Archives de l’auteur Micka

ParMicka

Freaky Joe

Nous sommes allés à la rencontre de Freaky Joe : Dj, Producteur, Beatmaker et Rappeur ! Un artiste accompli aux multiples facettes…

Pour commencer, peux-tu te présenter ?

Salut ! Alors moi c’est Jérémie Potier alias Freaky Joe ! Je suis musicien, beatmaker et rappeur. J’habite à Saint Ours les Roches, un petit village proche de Clermont Ferrand où il fait bon vivre.

Depuis combien de temps fais-tu de la musique ?

J’ai commencé la guitare quand j’étais gamin vers 9 ans je crois !! Ensuite j’ai appris le piano, quelques autres instruments par ci par là et c’est seulement à 16 ans que j’ai découvert la musique sur ordinateur. J’ai tout de suite été séduit par les possibilités infinies qu’il y avait !!

As-tu suivi une formation musicale ou t’es-tu formé en autodidacte ?

Non j’ai juste pris quelques cours de guitare quand j’étais plus jeune et quelques cours de solfège. Mais désormais je suis incapable de lire une partition correctement, ça a servi un peu a développer mon oreille je pense mais c’est tout, ce n’est vraiment pas du tout essentiel. Tout le reste j’ai appris tout seul. On peux vraiment tout trouver sur Internet il faut juste un peu de volonté !!

Quels genres de musique composes-tu ?

Je compose beaucoup de choses différentes. Au début c’était plutôt Electro et tous ses dérivés, ensuite c’est assez vite arrivé au Hip Hop. Je me suis essayé à quelques musiques de films et de courts métrages et j’ai également essayé les musiques acoustiques : guitare/voix ou piano/voix. Maintenant, c’est quand même majoritairement Rap.

Comment qualifierais-tu ta musique ?

Pour l’instant de incohérente et bordélique Ahahah Mais ça évolue tout doucement !! Je suis content je vois enfin des progrès et surtout je commence de plus en plus a être satisfait. C’est un peu le défaut de vouloir tout faire.  J’aime énormément de styles différents et j’ai envie de faire pleins de choses différentes, de tout essayer. Au final ça part dans tous les sens mais il ne reste rien a quoi s’attacher, pas d’univers et pas de « patte » musicale a part le gimmick « Freeeeeeeaaaaaaaaaaaaky ». Il n’y a rien de cohérent pour l’instant, mais c’est ce sur quoi je travaille et c’est aussi pour ça que j’ai voulu me concentrer sur un style en particulier.

Pendant un certain temps tu produisais beaucoup de « son de teuf », et plus récemment principalement du rap. Pourquoi ce changement ?

Pour plusieurs raisons, trois principalement je pense :

Premièrement parce que je fonctionne dans ma musique un peu comme dans ma vie : par période. J’ai eu une grosse période ou j’avais envie de m’essayer à pleins de styles différents : la Dark Minimal, la Trance, la Techno…. Ce n’est plus ce que j’ai envie de composer je suis moins attiré par ça.

Deuxièmement parce que je ne vais presque plus jamais en teuf. J’écoute aussi moins de son comme ça donc  j’ai forcément moins d’inspiration pour composer. Ce n’est plus ce qui m’attire le plus maintenant, c’était surtout une période pour moi. Désormais je m’épanouis beaucoup plus dans le rap, certainement car j’ai besoin d’écrire.

Et troisièmement parce que j’ai envie de bâtir des projets sérieux et de progresser dans le Rap. J’ai toujours tendance à être curieux et donc à vouloir tout essayer. Qualité ou défaut ? Je ne sais pas… Le fait  est que je suis peut être polyvalent certes, mais bon en tout et excellent dans rien. J’ai envie de progresser et d’arriver à bâtir un vrai univers musical, des œuvres cohérentes, et pour ça je devais me concentrer sur une seule chose. J’ai donc choisi celle dans laquelle je me sentais le mieux : le Rap.

As-tu prévu de reprendre le « son de teuf » ?

Je ne sais pas trop… parfois j’ai des inspirations dans ce genre et j’en fais encore un peu de temps en temps.

