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ParMarius Sergent

Yuki

Interview réalisé par notre partenaire YourDj, retrouvez l’article original ICI.

YUKI, une entrée haute en couleurs sur la scène techno montpelliéraine.

Peux-tu te présenter brièvement ?

Je m’appelle Yuki, c’est mon vrai prénom, et je suis japonaise. Cela fait très longtemps que je suis arrivée en France, j’y ai même grandi. En fait j’ai vécu au Japon pendant 6-8 ans, après je suis venue en France pour le travail de mon père, et j’y suis finalement restée.

Racontes-nous tes débuts dans la musique, d’où te vient cette passion pour la musique électronique?

Je crois que j’ai commencé à découvrir la musique électronique pendant mes études supérieures, j’étais dans une école d’audiovisuel, et comme il y avait pas mal de gens qui venaient de beaucoup d’horizons différents, j’ai découvert d’autres styles de musiques que je ne connaissais pas avant. Le premier style de musique électronique que j’ai écouté, c’était de la drum & bass. Après j’ai commencé à écouter du hip-hop, du jazz, de la soul etc. En fait je crois que j’ai vraiment commencé à sortir dans des clubs à partir du moment où j’ai commencé à travailler, à gagner un salaire, et à être autonome. Mes premières soirées, c’était au RexClub à Paris, au départ j’y allais parce que j’aimais bien danser sur l’électro, et en fait plus j’y allais et plus j’ai commencé à m’intéresser vraiment à cette musique.
Au début j’y allais vraiment pour le fun, kiffer avec des gens, et petit à petit j’ai commencé à m’intéresser vraiment au travail du DJ, je me demandais ce qu’il faisait sur la table de mixage, à triturer des potards, à faire des trucs sur leurs disques, je ne savais pas ce que cela voulait dire ! Donc j’ai commencé à m’intéresser au truc, j’ai commencé à imaginer des enchaînements aussi, et c’est à ce moment-là que je me suis dit que j’aimerais bien essayer.
Je me suis lancée et j’ai eu de la chance parce que j’avais un pote qui vendait son matos, des CDJs 800 et une DJM 400, c’était déjà du bon matos, et c’est comme ça que j’ai commencé. Alors j’ai commencé par la drum & bass, et petit à petit, j’ai essayé d’autres styles de musiques, genre electro / house, à l’époque on appelait ça la “fidget house” (La fidget house est un style de musique électronique qui incorpore d’autres styles de dance comme la rave, le breakbeat ou encore le UK garage). Je suis également passée par la phase deep house, et un jour j’ai commencé à mixer des tracks un peu plus techno, et depuis ce jour-là je suis resté dans ce style de musique.
Joues-tu d’un instrument ?
Alors oui, j’ai fait du piano et de la guitare, mais je n’ai pas un niveau de ouf non plus parce que j’ai jamais vraiment poussé la pratique. Chose que je regrette, d’ailleurs. Mais j’ai quand-même des bases de solfège, je sais comment bouger mes doigts sur un clavier de piano, et je sais toujours jouer des accords sur une guitare. Je sais que ces quelques bases musicales m’aident pour la production.

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Quelles sont tes influences musicales ? Es-tu admirative d’un artiste en particulier ?

J’aime bien tout ce qui est soul-jazzy, et j’aime bien les sonorités un peu reposantes, c’est à dire que dans une track techno, j’aime bien quand il y a une nappe qui arrive. Disons qu’il y a certains accords qui me touchent, que j’aime bien. Au niveau des artistes, j’aime particulièrement Shed, il est passé en avril dernier à l’Antirouille. Ses prods sont d’une puissance époustouflante, elles ont de la dynamique, du groove et du grain. Il possède son propre style et arrive à varier les rythmiques dans ses sons et pour moi, sa définition de la techno est aussi la mienne.

En novembre dernier, tu as participé au DJ contest du festival Dernier Cri, permettant aux gagnants de s’offrir une place dans la programmation d’ I ❤ TECHNO, dans quel état d’esprit étais-tu durant la sélection ?

En fait j’avais déjà participé à un grand tremplin sur Paris qui avait duré 6 mois, donc je savais à peu près à quoi m’attendre. Mais ce festival était encore différent parce qu’il y avait un jury qui regardait ta technique, des personnes qui passaient derrière toi pour vérifier ce que tu faisais, c’était encore plus stressant ! Mais par rapport au DJ contest du festival Dernier Cri, j’y suis allée avec un esprit plutôt calme, j’y ai participé sans m’attendre à être sélectionnée, et en plus de ça, je me suis dit qu’étant à l’antirouille, ça me ferait un peu de visibilité et comme je venais de débarquer à Montpellier, je me suis dit que cela serait l’occasion de rencontrer d’autres personnes, je voyais ça comme une opportunité. Bien-sûr quand j’ai commencé à jouer j’étais un peu stressée, mais l’avantage c’est qu’à l’antirouille il y a déjà un public, et en plus de ça j’ai eu la chance de passer vraiment à la fin, donc le public était déjà assez chaud.

Avais-tu une appréhension, de venir mixer au festival avec des grands noms de la scène techno ?

En fait j’ai vraiment beaucoup stressé quelques jours avant le festival, j’étais limite parano, je marchais dans la rue et je me sentais trop bizarre, je me disais que dans 2 jours je jouais à ILT et je n’étais pas comme d’habitude ! Bizarrement, quand je suis arrivée sur scène j’étais assez zen, je pense que la bouteille de champagne que j’ai ouvert avec mes copines juste avant m’a un peu aidé aussi ! Le premier set que j’ai fait c’était dans la green room pour l’ouverture de la scène, il y avait peut-être 10 personnes, et au fur et à mesure je voyais la scène se remplir et là j’me suis dit “oh putain oh putain!”. A la fin du set dans la green room j’en revenais pas, la salle était quand même bien remplie par rapport au début. Et ensuite dans la purple room, qui n’a rien à voir niveau sono avec la green room, forcément les sensations n’étaient plus les mêmes, mais je me suis quand même bien amusée !

Quel était ton ressenti après tes deux sets lors de la soirée (I love techno) ?

J’étais hyper fatiguée ! Mais après le deuxième set, on a fait un B2B avec Blank de Magie Noire, je crois qu’on a mixé une demi-heure ensemble, et après je suis partie rejoindre mes copines, je voulais profiter du festival aussi !

Pour la fête de la musique, tu as mixé sur la Place de la Comédie, devant un public qui n’est évidemment pas celui que l’on retrouve habituellement en soirée techno, voyais-tu cela comme une opportunité ? Un défi ?

Un peu des deux, mais plutôt comme un défi. On est Place de la Comédie, place principale de la ville de Montpellier, il y a du monde, des enfants, des personnes qui ne sont pas forcément habitués à écouter de la techno, donc j’avoue que je me suis quand même préparée pour faire mon set, au moins le début et je me suis pas mal prise la tête pendant quelques jours pour savoir comment j’allais commencer mon set.

Quelle atmosphère voulais-tu installer chez le public ?

J’ai préparé les 5 premières tracks, mais finalement j’ai commencé que par la 3e, celles par lesquelles je voulais commencer à la base paraissaient trop molles finalement.
Du coup j’ai commencé par Prince, j’ai joué des tracks house aussi, pour essayer d’attirer du monde, de pas leur faire peur et éviter de balancer du boom boom dès le début, j’ai essayé d’intéresser un peu tout le monde.

Peux-tu nous décrire tes impressions après ce set ?

C’était vraiment trop bien ! Je suis rentrée juste après parce que j’étais vraiment crevée, et en plus de ça j’ai joué presque 2h alors que je pensais jouer 1h30, il faisait vraiment très chaud aussi ! Vu de la scène, on voyait qu’il y avait vraiment du monde. Du coup à la fin j’ai retrouvé mes potes et j’ai remarqué que les gens étaient vraiment chauds, je ne m’attendais pas à cela du tout, mais finalement c’était vraiment ouf !

Tu n’es pas seulement DJ, tu travailles également dans le cinéma, peux-tu nous en dire plus ?

Oui je travaille aussi en tant qu’assistante son, c’est à dire perchman sur des tournages, cela m’arrive aussi de travailler sur des reportages, des documentaires en tant qu’ingénieure du son, donc dans ce cas-là je suis toute seule et je me promène avec mon enregistreur et je perche en même temps. Après sur les tournages, mon travail c’est de percher les dialogues des acteurs, mais aussi d’équiper les comédiens de micros, qu’on ne voit jamais parce qu’ils sont bien cachés, et maintenant surtout sur les séries TV, ces micros sont obligatoires car les configurations font que parfois, on ne peut pas aller bien chercher les comédiens à la perche. C’est une sorte de sécurité pour la prise de son. Cela va maintenant faire 4-5 ans que je bosse là-dedans.

Certains journalistes et rédacteurs musicaux parlent de la techno comme une sorte d’effet de mode, qu’en penses-tu ?

Elle est un peu dure cette question, mais très intéressante parce que ça fait réfléchir !
Effectivement, la techno est très demandée en ce moment, de plus en plus de gens s’y intéressent. On le voit bien sur les lines-up de festivals, les artistes techno sont très représentés comparé à il y a 10 ans. Je pense qu’il y a eu un moment où la techno a connu un nouveau souffle, avec l’arrivée des producteurs comme Blawan ou Perc, qui ont amené le côté brut et industriel à cette musique. On s’est intéressé à ce nouvel aspect de la techno, on l’a adopté, on continue à le développer et à l’aimer.
En revanche, je parlerai “d’effet de mode” pour les choses qui ont été engendrées par le développement de la scène techno, pas de la musique en elle-même. Si on prend comme exemple Paris, on dit que c’est la Concrete qui a contribué au renouveau de la scène électronique parisienne. C’était l’un des premiers à proposer un truc complètement différent du format club habituel, une fête le dimanche de 7h à minuit, voire plus, juste une ou deux fois par mois sur une péniche… ça avait un côté hyper précieux et c’était tout nouveau. Ils ont réussi à promouvoir des styles de house et de techno que les gens ne connaissaient pas forcément, et ça a attiré plein de monde. Tout ça a donné un coup de boost sur la scène électronique parisienne, et d’autres assos et collectifs ont commencé à imaginer de nouveaux concepts de soirées, à chercher des lieux atypiques pour faire la fête. Maintenant on trouve souvent des open airs ou des soirées dans des warehouses.
Ça a donné aussi naissance à des festivals comme Weather, Peacock et Marvellous Island, dans des lieux accessibles par les transports en commun, donc accessibles à un plus grand public.
Le public tendance amène un style vestimentaire particulier, et même une certaine manière de danser. On découvre une nouvelle façon de faire la fête, et on aime aller dans ces lieux atypiques comme le Berghain : je pense que la queue pour y entrer n’a jamais été aussi longue qu’aujourd’hui. Et ça attire tellement la curiosité que même les non-technophiles sont prêts à faire les 3 heures de queue pour essayer de rentrer.
Tous ces trucs qui se sont créés autour de la techno entraînent un effet de mode. Ça évolue sans cesse avec le temps et je trouve ça marrant d’observer ces changements, ça reflète la société.

Tu as déjà mixé dans plusieurs grandes villes (Paris, Montpellier, Marseille, ..), quel est ton meilleur souvenir en tant que DJ ?

J’allais dire bien évidemment ILT et la Fête de la Musique à Montpellier que j’ai décrit précédemment. Mais je pense aussi à un autre gig : celui de la Fête de la Musique à Paris en 2017. C’était avec E-Klozin’, un collectif parisien dont je fais partie depuis le début de l’année. Ils investissent tous les ans un endroit sous un pont du Canal St-Martin, et chaque année ça ramène un monde de dingue. Cette année-là, il faisait chaud. Mais vraiment très chaud pour un 21 juin à Paris. À 18h il faisait encore plus de 30°C, la température ne descendait pas, les gens continuaient à venir et il faisait encore plus chaud. On a eu quelques coupures de courant à cause de la chaleur et le caisson de basses a lâché vers le milieu de la soirée. Je devais jouer à la fin, et j’avoue que je n’étais pas rassurée de voir ces pannes !
Mais malgré les soucis, le public était toujours là, et en voulait plus. Les gens étaient complètement fous, excités, moi aussi j’étais nerveuse, j’avais qu’une hâte : c’était de jouer et de me défouler. Une fois arrivée derrière les platines, j’ai tout balancé. Je n’avais qu’une heure de set, j’ai envoyé un condensé de “gros sons” hahaha. Ce soir-là, j’ai pu m’exprimer comme je voulais, et j’ai bien senti que le public était avec moi. À la fin de mon set j’avais l’impression de sortir d’un ring tellement ça m’avait rempli d’adrénaline.
Il n’y a pas meilleure satisfaction que quand le public est sur la même longueur d’onde que toi !

A l’avenir, où peut-on te voir jouer ?

Pour l’instant je n’ai pas de date. Mais j’ai rejoint Magie Noire, avec qui j’ai joué dans une pool party aux côtés de Franck Roger en juin. J’espère avoir quelques dates à partir de la rentrée, sur Montpellier ou dans d’autres villes !

Une musique préférée pour finir un set ?

Cela dépend vraiment du moment, mais à la fête de la musique, j’ai fini avec un morceau que j’ai toujours rêvé de jouer dans ce genre de condition, c’était “Born Slippy”, de Underworld.

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ParMarius Sergent

Caisson Gauche Records

Dj et producteur, militant pour une techno résolument underground, discussion avec Lubsky, Dj et membre fondateur de Caisson Gauche Rec.

Salut et merci à toi de nous accorder un peu de temps, peux-tu te présenter, toi et ton label ?
Salut à tous, merci à vous de nous accorder un peu de temps: alors moi c’est Lubsky, co-fondateur du label CGR. L’aventure a commencé il y a bientôt 4 ans avec Kepler et Fontène. Au début on voulait mixer et organiser des soirées, ce qu’on faisait à l’époque dans des bars et des salles plus ou moins douteuses … mais très vite on a eu l’envie de promouvoir nos productions musicales et nous mettre en avant en tant que musiciens.

Comment es-tu rentré en contact avec la musique électronique ?
Pour ma part, je faisait déjà pas mal de musique vu que j’étais guitariste et je me rappelle d’un vieux reportage sur Aphex Twin quand j’étais au collège, ça m’avait fasciné… puis après ça on m’a montré Human Traffic, j’avais adoré la B.O. du film que j’avais téléchargé. Après, très vite, j’ai commencé à aller en soirée et à vouloir « faire » de la musique électronique, les années ont passé puis on s’est retrouvés entre potes avec cette même envie, je dirais que c’est de cette envie commune qu’est partie l’idée de Caisson Gauche records.

Comment te positionnes-tu sur le débat entre musique électronique underground et commerciale ? Quel est ton point de vue sur l’EDM? Les free-parties?
Je pense que c’est un faux débat, tout le monde a le droit d’aimer ou de faire la musique ou la fête comme il l’entend.

Quelle est ta vision aujourd’hui du monde des labels, et plus largement du marché de la musique électronique?
C’est un peu à double tranchant, d’un côté tu peux trouver vraiment tout ce que tu veux dans tout les styles, et avec l’arrivée du streaming dans le milieu de la musique on a vraiment une nouvelle dynamique où n’importe qui de suffisamment motivé peux se faire sa place. Mais l’effet pervers c’est que maintenant, si tu aimes la musique sans en faire, le flux de sorties est tellement gros que c’est vachement dur de tout capter, du coup même les dj’s et producteurs aussi bien que les mélomanes passent à côté de pleins de petites pépites noyé dans ce flux d’info.
J’ai l’impression que c’était plus simple avant, tu allais à la Fnac ou chez un disquaire, t’achetais pas beaucoup de disques mais tu les écoutais en entier plusieurs fois, même les producteurs abordaient plus le truc en mode album à « écouter » …

Quels sont tes attentes vis-à-vis des artistes que tu signes? Quels sont tes critères de sélection?
Chez CGR on marche vraiment au coup de cœur et on est très ouvert dans le sens où le genre musical n’est pas un facteur décisif. Puis après c’est aussi pour Kepler, Fontene, External Circuit et moi un très bon moyen de s’exprimer et d ‘essayer de nouvelles choses tout en faisant découvrir notre univers musicale au public.

Quels sont selon toi les plus belles réussites de ton label?
Chaque sortie est une fierté, vraiment, mais plus que ça, c’est notre action sur Marseille depuis quatre ans pour faire connaître et imposer la techno dans le paysage culturelle de la cité Phocéene. Je pense notamment au soirées où l’on booke des dj’s qu’on aime vraiment et qui mérite de se faire “(encore) plus connaître”, je pense a S-file, Raito, Djedjotronic et tous les autres.
Notre émission radio sur CCR est quand même une belle réussite aussi , c’est le troisième mardi de chaque moi a 20H.

As-tu refusé des signatures d’artistes que tu regrettes aujourd’hui?
Heureusement aucune !
Je touche du bois.

Quels sont les projets à venir?
On avait un peu  arrêté les sorties pour se consacrer aux événements (soirées Send Nudes, Call It Techno) mais la on revient à la rentrée avec une Various Artist prometteuse.

Merci pour toutes ces réponses, le mot de la fin?
Stay tuned et pour ça, rien de mieux que de nous suivre sur nos réseaux sociaux.

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ParMarius Sergent

Greg Delon

Acteur majeur de la scène électronique du sud, que ce soit lors de ces prestations Dj Set en bar/club/festival en France et à l’étranger, en production avec des tracks qui ont marqué les charts, en tant qu’organisateur à travers A-Nîmés et, histoire d’occuper un peu ses journées, boss du label Way Of House: voici Greg Delon !!

Déjà merci d’avoir accepté mon invitation et de prendre le temps de me répondre! Peux-tu commencer par te présenter et comment t’es venu la passion pour la musique?

Salut, je suis donc Greg Delon, j’ai plusieurs casquettes, la première c’est « Dj » « je passe de la musique pour faire danser les gens ! »
De l’autre côté je suis président de l’association A-Nîmés, je gère le label Way Of House et la société événementielle Double V. Je suis également producteur house ou techno.

La passion pour la musique m’est venue vers 13 ans, en écoutant The Cure, mon groupe culte. Plus tard, au lycée j’ai commencé à écouter de la techno avec des potes qui avaient des platines, notamment Bastien Grine et à mes 18 ans j’ai commencé à sortir en choisissant les lieux ou événements où je pouvais écouter de la house ou de la techno.

Comment se porte la culture électronique près de chez toi ? As-tu le sentiment qu’il y a une scène locale spécifique?

Niveau clubs, lieux ; c’est compliqué. Sur Montpellier il reste le PZ, le Dieze, L’Antirouille ou le Rockstore qui font des programmations.
Mais on est très loin du compte, quand on regarde il y a encore quelques années en arrière où il y avait des gros clubs « moteurs » ou bien des plages qui programmaient de la musique électronique. Du coup les associations locales et les promoteurs ont moins de place pour s’exprimer, mais je trouve tout de même que tout le monde se « bouge le cul… » on a tout de même de belles choses, des beaux festivals et de beaux artistes qui passent dans le coin. « Big Up » à tous les acteurs de la scène 😉

Quels artistes ou labels ont influencé ta conception du mix?

Je ne préfère pas citer d’artistes, il sont nombreux et mes inspirations évoluent… Niveau label, je dirai KOMPAKT, putain de bon label, ils n’ont pas de limite, ils ont leur identité mais ils peuvent faire de l’ambiant à la techno, en passant par la house. Ils osent, et ils durent depuis tant d’années ; respect. D’autres labels m’ont influencé bien sur et continuent de se retrouver dans mes sets Defected, Knee Deep In, Rejected, Dirty Bird…

Pourquoi as-tu choisi de mixer ce type de sonorités ? As-tu déjà mixé d’autres genres?

Ça c’est mes inspirations de labels… mais je joue de tout… j’ai pas de limites. Il m’est arrivé de jouer du flamenco!

Tu as sorti des EP remarqués, comme par exemple « Valley Of Nowhere » sur le label Way Of House, du coup, quelle est ta philosophie, ta conception de la production?

Pour ce EP, j’ai fait « MYWAY » qui est un des mes titres (perso) favoris ; je l’ai fait en 6 heures… alors qu’en général je mets des semaines à faire un truc qui me plait. Ensuite j’ai vachement bossé le track en studio pour le porter plus loin, le monter d’un cran. Je me suis entouré de mes potes du label pour la post-production, car je voulais qu’il sonne bien, mieux que ce que je pouvais faire seul.
Il n’y a pas de règles, je ne m’en fixe pas. Je produis au moment comme ça me vient. La seule chose que je me dis c’est «comment les gens vont réagir en l’entendant?», du coup je fais de nombreuses versions que je teste avant… cet été j’ai joué pleins de tracks, que je fais évoluer suivant le retour du public, je dois les finir à la rentrée.

Comment puises-tu ton inspiration pour composer ? Quels sont tes influences en matière de production?

Pour composer en général je m’inspire des sets que je joue au même moment… ça me donne une direction.

Maintenant passons à ta casquette d’organisateur de soirées, comment choisis-tu les têtes d’affiche? Des artistes que tu aimerais avoir?

Ça dépend si je les fais pour moi ; je me fais plaisir ! ou si je les programme pour quelqu’un, car au final il y a toujours un objectif, un « résultat à atteindre ».
Quand je programme pour A-Nîmés, on essaye d’inviter des artistes d’autres associations de la région par exemple sur nos apéros techno, pour le festival A-Nîmés pour les headliners ; ça dépend de l’actualité, de l’histoire qu’on peut avoir avec l’artiste ou de ce qu’il représente pour nous sur notre région etc.
Il y a trop d’artistes qu’on aimerait voir pour les citer.

