne dans la tête, sinon ça reste, ça tourne et ça rend fou (Rire).
Après ma philosophie du truc, c’est que j’essaye de ne pas me fixer de limite, même si tu as quelques codes à respecter forcement, que ce soit dans la composition ou la structure et l’arrangement. J’ai besoin de faire tout style de techno, je n’arrive pas à me cantonner dans un seul style bien défini, même si je sais qu’on peut atteindre une forme de “notoriété” plus rapidement par cette voie. J’ai besoin de faire pleins de choses différentes parce que j’écoute pleins de choses différentes…
Ensuite le fait de savoir produire amène à mes yeux une certaine crédibilité, parce que mixer tout le monde peut le faire, même s’il y en a des meilleurs que d’autres là-dedans (pour ma part j’ai aucun talent particulier par exemple).
J’aurais toujours une attention supérieure pour un bon producteur que pour un bon Dj.

Travailles-tu seul ou en collaboration ?

Ca dépend ! Et là si t’es un bon, tu me réponds “ça dépend, ça dépasse”.
En fait je ne fais pas que de la Techno, je suis aussi très actif dans la Somatik Techno (où je rencontre un succès bien plus prononcé qu’ailleurs) qui est un mouvement musical underground électronique qui nous vient des pays de l’Est. Plus précisément de Russie et d’Ukraine.
En Techno je produis seul, et en Somatik je produit seul aussi, mais également très souvent en collaboration avec Monsieur Hertzman (le boss de Lethal Dose Recordings, Somatik Sounds, Plunk, Berberis et de Lethal Script Label…).
On a pondu notre premier album en collaboration en septembre 2017 après un an et demi de travail acharné. C’est une autre manière de travailler, surtout avec un tel nom, qui est d’une exigence incroyable. Ce genre d’exigence qui te fait grandir, qui te tire vers le haut, qui fait que tu te remets en question constamment… On apprécie d’ailleurs énormément notre complémentarité, qui est réelle! Il est plus à l’aise en compo que je le suis et moi de mon côté j’apporte mes aptitudes en terme d’arrangement, où il me laisse carte blanche. Puis on va dire que j’ai une approche plus Techno de la Somatik que lui. On essaye donc de marier sa composition ambiante et planante avec mon approche plus rentre dedans, plus primaire, plus Techno. On prend vraiment plaisir et on n’en a pas fini tous les deux, on a TOUJOURS depuis deux ans, un projet en cours… J’ai l’impression d’avoir franchi un cap en travaillant avec lui.
Et puis c’est vraiment très flatteur pour l’ego quand quelqu’un comme lui vous demande de travailler avec. Et du coup, être très rigoureux dans le travail avec lui, ça m’a apporté une certaine prise de liberté dans mes projets perso, je me débride, j’ose… C’est un peu paradoxal.
Ce que je veux dire, c’est que je me lâche quand j’ai pas Monsieur Hertzman sur le dos (Rire) et des fois ça donne des bons trucs (Rire).
Bref c’est que du positif, que je sois seul ou non ça fait deux ans, voire un peu plus que je sens que j’avance vraiment…

Quel matériels et logiciels possèdes-tu dans ton home studio ? Recherches-tu des spécificités techniques particulières ?

Alors moi je suis basique grave, j’ai un petit synthé novation et le reste c’est tout du VST. Il y a des trucs vraiment excellents aujourd’hui…
En terme de rendu on a des trucs très très propres. Certes ça ne vaudra jamais le hardware, l’analo etc, mais c’est déjà tout à fait correcte. Après je ne vais pas non plus tout détailler pour ne pas me foutre à poil, et j’ai aussi un compresseur externe que je n’utilise pas toujours.
Mon séquenceur c’est Ableton, ça c’est pas très original. Je trouve ça assez intime, tu demandes pas à un magicien quels sont ses trucs. Et me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, je suis loin d’être un magicien dans la Techno, j’ai rien inventé les copains !
Sinon, si j’avais un souhait, j’avoue que j’aimerais vraiment me mettre au modulaire… Mais faut des sous et de la patience pour ça (Rire)…

Comment puises-tu ton inspiration pour composer ? Quels sont tes influences en matière de production ?

Souvent ça fait Boom Boom Boom… Tu connais? (Rire) Tu veux des noms ou quoi ? Qui m’inspire ? Y’en a tellement…
Depuis mon école à Paris, je suis très dans la technique de mix du track (mais pas que non plus), j’essaye de tendre, tant que faire se peut, dans des bassline très présentes, un chouille crado, avec un beat qui a des frappes sèches et des vélocités augmentées. De quoi faire sonner du sale mais propre… c’est pas très clair mais ceux qui consomment de la techno devraient me comprendre (Rire).
Après je peux te faire un petit podium de mes influences en terme de producteurs, c’est-à-dire en technique pure. Mais de toute façon, quelque chose de bien produit, même si c’est pas ton style de prédilection, tu prends plaisir à l’écouter et tu trouves ça bon.
Bref si on s’attaque au podium :
En 3 je te mets ce qui se fait chez Drumcode, pas tout non plus, mais Sam Paganini, Pig & Dan, Adam Beyer, Enrico Sangiuliano, Julian Jeweil, ça c’est du très bon boulot.
En 2 je te mets “Hell Driver », je trouve ce producteur incroyable, il a tellement de qualités, et dans tous les styles en plus… Après on est dans une époque où le faire savoir est plus important que le savoir faire et ce mec mériterait de jouer tous les weekends, partout !! Pour l’instant il se contente de déchirer tous les tops Beatport, il est en train de prendre de l’ampleur et c’est mérité.
Et mon chouchou numéro 1, c’est un français, un toulousain, qui casse tout depuis tellement d’années, qui a déchiré toutes les scènes Electro sous tellement de blases, le gars sait tout faire. C’est “The Clamps.” Je parlais de crade mais propre tout à l’heure et ben là on a les deux pieds dedans mon pote !!! Il est incroyable, il sait tout faire, Trance, Techno, Drumstep, Neurofunk, Dubstep. Là, il faut que j’arrête de parler, faut juste que tu ailles écouter et puis c’est tout ! Et le pire, pour la petite anecdote, c’est que c’est le pote d’un très bon ami et que je ne l’ai jamais rencontré. Ca va me faire quelque chose si un jour ça arrive, parce que c’est vraiment mon préféré depuis le début ! Mais t’inquiètes je ne laisserai rien paraître (rire).

Tu as signé ton dernier EP sur Fortwin-Records, as-tu une stratégie particulière dans ton démarchage de label ?

Pas particulièrement non, puis ça a bien évolué entre aujourd’hui et il y a quelques années… Au départ tu démarches un peu partout et puis quand il y en a un qui répond à ta requête par l’affirmative, tu es super content parce que ça fait partie de tes premiers label, puis que tu as le sentiment d’exister. C’est un peu con mais la première fois que tu vois ton blase sur Beatport tu te dis bon ben c’est pas mal.
Puis des fois tu reçois des masterings qui ont massacré ta création originale et là tu te dis bon, faut que je fasse du tri et que je regarde chez les labels qui peuvent me correspondre et qui font du bon taff…
Puis un beau jour, je ponds un EP 2 titres mieux que les autres, un projet grave péchu, bien rentre dedans, avec franchement une structure pro que je n’avais encore jamais su faire. Un petit moment où j’étais “touché par la grâce” parce que j’ai fait mon deux titres en une vingtaine d’heures, tout coulé… Ça venait comme ça puis là, je me suis dit : “Allez j’ose tout et je demande un remix à Hell Driver” (l’artiste dont je vous parlais précédemment) et en plus je l’envoi chez “Beast Factory Recordings” qui fait partie du top 3 de mes labels préférés. J’ai envoyé tout ça en mode pro avec une bio, avec la demo et le remix, le book, enfin tout, et 24h plus tard je reçois un mail de Beast Factory qui me dit qu’ils adorent et qu’ils sont chauds pour me signer.
Donc là ouais j’ai un peu kiffé ! Et depuis ce jour-là, je n’ai plus démarché un seul label, c’était l’inverse qui se passait. Petite dédicace à mon père qui me répétait sans cesse quand j’étais plus jeune “bouges toi le cul personne ne viendra te chercher” (Rire) et il a raison d’ailleurs (Rire).
Mais bref, c’est incroyable le crédit que ça m’a apporté de signer chez eux, surtout que mon EP  a fini vente la plus populaire de l’année 2016 chez Beast Factory. Incroyable…
Puis après, j’avais pas mal de demandes de plusieurs labels, j’ai pu aussi accepter et refuser des projets et me “donner” au meilleur label.
Ensuite, mon dernier EP chez Fortwin-Records, c’est un truc qu’on avait prévu depuis longtemps avec le boss du label avec qui je corresponds régulièrement. C’est un passionné qui propose un travail très pro, il y a d’ailleurs des artistes très prestigieux qui sont signés chez lui. Du coup ce 6 titres c’était chez lui que je voulais le faire même s’il y avait d’autres labels qui étaient intéressés…

Sur quels labels aimerais-tu signer ? Pourquoi ?

