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ParAxel Nirka

Denis Morin

Rencontre avec Denis Morin, un passionné qui n’hésite pas à partager son expérience avec les autres. Retour sur ce personnage aux multiples facettes.

Animateur sur Radio Campus Grenoble, peux-tu nous parler de la genèse et du concept de ton émission « Play on » ?

Coucou, alors c’est en fait une émission que j’ai prise en cours pour sa 3ème saison, sur l’invitation de Pierre Derumaux et Fred Galet, donc la genèse c’est la rencontre et l’échange de points de vues sur la musique. Le concept principal je dirais que c’est la découverte de musiques électroniques et aux alentours, mais aussi du monde social de cette même musique.

Comment réalises-tu ta sélection musicale ?

Je “dig” beaucoup tout au long de la semaine à travers diverses voies: Internet, magasins de disques, Discogs, Youtube, Facebook, Bandcamp et puis les mixes que je Shazam à fond! Je sais que ce n’est pas très honnête à la base mais je vais aussi beaucoup sur Soulseek et je “dig” à travers d’autres utilisateurs d’après les titres que j’ai pu chopé sur la toile, j’adore le fait d’élargir à partir de deux trois nom qui vont me renvoyer sur des compiles voir de quels albums ils viennent pour me les approprier ou en choisir d’autres. J’aime aussi beaucoup le fait de “diguer” à travers une personne, un goût particulier et pour ça les blogs, Facebook et Soulseek sont quand même des moyens fantastiques de découvrir des filons de sons à travers des regards particuliers sur la musique.

As-tu une anecdote, un moment fort de l’émission à nous raconter ?

Il me semble avoir dit que Laurent Garnier était résident de l’espace Drak Ouest à Grenoble au début de la techno, je crois que c’est ma plus grosse connerie, surtout que je l’ai tenu mordicus jusqu’à ce que Phrax me remette dans le vrai !!

Tu animes également « Là-haut dans l’océan » dans un registre beaucoup plus calme, comment expliques-tu cet écart avec Play On ?

Et ben c’est mon style de départ « Là-haut dans l’océan », quand je jouais du synthé dans ma chambre en mode méditation quand j’étais petit ; et j’y suis revenu très fort donc plutôt que de couper le rythme de l’émission Play on,  j’ai créé « Là-haut dans l’océan ».

Aussi surtout pour pouvoir m’exprimer à fond dans ce registre créer des voyages raconter des histoires en mixant. Pour moi c’est loin d’être le grand écart, à chaque musique son moment et sa conditions physique. Quand je faisait de grosses soirées chez moi les gens restaient jusqu’à tard le lendemain et je passais de la musique comme ça, parce que la techno pour moi c’est pas toute la journée, et finalement c’est des musiques de fin mais personne ne part parce que c’est trop bon de “chiller” sur un canapé dans une telle ambiance avec de vrais morceaux de musique loin des tools techno ! C’est une musique pour la descente et ça colle bien après les nuits sauvages !

Tu es également compositeur, peux-tu nous décrire ton workflow ?

Je pars souvent d’un de mes « field recordings » d’un moment que j’ai vécu ; mais des fois je le rajoute après pour le grain. Sinon je me fais souvent un petit rythme basique et je crée des variations automatiques avec les effets midi de live Ableton histoire de pouvoir rester dessus sans me lasser… j’essaie ensuite différents synthés dessus et quand je trouve un son qui me plait j’improvise un maximum et ensuite je prends les meilleurs moments, que j’insère dans une structure.

L’important pour moi c’est de ne pas trop m’attarder sur les “grooves” en restant 3h sur une section rythmique ni de trop m’occuper du Sound design. Il faut que ça colle tout de suite, et que ces aspects techniques s’effacent pour laisser place à l’expression aux idées parce que c’est ce qui va faire qu’un morceau est bon ou raté. Ensuite, s’il est bon je peux toujours revenir sur les défauts d’égalisation ou de compression, mais dans un premier temps je tâche de faire avec comme lors d’une prise live « à l’ancienne ». Ensuite je travaille le grain avec des “bit crusher”, des disto et des “tapes machines” et enfin je peaufine fréquence et dynamique.

Après suivant le morceau il va me falloir plus ou moins de temps entre les étapes, trop vite c’est souvent un peu cheap, il faut vraiment que l’idée soit béton mais si le projet est trop long on se perd donc c’est un équilibre à trouver. Le temps de travail est important mais ce n’est pas l’unique critère de réussite pour moi.

Où puises-tu ton inspiration ? Quel est ton univers ?

J’écoute énormément les vieux compositeurs, comme Terry Riley et toutes les trouvailles de Fergus Clark du label 12th Isle. J’adore aussi toutes les musiques New Age un peu périmées avec la découverte des synthétiseurs, les pionniers comme Vangelis. J’adore tous les sons qu’on peux trouver en “field recordings” comme le grand Chris Watson et le travail anthropologique sur les voix d’Alessandro Bosetti. Je suis un très grand fan de Music from memory et du 12th Isle mais aussi les mixes d’Optimo.

As-tu un instrument ou des sonorités préférées ?

J’aime beaucoup mon D50, ma TR-8, le balafon, le sanza et les percus. J’utilise pas mal Kontakt, mais j’aime aussi beaucoup les synthétiseurs FM commeFM8 et les nappes. Côté effet j’utilise beaucoup le satin pour l’effet tape, Decimort2 pour le “bitcrush“, Panagement pour les stéréo spéciales, psp85 et echoes de Nomad Factory pour le delay, ABL2 pour les basses et les plug in Rob Papen pour leurs presets démoniaques !

