Archives de l’auteur Richard B

ParRichard B

Jon Wall

Rencontre avec Jon Wall, jeune Dj et producteur Grenoblois de Techno et House dont lui seul à le secret… A découvrir sans attendre, venez plonger dans son univers !

Peux-tu te présenter en quelques mots, d’où vient ton nom d’artiste, et comment décrirais-tu ton style musical ?

Mon nom d’artiste fait appel à mes prénoms dans la vie courante, le prénom JON est l’équivalent de mes noms dans différents pays, et vu que chacun de mes prénoms à une origine sentimentale j’ai voulu tous les regrouper dans un celui de JON. Et pour WALL, c’est un hommage au Vieux Manoir – Club avec ces murs en pierres apparentes, qui ont été les premiers à me donner ma chance.

Mon Style musical peut être décrit en 2 mots ; Banger & Intense… On me dit souvent que mes sets sont nerveux, puissants et j’aime bien faire des montées aussi bien harmoniques et énergiques. Donc mon style varie entre la Techno, la House, mais aussi des styles plus Electro comme la Bass House, la Dubstep, l’Electro House…

Quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

Avant d’être dans un style de musique plus électronique, j’écoutais presque uniquement le groupe Linkin Park, ces sonorités muse métal, couplées avec des sonorités électro fait que ce groupe reste unique en son genre. Puis avec les années, ils ont évolué vers des sons plus électroniques, est-ce pour cela que moi aussi je me suis laissé séduire par ce style de musique? Sûrement, j’ai dû évoluer avec eux à ce moment là.

Quel est ton parcours jusqu’ici ?

J’ai commencé à mixer pour des anniversaires, booms ou soirées entre amis vers l’âge de 16 ans, puis j’ai appris en autodidacte jusqu’à ce que je rencontre mon ami Dj M’O’PLAY qui va me donner l’envie d’aller plus loin, de pousser dans le métier de Dj. J’ai ensuite fait la rencontre de mon mentor le Dj résident du Vieux Manoir club, et c’est à partir de ce moment là que j’ai découvert la Techno, la House et l’univers underground. Tout ceci m’a emmené à mixer pour Lite Licht Record, au Drak-art, La Suite, le Café Noir, la salle Eve…

Jeune diplômé de l’école DJ NETWORK de Lyon, que t’as apporté cette formation, toi qui était déjà Dj dans un club Grenoblois ?

Cette formation à été incroyable, aussi bien sur le plan des connaissances que j’ai pu acquérir, que sur les rencontres et l’expérience humaine. J’ai beaucoup appris sur les moyens de la communication, réalisation de flyers, du Community Management… Mais surtout sur la production musicale. Nous avions 2 professeurs qui sont des bêtes de producteurs musical. Et c’est grâce à cette formation que je voulais  apprendre la création musicale pour pouvoir produire mes propres sons mais aussi réussir à m’exprimer au travers de la musique.  Sans compter les techniques de mix avancées qui m’ont permis d’élever mon niveau et proposer une prestation d’un autre genre.

Quels sont les genres électroniques que l’on peut entendre dans tes soirées ?

Ça dépend un peu… Disons que l’on peut entendre de la Techno, de la House, de la Tech House… Disons que ce sont les styles qui sont plus pour le coté underground, après je prépare un show mêlant mix et instrument nouvel génération sur de la Bass House avec des influences Dubstep.

Donc disons pour faire simple que je suis sur un univers électronique variable en fonction de mes envies.

Depuis peu tu te lances dans la production. Peux-tu nous en dire un peu plus ? Quel(s) style(s) ? Quelle(s) inspiration(s) ?…

Pour l’instant je suis actuellement en pleine composition de plusieurs morceaux, mais rien n’est finalisé, je préfères sortir quelque chose d’abouti, que de me précipiter, car je veux créer quelque chose à chaque morceau où l’on se dise « ça c’est Jon Wall c’est clair, il y a que lui pour faire un morceau aussi bon ». Donc sa avance mais je recherche beaucoup par moment des manières de faire, de créer ou réaliser.

Pour le moment il y a de la Techno très inspirée du Mau5trap le label de Deadmau5, mais aussi de la Tech House tirée des sons que peut sortir le label Hotfingers. Donc je cherche à faire pour le moment des sons proche d’une Techno que je dirais moderne et « dancefloor » . Mais je suis très inspiré de mes idoles comme Deadmau5, Laurent Garnier, Rezz, No Mana…

Quel est ton meilleur souvenir de prestation ? Et le pire ?

Mon meilleur souvenir à été au Drak-art pour une soirée avec le BDE Arsh, on m’a dis de “tout casser” et se fût chose faite, le public fût ravi et j’ai même depuis des « groupies » que je ne connaissais pas et qui après mon set sont venues me voir pour me dire « tu nous as fait rêver », depuis ils me suivent de temps en temps sur mes prestations et cela fait super plaisir.

Le pire… houlà, c’est difficile à dire… Je ne dirais pas le nom du club car sa pourrait être mal interprété mais je devais faire un remplacement pour un résident, et ce Dj m’a plus que mal conseillé sur le club, je me suis retrouvé à jouer bien trop classe pour le public qui attendait des morceaux plus généralistes chose que du coup je n’avais pas forcément… Une longue soirée qui m’a value quelques remarques mais bon… j’en étais encore à mes débuts j’ai donc appris pour plus que cela ne recommence.

Quel est ton TOP 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Alors il y a  :

Pursuit de Gesaffelstein

Shred de Lektrique

Right This Second de Deaudmau5

Quelle est la prochaine étape pour toi et  que nous réserves-tu pour les mois qui arrivent ?

La prochaine étape est de sortir avant cet hiver certaines de mes tracks qui sont en cours de réalisation en les signant dans des labels. Après je suis actuellement en train de voir plusieurs établissements sur Lyon comme le bar “Les Platanes” dont j’ai le plaisir de mixer le 30 juin. Avec aussi la signature comme représentant d’une marque de vêtement. Et je compte bien organiser aussi une tournée avec mon agent artistique dans une destination que l’on garde pour l’instant secrète mais qui fera rêver le public qui me suit.

Le mot de la fin…

Je reprendrais une phrase de Friedrich Nietzsche qui disait « La vie sans musique est tout simplement une erreur » donc écoutons et écoutez de la musique, beaucoup de musique…

Vous pouvez le suivre sur le net :

ParRichard B

High Potential

Rencontre avec Anthony Beauchet, créateur et dirigeant de l’agence artistique Lyonnaise « High Potential » ! Il nous fait découvrir son projet innovant et fédérateur dans la gestion de carrière de Dj House et Techno et plus encore !

Avant de nous parler de ton agence artistique, parles-nous un peu de toi ! Qui es-tu ? Quel est ton parcours ? Et quelles sont les diverses activités qui te lient à la musique électronique et notamment ton association Interaktion Elektro Projekt ?

Je m’appelle Anthony, passionné de musiques électroniques depuis la fin des années 1980 et la vague Acid House. Comme beaucoup, j’ai été frappé par la musique House et Techno de l’époque : de nombreuses raves parties, des soirées en clubs, des free-parties et teknivals… Puis la découverte du mix en 2003, ma première scène en 2004 sur Paris… De nombreuses associations fondées et gérées : des webzines, agences de booking, organisations d’évènementiels. J’ai même bossé dans la prévention en milieu Techno et fait de la recherche en sociologie sur les teufs ! Beaucoup d’expériences et de rôles différents qui m’ont permis de comprendre le monde de la musique électronique.

Interaktion Elektro Projekt et mon dernier projet associatif réunissant des passionnés comme moi. Une aventure lancée avec 2 amis (Sab Macintosh et Axel Nirka) avant de s’ouvrir à d’autres passionnés, la plupart Djs. De formidables rencontres et partenariats avec des radios, des labels, des organisateurs. Aujourd’hui une dizaine de membres réalisent des interviews et inventorient les acteurs de la musique électronique sur la région Auvergne-Rhône-Alpes. Depuis 2018, nous sommes membres de la fédération régionale des musiques actuelles Grand Bureau. Nous sommes progressivement en train de muer vers une professionnalisation de l’association avec un conseil d’administration composé d’entrepreneurs de la culture et une reprise de l’association par High Potential.

Qu’est ce qui t’as donné l’envie, un jour, un matin, de créer ta propre agence artistique au sens large du terme ? Quel a été ton constat de départ ?

J’ai aussi été un Dj à la recherche de booking. Je me suis pris des revers et j’ai compris rapidement que pour tirer son épingle du jeu, il faut se la jouer collectif. Le monde électronique est très individualiste et tend à oublier que tout Dj a un jour débuté avant de s’envoler (ou de péricliter dans la férocité de notre culture). Ce qui m’a toujours étonné, c’est que la culture électronique évolue mais ne change pas ses vieilles habitudes. Il y a eu l’époque de la stigmatisation dans les années 1990 où tout ce qui était Techno rimait avec drogue. Puis une forme de reconnaissance à la fin des années 1990 avec une scission entre la Techno légale et illégale : les free-parties sont devenues la face alternative de notre culture, rejet du consumérisme et du star system. Il y a eu ensuite l’impact d’Internet et la crise du disque à laquelle la musique électro a cru échapper. Enfin depuis le début des années 2010, l’électro s’est professionnalisée avec des festivals partout, des têtes d’affiche à gogo et le règne de la stratégie digitale (réseaux sociaux, data…). A chaque fois le même constat : dès que l’argent pointe le bout de son nez, l’individualisme et l’égoïsme font surface.