Il y a peut être quelques morceaux qui sont bien avancés, presque finis… Que je vais certainement balancer bientôt… ? Haha

J’ai du mal a me projeter la dedans en fait, contrairement à d’autres projets que j’ai envie d’amener à un endroit précis. J’en fais de temps en temps par plaisir. Donc je pense que oui, je vais encore en faire, mais sans grande productivité, un morceau de temps en temps…

Par quels logiciels de MAO es-tu passé et lequel utilises-tu maintenant ?

Alors j’ai commencé sur FL Studio, qui est un très bon logiciel, je suis encore dessus. J’utilise Ableton de temps en temps et la je vais passer sur Pro Tools pour faire mes mixages.

Mais celui que j’utilise principalement est Fl Studio, très bon logiciel. Je le conseille aux débutants en MAO  car il est assez intuitif pour commencer.

Peux-tu nous dévoiler quelques projets ?

Alors la il y a une mixtape composé seulement de Freestyle OneShot qui sont clippés sur Youtube qui va sortir a la rentrée si tout se passe bien.

Je prépare aussi un EP en duo avec mon ami JZY, on a formé un groupe de rap qui s’appelle DLG, normalement le projet sortira courant Décembre.

Je prépare un autre EP avec un ami qui s’appelle SANFROI, pas encore de dates précise pour l’instant mais des clips seront bientôt disponible sur Youtube.

Et enfin pour mon projet de beatmaker j’aurais bientôt un site Internet ou toutes mes instrus seront disponible pour être acheté par les rappeurs pour leur projet !!

Quels conseils peux-tu donner à ceux qui aimeraient se lancer dans la production ?

Ah je ne sais pas trop il y en a beaucoup !! Haha

Bon aller je vais pas être radin je vais faire une petite liste de conseils par rapport aux erreurs que j’ai pu faire !

  • Ne pas croire qu’on est limité par le matériel : C’est des petites excuses que tout le monde aime bien se donner. « Oui la c’est pas top, mais quand j’aurais changé d’ordi ça sera mieux, quand j’aurais une carte son ça sera mieux.. » Ça ne se finira jamais. Au début c’est vrai que c’est un petit investissement à faire, il faut un ordi qui tienne la route quand même. Un casque ou des enceintes. Il ne faut pas se donner des excuses, si on veux faire du bon son on peut y arriver même avec du matériel médiocre. C’est moins agréable c’est sûr, mais c’est possible.
  • Regarder des tutoriels et être curieux : Alors ouai… C’est super chiant de regarder des tutos haha Quand on ouvre le logiciel c’est pour faire de la musique pas pour regarder des vidéos théoriques, assez longues et incompréhensibles au début. Mais je pense que c’est très important, ça va faire gagner un temps considérable sur des choses qu’on aura mis très longtemps à découvrir, et surtout, ça va améliorer la qualité de votre son. Ca va vous motiver et vous permettre de progresser assez vite, vous faire comprendre des astuces et des choses qui auraient été dures à deviner tout seul. Aller courage !!
  • Ne pas hésiter à faire des projets, juste pour soi au début, mais construire des projets c’est très important, ça va vous donner une ligne directrice. Tous les compositeurs/beatmaker que je connais sont presque tous atteins du même syndrome. Commencer des morceaux et ne jamais les finir ! Après vous allez prendre cette habitude et ne jamais finir vos morceaux. En essayant de construire des projets, ça va vous motiver a vraiment finaliser vos productions pour avoir quelque chose de terminé duquel vous êtes fier, que vous pouvez faire écouter a vos proches ou alors pour le diffuser sur Internet. Et puis c’est très satisfaisant d’aboutir un projet, ça sera votre bébé.
  • Ne soyez pas frustré ou triste de ne pas obtenir le son que vous vouliez au début. Vous venez de commencer, vous avez des choses dans la tête et vous voulez certainement les reproduire sur l’ordinateur exactement comme dans votre tête… Au début, c’est très dur. L’important c’est de vous faire plaisir, vous laisser porter par le morceau que vous êtes en train de faire, d’être curieux et de tenter des choses. Exemple : Vous avez enregistré votre piano et vous imaginez une mélodie au violon dans votre tête par dessus, mais vous ne trouvez pas de violon, ou alors pas propre ce n’est pas ce que vous voulez… Pas grave !! Essayer de mettre une flûte dessus, des choses plus électro, n’importe quoi il faut essayer ! Il faut tenter des choses en MAO et surtout se faire plaisir !!