Quand je programme pour Way Of House, c’est toujours des artistes du label avec l’actualité la plus forte, et en général un invité qui a fait un remix ou une collab avec nous…

Si c’est pour Double V, j’ai un cahier des charges, style, cible public, une stratégie que je mets en place avec mon client…

Développes-tu tes soirées au niveau local ou exportes-tu tes concepts ailleurs en France ou à l’étranger ?

Oui, on a pu faire des soirées Way Of House un peu partout en France ; Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille, Carcassonne, Avignon, Toulouse, Chamonix, Orléans… Pas trop à l’étranger.

As-tu le sentiment que le public électronique est spécifique selon l’endroit où tu joues ? Quelles différences/ressemblances as-tu pu noter ?

Oui ça peut arriver qu’un public soit plus ou moins pointu, plus ou moins attentif… mais en général, le public sait ce qu’il vient écouter.

Et on garde le meilleur pour la fin, Greg Delon patron de label ! Quelle est ta vision aujourd’hui du monde des labels, et plus largement du marché de la musique électronique ?

Pour un label c’est compliqué d’exister… à part si tu fais du vinyl, et hormis quelques sites comme Beatport où tu as des pages labels, tous les sites de streaming ne référencent pas les labels… ils sortent les morceaux d’un artiste, on a des «pages artistes». Mais rien niveau label. Et le travail pour avoir un profil certifié au nom de ton label sur Spotify, Deezer et toutes les plateformes est long et pénible. Même sur Soundcloud, il te faut prétendre à chaque download que tu ais les droits pour mettre tes tracks. Sur des centaines de sites on retrouve nos tracks, nos artistes mais pas notre label. C’est très con… Voilà ma vision. On est en 2018, on peut pas nager à contre courant on s’adapte !

Du coup il faut s’accrocher, investir du temps et essayer de référencer son profil, fédérer en mettant des playlists à jour etc. Car notre label révèle une esthétique qu’on ne peut pas écouter en un seul track… On a décidé de travailler beaucoup plus sur Spotify car ça nous paraît être les leaders. On a notre profil certifié je vous invite à aller jeter un œil : Spotify Way Of House
On fait aussi nos évènements qui permettent de mettre en avant le travail et les artistes du label, il faut travailler l’image du label pour amener le public à écouter.

Quels sont tes attentes vis-à-vis des artistes que tu signes ? Quels sont tes critères de sélection ?

Il faut que ça nous plaise, qu’on joue les tracks… quand je choisis un track je l’assume, je le joue. Après les artistes sont libres, ils ont leur univers notamment Wielki ou The Dualz qui sont assez différents mais qui revendiquent bien le son du label.

Quel est le rêve en musique électronique que tu n’as pas encore réussi à concrétiser ?

Tellement de choses restent à faire…

Les projets à venir ?

Cet hiver je vais me concentrer sur mes prochaines sorties, finaliser pas mal de tracks en cours et commencer à bosser sur de nouveaux. On va aussi relancer le calendrier des sorties sur Way Of House…

Merci pour ce temps consacré, et par coutume, à toi le mot de la fin !

Merci !

Pour ne plus rien rater de l’actualité de Greg Delon :

Site Web Greg Delon

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Site web Way Of House

ParMarius Sergent

Whøman – Sammy Ruggierro

Rencontre avec celui qui mets des claques quand il mixe, te relève pour mieux te l’a remettre en production sous le pseudo Whøman et membre du collectif Montpellierain Raum. On va taper la discute autour d’une bière avec Sammy Ruggiero.

Salut Sammy, merci à toi d’avoir accepté mon invitation et peux-tu commencer par te présenter et nous expliquer ce qui t’as amené à la musique électronique?

Un plaisir de pouvoir s’exprimer en temps que DJ/Producteur local dans une ville comme Montpellier. Donc je m’appelle Sami de mon vrai nom et du coup Whøman en tant que producteur et DJ. Alors il faut d’abord savoir que cet alias est très récent, depuis mon entrée chez Raum en septembre dernier pour être précis. Avant ça, j’ai débuté sérieusement sous le nom de Sammy tout simplement, avec au début de la techno assez commerciale à la Drumcode, ce sur quoi j’ai fait mes armes dans ce style. Peu après, en approfondissant, j’ai découvert un côté de plus en plus sombre et rythmé, avec des sonorités tribales que j’aimais particulièrement, et là j’ai vraiment essayé de développer le côté productif en mix et en production.
Il faut savoir que ce qui m’a donné la force d’avancer dans ce milieu c’est surtout d’avoir eu la chance de pouvoir rencontrer DJ Shade (résidente de la Villa Rouge à l’époque). Elle m’a donné ma chance et je la remercie encore à chaque fois que je fais un pas en avant dans la musique, car sa passion sans limite et son amour pour ce style m’ont permis de me former dans ce domaine (encore merci Titi !).

Peux-tu citer 5 tracks (ou albums) qui t’ont particulièrement marqué en musique électronique ? Quels souvenirs te ravivent ces tracks/albums?

1 – Alors en tout premier lieu je me souviens de «Alan Fitzpatrick – 1992 sur le label Drumcode» le tout premier son que j’ai joué à la Villa Rouge (devant mon premier public) un moment qui mélange stress, adrénaline, mais surtout énormément de bonheur, enfin c’était vrai!
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2 – Ce deuxième son, je le choisis parce que déjà, quand je l’ai découvert j’en ai eu des frissons, et même maintenant j’aime beaucoup ce que produit Maceo Plex.
Je l’avais joué à la Villa Rouge (oui c’était la maison (rires)) en même temps que Mr Oizo. Alors au début je me suis dit merde, je joue en même temps qu’un artiste que non seulement j’aime beaucoup mais qui en plus est un monstre ce qui veut dire qu’il n’y aura personne dans le techno room (rires).
Du coup comme prévu je commence le set et tout le monde part dans la main room donc au début j’ai grave le seum mais je suis dans mon truc et je continue mes bails. Et là, ce qui s’est passé au fur et à mesure des minutes était magique. Les gens arrivaient de la salle principale et commençaient à s’enjailler. Moi, j’étais dans mon set, j’étais trop content parce que je me disais que des gens préféraient le style que je jouais par rapport au style de Mr Oizo, pour qui ils avaient sûrement payé leurs places et là non, ils venaient écouter ce que je faisais… c’était OUF comme sentiment (rires) !
Et du coup en final j’ai passé Solitary Daze de ce grand monsieur accompagné de Gabriel Ananda, pour finir un set bien sale sur une note mélancolique comme ça c’était MAGIQUE !
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3 – Le troisième est un son que j’ai entendu à l’Inox de Montpellier (durant le peu de temps où c’était ouvert 😥 ) et c’était à une soirée où Gary Beck jouait. Je ne l’avais jamais entendu, mais c’était l’époque transitoire où je commençais à découvrir la techno plus énervé donc j’étais enthousiaste quand j’ai vu l’affiche. Du coup j’y vais, j’arrive quand Beck commence à peine son set, et là j’étais vraiment choqué, un set surpuissant, impossible de s’ennuyer, je me suis vraiment laissé transporter. Et là le moment de l’apothéose, ce track que je joue encore tellement il dégage de l’énergie positive sur une piste.. Et ce track c’est Clouds – Chained to a dead camel (sur le label Overly Assembly). Tu l’entends, tu te dis BIM, ça y est on rentre dedans (rires)!
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4 – Vient le tour d’un des DJ/Producteur qui a révolutionné ma vision de la techno, que ce soit en production et au mix.
À mes yeux ce gars mérite totalement tout ce qui lui arrive, il a une créativité et une technique de malade, et surtout un style très propre à lui, qui peut varier de l’acide très mélodique et mélancolique à la techno très industrielle, “charcutante”, qui ne te laisse aucun répit.
Du coup ce choix a été très difficile mais mon cœur penche vers «Eternal loneliness de I Hate Models sur le label Arts» qui est juste un bijou.
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5 – Et le meilleur pour la fin.
Celui dont je m’inspire depuis environ un an.Qui m’inspire chaque jour, qui m’aide à pousser mes limites dans le style que j’aime, qui me fait me dire que la créativité n’a vraiment aucune limite à part nous : Et bien c’est [KRTM]!
Pour moi ce mec a compris exactement tout les codes de la techno industrielle, tout en y ajoutant son côté totalement timbré provenant directement de sa tête et du hardcore (sachant qu’il joue et produit dans les deux styles).
Et à tout les sceptiques qui disent que dans la techno industrielle il est impossible d’avoir un bon groove bien dansant tout en ayant les sonorités bien sales et métalliques penchant vers le hardcore, et bien à ça je réponds : [KRTM] – Working Joe (sur le label TWB)!
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Tu fais parties de l’association Raum, comment es-tu rentré en contact avec eux ? Quel rôle y joues-tu?

En fait je dois avouer que je suis rentré chez eux grâce à Denis alias KD91 (DJ chez Raum).
Il m’a présenté au « Boss » de l’asso : Seb Krupski. On a pris rendez-vous dans un bar tous les 3, je lui ai présenté ce que je faisais en production, et après une bonne discussion il a décidé de me prendre sous son aile dans l’asso. Une occasion en or! Il y’avait longtemps que je suivais leurs événements, qui représentaient pour moi le mieux le style que j’aimais à Montpellier.
Après il faut avouer que la clientèle habituelle de chez Raum est beaucoup moins habituée à mon style beaucoup plus sombre et énervé que dans la plupart de leurs événements. Du coup c’est compliqué de débarquer dans une asso qui a déjà pris ses marques avec un style différent de ce que les gens ont l’habitude d’entendre à Montpellier tel que la techno industrielle. Mais petit à petit je commence à sentir que le Sud de la France commence à rattraper son retard dans ce style.

Quel matériel DJ utilises-tu ? Recherches-tu des spécificités techniques particulières?

Alors chez moi j’ai un tout petit contrôleur USB Roland DJ 202 (on fait avec les moyens du bord (rire) !) sur lequel je m’entraine, mais une fois derrière des CDJ ou même des platines vinyles je me sens totalement à l’aise (si des gens veulent m’offrir une régie je dis pas non (rire)).

Quel est ton pire souvenir de soirée en tant que DJ? Et ton meilleur?

Et bien le pire c’est une fois où j’avais fait 2h30 de route seul avec mon ex pour arriver à une teuf dans la région PACA, à l’époque je mixais sur vinyle timecodés .
Alors au début j’arrive tout content, je découvrais de nouvelles personnes, de nouveaux Sound Systems, et de très bonnes vibes!
Donc c’est mon tour d’ici un quart d’heure, je m’installe tranquillement, et en fait la régie était collée au son. Donc je m’en préoccupe pas, je fais mes bails tranquille, et en fait le truc c’est que quand tu joues en timecodés, les platines ont besoin d’être calibrées sinon ça fait DE LA MERDE COMPLET, ce qui n’a pas loupé. En fait, à chaque fois qu’un kick tapait le diamant sautait, ce qui empêchait totalement le calibrage des platines, et du coup bah comme prévu : CA FAISAIT DE LA MERDE, donc pitch qui était incontrôlable, j’ai jamais eu aussi honte de ma vie, je vous jure.
Et quand j’ai fini je cherchais juste le réconfort de mes proches (rires). Heureusement il y avait quand même eu quelques gens qui m’ont remonté le moral en venant me dire qu’ils avaient adoré mon set et qu’ils voulaient absolument la playlist: merci les gars d’avoir eu de la compassion pour moi!

Et du coup mon meilleur moment, c’est très clairement la première fois où j’ai joué à la Villa Rouge. En fait au début, j’étais totalement stressée, c’était vraiment risible (rires). Quand j’ai commencé à mixer ça n’a pas diminué surtout que le logiciel que j’utilisais (je jouais sur un pioncer DDJ SR à l’époque) a totalement freezé: j’ai du très rapidement le redémarrer. L’horreur!! Heureusement que je faisais le warm-up et que la salle venait d’ouvrir seulement 5 minutes avant!
Et au final tout le reste du set s’est super bien passé, les gens étaient super chauds et ça faisait vraiment chaud au cœur. Quand j’ai fini je n’en revenais pas, j’ai vraiment eu que des bons retours !
En vrai il m’a fallu bien 4 ou 5 heures pour que ça passe, j’étais vraiment le plus heureux du monde à ce moment là!

Quels artistes ou labels ont influencé ta conception du mix?

“I hate models” en ce moment! Comme je vous l’ai dit, ce mec apporte sa touche dans ses mixes et ça sonne tellement bien!
Après il  y a Rebekah aussi que j’aime énormément, que j’ai découvert pendant une soirée à la Villa Rouge (oui ENCORE) qui offre de très beaux horizons sonores et techniques avec notamment Paula Temple (Pionnière de la techno industrielle aussi, clairement une des meilleures productrices de ce genr !).

Tu es aussi producteur, du coup, quel matériels et logiciels possèdes-tu dans ton home studio?

Alors en fait je n’utilise que mes Adam F7 dont je suis très satisfait, qui m’ont permis de porter une autre oreille sur ce que je produis et même ce que je joue ! Ça te fait totalement reconsidérer tout ce que tu as produit dans le passé ! Et du coup aussi ce que tu produis dans le présent! Après certes il faut laisser le temps de réhabituer son oreille à la nouvelle écoute. Du coup c’est mon seul équipement avec Ableton 9! Avec quelques VST du genre Ozone 6 (Izotope), TAL Noisemaker (pas très connu mais vraiment très sympa), ABL3 et Kick 2!

Comment te positionnes-tu sur le débat entre l’analogique et le numérique?

Chacun a ses avantages et ses inconvénients: ce ne sont pas les mêmes approches, tout dépend du ressenti et de ce que tu cherches à faire!

Développes-tu des prestations live ? Préfères-tu jouer en tant que liver ou DJ?

Absolument pas ! J’ai peut-être pensé au fait qu’un jour je m’y mettrai mais déjà j’attends d’avoir le niveau pour arriver à faire ce que je veux avec aisance, mais ce n’est pas à mettre entre parenthèses!

Des projets? Des évènements à venir?

Pas vraiment si ce n’est continuer d’avancer!
Pour l’instant aucune date à venir.

Merci à toi pour toutes ces réponses, le mot de la fin?

Chapelure.

Tous les liens qui vont bien :

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Soundcloud

ParMarius Sergent

Roma De Cicco – Devil EP (Head Cuts Records)

Roma De Cicco – Devil EP – HCR020 – Date de sorties 01/09/2018 !
Roma De Cicco – Russian (Original M)
Roma De Cicco – Luigi devil (Original M)
Nous recherchons la qualité dans la musique électronique et les nouveaux talents,
dans les genres suivants : Techno, House, Tech House, Indie & Nu Disco.
Label owner Ivan Guasch.
A noter, que des liens privés et téléchargeable sur Soundcloud, Merci.

ParMarius Sergent

Ladies On Mars – Camerun EP (Head Cuts Records)

Ladies On Mars – Camerun EP HCR019 – Date de sortie 16/08/2018 !
1) Ladies On Mars – Camerun (Original Mix)
2) Ladies On Mars – Simple and Good (Original Mix)
3) Ladies On Mars –  Again and Again (Original Mix)
Head Cuts est un nouveau label indépendant basé à Ibiza.
Nous recherchons la qualité dans la musique électronique et les nouveaux talents,
dans les styles suivants : Techno, House, Tech House, Indie & Nu Disco.
Label owner Ivan Guasch.
A noter, que des liens privés et téléchargeable sur Soundcloud, Merci.
ParMarius Sergent

Romen – Utopia Ep (Head Cuts Records)

Romen – Utopia Ep HCR018 – Date de sortie 02/08/2018 !
Romen – Utopia (Original Mix)
Romen – Fly Mood (Original Mix)
Romen – Atmosphere (Original Mix)
Romen – Time Of Glory (Original Mix)
HCR018
Head Cuts est un nouveau label indépendant basé à Ibiza.
Nous recherchons la qualité dans la musique électronique et les nouveaux talents,
dans les styles suivants : Techno, House, Tech House, Indie & Nu Disco.
Label owner Ivan Guasch.
A noter, que des liens privés et téléchargeables sur Soundcloud, Merci.
ParMarius Sergent

Thoms Snooze

Toulousain, Dj dans une techno mélodique, à la limite de la house sensuel, producteur avec la sortie de son 1er Ep Vitalitic et résident du Frog & Rosbif depuis 1 an : Thoms Snooze !

Salut à toi et merci d’avoir accepter notre rencontre, avant toute chose, peut-tu te présenter toi et ton univers ?

Tout d’abord merci pour l’invitation. J’ai grandi en banlieue Toulousaine. Après avoir terminé mes études j’ai enchainé quelques emplois sans grande conviction. Aujourd’hui à 22 ans j’ai décidé de laisser tout ça de coté pour me consacrer à ma musique.

Quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

Tout commence à l’âge de 2 ans… déjà intéressé par l’univers de la musique, j’agaçais mes parents en tapant sur des casseroles. Ils ont donc décidés de m’inscrire à des cours de batterie.
Ma passion pour la musique est née! Au fil des années je me suis mis à tester d’autres instruments, guitare, piano.. toujours dans un esprit Rock. Une après-midi, en regardant une vidéo de M4Sonic (Launchpad), je me suis dit « Woaw!! C’est ça que je veut faire! ».

La question traditionnelle, mais on est en droit de se demander, d’où vient ton nom de scène ?

De base, je m’appelle Thomas, et « Snooze » c’est la fonction du réveil qui permet de se rendormir juste 5 minutes…

Qu’est-ce qui t’as motivé à devenir DJ dans la scène électro ?

J’ai plaisir à partager toute la puissance et l’énergie qu’elle dégage en moi. L’électro me permet de m’exprimer à travers ma musique sans dépendre d’autres instruments.

thomas snoozeComment as-tu appris à mixer ?

J’ai gagné mon premier argent de poche en aidant mon père à monter et démonter son matériel de musique. Jusqu’au jour où j’ai récupéré son contrôleur Virtual DJ à la fin d’une soirée. De jours en jours j’ai appris à mixer en essayant de comprendre seul son fonctionnement.

Quels sont tes petites plus sur scène ? Aimes-tu prendre des risques ?

Lors d’un set, j’analyse le ressenti de la foule, leur manière de réagir aux tracks, pour partager un moment de plaisir tous ensembles. C’est une sorte d’échange non verbal. J’ai également ce petit grain de folie sur scène. Comme si j’avais en moi toute l’énergie dégagée par mon public et que je la redistribuais pour les entraîner dans mon univers. Pour ce qui est de la prise de risque, j’aime m’essayer à de nouvelles choses, instruments, styles musicaux, type de lieux …

Tu viens de sortir ton 1er EP Vitalitic sur le label Karma Hq Release, comment puises-tu ton inspiration pour composer ? Quelles sont tes influences en matière de production ?

Les choses qui m’entourent, les personnes que je côtoie, les bruits, musiques et mélodie que j’entends m’inspirent dans la vie de tous les jours. Dans n’importe quel style musical, je n’ai aucune barrière. Une fois au studio je n’ai pas de méthode, c’est en jouant des mélodies sur mon clavier maître, en fouillant dans mes plugins ou en démarrant une ligne de batterie que les idées naissent. Mon vécu et mon humeur du moment influencent beaucoup mes productions. En ce moment je m’intéresse pas mal au travail de Teho, N’to et Sahalé…

As-tu une stratégie particulière dans ton démarchage de label ?

Je n’ai pas réellement de démarche précise, lorsque que je rencontre une personne d’un label qui correspond à mon univers, je prend simplement le temps de discuter avec elle. Le premier contact peut se faire sur internet comme en face à face.

Comment te positionnes-tu sur le débat entre l’analogique et le numérique ?

Le numérique est tellement plus simple à mon goût.

Pour toi, c’est quoi un bon producteur en musique électronique ?

Pour moi « bon » ne veut rien dire, tout est subjectif. Je ne rentrerais pas dans le débat des goûts et des couleurs… Un bon producteur est un producteur qui aime ce qu’il fait et qui est fier de son travail.

Les projets à venir ?

Des collaboration et des signatures sur de plus gros labels, plus ciblé Techno et mélodic.

Merci à toi pour toutes ces réponses, le mot de la fin ?

« Il y a une bonne chose avec la musique, quand elle vous frappe, vous ne ressentez aucune douleur. » Bob Marley

Pour ne rien rater de Thoms Snooze :

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Web

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ParMarius Sergent

YourDj

En marge du financement de son site de crowfunding pour la réalisation de son futur site YourDj, on retrouve, pour son 2ème passage dans notre webzine, Loulou qui va nous parler de l’évolution de son association :

Salut Loulou, content de te retrouver de nouveau sur notre média, et avant toute chose, rappelle-nous qui tu es et que fait ton asso YourDj ?

Content de pouvoir à nouveau m’exprimer sur votre site les gars, merci pour votre taf ! Pour ma part je suis le créateur de l’association YourDJ, basée à Montpellier, Toulouse, Marseille et Bordeaux, dont le but est de valoriser et promouvoir la culture des musiques électroniques locales. Concrètement nous apportons aux organisateurs et artistes House & Techno, une visibilité gratuite sur nos pages Facebook et notre site web. Pour le public, nous sommes une source d’information, pour connaître les bonnes soirées, et aussi participer aux jeux concours pour gagner des places, ou bénéficier des préventes à moitié prix.