Certains anciens de la rave ont manqué le coche du digital, d’autres plus jeunes font carrière grâce au air Dj et la touche SYNC. La musique est devenue marketing : savoir mixer ne suffit plus. Il faut produire, développer un univers, faire le show… C’est une évolution logique dès qu’un mouvement culturel est récupéré. Mais derrière tout ça, quelle place accorde-t-on à l’émergence ? Où sont passés les tremplins Dj ? Les open mix ? Tout ça a disparu pour laisser place à une industrie rentable (96 millions d’euros pour la Techno et la House en 2016 selon la SACEM, et je vous parle pas du chiffre de l’EDM). Le Dj est aujourd’hui seul, devant gérer sa musique, son image, ses réseaux sociaux, le plus souvent en méconnaissant l’industrie musicale dans laquelle il met les pieds. Ces Djs là sont nombreux, je dirai même qu’ils sont majoritaires : ils mixent au rabais (quand ce n’est pas gratuitement), récoltent les miettes de la scène électro (quel pied de mixer devant des gens assis dans un bar à moitié vide !), se font arnaquer (certains patrons exploitent la précarité de Djs avides de jouer coûte que coûte)… Bref, tout ça m’écœure. Ça me révolte de voir que l’industrie électronique se glousse d’un succès qui ne profite qu’à des privilégiés. Ça me tue enfin de voir que ceux qui réussissent deviennent égoïstes et oublient qu’eux aussi ont débuté un jour…

C’est pour ça que High Potential est né. Une façon de rappeler que le milieu électro n’est pas un monde de paillettes à l’argent facile. L’agence se propose d’être une alternative à l’existant, en valorisant une approche humaine (la qualité plutôt que la quantité) et solidaire (la coopération plutôt que l’individualisme). Notre agence va volontairement à contre courant pour réellement développer le potentiel émergent des artistes en musiques électroniques, et notamment les Djs.

 « High Potential Agency » est née en Avril 2018 ! Elle gravite autour de 3 axes principaux : La formation, le coaching et la gestion de carrière ! Dis-en nous un peu plus !

Ça va paraitre bête, mais quand on parle d’émergence, le spectre est super large. En gros, l’émergent pour nous, c’est celui qui n’est pas professionnel. Ça veut dire que l’émergence, ça commence par l’idée de devenir Dj jusqu’à la professionnalisation. On a tendance à confondre l’émergence avec le développement d’artistes : quand on développe, c’est qu’il y a déjà de la matière (des bookings, des signatures sur labels…). Nous avons développé 3 services pour répondre aux différents stades de l’émergence parce que les besoins ne sont pas les mêmes.

  • Le stade 1, ce sont les novices : ils découvrent l’univers de la musique électronique. C’est généralement le moment où des personnes souhaitent sortir du simple rôle de participant pour devenir acteur de leur culture. Pas simple de se lancer dans la musique quand on ne sait pas comment ça fonctionne ! C’est pour ça que High Potential a développé un pôle formation pour permettre à chacun de comprendre, expérimenter et se perfectionner dans le monde de la musique électronique fort complexe. Nos formations abordent l’Histoire (les genres, la technologie, le métier de Dj), l’écosystème (le droit des artistes, les différents professionnels au contact de l’artiste), l’initiation et les cours particuliers au mix et à la MAO. Toutes nos formations font participer les artistes et partenaires de High Potential (récit d’expérience, transmission de savoir et savoir-faire).
  • Le stade 2 s’adresse aux Djs qui commencent à avoir des dates, des signatures labels mais qui se trouvent confrontés à leurs propres limites (lieux ou labels inaccessibles). Souvent, ils n’ont pas d’univers artistique (être un Dj comme les autres) et n’ont pas de réelle stratégie de carrière (opportunités saisies au petit bonheur la chance). High Potential propose des services marketing et stratégique en fonction des besoins de chaque Dj/producteur. Il peut s’agir de développer son univers au travers d’un site, de photos, de vidéos, d’une bio ou encore d’un logo. Ce peut être également des heures de coaching pour développer une stratégie. En général, les demandes concernent la scène, la production ou la professionnalisation. Les services proposent des formules adaptables aux besoins et budgets de chacun.
  • Le stade 3 correspond aux artistes professionnels qui ont besoin d’un manager sur la longue durée. Le manager, c’est avant tout le protecteur des intérêts de l’artiste : il conseille, coache, vérifie les contrats, développe la notoriété, les relations presse, entoure l’artiste d’une équipe professionnelle pour accroitre ses revenus (bookeur, éditeur notamment). C’est un travail de confiance entre l’artiste et le manager avec une grande part de psychologie (nul n’est infaillible, surtout dans l’industrie musicale). High Potential gère 10 Djs/producteurs émergents en House et Techno. Un système de parrainage entre artistes émergents/confirmés permet de recréer de la solidarité entre nos artistes tout en créant de nouvelles opportunités pour les artistes confirmés (booking en duo avec l’émergent qu’il parraine) et les artistes émergents (profiter de la notoriété des artistes confirmés pour accéder à des scènes jusque là inaccessibles).

« High Potential »  privilégie l’accompagnement et la gestion  des jeunes talents et les émergents du secteur de la musique électronique. Est-ce un choix stratégique ? Ou plutôt une conviction personnelle ?

Nous préférons parler d’émergents plutôt que de jeunes talents car l’émergence n’a pas d’âge. Le choix de la musique électronique s’est imposé à nous car j’ai développé une affinité particulière avec ce milieu : j’en connais les codes mais aussi les pièges. La stratégie de High Potential est, comme je l’ai dit, d’aller à contre courant de la plupart des agences de booking qui ne s’intéressent pas à l’émergence comme nous l’entendons : la plupart se focalisent sur les têtes d’affiche, la pluralité des genres (Electro, Rock, Hip Hop…) ou les prestations live (le Dj tend à devenir un groupe pour être un spectacle sur scène). Au cours de ma formation en master 2 en management de carrière d’artistes (Lyon II), j’ai retenu cette phrase d’un entrepreneur culturel : « l’innovation dans la musique, ce n’est pas faire de l’argent là où tout le monde est déjà mais plutôt là où personne n’est encore allé ». Chez High Potential, nous sommes convaincus par l’accompagnement d’artistes émergents en musiques électroniques parce que tout le monde s’en fout et pense que ce n’est pas un marché rentable. Nous pensons au contraire que non seulement le marché existe, mais qu’il constitue la majorité des artistes. Nous parlons bien de « marché » car le tout gratuit n’existe pas : nous recherchons néanmoins des compromis pour que nos services restent abordables grâce à la solution de différentes formules. High Potential a donc fait un choix stratégique, disons plutôt une prise de risque, en s’appuyant sur des convictions personnelles. Ce qui nous motive, c’est le défaitisme à la française : plus on nous dit que nous sommes fous d’aller sur ce marché de l’émergence peu rentable, plus on s’y développe.

« High Potential »  s’adresse au milieu House et Techno en premier lieu sur le plan des bookings. Si demain un Dj Minimal, Deep ou EDM… décide de rentrer dans l’agence est-ce possible ?

High Potential a effectivement d’abord ciblé la House et la Techno pour des raisons affinitaires. La « Minimale » ou la « Deep » ne sont pas pour nous des styles à proprement parlé mais des dérivés de genres existants : on parle de « Deep House » comme de « Deep Techno », idem pour la Minimale. Mais effectivement, nous avons d’abord ciblé des genres où l’on se sent le plus à l’aise. Rien ne nous interdit demain d’évoluer vers d’autres genres électroniques : cela se fera en fonction de nos futurs collaborateurs ayant la connaissance de ces milieux. Nous ne sommes pas sectaires et revendiquons aussi bien les genres commerciaux qu’underground. Ce qui importe, c’est d’être bon dans ce que l’on fait plutôt que de multiplier les genres sans en maitriser les codes et les réseaux. Il est probable aussi à l’avenir que High Potential gère d’autres types d’artistes comme des VJ, du mapping ou encore des instrumentistes (percussionniste, saxophoniste, etc.). Mais chaque chose en son temps : nous avons à peine un mois d’existence…

En un mois d’ouverture, l’agence manage déjà 3 artistes venus des 4 coins de la France si je puis dire sur un total de 10 artistes maximum souhaité par l’agence. Comment expliques-tu ce début de succès ?

L’agence manage en effet Mathias D. (Toulon), Chicuss (Chambéry) et Max Muller (Carcassonne). C’est à chaque fois une histoire de feeling  et d’humanisme qui nous a poussés à sélectionner ces artistes. Contrairement à la formation, au marketing culturel et au développement stratégique, nous voulions que le management ne s’enferme pas sur son territoire et s’ouvre à d’autres régions. C’est l’idée même du booking que de s’exporter pour aller à la rencontre de différents publics. Au-delà d’un critère géographique, chaque émergent dont nous nous occupons a ses force et ses faiblesses : certains sont des producteurs chevronnés, d’autres plutôt addict de la scène, d’autres enfin cumule les deux. Manager différents profils nous permet de ne pas tomber dans la routine : chaque management devient un challenge, une aventure et un partage qui profite autant à l’artiste qu’au manager. Les premiers artistes confirmés vont bientôt faire leur rentrée dans l’agence : D’Jamency et Dan Corco ont accepté chacun de parrainer un artiste émergent. D’autres artistes vont rejoindre l’aventure : des Djs résidents, des livers… Mais vous n’en saurez pas plus pour le moment.

Quel est l’effectif de l’entreprise aujourd’hui ? Es-tu as la recherche de collaborateurs ? Si oui dans quel domaine ?

High Potential est une micro-entreprise, donc composé d’une seule personne. Mais le projet se développe avec beaucoup de collaborateurs, dont les artistes font également parti. Il y a déjà une équipe marketing en train de se constituer, composée aujourd’hui d’une photographe (Laurence), d’un webmaster (Benjamin) et de moi-même (éditorialiste). Nous recherchons un vidéaste et un infographiste sur Lyon pour avoir l’équipe au complet. Je commence également à me rapprocher d’organisateurs de soirées pour gérer des échanges Djs et développer le volet booking/tournée de nos artistes sur la région Auvergne-Rhône-Alpes. Enfin, nous avons des projets de programmation de lieux liant notre manager avec l’un de ses Djs. Tout ça est en cours de négociation et je préfère ne pas trop en dire pour l’instant… Nous recherchons également 6 Djs/producteurs émergents en House et Techno : n’hésitez pas à postuler si notre agence vous intéresse. Et pour suivre notre actualité, abonnez-vous à notre page fan Facebook.

Quels objectifs t’es tu fixé d’ici à 1 an ?