Retrouvez Freaky Joe sur le web :

ParMicka

PRSPCT Recordings – 15 Years of PRSPCT Album

“15 years of PRSPCT” n’est pas un album à prendre à la légère. Pour célébrer cet événement, le légendaire label de Rotterdam a sorti un album monstrueux offrant le meilleur de la Hard Drum & Bass,  du Hardcore et du Breakcore. Cet album est composé de 12 titres produits par 28 artistes.

Tracklist:

PRSPCT Record:
A1: Renegades – Counterstrike, Dub Elements & Thrasher
A2: One For The Team – Eye-D, DJ Hidden & Switch Technique
B1: Alive – Sinister Souls, Hallucinator & Fragz
B2: Going Bad – Limewax, Cooh & The Panacea

PRSPCT XTRM Record:
C1: Control Freaks – The Outside Agency, Mindustries & Dither
C2: 3 The Hard Way – Deathmachine, Detest & I:Gor
D1: Lets get Dirty – N-Vitral & Sei2ure
D2: Tribe Of XTRM – The DJ Producer, DJ Hellfish & Dolphin

PRSPCT RVLT Record:
E1: Babe – Ruby My Dear
E2: Trunk – The SATAN
F1: 20th Century Jungle – Deformer & FFF
F2: Beyond Help – Stazma The Junglechrist & Akira

Release: 10 Novembre 2017

https://www.prspct.nl/product/prspctlp009/

PRSPCT Recordings sur le web :

 

ParMicka

Symphonium Production

Nous sommes allés à la rencontre d’Alexis Lasserre, directeur fondateur de Symphonium Production, l’un des organisateurs phares des soirées Hard Music en France.

Pour commencer, peux-tu te présenter ?

Alexis Lasserre AKA Thrône

Hello, je m’appelle Alexis, je viens d’avoir 23 ans, diplômé de la formation événementielle de Sciences-U Lyon. Gérant de la société Symphonium Production, ex-président de l’association FEIDA et ex-président fondateur de l’association TWY Events. Passionné de musique, de voyages et de sport de combat.

Comment tes venue lenvie de monter une boîte de production ?

Ça a toujours été mon projet initial. Après ma première année de fac d’histoire je suis parti en école de com / marketing (ISCOM) car j’adorais ça, mais sans but précis. C’est à travers cette filière et les cours d’événementiel que j’ai trouvé ma voie. J’ai décidé de prendre une passerelle en formation événementielle et de monter une association (TWY Events) pour me faire ma propre expérience et allier théorie (cours) et pratique (association) de manière non lucrative. Ça a été des années de ma vie que je n’oublierai jamais. Une expérience humaine exceptionnelle. J’ai eu la chance d’avoir une bonne équipe de bénévoles autour de moi qui m’ont toujours soutenu. C’était plus qu’une relation pro, c’était et ça restera une véritable deuxième famille.

J’ai donc continué, avec le but de passer en véritable projet professionnel. J’ai eu mon diplôme et je suis devenu surveillant dans un collège / lycée, le temps de mettre en place Symphonium. C’est en septembre dernier que j’ai lancé la machine.

Quels genres d’évènements organises-tu ?

J’organise des événements axés vers les musiques électroniques, avec comme cœur de cible principalement la Hardmusic qui se développe énormément depuis quelques années.

Néanmoins, je ne compte pas m’arrêter à un style et je compte bien développer des sous filiales de Symphonium dans d’autres concepts, concerts, spectacles vivants… j’ai beaucoup d’idées sur lesquelles je travaille tranquillement sans faire de bruit.

Tu as développé un concept original de soirée en lien avec les jeux-vidéo : Les Nemesis Games. Peux-tu expliquer ce concept ? Comment tes venue cette idée ?

Disons qu’au lieu de poser des événements pour poser des événements, sans réel but distinct, j’avais envie de donner une trame et tous les relier les uns aux autres. C’est de là qu’est venue cette idée de faire 12 événements, chaque événement étant un niveau à réussir du Donjon du Nemesis Game. Nous voulions changer, créer quelque chose de jamais vu. Bien sur cette première année était une sorte de Nemesis Game Beta test aha, nous avons vu ce que nous pouvions faire, ce que nous ne pouvions pas faire. Nous sommes conscients de nos points forts et nos points faibles, et nous améliorerons tout ça dans le futur.

Quelle est ta vision de la scène Hard Music Lyonnaise ?