Depuis 2016, je suppose qu’il y a eu beaucoup de changement, quels sont les plus importants ?

Depuis 2016 je me suis personnellement formé auprès de divers organismes pour apprendre à gérer un projet culturel.
Nous sommes passés d’une poignée de bénévoles, à aujourd’hui une trentaine. Nous avons également une cinquantaine d’adhérents dans l’association.
Pour finir, nous avons lancé récemment notre nouvelle charte graphique, notre nouveau logo, et également notre nouveau site, avec une partie “webzine” permettant à des bénévoles passionnés d’écrire des articles sur les soirées, labels, artistes qui les intéresses.

Tu as donc mis en place une campagne de crowfunding sur le site KissKissBankBank, quel en est l’objectif ? Comment as-tu intéressé les futurs participants ?

L’objectif est de nous aider à financer notre nouveau site, qui pour notre association, représente un certain coût. Il nous reste encore quelques jours pour atteindre le montant fixé ! Les participants se voient récompensés par divers contreparties, par exemple une entrée en boîte, un T-shirt YourDJ, un stickers, un totebag ou encore un apéro avec notre équipe (rire).

Tu organises depuis peu des soirées sur Montpellier, quelles sont les motivations de cette évolution ?

Le but de cette évolution est de rencontrer le public montpelliérain, et lui présenter nos ambitions. A savoir : offrir de la visibilité aux artistes et associations locales House & Techno.
Nous donnons, par la même occasion, la possibilité à des artistes émergents, et des associations d’autres villes, comme FHR (Toulouse, Lyon), ou encore Caisson Gauche (Marseille), de venir s’exprimer et rencontrer notre public.

Jusqu’à quel stade tu souhaites te développer en organisation de soirée ?

L’idéal serait de faire une série d’événement par ville, et nous y travaillons actuellement.

Tu viens de clôturer le saison 2 sur Radio Clapas, comment s’est passé cette année ? Quel a été pour toi le meilleur moment ? Et le pire ?

Cette saison était vraiment très intéressante. Nous commençons à avoir nos habitudes grâce à Radio Clapas, qui me laisse la possibilité de gérer l’émission librement. Les invités se sentent à la maison, dans des locaux totalement neufs, et nous avons la possibilité de faire des live stream vidéo, qui seront bien réglés pour septembre 2018 (rire). Mon meilleur moment est probablement la première émission, car c’est un plaisir pour moi d’animer. Le pire je n’en ai pas en tête (rire).

Pourquoi cette idée d’émission de radio, quel a été l’idée de départ ?

A la base j’étais chroniqueur à Aviva 88FM Montpellier, avec mes potes Killian et Maxime. A mon arrivée à Montpellier, Killian m’a proposé de présenter YourDJ à la radio, j’ai tout de suite kiffé et proposé d’intervenir régulièrement comme chroniqueur pour l’agenda YourDJ. Nous avons fait ça durant une saison et c’était vraiment sympa. Dès septembre 2015 l’émission à Aviva n’a pas continué.
Par ailleurs mon pote Lukas du crew Twenty One Records animait de son coté à Clapas l’électronic radio show, et petit à petit je suis venu présenter les tracks des artistes locaux. C’était une petite chronique YourDJ qui à durée une saison également. J’ai ensuite tenté des émissions vidéo live, en solo, en me déplaçant chez les artistes du coin. Les 2 premières émissions se sont bien déroulées, ce qui m’a permis de présenter un projet plus concret à Radio Clapas, pour au final, dès septembre 2016 animer l’émission YourDJ tous les jeudis.

Que nous réserves-tu en surprise pour la saison future ?

Des émissions live vidéo de 2 heures, avec un artiste en continu durant toute l’émission.

Hormis la radio, quels sont les projets à court / moyen et long termes ?

On aimerait pouvoir développer YourDJ dans d’autres villes, nous travaillons dessus en ce moment. Nous travaillons également sur un projet de lieu culturel à Montpellier … Je n’en dis pas plus (rire).

Merci pour toutes tes réponses, le mot de la fin ?

Merci à vous, et ravi que YourDJ et Interaktion travaillent main dans la main !

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ParMarius Sergent

Compilation Sampler VOL.1 (Head Cuts Records)

Sampler VOL.1 HCR017 – Date de sortie 17/07/2018 !

 

1) Ivan Guasch – Summer Face (Original Mix)

2) Romen – Coming Up (Original Mix)

3) Ladies On Mars – Clap Your Hands (Original Mix)

4) Sinistar – Right Here (Original Mix)

5) LEDDH, Robert Crazy – The System (Original Mix)

 

Head Cuts est un nouveau label indépendant basé à Ibiza.
Nous recherchons la qualité dans la musique électronique et les nouveaux talents,
dans les genres suivants : Techno, House, Tech House, Indie & Nu Disco.

Label owner Ivan Guasch.
A noter, que des liens privés et téléchargeables sur Soundcloud, Merci.

 

ParMarius Sergent

Rhalef – Distorted Reality EP (Head Cuts Records)

Rhalef – Distorted Reality EP HCR016 – Date de sortie 05/07/2018 !
1) Rhalef – Distorted Reality (Original Mix)
2) Rhalef – Sober Thoughts (Original Mix)
Head Cuts est un nouveau label indépendant basé à Ibiza.
Nous recherchons la qualité dans la musique électronique et les nouveaux talents, dans les
genres suivants :Techno, House, Tech House, Indie & Nu disco.
Label owner Ivan Guasch.
A noter, que des liens privés et téléchargeable sur Soundcloud, Merci.
ParMarius Sergent

Ivan Guash – To Many Reasons EP (Head Cuts Records)

Ivan Guasch – To Many Reasons EP HCR015 – Date de sortie 16/06/2018 !
1) Ivan Guasch – To Many Reasons (Original Mix)
2) Ivan Guasch – Harmony (Original Mix)
3) Ivan Guasch – Hold Up (Original Mix)
4) Ivan Guasch – Harmony (Radio Mix)
Head Cuts est un nouveau label indépendant basé à Ibiza.
Nous recherchons la qualité dans la musique électronique et les nouveaux talents, dans les
genres suivants :Techno, House, Tech House, Indie & Nu disco.
Label owner Ivan Guasch.
A noter, que des liens privés et téléchargeable sur Soundcloud, Merci.
ParMarius Sergent

Head Cuts Records

INTERVIEW – Cette fois on passe la frontière et la mer pour se retrouver sur l’île d’Ibiza, à le rencontre d’un jeune label qui progresse vite et nous emmène dans un univers Techno, pointé d’une touche de House, planant et enivrant… Bienvenue dans le monde de Head Cuts Records !!

Bonjour, et merci de nous accueillir, peux-tu commencer par te présenter, toi et ton label ?
Salut Interaktion, merci beaucoup pour l’opportunité de vous parler un peu de nous. Tout d’abord j’aimerais me présenter, mon nom est Ivan Guasch et je suis né sur l’île blanche d’Ibiza.
Actuellement je suis le propriétaire du label Head Cuts Records basé à Ibiza. Je suis également Dj et Producteur. Ensemble avec mes coéquipiers Peter et Tony, du duo français Brothers In Arts, nous travaillons main dans la main pour trouver et signer de nouveaux talents pour notre label.

Comment tout ça a-t’il débuté, d’où t’es venu cette envie de créer ton propre label ?
Pour ma part, j’ai commencé le DJing à 14 ans sur l’île d’Ibiza en rave party, fêtes privées et autres
petits clubs. A 15 ans j’ai commencé à produire de la musique et à jouer en dehors d’Ibiza dans des
villes comme Barcelone, Valence, Santander puis à l’international en Europe, au Brésil, Mexique, Belgique, Pays-Bas, Prague, etc…
J’ai également eu l’occasion de me produire dans des clubs comme le Privilege, Eden, Sands Beach, la Fabric, La Riviera, Macarena Club et Clash Club (Brasil). Mais aussi sur des festivals comme le T4F Festival, Come Together Festival, Good bye Summer Festival, Under Ground Meeting Point Festival, et Insane Festival aux côtés d’artistes importants comme, 2ManyDjs, Nicolas Jaar, Derrick Carter, Satoshi Tomiie, Audiofly, Umek, Uner, Mauro Picotto, Adam Beyer, Andrea Oliva, Technasia, Hollen, Leon, Alex Niggerman, Pleasurekraft, Dosem, Pig & Dan, Oxia, Erick Volta, André Butano, Tim Baker, Marco Baely.

Le fait d’être sur Ibiza, est-ce un choix stratégique ou juste un amour pour l’île ?
En réalité, je suis né et j’ai grandi sur l’île blanche d’Ibiza et je ressens un grand amour pour la musique et l’île elle même. Pour moi, être né ici signifie beaucoup car j’ai eu la chance d’apprendre des meilleurs depuis mon plus jeune âge.

Head Cuts RecordsOn sait tous qu’Ibiza est une scène électronique très développée. As-tu le sentiment qu’il y a une scène locale spécifique ou est-ce que celle-ci représente le reste du monde ?
Je pense vraiment qu’Ibiza est une grande marque qui représente la musique électronique au niveau international, donc tous les nouveaux Dj/Producteur ou ceux déjà bien en place viennent à Ibiza pour présenter leur musique et leur talent sur l’île.
Notre concept est créé et développé à partir d’Ibiza mais nous avons à l’esprit de développer nos futures tournées internationales en dehors de notre résidence à Ibiza pour les étés.

Quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre sur ton label ?
Techno, House, Tech House, Deep House, IndieDance & Nu Disco, Funky House & Acid House.

Quelle est ta vision aujourd’hui du monde des labels, et plus largement du marché de la musique électronique ?
Oui, en terme de labels et du marché actuel de la musique électronique, je pense qu’il y a beaucoup d’offres de qualité médiocre et peu de vrais consommateurs qui soutiennent la scène électronique. Mais nous espérons pouvoir offrir un produit de qualité à notre public et à nos fans.
L’idée est de profitez d’une musique de bonne qualité avec bon goût et différents styles musicaux afin de proposer un large panel.

Quelles sont tes attentes vis-à-vis des artistes que tu signes ? Quels sont tes critères de sélection ?
Nous attendons avant tout de la qualité musicale et du bon goût dans les productions ainsi qu’un bon mix. Nous croyons qu’il est important d’avoir une diversité dans la musique et nous aimons les productions intelligentes avec des mélodies complexes et du groove.

Head Cuts RecordsQuelles sont selon toi les plus belles réussites de ton label ?
Pour nous, notre plus grand succès a été de créer une grande famille de producteurs et d’avoir pu atteindre les sommets dans les stores les plus importants comme Beatport et Traxsource. Nous nous félicitons de pouvoir faire notre showcase à Ibiza et dans le reste du monde. Profitez de la musique que nous produisons et performer avec beaucoup d’amour.

Aujourd’hui tu as un pôle House / Nu disco, géré par Tony et Peter en France, comment se passe les relations avec autant d’écart, et qu’attends-tu d’un bon directeur artistique ?
Notre relation à distance est très bonne étant donné que nous maintenons un contact téléphonique et par courrier pratiquement tous les jours. Nous avons une façon de penser très similaire et très objective…
Aussi, récemment, je suis heureux que les gars soient venus à Ibiza pour jouer leur musique pour notre Showcase.
Désormais nous avons le temps de planifier la prochaine saison qui, je l’espère, sera un succès.

Les projets à venir ?
Nous travaillons actuellement sur la prochaine grande compilation d’artistes pour la saison à venir ainsi que sur notre futur Showcase en Europe et à l’international. De nombreux Ep sont en préparation également. Nous souhaitons garder un rythme de 2 releases par mois.

Merci à toi pour toutes ces réponses, le mot de la fin ?
See you on the dance floor!

Suivez Head Cuts Records sur la toile :
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Youtube

Head Cuts Roster:
Ivan Guasch / Jean Bacarreza / Branzei / Roma De Ciccoo

FeelGood / Cosentino / Flo.Von / Brothers In Arts / Ladies On Mars / Jens Mueller / Kasey Kaotto / Tuch The Soud Different Sides / Sinistar / Abel Pons / Rhalef / Romen / LEDDH / Robert Crazy / Kristof Tigran.

ParMarius Sergent

Noize Son

C’est l’été, alors on reste dans le sud avec le soleil, la chaleur et pour accompagner tout ça, un bon son techno qui gratte, qui tourbillonne et qui nous fais voyager au confins de la musique souterraine et libre !!! Bienvenue dans le monde de Robin Aka Noize Son.

Merci à toi d’avoir accepté et de prendre le temps de nous répondre, alors tout d’abord, peux-tu te présenter et nous dire comment t’es venu l’envie de faire de la musique ?

Salut et tout d’abord merci à toi !! Alors pour me présenter, je m’appelle Robin Baldy, j’ai 28 ans, je suis né à Montpellier et j’ai toujours aimée la musique. Plus jeune, j’étais très attiré par la musique rock, hard-rock, métal. J’étais déjà dans le besoin d’en faire : j’ai voulu tester la guitare mais trop compliqué et à mes 14 ans, j’ai découverts les boîtes de nuit sur Montpellier…
La première a été le Barlive et c’est là que j’ai découvert la techno.
Quelques mois plus tard, j’ai eu la chance de découvrir FL Studio et depuis, je ne l’ai plus jamais lâché… ça a été une grande histoire d’amour avec ce logiciel, malgré les coupures d’électricité de mes parents car je faisais trop de bruit ou trop de boom boom, d’où : le fils du bruit (Noize Son).

Quels sont tes artistes/labels de prédilection en ce moment ?

Je reste très fidèle aux artistes qui m’ont marqué plus jeune et que j’écoute toujours, car pour moi, ils sont uniques dans leurs styles, comme Vitalic, Oliver Huntemann, Trentemoller, ou encore Anthony Rother. Aucun d’eux ne ce définit vraiment dans un style, mais c’est de la pure techno, chacun à leurs sauces et ils ne sont généralement pas trop copié .

Quelle est ta philosophie, ta conception de la production ?

Pour moi, il faut se laisser aller, ne pas trop réfléchir et laisser la musique s’écrire toute seule. Je ne cherche pas à creer une copie de ce qui me plaît, ou une musique qui ressemble au courant du moment, mais à composer ce qui me fais danser moi, dans mon studio.

J’ai vraiment horreur de ce que j’appelle les tracks parallèles : souvent quand un track marche bien, certains se jettent sur de la reproduction pour s’assurer qu’ elle marche aussi, mais c’est ce qui tue la beauté des morceaux.

Comment as-tu appris à composer ?

Seul et très lentement. Ça m’a pris plusieurs années et beaucoup de GB pour apprécier mes compositions.
Je n’ai jamais aimer regarder les autres faire sur le net. Ça ma fait perdre du temps, mais rien ne vaut mieux que d’apprendre par soi-même. Du coup, c’est des centaines d’heures passées sur mon PC, à bidouiller FL Studio et tous les logiciels qu’ il comporte. C’est souvent en sortie de boîte et en after avec des amis que j’apprends le plus.

Quels matériels et logiciels possèdes-tu dans ton home studio ? Recherches-tu des spécificités techniques particulières ?

Pour les logiciels, j’utilise principalement FL Studio avec pas mal de synthétiseurs virtuels comme le Gladiator de chez Tone 2 ou Sylenth de chez Native Instrument. J’aime beaucoup triturer dans tous les sens pour trouver la sonorité qui vibre en moi et j’y passe même très souvent beaucoup de temps. Où sinon en matériel, j’ai la tour PC, un apc400mk2, un piano contrôleur Axiom et pour jouer mes tracks, j’utilise Aileron, mais je ne le comprend pas aussi bien que FL Studio.

Comment puises-tu ton inspiration pour composer ? Quels sont tes influences en matière de production ?

Sûrement dans les vagues d’émotions que je traverse durant les années.
Il y a aussi des années productives et d’autres très blanches, sans aucune production, tout dépend de l’état moral, mais l’inspiration revient toujours !!

Je n’ai pas vraiment d’influences dans la production, j ai voulu apprendre tout seul, ce qui me vaut donc mes lacunes en la matière. Après pour moi, il faut que mes productions soient comme un feu, qui brûle doucement, s’enflamme et puis s’éteint… ou comme une bonne montée qui finit bien…

Comment te positionnes-tu sur le débat entre l’analogique et le numérique ?

Je n’ai connu pour l’instant que le numérique mais l’analogique dois être plus enivrant.
Mais ce n’est pas ce qui fait la différence entre un bon et un mauvais morceau, de la bonne musique sort dans les deux camps… et la musique reste le plus important.

Pour toi, c’est quoi un bon producteur en musique électronique ?

Un bon producteur, c’est celui que tu ne définis pas par un style mais par un caractère…

Développes-tu des prestations lives ? Préfères-tu jouer en tant que liver ou DJ ?

Je n’ai, pour le moment, fait aucune prestation en live, mais pourquoi pas en faire un futur projet, et je suis plus dans la composition, j’ai lâché le mix pour faute de matériel.

Quels sont tes projets à venir ?

Pour le moment aucun, mais je suis ouvert à tous les projets qui portent sur la techno…

Merci pour toutes ces réponses, le mot de la fin?

Si vous voulez faire un tour dans mon monde, c’est sur mon Soundcloud et surtout, laissez l’inspiration venir de vous même et pas du hit radio du moment !!

ParMarius Sergent

Alter Frekences

Bienvenue à AlterFrekences ! Cette association organise et fait la promotion de la culture électronique depuis plus d’un an sur Lyon, en militant pour une musique underground et sans compromis !! Derrière ce nom se cache 3 nanas, qui réussissent à faire des soirées de qualité par la force de leurs volontés et de leurs déterminations ! Rencontre :

 

Merci à vous de nous consacrer du temps et pouvez-vous commencer par vous présenter ; vous et votre association ?

3 nanas : Nina, Lulla et Laurine et fans de musiques électros depuis un certain temps déjà. On a commencé par des soirées minimales et lyonnaises, puis ensuite berlinoises, des festivals en tout genre, des squats, des frees… Après avoir arpentés ces différents terrains, l’envie est née de vouloir proposer un autre style de soirées à la scène électro lyonnaise et d’être dans une démarche alternative (autre que commercial) pour créer un transgenre de soirées entre le milieu du squat et les clubs.

Comment est né ce projet ? Comment tout ça s’est mis en place au départ ?

AlterFrekences c’est surtout un regroupement de personnes souhaitant créer une structure de ses propres mains pour proposer initialement une expérience musicale mettant en avant uniquement le sens de l’ouïe.
De fil en aiguille et après diverses rencontres notables comme les collectifs Lumières Ephémères (bisous Joss 😉) et Mayadworks (bisous Mad 😉), le projet s’est transformé.
C’est à partir de ce moment là que nous nous sommes concentrées sur l’organisation d’une soirée et pas n’importe laquelle : tout d’abord nous voulions proposer une plage horaire qui nous correspondait plus, d’au minimum 12H d’expression musicale, tout comme les soirées berlinoises qui peuvent durer jusqu’à 48h (ex : Berghain, KaterBlau, AboutBlank, Ips…).
Une fois la salle trouvée, s’en est suivi une aventure qui a duré pratiquement 6 mois !
Nous avons organisé une résidence d’une semaine un peu avant l’event pour travailler les changements de plateau son et lumière car nous avions une scénographie bien spécifique. Ensuite le jour J ça a représenté 30 bénévoles, 15 artistes, 15 Techniciens (Lumière + Son Funktion One), 14h de son non stop, 2 salles, 1 crêperie, 1 stand de vêtement, 1 équipe de captation vidéo, 1 association de tri des déchets, 1 VJ et 400 personnes ….
Nous sommes partis de rien et avons réfléchis à un concept de soirée. Nous voulions proposer une soirée de 12h basée sur l’évolution de la musique électronique. Le système de quadriphonie nous intéressait particulièrement et nous avons réfléchit à un show qui se termine par cette technique. Ensuite nous avons réunit les techniciens pour voir si cela était faisable. Grâce eux ils nous ont ouvert un réseau de partenaires qui étaientt tous partant pour nous suivre bénévolement.

Quels sont les concepts que vous développez en organisation d’événementiel ?

Partage, Amour, Respect, Liberté, Qualité sonore, Expérimentation musicale, Mise au premier plan de la partie technique…
Avant tout c’est une ambiance, une sorte de show que nous proposons, non pas une soirée lambda de 5h de son. Ce que l’on veut c’est travailler en équipe et notamment avec les techniciens (du son, de la lumière ou encore les vidéastes, mappeurs …).
Nous soumettons l’idée aux techniciens (son et lumières) qui nous font leurs retours, et nous travaillons ensemble sur les contraintes, leurs envies, leurs nouveautés techniques… Finalement c’est presque eux qui organisent tout le show et nous les guidons vers notre rêve le plus fou !

Comment organisez-vous votre programmation ?

Nous imaginons tout d’abord une ambiance, un concept de soirée. Nous voulons raconter une histoire. Il nous sert ensuite de fil conducteur pour appréhender les questions techniques, artistiques et logistique.
Pour notre projet au Croiseur, nous voulions proposer au public une soirée qui retraçait la musique électronique des années 90 à « demain », représentée par un live en quadriphonie.
Nous avons fait appel à des artistes issus de collectifs que nous connaissions ou que nos équipes techniques connaissaient (Berlin Suisse France). Chacun d’eux ont dû réaliser un set de deux heures, en rapport avec la période qui leur était donnée.
Pour la quadriphonie, nous avons fait appel à un artiste lyonnais qui a travaillé en étroit partenariat avec nos techniciens lumières et sons afin de produire un show tribal, sombre à base de cassettes et de vieilles machines, lumières blanches, jeu de miroirs… Le but étant de proposer une spatialisation sonore en 4 points sur du Funktion One, afin de faire vivre à notre public une réelle expérience sonore futuriste.