D’ici un an, j’aimerais que High Potential soit davantage connu et reconnu pour son travail d’accompagnement des artistes émergents en musiques électroniques, notamment sur la région Auvergne-Rhone-Alpes. Nous venons de récupérer Interaktion Elektro Projekt pour professionnaliser l’association et en faire un média et un site ressource pour les acteurs de la région Auvergne-Rhône-Alpes (annuaire en cours de constitution qui sera accessible en ligne gratuitement). J’espère aussi que nos Djs émergents auront évolué et que certains auront gagné en notoriété.

Que peut-on te souhaiter pour l’avenir ?

L’avenir pour High Potential, c’est de devenir rentable. Il y aura forcément des levées de fonds (pour l’entreprise) ou des recherches de subventions (pour l’association) afin de pérenniser l’aventure. L’innovation restera notre leitmotiv : nous proposerons prochainement des sites web tout clé en main pour les artistes. Nous souhaitons toujours plus de partenariats, de collaborations avec des gens compétents venant enrichir le savoir et savoir faire de notre entreprise. Nous souhaitons enfin apporter un espoir à tous les artistes émergents et satisfaire au maximum leurs besoins.

Le mot de la fin…

Ce n’est que le commencement. J’ai envie de dire aux artistes émergents en musiques électroniques : « vous n’êtes plus seuls. Unissez-vous, professionnalisez-vous et osez… Car les têtes d’affiche de demain, c’est peut-être vous ! ».

Retrouvez High Potential sur le web :

ParRichard B

Shafran

INTERVIEW – Rencontre avec Shafran, jeune producteur et DJ voironnais (38) de Deep et G-House âgé de seulement 16 ans, plein de talents et à l’avenir prometteur.

 

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Valentin, j’ai 16 ans et je suis amoureux de la musique depuis plus de 10 ans.

Quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

Honnêtement, j’ai fait 6 ans de trompette mais cela ne m’a pas marqué. Il faut dire que j’ai vite plongé dedans, à 3-4 ans j’écoutais beaucoup de Disco-Funk et quand j’étais en primaire j’étais dingue de Techno française comme Vitalic, Miss Kittin ou bien The Hacker.

Cependant, je passais tout mon temps à chercher de la musique et j’ai fait des rencontres extraordinaires avec certains styles il y a seulement 5-6 ans. J’ai beaucoup trop d’inspirations.

logo shafranTu as commencé ta carrière en duo sous le nom des « Sweet Doctors » et aujourd’hui tu fais carrière solo. Quelle était ta place dans ce duo ? Pourquoi ce choix de continuer seul ?

Je m’occupais des productions et cela me déplaisait. Je crois que je n’avais pas trouvé ma voie dans un style assez commercial. Je ne veux produire comme personne et j’avais du mal à être compris. Ce que je veux dire c’est que la culture musicale est mon point fort : je ne connaissais personne qui en avait autant ou qui avait la même. Avec l’autre membre du duo nous n’avions pas les mêmes objectifs. Il voulait être connu pour l’apparence alors que je considère plus la musique comme un amour qu’on ne peut tromper. Il était inscrit en moi l’idée de faire revivre les styles qui m’ont marqué très jeune, et non de faire du commercial.

Comment pourrais-tu décrire ton style musical ?

 Je produis de la Deep House avec une touche Disco et Oldskool Piano (on reconnaît l’utilisation du Korg M1). De plus, je produis de la G-House, mais à ma façon. C’est comme si je voulais rendre hommage à l’Electroclash car j’y trouve des similitudes. Je suis très nostalgique et cela se reflète sur ma musique.

Aujourd’hui, tu es avant tout un producteur de Deep House ! Pourquoi avoir choisi ce genre de musique électronique plutôt qu’un autre?

Les musiques qui m’ont fait vibrer ont toujours été dans cette plage de BPM. En plus, l’arrivé de la Trap par exemple m’a troublé. Un style nouveau que beaucoup de monde adore, sauf moi. C’est comme-ci nous abandonnions tous ces styles qui ont existé auparavant car la plupart des producteurs aujourd’hui ne font plus attention à l’histoire de la musique électronique. C’est sûrement pour cela que ce style me dégoûte, je dois associer cet état d’esprit à la Trap.

Où puises-tu ton inspiration pour tes compositions ? Avec quels outils travailles-tu pour créer tes morceaux ?

Je dois passer 2h par jour à chercher du son et à écouter encore et encore les musiques qui m’ont marqué. J’écoute beaucoup de Disco, de Piano House et chaque jour je regarde ce qui est sorti en G-House.

Je travaille sur FL STUDIO.

logo shafranTu as signé sur le label « Housepital records » et tu es également un artiste « Spotify ». Comment se sont faites ces collaborations ? As-tu fais le 1er pas ? Est-on venu te chercher ? Que t’apportent ces entités ?

Je suis allé chercher Housepital records. Honnêtement ils ne m’ont rien apporté, leur promo était assez discrète. Mais cette année, j’ai 3 sorties sur des labels plus importants, j’en dirai pas plus…

Sur Spotify, j’avoue qu’on a eu de la chance avec Mahara pour les 10 000 écoutes. Je ne faisais pas attention à Spotify jusque-là ; néanmoins je me suis rendu compte que la plateforme est importante. Au niveau des collaborations, je recherche une alchimie. Avec Mahara, nous adorions la Piano House, c’est pourquoi nous avons directement collaboré. En 2018 j’ai une track avec Altharys qui va sortir dans un label G-House. C’est ici la même chose : avec Altharys nous avions exactement les mêmes objectifs. Collaborer ça t’apporte des nouveaux points de vue sur la production, et sur la psychologie de production, j’aime observer comment les autres travaillent.

Quel est ton Top 3 joué en ce moment ?

Je vais faire mon top 3 en fonction des musiques que j’écoute le plus !

  1. Simply Red – Monet Too Tight to Mention
  2. Brandon Reeve – Curls
  3. Michel Legrand – Disco Magic Concorde

Quelle est la prochaine étape pour toi ?

Gagner en notoriété. Souvent on ne fait pas confiance à quelqu’un de 16 ans. J’ai 3 sorties en labels qui arrivent et mon but est de monter le plus possible tout en me faisant plaisir.

Le mot de la fin…

 La musique est la meilleure chose au monde. Une variété incroyable existe, il y en a pour tout le monde donc allez chercher plus loin que la radio.

Retrouvez Shafran sur le web :

ParRichard B

R4JAY

Rencontre avec R4JAY, jeune Deejay et producteur Isérois qui mérite à être connu et reconnu. 

Bonjour R4JAY ! Peux-tu te présenter ainsi que les diverses activités qui te lient à la musique électronique ?

Bonjour ! Je m’appelle R4JAY ! J’ai 16 ans. Je compose de la musique électronique (MAO) depuis plus de 4 ans. Dès que j’en ai l’opportunité, j’effectue du Djing et je participe ainsi à des évènements. J’utilise FL Studio pour la création de mes différents tracks. Et j’éprouve un grand plaisir à composer. Je suis là ce soir pour partager ma passion avec tous les auditeurs de Radio Gresivaudan.

Encore étudiants, arrives-tu a  trouver un équilibre entre l’école et la musique ? La production n’empiète pas trop ta scolarité ?

La musique, la création représentent un besoin pour moi, cela fait parti de mon équilibre de vie. Ce n’est pas toujours facile de concilier les cours du lycée et l’activité artistique mais pour l’instant, j’y arrive. Tous les jours, je consacre quelques heures à la musique. Par exemple, je suis parti à l’étranger la semaine dernière avec le lycée et dès que je suis revenu, j’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver mes platines et mes sons. Depuis, j’ai plein de nouvelles idées de tracks dans ma tête

Jeune producteur, où trouves-tu ton inspiration pour la création de tes propres titres et tes remixes ?

L’inspiration est partout. Que je sois au bord de la mer, au sommet d’une montagne, en France, à l’étranger, tout est source d’inspiration. Je crée dans ma chambre comme la plupart des jeunes compositeurs, je pense.

Tu as gagné la « talent pool » de Soonvibes et d’autres concours. Que t’ont apportés ces concours dans ta vie d’artiste ?

J’ai effectivement gagné plusieurs concours. Le 2ème prix du remix de Big Brother 84 & FERD – Rocket Launch que l’on peut retrouver sur Itunes, Spotify, Beatport… Et bien sûr, le 1er prix de Party Up organisé par Ultimate Ears et Soonvibes, en partenariat avec Fun Radio. Ces concours m’ont donné l’envie de continuer. Le courage et la détermination font désormais parti de moi. La rencontre avec des gens formidables m’a permis d’ouvrir mon esprit sur le monde.

Quels sont les genres électroniques que l’on peut entendre dans tes soirées ?

Les genres électroniques que je préfère jouer dans mes soirées sont aussi bien de la Future-House, que de la Big Room. Cependant, cela n’empêche pas de retrouver de la Progressive, de la Melbourne Bounce, de la Future Bass ou encore de la Trap. Cela dépend du contexte et de la demande car je veux tout simplement donner de la joie aux gens !

Peux-tu nous parler de tes influences musicales ? Qui t’as donné envie de devenir Dj et producteur ?

J’ai découvert le monde du HIP-HOP en étant moi-même danseur puis j’ai assisté à de gros évènements  comme l’International Battle of The Year à Montpellier. J’ai créé des musiques pour mon club de danse HIP-HOP. Puis, j’ai effectué des stages de découverte de musique électro à la MJC et j’ai adoré ce style musical. Don Diablo, W&W… m’ont donné envie de devenir Dj. Comme la Future-House est un style récent, d’autres artistes comme Mike Williams, Lucas & Steve, Mesto et Curbi… me font vibrer et je suis l’activité musicale avec beaucoup d’intérêts.

Quel est ton meilleur souvenir en mix ? et en production ?

Mon meilleur souvenir en mix est bien évidemment ma finale à Paris lors du concours Party Up. Ce concours comprenait 2 épreuves ; une composition à partir d’une vidéo publicitaire et un mix de 30 min. Nous étions 3 finalistes à Paris et lorsque le jury a annoncé le gagnant, j’ai été tellement heureux et surpris. En récompense, j’ai pu mixer en live aux côtés de Richard Orlinski, Michael Canitrot et Adrien Toma sans oublier l’équipe Pioneer. C’était formidable.