La scène Hardmusic Lyonnaise est exceptionnelle. Je suis lyonnais bien sûr mais en restant objectif, C’est pour moi sans aucun doute la capitale du Hard en France. Je ne parle pas forcement d’affluence, d’autres villes en France bougent énormément dans ce style, avec les orgas qui vont avec (Toulouse et Karnage, Paris et Hardpulz / Audiogenic …). Ce qui fait pour moi la réelle différence de Lyon, c’est que c’est le plus gros public gabber de France. Chaque événement réuni des passionnés, d’anciennes et nouvelles générations. Tous nos clients vont en Festival toute l’année en Hollande ou ailleurs, de manière répétitive, ils connaissent tout. C’est un véritable honneur (et bonheur) pour un promoteur comme moi d’organiser des événements pour ce public : c’est un public massif et ultra connaisseur. Et de cette manière on peut se faire plaisir et prendre des risques qu’on ne pourrait pas prendre dans d’autres villes de France.

La team Symphonium

Comment expliques-tu le succès que connaît Symphonium ?

Je ne pense pas que ça soit à moi de répondre à cette question en soi, j’essaie de travailler du mieux possible, de faire plaisir au public, d’être honnête et droit et surtout transparent. C’est un métier difficile, et on a fait au mieux cette première année. J’ai la chance d’avoir une équipe de bénévole formidable et un public qui nous soutient et nous rend de manière forte ce qu’on leur apporte. Le succès est un mot subjectif en vérité, le seul succès que je retiens c’est de voir le sourire des gens à nos événements. C’est la seule chose qui m’importe car je suis un passionné qui travaille pour des passionnés.

En plus de ta carrière en tant qu’organisateur, tu performes sous le nom de Thrône. Comment t’es venu ce goût prononcé pour le Hardcore et son univers ?

Le Hardcore est quelque chose qui m’a pris aux tripes il y a de ça environ 6 ans. J’ai eu l’impression de découvrir un style totalement fait pour moi. Ça a été une révélation et je n’ai jamais décroché. C’est le seul style qui me procure des frissons comme pourrait le faire l’Epic music (Thomas Bergersen, Two Steps from Hell, Audiomachine…). D’ailleurs j’ai « Hardcore » tatoué sur la colonne donc en soit, ça ne me quittera jamais vraiment ahah.Je joue depuis quelques années, mais seulement par passion. Je n’ai aucun but sous le nom de Thrône. Cependant, je monte actuellement un projet avec Val, AKA V-tal Noize, sous le nom de Reactivate. C’est un projet Early Hardcore / Hardcore qu’on compte bien développer petit à petit, et sur lequel nous commençons à travailler la production.

As-tu des projets que tu peux dévoiler ?

Symphonium a connu des hauts et des bas, mais nous sommes toujours là et déterminés. Des projets de festivals se mettent en place, des worldtours avec d’autres orga européens, une web série qu’on va développer, une marque de vêtement… Non, c’est vraiment pas les projets qui manquent. On va travailler sur tout ça tranquillement, et faire en sorte de ne rien laisser au hasard.

Pour conclure, as-tu des conseils à donner à ceux qui aimeraient se lancer dans une carrière artistique ?

J’en ai oui… c’est de garder les pieds sur terre, de ne pas vous précipiter car la précipitation mène à de fâcheuses situations (je parle par expérience ahah). Croyez en vos rêves, bossez, passez le temps qu’il faut dessus. Il faut savoir se mettre des claques, ne pas baisser les bras. Un échec n’est pas un échec si on en tire les bonnes conclusions et qu’on repart avec plus d’expériences et de détermination.

Ne critiquez pas votre prochain, faites ce que vous avez à faire en silence, la réussite fera le bruit à votre place.

Le surplus de travail mène toujours à un résultat, peu importe le temps que ça prend.

Il n’y a pas de génies, de gens surdoués. Il n’y a que des bosseurs qui donnent corps et âmes pour réaliser ce qu’ils ont envie de réaliser.

Retrouvez Symphonium Production sur le web :

ParMicka

Yohann Sama Music (YSM)

Nous sommes allés à la rencontre de YSM, jeune DJ et producteur de musique Raw/Xtra Raw. Un artiste en devenir qui va vous faire très très mal…

Pour commencer cette interview, peux-tu te présenter brièvement ?