Et ben bonne question… je t’avoue que j’aimerai vraiment bien signer chez Yin Yang Records, parce que c’est un label auquel je me suis toujours identifié, à qui j’ai déjà envoyé des démos où ils m’ont dit que le travail était très bien fait, mais que le style ne correspondait pas à 100% à celui du label. Du coup j’ai un peu de mal à les cerner des fois mais je vais y arriver un jour, c’est un peu mon petit challenge que je me suis fixé, j’espère y arriver… y’a pas de raison… Je sais que j’ai le niveau !
Sinon Drumcode (peut-être un peu ambitieux) mais je crois qu’il faut être chauve pour signer chez eux (Rire).
Sinon j’aime beaucoup le travail de Naked Lunch, Elektrax, j’aimerai signer chez Token Records, le label de Inigo Kenedy, mais c’est pas vraiment ce style de Techno que je produis actuellement, c’est par admiration de l’artiste qu’il est et de la musique qu’il compose aussi. C’est ce que j’appelle de la Techno de daron, je ferai ça quand je serais un grand garçon…
Je suis assez admiratif d’un mec qui arrive à faire un track où pendant 7minutes c’est toujours la même chose mais tu te fait jamais chier… ça demande une approche de composition hyper subtile, et dans mon esprit, il faut de la bouteille pour arriver à ça… ça demande de vraiment sentir les choses et d’avoir un feeling T&echno très fin, j’espère vraiment un jour verser dans ce genre de musique. Et certainement via l’analogique tiens !(Rire).
Pour finir Boyz Noize Records me botte bien mais je ne me suis jamais vraiment penché dessus. Je pense que le jour où je débarque avec un projet fiable et intelligent, je pourrais prétendre… ou pas…(Rire).

Quels retours sur tes productions as-tu des artistes de la scène ? Du public ?

J’ai la reconnaissance et le respect de mes pairs et c’était ça mon objectif premier. Ensuite les retours sont  positifs oui, ça me surprend même des fois. Parce que je suis bien conscient que ce que je fais n’intéresse que quelques initiés, mais quand des gros noms viennent me complimenter et que des labels que je suis depuis longtemps viennent me proposer des projets je trouve ça hyper flatteur et ça met du baume au cœur c’est sûr!
Après le retour du public est très bon également mais il me touche moins, tu sais pas toujours si c’est ta musique ou la drogue qui était bonne… Mais il m’est arrivé d’avoir de très bons compliments quand un consommateur me dit ça sonne pro, ou que mon beat bassline fait tomber les murs je kiffe. Mais quand un producteur réputé (ou non) me demande comment j’arrive à faire telle ou telle chose je bande encore plus. J’aime beaucoup quand on me dit, toi tu as fait une école d’ingé son, ça s’entend.
Mais je redescend vite sur terre t’inquiète, je suis lucide et je sais très bien que ce que je fais n’intéresse que moi comme j’aime à le dire…

Comment te positionnes-tu sur le débat entre l’analogique et le numérique ?

La vérité ? J’en ai rien à branler ! La musique c’est comme pleins de choses, il y a ceux qui en parle et ceux qui en font… Après comme je disais plus haut je pense que le numérique ne vaudra jamais l’analogique, mais qu’il y a des VST de plus en plus surprenant où la qualité est à s’y méprendre…
Mais c’est sur qu’un pied analogique ça reste un pied analogique, c’est inégalable je pense…

Développes-tu des prestations live ? Préfères-tu jouer en tant que liver ou Dj ?

J’y travaille ouais, mais c’est long et j’essaye de mettre ça sur pied avec d’autres artistes surtout. Avec mon pote Noise CtrL notamment, j’ai oublié de le citer celui-là aussi, mais accroches toi bien mon pote parce que lui aussi dans le genre pur producteur et mec qui transpire la Techno, ça se pose là !! Il a un feeling, il sent grave les choses, je l’adore, c’est mon papa, c’est en partie (voire surtout) à cause de lui que je fais ce que je fais, c’est une source d’inspiration permanente. Si je fais un truc que personne n’aime, mais que lui kiff alors j’en ai rien à foutre, je garde et je sais que c’est bon !
Mais cette histoire de live est un peu au point mort en ce moment, on manque de temps pour se voir lui et moi. Sinon on peut pas parler réellement de préférence. Il y a des qualités dans les deux. Mais c’est pareil j’ai un peu plus d’admiration pour un type qui fait du live que pour un mec qui mixe…

Les projets à venir ?

Il y en a tellement aussi… Mais là le plus concret c’est la Somatik, on vous prépare que des bombes avec Hertzman… J’ai un EP qui va sortir chez Physical Records, le label de Mik Izif et Midwooder, qui va sortir très rapidement avec des remix de Tawa Girl et de Noise Ctrl. Il y a aussi une sortie 4 titres prévus chez Basic Avenue Records aussi.  Sinon j’ai deux festochs de prévus au Sénégal et au Cameroun avec une bonne orga, un plateau bien fat… ça va être cool.
Un bon festoch en Juillet aussi en Auvergne dans un cadre magnifique avec la crème des crèmes des organisateurs de soirées. C’est le festival Stone Moon. Ces mecs-là sont vraiment adorables et passionnés. Ils ont une vision des choses en grand tout en conservant une certaine simplicité, c’est comme ça que je vois les choses sur cette scène qui tend à être de plus en plus superficielle, et ça fait plaisir !

Merci à toi pour toutes ces réponses, le mot de la fin ?

Ben merci à vous parce que je me suis rendu compte que ça n’intéressait pas que moi, il y a toi aussi donc on est déjà deux c’est cool! (Rire).
Sinon je voudrais m’excuser auprès de mon pote Gianni d’avoir pissé dans le couloir de sa boîte de nuit il y a un peu plus d’un an maintenant (rire) il comprendra…
Sinon pour le mot de la fin, j’hésite entre pantoufle et anorak, je te laisse choisir…
Et enfin une bise à tous ceux que me suivent, ma famille, mes proches, mes amis et ma p’tite Boston family.

 

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ParMathias D.

Sonny Zamolo

Rencontre avec Sonny Zamolo.  Dj et producteur français basé sur Shanghaï , il est le fondateur du label Elegant Bastards.

Salut Sonny , peux tu te présenter aux lecteurs ?

Salut. Merci de m’accueillir pour cette interview. Je viens de la région parisienne et j’ai commencé la musique électronique il y a plus de 11 ans sous le pseudo de Nonoms Light. J’ai gagné le contest de Pete Tong sur la BBC sous ce pseudo à l’époque et c’est ce qui a lancé ma carrière. Depuis j’ai beaucoup travaillé avec Monochrome Music avant de lancer mon propre label. Je vis à Shanghaï en Chine depuis 7 ans.

Qu’est-ce qui t’a poussé à devenir ce que tu es aujourd’hui : Dj et producteur ?

J’ai écouté beaucoup de rap au collège mais j’ai toujours aimé quand les intrus sonnaient électroniques et funky. J’ai commencé à écouter de la Trance via des potes mais aussi Daft Punk. Plus tard,  j’ai découvert Pryda pour qui j’ai eu un gros coup de cœur. J’ai eu la chance de côtoyer Arno Cost pendant son décollage et c’est là que j’ai commencé à mixer et produire.

Comment travailles-tu tes productions ? quelles sont tes influences ? Quel matériel utilises-tu pour composer ?

C’est une question un peu complexe dans le sens où mon workflow a beaucoup évolué. J’ai produis pendant presque 10 ans sur FL et donc je bossais avec les patterns. Maintenant je suis sur Logic et en général je commence par une boucle et je crée le climat de mon track. Ensuite je déroule puis je bosse les détails, automations, FX. Je bosse mon mix au fur et à mesure mais j’aime bien que ma boucle de départ sonne déjà un minimum. Je ne suis pas de ceux qui gardent le mixage pour la fin. Mes plus grandes influences sont Prydz puis le groupe Arno Cost, Arias, Norman Doray qui m’ont énormément influencé à leurs débuts. J’ai aussi aimé la SHM, surtout avant qu’ils prennent ce nom officiellement en fait. Ces dernières années c’est principalement Kryder et Tom Staar même s’il y a pas mal d’autres artistes très forts.
Pour ce qui est du matos, j’ai un Mac Pro, une carte son Komplete Audio 6, des Yamaha HS7 en Chine, des MSP5 en France et un casque Audeze LCD-X qui est une tuerie (merci Ravenkis). J’ai aussi un Arturia Minibrute mais il est resté en France malheureusement. Après niveau plugings j’en ai beaucoup mais j’adore Diva, Spire,tous les D16 Group, FabFilter et Izotope surtout pour le mastering.

Tu as signé des morceaux chez notamment Black Lizard et a été supporté par des Dj internionaux tels que Leandro Da Silva, Thomas Gold ou encore Promise Land : qu’est-ce que ça t’a apporté ?

J’ai eu la chance d’avoir beaucoup de beaux supports depuis plusieurs années. Ça fait toujours plaisir de voir ses morceaux appréciés par des artistes renommés. Signer sur le label Black Lizard de Leandro Da Silva est aussi un grand plaisir étant donné que c’est l’un des artistes phares dans mon style principal. Ça me conforte dans mon idée de faire une musique sincère et que j’aime. Quand on prend du plaisir et qu’on est soi-même on peut toucher les autres. Pas besoin de copier les tendances. Et heureusement !

Tu es le fondateur du label Elegant Bastards, dis en nous un peu plus : pourquoi avoir créé ce label ?