Aurais-tu des conseils à donner pour des personnes qui débutent dans la MAO (musique assistée par ordinateur) ?

Ne pas se perdre dans les groove et les plugins, en faire un max assez rapidement quitte à les reprendre après… Faire des sessions de 3 heures maxi par morceau parce qu’après on s’épuise, et surtout de prendre du plaisir.

En tant que DJ, que penses-tu de l’évolution musicale dans le milieu électronique ?

Je n’en pense pas grand chose, j’ai l’impression que ça évolue sur des plan et des milieux très différemment et par phases. Pour moi il y a encore trop de clans et d’identité sociales déterminantes, je sais bien que ça permet aux gens de se faire des repères mais j’aimerais que ce soit un peux moins sclérosé, que le grand public soit plus ouvert et que l’avant garde soit moins clivante…

Le fait aussi de devoir œuvrer dans un genre précis histoire d’entrer dans le catalogue ça me lourde, un bon dj peut passer tous les genres à mon avis suivant le public et le moment, ça ne veux pas dire qu’il n’a pas de style au contraire c’est là qu’est le défi, c’est tout autant ce que tu joues que comment tu le joues pour qui.

Comment trouves-tu le public grenoblois ?

Le public grenoblois peut vraiment être génial ! Exigeant et ouvert ! Mais, ben là encore on est genre 1000 personnes à kifer et les dj’s se partage ce public, mais il y a un max de gens que ça ne touche pas et qui ne sortent pas vraiment et c’est surement de ce coté qu’il faut travailler.

Les étudiants par exemple, j’ai l’impression que pour beaucoup ils sont restés bloqués dans un coin du reggae et de la Rue Ketanou avec à la limite un peu de trance… Après évidement tout ça c’est des généralités dites un peux en l’air, j’aime bien les grenoblois, ils peuvent être plein de surprises !

Et puis c’était beaucoup plus clivant avant avec les hardcoreux et les tranceux côté free, les « basseux » et les « dubeux » entre les deux, les classiques techno house qui peinaient à se faire un public alors que ça explosait à l’étranger et que la prog était ouf (Mixlab) et les disco qui faisaient pas bien la différence avec les soirée kitchs années 80 et les discothèques généralistes avec leur ambiance bien souvent atroce pour moi. Les clubbeurs devaient choisir leurs camps, maintenant c’est quand même plus souple non ? En tout cas on a quand même un chouette panel et de très bons artistes, c’est ce que je retiens de Grenoble !

Quel est ton meilleur souvenir de soirée ?

J’ai passé un super moment aux mercredis pimentés sur l’invitation des Narco Polo les gens étaient au top et j’ai bien mixé. Sinon pas mal de fois folles au Bauhaus où la soirée prend on ne sait pas comment et là les gens sont méga open tu peux leur passer de la techno et coupé ça avec du folk et il suivent  Ou avec Alien Bazar en free, c’était plusieurs fois ouf dans des styles qu’on attend pas forcement !! Sinon récemment dans une baraque en ruine à 5 ou 6 pour l’anniversaire d’une copine mixé toute la nuit j’ai passé tout les styles en revue et je me suis éclaté ! Donc en fait pas mal d’excellents souvenirs !

Le pire ?

Peut être celle avec Nymphonie parce que ça devait être top en plein air et qu’on s’est rapatrié au Oneness le line up était à l’envers et la serveuse me baissait tout en me disant d’accélérer le tempo… Et ils ont remis les tables pour mon set sur le “dancefloor“, ce n’était pas très agréable… J’ai fait un set tout déstructuré qui a dû quand même en intéresser deux trois mais bon je me suis pas senti bien !! C’est dommage parce que c’était parti pour être une méga soirée.

Tu assures aussi des formations en MAO sur Ableton Live, peux-tu nous en dire un peu plus ?

Oui c’est mon objectif professionnel d’en vivre! Je fais une prochaine session collective très bientôt avec Simon du Crew Micropop sûrement au Petit 38 qui est un lieu super pour ça! J’aime vraiment beaucoup ce travail pédagogique, il y a des échanges, j’en ressors avec plus d’idées qu’après un événement de soirée et puis ça fait des petits : il y a des prods qui sortent de là ce n’est pas rien, alors qu’une soirée tout le monde s’amuse et tout le monde rentre chez soit sans rien d’autre que des souvenirs… C’est bien, mais c’est moins constructif !!

A la base j’ai fait des études de philosophie et je me destinais à être prof donc c’est aussi un moyen de mettre à profit tout ça en le partageant, c’est bien de créer mais faire en sorte que beaucoup créent, ça, c’est un défi encore plus beau !

Qu’est-ce que tu souhaites transmettre quand tu formes quelqu’un ?

L’amour de la création! J’aime quand les gens en ressortent avec l’impression qu’ils sont eux aussi des créateurs et qu’ils vont pouvoir faire de belles œuvres! Ça fait un bien fou de se dire qu’on peut être artiste à son niveau! Et pour ça j’essaie de leurs transmettre des procédés, des raccourcis à mettre en œuvre, ce n’est pas tant la technique qu’on peut apprendre sur Internet chez soi que des dynamiques créatives, des processus à soi qui conviennent à chacun.