Quel est ton TOP 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

  1. Merk & Kremont – Get Get Down
  2. Mike Williams – Step Up
  3. Dirty Palm – Go Down

J’adore mon dernier remix de Galantis et de Throttle composé pour le concours Wavo.

Mon remix de Kygo, Stargazing a été supporté par Jason Gewalt.

Quels sont tes projets en cours et à venir ?

Je vais continuer à créer afin d’affirmer mon identité musicale. Je voudrais me faire connaître à travers d’autres concours, d’autres évènements. Je souhaite continuer à travailler avec l’association ‘’Bougez en Bièvre Est’’ et “La Renversante” qui est une épreuve de course d’obstacle à pied et j’ai pour projet de créer un évènement électro à côté de Voiron. Je recherche des évènements pour pouvoir m’exprimer et apporter du bonheur dans un monde parfois difficile.

Ton mot de la fin…

Apporter de la joie, partager des moments de bonheur avec les autres.

La musique est un lien, un fil conducteur universel, vivons-la maintenant !

Retrouvez-le sur le web :

Facebook

Soundcloud

Youtube

Instagram

Spinnin Records

Soonvibes

ParRichard B

Artokss

Rencontre avec Artokss, Dj Grenoblois et fondateur des soirées HDC.

Bonjour Artokss. Peux-tu te présenter ?

Bonjour, je m’appelle Julien, j’ai 34 ans et je viens de Grenoble. Je suis commercial la semaine et Dj le week-end. J’ai commencé à mixer à l’âge de 16 ans après avoir hérité de la table de mixage de mon frère.

Parles-nous de ton concept de soirées HDC. Que signifie HDC ? Que pouvons-nous retrouver dans tes soirées ?

House Deep Cocktail est une association entre un ami barman ( Willy), ma sœur pour la communication et le service ( Christelle) et moi-même pour la partie deejing et  ambiance luminaire.

 Dans nos soirées vous pouvez retrouver de la House, de la Deep, des cocktails sur mesure uniquement à base de produits frais et de qualités, le tout dans une ambiance tamisée cosy.

Nos soirées HDC ont lieu le plus souvent dans des bars et clubs, mais il nous arrive aussi de les faire pour des prestations privées. Nous sommes ouvert à toute proposition…

Quelles sont tes références musicales ?

Mes référence musicales sont très larges mais pour ne citer qu’eux je dirais Daft Punk, Justice, Brodinski, Gesagffestein

Vinne, Climbers, Alok et Hardwell.

Qu’est ce qui t’a motivé à devenir Dj ?

J’ai toujours aimé la musique. J’ai fais du piano et de la guitare quand j’étais plus jeune. Ce qui m’a motivé à devenir Dj c’est l’envie et le plaisir de faire danser les gens sur tous styles de musiques confondus. Très vite le côté Electro a pris le dessus sur le généraliste. Et c’est çà qui m’a donné envie de pousser plus loin la passion, surtout après certaines rencontre à Calvi et quelques mix, dont mon ami nounours.

Quel est ton meilleur souvenir en mix ? Et le pire ?

Mes meilleurs souvenirs : j’ en ai deux. Le nouvel an 2012 pour la fermeture du restaurant de mon ami Johane toffa ( Willy), c’était n’importe quoi lol.

Et là pool partie à l’Athypique Klub cet été 2017. Il y avait que des passionnés, c’était divin !!!!!

Le pire souvenir : une soirée privée.

Aurais-tu une anecdote croustillante à nous raconter ?

Oui bien sûre, c’ était à mes débuts en boîte de nuit au Georges 5 à Grenoble il y a 14ans.J’y ai vu des choses croustillantes comme tu le dis si bien lol.

Quel est ton point de vue sur le commercial et l’underground en musiques électroniques ?

Le commercial à prit ou pas d âme, c’est très basique et souvent des reprises. Les sons commerciaux sont souvent composés de samples plus ou moins anciens où l’on vient injecter une voix lambda… bref ça m’énerve.

L’Underground reste pour les puristes ou les gens ouverts à autre chose que Fun Radio, NRJ ou Skyrock. On y découvre des sons exceptionnels avec des putains de basses… bref faut que ça claque !!

Quel est ton top 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

  1. Matt Nash – Know My Love
  2. Vinne – Dat Junk
  3. Heiken & Kenshîn – Dance

Quelles sont tes actus à venir ?

Mes actus à venir sont essentiellement des soirées privées. J’ai également quelques dates à venir à l’Atypique Klub (Bernin 38) et d’autres projets pour le début d’année 2018 mais je ne peux pas trop en parler pour l’instant.

Le mot de la fin…

Faut que ça claque bordel !

 

Retrouvez-le sur le web :

Facebook HDC

Facebook

Son set dans l’émission de radio de notre partenaire Fucking Elektro

ParRichard B

Florian Berardi

Rencontre avec Florian Berardi, Dj résident de “LA SUITE” à Aix-les-Bains (73).

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je vis à Grenoble. J’ai commencé mon parcours au Café Noir (Grenoble) puis cela m’a motivé à intégrer l’UCPA.

J’ai mixé à Grenoble, en Ardèche, et en Savoie pour finir ma formation à l’Impérial (Lyon).

Après l’obtention de mon diplôme, je suis devenu Dj Résident à l’Impérial puis j’ai décidé de revenir sur Grenoble l’été dernier.Ensuite j’ai intégré La Suite à Aix les bains depuis Août 2017.

Comment as-tu commencé la musique ?

J’ai découvert le Djing avec mon oncle sur des vinyles. J’ai tout de suite eu cette passion pour la musique et partager mon univers avec les gens. Aujourd’hui, mon rêve est enfin devenu réalité.

Jeune diplômé de l’UCPA de Lyon, que t’as apporté cette formation, toi qui était déjà Dj depuis quelques années dans les bars et clubs Grenoblois ?

L’école m’a permis de découvrir et d’acquérir d’autres compétences comme les lights, la communication, les vidéos. Ce qui est un plus dans ce métier et me permet d’être polyvalent et autonome.

Comment te positionnes-tu sur le débat vinyle vs Cd vs Mp3 ? Toi-même as-tu déjà essayé diverses technologies ?

Ces 3 types sont complétements différents mais reste des outils pour diffuser de la musique. Le vinyle a pour l’avantage d’avoir un vrai touché pour diffuser…

Tu es le nouveau résident du club « LA SUITE » à Aix-les-bains (73), quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre dans tes soirées ?

La suite est une discothèque connue et reconnue en Savoie et dans la région. Les genres musicaux s’adaptent à la clientèle.

Les musiques sont commerciales tout en étant remixées Electro, ce qui permet aux clients d’apprécier leurs musiques préférées tout en s’amusant, en y ajoutant ma touche personnelle.

On peut également entendre dans le club de la Trap et du Moombahton.

Comment décrirais-tu ton style musical ?

Je suis un Dj généraliste, je m’adapte à tout style, à toute clientèle. Après ce que j’aime vraiment c’est plutôt l’Electro et le Hip Hop.

Quelles sont tes références en matière d’artistes ?

J’aime vraiment ce que font Damien N Drix, Klosman, j’en oublie mais en tout cas on a vraiment de bon artistes en France !

Quel est ton top 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Ce que je joue régulièrement en club en ce moment,

Je joue le track de N DRIX : Pushah, wingz,Turn it up, et j’en passe.

Sinon j’aime bien celle de Klosman & Nico de Andrea : porque me voy et skrillex : chicken soup !

Quels projets nous réverses-tu dans les mois prochains ?

Je continue du côté de La Suite pour des prochaines grosses soirées, après j’aurai quelques dates dans différents établissements en tant que Guest. Je continuerai à travailler dur pour réaliser mes objectifs et ceux de mon club.

Ton mot de la fin…

Je remercie la radio et l’équipe de m’avoir invité. Je remercie aussi toutes les personnes qui sont derrière moi et qui croient en moi !

 

Retrouvez-le sur le web :

Instagram

Facebook perso

Facebook pro

Soundcloud

Mixcloud

Son set dans l’émission de radio de notre partenaire Fucking Elektro

 

ParRichard B

Chicuss – Harry (Frost Records)

Voici la nouvelle sortie de Chicuss sur le label de Comah : Frost Records. Son track “Harry” invite au voyage, accompagné d’un verre de rosé, dans un style résolument Deep-House.

“Harry” est disponible sur tous les plateformes de streaming et téléchargement :

Spotify,
Youtube,
Beatport,
Deezer

Santé… Et bonne écoute !

ParRichard B

Nico De Carli

Rencontre avec Nico De Carli, Guest Dj entre Suisse et Rhône-Alpes. Ses sets, des mélanges groove et festifs, une prédominance pour la Deep House et une House music punchie qui ont fait toute sa réputation.

Peux-tu te présenter ainsi que les diverses activités qui te lient à la musique électronique ?

Tout d’abord, Nico De Carli c’est mon vrai nom !! Amoureux de House music, mais pas assez geek pour maîtriser la production. Par manque de temps j’ai du abandonner un podcast mensuel orienté Deep House mais j’ai bien en projet d’en relancer un nouveau .

Quel est ton parcours jusqu’ici ?

Merci pour cette question qui met une claque lol !! si je compte bien tout a démarré il y a environ 25 ans quand j’étais ado… les 1er anniversaires et nouvel an entre potes dans des garages, suivi plus tard d’une disco mobile en association. Autodidacte, je m’entraînais tous seul dans ma cave a caler des vinyles sur des platines a courroies.

Début années 2000, lassé par le répertoire à jouer dans les soirées privées, je me suis tourné vers les clubs avec ma 1ere résidence dans un petit club de l’Ain. En 2004 c’est le réseau 2Night, un site de reportage clubbing qui m’a fait connaître la nuit Aixoise et Chambérienne. J’en étais un des djs officiels et je manageais les équipes de reporters. C’est Dj Deal qui m’a ensuite proposé de le remplacer et prendre la résidence a Aix les Bains du 502 avec mon ami Manu.C qui était lui au Château Glam Club, le club House de référence a l’époque.