Je m’appelle Yohann, j’ai 20 ans, je suis en licence assistant de manager. Passionné de son depuis tout petit, je suis plus connu sous le nom de YSM (qui vient du nom de ma chaîne youtube Yohann Sama Music, ce sont les initiales). Je suis DJ et producteur, anciennement de son de teuf style hardtek et tribecore. Maintenant je suis plus dans le hardstyle raw et l’X-tra raw.

Comment as-tu découvert la raw ainsi que l’univers qui l’entoure ?

J’ai commencé à écouter du hardstyle vers 2007 / 2008 (enfin à l’époque c’était plus du jumpstyle et de la tek). Malgré mon “départ” vers le monde des free et de la core, j’ai continué à écouter du hardstyle (euphoric pour le coup). Un pote m’a fait écouter du raw et honnêtement j’aimais pas du tout, puis un jour je suis tombé sur une track (Gunz For Hire – May God Be With You All) (paie ton nom à rallonge) et j’ai kiffé tout de suite. Puis j’ai découvert d’autres artistes beaucoup “mieux” à mon goût style Malice, Rooler, Warface, Radical Redemption etc…  J’ai tout de suite préféré parce que ça tapait largement plus, c’est à ce moment-là que j’ai compris où je voulais être.

Pourquoi as-tu particulièrement accroché à ce genre de musique plutôt qu’un autre ? Qu’est-ce qui t’attire le plus dedans ?

Contrairement à mon aspect calme et tranquille, j’ai toujours aimé les styles de musique un peu « vener ». Ayant été bercé dans le hard rock et le punk, ça m’était destiné… Quand j’étais au collège j’écoutais pas mal de metal et de hardcore (la fameuse époque du premier megamix d’Angerfist héhé). Je me répète, mais j’aime quand ça tape dans le fond (la musique hein) ! Bon après ça ne m’empêche pas d’écouter d’autres styles plus calmes comme de la house, de la minimal ou de la variété française.

Tu dis que ça t’étais destiné, ce serait donc ce qui t’as poussé à te lancer dans cette voie ?

Exactement. Comme j’étais beaucoup sur le son de teuf mais également sur du « mainstream » j’étais parti sur un objectif de faire une musique dans chaque style de techno.  Au fur et à mesure c’est la Raw qui a pris le dessus sur le reste.

Cela fait combien de temps que tu fais de la musique ?

J’ai eu mon premier double lecteur CD + enceintes à l’âge de 7 ans avec quelques lumières, j’animais des soirées dans la famille. J’ai eu mon premier contrôler vers 11 -12 ans mais le fait de seulement mixer ne suffisait plus, j’ai donc commencé la compo en 2015.

Tu sembles être plus attaché au djing qu’à la production ?

Oui, j’essaye de compo, je m’améliore mais c’est pas encore ça. Je me sens pas encore prêt à sortir un son sur un label. C’est surement dû au fait que je suis très impatient et que j’ai du mal à rester concentré autant de temps sur un son… Quand j’y arrive c’est l’inspiration qui n’est pas là.

YSM producteur et dj raw

Au niveau du djing par contre j’ai eu mon premier booking en club l’année dernière (au 2.8.7 à côté de Laon dans le 02), un warm up raw à une soirée hardcore.  En novembre  j’ai fait la sono complète de l’anniversaire d’un pote. J’ai pu mixer avec Azylium et Wars Industry de chez Exode Records ! Plus récemment, j’ai joué au North Kick Festival avec en guest Malice, Rooler (mes artistes préférés en plus), D-Fence, Ohmboy et TerrorClown.

Qu’est-ce que tu as pu ressentir lorsque tu as mixé sur le même festival que tes idoles ?

De la fierté, mais aussi du stress, beaucoup de stress. Malheureusement j’ai mixé en début de soirée donc ils n’étaient pas encore là, mais comme d’habitude c’était une super soirée avec eux (au fur et à mesure des soirées on s’est liés d’amitié). J’ai même pu leur offrir un t-shirt YSM !

En plus de ta récente carrière d’artiste, tu nous as expliqué un peu plus tôt que tu gères une chaine youtube du nom de Yohann Sama Music. Voudrais-tu la présenter ?