Après le beau succès qu’on a eu avec Monochrome Music avec mon pote Aron Scott, j’ai eu envie de créer un nouveau label, plus spécifique et qui correspondait plus à ma vibe actuelle. Aron a du s’éloigner de la musique quand je pensais créer mon propre sous label de Monochrome. Du coup ça a précipité les choses et j’ai créé mon propre label Elegant Bastards tout seul de mon côté. Heureusement j’ai eu le soutiens de pas mal de potes qui étaient déjà sur Monochrome: Martin Alix, Gaba, Pol Ayke, LOG, Spahnhattan, Kristof Tigran. Ils font du super son et en plus ça nous a aidé à se faire une place très vite. On ne partait pas vraiment de zéro et du coup on a tout de suite eu de beaux supports et réalisé des tops Beatport. J’ai aussi créé ce label car je prends plaisir à aider des artistes que j’aime à avoir l’exposition qu’ils méritent.

 

Quelles sont tes attentes vis-à-vis des artistes que tu signes ? Quels sont tes critères de sélection ?

Je signe des morceaux qui me touchent. J’attends aussi une certaine qualité technique. C’est obligatoire aujourd’hui. Pour les artistes, je veux simplement qu’ils soient sincères et sérieux par rapport à leur musique et qu’ils correspondent à l’identité du label.

Tu es un parisien qui vit à Shanghaï , raconte nous ta première expérience sur scène en Chine.

Il ne faut pas dire aux parisiens que je suis parisien car je viens en réalité de la banlieue mais c’est vrai que j’ai passé beaucoup de temps en club à Paris, que cela soit derrière les platines ou sur le dance floor. La Chine c’est différent. J’ai eu la chance de jouer, entre autres, au Red Light à Paris à la belle époque (cad avant la Teknotik haha). Super sound system, gros dance floor. La Chine c’est beaucoup de tables et peu de place pour danser, des warmups à 130 BPM, 120 db. C’est compliqué. Après si on va dans les clubs undergrounds, il n’y a plus de tables et des meilleurs Djs mais ça reste petit et avec peu de moyens. Ma première expérience ici était dans une cave à jouer de la Tech House devant 150 personnes. C’était assez cool mais je dois avouer que je préfère les clubs plus glamours et jouer des trucs qui tapent un peu plus. C’est dur de se faire une place ici avec mon style qui n’est ni Big Room, ni Underground, mais le marché chinois évolue et je sens de plus en plus de belles opportunités approcher.

Quel lien on le public chinois avec la musique électronique par rapport au public français ? Quelles sont tes relations avec ces différents publics ?

C’est à l’opposé. La France a un énorme background de musique électronique. Les chinois ont découvert ça au cours des 4 ou 5 dernières années. Du coup c’est principalement du top 100 DJ Mag ou alors à l’opposé, de la Techno dark dans une ambiance berlinoise. Il n’y a pas vraiment d’entre deux, mais je sens la House venir doucement mais surement. J’ai bon espoir. Après malgré le manque de connaissance du public, le marché se porte super bien ici. C’est très impressionnant. Les jeunes chinois sont très ouverts à la musique électronique. Il faut voir le nom des headliners dans les clubs et les dizaines de festivals qu’il y a chaque années. Il y a du pognon pour notre marché ! J’espère juste qu’à l’avenir cela ne tourne plus seulement
autour d’un classement truqué. Mes relations sont bonnes avec les deux publics et je ne fais pas vraiment la différence au final. Je joue quand on veut de moi en tant qu’artiste. Je n’ai jamais été Dj résident. Donc je joue mon son et j’essaie d’amener le public dans mon monde. De leur faire découvrir des choses. Ce qui n’est pas dur vu que 90% des Djs ici copient les playlists des uns et des autres. Et du coup j’ai de bonnes réactions. J’espère juste que de plus en plus de clubs et festivals donnent leur chance à de vrais artistes avec des couilles plutôt que de faire jouer des séries de clones sans âme.

Quels sont tes projets pour les mois à venir ? Des titres qui arrivent ?

Oui pas mal de projets. Des collabs, notamment avec Mathias D. Un titre un peu Disco/Deep sur ELEGANT BASTARDS. J’aimerai aussi faire une soirée du label cet été.

Et pour conclure, dit nous quelque chose d’exclusif sur toi !

En général je ne cache pas grand chose donc c’est dur de donner de l’exclu. Mais si vous voulez une info un peu intime, plusieurs de mes tracks sont inspirés par des filles dont j’ai été amoureux. A vous de retrouver les titres. haha

 

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ParMarius Sergent

Nico Ortiz

Discussion avec un grand de la musique électronique Annécienne, Ex-résident du Macumba (1997 – 2010), Ex-résident du Pop-Plage (2010 – 2013), Ex-résident des Caves de Courchevel (2010 – 2013) directeur du Bowl (La Boîte d’Annecy) , directeur artistique du XNV festival et distillateur d’une Deep-Tech-House de grande qualité qu’il mixe le plus souvent à Genève (Les Voiles – Rooftop42 – Village du Soir) : Nico Ortiz !!!

Merci d’avoir accepté mon interview et peux-tu commencer par te présenter et ton parcours pour en arriver où tu en es ?

Hello à tous, je suis originaire d’Annecy (Haute Savoie), j’ai commencé en 1989 à l’âge de 17 ans en tant que pro, je fêterai mes 30 ans de deejaying en 2019 ! Je vous laisse faire le calcul sur mon âge avancé (rire) !!

Qu’est-ce qui t’as motivé à devenir Dj dans la scène électro ?

Je suis parti à Londres en 1988 dans le cadre d’un échange / correspondant, la vague House déferlait là-bas, j’ai assisté à quelques Sound system, et j’ai bloqué sur les deejays, j’en ai fait mon métier !!

Comment as-tu appris à mixer ?

Tout seul dans ma chambre (rire), il n’y avait pas d’écoles, quelques investissements de base et beaucoup d’entraînements !

Pourquoi as-tu choisi de mixer ce type de sonorités ? As-tu déjà mixé d’autres genres ?

Car je suis vraiment un amoureux de La House Music.
D’autres genres : oui bien sûr, quand j’étais au Macumba on jouait Techno Detroit, Electro pour la Zone Rouge…
Dans les clubs où j’étais résident j’ai joué plus Mainstream.
Minimale aussi quand je participai à La WMC entre 2008 et 2011.

J’ai eu le plaisir de t’entendre mixer (et c’était vraiment génial !!), quels sont tes petits secrets, quels sont tes petits plus sur scène ?

Mon secret n’en est pas un, il est logique : un choix musical homogène, une touche technique car le dj doit jouer la musique et un classement efficace des titres !!

Y a-t-il des lieux ou events où tu rêves de jouer, et quel est le lieu le plus incroyable où tu es joué ?

J’aurai aimé officier à Ibiza mais l’occasion ne s’est jamais présentée.
Le lieu le plus incroyable ou j’ai joué est à : Miami Beach, sur Ocean Drive, lors des Winter Conference entre 2008 et 2011

Comment es-tu devenu le directeur du Bowl ?

Je suis devenu Directeur au Bowl suite à l’entretien que j’ai eu avec Mr Faraglia le PDG du Club (rire) !
Non sérieusement, car je commence à avoir de l’expérience dans la Nuit je pense.

Comment choisis-tu les têtes d’affiche de tes soirées ? Des artistes que tu aimerais avoir dans tes soirées ?

Nous choisissons ensemble (avec mon D.A Michael Muret) les artistes qui pourraient éventuellement venir au club…
Cela devient difficile car les prix sont devenus inabordables pour les plus connus d’entre eux…

Quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre dans les soirées du club ?

Clubbing, House, Tech House, Future Bass, Electro, Trap, Dirty.

Les projets à venir ?

Continuer à mixer, à me faire plaisir tout en faisant plaisir aux autres, me faire mes petits edits, quelques prods… et surtout bien m’occuper de ma petite famille.

Merci à toi pour toutes ces réponses, le mot de la fin ?

C’est moi qui te remercie, je remercie Gratien du BarBar Pub de nous avoir présenté l’un à l’autre !
Et Vive la Musique !

 

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ParLaurence

Hungry Music

Nous avons interviewé les quatre artistes du label Hungry Music, Worakls, N’to, Joachim Pastor et Stéréoclip à l’occasion de leur passage à Lyon.

Vous étiez tous indépendants à vos débuts, comment est venue l’idée de se structurer autour du label Hungry Music?

Nous avons participé ensemble à différents festivals, nous avons chacun notre propre univers mais avons souhaité évoluer ensemble. Pour cela, il nous fallait un label. Plutôt que d’en rejoindre un, nous avons créé le nôtre, dans un souci d’indépendance.

hungry musicQuel est le business model de la musique électronique selon vous ?

Pour nous, c’est la qualité de la musique qui prime. Mais aujourd’hui nous devons insister aussi sur la communication. Nous essayons de nous différencier en mixant dans des lieux insolites, nous produisons à l’étranger. Nous tenons aussi à la proximité avec le public.

Comment voyez-vous l’évolution des musiques électroniques actuelles dans la mesure où tout le monde travaille avec les mêmes logiciels ?

Nous arrivons à une période où il y a un croisement des technologies, avec l’intelligence artificielle, notamment. Une évolution va clairement avoir lieu dans les mois à venir, mais nous pensons que l’humain aura toujours le dessus.

Quelles sont les influences de Hungry music? 

Elles sont variées, elles ne viennent pas seulement de l’Electro.

Qu’est-ce que vous écoutez en ce moment ? 

