Caisson Gauche Records

ParAnthony Beauchet

Caisson Gauche Records

Dj et producteur, militant pour une techno résolument underground, discussion avec Lubsky, Dj et membre fondateur de Caisson Gauche Rec.

Salut et merci à toi de nous accorder un peu de temps, peux-tu te présenter, toi et ton label ?
Salut à tous, merci à vous de nous accorder un peu de temps: alors moi c’est Lubsky, co-fondateur du label CGR. L’aventure a commencé il y a bientôt 4 ans avec Kepler et Fontène. Au début on voulait mixer et organiser des soirées, ce qu’on faisait à l’époque dans des bars et des salles plus ou moins douteuses … mais très vite on a eu l’envie de promouvoir nos productions musicales et nous mettre en avant en tant que musiciens.

Comment es-tu rentré en contact avec la musique électronique ?
Pour ma part, je faisait déjà pas mal de musique vu que j’étais guitariste et je me rappelle d’un vieux reportage sur Aphex Twin quand j’étais au collège, ça m’avait fasciné… puis après ça on m’a montré Human Traffic, j’avais adoré la B.O. du film que j’avais téléchargé. Après, très vite, j’ai commencé à aller en soirée et à vouloir « faire » de la musique électronique, les années ont passé puis on s’est retrouvés entre potes avec cette même envie, je dirais que c’est de cette envie commune qu’est partie l’idée de Caisson Gauche records.

Comment te positionnes-tu sur le débat entre musique électronique underground et commerciale ? Quel est ton point de vue sur l’EDM? Les free-parties?
Je pense que c’est un faux débat, tout le monde a le droit d’aimer ou de faire la musique ou la fête comme il l’entend.

Quelle est ta vision aujourd’hui du monde des labels, et plus largement du marché de la musique électronique?
C’est un peu à double tranchant, d’un côté tu peux trouver vraiment tout ce que tu veux dans tout les styles, et avec l’arrivée du streaming dans le milieu de la musique on a vraiment une nouvelle dynamique où n’importe qui de suffisamment motivé peux se faire sa place. Mais l’effet pervers c’est que maintenant, si tu aimes la musique sans en faire, le flux de sorties est tellement gros que c’est vachement dur de tout capter, du coup même les dj’s et producteurs aussi bien que les mélomanes passent à côté de pleins de petites pépites noyé dans ce flux d’info.
J’ai l’impression que c’était plus simple avant, tu allais à la Fnac ou chez un disquaire, t’achetais pas beaucoup de disques mais tu les écoutais en entier plusieurs fois, même les producteurs abordaient plus le truc en mode album à « écouter » …

Quels sont tes attentes vis-à-vis des artistes que tu signes? Quels sont tes critères de sélection?
Chez CGR on marche vraiment au coup de cœur et on est très ouvert dans le sens où le genre musical n’est pas un facteur décisif. Puis après c’est aussi pour Kepler, Fontene, External Circuit et moi un très bon moyen de s’exprimer et d ‘essayer de nouvelles choses tout en faisant découvrir notre univers musicale au public.

Quels sont selon toi les plus belles réussites de ton label?
Chaque sortie est une fierté, vraiment, mais plus que ça, c’est notre action sur Marseille depuis quatre ans pour faire connaître et imposer la techno dans le paysage culturelle de la cité Phocéene. Je pense notamment au soirées où l’on booke des dj’s qu’on aime vraiment et qui mérite de se faire “(encore) plus connaître”, je pense a S-file, Raito, Djedjotronic et tous les autres.
Notre émission radio sur CCR est quand même une belle réussite aussi , c’est le troisième mardi de chaque moi a 20H.

As-tu refusé des signatures d’artistes que tu regrettes aujourd’hui?
Heureusement aucune !
Je touche du bois.

Quels sont les projets à venir?
On avait un peu  arrêté les sorties pour se consacrer aux événements (soirées Send Nudes, Call It Techno) mais la on revient à la rentrée avec une Various Artist prometteuse.

Merci pour toutes ces réponses, le mot de la fin?
Stay tuned et pour ça, rien de mieux que de nous suivre sur nos réseaux sociaux.

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Anthony Beauchet administrator