C’est une chaîne que j’ai démarrée en 2014. A la base j’uploadais des jeunes artistes pour essayer de leur faire de la pub, l’exemple le plus flagrant c’est Relakztek. Quand j’ai commencé à mettre ses musiques en ligne, il devait avoir une centaines d’écoutes sur Soundcloud, on ne peut plus en dire de même aujourd’hui. Je mettais également des mix que je faisais (frenchcore à l’époque), puis un jour c’est parti en cacahuète : environ 6 mois après l’upload d’un mix appelé “2015 1st frenchcore mix” (qui n’était pas si ouf que ça d’ailleurs), il est passé d’environ 1 000 vues à 20 000 ! Ça continuait d’augmenter de jours en jours (mon nombre d’abonnés également). Aujourd’hui faute de temps (et de flemme) je ne poste plus autant de vidéos, juste les sons des copains pour continuer à leur faire de la pub, des mixs raw que j’enregistre et comme toujours, le premier mix frenchcore de chaque année.

J’envisage prochainement de recycler la chaîne et de proposer des vlogs basé sur les festivals et events ou j’irai, faire des vidéos en face cam où je parle de son, mes coups de coeur du moment etc… Rien n’est fait pour l’instant car je parlerais bien évidemment en français, mais le problème étant que j’ai énormément d’abonnés étrangers (notamment allemands) donc je suis en pleine réflexion.

Pour conclure, as-tu un message ou des conseils à transmettre à tes abonnés ou aux jeunes DJ et producteurs qui souhaiteraient tenter leur chance ?

Si vous en avez envie, faites-le, ne prenez pas en compte les critiques (non-constructives genre « c’est de la merde »). Ne baissez jamais les bras et persistez, il n’y a pas de bons résultats sans travail, que ça soit pour le mix comme pour la compo. En ce qui concerne le mix, entraînez-vous à mixer à l’oreille, sans regardez l’écran si vous n’avez pas de platines qui fonctionnent sans logiciel. Pour finir, ne vous dites pas « DJ » trop tôt, entraînez-vous pour faire des bons trucs !

Retrouvez YSM sur le web :

 

 

ParMicka

Reapers – New Spirit EP (PumpCorn Records)

Reapers – New Spirit [PCR001]
Release date on PumpCorn Records : 22/09/17

Reapers on web :

ParMicka

Orian

Nous sommes allés à la rencontre d’Orian, jeune dj/producteur Uptempo Hardcore lyonnais à très gros potentiel !

Pour commencer, peux-tu te présenter brièvement ?

Alors, je m’appelle Orian, j’ai 19 ans et je suis étudiant technicien son à Lyon.

Comment as-tu découvert le Hardcore ainsi que l’univers qui l’entoure ?

Par des amis et le bouche à oreille principalement. Mais j’ai mis vraiment longtemps avant d’accrocher.

Pourquoi as-tu particulièrement accroché à ce genre de musique plutôt qu’un autre ?

En fait je n’y ai pas accroché plus particulièrement qu’à un autre. Je me lasse très vite et mes goûts changent souvent. Je n’écoute quasiment plus de hardcore depuis un moment déjà.

Pourquoi as-tu décidé de te lancer dans le Hardcore, d’entamer une carrière ?

J’ai essayé pas mal de styles en musique électronique avant de trouver quelque chose où je m’épanouissais vraiment. J’essaye de produire une musique de qualité, forcément, mais avant tout pertinente par rapport a la scène. Et il se trouve que c’est dans la scène uptempo Hardcore que je peux le plus apporter quelque chose de nouveau et d’intéressant à mon avis. Mon choix s’est fixé comme ça, mais ça aurait pu être n’importe quoi d’autre comme style.

Cela fait combien de temps que tu fais de la musique ?

Cela fait un peu plus de deux ans, ou quelque chose comme ça.

Sur quel logiciel as-tu commencé et lequel utilises-tu maintenant ?

J’ai commencé sur Cubase et je suis toujours dessus. Tout simplement parce que c’est le meilleur pour la production.

Pourquoi privilégier Cubase ?

J’aime l’ergonomie et les fonctionnalités de ce logiciel, mais ça, à la limite, on s’en fout parce qu’ils ont tous leurs défauts et leurs qualités. La raison pour laquelle c’est le meilleur c’est la façon dont il est codé, les algorithmes de traitement du son qu’il possède et les plugins build-in qui ne sont pas trop mauvais. Parce qu’au final c’est la seule chose qui compte, on a beau être aussi bon producteur qu’on veut et avoir d’excellents plugins on ne pourra jamais palier aux défauts de codage du logiciel qu’on utilise. L’autre alternative aurait été pro tools, mais je suis moins fan et puis c’est plus pour du mix/mastering pur que pour de la production.