Et tout cela avec un taff la semaine !!!

Puis est venu le kiffe, être Dj a plein temps, pouvoir vivre de sa passion pendant une période qui a durée 10 ans .

Tout d’abord une résidence de 6 ans au BOWL a Annecy, mon club de cœur ou au fil des années j’ai évolué au même rythme que l’établissement prenait de l’importance. Une belle aventure qui encore une fois m’avait été proposé par Dj Deal le DA de l’époque.

Ensuite 18 mois a Rumilly pour un revival du Scrabble un club historique. Avec des projets fous de la direction ( Ben & Sab ) tel que le  “Color Me Festival”.

Quelques années donc de Dj résident et de Guest sur des soirées de semaine ou le dimanche, pour ne finir que sur des dates en Guest dans toute la région Rhône-Alpes en passant par Strasbourg et Toulouse ou les clubs de stations.

Aujourd’hui j’ai repris une activité professionnelle la semaine, car a 40 ans “ce qui est fait n’est plus a faire”, je prends plaisir sur quelques dates lorsqu’on m’appelle pour mon style musical.

Quelles sont tes références musicales ?

Un nom me viens tout de suite en tête, Michael Jackson !! j’ai grandi avec lui et l’album Thriller, ce qui m’a ouvert a tous les artistes Motown et la Black music en général. Du Funk au Disco, de la Soul au Gospel, on retrouve toutes ces influences dans la House.

Qu’est ce qui t’as donné envie de devenir Dj ?

Et bien on va dire que c’est plutôt accidentel en fait. Comme je l’expliquais plus haut, on avait une sono plutôt amateur au début et j’étais plus dans le plaisir de la technique et de brasser du matériel. Mais un jour où mon pote était absent, j’ai du prendre le micro et les platines et ça a plu. En parallèle je découvrais la “House Garage”  et je rêvais de pouvoir faire partager cette musique.

Comment pourrais-tu décrire ton style musical et quels sont les genres électroniques que l’on peut entendre dans tes soirées ?

Dans l’ensemble très groovy, j’ai besoin de vibrer par des instrus et des voies !!!

Une prédominance vous l’avez compris pour la House dans toutes ces déclinaisons.

Comment organises-tu ta programmation ?

 2 façons de voir les choses :

Le coté Dj résident est ancré en moi  et lors de dates plutôt clubbing et  mainstream, j’aime maîtriser ma soirée du warm-up plutôt Deep, suivi de Futur Bass House ou de l’Electro. Souvent un break sur des sons Hip Hop, Pop Rock mais plutôt dans le Old School.

Pour un afterwork je vais plus chercher a faire voyager les gens a démarrant Down Tempo, mélangeant Deep commerciale et underground pour finir très House et Tech-House.

Quel est ton meilleur souvenir en mix ? Et ton pire ?

Je dirais un jeudi soir où le Bowl était privatisé pour le Festival du Film d’animation d’Annecy. 1000 personnes, une clientèle internationale, j’étais accompagné de percus ( les mad’in’thai) et de Hugo machine pour la trompette, chant et beatbox. Ce soir là je me suis mis dans la peau d’un Dj dans le sens artistique du terme, j’ai joué ma musique, le staff était a bloc, certains clients me demandaient où pouvoir me retrouver “avec mes musiciens”  lol c’était la folie !!! 23h – 5H mon plus beau set.

Sinon pas de mauvais souvenir si ce n’est les requêtes de clients toujours hors sujet avec le set en cours !!!

Quel est ton top 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Voici donc 3 morceaux House, tous très différents mais qui vous donneront une idée de mon univers.

1 Camelphat & Elderbrook – Cola , depuis cet été je ne peux plus m’en passer !!!

2 Basement Jaxx – Jump & Shout ( Erik Agleton )

3 Dombresky & Tony Romera – Girls Night Out

Quelle est la prochaine étape pour toi ?

Plutôt une continuité, on me retrouve entre  Aix les Bains et Annecy essentiellement sur des afterworks, des apéros Deep  où je prends plaisir a simplement faire bouger les têtes.

Ainsi que sur la tournée des Boum 80 90 2000 entre Suisse et Rhône-Alpes, pour le fun de ressortir les tubes de la french touch ou du Barry White !!!

Le mot de la fin…

Poses ton tel et écoutes ton Dj !!!

 

Retrouvez le sur le web :

ParRichard B

Nomade

Rencontre avec Tim Burel, Dj / Producteur et fondateur de NOMADE, un projet de performance live et entièrement dédié à la musique et au voyage. Ayant la volonté d’être totalement indépendant, ses lives se produiront dans n’importe quel endroit du monde, à n’importe quel moment uniquement pour le plus grand bonheur de ceux qui écouteront.

Peux-tu te présenter ainsi que les diverses activités qui te lient à la musique électronique ?

Bonjour, Je m’appelle Tim Burel, j’ai 21ans et je suis Dj depuis 5ans en résidences et fondateur du projet NOMADE.

Peux-tu nous parler de tes influences musicales ? Qui t’as donné envie d’être Dj ?

J’ai envie de dire mon grand frère (rire). Pendant mon enfance et ma pré-adolescence, toute la musique que j’écoutais était celle venue de la chambre de mon frère, qu’il mettait à fond chaque soir. Ça empêchait mes parents de dormir mais personnellement j’aimais ça! C’est sans doute lui qui a créé une grande partie de ma culture Rock avec des artistes comme Santana, Pink Floyd, The Police, Gorillaz, The Eagles, Red Hot Chili Peppers etc… Des années plus tard mon grand frère et des amis a lui se rendaient souvent dans des raves et j’avais jamais le droit d’y aller (étant trop jeune). Je ne comprenais pas pourquoi cela m’était totalement interdit mais aujourd’hui je me rend compte. Étant l’organisateur d’un festival qui s’appelait Microcosme, un genre de festival Psy-Trance, Techno, Dubstep … c’est là ou j’ai commencer à découvrir ce qu’était un Dj et ce qu’il faisait. J’ai voulu faire pareil tout simplement parce que j’aimais cette ambiance !

Tu as plusieurs étiquettes en tant qu’artiste : Dj, Producteur et également ton concept NOMADE. Comment arrives-tu a gérer et réaliser toutes ces activités en plus de ta scolarité ?

En rassemblant le tout ! Mon travail de Dj me permet de garder la main et encore approfondir ma technique tout en payant mon école et NOMADE, mon projet personnel, se développe grâce à l’école d’ingénieur son que j’effectue en ce moment ! C’est pas facile, c’est du 6 jours sur 7 avec un rythme de nuit et un rythme de jour mais quand on est passionné on ne compte plus ses heures (rire).

Parles-nous de ton concept NOMADE. Comment est né le projet ? Et où souhaites-tu l’emmener ?

Le projet NOMADE part tous simplement d’un after de soirée avec deux potes. Le projet NOMADE c’est le fait de créer une performance live que l’on diffuse dans les lieux les plus insolites et les plus beaux du globe. Autrement dit c’est de la musique, des voyages, des rencontres, des paysages. Au départ nous étions 3 Djs. Hugo Berness, Alex Marrel et moi. Nous débattions sur le sujet du Clubbin’ et comment il était pervertit aujourd’hui et on voulait faire notre truc. Diffuser de la musique de la manière que l’on voulait sans que personne nous dicte ce que nous devions faire. Tout les trois on est des grands amoureux de la musique et on voulait la diffuser au maximum possible avec la plus grande simplicité possible. Dans n’importe quel endroit du monde, sans aucune barrière ayant juste le but de partager avec ceux qui écouterons… En toute humilité. Un délire entre potes qui à finit par être un projet mais chacun à ses défauts. Alex est partit de son côté abandonnant l’idée, et Hugo finit part déménager à Bruxelles. Je mène du coup la barque seul, et j’essaie de mener ce projet a bien. Le but c’est de créer une vraie performance live avec machines et instruments, de faire le maximum d’endroits magnifiques et insolites possible, et bien sûr un album en s’inspirant des voyages effectués.

Chacun de tes shows NOMADE font des dizaines voire des centaines de milliers de vues. Comment expliques-tu un tel succès et notamment ton show fait à la cascade du Rouget qui a fait plus d’un million de vues ?

Il faut savoir avant tout que l’histoire de la Cascade du Rouget est la plus grande chance que j’ai eu de ma vie. Des rencontres inoubliables, au départ je me suis installé là-bas et vu l’endroit si paisible j’avais peur, beaucoup plus peur de gêner, qu’autre chose. Au final une trentaine de personnes faisaient un séminaire de Yoga et dès qu’il entendirent la musique il ont couru tout autour de moi pour danser et profiter. C’est un moment qui restera gravé à tout jamais dans ma mémoire. Pour moi ce qui à fait la réussite de la vidéo c’est parce qu’elle veut tout dire : Les sourires, le lieu complètement fou, le temps qui était magnifique, les gens, l’ambiance, le partage … Je ne parle pas de commerce, je ne parle pas de business, je ne parle pas d’intérêt, je donne tout simplement, en attendant rien en retour. C’est uniquement du partage, et de la simplicité : nature, voyage, musique. On a tous notre message à transmettre, et je le fais a travers la musique et j’ai comme le besoin quelle soit diffusée partout et non uniquement là ou on me dit de le faire…

En plus de NOMADE, tu viens de démarrer une nouvelle résidence au BOOMBOX CLUB à Annecy (74), un club plus porté sur le R’n’b que la House music. Quelles ont été tes motivations pour ce nouveau projet ?

L’école. Honnêtement mon école me coûte plus de 1 000 euro par mois, j’ai que 21 ans, j’ai pas forcement d’économies mais j’ai des rêves. Alors j’utilise ce que je fais de mieux pour financer mes études. Disons qu’au lieu d’investir dans des choses futiles, je décide d’investir dans mon projet.

Côté production, as-tu des projets en cours ?