Animateur radio, dj, compositeur et formateur, quel rôle préfères-tu ?

Ah certainement compositeur! Faire des œuvres qui restent ! Mais les trois forment un équilibre je trouve.

Quels sont tes projets et envies pour la suite ?

Développer mon asso avec mes activités MAO et radio et mes labels Là-haut dans l’Océan et We have Electricity que je dirige avec l’aide précieuse de Phrax Bax. Sortir enfin un disque chez les potes de l’excellent label écossais 12th Isle… Faire la mise en son à Voiron avec des élèves de premières pour une lecture au théâtre dans le cadre du Festival Livre à vous, une autre mise en son à Lyon pour une pièce de danse sur un texte de Joachim Gruère, participer activement au festival radio écoutes qui se tiendra au printemps à Grenoble…. Bref pas mal de projets et d’envies, il ne reste plus qu’a trouver des moyens pour continuer !

Un petit mot pour conclure ?

Merci pour cette interview ! Et à très bientôt en formation, en soirée ou sur les ondes !! Un max de bonne humeur sur vous tous ahah !

 

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ParAxel Nirka

Paradoxx B.

Rencontre du côté de Valence avec la talentueuse Betty qui incarne ce projet audacieux, subtil mélange de techno et de mélodie.

Raconte nous un peu tes débuts…

La découverte de la musique a commencé à l’âge de 5 ans :-), mon premier piano et la télévision qui passait en boucle les tubes des années 80 tantôt mélodiques, tantôt rythmiques, tantôt tristes.

Très tôt la musique a fait partie intégrante de ma vie. Puis j’ai pratiqué plusieurs instruments en autodidacte avec un net attrait pour la création de mélodies.

J’ai découvert la musique techno à l’adolescence dans un club grenoblois qui s’appelait Le Factory dont je garde un très bon souvenir.

J’ai écouté les tracks des labels trance comme EYE Q RECORDS, BONZAI RECORDS à cette époque j’affectionne particulièrement :la trance m’attirait car beaucoup de nappes mélodiques dans ce style. Lors de la soirée Hexagona 95 je passe la soirée collée à la cabine du dj à observer. La révélation s’est faite les jours qui suivirent : j’étais dans les boutiques d’occasions pour me dégotter deux platines vinyles avec le bouton pitch bend!

Tout est venu naturellement, j’avais déjà l’oreille et je travaillais le calage tempo, je m’entrainais seule ou avec des dj’s de l’époque.

Quelques mois plus tard je me retrouve rapidement résidente du complexe au George 5 à Grenoble.

Quel est le concept qui se cache derrière Paradoxx B?

Paradoxx b aka Lady Purple qui a été mon premier nom de scène défini par des agents artistiques des clubs où je jouais : c’est donc resté durant mes années de mix. Puis est venue la composition avec les pseudos First Paradoxx et Paradoxx B. L’identité de ce pseudo reflète pour moi un cote mystérieux mélancolique et lunaire comme la musique que je compose.

Paradoxe est un mot qui à énormément de définitions et de mystère, sa consonance me convient et il devait faire parti de mon pseudo, contredit les idées reçues, l’opinion courante, les préjugés. C’est ce que je suis et ce que je pense : un paradoxe ! 😉 Et pour le B ce n’est que l’initial de mon prénom.

Comment construis-tu ton set? Laisses-tu places à l’improvisation ou est-ce que tout est calé?

Lorsque je jouais sur vinyle, mes sets étaient improvisés avec une présélection de petites pépites qui sortaient. C’était clairement de l’impro et il faut dire que rechercher un vinyle durant ses mixes était beaucoup plus facile avec le visuel de la pochette. Maintenant, j’ai les tracks sur cd, mp3, usb et je prépare mes mixes. J’aime donner un sens et une histoire à mes sets, il ne s’agit pas de savoir passer des disques les uns après les autres, mais apporter une suite logique d’émotions et de sentiments rythmique.

Quel est ton meilleur souvenir de soirée?

Il y en a plusieurs ! Mais a partir du moment où les gens sont heureux et où il y a un partage c’est un bon souvenir de soirée. Lorsque je vivais sur Annecy je faisais partie d’un collectif qui me permettait de faire des scènes intéressantes. Des spots sympas autour du lac, les fêtes de la musique durant 3 ans, un public très réceptif et surtout de bons souvenirs.

Quelles sont tes références ?

J’affectionne particulièrement les artistes comme Aphex Twin, Apparat, Kiasmos pour leurs compositions. Pour les dj sets, Sven Vath, Maceo plex, Miss Kittin, Kit Ann Foxmann, Monica Kruse, et bien d’autres encore. Ce qui me plaît chez un artiste c’est la modestie, la belle mentalité et surtout la passion, j’avoue que dans la nouvelle scène électronique il n’y en a pas beaucoup qui me font vibrer.

Tes premiers vinyles ?

Marusha : Somewhere over the rainbow

Faxe : I wanna F*ck

Y-a-t-il une période que tu as préférée?

La période de la découverte, la techno était colorée et le public joyeux et souriant. Les années raves 95-98 représentent selon moi une excellente période musicalement et mentalement.

Que conseillerais-tu aux jeunes qui démarrent dans le mix?