Comment choisissez-vous les lieux où vous organisez vos soirées ?

Généralement on ne les choisit pas…C’est plutôt des questions d’opportunités.
La plupart des lieux culturels à Lyon se voient être le monopole de quelques institutions…euh pardon associations. Il devient compliqué pour la plupart des petits collectifs de proposer des concepts alternatifs qui ne sont pas basés sur la rentabilité.
Alterfrekences, comme nous l’avons dit plus haut, est née d’un regroupement de lyonnais plus ou moins acteurs de la scène culturelle. Le croiseur était déjà exploité par nos copains du Nobody Crew. On recherchait un lieu type industriel. Le Croiseur (Théatre à Jean Jaurès) était notre lieu de prédilection de par son histoire et son architecture. S’en est suivit une rencontre avec Khaled, l’administrateur de l’époque, et le début d’une aventure. Nous sommes arrivées avec des plans de scènes pour chaque tableau sonore désignés par une amie graphiste ce qui a tout de suite plu et impressionné !

Quelle place accordez-vous à la prévention santé ?

Bien entendu, nous voulions mettre en place un stand d’informations. L’important pour nous était de ne pas nier mais d’accompagner. Nous avons donc fait appel à l’association Keep smiling qui a pu nous donner un carton rempli d’objets et brochures de prévention. Nous aurions aimé un stand plus interactif mais c’est une association qui fonctionne très bien sur la région Auvergne Rhône Alpes qu’il faut booker très tôt, et comme on s’y ai pris un peu tard, ils ont fait ce qu’ils pouvaient ! D’ailleurs il ne faut pas hésiter à aller les rencontrer dans leur locaux à Lyon c’est un association très dynamique et indispensable dans le milieu de la musique électro techno …

Quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre ?

Dans l’idée de retracer l’évolution de la musique électronique à partir des années 90, nous avons fait un bon nombre de recherches afin de retracer les genres qui avaient vu le jour depuis. La soirée évoluait sur un répertoire dance, techno, trance, avec quelques pointes de drum & bass puis une nuance tribale aux inspirations africaines pour finir sur une micro légère… (vous nous suivez ?? Rire )
Finalement on aime tout style de musique ! On veut juste qu’ils soient bien amenés par nos DJs pour que notre public soit réactif !

Avez-vous le sentiment que le public électronique est spécifique selon l’endroit où vous organisez ? Quelles différences/ressemblances avez-vous pu noter ?

Oui, bien sur. Un entrepôt n’attirera pas le même public que l’ont peut voir en boîte où les talons et les strass sont de mise (rire). Cela dit, notre but est justement de casser ces codes. Nous même, venant d’horizons bien différents les uns des autres, l’idée est de prôner et de promouvoir une mixité, une mixité des genres, des codes avec le partage des mêmes valeurs !

Avez-vous le sentiment que le public est reconnaissant du travail que vous faites ?

HEUUU….. On espère ! En tout cas, nous, on s’est régalé.

Les projets à venir ?

Des idées, des concepts qui nous trotte dans la tête, des opportunités de lieux … pour le moment rien d’annoncer 😉

Merci beaucoup pour ces réponses, le mot de la fin ?

                                                    …. Nos nuits seront toujours plus belles que vos jours ….

N’hésitez pas à visionner notre aftermovie où tous nos partenaires sont cités !!!

Lien vidéo vimeo

ParMarius Sergent

Lud’O

Son énergie et son plaisir du mix font que, dès qu’il passe derrière les platines, l’ambiance devient électrique ! Les groupies s’amassent, le son groove, les sourires s’étirent et la soirée est partie ! On peut l’entendre des Saisies à Lyon : voici l’univers de Lud’O !

Salut, merci d’avoir accepté mon invitation : peux-tu commencer par te présenter ?

Salut. Et bien moi, c’est Ludovic Sausset , j’ai 39 ans, j’habite en Savoie, je suis père d’un petit garçon de 4 ans et demie , je travaille dans un hôtel en tant que technicien de maintenance dans une station de ski et je suis un grand passionné de musique ! J’écoute de tout : je suis musicien, DJ, bon vivant… Et aussi célibataire pour celles qui souhaiteraient me connaitre après avoir lu cet article (rire) !

T’as commencé la musique par la guitare et t’as eu une période punk : on peut en savoir plus ?

Oui, j’ai eu ma première guitare à 14ans et j’ai bien grattouillé plusieurs années avec pas mal de monde… J’ai pu faire du bruit avec des punks, des rifs de guitares avec des hardos, des soirées roots avec les PoyPoys… Mais toujours avec cette passion de faire de la musique et de partager des moments ensemble… Et boire de la bière (rire). J’ai fait aussi beaucoup de festivals, soirées concerts pour suivre des groupes que je kiffais et découvrir aussi de nouveaux talents. Ça remonte à 20 ans maintenant mais c’était une belle période.

Comment es-tu venu à la musique électronique ? Qu’est-ce qui t’attire dans ce milieu ?

J’ai mis du temps à venir aux musiques électroniques : je suis resté longtemps un pionnier des soirées concerts, des instruments, de voir des zikos en live devant toi et te faire danser. Mais on m’a emmené dans les premières free-parties, des teufs dans des lieux insolites comme des champignonnières en Indre et Loire, sous des ponts d’autoroute, dans des grands champs ou dans des purs spots un peu partout en France. J’ai vraiment découvert un milieu underground, fait des belles rencontres avec des personnes qui ont cette philosophie : “vivre libre ou mourir !”. Je me suis rendu compte qu’il y avait une variété de musiques, des styles différents allant de la Drum & Bass, Techno, Hardtek, Hardcore, Acid… Et tous ces boutons que je voyais clignoter, ces platines avec des vinyles, de purs DJ’s, des liveurs, des gros murs de sons, des camions aménagés… C’est un tout et ça m’a plus tout de suite !

As-tu monté/fait partie d’associations en musiques électroniques? Quel rôle y as-tu joué ?

Les 10 années passé en Indre et Loire m’ont permis de côtoyer plusieurs bandes de potes et sound-systems tels que INFRABASS, DST, ODN, LES CHATS PERCHES, les KO37 Unit (avec qui j’ai eu la chance de participer et d’organiser des grosses soirées et sortir les Protos, les Bassbins et les Turbosounds… On a passé pas mal de temps ensemble a écouter le Martin Audio ronronner). Une de mes plus belles orga qui restera à jamais gravé en moi, c’est la VENDETTA 2005 en Italie…. Les anciens s’en souviendrons longtemps ! Maintenant, ça va faire 10 ans que j’habite en Savoie et j’ai également rencontré plusieurs collectifs avec qui nous avons organisé plusieurs événements. Il y a eu Uppercut avec le festival Élément au Fort De Tamié (73), la teuf du barrage de la coche avec les Malbarés/Lunatik Armada, le conteste de ski “Tribute To The Air” avec Lunatik Armada et beaucoup d’autres…

Quels artistes ou label ont influencé ta conception du mix ?

Franchement, après toutes ces années et après toutes ces rencontres, ces expériences musicales, y en a tellement de labels et d’artistes qui m’ont impressionné. De les avoir vu et écouté, c’est sûr que ça m’a influencé dans le mix. J’écoute énormément de musique, j’en achète, j’en visualise, j’en télécharge, je la partage avec mes proches : c’est tout ça qui influence ma musique, mon style, et mes envies du moment. Après il y a quand même quelques artistes qui resteront des exemples pour moi, des anciens qui m’ont toujours impressionné, je peux te citer :

Dud, un DJ d’InFrabass, pour sa Drum & Bass massive et explosive.

Dj Skuff des Ko37 UNIT pour ses sets Acid Techno qui font voyager

Martin, du collectif METRO, un liveur Tchèque qui est un tueur avec son style bien à lui…

Et il y a tous ceux que je suis actuellement et qui m’inspire : de Gesaflestein à Amélie Lens, de Comsic Boys au label Hungry Music, Lot49 et plein d’autres…

Quel matériel DJ utilises-tu ? Recherches-tu des spécialités techniques particulières ?

J’ai commencé sur vinyles avec des Technics et une Eclerc Nuo 5. J’adorais jouer de la Drum & Bass, de la Jungle et bien sûr de la grosse Techno. J’ai acheté pas mal de vinyles, j’ai une belle petite collection chez moi de différents styles. Mais comme je ne trouvais tous les titres en vinyles, j’ai acheté une carte son Serato SL3 avec des vinyles encodés : j’ai pu améliorer mon mix, mélanger des styles, jouer des remix. Maintenant pour le coté pratique en soirée, je suis passé au contrôleur Pionner DDJ-SR et je me fais énormément plaisir à jouer sur ce matériel ! Je garde néanmoins chez moi les platines et je suis toujours prêt à lancer un coup de mix vinyle entre amis.

Peux-tu nous raconter ta première expérience de mix en public ? 

J’ai eu, comme tout spectateur de soirées, cette envie de jouer en public, de monter sur scène et faire vibrer les gens. Mais étant perfectionniste, tant que mes sets n’étaient pas totalement prêts, je me privais de jouer en public. Puis il y a eu cette soirée , il y a maintenant 9 ans , dans un bar aux Saisies (le pub La Cordée) où j’ai joué avec le collectif Lunatik Armada : mon baptême du feu ! Il y a eu une ambiance dingue : les gens avaient tous le sourire, ils dansaient ; on avait chaud et j’ai envoyé un super set Techno qui a plu à tout le monde. On m’a félicité longuement de ma performance après cette soirée et ça m’a rassuré et mis en confiance pour des soirées futures : j’étais prêt et j’allais travailler pour assurer mes prestations et faire danser les gens.

Pour toi, c’est quoi un bon DJ ?

Toujours compliqué cette question… Les gens passent beaucoup de temps à discuter de ça, à comparer les matériels, les ambiances, les styles… DJ ou live ? Contrôleurs ou platines ? Pour moi, ce qui est sûr, c’est qu’il faut aimer la musique, être passionné par ce qu’on fait , aimer danser, aimer faire danser les gens et être pro. Car un bon DJ doit savoir s’adapter à son public, proposer une prestation de qualité et surtout passer du bon temps avec le public ! On n’arrête pas un peuple qui danse !

Tu n’as jamais sorti de productions : une raison à tout ça ?

C’est quelque chose qui m’intéresserait… C’est un bel aboutissement de créer ses propres productions et les jouer en public. J’ai essayé différents logiciels tels que Fruity Loops, Reason, Ableton Live… J’ai réussi à créer des petites choses assez basiques mais les idées sont là ! Le gros problème pour moi avec la production, c’est le temps. Il faut consacrer des heures à rechercher des sonorités, des mélodies, des arrangements, à faire son mastering. Je préfère actuellement rechercher de tracks propres, bien masterisés pour composer mes sets et jouer en live. Mais je reste persuadé que j’y reviendrai car c’est un milieu qui m’attire.

Peux-tu nous parler de tes projets à venir ?

Des projets simples : profiter de la vie, profiter de mon fils et de ma famille, faire des voyages et m’ouvrir l’esprit, faire des rencontres (artistiques et autres… Petit rappel pour mesdames [rire]), continuer à jouer de la musique, faire plaisir et se faire plaisir et bien vivre !

Merci de m’avoir accordé de ton temps : ton mot de la fin ?

Il faut avoir une grande musique en soi si on veut faire danser la vie !

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ParMarius Sergent

Why Not

INTERVIEW – Ce collectif de Dj sévit depuis 2011 dans le sud de la France… Ce groupe de potes qui s’est rassemblé par passion pour la musique électronique se développe aussi par le côté obscur de la force : la création d’event autour du DJing ! Discussion avec Dubix du Collectif Why Not :

Salut Antho, aka Dubix, et merci à toi de prendre le temps de me répondre ! Pour commencer, peux-tu te présenter, toi et ton asso ?

J’ai 27 ans, j’ai commencé la musique au lycée comme bassiste en montant un groupe avec des potes. En parallèle, j’ai commencé à m’intéresser aux musiques électroniques et à bidouiller un peu de son sur mon ordinateur puis ensuite, j’ai attaqué le mix.
En ce qui concerne l’asso, elle est basée à Rodez en Aveyron. Elle a pour but de promouvoir les musiques électroniques à travers divers événements ou collaborations, et grâce à notre collectif de 6 Dj.
Nous diffusons également un podscast mensuel en téléchargement libre sur notre page Soundcloud dans l’optique de faire de la promo à des artistes plus ou moins connus que nous apprécions.

Comment est né ce projet ? Comment tout ça s’est mis en place au départ ?

Au début, on organisait des free parties, puis en 2010 on a décidé de créer quelque chose de plus concret, histoire de proposer du son et des soirées ailleurs que dans des champs ! Nous avons monté notre premier évènement autour d’un buron sur l’Aubrac début 2011. La machine était lancée !

Vous avez en date de prévues les vendredis Électro, le 4 mai et le 8 juin (au café de la Paix à Rodez) puis une soirée au bar le Dayton à Figeac le 12 mai -comment est-ce que vous gérez le timing et l’organisation entre vous ?

Effectivement ! Les vendredis Électro c’est chaque premiers vendredis du mois depuis 4 saisons. On fait venir des collectifs ou des Dj d’un peu partout histoire de créer une bonne dynamique ! C’est un peu le fil conducteur, puis ensuite d’autres soirées se rajoutent de temps en temps dans d’autres lieux !
Pour gérer tout ça, on se débrouille comme on peut, à la bonne franquette, comme on dit !

Avez-vous des liens avec les autres assos du territoire qui organisent ? Comment se passe les collaborations inter-asso ?

Oui bien sûr, on a pu collaborer avec plusieurs structures ! On pose de temps en temps nos propres scènes ou inter-plateaux sur des festivals et 2 de nos Dj sont résidents sur les Natural Games à Millau. Les salles de concerts, assos, bars ou clubs du coin nous connaissent bien et font régulièrement appel à nous !
Les collaborations se sont toujours bien passées, c’est important d’échanger avec les acteurs locaux histoire de dynamiser le territoire !

collectif why notComment choisissez-vous les lieux où vous organisez vos soirées ?

C’est toujours compliqué de trouver des lieux adaptés à ce que l’on veut proposer. On est souvent limité en terme de place ou d’horaire. Du coup on s’adapte et on fait comme on peut avec ce que l’on trouve et ce que l’on nous propose !

 

Quelles valeurs diffusez-vous à votre public ?

Partage et respect principalement ! C’est toujours agréable de partager une passion commune pour le son avec le public, surtout quand il est réceptif ! Tout ça avec le smile, dans la bonne humeur puis le respect des lieux, de soi et d’autrui.

Quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre dans vos soirées ?

Principalement house et techno mais le panel est plutôt large ! Acid, Bass-Music, Drum & Bass, électro-swing et autres dérivés !

As-tu le sentiment que le public électronique est spécifique selon l’endroit où vous jouez ? Quelles différences/ressemblances as-tu pu noter ?

Ça peut être le cas effectivement. Mais parfois, et plus particulièrement dans les bars, il y a les habitués qui connaissent et suivent nos soirées puis ceux qui passent sans vraiment connaître. Des fois ils sont curieux et ils accrochent et des fois non (rire) !

Avez-vous le sentiment que le public est reconnaissant du travail que vous faites ?

D’une manière générale oui bien sûr, même si ce n’est pas toujours le cas ! On a très souvent de bons retours.

Les projets à venir ?

Rien d’extraordinaire. Continuer à pérenniser nos soirées et notre collectif puis peut-être la création d’un vinyle un de ces quatre !

Merci pour toutes ces réponses !! Le mot de la fin ?

Avec plaisir ! Peace love, sound beer & unity !

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ParMarius Sergent

Cousin Vic

Dj et producteur, créant une Techno langoureuse et groovante à souhait, Lyonnais d’adoption mais Clermontois avant tout, découvrez ou re-découvrez l’univers de Cousin Vic :

Salut et merci à toi d’accepter mon interview, peux-tu commencer par te présenter ainsi que ton parcours dans la musique électronique ?

Salut à toi déjà et merci pour l’intérêt que tu portes à ce que je fais…
Alors moi je m’appelle Victor Raynaud et je suis né en Avril 1989 à Clermont-Ferrand. Mon parcours dans la musique électronique est assez simple et n’est pas que de mon fait. J’ai un frère ainé qui a bercé là-dedans depuis l’arrivée des raves et qui m’a contaminé sans le vouloir. A 7ans je suis tombé dans sa chambre sur sa réserve de cassettes audio (une boîte à chaussures remplie de techno sous son bureau), j’en ai choisi une au pif, inspiré sur le moment par la jaquette. Je ne sais plus si c’était une cassette de Crystal Distortion ou de Meltdown Mickey bref un des Spi (que mon frère connait bien)(Spiral Tribe NDLR), je suis allé dans mon bain après avoir mis la cassette dans le poste (je m’en souviens comme si c’était hier, dans les moindres détails), et là, RÉVÉLATION !! C’était déjà fini pour moi.
Ensuite à 12 ans je me suis mis à squatter Rebirth (1er séquencer) sur le pc de mon frère, ensuite je me suis mis au mix en faisant mes premières scènes en free, puis après j’ai vite voulu faire mes prods…
Du coup je suis tombé par hasard sur la SAE Institut à Paris et j’ai validé mon diplôme “Electronic Music Producer.” Entre temps j’avais déjà signé sur quelques labels et je voulais me professionnaliser un peu plus là-dedans… Donc voilà où j’en suis aujourd’hui, et j’en suis assez satisfait même si tu en veux toujours plus, une réussite en amenant une autre…

D’où vient ton nom de scène ?

(Rire) C’est une longue et vieille histoire à la con… Qui normalement devrait porter préjudice à mon frère !
En fait tout comme toi j’ai fait des saisons en  stations de ski, à la Plagne précisément, tout comme mon frère les dix années précédant les miennes. Et il se trouve que mon frère était surnommé “coussin péteur” (on se demande pourquoi…) qui s’est transformé en “cousin Peter” et qui s’est raccourci en “cousin Pit”.
Quelques temps plus tard je débarque à la Plagne avec cette même sale gueule de Raynaud (je suis la copie conforme de mon frère) et donc “cousin pit” est devenu “cousin vic”. Et un beau jour alors que je me produisais à Terre Blanque pour une soirée dubstep (à l’époque sous le nom de “Parazite Basko”) le mec qui a fait les fly (le meilleur pote de mon frère) m’a annoncé sous “Cousin Victor”… On s’est bien marré avec ces conneries, puis c’est resté…
En plus ça m’évite de m’appeler “Alejandro Fanchini” par exemple, comme un trou de balle sur deux de la scène club minimal…

Quelle est ta philosophie, ta conception de la production ?

Vaste sujet : tu pourrais me dire, je ramasse les copies dans deux heures…
En fait à la base c’est un exutoire, le mix ça m’a fait marrer les premiers temps puis très vite je voulais exposer ma vision de la Techno qui est faite d’influences diverses et variées. J’ai besoin d’expulser ce qui me tourne dans la tête, sinon ça reste, ça tourne et ça rend fou (Rire).
Après ma philosophie du truc, c’est que j’essaye de ne pas me fixer de limite, même si tu as quelques codes à respecter forcement, que ce soit dans la composition ou la structure et l’arrangement. J’ai besoin de faire tout style de techno, je n’arrive pas à me cantonner dans un seul style bien défini, même si je sais qu’on peut atteindre une forme de “notoriété” plus rapidement par cette voie. J’ai besoin de faire pleins de choses différentes parce que j’écoute pleins de choses différentes…
Ensuite le fait de savoir produire amène à mes yeux une certaine crédibilité, parce que mixer tout le monde peut le faire, même s’il y en a des meilleurs que d’autres là-dedans (pour ma part j’ai aucun talent particulier par exemple).
J’aurais toujours une attention supérieure pour un bon producteur que pour un bon Dj.

Travailles-tu seul ou en collaboration ?

Ca dépend ! Et là si t’es un bon, tu me réponds “ça dépend, ça dépasse”.
En fait je ne fais pas que de la Techno, je suis aussi très actif dans la Somatik Techno (où je rencontre un succès bien plus prononcé qu’ailleurs) qui est un mouvement musical underground électronique qui nous vient des pays de l’Est. Plus précisément de Russie et d’Ukraine.
En Techno je produis seul, et en Somatik je produit seul aussi, mais également très souvent en collaboration avec Monsieur Hertzman (le boss de Lethal Dose Recordings, Somatik Sounds, Plunk, Berberis et de Lethal Script Label…).
On a pondu notre premier album en collaboration en septembre 2017 après un an et demi de travail acharné. C’est une autre manière de travailler, surtout avec un tel nom, qui est d’une exigence incroyable. Ce genre d’exigence qui te fait grandir, qui te tire vers le haut, qui fait que tu te remets en question constamment… On apprécie d’ailleurs énormément notre complémentarité, qui est réelle! Il est plus à l’aise en compo que je le suis et moi de mon côté j’apporte mes aptitudes en terme d’arrangement, où il me laisse carte blanche. Puis on va dire que j’ai une approche plus Techno de la Somatik que lui. On essaye donc de marier sa composition ambiante et planante avec mon approche plus rentre dedans, plus primaire, plus Techno. On prend vraiment plaisir et on n’en a pas fini tous les deux, on a TOUJOURS depuis deux ans, un projet en cours… J’ai l’impression d’avoir franchi un cap en travaillant avec lui.
Et puis c’est vraiment très flatteur pour l’ego quand quelqu’un comme lui vous demande de travailler avec. Et du coup, être très rigoureux dans le travail avec lui, ça m’a apporté une certaine prise de liberté dans mes projets perso, je me débride, j’ose… C’est un peu paradoxal.
Ce que je veux dire, c’est que je me lâche quand j’ai pas Monsieur Hertzman sur le dos (Rire) et des fois ça donne des bons trucs (Rire).
Bref c’est que du positif, que je sois seul ou non ça fait deux ans, voire un peu plus que je sens que j’avance vraiment…

Quel matériels et logiciels possèdes-tu dans ton home studio ? Recherches-tu des spécificités techniques particulières ?