Peux-tu dévoiler quelques-uns de tes projets pour l’avenir ?

Aller mixer un peu partout ce serait cool, je viens d’être signé dans une agence donc je ne me fais pas trop de soucis pour ça. Je veux m’amuser avant tout !

Pour conclure cette interview, as-tu des conseils pour ceux qui débuteraient dans cette voie ?

Oui j’en ai quelques-uns :

Alors déjà, je sais que je ne vais pas me faire d’amis en disant ça ahah, mais mon conseil N°1 ce serait de ne surtout pas commencer sur FL parce que c’est vraiment une catastrophe, perso je les reconnais direct les tracks faites sur FL c’est déphasé dans tous les sens c’est terrible. Après je sais qu’il y’a pas mal de très bons artistes qui sont sur FL, Excision et compagnie par exemple, mais ils ne pourraient être que meilleurs sur un autre logiciel tous simplement.

FL a des défauts auxquels on ne peut rien et qui sont les mêmes pour tout le monde.

Aussi quelque chose de très important c’est de ne jamais arrêter de remettre en question son travail, tu arrêtes de progresser le jour où tu es pleinement satisfait de ce que tu as fait.

Après, d’écouter le plus de choses différentes possible, je vois par exemple les producteurs d’uptempo qui n’écoutent que ça, bah c’est bien de la merde ce qu’ils font.

Enfin, de se documenter au maximum sur le fonctionnement des DAW, des plugins et surtout du son en général. Aussi évidement sur la musique dans sa globalité, quand je vois des fois par exemple des gens qui produisent déjà depuis plusieurs années et qui ne savent pas ce que c’est que la tonalité, vraiment ça fait peur.

Retrouvez Orian sur le web :

ParMicka

Relakztek

Nous sommes allés à la rencontre de Relakztek, producteur et liver frenchcore originaire de Montauban.

Pour commencer, peux-tu te présenter brièvement ?

Je m’appelle Relakztek, je suis producteur de son et liver, c’est-à-dire que je crée entièrement mes morceaux sur le logiciel fl studio à partir de samples (pour partir sur un remix) ou vraiment partir de rien, juste avec des idées en tête.

Je produis mes compositions et remix sur fl studio et je live sur le logiciel Ableton live.

Je compose depuis 2012 environ dans les styles tribecore, frenchcore et dernièrement un peu hardcore.

Tu ne te focalises donc pas sur un genre en particulier ?

On va dire que ça a changé avec le temps. Au début j’étais très focalisé sur la tribecore, plutôt mélodique, les premiers Darktek… J’ai grandi avec ça et j’ai tourné ma production musicale vers d’autres horizons avec le temps

Pourquoi as-tu particulièrement accroché à ce genre de musique plutôt qu’un autre ? Qu’est-ce que ce cela t’apporte ?

C’est surtout pour la musicalité : pour moi, les mélodies ça exprime des sentiments, un ressenti sur le moment. Souvent, quand on écoute du hardcore, on n’a pas toute cette musicalité : c’est plus basé sur la force et la puissance d’attaque. J’ai un passé de musicien et j’ai toujours été porté par les mélodies depuis petit.

Pourquoi es-tu passé de la tribecore au frenchcore ?

Il s’est passé comme une espèce de choc, une claque que j’ai prise à un teknival fin 2016. Je suis parti avec des potes au teknival de Garchy pour y jouer ; la nuit y’a eu beaucoup de frenchcore, ça m’a marqué énormément… J’ai fait la teuf 2 nuits là-bas, je suis rentré et direct j’ai commencé à faire des kick bass frenchcore. Quand ça va pas dans ma vie, quand je déprime, j’arrive à extérioriser dans le frenchcore, c’est plus ”badass ” et imposant que la tribecore. L’important pour moi c’est de toujours garder cette touche ” mélodique ”

Considères-tu le frenchcore comme ta marque de fabrique aujourd’hui ?