Être autodidacte, la base c’est selon moi une bonne oreille, le sens du rythme et la passion pour la musique. Soit on l’a, soit on ne l’a pas : l’art du mix tempo est quelque chose d’inné. Savoir rester simple et passionné ne jamais trop en faire..

Tu composes dans ton home studio, quel est ton style?

Ma préférence en composition c’est la musique Ambient avec beaucoup de superpositions de mélodies, mais lorsque que je commence un nouveau track c’est souvent de la techno qui ressort!

Que préfères-tu au final? Composer ou mixer?

De loin composer, c’est un plaisir palpable que de voyager et faire voyager avec sa musique, ça requiert également beaucoup de temps et d’apprentissage en tout cas en ce qui me concerne. Mixer est toujours un plaisir, lorsque c’est possible mais un peu moins qu’il y a quelques années car je gère un commerce qui me prend beaucoup de temps.

Que trouve-t-on comme musique dans tes sets ?

J’ai mixé un peu de tout durant mon ascension musicale de la hard tek, techno, dark house ,tek house, dnb. Actuellement j’ai une tendance à des sets techno minimal et également deep house.

Quels sont tes projets à venir?

J’ai plusieurs tracks en préparation avec l’objectif de sortir un EP puis produire, composer, alimenter de quelques soirées entourés de bonnes personnes et une bonne énergie.

Un petit mot pour la fin?

Je remercie Interaktion pour cette petite interview, et un grand merci pour permettre aux artistes de l’ombre de s’exprimer sur la toile.

 

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ParAxel Nirka

Fucking Elektro

A partir de septembre 2017, Interaktion Elektro Projekt développe un partenariat avec l’émission Fucking Elektro diffusée sur la radio FM associative Grésivaudan à Crolles (38). Rencontre avec Richard B, co-fondateur avec Matt C de l’émission.

Comment est né le projet de votre émission “Fucking Elektro” ?

Le projet est né d’une discussion au travail avec Mathias qui était mon chef : on en est venu à parler de musique, de mix et de notre passion commune pour le DJing. Mathias avait déjà bossé en tant qu’animateur sur radio Grésivaudan. Il m’a proposé qu’on s’associe pour monter l’émission « Fucking Elektro ». On a rencontré Eric Labaj (responsable  de la radio) qui nous a accueillis les bras grands ouverts ; notre première émission a commencé en mars 2014.

Quel est le concept de l’émission ?

La première année, le concept était basique : nous avions une heure d’antenne tous les vendredis de 19h30 à 20h30 et nous mixions en direct à la radio. Le style musical était 100% électro en se donnant comme objectif de passer un bon moment entre potes et de faire découvrir notre univers aux auditeurs. Sur la saison 2015-2016, nous avons changé de créneau horaire (22h – 23h). Nous avions envie de faire grandir l’émission et nous avons commencé à inviter des guests pour mixer en direct. Cela a permis de faire connaitre l’émission ainsi que la scène locale, de nous enrichir musicalement avec la découverte de nouveaux styles (Techno, Tech House, Deep…). On a aussi appris de nouvelles techniques de mix en observant nos invités, on a considérablement élargi notre réseau et on a pu démarcher des lieux pour mixer. Le premier DJ à nous avoir fait confiance a été Chriss Palmer en octobre 2015 : c’est un peu le parrain de l’émission dont nous sommes fiers et reconnaissants. La saison 2015-2016 nous a permis d’inviter 7 DJs. Depuis 2016, Fucking elektro est devenu populaire auprès de la scène locale (18 DJs invités cette saison) et pour la première fois, on a dû refuser des sollicitations. On ne voulait pas faire une émission centrée uniquement sur des guests car nous aimons également mixer. On gère désormais un planning à l’année conciliant l’invitation de guests et des mix en B2B de Mathias et moi-même.

L’émission est toujours en direct : comment arrivez-vous à gérer votre antenne en terme de contenu et au niveau technique ?

Le direct, c’est ce qui nous plaît : on est sans filet et parfois on a des couacs pendant nos sets mais c’est le jeu. En terme de contenu, on se donne juste une trame du genre « vendredi, on se fait un set house » et puis c’est tout. Chacun bosse de son côté pour sélectionner ses titres. Ainsi, c’est toujours une surprise pour l’autre quand on mix ensemble. On a chacun notre univers musical et on se complète. C’est arrivé une seule fois qu’on ait quasiment la même playlist : on a dû improviser et s’adapter en plein direct pour trouver d’autres sons (rires). Pour ce qui est de la technique, on a l’avantage d’avoir un régisseur son pour notre émission : on arrive au studio, on branche nos régies, il nous fait les réglages du master et du micro. Il s’occupe de diffuser l’émission, de créer les podcasts et de les mettre en ligne sur le site de la radio après chaque émission. Nos podcasts sont téléchargeables gratuitement pendant une semaine. Notre régisseur fait un boulot monstre et on tient à le remercier. On a bossé avec Gérard L’Espérance de 2014 à 2016 et désormais, c’est Geoffrey Alarcon qui a pris la relève.

Comment choisissez-vous les guests de Fucking Elektro ?