Alors moi je suis basique grave, j’ai un petit synthé novation et le reste c’est tout du VST. Il y a des trucs vraiment excellents aujourd’hui…
En terme de rendu on a des trucs très très propres. Certes ça ne vaudra jamais le hardware, l’analo etc, mais c’est déjà tout à fait correcte. Après je ne vais pas non plus tout détailler pour ne pas me foutre à poil, et j’ai aussi un compresseur externe que je n’utilise pas toujours.
Mon séquenceur c’est Ableton, ça c’est pas très original. Je trouve ça assez intime, tu demandes pas à un magicien quels sont ses trucs. Et me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, je suis loin d’être un magicien dans la Techno, j’ai rien inventé les copains !
Sinon, si j’avais un souhait, j’avoue que j’aimerais vraiment me mettre au modulaire… Mais faut des sous et de la patience pour ça (Rire)…

Comment puises-tu ton inspiration pour composer ? Quels sont tes influences en matière de production ?

Souvent ça fait Boom Boom Boom… Tu connais? (Rire) Tu veux des noms ou quoi ? Qui m’inspire ? Y’en a tellement…
Depuis mon école à Paris, je suis très dans la technique de mix du track (mais pas que non plus), j’essaye de tendre, tant que faire se peut, dans des bassline très présentes, un chouille crado, avec un beat qui a des frappes sèches et des vélocités augmentées. De quoi faire sonner du sale mais propre… c’est pas très clair mais ceux qui consomment de la techno devraient me comprendre (Rire).
Après je peux te faire un petit podium de mes influences en terme de producteurs, c’est-à-dire en technique pure. Mais de toute façon, quelque chose de bien produit, même si c’est pas ton style de prédilection, tu prends plaisir à l’écouter et tu trouves ça bon.
Bref si on s’attaque au podium :
En 3 je te mets ce qui se fait chez Drumcode, pas tout non plus, mais Sam Paganini, Pig & Dan, Adam Beyer, Enrico Sangiuliano, Julian Jeweil, ça c’est du très bon boulot.
En 2 je te mets “Hell Driver », je trouve ce producteur incroyable, il a tellement de qualités, et dans tous les styles en plus… Après on est dans une époque où le faire savoir est plus important que le savoir faire et ce mec mériterait de jouer tous les weekends, partout !! Pour l’instant il se contente de déchirer tous les tops Beatport, il est en train de prendre de l’ampleur et c’est mérité.
Et mon chouchou numéro 1, c’est un français, un toulousain, qui casse tout depuis tellement d’années, qui a déchiré toutes les scènes Electro sous tellement de blases, le gars sait tout faire. C’est “The Clamps.” Je parlais de crade mais propre tout à l’heure et ben là on a les deux pieds dedans mon pote !!! Il est incroyable, il sait tout faire, Trance, Techno, Drumstep, Neurofunk, Dubstep. Là, il faut que j’arrête de parler, faut juste que tu ailles écouter et puis c’est tout ! Et le pire, pour la petite anecdote, c’est que c’est le pote d’un très bon ami et que je ne l’ai jamais rencontré. Ca va me faire quelque chose si un jour ça arrive, parce que c’est vraiment mon préféré depuis le début ! Mais t’inquiètes je ne laisserai rien paraître (rire).

Tu as signé ton dernier EP sur Fortwin-Records, as-tu une stratégie particulière dans ton démarchage de label ?

Pas particulièrement non, puis ça a bien évolué entre aujourd’hui et il y a quelques années… Au départ tu démarches un peu partout et puis quand il y en a un qui répond à ta requête par l’affirmative, tu es super content parce que ça fait partie de tes premiers label, puis que tu as le sentiment d’exister. C’est un peu con mais la première fois que tu vois ton blase sur Beatport tu te dis bon ben c’est pas mal.
Puis des fois tu reçois des masterings qui ont massacré ta création originale et là tu te dis bon, faut que je fasse du tri et que je regarde chez les labels qui peuvent me correspondre et qui font du bon taff…
Puis un beau jour, je ponds un EP 2 titres mieux que les autres, un projet grave péchu, bien rentre dedans, avec franchement une structure pro que je n’avais encore jamais su faire. Un petit moment où j’étais “touché par la grâce” parce que j’ai fait mon deux titres en une vingtaine d’heures, tout coulé… Ça venait comme ça puis là, je me suis dit : “Allez j’ose tout et je demande un remix à Hell Driver” (l’artiste dont je vous parlais précédemment) et en plus je l’envoi chez “Beast Factory Recordings” qui fait partie du top 3 de mes labels préférés. J’ai envoyé tout ça en mode pro avec une bio, avec la demo et le remix, le book, enfin tout, et 24h plus tard je reçois un mail de Beast Factory qui me dit qu’ils adorent et qu’ils sont chauds pour me signer.
Donc là ouais j’ai un peu kiffé ! Et depuis ce jour-là, je n’ai plus démarché un seul label, c’était l’inverse qui se passait. Petite dédicace à mon père qui me répétait sans cesse quand j’étais plus jeune “bouges toi le cul personne ne viendra te chercher” (Rire) et il a raison d’ailleurs (Rire).
Mais bref, c’est incroyable le crédit que ça m’a apporté de signer chez eux, surtout que mon EP  a fini vente la plus populaire de l’année 2016 chez Beast Factory. Incroyable…
Puis après, j’avais pas mal de demandes de plusieurs labels, j’ai pu aussi accepter et refuser des projets et me “donner” au meilleur label.
Ensuite, mon dernier EP chez Fortwin-Records, c’est un truc qu’on avait prévu depuis longtemps avec le boss du label avec qui je corresponds régulièrement. C’est un passionné qui propose un travail très pro, il y a d’ailleurs des artistes très prestigieux qui sont signés chez lui. Du coup ce 6 titres c’était chez lui que je voulais le faire même s’il y avait d’autres labels qui étaient intéressés…

Sur quels labels aimerais-tu signer ? Pourquoi ?

Et ben bonne question… je t’avoue que j’aimerai vraiment bien signer chez Yin Yang Records, parce que c’est un label auquel je me suis toujours identifié, à qui j’ai déjà envoyé des démos où ils m’ont dit que le travail était très bien fait, mais que le style ne correspondait pas à 100% à celui du label. Du coup j’ai un peu de mal à les cerner des fois mais je vais y arriver un jour, c’est un peu mon petit challenge que je me suis fixé, j’espère y arriver… y’a pas de raison… Je sais que j’ai le niveau !
Sinon Drumcode (peut-être un peu ambitieux) mais je crois qu’il faut être chauve pour signer chez eux (Rire).
Sinon j’aime beaucoup le travail de Naked Lunch, Elektrax, j’aimerai signer chez Token Records, le label de Inigo Kenedy, mais c’est pas vraiment ce style de Techno que je produis actuellement, c’est par admiration de l’artiste qu’il est et de la musique qu’il compose aussi. C’est ce que j’appelle de la Techno de daron, je ferai ça quand je serais un grand garçon…
Je suis assez admiratif d’un mec qui arrive à faire un track où pendant 7minutes c’est toujours la même chose mais tu te fait jamais chier… ça demande une approche de composition hyper subtile, et dans mon esprit, il faut de la bouteille pour arriver à ça… ça demande de vraiment sentir les choses et d’avoir un feeling T&echno très fin, j’espère vraiment un jour verser dans ce genre de musique. Et certainement via l’analogique tiens !(Rire).
Pour finir Boyz Noize Records me botte bien mais je ne me suis jamais vraiment penché dessus. Je pense que le jour où je débarque avec un projet fiable et intelligent, je pourrais prétendre… ou pas…(Rire).

Quels retours sur tes productions as-tu des artistes de la scène ? Du public ?

J’ai la reconnaissance et le respect de mes pairs et c’était ça mon objectif premier. Ensuite les retours sont  positifs oui, ça me surprend même des fois. Parce que je suis bien conscient que ce que je fais n’intéresse que quelques initiés, mais quand des gros noms viennent me complimenter et que des labels que je suis depuis longtemps viennent me proposer des projets je trouve ça hyper flatteur et ça met du baume au cœur c’est sûr!
Après le retour du public est très bon également mais il me touche moins, tu sais pas toujours si c’est ta musique ou la drogue qui était bonne… Mais il m’est arrivé d’avoir de très bons compliments quand un consommateur me dit ça sonne pro, ou que mon beat bassline fait tomber les murs je kiffe. Mais quand un producteur réputé (ou non) me demande comment j’arrive à faire telle ou telle chose je bande encore plus. J’aime beaucoup quand on me dit, toi tu as fait une école d’ingé son, ça s’entend.
Mais je redescend vite sur terre t’inquiète, je suis lucide et je sais très bien que ce que je fais n’intéresse que moi comme j’aime à le dire…

Comment te positionnes-tu sur le débat entre l’analogique et le numérique ?

La vérité ? J’en ai rien à branler ! La musique c’est comme pleins de choses, il y a ceux qui en parle et ceux qui en font… Après comme je disais plus haut je pense que le numérique ne vaudra jamais l’analogique, mais qu’il y a des VST de plus en plus surprenant où la qualité est à s’y méprendre…
Mais c’est sur qu’un pied analogique ça reste un pied analogique, c’est inégalable je pense…

Développes-tu des prestations live ? Préfères-tu jouer en tant que liver ou Dj ?

J’y travaille ouais, mais c’est long et j’essaye de mettre ça sur pied avec d’autres artistes surtout. Avec mon pote Noise CtrL notamment, j’ai oublié de le citer celui-là aussi, mais accroches toi bien mon pote parce que lui aussi dans le genre pur producteur et mec qui transpire la Techno, ça se pose là !! Il a un feeling, il sent grave les choses, je l’adore, c’est mon papa, c’est en partie (voire surtout) à cause de lui que je fais ce que je fais, c’est une source d’inspiration permanente. Si je fais un truc que personne n’aime, mais que lui kiff alors j’en ai rien à foutre, je garde et je sais que c’est bon !
Mais cette histoire de live est un peu au point mort en ce moment, on manque de temps pour se voir lui et moi. Sinon on peut pas parler réellement de préférence. Il y a des qualités dans les deux. Mais c’est pareil j’ai un peu plus d’admiration pour un type qui fait du live que pour un mec qui mixe…

Les projets à venir ?

Il y en a tellement aussi… Mais là le plus concret c’est la Somatik, on vous prépare que des bombes avec Hertzman… J’ai un EP qui va sortir chez Physical Records, le label de Mik Izif et Midwooder, qui va sortir très rapidement avec des remix de Tawa Girl et de Noise Ctrl. Il y a aussi une sortie 4 titres prévus chez Basic Avenue Records aussi.  Sinon j’ai deux festochs de prévus au Sénégal et au Cameroun avec une bonne orga, un plateau bien fat… ça va être cool.
Un bon festoch en Juillet aussi en Auvergne dans un cadre magnifique avec la crème des crèmes des organisateurs de soirées. C’est le festival Stone Moon. Ces mecs-là sont vraiment adorables et passionnés. Ils ont une vision des choses en grand tout en conservant une certaine simplicité, c’est comme ça que je vois les choses sur cette scène qui tend à être de plus en plus superficielle, et ça fait plaisir !

Merci à toi pour toutes ces réponses, le mot de la fin ?

Ben merci à vous parce que je me suis rendu compte que ça n’intéressait pas que moi, il y a toi aussi donc on est déjà deux c’est cool! (Rire).
Sinon je voudrais m’excuser auprès de mon pote Gianni d’avoir pissé dans le couloir de sa boîte de nuit il y a un peu plus d’un an maintenant (rire) il comprendra…
Sinon pour le mot de la fin, j’hésite entre pantoufle et anorak, je te laisse choisir…
Et enfin une bise à tous ceux que me suivent, ma famille, mes proches, mes amis et ma p’tite Boston family.

 

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ParMarius Sergent

Nico Ortiz

Discussion avec un grand de la musique électronique Annécienne, Ex-résident du Macumba (1997 – 2010), Ex-résident du Pop-Plage (2010 – 2013), Ex-résident des Caves de Courchevel (2010 – 2013) directeur du Bowl (La Boîte d’Annecy) , directeur artistique du XNV festival et distillateur d’une Deep-Tech-House de grande qualité qu’il mixe le plus souvent à Genève (Les Voiles – Rooftop42 – Village du Soir) : Nico Ortiz !!!

Merci d’avoir accepté mon interview et peux-tu commencer par te présenter et ton parcours pour en arriver où tu en es ?

Hello à tous, je suis originaire d’Annecy (Haute Savoie), j’ai commencé en 1989 à l’âge de 17 ans en tant que pro, je fêterai mes 30 ans de deejaying en 2019 ! Je vous laisse faire le calcul sur mon âge avancé (rire) !!

Qu’est-ce qui t’as motivé à devenir Dj dans la scène électro ?

Je suis parti à Londres en 1988 dans le cadre d’un échange / correspondant, la vague House déferlait là-bas, j’ai assisté à quelques Sound system, et j’ai bloqué sur les deejays, j’en ai fait mon métier !!

Comment as-tu appris à mixer ?

Tout seul dans ma chambre (rire), il n’y avait pas d’écoles, quelques investissements de base et beaucoup d’entraînements !

Pourquoi as-tu choisi de mixer ce type de sonorités ? As-tu déjà mixé d’autres genres ?

Car je suis vraiment un amoureux de La House Music.
D’autres genres : oui bien sûr, quand j’étais au Macumba on jouait Techno Detroit, Electro pour la Zone Rouge…
Dans les clubs où j’étais résident j’ai joué plus Mainstream.
Minimale aussi quand je participai à La WMC entre 2008 et 2011.

J’ai eu le plaisir de t’entendre mixer (et c’était vraiment génial !!), quels sont tes petits secrets, quels sont tes petits plus sur scène ?

Mon secret n’en est pas un, il est logique : un choix musical homogène, une touche technique car le dj doit jouer la musique et un classement efficace des titres !!

Y a-t-il des lieux ou events où tu rêves de jouer, et quel est le lieu le plus incroyable où tu es joué ?

J’aurai aimé officier à Ibiza mais l’occasion ne s’est jamais présentée.
Le lieu le plus incroyable ou j’ai joué est à : Miami Beach, sur Ocean Drive, lors des Winter Conference entre 2008 et 2011

Comment es-tu devenu le directeur du Bowl ?

Je suis devenu Directeur au Bowl suite à l’entretien que j’ai eu avec Mr Faraglia le PDG du Club (rire) !
Non sérieusement, car je commence à avoir de l’expérience dans la Nuit je pense.

Comment choisis-tu les têtes d’affiche de tes soirées ? Des artistes que tu aimerais avoir dans tes soirées ?

Nous choisissons ensemble (avec mon D.A Michael Muret) les artistes qui pourraient éventuellement venir au club…
Cela devient difficile car les prix sont devenus inabordables pour les plus connus d’entre eux…

Quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre dans les soirées du club ?

Clubbing, House, Tech House, Future Bass, Electro, Trap, Dirty.

Les projets à venir ?

Continuer à mixer, à me faire plaisir tout en faisant plaisir aux autres, me faire mes petits edits, quelques prods… et surtout bien m’occuper de ma petite famille.

Merci à toi pour toutes ces réponses, le mot de la fin ?

C’est moi qui te remercie, je remercie Gratien du BarBar Pub de nous avoir présenté l’un à l’autre !
Et Vive la Musique !

 

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ParMarius Sergent

Compilation Room 3 – Fortwin-Records

Retrouvez dès à présent la Compilation Room 3, sur le label Fortwin-Records !!
De la techno underground, avec des artistes à découvrir (Gregor Size, Roman Faero, etc…) et un esprit militant pour la musique qu’on aime : la Techno Qui Tape !!
A noter, 2 artistes de l’association y sont présent : Chicuss et Tiago

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ParMarius Sergent

Frost records

Ce nouveau label est encore peu connu mais il ne devrait pas le rester très longtemps car c’est celui de Comah, ce frenchy qui fait danser la planète au son de sa Minimal Progressive. Rencontre avec lui et Kev Trake, le Label Manager de Frost Records !

Salut et merci de nous accorder une interview, et avant toute chose, pouvez-vous vous présenter mutuellement et votre activité au sein de Frost Records ?

C : Salut, je suis Charly Corbin connu sous le pseudo COMAH et SLOWM en tant que DJ / Producteur et fondateur du label digital Frost Records.

Je gère la partie économique du label et forme, conseil, vérifie le travail du nouveau label manager que j’ai mis à la tête de Frost Records.

K : Moi c’est Kevin Gagnieux, nouveau label manager de Frost Records depuis 2 mois environ.

C’est moi qui m’occupe de la réception des démos, de signer les artistes, des réseaux sociaux, ainsi que la mise en ligne de la musique que nous signons.

Vous êtes aussi Dj chacun de votre côté, comment est-ce que vous réussissez à marier les deux activités ? Votre label vous permet-il d’en vivre ?

C : Entre le studio et les tournées, je me suis vite aperçu que j’aurai besoin d’un soutien pour développer mon nouveau label. J’ai donc fais appel à Kevin pour qu’on s’occupe ensemble de Frost Records.

Actuellement, les revenus générés par le label ne nous permettent pas d’en vivre car le label est encore très jeune. Mais nous travaillons activement à son développement.

K : DJ n’est qu’une passion pour moi, j’ai donc du temps libre à consacrer à Frost Records.

Comment est né Frost Records, et comment c’est passé votre rencontre ?

C : J’ai voulu développer une activité annexe aux miennes dans le domaine musical qui me permettrait de m’exprimer d’une nouvelle façon. J’ai donc décidé de lancer mon propre label pour signer des artistes innovants.

Je connais Kevin depuis plusieurs années, nous sommes des amis proches d’avant mes activités musicales et j’ai toute confiance en lui. Quand j’ai recherché un label manager, je me suis instinctivement dirigé vers lui.

Quel est la plus grosse partie du travail dans un label, quelle est une journée type ?

K : Réception et écoute des démos reçues sur notre mail label.frost.records@gmail.com, échanges avec les artistes, signature des contrats, promotion sur les réseaux sociaux, mise en place des releases sur les plateformes digitales, création des artworks …

Y’a-t’il des artistes que vous aimeriez particulièrement signer ? Quels sont vos critères de sélection ?

C & K : Nous n’avons pas d’artistes précis à citer, nous recherchons principalement des productions de qualités avant la notoriété qu’il peut déjà avoir.

Comment se passe votre collaboration, y a-t’il des directives claires ou les choses se font plus librement ?

K : J’ai carte blanche sur les démos reçues, mais je me fis toujours à l’avis de Charly en cas de doutes.

Des projets pour 2018 ?

C & K : Notre but est de continuer le développement du label. Depuis sa création en février 2017, Frost Records à généré plus de 250 achats et 326 500 streams. Nous sommes donc contents de cette première année et allons continuer sur cette lancée pour 2018.

Merci pour toutes ces réponses, le mot de la fin ?

C & K : Envoyez-nous vos démos !

Frost Records sur le net :

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ParMarius Sergent

Carton-Pâte records

Ce label grenoblois a su s’imposer en 5 ans comme l’un des plus importants de la région. Des choix forts, une ligne éditoriale sans compromis, distributeur indépendant, mettant en avant les artistes émergents, mais aussi organisateur de soirées et agence de booking : bienvenue dans le monde de Carton-Pâte Records.

Bonjour et merci d’avoir accepté mon interview. Avant toute chose, pouvez-vous nous présenter votre association, l’idée de départ et les moyens mis en œuvres ?

Alors Carton-Pâte Records est un label indépendant orienté musique électronique. En 2012 on a fait le constat qu’à Grenoble il y avait énormément d’artistes talentueux et que beaucoup d’entre eux décidaient de partir à Lyon ou à Paris pour avoir plus de visibilité et de pouvoir vivre de leur musique. Essentiellement car il manquait de structure pour aider à la professionnalisation des artistes à Grenoble. En 2013 on a donc décidé de créer C.P.Rec, pour permettre aux jeunes (et moins jeunes) artistes de s’exprimer et se professionnaliser. Il fût un temps où c’était le rôle d’un label indépendant.

Quelle est la réussite du succès, comment devient-on un label majeur de notre région ?

(Rire) Alors je ne sais pas si on est un label majeur de notre région, ça fait toujours plaisir à entendre mais on se considère pas de la sorte. Je pense qu’on aime ce qu’on fait, on aime la musique et surtout la partager. Le travail que l’on fait tout au long de l’année, par nos événements, nos sorties, et les artistes qu’on aide au développement, nous donne beaucoup de plaisir. On se prend pas trop la tête, on recherche aucun succès, je pense que c’est ce qui fait notre différence au final.