Alors oui j’ai des projets, notamment un gros projet d’album mais pour cela j’ai encore pleins de chose à voir et à apprendre mais des tracks sont déjà là mais ne sortirons pas avant la sortie de l’album. Peut être que je sortirai un EP avant je sais pas trop encore mais avec l’école ça ira tous seul ! 🙂

Quel est ton TOP 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Nora En Pure: Tears in Yours Eyes

Purple Disco : Devils in Me

Camel Phat : Drop It

Trois ambiances différentes, et trois émotions que j’aime.

Que peut-on te souhaiter pour l’avenir ?

Tout ce que tu veux !

Le mot de la fin…

La devise de NOMADE : La musique reste avant tout un partage avec un état d’esprit libre !

MERCI !

Retrouvez Tim Burel sur le web :

ParRichard B

Maxime Timpano

Rencontre avec Maxime Timpano, Dj et producteur, originaire de la ville de Roussillon dans l’Isère (38).

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Alors en quelques mots, je suis un jeune trentenaire qui, au lieu d’aimer le foot, comme tous les mecs de mon âge, a toujours préféré la musique… J’ai rapidement compris que la musique allait jouer un grand rôle dans ma vie et qu’elle me suivrait de partout ! Il est impossible de pouvoir être heureux dans la vie s’en elle.

Qu’est-ce qui t’as motivé à devenir Dj dans la scène électro ?

La passion pour cette musique, le faite d’avoir toujours assisté à beaucoup de concerts. Bien évidemment la démocratisation du Djing, (belle industrie du rêve lol…), l’envie de partager, le besoin d’expression, quelques opportunités, et bien sûr l’envie de faire danser !!! Mais faire danser les gens qui partagent l’amour de ce genre musical !

Quels sont tes artistes et labels de prédilections en ce moment ?

Mes artistes : Hawtin, Villalobos, Carola, Fatboy slim, Sebastien Leger, Guanlong, Teets, David Gtronic, et énormément d’autres…

Mes Labels : Real Rhythm, Fragments, Saint & Don’t, Minus, Perlon, BlowUp Music, etc… 

As-tu une résidence ? Comment procèdes-tu dans le démarchage de tes soirées ?

Oui au Cargo Bar, un bel établissement bar à bière, vin et spiritueux, avec une capacité d’environ 350 personnes, complet chaque weekend, c’est le pied !!! Je ne démarche pas mes soirées, je suis Dj et producteur… pas promoteur lol. Généralement les organisateurs me contactent, mais bon les bookings restent trop peu fréquents.

As-tu un statut professionnel ? Vis-tu de la musique ou as-tu un travail à coté ?

Oui je suis auto-entrepreneur depuis bientôt 7 ans en mars, j’ai une disco-mobile qui tourne plutôt très bien, environ 400 prestations. Je travaille en semaine évidemment, aucun Dj local ne peut vivre de la musique, du moins sauf celui qui se contente de peu, et aime profiter des APL et du RSA.

Tu es Dj mais tu est également producteur, Comment as-tu appris à composer ?

J’ai appris grâce aux conseils de super gars comme Teets et Juanito, autrement, en pratiquant des heures et des heures !!! Peu de mecs sont prêt à prendre du temps pour t’apprendre et te donner de bons conseils. Il y a, hélas, trop peu de partage dans ce milieu, ce qui est dommage car c’est ce que la musique électronique et ces représentants prétendent revendiquer…

Pourquoi as-tu choisi de produire ce type de sonorités ? As-tu déjà produit d’autres genres ?

Souvent j’ai cherché à produire certains genres parce que ça marchait à l’époque, mais je n’arrivais pas à terminer une piste. Puis un jour j’ai fais ce que j’aimais vraiment produire et les sorties ce sont enchainées, j’aime quand ça raconte une histoire, quand c’est sombre et qu’il y a de la basse !!!

Comment puises-tu ton inspiration pour composer ? Quelles sont tes influences en matière de production ?

Je ne m’impose aucun rythme, parfois je ne touche pas à mon home studio pendant 3 mois parce que le temps, l’humeur, l’envie sont très importants pour pouvoir sortir un truc. Mes influences sont la Minimal, Micro House, Dub, Reggae, Hip-hop, Funk, etc..

Comment te positionnes-tu sur le débat entre musique électronique underground et commerciale ? Quel est ton point de vue sur l’EDM ? Les free-parties ?

Tu sais, il en faut pour tout le monde lol. À la fin tout le monde s’y retrouve !! Underground (si on peut appeler ça comme ça, avec tout le fric qu’il génère), EDM ? lol c’est un peu comme le débat VINYLE ou CD, on en finira jamais ! Moi perso, c’est pas ma came après pour avoir vu des vidéos de festivals EDM, c’est grandiose, lights de dingue, scènes immenses, les gens ont l’air de passer du bon temps 😉 et c’est le plus important !!! Free-parties ? Bien-sûr, certainement toujours trop de drogues mais les gens y aiment le son !

Le mot de la fin…

Bin, je dirais COURAGE à tout ceux qui souhaitent faire parti de l’illusion du monde de la musique dite électronique. Ne vous prenez pas trop le chou, trouvez votre plaisir par vous même, mais ne vous attendez pas à parvenir aux strass et paillettes !!! L’underground est devenu commercial et seule l’élite peu y prétendre…

Retrouvez Maxime Timpano sur le web :

ParRichard B

Brothers In Arts

Rencontre avec le duo Lyonnais, Brothers In Arts (Peter & Tony), Djs / Producteurs de House & G-House aux sonorités Funk et Groove. Ils nous font le plaisir de répondre à nos questions.

Quelques phrases pour vous présenter : comment le duo Brothers In Arts est-il né ?

Nous sommes Peter et Tony, tous deux originaires de Lyon ! Cela fait 4 ans que l’on se côtoie. Le projet B.I.A  a débuté en 2015, on faisait parti de 2 associations qui avaient des projets en commun. De là est venu l’envie de produire. Nous étions plusieurs, chacun avait son style. Rapidement, nous nous sommes retrouvés à deux.

Quel est votre héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

Tony : pour ma part j’ai été bercé par le Hip Hop Old School, le Funk, la New Jack, la New Wave et de la Dance que je mixais à mes tous débuts.

Peter : moi c’était plutôt le Rock, le Metal, puis le Dub et le Drum’n Bass qui ont rythmé ma jeunesse avant d’en arriver à la House Music.

Pensez-vous comme certains que la musique électronique et les fêtes étaient mieux avant ?

Nous ne pensons pas du tout que c’était mieux avant. C’est assez négationniste comme pensée. C’est simplement différent. Aujourd’hui ce type de musique est beaucoup mieux perçu qu’à l’époque, elle a gagné sa place. On est passé d’un mouvement underground à un mouvement presque populaire. Le gros changement qui s’est opéré avec cette démocratisation du genre, c’est la multiplication des sous genres (Deep House, Tech House, Tropical House, G-House, etc…). C’est notamment avec l’arrivée d’un nouveau canal de vente qu’est internet que, par soucis de classification de la musique, on est passé d’un monde binaire, House/Techno, à un monde de subdivision et de classification commercial.

Aujourd’hui tous ces sous genres créent de la diversité. De celle-ci né une plus grande culture musicale et une meilleure acceptation du genre principale. On entends de la « House Music » très souvent et partout.

Pour ce qui est des fêtes en particulier, nous avons perdu les raves et autres free party au profit d’un vrai encadrement législative et associatif qui propose des évènements variés, un discours et des valeurs positives ainsi qu’un véritable confort pour celui qui vient faire la fête.

Pouvez-vous citer 5 tracks (ou albums) qui vous ont particulièrement marqué en musique électronique ?

Carrément ! Même plus si tu veux !

1 – DJ Sneak – Keep On Groovin

2 – Mason – Exceeder

3 – Cajemere & Russoul – Let’s Dance

4 – Hot Natured – Reverse Sky Diving

5 – Sharam Hey, Kolombo – Friday Night

Et pour l’album, on table sur Etienne de Crecy – Super Discount Vol.1

Comment en êtes vous arrivé à la production de musique électronique ? Travaillez-vous seuls ou en collaboration ?

Par envie et motivation. Parce qu’on adorait ça et que le Djing seul ne nous suffisait pas ! La plupart du temps on compose tous les 2 mais il nous est arrivé et il nous arrive encore de faire des collab’ avec des artistes de la scène internationale ! Notamment avec le Brésil en ce moment !

Comment puisez-vous votre inspiration pour composer ? Quels sont vos influences en matière de production ?

L’inspiration comme on dit ça vient pas sur demande ! On bricole, on bidouille, on écoute, et réécoute, on jette, on recommence ! On cherche beaucoup de sonorités qui vont bien ensemble et qui nous plaisent aussi ! Parfois on part d’un vocal qu’on aime bien ! Parfois on trouve une ligne de basse bien cool et on part là dessus tout naturellement. La plupart du temps, quand on a tout pour faire un track, la composition est fluide !

On est beaucoup influencé par la Groove Music. Notre héritage Hip-Hop/Funk ressort très souvent. Une bonne basse et un rack de drums costaud et le tour est joué 😉 .

Comment se passe la collaboration avec les labels sur lesquels vous avez signé ? Que vous apportent-ils dans votre carrière d’artiste ?

Ça se passe plutôt bien dans l’ensemble ! Il nous arrive souvent de signer plusieurs fois sur le même label. Même des très gros comme, Up Club Records. Ils nous apportent de la visibilité, du réseau, des contacts, des projets et toujours plus de motivation pour entreprendre de nouvelles choses !

Quels conseils donneriez-vous à un jeune artiste en musique électronique ?

De persévérer surtout ! De ne pas s’illusionner et de rien attendre en retour ! Prendre énormément de plaisir et faire ça avec toujours la même passion, chaque jour !

Quels sont vos projets à venir ?

Même si on est pas hyper fan du marketing, on doit bien se montrer un peu et montrer ce qu’on fait. Notre communauté grandie petit-à-petit déjà, c’est très encourageant et on se sent soutenu !

Plusieurs EP vont encore sortir sur des labels influents de la scène mondiale. Sleazy G, Up Club ou encore Delicious Recodring seront de la partie pour ne citer qu’eux.