Pour le choix des artistes, c’est assez simple : ce sont majoritairement des artistes locaux entre Grenoble et Chambéry (mais pas que) avec des univers musicaux et des techniques de mix différents afin enrichir l’émission. On donne également la chance aux DJs qui débutent. On souhaite qu’il y ait une vraie démarcation entre nos sets et ceux des guests sans pour autant leur donner de directive musicale. Et ça matche bien ! On tient d’ailleurs à remercier Chriss Palmer (38) , Gianni D. (38), Greg Mallone (38), Artokss (38), Juanito (38), Funky Trash (38) , Shafran (38), Marc Padovani (73), Florian Berardi (38), Sebastien Nox (26), Lewis Lastella (38), Bongo Beat (73), Axel Nirka (38), Mickael Kardy (38), M’O Play (38), DJ Deal (73), Dee Djo Anselmo (38) et Eresi (38).

Après plusieurs années à l’antenne, comment faites-vous pour vous renouveler, ne pas être “blasés” ?

On ne se lasse jamais car chaque émission est différente de la précédente : il y a toujours ce suspens de « mais que va jouer l’autre ? » et d’enchaîner derrière. Et puis le fait de faire venir des guests crée une vraie coupure d’une émission à l’autre. ; ça nous laisse le temps de trouver des nouveaux titres pour les émissions d’après (rires). Faire venir des DJs, avec des univers différents, nous a permis de nous essayer à d’autres genres et techniques de mix. Au début, on jouait essentiellement de l’Electro House. Aujourd’hui, on peut proposer aussi des sets House, Tech House, Deep… Et ça nous plait énormément de varier.

Comment voyez-vous l’évolution du média par rapport aux nouveaux modes de consommation de musique ? La FM n’est-elle pas dépassée aujourd’hui ?

Je pense que la FM aujourd’hui doit être un complément aux autres médias et aux nouveaux modes de consommation. Quand on décide de faire une émission radio, on est obligé d’être présents sur les réseaux sociaux (en utilisant Facebook live par exemple) et de faire des évènement régulièrement. Je ne pense pas que la FM soit morte mais je pense qu’actuellement, il faut la consommer différemment d’il y a 20 ans.

Vous êtes DJs : quel style affectionnez vous le plus? Comment faites-vous votre choix de tracks ?

Matt C est orienté EDM, House et de plus en plus Techno. Pour ma part, je suis plutôt tourné vers l’EDM et de plus en plus House. Le choix des nos tracks se fait au feeling : on est abonné à pas mal de chaînes Youtube, on écoute ce qui sort sur les plateformes de téléchargement type Beatport, on parcourt les palylist des DJs… Et dès qu’un titre nous plaît, on le récupère.

Quel est votre meilleur souvenir d’émission ?

Pour Matt C, ça reste nos sets en B2B où chacun balance ses tracks pour surprendre l’autre. Pour moi, c’est difficile de me limiter à un seul choix… Mais je dirai nos B2B avec les guests.

Avez-vous une anecdote croustillante à nous rapporter durant Fucking Elektro ?

Lors d’une émission toute notre playlist préparée sur Rekordbox a disparu : il a fallu qu’on improvise… Mais c’est là que le métier devient intéressant ! Il nous est arrivé aussi une fois de faire venir du public durant l’émission afin de prolonger la diffusion à l’antenne (sans autorisation) jusqu’à minuit ! On a pris la place de l’émission d’après mais c’était pour nous un moment magique : tout le monde était à fond dans les studios et le public sur Facebook a vraiment apprécié !

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui voudrait passer sur votre antenne ?

Nous n’avons pas la prétention de donner des conseils aux autres… Mais venez détendus, préparez bien vos sets en amont afin qu’il n’y ait pas de mauvaises surprises durant l’émission. Tout le contraire de nous à nos débuts (rires).

Quels sont vos projets à venir ?

La saison s’est terminée fin juin et on reprend en septembre après des vacances bien méritées. On va continuer à faire découvrir de nouveaux talents aux auditeurs. Amis DJs, n’hésitez pas à nous contacter pour venir faire un set chez nous. On aimerait bien développer les lives en extérieur : on a déjà fait cette expérience en 2016 avec une émission en direct au Trocadéro à Grenoble (38) avec Artokss en Dj set. Mathias et moi-même souhaitons également développer nos prestations DJ en dehors de la radio : depuis 2017, on commence à faire quelques soirées privées.

Retrouve Fucking Elektro et Mattc C vs Richard B sur le web :

ParAxel Nirka

Dolby-D

Rencontre avec Dolby-D, fondateur du label Dolma rec.

Qu’est-ce qui t’as amené à la musique électronique?

Mes influences musicale déjà et surtout le fait de pouvoir faire de la musique seul à la maison.

D’où te vient ton pseudo plutôt orienté cinéma?

Oui, je suis un cinéphile : Dolby vient des amplis de cinéma et le D a la fin vient de David.

Peux-tu nous décrire ton parcours depuis tes débuts?

J’ai commencé à mixer au début des années 90 lors de soirées privées dans le Sud. Par la suite, avec mon ordinateur Amiga, je me suis mis à la composition. 2 ans plus tard, mon premier track se retrouve sur une compilation CD de Lyon. Après, tout s’est enchainé : vinyles, compil pour Skyrock , labels… Plus de 20 ans après, j’ai toujours la même passion !

Depuis le temps que tu joues, comment arrives-tu à te renouveler et ne pas te lasser?

Pendant 15 ans, j’ai essentiellement fait du live. Mais depuis la création du label Dolma rec, j’ai arrêté pour faire exclusivement du mix. Cela me permet de jouer de tout et de changer plus facilement ma playlist.