Aujourd’hui vous avez prit le pari de rester sur Grenoble, ça ne serait pas plus simple de se délocaliser sur Paris (ou New York, soyons fou…) pour augmenter sa visibilité et les chances de succès ?

L’essence même du label est Grenoble. On est vraiment très attaché à cette ville qui a une histoire niveau techno, surement l’une des plus riches de France sur cet aspect culturel. C’est sûre que pour la reconnaissance et pour certains projets, être à Paris serait plus facile, mais on a fait le pari de rester à Grenoble, notre terre d’origine. Après on se déplace souvent pour jouer, à Paris, Lyon, et même à l’étranger comme Montréal, Los Angeles, etc… Maintenant avec Internet tu peux être dans le fin fond de rien, dans un village perdu et avoir accès au monde entier.

Vous êtes autant label, que agence de booking ou organisateur de soirées, quel est le secteur qui fonctionne le plus, est-ce que ce n’est pas compliqué en terme d’image, est-ce qu’il n’y a pas de confusion ?

C’est une question très pertinente. Il y a quelques années, la presse nous reprochait de ne pas avoir d’étiquette. La presse française voulait pas parler de nous car on était pas estampillé label Techno ou House. A force de discussion avec certains artistes, ça nous a confortés dans nos idées : on sort ce qu’on aime, ce qui mérite d’être défendu. Peu importe le style, on s’en fou des étiquettes. Je suis pas sûr que Mute Records voulais une étiquette quand ils ont sorti Dépêche Mode, puis Apparat, puis Cold Specks par exemple. Ils ont juste voulu défendre une musique de qualité. Nous c’est pareil.

D’un point de vue de l’image, je pense que ça peut être compliqué pour certains de tout comprendre, après on a beaucoup de proximité avec le public, on pousse à ça, on discute, les gens comprennent au final.

Pour nous il est très important de professionnaliser les artistes, on s’occupe d’eux du moment qu’ils produisent dans leur chambre, jusqu’au moment où ils tournent avec 50 dates par an. Donc Label/Maison de disque + Booking + Promoteur de soirées sont trois choses qui se complètent beaucoup au final.

Quelle est votre vision aujourd’hui du monde des labels, et plus largement du marché de la musique électronique ?

Hum, je pense que l’univers de la musique indépendante en Europe est à l’image du monde d’aujourd’hui. Surtout pour la musique électronique qui n’a jamais été aussi populaire qu’aujourd’hui. Dans un sens c’est merveilleux, car on découvre tous les jours de nouveaux artistes aussi talentueux les uns que les autres. Mais la popularisation et la prise de certaines tendances par les major transforme un courant, qui défendais certaines valeurs, à quelque chose d’uniforme, triste et plat, qui rapporte beaucoup d’argent et qui donc s’éloigne totalement des valeurs de base que représente cette musique.

Je suis assez triste de voir des festivals comme Lollapalooza qui arrive en France ou I Love Techno qui font des pass a 80€ pour un soir avec des line up à rallonge. La question qu’on se pose tous : au final la musique elle est où ? On est bien loin de l’époque où l’on regardait vers l’avenir, à vouloir créer quelque chose de nouveau, de riche, émotionnellement et humainement parlant.

Quels sont selon vous les plus belles réussites de votre label ?

Je pense la plus belle réussite c’est que le label puisse exister. Il y a plein de choses pour lesquels on est assez fière, de chose que l’on a accomplies et construites, de rencontres que l’on a faite etc… Mais la plus belle de toute reste le projet C.P.Rec.

Avez-vous refusé des signatures d’artistes que vous regrettez aujourd’hui ?

Non aucune (rire).

Comment un jeune artiste peut intégrer votre label d’une manière générale, quels sont les critères de sélection ?

Alors avant toute chose il n y a pas de critère de sélection, n’importe quel artiste peux nous contacter. Il faut d’ailleurs. On écoute toute les démos que l’on reçoit et quand c’est pertinent on envoie des feedbacks et on rentre en contact avec l’artiste pour l’aider à développer son projet. De nos jours je pense qu’il ne faut pas se mettre de barrière, si on croit en son projet, il faut pas baisser les bras et le travail fini toujours par payer.

Les projets à venir, ou est-ce qu’on peut vous voir ?

Alors on attaque un tour de France, on va jouer dans des villes comme Rennes, Nancy, Metz, Le Havre, Rouen, Paris, Lyon, etc… En station aussi, le mieux est de regarder sur notre Facebook ou notre site Internet.

On travaille également sur de gros projets pour la rentrée 2018, plus d’infos prochainement :).

Merci d’avoir répondu à mes questions, le mot de la fin ?

Avec grand plaisir ! Prenez un chewing-gum Émile !

Carton-Pâte Records sur la toile :

ParMarius Sergent

Basics Avenue records

Dj et producteur, militant pour une techno résolument underground, discussion avec le boss du label Basics Avenue Records, Gregor Size :

Salut et merci à toi de nous accorder un peu de temps, peux-tu te présenter, toi et ton label ?

Greg, 20 ans de passion. Jamais j’aurais imaginé en arriver où je suis…
Avant on pouvait écouter toutes les soirées, les mixes et nouveautés électronique de chez soi à la radio ou à la télé, et ça me plaisait de voir ces Djs faire danser des milliers de gens.
J’avais trouvé ma vocation, je découvre le vinyle, je suis obnubilé par ce rond noir, je traîne chez les disquaires du coin! Je me suis vite aperçu qu’être Dj ça a un coût. Déterminé, j’arrive à mettre de côté pour me payer mes premières Technics, que j’obtiens qu’à partir de 1997, ce fut long ! J’ai tout appris du mix, seul dans ma chambre, c’était long, complètement à l’opposé de l’actu.
Je mixais principalement de laHard Techno, j’avais l’impression d’être un mec à part… Au bout de toutes ces années de mix ou mes oreilles ont pris cher, j’ai voulu goûter d’autres genre de musiques électronique, la House, la Tech-House, le Jumpstyle et aussi le Hardcore.
Je suivais le mouvement pour essayer de jouer devant un public. Après quelques petites sessions bars et soirées privées, j’avais fait le tour de tous les styles mais je n’arrivais toujours pas à passer les portes des gros clubs.
Naïf comme j’étais, le monde de la nuit m’a montré sa vraie face. J’en ai pris plein la gueule, aucune solidarité, des fausses promesses et j’en passe…
Déçu du monde de la nuit, je me perds dans la musique et je fais n’importe quoi pour plaire.
En fait, si t’avais pas de contacts, c’était mort pour être dans le Dj boot. Je commençais à saturer, je me posais des questions.
Puis en 2002, internet me montre le monde. C’est pas la musique la fautive, c’est les gens de la night. Là, ma motivation reprend du souffle et je m’entoure des bonnes personnes.
Je retourne à la case départ et retrouve mes racines Techno. Je décide de faire une pause mix  et je m’achète ma première Roland MC303. Là, je m’éclate à créer ma Techno pendant 2 années en oubliant le clubbing. En 2004, viens la MAO « Flstudio », toujours en solitaire dans l’ombre.
Je passe des heures à maîtriser mes logiciels avec presque rien, enfermé dans ma bulle jusqu’à temps que je réussisse à faire un truc potable, je rêve de sortir une plaque mais je reste patient.
Sous le pseudo MACGREGOR, je me fais un max de contacts, labels et d’amis sur le web.
Je fais écouter mes premières productions sans trop y croire… Je m’entoure de jeunes talents qui me boost, comme le collectif les ZIRIS (Marseille), avec qui ont à partagé nos sons, nos idées, nos expériences… Je ne les remercierais jamais assez…
Puis je rencontre Vincent R, un mec de ma région qui avait son petit label « Manza records », il mise sur moi et signe mon premier release en 2010. Une fois sur les plateformes digital, c’est l’effet boule de neige.
Je fais la connaissance de Nikkolas Research (producteur/remixeur). Il me fait monter d’un cran. Des labels internationaux s’intéressent à moi, Allemagne, Floride, Mexique, Espagne, Australie… J’enchaîne les releases et les remixes, je me retrouve sur la playlist Techno d’une Djette très prisée « Marika rossa ». L’argent ne tombais pas mais je m’en foutais, je prenais du plaisir pour une fois, j’étais fière et humble surtout. J’ai encore actuellement les mêmes amis dans la musique.
De là, j’apprends à maîtriser mon image, les réseaux sociaux et tous ses petits secrets pour être visible et, j’avoue, ma vie privée est mise de côté.
2011, je prends un coup de masse, je dois me battre contre un cancer ! Pendant 3 ans, la musique ne m’a pas lâché mais surtout aidé à surmonter cette maladie. Après un dur combat, je suis en rémission.
En 2014, je reviens, déterminé à continuer ma passion. Gros changement, Macgregor est noyé dans le flot d’informations  du net. Entre les bateaux, le golf, les acteurs, les anglais et deejays en tout genre, j’étais coincé dans la toile. De plus, je faisais trop de sons différents et je me suis aperçu que dans la Techno il y avait des codes à respecter.
Motivé comme jamais, je  prends la décision de recommencé à zéro, sans faire les mêmes bêtises de débutant. Je change de nom « Gregor size », je re-travail tout ; l’image, le marketing, la pub, les pages internet, la musique. Là, tu t’aperçois qu’un artiste de nos jours doit être polyvalent. En plus, je fais tout, sans l’aide de personne et c’est du taf !!! Avec de la chance j’ai réussi à faire la transition.
J’ai eu l’occasion de mixer en Belgique, Marseille, Montpellier, Lille… j’ai fait des radios locales aussi… Je ne pensais pas être aussi apprécié dans le sud et à l’étranger.
Je vie ma passion pleinement, tout en gardant la tête sur les épaules.
Je rejoins le label Manza Records de mon pote Vincent qui est devenu depuis [Basics avenue] avec la complicité d’un troisième artiste : Morgan Willis. On essai de mélanger les styles, mais avec tous les à coté qu’on avait chacun niveau musique, le label était de plus en plus à l’abandon.

Septembre 2017, je voulais créer mon propre label. Avec mes idées, j’en discute avec mes deux amis, et la Vincent me dit qu’il veut arrêter et prend la décision de me céder son label, j’étais heureux !!
Nouveau challenge ! Le label avec qui j’ai signé mon premier EP !! Alors j’ai dit oui et promis de faire perdurer le nom de BASICS AVENUE.
Depuis BAR est devenu un label bien spécifique Techno.

To be continued !

Comment es-tu rentré en contact avec la musique électronique ? 

Je vie dans la région frontalière entre le nord de la France et la Belgique, j’étais cramé de son : New Wave, Funk, Oldies, Rap, Dance… J’écoutais tout ce qui passait sous la main, la musique était mon pilier.
J’écoutais souvent la radio, les clubs belges proche de chez moi qui cartonnaient m’étaient inaccessible par manque d’argent et de voiture.
Pendant des années, ma petite chaîne hifi k7 était mon ami. Chaque soir, je mettais mon casque, j’écoutais les mixes et je fermais les yeux. J’y étais : l’évolution de la musique électronique avançait à grand pas et je ne voulais rien louper. J’enregistrais des k7 de mix que je décortiquais, des fois je m’amusais à mixer deux k7 ensemble (rire). Je pense que pas mal de gens ont eu la même expérience dans les années 90, ça bouillonnait grave !!
Des genres musicaux se créés, la House Music, la Newbeat, la Trance, la Techno, la Minimal….
Je me souviens d’un événement qui m’a marqué : en 97, je découvrais à la télé le festival Happyland à La Défense avec des artistes  comme Jeff Mills, Jack De Marseille, Green Velvet, Lady B ou Funky Data et tous ses géants de la Techno, House …
La Techno Parade, la Love Parade, les 10 Days, Pukkelpop, Carl Cox, Laurent Garnier, dj Sneak, CJ Bolland, Sven Vath, Juan Atkins, j’emmagasinais un max de musique…
J’en ai bouffé des heures de sons, jusqu’au jour où je me suis remué le cul et dit : c’est ça que je veux faire : Deejay.

 

Comment se porte la culture électronique près de chez toi ? As-tu le sentiment qu’il y a une scène locale spécifique ?

Alors, disons que depuis quelques années le nord et la Belgique ont perdu leurs années festives !
Fermeture de clubs, mairie et police plus stricte à cause des abus, fermeture tardive réglementée, budget sorties réduit, beaucoup privilégie les petites soirées à domicile ou économise toute l’année pour se faire un gros festival en Hollande… Les générations changent…
Beaucoup d’anciens Djs régionaux restent encore sur le coup avec leurs soirées rétro clubbing 90’s, ils restent sur leurs acquis, ce passé prestigieux ! C’est souvent la même playlist, mais bon faut avouer que ça marche toujours (anciens ou jeunes) , pendant que toutes l’Europe avance vers l’avant.
C’est mon point de vue !
La Deep-House, Tech-House restent implantées dans les bars et clubs bobo de la région. Certains se démarquent mais ils sont minimes. Le Jumpstyle, Hardstyle et Hardcore restent encore bien représentatifs des jeunes nordistes et belges.
La Techno dit underground à fait un bon chez nous depuis deux ans, voir trop ! On risque l’overdose !! Trop de soirées identique se suivent et ce, chaque week-end !! On va vite arrivé au bout.
J’ai assisté à des scènes Techno où l’on fait venir de gros artistes internationaux, qui font des festivals dans le monde à plus de 10000 personnes, et chez nous, on est 30 passionnés : je peux te dire que le mec ne reviens plus !!
Même le tecknival de Cambrai cartonne plus, pourtant il n’y a pas de gros Djs. Tout le monde se plein qu’il n’y a pas assez de bonne soirées et, le jour où quelqu’un fait un bon évent, il n’y a personnes. Faudrait nous dire ce qu’ils appellent  « bonne soirée ». On n’y comprend plus rien de toute façon…
J’espère que chez nous, la musique électronique va revenir sur le devant de la scène. Les fêtards sont toujours-là, alors les choses vont bien changer un jour… c’est juste que les autres pays ont moins de contraintes que nous je pense.

Bien sûr, il y a moyen de trouver des petites pépites, une petite élite passionnée de Techno persiste et continue à faire de bons rendez-vous tant bien que mal, comme MSE ou FANATEK qui font du bon boulot. Tu as aussi « les soirées EXPEDIT »qui sont pas mal, le NAME très connu, voir prochainement les nouveaux projets 2018 : le festival « LES DENTELLES ELECTRONIQUES » à Caudry (59).

Ou alors, faire 2 voir 3h de route pour aller chez les flamands. Eux cartonnes, ils ont tout compris : avec des événements de fou, des Djs, des lives, une solidarité en béton entre labels, artistes et orga, et du coup, ils ont les budgets.
Pendant ce temps-là nous restons spectateur tant qu’on ne sera pas solidaire. Mais internet nous permet aussi de pouvoir montrer que chez nous les nordistes et belges, nous avons aussi un noyau d’artistes et Djs qui veulent continuer à y croire et changer les mentalités.

Comment te positionnes-tu sur le débat entre musique électronique underground et commerciale ? Quel est ton point de vue sur l’EDM ? Les free-parties ?

J’évite, c’est une perte de temps !!! On à fait le tour de ces sujets des centaines de fois et c’est toujours les mêmes réponses !! À chaque fois, c’est le conflit ou l’insulte (rire).
Chacun campes sur ses positions, on dit n’importe quoi : il y a les Djs jaloux, les Djs blasés, les adeptes des Frees qui ont un dégoût des clubs parce qu’ils trouvent inadmissible de payer pour s’éclater. Ça part dans tous les sens. Les puristes du vinyle anti mp3, les anti Guetta parce qu’il gagne trop…
Bref, même les genres musicaux en prennent pour leurs grades ! On dirait des clans, alors qu’on est tous là pour la même chose : la musique.
Chacun ses goûts, Il en faut pour tout le monde et ne pas imposer, la diversité c’est bien aussi !!
Avec le temps, je suis moins dans l’agression et le jugement.
Désormais, je dis juste que ce n’est pas ma came (rire).

Quelle est ta vision aujourd’hui du monde des labels, et plus largement du marché de la musique électronique ?

C’est à double tranchant, difficile de se faire une place dans tous ces labels. Il faut se démarquer. Il s’ouvre un label tous les jours aux quatre coin du monde, donc on s’adapte. Internet a ouvert les portes de la distribution musicale accessible à tous dans le monde entier. C’est génial ! Mais aujourd’hui, tout le monde veut faire du son ou créer un label sans en connaître le fonctionnement, limite comme un jeu, en pensant gagner le jackpot. J’en ai vu passé des pseudos artistes, faire du son pendant un an et arrêter. C’est des heures de malade pour presque rien. Si t’as pas cette flamme en toi, tu lâche l’affaire !! Ce qui est cool, c’est qu’on voit émerger de super talents qui n’auraient peut-être pas percé si les choses n’avaient pas changé.
Moi je me régale, j’arrive encore à être surpris et même frissonner… Le fait est que sur 100 titres, t’as 20% qui te foutes le frisson, 40% de déchets non fini et 40% de titres bourrés de samples réutilisés des dizaines de fois sur d’autres prods (du copié collé quoi). Les mecs arrivent à signer 10 titres en 2 jours, privilégient la quantité à la qualité !! C’est pas ma devise !! Le catalogue musical est tellement gigantesque qu’on doit écouter des heures de son pour faire une playlist originale. T’as l’embarras du choix ! À l’inverse tu as de supers titres ou albums qui passent à la trappe, tellement il y a de tracks. C’est les bons et les mauvais côtés du système. Moi, ça m’a permis d’en arriver là où j’en suis : donc je suis plutôt satisfait !! La nouvelle génération à tous les outils pour produire, si j’avais pu avoir ça a mon époque, j’aurais perdu moins de temps.

Quels sont tes attentes vis-à-vis des artistes que tu signes ? Quels sont tes critères de sélection ?

J’ai cet avantage d’être des deux côtés. Je signe mes sons et je signe les autres pour mon label, donc je me mets à leur place… Je sais le plaisir qu’aurait un producteur de musique à gagner un minimum le fruit de son travail pour se payer du matériel ou autre. C’est normal. Je ferai mon maximum pour eux, on sait jamais ce qui peut arriver ! Un track qui explose les charts… Je marche à la confiance, la passion, voir une certaine amitié ? Créer cet esprit de « family ». Je serais le plus ouvert possible à tous, l’entraide c’est génial. Je réponds à tout ce qu’on me propose. Le mec qui pense qu’à sa petite personne, exigeant, limite chiant, qui privilégie sa pseudo carrière et l’argent à sa musique, n’a pas sa place sur mon label, même s’il a fait un super track, ça pourrit l’ambiance. Heureusement, pour le moment ça ne met pas arrivé ! « La musique doit rester la priorité », dès que ta cassé cette confiance, c’est dur de continuer à bosser ensemble. Chez Basics avenue, je mets tout le monde au même niveau ! On fait tous du son, on se prend pas la tête !! Nous ne sommes pas des stars !! On se fait plaisir !! Je suis toujours à l’affût du talent caché : je serai content d’avoir permis à un jeune talent de devenir un grand artiste. Je recherche essentiellement de la Techno dans toutes ses variantes. Le son qui me titillera les tympans, je marche au feeling : Excites mon oreille et t’as gagné !!

Quels est la journée type d’un patron de label ?

Seul c’est hard !! Je m’attendais pas à autant de boulot : un bon café et c’est parti ! J’ai des amis qui me crée des vidéos-clips de qualité quand ils ont du temps libre, il m’aide à la promo alors qu’ils ne sont pas obligés. Mais plus ça partage, mieux c’est. Lire mes mails sur mes 3 adresses : perso, artiste et label. Ecouter les promos d’autres labels que je reçois, suivre mes anciens EP et sortie Beatport, faire de la pub, mettre à jour les pages du label, Facebook, Google, site Wix, YouTube et Soundcloud. Et on rajoute : mes pages perso Gregor Size qui a en plus Instagram, Tweeter, Mixcloud, Hearthisat, Bandcamp ,Beatportdj… Je ne dois pas laisser mes pages (off), sinon on disparaît plus vite qu’on est arrivé. Exemple : je viens de sortir une compilation de 22 artistes : réceptionner les 22 tracks, écoute, mastering pour certains, valider le tout chez mon distributeur pour avoir les dates de lancement, remplir les infos complètes de chaque artistes, photo x22 sur le site du distributeur, vérifier si il n’y a pas d’erreur, créer avec un logiciel la pochette de la compilation, envoyer des contrats à ceux qui en veulent, faire de la promo, alimenter mes pages… Finir mes tracks perso ou des remixes en même temps, quand je peux… Répondre à mes contacts, mes mixes en live, les radios parfois… Chasser des artistes sur Soundcloud pour mes prochaines sorties 2018… Je m’occupe aussi de ma fille de 10 ans, ma vie de couple… J’écoute aussi un peu de Rap Us Old-School pour ne pas saturer (rire) !

Quels sont, selon toi les plus belles réussites de ton label ?

Pour le moment, en 4 mois, je n’ai pas encore de réussite ! Je vous dis ça dans 1 an ou 2 (rire) !!

As-tu refusé des signatures d’artistes que tu regrettes aujourd’hui ?

NON, j’ai pris le culot de tenté d’obtenir la participation de pas mal d’artistes côté de la scène techno mais, soit ils ne répondent pas, soit, ils coûtent un bras ! Je ne peux me permettre d’acheter leurs tracks entre 200 et 500 euros, voir plus !!! Je préfère laisser la place à un jeune talent méconnu qui est motivé !!