Un peu de tout, du Hip Hop, de la Pop Rock, des bandes originales de films…

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui voudraient se lancer ? 

Se laisser guider par la passion et travailler, beaucoup travailler…

Quel regard portez-vous sur les écoles de Dj ?

On peut y apprendre la technique mais pas l’art.

 

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ParMarius Sergent

20/03/2018 – Elektrovore & Friendz @ Le Barbar Pub (73)

Le Barbar Pub Ré-invite Elektrovore avec en Guest Lud’O. En résumé, une soirée qui va frapper !!!
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Après une 1ère prestation qui a laissé des traces , le crew revient au Barbar avec en prime lud’O pour vous faire décoller sur le son envoutant de la techno UNDERGROUND !!!
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Line Up :
Lud’O
Nours
Colo
Mapping :
Luigi
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En partenariat avec Interaktion Elektro Projekt
http://interaktion.fr/

ParHigh Potential

Diane

Rencontre avec Diane, DJette et productrice lyonnaise, organisatrice des soirées Cytochrome et synthèse parfaite de la rencontre entre la musique électronique et industrielle.

Diane, avant d’arriver à la musique électronique, tu as une formation au conservatoire : en quoi cette formation a-t-elle influencé ta trajectoire dans les musiques électroniques ?

Depuis que je suis née, je vis avec la musique puisque mes parents sont musiciens. A la maison, on écoutait essentiellement de la musique classique mais aussi différents styles de musiques (opéra, rock, jazz, chanson française…). Cette formation au conservatoire m’a fait réaliser que l’académisme n’est pas ma tasse de thé et que je n’étais pas à l’aise avec le scolaire, l’autorité en général. J’avoue que cette formation m’a apporté de la structure dans mon travail, des connaissances et un savoir faire qui est notable ; mais très vite, j’ai voulu faire sonner la musique à ma manière. Je voulais créer ma propre méthode. Les musiques électroniques offrent une certaine liberté tout en intégrant une trame solide et je m’y retrouve. De même, je suis attirée par les musiques étranges ou celles qui échappent à mes habitudes musicales. J’aime l’effet de surprise et le questionnement qu’elles peuvent susciter.

On dit que le milieu électro reste un milieu macho : quel est ton sentiment sur ce point ? Y a-t-il un féminisme à l’œuvre chez les artistes en musiques électroniques ?

Je me suis toujours positionnée comme un être humain avant d’être une femme. Mais je dois souligner le fait que de plus en plus les femmes s’expriment, sur la scène ou ailleurs. C’est très bien. J’aime la musique et c’est ce qui compte le plus pour moi. Et de toute façon, que ce soit un homme ou une femme, je constate qu’il y a toujours des rapports de force. En réaction, je me place dans un espace-temps et une esthétique au-delà des contingences matérielles et sociétales. Je recherche justement une forme d’universalité en impliquant la musique, un domaine, un monde où nous sommes égaux sur le plan sensoriel et sensitif. Avec ces conflits inter-sexe, nous perdons cette unicité. La musique, pour moi permet de la retrouver. J’imagine un humain du futur affilié à une sorte de matrice intellectuelle. On pourrait parler d’un nouvel humanoïde Cyborg peut être…

Tu es résidente au Terminal à Lyon : pourquoi avoir choisi ce club pour développer ta résidence ? Quel est la particularité de ce club à la réputation techno bien trempée ?

J’ai été résidente au Terminal pendant 5 ans. On m’a proposé une résidence au Terminal après avoir mixé à l’inauguration des Nuits Sonores en 2012. C’était un honneur de pouvoir m’exprimer et proposer des artistes qui me tiennent à cœur. J’ai donc développé le concept de Cytochrome. Le Terminal est un club intimiste et familial. Tout le monde se retrouve, c’est chaleureux.

Comment perçois-tu personnellement la scène locale ? Existe-t-il une solidarité entre les acteurs de notre culture ?

La scène lyonnaise est en pleine explosion, notamment grâce à la vitrine des Nuits Sonores. Depuis quelques années il y a de nouveaux talents qui émergent et je trouve ça génial, je m’intéresse à leur musique. Il y a une infinité de potentiel et d’univers proposés à Lyon : c’est une fourmilière quand on fouille. Concernant la solidarité entre les acteurs de notre culture , tout dépend… C’est un peu comme partout, il y a des crews et des esthétiques qui se regroupent.

Tu fais partie de l’association Cytochrome : quel est le concept de la structure ? Quelles sont tes plus belles réussites avec ce projet ?

Cytochrome est un concept que j’ai créé. Le cytochrome est une molécule dans l’organisme responsable de la vie et de la mort cellulaire. Un cycle mort/vie se renouvelant, en perpétuel mouvement. Je trouve que le cycle en mouvement et la vie après la mort représentent tout à fait la Techno : les boucles, le recommencement, comme l’éternel retour dans l’œuvre de Nietzche. C’est ce que j’ai voulu symboliser dans ces soirées. Quant à la réussite… Ça dépend de ce qu’on entend par réussite. Je dirais plutôt des soirées marquantes, des temps forts autant musicalement qu’humainement. Les soirées réussies sont celles où se réalise une osmose entre le DJ et le public. C’est pourquoi les soirées sont toutes différentes et uniques les unes des autres, c’est le live. C’est une réussite pour moi de proposer des soirées différentes.

Coté production, tu as sorti récemment un free EP, « Azimut EP » : peux-tu nous en dire plus sur cette sortie ? Comment composes-tu ? Avec quel matériel ? Sur quels labels aimerais-tu signer ?

Dans cet EP « Azimut », je raconte mon histoire depuis 2012, quand j’ai commencé à mixer. Je l’ai appelé Azimut pour illustrer chemins, événements et imaginations qui ont traversé mon esprit depuis ces 5 dernières années. En terme de matériel, j’utilise Ableton, enregistre des sons avec le zoom, des samples, VST et mon Elektribe EMX 1. Chaque morceau dans cet EP contient un message.

Dans « Girl on the escalator », j’aborde la question de la femme : les questionnements et le sujet de controverse qu’elle suscite depuis des siècles, et aujourd’hui encore. Remarquable, intrigante, impressionnante, au détour d’un regard, on la croise dans l’escalator… J’ai associé des bribes de texte de Bukowski pour venir appuyer la place de la femme dans l’esprit du poète.

« Malaise » : fameuse sensation d’angoisse bien connue de tous. J’ai voulu faire une allégorie du malaise par le ton ironique et répétitif d’un personnage qui, sur la fin déguste son beef -steack sans émotion sur fond de musique , pendant que son pote agonise à terre.

« LXX » (dont un remix de Xâm) : la marche du Roi Louis XX. Il n’existe que dans un monde parallèle. Prestance, élégance et démarche majestueuse dans un cadre chaotique de lutte armée . Garder la face en temps de guerre. Louis XX, mi -homme mi-dieu incarne à la fois puissance , magnificence et décadence.

« Maintenant ça suffit » : marque la fin d’un cycle et/ou des schémas répétitifs. Combat contre ses démons coriaces symbolisés par des chauves-souris mutantes, cris stridents entre damnation et rédemption.

Quels sont les genres de musiques électroniques que tu affectionnes particulièrement ? Quels sont selon toi les tracks/albums qui ont marqué ton propre parcours dans les musiques électroniques ?

J’aime beaucoup la Techno et L’Industrielle essentiellement pour leur puissance. La dark wave/ new wave pour le côté année 80 qui m’a inspiré depuis que je suis petite et que j’écoute la radio. Les rythmiques appuyées et le côté rock métal post punk qu’on retrouve dans le genre EBM. La transe des années 90 aussi pour le côté «électro-chamanique ». Le Rock Industriel qu’on retrouve chez Nin Inch Nails mais aussi chez Marilyn Manson qui a bercé mon adolescence. J’écoutais pas mal de rap aussi avec ces groupes qui sont devenus mythiques : Fonky Family, NTM, I AM, Snoop Dog, Cypress Hill, Dr Dre.

The Hacker – The brutalist (Different, 2004) : l’artiste qui a le plus influencé mon parcours dans la musique électronique, notamment par ce track pour son côté acid rave.

Laurent Garnier – Crispy bacon (F Communication, 1997) / Paul Kalkbrenner –  Berlin calling (BPitch Control, 2008) : avant de commencer à mixer, j’écoutais pas mal les classiques techno. Puis en développant mes recherches, je me suis orientée vers une techno plus sombre et plus expérimentale tel que les labels Stroboscopic Artefact, Kanding Ray ou encore Vatican Shadow.

Paula Temple – Gegen (Noise Manifesto, 2014) : gros coup de foudre pour sa techno déstructurée et percutante.

The Soft Moon – Being (Ancient Methods remix) (Aufnahme + Wiedergabe, 2016) : Anciant Method allie merveilleusement bien Techno et post punk, notamment dans ce remix pour The Soft Moon. J’aime beaucoup cette nouvelle mouvance de la Techno Industrielle comme le label T/W\B.

Daft Punk – Around the world (Virgin, 1996) : l’un des premiers sons «électro » qui m’a marqué.

Eric Sera – Le Cinquième élément (Virgin, 1997) : la bande originale d’Eric Serra qui m’a beaucoup inspirée avec ses textures et son univers futuriste.

Robert Miles – Children (DBX records, 1995) : une atmosphère mélancolique et puissante à la fois.