Retrouvez Brothers In Arts sur le web :

Facebook

Soundcloud

Beatport

Instagram

ParRichard B

Pure Pulpe

Rencontre avec Pure Pulpe, un artiste complet qui accompagne ses mix d’instruments (percu électronique, djambé, vocal samples…). De part son expérience, son univers musical est extrêmement varié et il se différencie par la qualité de ses playlists en étant toujours à la recherche de pépites (Deep House, House, Electro, Soul, Funk, Nu-Disco…) avec un but précis : vous faire vibrer et passer des émotions qui transcendent le public.

Peux-tu te présenter et quel est ton parcours jusqu’ici ?

Je vis dans la région Rhône-Alpes depuis une vingtaine d’années. J’ai commencé à organiser mes premières soirées quand j’étais adolescent avec un copain d’enfance DJ Maille. Dès ma majorité j’intègre une salle House /Tech House ou je fais les warm-up et un an après, je deviens résident à l’Opéra de Chambéry en 1998. Par la suite je monte le groupe “Just Beginning” avec DJ Maille, Phil Torres et deux autres DJs : un concept de mix multi-platines de plusieurs  Djs simultanément accompagnés d’un saxophoniste et de deux percussionnistes. A la fin de mes études, je crée Pure Pulpe avec Aurélien De Conti : toujours ce concept de show multi-platines mais à deux, avec cinq platines et des boîtes à effets. On envoyait plein de morceaux, d’accapella, d’effets et de scratchs sur de l’Electro, le tout de façon millimétrée. C’était de très bons souvenirs et de belles dates dans toute la région Rhône-Alpes (Lyon, Annecy, Grenoble…) et dans le Sud de la France (Montpellier, Narbonne, Canet, Barcares…) où l’on commençait à avoir une solide réputation. Après, chacun a pris un virage différent. J’avais besoin de faire une pause et je me souviens très bien de la mouvance Tecktonik qui a accéléré ma pause musicale car je ne me retrouvais plus dans cette tendance. Aurélien se lançait dans l’aventure de gérant de club, ce qui lui a réussi aujourd’hui avec le Life Modern à Voiron.

Quel concept se cache derrière Pure Pulpe ?

Aujourd’hui, le concept est un peu différent, je suis seul mais j’accompagne mes mix, d’instruments live (Djambé ou d’un Pad Électronique de percussion) et toujours de vocales, de samples et d’effets. J’attache une grande importance à trouver des morceaux qui sortent un peu du lot même si certains titres sont parfois obligés d’être joués. Surprendre le public c’est pour moi la base du métier de Dj et malheureusement ça se perd. Je passe des heures à chercher des perles. A mes débuts, la musique était bien moins accessible sans téléchargement et avec des disques à 10/12€ pour un titre seulement.

Vis-tu de la musique ou as-tu un travail à côté ?

J’ai fait le choix, il y a bien longtemps, de ne pas être dépendant d’un seul métier. Je suis donc responsable commercial depuis plus de 15 ans. Vivre de sa passion demande énormément de sacrifices et ne jamais avoir de week-end devient pesant au bout d’un moment.

En soirée, comment organises-tu ta programmation ?

Ma programmation va dépendre de l’établissement, de la clientèle et de mes envies du moment.
J’aime commencer par de la bonne Deep House à sonorité Jazzy et je vais monter progressivement plus Groovy avec des lignes de basse qui te font remuer le corps tout seul. J’incorpore quelques bons classiques au milieu et je sors mes pépites du moment.

Comment pourrais-tu décrire ton style musical ?

J’aime énormément de choses : la House très Groovy, la vraie Deep House de Chicago, l’Electro, la minimal, la Progressive, la Tech House, le Nu-Disco, La Soul, le Jazz, la Funk, le Rock, les Classiques House…

Quels souvenirs gardes-tu de ta première soirée Electro ? Et de ta dernière ?

Ma première soirée Electro m’a énormément stressé, je mixais dans une salle dédiée à la House et la Techno : le Flydome à l’Actuel, à l’époque c’était au vinyle et j’ai tellement eu la pression avec le public que je n’arrêtais pas de trembler. Ma dernière ? Une ambiance de fou dans un petit bar à vin.

Quel est ton Dj préféré ?

Dario Dattis est l’artiste que je préfère depuis près de 2 ans : j’adore son groove.

Quel est ton top 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

LTJ XPERIENCE : Bad Side

DARIO D’ATTIS : Try Moon

OLLY DAVIS : What you smoking

Quelle est la prochaine étape pour toi ?

Continuer à me faire plaisir, mixer dans plein d’endroits différents et donner du “smile” au clubbers. J’ai fait le choix cette année de privilégier la qualité plutôt que la quantité afin d’être plus percutant sur mes dates et toujours garder la notion de plaisir : c’est important de ne pas lasser les clients et toujours les surprendre.

Le mot de la fin…

N’oubliez pas que Dj, c’est avant tout mettre de la bonne musique. Surprendre ceux qui vous écoutent et prendre des risques !!!

Retrouvez Pure Pulpe sur le web

ParRichard B

Djette Flo

Rencontre avec Flo, jeune talent prometteuse de la scène Electro Grenobloise… Djette résidente du bar LGBT par excellence “LE CAFE NOIR” et Djette officielle du club de sport HERBALIFE, elle nous fait l’honneur de répondre à nos questions.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Floriane, j’ai 19 ans. La semaine j’alterne entre mes études dans le domaine de la gestion d’entreprise, mon alternance en tant que chargée de communication et ma résidence en tant que Djette le week-end.

Quelles sont tes influences musicales ?

Mes influences évoluent constamment, j’ai des périodes où certains styles m’inspirent plus que d’autres. Depuis que j’ai commencé, j’ai été influencé par Willy William, Ash Simons, Ben Lemonz, Armin Van Buuren, Caked Up, Steve Aoki… Enfin bref, des styles et des artistes bien différents pour résumer. En ce moment, je joue du son type “club Ibiza”: Robbie Rivera, Don Diablo, Eric Prydz ou Claptone pour ne citer que les plus connus. Mais mes incontournables restent quand même Offer Nissim et Carl Cox.

Comment as-tu eu l’envie de rentrer dans le monde de la nuit ?

En 2012, j’étais au gala annuel des Arts et Métiers de Cluny qui se passe dans la grande Abbaye, et dans l’une des salles, il y avait des centaines de personnes qui dansaient. Ils étaient tous sur leur 31 et la salle était toute illuminée, en pierre grise avec une charpente en bois. Au fond de la salle, en hauteur, il y avait un DJ. A ce moment-là, je me suis dit “Voilà, c’est ça que je veux faire de ma vie. Faire danser autant de monde en même temps.” Pendant longtemps je ne me voyais pas mixer en club, je n’avais que les festivals et des événements similaires en tête. Pour une fille de 15 ou 16 ans, le monde de la nuit, ce n’est que des patrons mafieux, de la drogue et des clients qui se battent parce qu’ils ont trop bu. Et puis, vers 17, 18 ans, quand j’ai commencé à sortir régulièrement en bar ou en boîte, cette image s’est vite dissipée et j’ai totalement changé d’avis.

Tu es autodidacte, comment as-tu appris à mixer ?

J’ai commencé avec un tout petit contrôleur, en deux mois j’avais acquis les bases. Enfin, je pensais les avoir acquises jusqu’à ce que je passe sur un “vrai” contrôleur Pioneer. J’ai dû tout réapprendre tellement c’était différent. J’ai appris à écouter un mix, les transitions, le tempo, les temps, etc.

Et puis, j’ai rencontré Bastien, DJ M’O’Play, qui m’a prise sous son aile et qui m’a fait faire ma première soirée à l’extérieur. Il m’a appris beaucoup. C’est d’ailleurs grâce à lui que j’ai eu ma place au Café Noir. Depuis, à force de travailler une dizaine d’heures par weekend sans compter l’entraînement chez moi, j’ai énormément progressé mais je suis loin d’avoir le niveau que je voudrais. Autant d’heures de pratique, ça finit par payer.

Depuis un an tu es la résidente du Café Noir à Grenoble (38), ta première résidence.  Comment as-tu vécu cette année ?

C’est juste de la folie ! C’était très difficile au début, je sortais complètement de ma zone de confort. D’une part parce que je n’avais jamais mixé dans le milieu LGBT et d’autre part parce que je me suis rendue compte de la dose de travail qu’il y a à faire en dehors des soirées. Comme je mixais très peu souvent à l’extérieur, j’avais une ou deux centaines de sons dans mon répertoire et nous le savons que c’est très très peu pour un DJ. J’ai du apprendre à chercher de la nouvelle musique, à m’adapter aux clients, à ne pas mixer tout le temps la même chose parce qu’on prend très vite des habitudes quand on est résident.

Christiane et Sophie, les patronnes, font très attention à la qualité de leur prestation et la musique en est l’acteur principal alors j’ai dû apprendre à travailler avec elles et à être à la hauteur de ce qu’elles attendaient. De plus, la clientèle du Café Noir est une clientèle très difficile. La tranche d’âge est étendue, entre vingt et cinquante ans en moyenne. Elle aime avoir ses petites habitudes, entendre des choses qu’elle connaît mais elle veut aussi de la qualité, être surprise mais de la bonne manière. Dans un bar, tu as vite fait de prendre ton verre et de t’installer à une table plutôt que d’aller danser.

Après un an, j’ai énormément évolué dans mes prestations : j’ai vraiment gagné en assurance, je tente beaucoup plus de choses musicalement, je joue des sons qui ne sont pas toujours connus du grand public. Carl Cox a beau être un grand nom de la scène Electro, en France ou plutôt à Grenoble, on ne le connaît pas beaucoup et pourtant je commence à en jouer de plus en plus. Et puis, je tiens vraiment à avoir une certaine proximité avec les clients : j’adore danser avec eux plutôt que d’être cachée derrière mes platines, à faire mon truc dans mon coin. Et si ils ont réussi à me chauffer, ce qui arrive relativement tous les week-end, je grimpe sur le comptoir et je fais le show ! Et enfin, j’ai noué un lien très fort avec ce bar et véritablement, cette communauté qui est juste incroyable. Je suis énormément reconnaissante envers Christiane et Sophie, “mes mamans de la nuit”: depuis le début, elles ont toujours fait attention à moi, à me venir en aide, à me faire garder les pieds sur terre surtout puisque c’est très facile de prendre la grosse tête quand on travaille dans ce monde là.