Quels sont les projets à venir ?

3 releases en préparation pour Janvier et Gregor Size qui va sortir un EP chez les anglais, avec de bon remixeurs Techno et Drum’N’Bass de là-bas. Je peux rien dire de plus (rire) !

Merci pour toutes ces réponses, le mot de la fin ?

J’ai parlé avec le cœur, c’est la première fois que je raconte ma life. Vivez vos rêves, moi je vie les miens !

Les liens pour continuer la découverte :

Basic Avenue Records :

Site

Facebook

Beatport

Youtube

Contact

Gregor Size :

Bandcamp

Facebook

Soundcloud

Hearthis

Contact

ParMarius Sergent

Disturbed Traxx

Compositeur engagé dans le style, un côté punk assumé, des signatures avec des labels prestigieux, bienvenue dans le monde de Steph Aka Disturbed Traxx :

Déjà merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions et avant tout, peux-tu te présenter ?

Bah merci à toi pour l’invitation.
Bonjour, je m’appelle Steph, j’ai 37 ans, originaire d’un village près d’Avignon et je suis producteur de musiques électroniques et live performer sous le nom de Disturbed Traxx depuis 2001.

Si je ne dis pas de bêtises, t’as eu ta période punk et du coup, quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

(Rire). Oui complètement ! J’ai eu ma période d’anarchie capillaire à grands coups de musique aux guitares saturées sur des textes, des fois, pas très intelligents…
Et cet héritage se ressent sur mes compositions, qui sont souvent des accords « barret » de guitare.
Mes influences viennent de plusieurs groupes et artistes qui m’ont bercé pendant toutes ces années, qui raisonnent encore dans ma tête et dans le studio, et qui sont entre autres: les Clash, les Sex Pistols, Radiohead, Nirvana, Korn, NIN, Manson.
Des groupes et artistes qui m’ont donné cette passion de la musique.

Peux-tu citer 5 tracks (ou albums) qui t’ont particulièrement marqué en musiques ? Quels souvenirs te ravivent ces tracks/albums ?

Alors en :

  1. The Offspring – Genocide (Epitath – 1994), découverte du punk et grunge dans la cave d’un ami.
  2. Nirvana – Breed (DGC – 1991) : premiers accords sur une pauvre guitare sèche qui n’avait que trois cordes.
  3. Metallica – Ride The Lightning (MegaForce Record – 1984) : découverte du mélange entre la  mélancolie et l’agressivité (j’adore).
  4. Marylin Manson – Portrait Of An American Family (Nothing Record – 1994), c’est là que j’ai découvert que je pouvais transformer ma guitare en son de synthé avec un bon pédalier.
  5. Trent Reznor qui est pour moi un putain de génie de l’écriture et de la composition, qui impose le respect, même s’il sort des bas-fonds du rock alternatif underground.

Et j’ai un :

6. qui est Justice – Water Of Nazareth (Ed Bangers Record – 2006), qui m’a fait ralentir le BPM pour commencer à composer de l’électro trash techno.

Comment es-tu rentré en contact avec la musique électronique ?

Bah disons que la vie de groupe c’est compliquée… je commençais à me lasser… puis, c’était en 2001, un samedi soir, je me suis retrouvé dans une soirée où jouaient « Cristal Distortion » et là je me suis dit: « lui il a un groupe tout seul !!» Puis le week end d’après j’étais de nouveau en soirée pour écouter Dj Rykkk’s et là, c’est la révélation !
Je suis rentré, j’ai vendu mon ampli Valvestates, mon pédalier multi effets et j’ai acheté une « rm1x » (synthé, boite à rythme, séquenceur) et me voilà à écrire de la « Techno Tribe ».
Derrière, j’ai contribué à créer un sound system et j’ai commencé à me produire en rave party.

En tant que producteur infatiguable, comment puises-tu ton inspiration pour composer ? Quels sont tes influences en matière de production ?

 (Rire). Si si, je me fatigue tout seul et dans tous les sens du terme.
Pour l’inspiration, c’est par cycle en général. Il faut surtout que je sois en très bonnes conditions mentales, et c’est grâce à tout ce qui se passe dans ma vie et les personnes avec qui je la partage qu’elle vient.
Quant à mes influences, elles sont puisées en partie dans la musiques rock, punk, métal, pop que j’écoute avec, entre autres, les groupes et artistes que j’ai cités précédemment, et dans le coté électro, ce sera plutôt sur du Boysnoize, Justice, Sebastian… et j’en oublie…

Tu as signé auprès de nombreux labels comme Junky Robot ou Chapati Express pour ne citer qu’eux, et du coup, comment se passe la collaboration avec les labels sur lesquels tu as signé ? Que t’apportent-ils dans ta carrière d’artiste ?

Pour ce qui est de la collaboration avec les labels, j’avais déjà monté mon propre label, Mystik Rec, où l’on avait déjà produit 2 séries de vinyles. C’est de là que j’ai pu commencer à me faire entendre et à me produire sur la scène underground techno…
Après, cela s’est fait par de bonnes rencontres qui ont écouté mon travail et m’ont fait confiance en me demandant un remix. Puis Chapati Express m’a contacté, et Junky Robot, et ainsi de suite…
Après, je sais pas si on peut appeler ça vraiment une carrière, mais ils m’ont permis d’être entendu, écouté, et ils m’ont apporté la visibilité et de nouveaux réseaux de contact et je les en remercie…

Quel matériels et logiciels possèdes-tu dans ton home studio ? Recherches-tu des spécificités techniques particulières ?

Alors j’ai deux parties dans le studio, compo et live.

Pour la compo, j’utilise Imac I5, 3,0ghz, en double écran, une interface audio Motu 10 entrée/10 sorties, un clavier midi, une reverb et un multi effet hardware. Le studio est entièrement traité pour l’acoustique, il est équipé en monitoring HS7 et HS8 Yamaha. Je recherche un grain et des sonorités qui me correspondent, et pour ça, je crée des patch de synthétiseur puis je les passe dans mon hardware pour les ré-échantillonner, les boucler, les découper, les tordre dans tous les sens, jusqu’à trouver le bruit ou le son que je cherchais. C’est ce qui fait un peu ma patte.

Pour le live, j’ai opté pour l’efficacité sur scène et le côté pratique pour le transport. En prestation je tourne avec un macbook, la même interface audio que pour la compo, câblée en sortie séparées pour rentrer dans une Allen&Heath zedi10. Le tout piloté avec un contrôler Vestax VCM600. Avec cette config, je peux maitriser chaque clip/loop du set live et agir à n’importe quel moment pour pouvoir mélanger les pistes et boucles de chaque morceau entre elles. Je m’amuse, le public aussi, et c’est très efficace sur le dancefloor (Rire).

Enfin, pour les logiciels, je travaille exclusivement sur Ableton live et des VST comme le Sylenth, Sérum, D16Group, Wave, Plugalliance…

Travailles-tu seul ou en collaboration ?

Alors en général je travaille seul, déjà parce que je suis très dur en studio et je manque de patience parfois…
Ensuite ça m’arrive de faire des co-productions avec d’autres artistes et des remix, le travail à distance est devenu beaucoup simple avec internet pour les transferts de fichiers et projets.

Pour toi, c’est quoi un bon producteur en musique électronique ?

Euh… C’est quelqu’un de passionné avant tout, créatif, innovant, et qui va trouver LA séquence, LE sound design qui te met les poils!!
Quelqu’un qui n’a pas besoin de se formater à ce qui fonctionne pour produire de la qualité !

Quels sont tes projets à venir ?

Mes projets à venir ? J’attends quelques propositions de labels car j’ai quelques tracks de côté, j’ai aussi un morceau assez Oldshool Techno qui devrait voir le jour sur un ep Junky Robot (en digital) et mon ami Gotek m’a contacter pour refaire un featuring pour un nouveau label techno italien « ULTRA WILD »
Donc pour 2018 il y aura encore et toujours plus de son !

Encore merci pour le temps consacré, et le mot de la fin ?

Merci à vous pour cette invitation et pour l’investissement de votre part, pour nous faire entendre, pour nous faire découvrir et exister.
Le mot de la fin est une phrase de producteur qui m’a été soufflée un jour, qui veut dire, en gros, que nous ne sommes jamais totalement satisfaits de notre travail et qu’il est toujours ancré dans notre tête.

    THE DRUM IS GOOD BUT…

Retrouvez Disturbed Traxx sur le web :

ParMarius Sergent

Compilaktion C17 (Basics Avenue records)

Deux membres de l’association, Chicuss et Tiago, se retrouvent sur la Compilaktion C17 sur le label Basics Avenues Records. Cette compilation qui rassemble 22 artistes, est taillée dans un bloc de techno underground et rythmée. Idéale pour les fêtes de fin d’année ! 😎

Tiago – Magma (Original Mix)
Chicuss – Elypse (Original Mix)

ParMarius Sergent

Sliaaz

Après l’interview de Yousk, rencontre avec Sliaaz, Dj et membre du collectif A-Nîmé, qui se représentera au Paloma de Nîmes le jeudi 23/11/2017 pour les ; maintenant célèbre ; Apéro-Techno :

Merci de prendre le temps de répondre à mes questions et avant toute chose, peux-tu commencer à te présenter ainsi que ton parcours ?

Mon nom est Priscillia Colas, alias Sliaaz, je suis originaire de Corse, native d’Ajaccio… J’ai toujours été passionné de musique au plus loin que je me souvienne… Petite, je passais énormément de temps à écouter de la musique plutôt que de regarder la télé… les dessins animés ; c’était pas trop mon truc !!
A l’adolescence, j’ai appris à jouer de la guitare, avec laquel j’ai eu beaucoup de facilité et qui m’a permise d’évoluer très vite… J’avais 17 ans !
Je ne viens pas d’une famille de musicien, j’ai toujours été un peu un extra terrestre pour eux mais, au plus loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu travailler dans ce domaine. Il m’a juste fallu un peu plus de temps pour enfin trouver ma voie (sourire).

Quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

D’où me viens cette passion ? Peut être du plus profond de moi même, ou bien de mon père. Je me souviens qu’il écoutait beaucoup, beaucoup, beaucoup de musiques tout le temps, partout. Beaucoup de Rock comme ACDC, Iron Maiden, Gun’s and Roses, Pink Floyd ou même encore Bob Marley… Je crois qu’il doit avoir tous ses albums (rire).
Et de mon oncle (peut-être), très mordu de Disco et de Funk…

Comment se porte la culture électronique près de chez toi ? As-tu le sentiment qu’il y a une scène locale spécifique ?

Elle se porte plutôt bien, il y a moins de gros évènements en hiver dans le sud, mais beaucoup de petits évènements portés par des collectifs et c’est plutôt cool. Tels que les Capricieuses, Le festival Dernier Cri, les Apéros Techno d’A-Nîmé, les soirées au Rockstore, l’Antirouille, le Dieze, le PZ, etc.
Il y a toujours quelque chose, même si la Villa Rouge a laissé un manque pour beaucoup, on reste dans une région toujours plus active, sans oublier la saison d’été avec une multitude d’events pour tous les gouts…

La question classique mais qu’on se pose tous, d’où vient ton nom de scène ?

Alors Priscillia, Sliaaz, je sais pas, ça m’est venu assez naturellement en fait… c’est comme un diminutif sur lequel j’ai rajouté un Z tout simplement (rire).

Comment as-tu appris à mixer ?

Avec des platines ! (rire). En regardant les autres, en passant du temps à apprendre, regarder, écouter ! Cut Killer a été le premier a m’influencer, j’ai longtemps été branchée Hip Hop.

Quels artistes ou labels ont influencé ta conception du mix ?

Laurent Garnier, qui pour moi, possède une maîtrise du mix incroyable, Solomun et Claptone.
Puis les labels Hungry music, Labo T, et bien évidemment Way of House qui ont été pour moi un déclencheur sur mon identité musicale. Et aussi, je ne peux pas ne pas mentionner Greg Delon, qui m’a donné une autre vision, une approche beaucoup plus éclectique que ce je m’étais appropriée au départ.

Comment fais-tu pour créer un set ? Es-tu plutôt du genre à tout bien préparer à la maison ou tu es plus sur l’improvisation ?

Un peu des deux en fait, je prépare plus ou moins la direction que je vais donner a mon set mais il y a beaucoup d’improvisation en règle générale, car on ne sait jamais devant quel public on va se retrouver, et comment le public sera réceptif à notre musique. On ne peut pas vraiment tout prévoir à l’avance. J’aime m’adapter au mieux tout en gardant mon identité musicale.

Tu mix sur quels matériels, vinyle, MP3, logiciel informatique ?

Mon set-up favori est de jouer sur des Pioneer CDJ 2000 nexus & Table DJM 900 nexus (en USB sous Rekordbox).

Peux-tu nous raconter ta première expérience de mix en public ? Qu’est-ce qui a changé depuis ?

Ma 1ère expérience (rire). J’en rigole aujourd’hui mais j’étais tétanisée, pour le coup j’avais préparé mon set à la loupe.
Depuis j’ai parcouru bien du chemin et me suis rendue compte du public différent et des aléas devant lequel on pouvait se retrouver à chaque fois. M ême si je le voulais aujourd’hui, je ne peux plus préparer mon set comme j’ai pu le faire pour ma première fois. Et bien que chaque prestation, qu’elle quelle soit, m’envoie un taux de stress incommensurable, dès le premier morceau, le plaisir prend place !

As-tu une résidence ? Comment procèdes-tu dans le démarchage de tes soirées ?

L’été, vous pouvez me retrouver au Sun Beach Paralia (Cap d’agde), et cet hiver au 1789 Bar Lounge à Montpellier.
Puis j’ai la chance de faire partie d’A-Nimé comme vous l’avez souligné, mais aussi du réseau de Greg, qui me permet de travailler directement avec le réseau de Way Of House et les DA qu’ils gèrent…et me donne l’opportunité de jouer dans pas mal de soirées et de lieux phares de la région comme le Bistronôme à Nîmes, le Victor Hugo, le Festival A-Nîmé, la Voile Rouge à Narbonne Plage, les Pieds Nus, le Clos, la Villa Rouge (à l’époque)…

Quels sont tes projets à venir ?

La sortie d’un Ep (rire) et puis pourquoi pas une résidence à Ibiza, une tournée internationale, un b2b avec Solomun…. Il parait qu’il est bon de voir grand (rire).

Encore merci et le mot de la fin ?

Merci à toi déjà et j’espère à bientôt… pour ne pas dire Fin (rire).

 

Retrouvez Sliaaz sur le web :

Facebook: Sliaaz
Twitter: Sliaaz
Mixcloud: Sliaazdj
Soundcloud: Sliaazdj
Instagram: Prissliaaz

ParMarius Sergent

Tekbu

Avant de retrouver Tekbu sur scène ce Jeudi 23 Novembre au Gotham Club sur Lyon, rencontre avec cet artiste Dj, producteur et ingénieur du son au sein de son entreprise Octopus Sound :

Salut à toi et merci d’avoir accepté mon invitation ! Peux-tu commencer par te présenter toi, tes activités et ton entreprise ?

Salut, moi c’est Nicolas Mahier alias Tekbu_FLP. Depuis tout jeune, je suis passionné de musique… j’ai commencé par apprendre la guitare et le solfège quand j’étais en 6ème et je suis ensuite passé à la basse pour intégrer un groupe avec des amis.
J’ai découvert la musique électronique a peu près à la même époque (6ème), mais ça ne fais que 8 ans que j’ai commencé à produire de la musique électronique. Ensuite, au lycée c’est posé la question de l’avenir et, soutenu par ma mère, j’ai décidé de me lancer dans ma passion : la musique et le son !!
J’ai donc fait un bac SSI (spécialité science de l’ingénieur) qui m’a apporté beaucoup de connaissances niveau physique, électronique, électrotechnique et mécanique. Ensuite je me suis dirigé vers une école audiovisuelle, l’Arfis à Villeurbanne, où j’ai obtenu mon diplôme d’ingénieur du son et technicien du cinéma. À la sortie de l’école j’ai essayé d’être intermittent mais je n’ai pas réussi, j’ai donc ouvert mon entreprise.
Et depuis ça marche plutôt bien car je travaille dans tous ce qui touche de près ou de loin au son (prestation de tout type, location, réparation, vente, formation…).

As-tu monté des associations ou fais-tu parti d’associations en musiques électroniques ? Quel rôle y as-tu joué ?

Alors je n’en ai pas monté mais je fais parti de l’association « Tape du Pied » en tant que Dj et je travaille également avec elle en tant qu’ingénieur son quand il y a besoin (prestation avec système son). Je m’occupe aussi de gérer le côté technique avec les artistes que l’on invite et parfois je m’occupe de trouver des artistes à booker pour nos soirées.

D’où vient ton nom de scène ?

Mon nom de scène vient de mon surnom “Buche” car on me dit souvent que je ressemble à un bucheron ou une bûche (rire), ça doit être en parti à cause de la barbe (rire) et de mon amour pour la Techno en tout genre. Donc la contraction des 2 à donner “Tekbu”.

As-tu une résidence ? Comment procèdes-tu dans le démarchage de tes soirées ?

Alors non, je n’ai pas de résidence. Pour le démarchage des soirées, c’est soit l’association ou d’autres associations qui s’en occupent ou alors des organisateurs me contactent pour que je joue dans leurs évènements. Au début c’était pas facile mais maintenant je commence à me faire un nom et je joue régulièrement.

Quels sont tes petits plus sur scène ? Aimes-tu prendre des risques ?

Mes petits plus sur scène, j’essaye de proposer des lives qui sortent de l’ordinaire. Et oui, j’aime prendre des risques en testant de nouvelles configurations, comme par exemple faire un live en contrôlant mon ordi à distance avec une tablette et du coup jouer dans le public. Au début ça surprend, les gens se demandent où est le Dj mais une fois qu’ils comprennent, ils hallucinent et ça met une sacré ambiance. J’aime aussi prendre des risques en testant des nouveaux sons.

Tu es aussi un producteur, quelle est ta philosophie, ta conception de la production ?

Pas facile comme question, je dirais que le principal, c’est de raconter une histoire dans sa musique et de le faire bien.

Lorsqu’on va farfouiller sur ton Soundcloud (lien ci-dessous), on se rend compte que tu es un touche à tout et que les genres sont très variés. Comment décides-tu du style que tu vas créer, quels sont tes motivations ?

Ça dépend de pleins de choses. Parfois après une soirée où j’ai entendu un certain style, je vais me mettre à produire dans ce style. Sinon ça dépend de l’inspiration et des émotions du moment. Pour ce qui est des motivations, c’est pouvoir faire ressentir quelque chose au public et faire passer des émotions, raconter une histoire, qu’il y ai un échange entre ceux qui m’écoutent et moi.

Quels sont les petits trucs que tu aimerais encore améliorer dans tes productions ? Des choses que tu aimerais essayer ?

Il y a toujours des petits trucs à améliorer dans mes productions, quand on est perfectionniste on trouve toujours à redire.
Après ça dépend pas mal du style et de ce qu’en pense ou comment réagit le public. Bien souvent après une soirée où j’ai joué, je vais vouloir modifier quelques passages d’un de mes lives car je me suis aperçu en le jouant que certaines choses ne fonctionnaient pas. Sinon, j’aimerais bien essayer d’explorer de nouveaux styles et faire des tracks avec d’autres artistes, c’est comme ça qu’on progresse le plus et qu’on apprend de nouvelles choses.

Développes-tu des prestations live ? Préfères-tu jouer en tant que liver ou Dj ?

Oui, je ne fais quasiment que du live, donc je développe ce genre de prestations. Comme je l’ai dit avant, j’essaye d’apporter une touche d’originalité. Par exemple, j’ai un live avec un ami (Ness_FLP) ou je joue de la Trance Prog et lui, par-dessus, joue de la batterie électronique et des percussions en live.
Après, c’est difficile de répondre à la deuxième partie de la question, ça dépend du style et de la prestation. Je suis aussi Dj pour des rappeurs (Eurêka et Tonton Joker NDLR), donc ça n’a vraiment rien à voir avec les soirées Electro et ce n’est pas le même plaisir.
Donc je dirais que je n’ai pas vraiment de préférence, même si c’est toujours très plaisant de jouer ses propres créations.

Tu as créé la société Octopus Sound, quel a été la volonté première et comment t’en sors-tu dans une branche aussi difficile que l’industrie musicale ?

La volonté première quand j’ai créé mon entreprise, c’était de pouvoir bosser en toute légalité en faisant ce que j’aime, sans pour autant faire tout le temps la même chose.
Comment je m’en sors? Et bien j’ai travaillé dur sans forcément compter les heures et comme c’est aussi une passion, je me documente tout le temps pour apprendre de nouvelles choses. Au début c’était pas forcément facile, mais maintenant je me suis fait une réputation et un réseau donc je m’en sors plutôt bien. En fait le truc c’est qu’une fois que les gens voient que tu bosses bien, ils te reprennent et n’hésitent pas à en parler autour d’eux.

Tu as de nombreuses activités au sein de ton entreprise : prise de son, mixage, mastering, sound design, etc… Laquelle préfères-tu et laquelle est la plus intéressante pour ton business ?

Encore une fois c’est une question difficile, je crois que j’ai pas vraiment de préférence parce que ce que j’aime justement c’est la diversité. Si vraiment je devais choisir, je dirais que j’ai un petit penchant pour la sonorisation d’événements en tant qu’ingénieur du son. C’est la partie la plus intéressante pour mon business car c’est là que je me fais le plus de nouveaux contacts et aussi de clients potentiels. Je vais pas le nier c’est aussi ce qui me rapporte le plus d’argents jusqu’à maintenant.