Quel est ton point de vue sur la scène alternative type free-party ? Es-tu sensible aux sonorités de type « core » ? As-tu déjà eu l’occasion de jouer sur cette scène ?

La scène alternative est toujours intéressante, c’est un autre cadre que j’adore : une autre philosophie, étonner, rassembler les gens… Je devrais y aller plus souvent à vrai dire.

Quels sont tes projets à venir ?

Actuellement je travaille à mon prochain EP. Et les soirées Cytochrome reprennent au Diskret, Lyon 3e.

Ton mot de la fin ?

Au delà des limites tu ressuscites…

Retrouvez Diane sur le web

ParMarius Sergent

Compilation Room 3 – Fortwin-Records

Retrouvez dès à présent la Compilation Room 3, sur le label Fortwin-Records !!
De la techno underground, avec des artistes à découvrir (Gregor Size, Roman Faero, etc…) et un esprit militant pour la musique qu’on aime : la Techno Qui Tape !!
A noter, 2 artistes de l’association y sont présent : Chicuss et Tiago

Beatport

ParMathias D.

Mathias D. & Anderva – Yalla (Targeted Music)

Mathias D. sort son nouveau single “Yalla” en collaboration avec le duo français Anderva sur le label Targeted Music. Le morceau peut enflammer n’importes quels dancefloors avec son drop très punchy et nous transporter directement sur le continent africain avec son break envoûtant.

Le morceau est disponible sur BeatportSoundcloud – Spotify

ParMarius Sergent

04/03/18 | Fortwin rec @ Barbar Pub (73)

Fortwin records, label techno underground et minimaliste basé à Saint-Étienne, vous invite à venir taper du pied lors de son showcase du 4 mars 2018 au pub Le Barbar, dans la station Des Saisies en Savoie !!!

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ParHigh Potential

Eve Dahan

Rencontre avec la pétillante Eve Dahan qui distille ses sets de Goa à New-York et gère l’association Beatitude sur la région PACA !

Bonjour Eve : peux-tu te présenter en quelques mots ?

Féminine, féministe, honnête, curieuse, perfectionniste.

Dans ta bio, tu dis être une « pin-up moderne » : qu’entends-tu par là ? As-tu le sentiment que les femmes doivent davantage jouer de leur image pour s’imposer sur la scène électro ?

Je revendique la féminité, le féminisme au sens large du terme ! « Pin-up moderne » ce n’est pas moi qui le dis, ça serait un peu vantard de ma part, ma bio est tirée de la plume d’un jeune et talentueux écrivain, Wilfried Salomé. Mes mixes l’ont inspiré pour son écriture et nous avons par la suite naturellement collaboré sur un projet « électro-poétique ». Je ne pense pas du tout que les femmes soit obligées de jouer de leur apparence pour réussir ! De nos jours avec un tee shirt et un jean on peut faire le tour du monde. Mais j’aime bien être apprêté lors de mes prestations scéniques. Ça rajoute une part de fantaisie, de magie, je rentre dans la peau d’un personnage, je suis assez timide et bizarrement ça m’aide Les années 40 ou 50 m’inspirent, une époque où les toilettes que ça soit des dames ou des messieurs étaient recherchées et très raffinées. J’aime me préparer pour aller jouer, cela fait parti d’un rite, j’aime m’apprêter en fonction de l’événement, du lieu, du thème de la soirée. C’est pour moi un jeux et non une obligation. Le revers de la médaille est qu’en ayant cette attitude, on peut être taxé de mettre en avant son apparence plutôt que la musique elle-même. Il faut alors réaliser des performances musicales abouties afin d’éviter les critiques liées au fait que l’on est « Habillé » et je ne pense pas que les femmes doivent davantage jouer de leur image pour s’imposer sur la scène électro, mais peut être de plus persévérance.

Ton activité de DJette est dense avec des bookings en France mais aussi à l’étranger (Goa, Brésil, Ibiza, New York) : quels sont les publics qui t’ont laissé le meilleur souvenir de soirée ? Perçois-tu des différences culturelles parmi ces différents publics électro ?

Les meilleurs souvenirs d’une soirée par rapport à un public ? Je dirais : la techno stage de la SUNBURN 2017 à Goa, il y a aussi les prestigieuses sessions « A DAY » of SLICK agency à Bombay. Chaque année à New York at the Standard High line pour la « Halloween party »… Pourquoi ? Par ce qu’arriver en Inde pour mon premier mix, sans savoir trop à quoi m’attendre au niveau crowd et avoir le plaisir de constater en live que partout la musique est ressentie de la même manière, c’est tout simplement un vecteur de plaisir partagé. Qu’il s’agisse de fin connaisseurs ou de dilettantes la musique est une question d’émotion ! J’aime aussi aller à la rencontre de contrées lointaines et inexplorées, encore en friche par rapport à la musique électronique, comme par exemple récemment à Oran où est en train de naître une vraie révolution culturelle, ce sont les prémices de l’ouverture sur la scène techno underground. C’est un des aspects du métier qui me tient le plus à cœur et me fais particulièrement vibrer : toujours partante pour ne nouveaux horizons ! Les premières fois sont toujours très excitantes et enrichissantes !

Les différences culturelles évidemment existent mais sur le dancefloor elles sont toutes balayées… Je suis allé mixer pour la première fois en Inde, sans savoir trop à quoi m’attendre au niveau crowd et j ai eu le plaisir de constater en live que partout la musique est ressentie de la même manière, c’est tout simplement un vecteur de plaisir partagé. Qu’il s’agisse de fin connaisseurs ou de dilettantes la musique est une question d’émotion ! Le public indien est très curieux est très friand de cette nouvelle scène techno qui s’est ouverte depuis quelques années notamment à Goa, après des décennies de musique psychédélique, Trance (Goa). Si on se projette à court terme c’est la nouvelle Ibiza, en plus underground, qui garde encore toute sont authenticité, avec ces clubs hyper classe en bord de plages magnifiques, qui cultive une culture techno underground (Waters-Marbela-Curlies-Refres). Un des publics les plus difficiles est sans hésiter le public français : difficile a faire danser, peur du regard de l’autre, d’être juger sur sa manière de danser, peur d’être jauger sur son look. A juste raison car la plupart du temps en France nous ne sommes pas très « open minded » sur ce point là. D’après mon expérience au niveau du dancefloor tout est plus compliqué et moins naturel en France.

Qu’est-ce qui fait la spécificité d’Eve Dahan sur scène ? Quelles sont tes influences ? Ton track du moment ?

Mes influences sont très diverses, je n’écoute pas tant de techno que ça dans ma vie quotidienne. Mon parcours musical en France s’est fait d’une façon assez atypique et rapide. Étonnamment plus encore en Inde ou proportionnellement au temps passé sur chaque continent, le projet s’est développé d’une façon beaucoup plus exponentielle à Goa, mes influences doivent certainement s’en ressentir… Concernant mes playlist je suis très impulsive, j’aime ou je n’aime pas, en général c’est très tranché, ce qui est entre deux est jeter, je ne garde que ce que je crois être le meilleur. Je ne prépare jamais mes mix, j’aime naviguer a vue, en fonction de l’ambiance. Je ne suis pas spécialement très informé de ce qui vient de sortir, ou de l’artiste qu’il faut absolument jouer, ou du label en vogue, ou du track du moment, je n’ai aucun a priori et je crois que le public ne m’en veux pas pour ça. Pour moi, le groove est primordial, je ne suis pas fan du côté dark techno ou adepte de boucles poussives et répétitives, le linéaire m’ennuie. J’aime la musique positive, dynamique et puissante, de bonnes montées, des nappes sensuelles, presque nostalgiques ou vibrantes et chavirantes. Ma playlist toujours en recherche du groove indiscutable, le genre est secondaire au final. J’aime beaucoup tout ce qui est percussion, tribal techno… Par contre (je ne devrais peut être pas le dire) mais je ne m’entraine jamais et ne prépare pas mes sets à l’avance, j’y vais au feeling, avec les tripes. Je crois que moins on joue et plus on éprouve du bonheur à jouer et de l’émotion. L’’improvisation, quoi que pouvant être stressante, apporte avec elle tout son lot de déclinaisons de plaisirs. Mon titre en berne : Citizen Kain & Nakadia – Rumble In The Jungle (Original Mix) [Filth On Acid]

Tu es intermittente du spectacle : quels sont les avantages et inconvénients de ce statut pour une DJette ? Comment t’es venue l’idée d’en faire ton métier ?

C’est l’accueil chaleureux et la demande du public qui m’a fait penser à en faire mon métier. La fréquence de mes sets devenait de plus en plus importante et à l’époque je gagnais ma vie dans l’immobilier. Ce domaine d’activité ne me plaisait pas du tout et je n’étais pas très douée, il faut bien le dire, pour faire avaler des couleuvres. La transition s’est faites naturellement, le statut d’intermittent m’a convenu car cela me laissait du temps pour la création. Ce statut est une chance en France, et il faut savoir l’apprécier.

Quel est ton rapport à la production ? Es-tu plutôt du genre spontané ou réfléchi dans l’acte de création ? Avec quel matériel composes-tu ?

Je suis carrément spontanée ! Je bosse sur Ableton live, je trouve ça assez ludique. J’aime beaucoup le côté création dans mon métier, même si je n’arrive toujours pas à trouver assez de temps pour m’y consacrer plus. C’est l’objectif 2018, j’avais déjà dit ça en 2017… mais bon… on peut pas être sur tous les fronts ! J’ai hâte de pouvoir plus m’immerger dans la production, j’ai le sentiment d’avoir beaucoup de choses à partager.