On peut dire que le frenchcore est le style qui m’a amené une sorte de notoriété en Europe (Suisse, Allemagne, Pays-Bas, Italie). Je trouve que le frenchcore produit est en général très limité en mélodie et composition musicale, c’est dommage ! Il  y’a beaucoup de points communs sur la construction du style par rapport à la tribecore, la hardtek… Je dirais qu’aujourd’hui, oui,  le frenchcore est un peu comme ma marque de fabrique.

Peux-tu nous dévoiler quelques-uns de tes projets ?

Haha, j’essaie de partir un peu sur du hardcore ces derniers temps, sur des kicks assez agressifs tout en gardant mes influences frenchcore.

Pour conclure cette interview, as-tu quelques conseils à donner à ceux qui débuteraient dans cette voie ?

Oui… Essayez de faire ce que vous aimez, ne pas faire du son pour juste vouloir passer en boite ou avancer dans le ” milieu ”, il ne faut pas brûler les étapes. Si on veut vraiment progresser et s’en donner les moyens on y arrive. Il faut savoir être solitaire et supporter le fait d’être enfermé chez soi sur de longues périodes, ne pas avoir peur de faire des sacrifices car on n’a rien sans rien. J’aurai jamais cru possible de me retrouver à jouer 2 fois en Suisse en 2 mois, donc lâchez rien et croyez en votre musique !

Retrouvez Relakztek sur le web :

ParMicka

Reapers

Nous sommes allé à la rencontre de Reapers, producteur et liver Frenchcore lyonnais.

Pour commencer cette interview, peux-tu te présenter brièvement ?

Moi c’est Reapers, 27 ans. Je fais du Frenchcore et du Happy Frenchcore que j’essaie de remettre au goût du jour parce que je suis quelqu’un qui aime beaucoup le Oldschool : c’est mon délire.

Comment as-tu découvert ce genre ainsi que l’univers qui l’entoure ?

Je l’ai découvert y’a un peu plus de 10 ans, j’écoutais principalement du Metal avant. Je suis né dans la musique électronique parce que ma mère écoutait beaucoup de House, de la Dance et un peu de tout,  et donc au fil du temps, j’ai commencé à apprécier cette musique. C’est surtout quand j’ai commencé à sortir en boîte que j’ai découvert tout ça.

Pourquoi ce passage du Metal au Frenchcore ?

J’avais envie de changements mais j’écoute toujours du Metal à côté.

Pourquoi as-tu particulièrement accroché à ce genre de musique plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est hard : j’aime cette musique, j’aime les sensations que ça m’apporte et quand j’allais en boîte de nuit, j’aimais l’ambiance qu’il y avait. Ensuite, je suis allé en festival et j’ai de plus en plus adoré et aimé ce genre.

Pourquoi as-tu décidé de te lancer dans le Frenchcore, d’entamer une carrière ?

J’ai pas voulu spécialement me lancer dans une carrière. J’ai appris à connaître Sam, aka Adrenokrome. J’ai appris à connaître la personne avant l’artiste et de fil en aiguille, on s’est super bien entendu : une bonne relation, une bonne alchimie. Je lui ai demandé de me prendre sous son aile, et il a accepté. C’est lui qui a fait mon apprentissage de la musique.

Cela fait combien de temps que tu fais de la musique ?

Au total maintenant, ça va faire 6 ans.

Sur quel logiciel as-tu commencé et lequel utilises-tu maintenant ?

J’ai commencé avec Cubase. Après je suis passé sous Logic pro 9, Logic pro X et maintenant je travaille sous Ableton Live parce que c’est plus pratique pour moi pour jouer en Live.

T’es donc plus axé vers le Live que le Djing ?

J’apprends à mixer histoire de dire que je sais faire. Je le fais plus pour moi que pour le public.

Peux-tu nous dévoiler quelques-uns de tes projets ?

Pour le moment j’ai pas de projet particulier, j’essaie de développer un nouveau style. Y’a certaines choses à venir mais pour le moment je les garde pour moi.

Pour conclure, as-tu des conseils pour ceux qui débuteraient dans cette voie ?

Allez-y petit à petit : il y a beaucoup de travail à fournir et il ne faut pas avoir peur d’essayer, aussi bien pour comprendre les programmes que les logiciels. Exercez-vous avec le logiciel qui vous convient le plus afin de vous l’approprier. Même quand ça bloque, Il faut persévérer : Avec le temps et les efforts ça viendra.

Retrouvez Reapers sur le web :