Quels sont tes projets à venir ?

Beaucoup de projets à venir, autant au niveau de la musique qu’au niveau de l’entreprise (rire). Mais je dois garder le silence pour le moment car il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.
En tout cas ce qui est sûre c’est que ce n’est pas demain la veille que je vais arrêter de faire du son ou arrêter mon entreprise (rire) !!!!

Merci pour toutes ces réponses, le mot de la fin ?

Déjà merci à toi pour l’interview, merci aussi à tous ceux qui m’écoutent et me suivent.
Et puis j’espère que l’aventure continuera encore longtemps !!!! Pour moi la musique est vitale donc j’espère ne jamais devoir m’en passer et continuer à faire ce que j’aime (rire) !!!!

On the Web :
Tekbu :        Facebook | Soundcloud | Bandcamp
Octopus Sound : Facebook | Site
Soirée Back To The Rave du 23/11/17

ParMarius Sergent

Elektrovore

En marge de la Halloween Party, rencontre avec Sylvain, plus communément appelé Nours, militant de la fête libre et fondateur de l’association Grenobloise Elektrovore.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, peux-tu te présenter ainsi que ton association et ses activités ?

Moi c’est Nours, 42 ans, auto-entrepreneur, président de l’association Elektrovore composée de 4 potes (Noizaddict-Head, Luigi, Colo, et moi-même). Notre but est de promouvoir les musiques électroniques actuelles par tous les moyens possibles mais aussi de favoriser l’interconnexion des artistes et des associations locales.

Quelle est ta vision de la free-party ? Comment as-tu connu ce mouvement ? Pourquoi es-tu devenu aujourd’hui un acteur majeur de de la fête libre ?

La teuf, c’est d’abord la réunion de personnes accros au même genre de musique, à un certain niveau sonore et à une certaine liberté. J’ai connu la free à mon retour de l’armée : c’était le jour de l’an 1999 dans un hangar vers Toulon mais je n’ai pas vraiment profité du son. Quelque temps après, je suis allé à une teuf dans l’Ain et là boum : révélation musicale ! Depuis, ça ne me lâche plus, la musique fait partie de moi ! Je ne pense pas être un acteur majeur car seul, je ne ferai rien : c’est plus un délire collectif. Je suis un passionné : j’aime voir le sourire des gens devant un bon set, sur une bonne façade. Nous avons encore de la bonne musique à faire écouter aux gens et c’est pour ça qu’on se bouge autant.

Milites-tu pour une cause particulière au sein de la culture électronique ?

Non, pas spécialement.

Comment te positionnes-tu sur le débat entre musique électronique underground et commerciale ? Quel est ton point de vue sur l’EDM ?

Je ne crois pas qu’il y ait matière à débattre. La musique te “touche” ou pas ! Pour ma part, je ne suis pas adepte du style EDM car la construction, les mélodies, les vocaux utilisés ne me font pas voyager quand je ferme les yeux (ceux qui savent me comprendront). Je ne prétends pas avoir tout écouté dans le style mais en général c’est pas mon truc. Cependant, vu le nombre de personnes qui se rendent chaque année dans les festivals de ce style, il me semble que l’EDM a encore de beaux jours devant elle. Même si je ne suis pas adepte, j’ai du respect pour le travail fournit par les DJs.

Les dernières soirées organisées se sont faites avec d’autres collectifs (Balek Family, Malbarés, Revol-T…) : comment se passent les collaborations inter-asso ?

Nous sommes tous des potes amoureux de la même musique et avec la même idée de ce que doit être une bonne soirée. A partir de là, la collaboration se fait presque intuitivement. On va tous dans la même direction. Pure son, façade bien réglée, bonne ambiance, un bon site, le pied quoi !

Comment choisis-tu les lieux où tu organises tes soirées ?

La première chose à laquelle on pense, c’est la sécurité des participants. Ensuite on cherche un lieu assez éloigné afin d’éviter toute nuisance sonore pour les riverains. Le jeu étant bien sûr qu’aucune plainte ne soit déposée.

Quelles valeurs diffuses-tu à ton public dans tes soirées ?

Le respect de soi et des autres, le partage.

Quelle place accordes-tu à la prévention santé dans tes soirées ?

Disons que nous devons être mieux organisés car pour l’instant, nous avons rarement eu un stand de prévention sur nos soirées.

Quels sont les genres électroniques diffusés dans tes soirées ? Comment s’organise le line-up ?

Le Line-up c’est l’enfant terrible, il veut jamais se laisser faire (rire). Le top, à mon goût, c’est de faire monter la pression jusqu’au lever du jour pour repartir tranquille avec le soleil. On essaie de faire en sorte que ça se passe comme ça… Pour la musique, on peut entendre de tout : ça dépend des DJs.

Quels sont tes projets à venir ?

Plein de projets sont ouverts mais pour l’instant, on ne va rien dire. Stay connected…

Ton mot de la fin ?

Rave on 😀

Poussez l’aventure encore plus loin sur le web :

ParMarius Sergent

Resaca Production

Patron de Resaca Production, organisateur des soirées Zodia, [dont la prochaine se déroule le 13 Octobre à La Soute à Chambéry (lien en bas de page)], des Micro-Club, ou encore Katarsis, rencontre avec le boss de l’association : Raoul.

Merci à toi d’avoir accepté cette invitation, pour commencer peux-tu te présenter et nous expliquer les diverses activités de ton association ?

Avec plaisir …
Je suis Raoul Bourgoin, j’ai 29 ans et suis originaire de Chaumont (52). C’est par mon impulsion que l’idée Resaca Production a vu le jour et par le reste de l’équipe qu’elle s’est concrétisée. Notre association Resaca fait danser le monde dans la petite ville de Chambéry.
Nous n’avons pas d’autres objectifs que de nous amuser. Le but, dès le début, a été d’offrir des formats de soirées accessibles en termes de prix et proche du centre-ville en envahissant différents lieux comme les bars, clubs et salles de concerts. Nous aimerions surtout réussir à réunir le public de notre petite vallée, une communauté que petit à petit nous connaissons et côtoyons à chaque soirée.
Ce serait bien de parvenir à prendre racine dans le paysage culturel chambérien avec comme drapeau, la musique Techno. Je rêverais de voir les grands noms internationaux passer par chez nous.

Comment te positionnes-tu sur le débat entre musique électronique underground et commerciale ? Quel est ton point de vue sur l’EDM ? Les free-parties ?

J’ai un avis bien trempé sur le sujet. Très souvent lorsque nous parlons de culture « grand public » nous parlons de culture de masse sans trop de passion. L’EDM c’est du grand public, c’est du commercial pour moi (du supermarché musical). Quand je vais en boîte de nuit clairement je suis perdu et je perds mes repères, à tel point que cette EDM me rend totalement fébrile si je n’ai pas assez bu avant. Ce type de musique est d’un plat incroyable, du médiocre et du vide total. J’ai le sentiment qu’il faut juste boire 1L de vodka et crier en levant les bras pour dire qu’on apprécie. Cet avis est purement subjectif…
La musique House et Techno que nous faisons vivre véhicule un lien passionnel avec le public. Cette musique est profonde, sophistiquée. Je la vis et la consomme comme une émotion en relief qui me fait voyager sur place mais aussi être en osmose avec les personnes autour de moi qui l’écoutent. C’est délicieux, j’en ai la chair de poule.
Concernant les free-parties c’est justement de là que j’ai puisé mon envie et mon imagination dans la musique électronique. Des membres de ma famille sont fondateurs du collectif « TRAKERZ » à Ales, anciennement appelé « KOGNANCE ». Avant d’aller en club j’ai dansé sur les dancefloors pirates ; et je suis encore épris de cette culture. Je l’adore. C’est la classe quand même !

Milites-tu pour une cause particulière au sein de la culture électronique ?

S’il y a bien un détail qui me démarque c’est mon désintérêt face à l’argent. Je pense que cette finalité nous fait nous détacher de l’objectif premier qui est le partage. Alors en effet, l’événementiel induit des moyens, je suis d’accord. Mais la notion de profits démesurés, d’enrichissements débordants me sidère clairement. Si je peux demain parvenir à répandre mon état d’esprit et à mettre en place un cycle de production de soirées où tout le monde s’y retrouve financièrement et où les tarifs appliqués sont simples et corrects tout en ayant une qualité de soirées, je serais conquis. Cependant cela n’arrivera qu’une fois que nous maîtriserons totalement la production de l’événement tant sur la gestion du lieu, des coûts, des entrées et des consommations sur place. Aujourd’hui nous sommes des invités, nous utilisons des espaces privés et/ou public où nous gérons seulement l’artistique. C’est limité.

Tu as un gros réseau, avec des contacts dans beaucoup de domaine, comment est-ce que tu te le crées, tu te forces, ou est-ce que ça vient tout seul ?

Tu rigoles !! Je n’ai pas de réseau ou plus de réseau. J’ai été étudiant à Chambéry pendant 4 ans. C’est lors de ces années que j’ai organisé beaucoup d’événements privés et/ou dans des lieux publics. Cela m’a fait rencontrer du monde et peut-être, je suppose, avoir une identité d’organisateur. Mais aujourd’hui, jeune papa et employé d’une PME à Avignon, je ne suis plus du tout connecté avec le réseau Chambérien. Pire j’accompagne Resaca à distance sans jamais trop toucher la matière. C’est tellement frustrant et compliqué ce système. Je m’efforce à avoir un réseau avec qui je ne sors pas, ne bois pas des verres, n’en paye pas et surtout à qui je ne donne pas envie de venir à nos soirée. C’est très dur d’avoir un réseau.
Resaca c’est une équipe de 10 personnes étudiantes et autres qui en permanence vivent et s’animent autour de nos événements pour parvenir à inviter le monde. Le voici mon réseau.
Mais pour conseil, ma sauce à moi c’est l’enthousiasme. Il faut être heureux pour donner envie, il faut être généreux pour maintenir les relations et il faut être investi pour faire du bon travail.
A partir de là tu rentres dans un processus relationnel à base de good vibes. Et ensuite le travail se fait tout seul, le bouche à oreille fait connaître tes soirées et Basta !
Et puis Chambéry c’est tout petit.

Quels sont les concepts que tu développes en organisation d’évènementiel ?

Nous ne développons aucun concept je crois. Notre processus organisationnel est le même que tout le monde. Des artistes, un public, un lieu et une ambiance. La chose qui nous différencie est la connotation espagnole de Resaca. Je suis fan de l’Espagne et je glisse un petit clin d’œil espagnol dès que je peux.

Comment organises-tu ta programmation ?

Nous avons Rémi (Rémi Martel NDLR) au sein de l’équipe qui se charge principalement des bookings. Nous choisissons juste ensemble les line up finaux. Nous aimons particulièrement les artistes aux Techno envoutantes et mélodiques comme Cerato, Granha et Kiko. En fonction de notre format de soirée nous invitons soit un artiste local, soit un artiste plus important. C’est surtout en fonction des moyens que nous avons.

Tu as des Dj résident au sein de l’asso (PMF, Martelo et Négative Pressure), comment s’est fait votre rencontre, quels sont pour eux les avantages et les inconvénients ?

En effet, les 3 sont là, avec nous. Ils constituent d’ailleurs le « bureau » de Resaca.
L’avantage pour eux est clairement que leur visibilité augmente via l’association. Chacune de nos soirées ou presque se voit enrichie de la présence d’au moins un résident. Cela leur fait cumuler les dates. Vis à vis des bookings extérieurs il se passe la même chose qu’avec le reste des autres artistes. L’association est parfois invitée à collaborer avec d’autres entités dans d’autres localités que la nôtre et à ce moment-là nous envoyons un résident pour représenter Resaca.
L’inconvénient je dirais est qu’ils doivent pleinement participer aux prises de décisions, travailler dure pour monter et dessiner le futur de Resaca. C’est vraiment du boulot d’entretenir ce tout petit écosystème et ça demande de l’énergie et du temps. Par ailleurs, ils doivent reverser une partie de leurs cachets mais seulement quand celui-ci est égal à un montant minimum.

Comment choisis-tu les lieux où tu organises tes soirées ?

Comme précédemment dit, nous occupons des lieux proches du centre-ville. Les bars et les salles de concerts où nous allons jouer sont déjà en place et en matière de gestion de lieu cela nous simplifie la vie. Vis à vis de la Sacem, ces lieux payent déjà leur forfait annuel et cela nous permet de ne pas nous soucier de cette dépense. Par la suite nous allons tenter d’investir d’autres types d’espaces, insolites, industriels. Pour l’instant c’est en cours de négociation, de calcul et surtout nous ne le ferons pas seuls.

Quels sont tes projets à venir ?

Le projet que nous avons en tête aujourd’hui est évidemment de construire pour demain un événement important et de grande envergure à Chambéry. La question est sur la table depuis plusieurs mois. La ponctuation ne se fera qu’entourée d’autres personnes. Je veux dire par là que nous tentons de réunir différents organismes publics ou privés pour parvenir à une synergie de nos compétences et réseaux.

Merci à toi, le mot de la fin ?

Le mot de la fin ? Que veut dire en espagnol «  yo tengo la resaca » ?
Et un grand merci pour ton interview. Pense à partager Zodia, il s’agit du premier gros événement Techno à Chambéry pour cette rentrée 2017 / 2018.
Gracias Amigo, Gracias a todos !

Les liens Resaca (venez, ça va être fat NDLR) :
Resaca
Zodia
Katarsis

ParMarius Sergent

Axel Nirka

Rencontre avec ce Grenoblois passionné de musique depuis plus de 20 ans, Dj/producteur, animateur de radio et collectionneur de vinyles à ses heures perdues !

Salut Axel, déjà peux-tu te présenter et nous expliquer tes différentes facettes au sein de la culture électronique ?

Salut, eh bien je suis Axel de Grenoble, je suis derrière les platines depuis mes 20 ans et j’aborde sereinement la crise de la quarantaine. Je suis donc DJ en musique électro techno et house, mais aussi un ex résident tout frais d’une radio locale grenobloise où j’ai envoyé du son pendant plus de 10 ans. Je compose également de la musique dans mon home studio et pour le temps restant, je suis dans le crew d’Interaktion où j’ai plus l’habitude de poser des questions plutôt que d’y répondre… Sympa la mise en abîme aujourd’hui (rire).

Quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

Oula, pas vraiment d’héritage musical de mon côté mes parents écoutant très peu de musique. J’ai commencé à écouter la radio et m’acheter des cd après mes 18 ans une fois mon premier job obtenu. Auparavant j’avais 2-3 cassettes avec des compilations oscillant entre la dance des années 90, le hardcore façon Thunderdome ou encore des sketchs des Inconnus…Un vaste programme pour aborder l’électro (rire). Depuis je me suis bien rattrapé avec un budget conséquent pour l’achat de vinyles, cd et aujourd’hui écouter aussi du format digital en streaming principalement.

Quel matériel DJ utilises-tu ? Recherches-tu des spécificités techniques particulières ?

Mixant sans artifices et misant sur la sélection musicale, je n’ai pas besoin de grand-chose : 2 sources avec un pitch et une table 2 voies avec correction classique des fréquences et je suis parti dans mon trip (rire). Je déteste les sets où les effets sont surjoués et toujours amenés de la même manière : c’est du cache misère pour moi. Un effet peut s’utiliser avec parcimonie mais toujours dans le but de surprendre le public, en l’utilisant différemment des autres artistes. Un bon track se suffit à lui-même, il est intéressant aussi de ne pas détériorer l’œuvre telle qu’elle a été pensée par son créateur.

Comment te positionnes-tu sur le débat vinyle vs CD vs MP3 ? Toi-même as-tu essayé diverses technologies ?

J’ai effectivement essayé les diverses technologies. Sur la qualité sonore, composant aussi beaucoup à la maison, je banni le mp3 sauf pour éventuellement en podcast. Sur un vrai sound-system le mp3 est une sorte d’ersatz sonore bien brouillon dans le grave avec des aiguës peu précis. La qualité cd est mieux mais avec la course à l’armement dans la guerre du son, beaucoup de tracks n’ont aucune dynamique et fatiguent vite à l’écoute. Je préfère de loin le son et la chaleur du vinyle mais les autres supports permettent de découvrir une multitude d’artistes. Il y a des services fantastiques qui permettent de découvrir de très bons tracks loin des tops 10 de Beatport et autres plateformes dédiées aux Dj’s.

Quel est ton pire souvenir de soirée en tant que DJ ? Et ton meilleur ?

Mon pire souvenir de DJ reste certaines soirées à mes débuts dans des bars un peu glauques sur Grenoble à mixer dans une cave seul ou avec 1 client, genre remix de « La Crampe » dans « Pulp Fiction » (rire). Mon meilleur reste un set réalisé en warm up d’Oxia où je m’étais éclaté avec mes sons préférés malgré un certain stress car,déjà 10 ans en arrière, c’était un grand de la scène techno. Enfin mon premier set sur la bande FM avait également quelque chose de magique. Après j’ai plein d’autres bons souvenirs mais ces deux-là ont une saveur particulière.

Tu es aussi producteur, avec 2 EP sorti sur le label Grenoblois Lite Litch Record, quelle est ta philosophie, ta conception de la production ?

Exact, j’ai eu la chance de sortir du son sur ce sympathique label géré par une amie. Ma conception de la production est d’utiliser à la fois du hardware et du sample pour parvenir à mes fins. Pour y arriver tout se joue en 1h ou 2 : je trouve mon idée, lance les accords, 2-3 mélodies et compose directement. Je perdais trop de temps à une époque « enfermé » dans une boucle, le cerveau atrophié tout comme les oreilles au bout de quelques heures. Pour le coup je lance beaucoup de projet mais si au bout des 2h je n’ai rien de concret, je zappe (rire) ! Par contre, une fois un track lancé, je passe beaucoup de temps à le finaliser, ajouter les effets et essayer de faire vivre le morceau.

Comment puises-tu ton inspiration pour composer ? Quels sont tes influences en matière de production ?

Je m’en remets au Muses…plus sérieux, j’écoute énormément de track dans plein de styles différents via mon activité professionnelle et mon expérience sur Max FM où j’ai géré la programmation musicale pendant quelques années. Mes influences et ma sensibilité viennent en partie de mon mentor Dj de l’époque qui s’appelle Francky et qui reste un excellent technicien avec une sacré oreille et innovation dans l’approche du son : dommage qu’il ait arrêté d’ailleurs… Pour le coup, grâce à lui, j’ai beaucoup exploité les faces dub des disques du club où on officiait, découvert des compilations des soirées Scream sur Paris début 2000, des artistes comme Jérôme Pacman ou encore Oxia… J’aime également ce que fait Vitalic, une partie de la discographie des Daft Punk, certains labels que je garde jalousement secret parmi les galettes de mon studio. Je me disperse beaucoup aussi musicalement parlant, et cela se ressent dans mes tracks où j’ai du mal à garder une idée directrice tout au long des 5-6mn du morceau…

Développes-tu des prestations live ? Préfères-tu jouer en tant que liver ou DJ ?

Sans hésiter je préfère jouer en tant que DJ qui me laisse plus de manœuvre en termes de choix musical et de technique pour « titiller » le public. Il faut jouer avec le public, savoir le frustrer gentiment et le surprendre par des mixes plus ou moins directs. Il faut savoir être percutant au bon moment et faire voyager les gens dans un univers marqué par des titres qu’il n’aura pas l’habitude d’entendre. Pour du live, j’y ai pensé mais mon sens inné du rythme et de la mélodie sont des éléments de blocage (rire)…J’ai du mal à donner le tempo en claquant des mains (rire), je passe mon tour pour du direct avec machines et claviers pour la sauvegarde des oreilles et l’intégralité mentale du public !!

Travailles-tu seul ou en collaboration ?

Je bosse principalement seul, j’ai déjà essayé de collaborer avec un ami ou 2 mais nos méthodes de travail, nos emplois du temps et nos sensibilités artistiques ne collaient pas toujours. Il m’arrive plus de faire des remixes pour mes amis quand l’occasion se présente. Après je suis ouvert à toutes propositions !

Quel matériels et logiciels possèdes-tu dans ton home studio ? Recherches-tu des spécificités ou des techniques particulières ?

Je travaille dans mon home studio sur Ableton Live 8 (avec licence s’il vous plaît). J’utilise à la fois des synthés hardware et des synthés au format VST : du côté hardware je possède un Moog Slim Phatty, un Roland SH-32, un Korg TR-Rack, un micro Korg, un virus rack et encore 2-3 expandeurs. Côté VST j’utilise un peu Sylenth, le Rob Papen subboombass et Unique de Sugar Bytes. Je passe tout cela par ma carte son, une bonne vieille RME Fireface et travaille au casque pour pouvoir vivre en paix avec mes voisins et ma femme ! Pour la partie composition j’ai quelques banques de samples, j’utilise ma souris et mon clavier d’ordi pour les mélodies, un cahier de solfège pour essayer de rester en harmonie. Le plus rigolo dans tout cela, c’est que je n’ai aucun sens du rythme, je compose tout pas à pas avec des séquences en loop…

Merci pour toutes tes réponses et le temps consacré, le mot de la fin ?

Plaisir. C’est ce qu’il faut prendre avant tout quand on se lance dans la composition ou le mixe : kiffer l’instant où l’on se plonge dans son univers et oublier tout le reste !!

L’univers d’Axel sur la toile :