Tu gères également l’association Beatitude : quels sont les objectifs de cette asso ? Comment se porte la scène électronique dans la région PACA ?

J’ai monté Beatitude pour pouvoir créer des ambiances de soirées, promouvoir des artistes, avoir une amplitude professionnelle plus dense, avoir d’autres leviers d’actions sur la scène électronique. Il y a aussi une dimension humaine de proximité avec Beatitude , je voulais faire plaisir aux amis, à tout ceux qui soutiennent le projet, en invitant des artistes reconnu de la scène internationale, ou des locaux talentueux et méritants. Pour notre prochain événement, l’invité sera une figure emblématique du mouvement techno actuel CITIZEN KAIN : tout à fait mon genre (next event) !

Il y a beaucoup d’organisations d’événements underground à Marseille, des petites, des moyennes, qui se démènent pour proposer des soirées chaque semaine. Mais ici nous avons un choix de clubs de qualités très réduit. Qualité sonore, aménagement des lieux, décoration, emplacement, professionnalisme, engagement dans les projets, accueil pas toujours à la hauteur des attentes du public. D’un autre côté, il y a par exemple le R2 qui fait une programmation incroyablement soutenue et de qualité mais auquel les artistes locaux n’ont que rarement accès. En tous cas, il y a pas mal de choix en terme de soirées musiques électroniques sur Marseille, sur ce point là on n’a pas à se plaindre !

Quel est ton point de vu sur le mouvement EDM en musique électronique ? Et sur le mouvement free-party ?

L’EDM ? je n’y comprend rien, ne m’y intéresse pas… Quant au mouvement free-party, ce n’est pas trop mon style, la musique y est souvent trop agressive pour moi. Par contre, j’ai connu les premières raves dans le sud de la France au début des année 90 et c’était vraiment des party de plaisir, la folie ! A part ça on a voulu démocratiser la techno underground, on y a trop bien réussi, on se retrouve avec la scène des année 2000 underground qui aujourd’hui est devenu carrément bankable, les prix des têtes d’affiche ont atteint des sommets, les contraintes économiques sont devenus intenable, je ne sais pas comment ça va évoluer mais a un moment la bulle va exploser forcement. L’underground d’hier est devenu le populaire d’aujourd’hui, exemple l’artiste Green Velvet, Oliver Huntemann , Laurent Garnier et bien d’autres et la je parle d’artistes de qualités ?

Quels sont tes projets à venir ?

L’hiver je tourne plus souvent à l’étranger et la saison d’été je retrouve avec plaisir mes quartiers en France. Le 16 mars je rentre d’une tournée en Inde et pour fêter ça nous organisons un évènement avec “BEATitude”. Nous accueillerons Citizen Kain (Traum//Suara//Filth On Acid//Noir Music//Stilvortalent), DJ et producteur de renom international mais aussi Montpelliérain d’origine. C’est un local qui a réussi et ça nous fait très très plaisir de l’avoir pour un extend set !! Ca se passera au Spartacus, c’est l’un des meilleurs club de la région et listé parmi les meilleurs club du monde. Un belle date en perspective pour attaquer une saison d’été en europe avec déjà pleine de très chouettes projets en perspectives : 2 sessions catamaran, 2 chapiteaux, une résidence mensuelle au Petit Pavillon, plusieurs dates au Babel Comunity, etc … Il y a de quoi faire !

Retrouvez Eve Dahan sur le web

ParHigh Potential

Fatboy Slim – You’ve got a long way baby (édition anniversaire 20 ans)

A l’occasion des 20 ans de son album emblématique « You’ve Come a Long Way, Baby », Fatboy Slim crée la surprise en annonçant sa réédition – disponible dès le 16 mars 2018 chez BMG, dans le cadre de la collection Art of the Album initiée par le label. « Art of The Album » est une série de BMG présentant les albums fondateurs en terme de concept, production, écriture et genre tout en laissant un héritage à l’épreuve du temps.

L’édition Deluxe sera disponible en CD et Vinyle. Un coffret sera également disponible, comprenant un vinyle, un livret 6 pages grand format ( vinyle), un poster (vinyle) et un livre 28 pages (CD). La version anniversaire exclusive de la pochette contient des annotations de Ralph Moore (Mixmag) ainsi que la timeline de création de l’album par Damian Harris (Skint Records).

Cet album incontournable a créé une nouvelle ère musicale, notamment grâce aux singles « Rockafeller Shank », « Gangster Trippin », « Praise You » et « Righ Here Right Now ». « You’ve Come a Long Way, Baby » a atteint la première place du top album en UK et est également entré dans le top 40 du Billboard aux Etats-Unis. Fatboy Slim est alors devenu une superstar mondiale et a permis de mettre la New Waves anglaise sur le devant de la scène internationale !

L’album a été classé dans le top 100 des meilleurs albums anglais de tous les temps par les lecteurs du Magazine Q, ce qui a donné un élan planétaire à la dance anglaise et au son Big Beat. Cet opus est particulièrement connu pour son single « Praise You » désormais considéré comme un grand classique anglais, voire un hymne.

TRACKLIST

  1. Right Here Right Now
  2. Rockafeller Skank
  3. Fucking in Heaven
  4. Gangster Trippin
  5. Build It Up, Tear It Down
  6. Kalifornia
  7. Soul Surfing
  8. You’re Not from Brighton
  9. Praise You
  10. Love Island
  11. Acid 8000

OPÉRATION MEAL DEAL BOX EN ANGLETERRE

Pour célébrer cet anniversaire comme il se doit, 100 Meal Box seront à gagner en Angleterre. Chaque boite à pizza, dédicacée par Norman cook, comprendra un vinyle, un Cd et un t-shirt.

Publication avec l’aimable autorisation d’Ephelide

ParRichard B

R4JAY

Rencontre avec R4JAY, jeune Deejay et producteur Isérois qui mérite à être connu et reconnu. 

Bonjour R4JAY ! Peux-tu te présenter ainsi que les diverses activités qui te lient à la musique électronique ?

Bonjour ! Je m’appelle R4JAY ! J’ai 16 ans. Je compose de la musique électronique (MAO) depuis plus de 4 ans. Dès que j’en ai l’opportunité, j’effectue du Djing et je participe ainsi à des évènements. J’utilise FL Studio pour la création de mes différents tracks. Et j’éprouve un grand plaisir à composer. Je suis là ce soir pour partager ma passion avec tous les auditeurs de Radio Gresivaudan.

Encore étudiants, arrives-tu a  trouver un équilibre entre l’école et la musique ? La production n’empiète pas trop ta scolarité ?

La musique, la création représentent un besoin pour moi, cela fait parti de mon équilibre de vie. Ce n’est pas toujours facile de concilier les cours du lycée et l’activité artistique mais pour l’instant, j’y arrive. Tous les jours, je consacre quelques heures à la musique. Par exemple, je suis parti à l’étranger la semaine dernière avec le lycée et dès que je suis revenu, j’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver mes platines et mes sons. Depuis, j’ai plein de nouvelles idées de tracks dans ma tête

Jeune producteur, où trouves-tu ton inspiration pour la création de tes propres titres et tes remixes ?

L’inspiration est partout. Que je sois au bord de la mer, au sommet d’une montagne, en France, à l’étranger, tout est source d’inspiration. Je crée dans ma chambre comme la plupart des jeunes compositeurs, je pense.

Tu as gagné la « talent pool » de Soonvibes et d’autres concours. Que t’ont apportés ces concours dans ta vie d’artiste ?

J’ai effectivement gagné plusieurs concours. Le 2ème prix du remix de Big Brother 84 & FERD – Rocket Launch que l’on peut retrouver sur Itunes, Spotify, Beatport… Et bien sûr, le 1er prix de Party Up organisé par Ultimate Ears et Soonvibes, en partenariat avec Fun Radio. Ces concours m’ont donné l’envie de continuer. Le courage et la détermination font désormais parti de moi. La rencontre avec des gens formidables m’a permis d’ouvrir mon esprit sur le monde.

Quels sont les genres électroniques que l’on peut entendre dans tes soirées ?

Les genres électroniques que je préfère jouer dans mes soirées sont aussi bien de la Future-House, que de la Big Room. Cependant, cela n’empêche pas de retrouver de la Progressive, de la Melbourne Bounce, de la Future Bass ou encore de la Trap. Cela dépend du contexte et de la demande car je veux tout simplement donner de la joie aux gens !

Peux-tu nous parler de tes influences musicales ? Qui t’as donné envie de devenir Dj et producteur ?

J’ai découvert le monde du HIP-HOP en étant moi-même danseur puis j’ai assisté à de gros évènements  comme l’International Battle of The Year à Montpellier. J’ai créé des musiques pour mon club de danse HIP-HOP. Puis, j’ai effectué des stages de découverte de musique électro à la MJC et j’ai adoré ce style musical. Don Diablo, W&W… m’ont donné envie de devenir Dj. Comme la Future-House est un style récent, d’autres artistes comme Mike Williams, Lucas & Steve, Mesto et Curbi… me font vibrer et je suis l’activité musicale avec beaucoup d’intérêts.

Quel est ton meilleur souvenir en mix ? et en production ?