Tu commences à bien t’exporter pour jouer : comment t’y prends-tu pour trouver de nouveaux plans de soirée? Quel est ton public préféré?

Trouver des plans devient très difficile : trop de DJ’s sont présents dans le milieu. Pour cela, je bosse beaucoup sur la promo et les newsletters. Mon public préféré ? Les fêtards !

Tu composes pas mal de tracks : avec quoi travailles-tu? Comment te vient ton inspiration?

Je travaille avec des vieux logiciel comme Acid Pro et Orion Pro. J’aimerais passer sur Ableton mais je n’ai pas beaucoup de temps pour apprendre les bases du logiciel : bientôt j’espère. Mon inspiration vient avec n’importe quoi : un beat, un son ou une soirée avec un mix que j’ai écouté.

DJ ou compositeur: que préfères-tu faire entre les deux? Aurais-tu des conseils à donner aux jeunes DJ’s qui se lancent?

Entre les deux ? Aie, aie, dur car j’aime faire les deux : construire un track me donne autant de plaisir que de jouer en soirée. Pour les conseils : avoir la passion du son , un style à toi et ne pas avoir peur de passer du temps. Le travail paye un jour ou l’autre.

Tu as fondé Dolma rec, ton propre label: comment cela s’est passé? As-tu rencontré des difficultés?

L’idée de Dolma rec est née de mon envie de fêter mes 20 ans dans la musique. Je ne connaissais rien à la création d’un label et un jour, dans une tournée, j’en ai parlé à Sheef Lentzki avec qui j’avais déjà fait 2 EP sur son label Phantom rec. Avec sa connaissance en la matière, l’aventure a démarré très vite en janvier 2014 : Mag tient le rôle de designer et moi plus le coté artistique.

Aurais-tu des conseils à donner pour ce type d’entreprise?

On vit une époque où l’on trouve énormément de labels. Pour sortir du lot, il faut de super tracks qui seront joués et playlistés par les DJ’s. Il faut communiquer beaucoup avec la promo, les réseau sociaux, Youtube et autres … Et puis surtout prendre du plaisir à faire ça parce que gérer un label prend beaucoup de temps, voire plus que faire du son en studio!

Comment choisis-tu les artistes qui signent sur ton label? Quels sont tes critères de sélection?

Avec plus de 20 ans dans la musique, j’ai la chance d’avoir des contacts qui ont gentiment accepté de rejoindre Dolma rec ; mais que ce soit un artiste reconnu ou non, cela ne change rien du moment que le son correspond au label.

Tu as sorti un album en mai : peux-tu nous en dire un peu plus? Y a-t-il des featuring ou as-tu travaillé tout en solo?

Effectivement, j’ai sorti en mai mon nouvel album en CD sur Dolma rec, et en juin pour la version digitale. Sur cet album, on retrouve plusieurs influences : de le techno de Detroit a la techno pour le dancefloor. Je suis un habitué des collaborations mais cette fois-ci, la seule collaboration que j’ai faite est celle avec Gayle SA : ça faisait un moment qu’on voulait travailler ensemble. On retrouve aussi 3 EP tirés de l’album remixés par Fatima Hajji, Dave Tarrida, Fixon, Darmec, Sin Sin, 2Bee, Dave The Drummer, Resistohr (le nouveau projet de Pet Duo) et bien d’autres…

Aurais-tu une anecdote croustillante à nous raconter?

Une soirée dans le Sud de la France où je devais jouer : arrivé sur place avec ma compagne, on s’est rendu compte que c’était un club échangiste et que les gens présents étaient la plus pour faire des échanges qu’écouter de la techno!

De quel projet es-tu le plus fier avec le recul?

Mon premier vinyle, les collaborations avec les artistes avec qui j’ai toujours rêvé de travailler et bien sur Dolma rec!

Que peut-on te souhaiter pour 2017?

De faire danser les gens encore et encore !

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ParAxel Nirka

Stéphane Deschezeaux

Rencontre avec le boss du label Springbok records orienté nu-disco et funk. Retour sur le parcours d’un monstre de la composition depuis la fin des années ’90.

Peux-tu nous raconter un peu tes débuts, comment l’envie de mixer et composer t’est-elle venue ?

Dans les années 80 l’album Thriller de Michael Jackson, a été pour moi comme un déclencheur de cette passion pour la funk. Ma carrière a débuté dans les années 90 : à l’époque, j’étais animateur dans une radio locale, j’animais une émission funk, j’étais collectionneur de vinyles mais j’avais cette envie de faire de la musique. J’ai donc décidé d’acheter du matériel (un Korg M1) ; je pensais qu’avec ce synthé, on pouvait créer un produit fini… Mais j’étais bien loin d’imaginer à l’époque le matériel nécessaire à la finalisation d’un track. C’est à la fin des années ’90 que je me suis tourné vers le mix d’une manière plus professionnelle, avec l’arrivée de la techno et les premières rave-parties. Avant cela, je ne possédais pas de Technics SL1200 : je m’entrainais avec le tourne disque de ma mère et un magnéto cassette, le tout sans pitch, obligé d’accélérer avec le doigt pour mettre au tempo le mix.

Je vais faire appel à ta mémoire : comment s’est passée ta toute première signature ?

Ma première signature en temps que Stéphane Deschezeaux, je l’ai faite sur le label d’un ami qui s’appelait Soulshake. C’était très orienté house deep mais j’avais déjà à l’époque l’envie de proposer des prods un peu plus funk avec des lignes de basse un peu plus élaborées.