Quel est ton meilleur souvenir pendant une prestation?

C’est difficile à dire car j’ai énormément de bons souvenirs, surtout depuis mes débuts au Café Noir. J’hésite avec la grosse session de sport à plus de 150 personnes pour laquelle j’avais mixé mais je dirais quand même la Marche des Fiertés de Grenoble qui s’est passée cet été. En tant que le bar LGBT par excellence, le Café Noir a eu beaucoup de monde derrière son char. C’était joyeux, festif, coloré, nous avons eu de la chance avec le temps même si de la pluie avait été prévue. C’était fou de voir ce millier de personnes danser, chanter avec nous et le fait de pouvoir interagir avec eux, c’est une expérience géniale.

Quel est ton TOP 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Je dirais :

Falling Deeper de Robbie Rivera

Tel Aviv d’Omer Adam

Le remix magique de I Will Survive de Gloria Gaynor par un Dj peu connu qui s’appelle Yastreb.

Le mot de la fin…

Quelle fin ? Ce n’est que le début !

Retrouvez Djette Flo sur le web :

Facebook privé

Facebook public

Soundcloud

Instagram

ParRichard B

Franck Delavra

Rencontre avec Franck Delavra, Dj et acteur impliqué de la scène Tech House et Techno de la scène Grenobloise…

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Franck Delavra, 29 ans, DJ Grenoblois. Attiré par la musique électronique, j’ai commencé à mixer de l’Electro House, avant de m’orienter vers la Deep House, puis sur la Tech House / Techno. Aujourd’hui je suis le résident du bar SOS apéro à Grenoble.  Le club Vertigo à Grenoble et la radio Max Fm (radio Electro de Grenoble) m’ont permis de mixer ce genre de musique en public.

Quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

J’ai fais 12 ans de violon et 4 ans de guitare.

Comment as-tu fais ta place dans le milieu des nuits grenobloises ?

Ma première prestation c’est faite au bar Phenomen , puis à la discothèque le George V. Ma première résidence c’était au Duplex (ancien Ephémère).

Peux-tu nous expliquer ta préférence pour la Tech House et la Techno ?

J’ai été attiré par la richesse des sons, un peu comme la musique classique d’où je viens.

Tu as mixé dans de nombreux bars, clubs et stations de ski de la région grenobloise ; quel est ton meilleur et ton pire souvenir ?

Mon meilleur souvenir c’est le Pano Bar aux 2 Alpes. La population est en majorité étrangère et très attirée par la musique électronique.

Mon pire souvenir c’est un club Grenoblois que je ne mentionnerai pas. La clientèle est en recherche de rap Français actuel et pas du tout réceptive à un autre style musical.

Tu as été animateur radio sur MAX FM en 2015, avec ta propre émission le dimanche de 00h00 à 01h00. Quels conseils pourrais-tu nous donner ?

C’est un émission qui a évolué pour finir le samedi de 22h à 23h. L’important pour moi c’est la diversité musicale, tout en gardant certaines limites (que cela soit accessible à tous, mais pas trop commercial ni trop pointu). Le but est de faire découvrir un univers et une passion.

Quel est ton TOP 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Bhaskar et Alok – Fuego : Il permet d’adresser la musique électronique au plus grand nombre car le son original est connu grâce à la série Narcos.

Domino – Oxia : Ce titre est très qualitatif et c’est un hommage à un excellent DJ Grenoblois.

Opus – Eric Prydz : C’est un vieux morceau, mais c’est mon coup de cœur.

Le mot de la fin…

Un immense merci à vous de me recevoir et de me permettre de m’exprimer musicalement. J’ai hâte de jouer à vos côtés.

Retrouvez Franck Delavra sur le web

Facebook

Souncloud

ParRichard B

Pheromone

Rencontre avec Pheromone, le président de l’association Interkation Elektro Projekt et dj touche à tout dans les musiques électroniques à ses heures perdues…

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Anthony aka Phéromone, basé à Lyon. DJ a ses heures perdues mais surtout président de l’association Interaktion Elektro Projekt et en phase de professionnalisation pour manager des artistes et un netlabel.

Quelles sont tes influences musicales ?

Ca remonte à très loin parce que je fais partie des vieux brisquards qui ont connu l’époque des raves (rires). Un background clubbing 90s mélangeant des influences dance (oui, pas glorieux), techno, trance et hardcore. Mais l’élément déclencheur de ma passion reste l’album « music for the jilted generation » des Prodigy et notamment le track « no good ». Une claque musicale et un clip qui m’ont donné envie d’aller en rave ! J’ai une passion pour le rythme depuis petit et ce n’est pas un hasard si la drum & bass (Roni Size, Aphrodite), et plus tard la tribal techno (Umek, Joan Bacto) ont été les fers de lance de mon apprentissage du mix. Aujourd’hui j’écoute de tout, que ce soit en musiques électroniques (de l’ambient au dubstep, en passant par la raggatek) ou dans d’autres genres (rock, reggae, pop, rap…). L’important reste que la musique me fasse voyager et me procure des émotions !

Tu as plusieurs facettes, Dj – Agent artistique – Fondateur de l’association Interaktion Elektro Projekt ? Comment arrives-tu à trouver le temps de gérer tout ça ?

J’ai en effet occupé beaucoup de rôles dans la musique électronique depuis 2003. Aujourd’hui j’ai choisi de me professionnaliser dans ce milieu pour devenir manager (label & booking). Ce choix m’oblige à délaisser le volet DJing parce que je me suis aperçu que je préfère être un personnage de l’ombre plutôt que dans le feu des projecteurs. Mon temps en ce moment est précieux entre un master 2 à la fac (management de carrières d’artistes à Lyon 2), le montage de mon projet professionnel et la gestion de l’association Interaktion Elektro Projekt. Mais ce qui est merveilleux, c’est de voir aussi que je travaille avec d’autres passionnés que moi : tous m’aident beaucoup pour que les projets avancent. Sans les autres, je ne serais pas là où j’en suis aujourd’hui : love u all (rires).

Depuis le mois de Septembre nous travaillons ensemble en collaboration dans l’association Interaktion Elektro Projekt ; Peux-tu nous en dire un peu plus sur l’association, son but, ses moyens, ses membres…?

L’association s’est montée en novembre 2016 avec mes potes Axel Nirka & Sab Macintosh. Au départ c’était un projet sans prétention avec l’idée de faire des interviews des acteurs de la scène électro et développer un projet radio. Aujourd’hui, l’association est surtout un moyen d’agréger des passionnés de musiques électroniques et de favoriser la coordination entre leurs différents projets (mix, production, radio, label…) tout en favorisant l’émergence de nouveaux. Ainsi, un projet de netlabel à destination des producteurs émergents et un pôle évènementiel sont en cours de réflexion en interne de l’association. Nous sommes super heureux d’accueillir Fucking Elektro parmi nous et on espère que la collaboration sera fructueuse. L’association termine sa phase de structuration et d’ici la fin de l’année, elle sera constituée de 4 pôles d’activités : médias (webzine & radio), label, artiste (booking & management) et évènementiels. On est toujours open à de nouveaux bénévoles pour nous rejoindre dans l’aventure. N’hésitez pas à consulter notre site www.interaktion.fr pour en savoir plus.

Tu as pas mal déménagé dans ta vie (Paris, Lyon, Annecy…), quelles richesses en as-tu tiré dans tes différents métiers ?

Les déménagements sont des choix de vie étudiants et professionnels. Dans chaque ville, j’ai développé de nombreux projets associatifs en musiques électroniques qui m’ont permis d’étendre mon réseau, tester de nouveaux projets et mieux comprendre comment fonctionne ce monde de la musique. J’ai connu aussi de nombreux revers (mais on apprend de ses erreurs) et j’ai surtout compris que dans ce milieu, il y a des gens super cons (ils se reconnaitront) ! C’est un peu comme dans la vie de tous les jours en définitive (rires).

Si tu devais choisir tes meilleurs souvenirs en tant que Dj, Agent artistique et Gérant de l’association ; lesquels seraient-ils ?

En tant que DJ, mon meilleur souvenir reste le festival des Jeudis Electro à Thonon les Bains, à la Brasserie du général. 3h de mix dans un lieu superbe avec un public à fond qui a voyagé avec moi sur de la house & de la techno. Un grand merci à Franck de Feeling & Sound !

En tant qu’agent, j’ai des super souvenirs avec Le Barde, le boss de Cryogen records. Je me rappelle notamment d’une soirée au Sonotone à Biaritz avec un public survolté et Le Bade en panique au platine parce que le public voulait du changement de genre toutes les 15 minutes !

En tant que gérant d’association, je crois que j’ai aimé tous les projets que j’ai développé. Underground Projekt à Paris avec mon ami Gilles où on était partenaire des soirées au Rex club et au Batofar ! Phéromone Prodictions à Annecy où j’ai organisé le festival Vibration(s) au Brise Glace ! Et bien sûr Interaktion Elektro Projekt qui m’a permis d’avoir un pied dans la professionnalisation. Tant de rencontres, tant de passion et tant de solidarité : voilà pourquoi j’aime la musique électronique !

Quel est ton TOP 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Brothers Since ’93 – Travel (Voltage records) : pratiquement 10 minutes d’une techno groovy où le son acid fait monter l’auditeur toujours plus haut !

Mathias D. – Non stop (Kaisen records) : une tech house à la fois tribale, groovy et so dirty ! La vocale est une pure merveille et donne envie de jumper !

Tiago – Vitale (Fortwin records) : un track techno mêlant les sons made in Detroit avec des nappes trancey et un soupçon d’acid. Un voyage 90s au pays des raves !

Le mot de la fin…

Faites-vous plaisir et gardez le plaisir de la fête ! Electronic music rules the nation !

Retrouvez Pheromone sur le web