Mon meilleur souvenir en mix est bien évidemment ma finale à Paris lors du concours Party Up. Ce concours comprenait 2 épreuves ; une composition à partir d’une vidéo publicitaire et un mix de 30 min. Nous étions 3 finalistes à Paris et lorsque le jury a annoncé le gagnant, j’ai été tellement heureux et surpris. En récompense, j’ai pu mixer en live aux côtés de Richard Orlinski, Michael Canitrot et Adrien Toma sans oublier l’équipe Pioneer. C’était formidable.

Quel est ton TOP 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

  1. Merk & Kremont – Get Get Down
  2. Mike Williams – Step Up
  3. Dirty Palm – Go Down

J’adore mon dernier remix de Galantis et de Throttle composé pour le concours Wavo.

Mon remix de Kygo, Stargazing a été supporté par Jason Gewalt.

Quels sont tes projets en cours et à venir ?

Je vais continuer à créer afin d’affirmer mon identité musicale. Je voudrais me faire connaître à travers d’autres concours, d’autres évènements. Je souhaite continuer à travailler avec l’association ‘’Bougez en Bièvre Est’’ et “La Renversante” qui est une épreuve de course d’obstacle à pied et j’ai pour projet de créer un évènement électro à côté de Voiron. Je recherche des évènements pour pouvoir m’exprimer et apporter du bonheur dans un monde parfois difficile.

Ton mot de la fin…

Apporter de la joie, partager des moments de bonheur avec les autres.

La musique est un lien, un fil conducteur universel, vivons-la maintenant !

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Spinnin Records

Soonvibes

ParMarius Sergent

Frost records

Ce nouveau label est encore peu connu mais il ne devrait pas le rester très longtemps car c’est celui de Comah, ce frenchy qui fait danser la planète au son de sa Minimal Progressive. Rencontre avec lui et Kev Trake, le Label Manager de Frost Records !

Salut et merci de nous accorder une interview, et avant toute chose, pouvez-vous vous présenter mutuellement et votre activité au sein de Frost Records ?

C : Salut, je suis Charly Corbin connu sous le pseudo COMAH et SLOWM en tant que DJ / Producteur et fondateur du label digital Frost Records.

Je gère la partie économique du label et forme, conseil, vérifie le travail du nouveau label manager que j’ai mis à la tête de Frost Records.

K : Moi c’est Kevin Gagnieux, nouveau label manager de Frost Records depuis 2 mois environ.

C’est moi qui m’occupe de la réception des démos, de signer les artistes, des réseaux sociaux, ainsi que la mise en ligne de la musique que nous signons.

Vous êtes aussi Dj chacun de votre côté, comment est-ce que vous réussissez à marier les deux activités ? Votre label vous permet-il d’en vivre ?

C : Entre le studio et les tournées, je me suis vite aperçu que j’aurai besoin d’un soutien pour développer mon nouveau label. J’ai donc fais appel à Kevin pour qu’on s’occupe ensemble de Frost Records.

Actuellement, les revenus générés par le label ne nous permettent pas d’en vivre car le label est encore très jeune. Mais nous travaillons activement à son développement.

K : DJ n’est qu’une passion pour moi, j’ai donc du temps libre à consacrer à Frost Records.

Comment est né Frost Records, et comment c’est passé votre rencontre ?

C : J’ai voulu développer une activité annexe aux miennes dans le domaine musical qui me permettrait de m’exprimer d’une nouvelle façon. J’ai donc décidé de lancer mon propre label pour signer des artistes innovants.

Je connais Kevin depuis plusieurs années, nous sommes des amis proches d’avant mes activités musicales et j’ai toute confiance en lui. Quand j’ai recherché un label manager, je me suis instinctivement dirigé vers lui.

Quel est la plus grosse partie du travail dans un label, quelle est une journée type ?

K : Réception et écoute des démos reçues sur notre mail label.frost.records@gmail.com, échanges avec les artistes, signature des contrats, promotion sur les réseaux sociaux, mise en place des releases sur les plateformes digitales, création des artworks …

Y’a-t’il des artistes que vous aimeriez particulièrement signer ? Quels sont vos critères de sélection ?

C & K : Nous n’avons pas d’artistes précis à citer, nous recherchons principalement des productions de qualités avant la notoriété qu’il peut déjà avoir.

Comment se passe votre collaboration, y a-t’il des directives claires ou les choses se font plus librement ?

K : J’ai carte blanche sur les démos reçues, mais je me fis toujours à l’avis de Charly en cas de doutes.

Des projets pour 2018 ?

C & K : Notre but est de continuer le développement du label. Depuis sa création en février 2017, Frost Records à généré plus de 250 achats et 326 500 streams. Nous sommes donc contents de cette première année et allons continuer sur cette lancée pour 2018.

Merci pour toutes ces réponses, le mot de la fin ?

C & K : Envoyez-nous vos démos !

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ParRichard B

Artokss

Rencontre avec Artokss, Dj Grenoblois et fondateur des soirées HDC.

Bonjour Artokss. Peux-tu te présenter ?

Bonjour, je m’appelle Julien, j’ai 34 ans et je viens de Grenoble. Je suis commercial la semaine et Dj le week-end. J’ai commencé à mixer à l’âge de 16 ans après avoir hérité de la table de mixage de mon frère.

Parles-nous de ton concept de soirées HDC. Que signifie HDC ? Que pouvons-nous retrouver dans tes soirées ?

House Deep Cocktail est une association entre un ami barman ( Willy), ma sœur pour la communication et le service ( Christelle) et moi-même pour la partie deejing et  ambiance luminaire.

 Dans nos soirées vous pouvez retrouver de la House, de la Deep, des cocktails sur mesure uniquement à base de produits frais et de qualités, le tout dans une ambiance tamisée cosy.

Nos soirées HDC ont lieu le plus souvent dans des bars et clubs, mais il nous arrive aussi de les faire pour des prestations privées. Nous sommes ouvert à toute proposition…

Quelles sont tes références musicales ?

Mes référence musicales sont très larges mais pour ne citer qu’eux je dirais Daft Punk, Justice, Brodinski, Gesagffestein

Vinne, Climbers, Alok et Hardwell.

Qu’est ce qui t’a motivé à devenir Dj ?

J’ai toujours aimé la musique. J’ai fais du piano et de la guitare quand j’étais plus jeune. Ce qui m’a motivé à devenir Dj c’est l’envie et le plaisir de faire danser les gens sur tous styles de musiques confondus. Très vite le côté Electro a pris le dessus sur le généraliste. Et c’est çà qui m’a donné envie de pousser plus loin la passion, surtout après certaines rencontre à Calvi et quelques mix, dont mon ami nounours.

Quel est ton meilleur souvenir en mix ? Et le pire ?

Mes meilleurs souvenirs : j’ en ai deux. Le nouvel an 2012 pour la fermeture du restaurant de mon ami Johane toffa ( Willy), c’était n’importe quoi lol.

Et là pool partie à l’Athypique Klub cet été 2017. Il y avait que des passionnés, c’était divin !!!!!

Le pire souvenir : une soirée privée.

Aurais-tu une anecdote croustillante à nous raconter ?

Oui bien sûre, c’ était à mes débuts en boîte de nuit au Georges 5 à Grenoble il y a 14ans.J’y ai vu des choses croustillantes comme tu le dis si bien lol.

Quel est ton point de vue sur le commercial et l’underground en musiques électroniques ?

Le commercial à prit ou pas d âme, c’est très basique et souvent des reprises. Les sons commerciaux sont souvent composés de samples plus ou moins anciens où l’on vient injecter une voix lambda… bref ça m’énerve.

L’Underground reste pour les puristes ou les gens ouverts à autre chose que Fun Radio, NRJ ou Skyrock. On y découvre des sons exceptionnels avec des putains de basses… bref faut que ça claque !!

Quel est ton top 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

  1. Matt Nash – Know My Love
  2. Vinne – Dat Junk
  3. Heiken & Kenshîn – Dance

Quelles sont tes actus à venir ?

Mes actus à venir sont essentiellement des soirées privées. J’ai également quelques dates à venir à l’Atypique Klub (Bernin 38) et d’autres projets pour le début d’année 2018 mais je ne peux pas trop en parler pour l’instant.

Le mot de la fin…

Faut que ça claque bordel !

 

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Son set dans l’émission de radio de notre partenaire Fucking Elektro

ParRichard B

Florian Berardi

Rencontre avec Florian Berardi, Dj résident de “LA SUITE” à Aix-les-Bains (73).

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je vis à Grenoble. J’ai commencé mon parcours au Café Noir (Grenoble) puis cela m’a motivé à intégrer l’UCPA.

J’ai mixé à Grenoble, en Ardèche, et en Savoie pour finir ma formation à l’Impérial (Lyon).

Après l’obtention de mon diplôme, je suis devenu Dj Résident à l’Impérial puis j’ai décidé de revenir sur Grenoble l’été dernier.Ensuite j’ai intégré La Suite à Aix les bains depuis Août 2017.

Comment as-tu commencé la musique ?

J’ai découvert le Djing avec mon oncle sur des vinyles. J’ai tout de suite eu cette passion pour la musique et partager mon univers avec les gens. Aujourd’hui, mon rêve est enfin devenu réalité.

Jeune diplômé de l’UCPA de Lyon, que t’as apporté cette formation, toi qui était déjà Dj depuis quelques années dans les bars et clubs Grenoblois ?