Tu t’occupes maintenant de ton label Springbok records orienté nu-disco et funk : serait-ce un retour aux sources ?

En fait pour moi c’est surtout une alternative. Lorsque j’envoyais mes prods à des labels, comme je n’avais pas encore la notoriété nécessaire dans ce domaine musicale pour pouvoir accrocher un gros label, j’avais beaucoup de refus, voir même carrément pas de réponses du tout. C’est là que j’ai décidé de créer mon propre label et ça a été pour moi la meilleure façon de m’exprimer en ne faisant aucune concession.

Comment arrives-tu à tout gérer entre la partie composition et tout le travail que demande la gestion de ton label ?

C’est pas toujours très simple, mais travailler dans l’urgence à devoir tout gérer, ça me booste et ça m’oblige à m’imposer un rythme de travail. Parfois, j’aimerais déléguer une partie du travail administratif à une tierce personne pour pouvoir me consacrer plus à la production musicale, mais c’est pas simple. Alors en attendant, dés que j’ai un moment de libre, il est consacré au label.

Quel matériel utilises-tu pour composer ta musique ?

Je travaille avec un iMac dernière génération, avec Logic X, principalement avec des plug ins ; j’aime beaucoup la synthèse analogique, les produits de chez Arturia ou Native Instruments car ils conviennent tout à fait à mon style musical.

Tu travailles avec des musiciens sur les morceaux nu-disco : comment vous y prenez-vous pour produire un nouveau track ?

Généralement, pour les parties électro acoustique, Bernard Formichelli, le guitariste, me propose des bases musicales, notamment pour les tracks avec The Family’s Jam. Ensuite, de mon coté, j’arrange, je sculpte le morceau jusqu’à obtenir un track abouti ; parfois, son fils Laurent travaille sur les parties ligne de basse Fender. Pour les chanteurs à l’étranger, c’est différent : je leur envoie une démo track instru, ensuite ils posent le chant ; à moi ensuite de mixer le tout et d’envoyer au mastering.

Tes morceaux sont régulièrement dans les tops 100 des sites comme Beatport ou Traxsource : de quel projet es-tu le plus fier ?

Je crois que le projet dont j’ai été le plus fier à l’époque, c’était l’un des mes tout premiers projets, le EP 1982 où figurait le titre “Standing Room” : c’était assez incroyable de constater que le titre puisse entrer dans les charts de Beatport… Mais de là à terminer premier du classement ! J’étais vraiment très fier de ce moment. Ensuite il y a eu le track avec Darryl Jordan, le titre “Give me”, qui était vraiment mon tout premier track chanté, avec sa voix incroyable. Il y a eu la collaboration avec Fabrice D’Aversa (Doggmaster) pour le projet “The Cosmic Playerz” : une collaboration intéressante avec ce mélange de nu-disco chanté à la talkbox et le coté funk également dans la composition, j’ai trouvé ce projet vraiment original.

Au final : préfères-tu le mix devant ton public ou la composition ?

C’est très différent au niveau des sensations. Je pourrais plus facilement me passer du mix que de la création musicale qui, pour moi, fait partie intégrante de ma personne. J’ai ce besoin de composer presque comme un besoin vital. Mais lorsque qu’il y a un bon feeling entre un deejay et son public, c’est quand même magique et ce genre de soirées reste gravé dans les esprits.

Quels conseils donnerais-tu à un jeune compositeur/DJ ?

Je crois que la réponse est dans ta question : c’est de mixer mais également de composer en parallèle car aujourd’hui les deux sont indissociables. Un autre conseil : ne pas faire de concessions sur ses choix artistiques, aller droit au but, ne pas se laisser influencer par les autres.

Quels sont tes projets et tes envies pour l’année 2017 ?

J’aimerais beaucoup collaborer sur des projets chantés. J’aimerais également organiser des Sringbok parties en invitant des deejays du label ou dans la même sensibilité musicale : c’est dans les tuyaux…

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ParAxel Nirka

EP Digital Music

Rencontre avec Cédric, manager du label EP Digital Music qui vient tout juste de fêter ses 5 ans. Retour sur cette aventure.

Peux-tu nous indiquer comment l’envie de monter un label t’est-elle venue ?

Il y a tellement de jeunes artistes talentueux qui passent inaperçus sur des labels “usines” qui sortent 20 EPs par seconde (rires). Avec EP Digital Music, j’ai voulu vraiment privilégier la qualité à la quantité. Je suis issu de la scène électronique du début 1990. J’ai gardé l’état d’esprit “old school” où la musique est une véritable passion et non un business. Depuis toutes ces années, j’ai pu me faire pas mal de contacts. Donc je me suis tout simplement dit : “le partage est essentiel alors pourquoi ne pas faire profiter de mon expérience ?”. Si mes contacts peuvent servir à faire exploser des jeunes, alors mon taff est fait !

Quelles sont les grandes étapes du montage de ce projet ? As-tu rencontré des difficultés ?

Je crois qu’il n’y a pas vraiment d’étapes… Plutôt une progression, une évolution. Juste garder la même vision de faire découvrir des artistes et de leur donner un maximum de visibilité. La plus grande difficulté c’est justement cette visibilité… La promo me prend un temps fou ! Surtout aujourd’hui avec Internet, c’est pas facile (rires).