L’école m’a permis de découvrir et d’acquérir d’autres compétences comme les lights, la communication, les vidéos. Ce qui est un plus dans ce métier et me permet d’être polyvalent et autonome.

Comment te positionnes-tu sur le débat vinyle vs Cd vs Mp3 ? Toi-même as-tu déjà essayé diverses technologies ?

Ces 3 types sont complétements différents mais reste des outils pour diffuser de la musique. Le vinyle a pour l’avantage d’avoir un vrai touché pour diffuser…

Tu es le nouveau résident du club « LA SUITE » à Aix-les-bains (73), quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre dans tes soirées ?

La suite est une discothèque connue et reconnue en Savoie et dans la région. Les genres musicaux s’adaptent à la clientèle.

Les musiques sont commerciales tout en étant remixées Electro, ce qui permet aux clients d’apprécier leurs musiques préférées tout en s’amusant, en y ajoutant ma touche personnelle.

On peut également entendre dans le club de la Trap et du Moombahton.

Comment décrirais-tu ton style musical ?

Je suis un Dj généraliste, je m’adapte à tout style, à toute clientèle. Après ce que j’aime vraiment c’est plutôt l’Electro et le Hip Hop.

Quelles sont tes références en matière d’artistes ?

J’aime vraiment ce que font Damien N Drix, Klosman, j’en oublie mais en tout cas on a vraiment de bon artistes en France !

Quel est ton top 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Ce que je joue régulièrement en club en ce moment,

Je joue le track de N DRIX : Pushah, wingz,Turn it up, et j’en passe.

Sinon j’aime bien celle de Klosman & Nico de Andrea : porque me voy et skrillex : chicken soup !

Quels projets nous réverses-tu dans les mois prochains ?

Je continue du côté de La Suite pour des prochaines grosses soirées, après j’aurai quelques dates dans différents établissements en tant que Guest. Je continuerai à travailler dur pour réaliser mes objectifs et ceux de mon club.

Ton mot de la fin…

Je remercie la radio et l’équipe de m’avoir invité. Je remercie aussi toutes les personnes qui sont derrière moi et qui croient en moi !

 

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ParMathias D.

Mathias D. – La Cama Doble (Elegant Bastards)

Mathias D. revient sur le label français Elegant Bastards avec une piste aux percussions latines. “La Cama Doble” apportera une énorme énergie à toutes les pistes de danse!

Le track est déjà supporté par de nombreux DJ internationaux comme Max VangeliBlasterjaxxUnity Brothers et pleins d’autres !

Disponible sur Beatport –  Spotify – Itunes et Youtube

ParMarius Sergent

Carton-Pâte records

Ce label grenoblois a su s’imposer en 5 ans comme l’un des plus importants de la région. Des choix forts, une ligne éditoriale sans compromis, distributeur indépendant, mettant en avant les artistes émergents, mais aussi organisateur de soirées et agence de booking : bienvenue dans le monde de Carton-Pâte Records.

Bonjour et merci d’avoir accepté mon interview. Avant toute chose, pouvez-vous nous présenter votre association, l’idée de départ et les moyens mis en œuvres ?

Alors Carton-Pâte Records est un label indépendant orienté musique électronique. En 2012 on a fait le constat qu’à Grenoble il y avait énormément d’artistes talentueux et que beaucoup d’entre eux décidaient de partir à Lyon ou à Paris pour avoir plus de visibilité et de pouvoir vivre de leur musique. Essentiellement car il manquait de structure pour aider à la professionnalisation des artistes à Grenoble. En 2013 on a donc décidé de créer C.P.Rec, pour permettre aux jeunes (et moins jeunes) artistes de s’exprimer et se professionnaliser. Il fût un temps où c’était le rôle d’un label indépendant.

Quelle est la réussite du succès, comment devient-on un label majeur de notre région ?

(Rire) Alors je ne sais pas si on est un label majeur de notre région, ça fait toujours plaisir à entendre mais on se considère pas de la sorte. Je pense qu’on aime ce qu’on fait, on aime la musique et surtout la partager. Le travail que l’on fait tout au long de l’année, par nos événements, nos sorties, et les artistes qu’on aide au développement, nous donne beaucoup de plaisir. On se prend pas trop la tête, on recherche aucun succès, je pense que c’est ce qui fait notre différence au final.

Aujourd’hui vous avez prit le pari de rester sur Grenoble, ça ne serait pas plus simple de se délocaliser sur Paris (ou New York, soyons fou…) pour augmenter sa visibilité et les chances de succès ?

L’essence même du label est Grenoble. On est vraiment très attaché à cette ville qui a une histoire niveau techno, surement l’une des plus riches de France sur cet aspect culturel. C’est sûre que pour la reconnaissance et pour certains projets, être à Paris serait plus facile, mais on a fait le pari de rester à Grenoble, notre terre d’origine. Après on se déplace souvent pour jouer, à Paris, Lyon, et même à l’étranger comme Montréal, Los Angeles, etc… Maintenant avec Internet tu peux être dans le fin fond de rien, dans un village perdu et avoir accès au monde entier.

Vous êtes autant label, que agence de booking ou organisateur de soirées, quel est le secteur qui fonctionne le plus, est-ce que ce n’est pas compliqué en terme d’image, est-ce qu’il n’y a pas de confusion ?

C’est une question très pertinente. Il y a quelques années, la presse nous reprochait de ne pas avoir d’étiquette. La presse française voulait pas parler de nous car on était pas estampillé label Techno ou House. A force de discussion avec certains artistes, ça nous a confortés dans nos idées : on sort ce qu’on aime, ce qui mérite d’être défendu. Peu importe le style, on s’en fou des étiquettes. Je suis pas sûr que Mute Records voulais une étiquette quand ils ont sorti Dépêche Mode, puis Apparat, puis Cold Specks par exemple. Ils ont juste voulu défendre une musique de qualité. Nous c’est pareil.

D’un point de vue de l’image, je pense que ça peut être compliqué pour certains de tout comprendre, après on a beaucoup de proximité avec le public, on pousse à ça, on discute, les gens comprennent au final.

Pour nous il est très important de professionnaliser les artistes, on s’occupe d’eux du moment qu’ils produisent dans leur chambre, jusqu’au moment où ils tournent avec 50 dates par an. Donc Label/Maison de disque + Booking + Promoteur de soirées sont trois choses qui se complètent beaucoup au final.

Quelle est votre vision aujourd’hui du monde des labels, et plus largement du marché de la musique électronique ?

Hum, je pense que l’univers de la musique indépendante en Europe est à l’image du monde d’aujourd’hui. Surtout pour la musique électronique qui n’a jamais été aussi populaire qu’aujourd’hui. Dans un sens c’est merveilleux, car on découvre tous les jours de nouveaux artistes aussi talentueux les uns que les autres. Mais la popularisation et la prise de certaines tendances par les major transforme un courant, qui défendais certaines valeurs, à quelque chose d’uniforme, triste et plat, qui rapporte beaucoup d’argent et qui donc s’éloigne totalement des valeurs de base que représente cette musique.

Je suis assez triste de voir des festivals comme Lollapalooza qui arrive en France ou I Love Techno qui font des pass a 80€ pour un soir avec des line up à rallonge. La question qu’on se pose tous : au final la musique elle est où ? On est bien loin de l’époque où l’on regardait vers l’avenir, à vouloir créer quelque chose de nouveau, de riche, émotionnellement et humainement parlant.

Quels sont selon vous les plus belles réussites de votre label ?

Je pense la plus belle réussite c’est que le label puisse exister. Il y a plein de choses pour lesquels on est assez fière, de chose que l’on a accomplies et construites, de rencontres que l’on a faite etc… Mais la plus belle de toute reste le projet C.P.Rec.

Avez-vous refusé des signatures d’artistes que vous regrettez aujourd’hui ?

Non aucune (rire).

Comment un jeune artiste peut intégrer votre label d’une manière générale, quels sont les critères de sélection ?

Alors avant toute chose il n y a pas de critère de sélection, n’importe quel artiste peux nous contacter. Il faut d’ailleurs. On écoute toute les démos que l’on reçoit et quand c’est pertinent on envoie des feedbacks et on rentre en contact avec l’artiste pour l’aider à développer son projet. De nos jours je pense qu’il ne faut pas se mettre de barrière, si on croit en son projet, il faut pas baisser les bras et le travail fini toujours par payer.

Les projets à venir, ou est-ce qu’on peut vous voir ?

Alors on attaque un tour de France, on va jouer dans des villes comme Rennes, Nancy, Metz, Le Havre, Rouen, Paris, Lyon, etc… En station aussi, le mieux est de regarder sur notre Facebook ou notre site Internet.

On travaille également sur de gros projets pour la rentrée 2018, plus d’infos prochainement :).

Merci d’avoir répondu à mes questions, le mot de la fin ?

Avec grand plaisir ! Prenez un chewing-gum Émile !

Carton-Pâte Records sur la toile :

ParRichard B

Chicuss – Harry (Frost Records)

Voici la nouvelle sortie de Chicuss sur le label de Comah : Frost Records. Son track “Harry” invite au voyage, accompagné d’un verre de rosé, dans un style résolument Deep-House.

“Harry” est disponible sur tous les plateformes de streaming et téléchargement :

Spotify,
Youtube,
Beatport,
Deezer

Santé… Et bonne écoute !