EP Digital Music vient de fêter ses 5 ans : comment le projet a évolué depuis ses débuts ?

Les premières sorties étaient supportées par quelques artistes mais rarement dans les charts. Alors qu’aujourd’hui, tout les EPs sont playlistés et chartés par les plus grands noms internationaux. Je t’avoue que je suis assez fier quand un artiste international dont j’adore les productions, me demande de faire parti de la promolist ! Les covers aussi ont pas mal changées et heureusement (rires). Quand tu ne connais pas photoshop et que tu te lances dans un logo ou une pochette, je te laisse imaginer la catastrophe (rires). Mais surtout le label est composé de 2 types de sorties :

– “Classic” : 2 Original Mix + remix dont 2 internationaux.

– “Special Serie” : 3/5 Original Mix (sans remix mais plus grosse promo).

Tu m’as dit recevoir plus de 100 démos chaque semaine : comment fais-tu pour choisir les artistes que tu signes ? N’es-tu pas lassé à force d’écouter autant de tracks ?

Je suis très (trop) sélectif… Je signe rarement des tracks. Je n’ai pas de style bien défini. Ça peut être aussi bien techno que house. Le seul mot d’ordre c’est le groove ! Il faut que le titre me parle. Le choix des artistes se fait vraiment au coup de cœur. Quand je cherche un remixeur, je le choisis pour sa touche, son univers. C’est pas toujours facile d’être disponible pour tout le monde mais j’écoute tout et je réponds dès que possible. Faut pas être pressé (rires). Le jour où ça me lassera, il sera temps de changer de direction, partir vers d’autres projets. Mais pour l’instant, je suis très content de l’intérêt que portent les gens pour le label.

Quels conseils donnerais-tu aux compositeurs qui t’envoient leurs démos ?

Faut que ça groove, mais surtout de l’originalité ! Je ne cherche pas à être absolument dans le top 100 Beatport ou Resident Advisor… Quand on m’envoie des titres pompés, entendu 10000 fois, c’est sans intérêt. Ne pas chercher à ressembler à quelqu’un. Au contraire ! Il faut innover, casser les barrières ! Soyez créatifs, imaginatifs. S’inspirer d’artistes qu’on aime, oui… Mais avoir sa propre signature musicale, sa touche, son grain est tellement mieux !

Comment fais-tu pour démarquer EP Digital Music du reste de la concurrence que l’on retrouve sur le web ?

Je ne me préoccupe pas du tout des autres labels (rires). Je pars du principe que si ça me plait, je prends. Je n’ai pas la prétention de créer la mode comme veulent faire beaucoup de labels… C’est très old school, on me le dit souvent (rires). Mais chacun son but. Perso j’ai choisi la musique et le partage, pas d’être dans la “hype attitude”. Je passe beaucoup de temps à sélectionner les remixeurs par rapport à leur groove. Je me fous royalement des noms qu’ils soient internationaux ou pas, c’est leur savoir faire ! C’est pour ça que les EPs sortent tout les 2/3 mois en moyenne. Toujours un point d’honneur sur le groove, la touche personnelle qui donnera le coup de cœur.

Sur toutes les sorties : quel morceau reste ton préféré ? Tu peux en choisir 3 pour pas faire de jaloux 🙂

Même 3 j’ai du mal ! Je fonctionne au coup de cœur donc forcement tout les EPs sont des histoires racontées de différentes façons. Il y a des tracks que je mixe plus que d’autres c’est certain… Mais impossible de citer des EPs en particulier.

Quels sont tes projets et tes envies pour l’année 2017 ?

J’ai envie de donner une autre direction au label, plus familiale, ne pas faire de sorties “one shot”. Pour pousser encore plus les jeunes talents. Être plus proche du public, notamment avec le projet “Live Effect” : des séries de mix en live en interaction avec les artistes. Des sorties vinyles vont bientôt arriver aussi ! Des éditions ultra limitées et personnalisés ! En gros tu choisis 2 ou 4 tracks sur le Soundcloud ou Youtube EP Digital Music et on te presse le vinyle exclusivement pour toi. Et les prochains EPs seront encore plus groovy que jamais !

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ParAxel Nirka

G-Prod

Rencontre avec le duo bordelais. Les deux frères David et Nicolas nous distillent des tracks en famille.

Pouvez-vous nous raconter un peu vos débuts ? Comment l’envie de composer vous est-elle venue ?

David : J’écoute cette musique depuis 1990/1991 donc très jeune, je me suis mis au mix vers 1995 ; j’ai acheté ma première machine en 1997 (Roland Mc303) mais j’ai vraiment commencé à composer en 2009. D’abord tout seul sous le nom de Dave-G et quelques années plus tard sous le nom de G-Prod. Composer est vraiment devenu essentiel. Au départ c’était vraiment un besoin de m’exprimer, de sortir mes émotions.

Nicolas : Mes début dans la compo sont tout frais ! Je fais de la musique électronique depuis 2009 sous le nom de “OuD!n13” grâce à mon frère et ma famille en général qui aime la musique, j’ai baigné dedans depuis la naissance… Du coup j’ai essayé dès que j’ai eu un peu d’argent et maintenant c’est vital.

Quel matériel utilisez-vous pour composer votre musique ? Avez-vous un instrument favori ?

David : C’est assez varié. On travaille quand même beaucoup avec Maschine et ensuite on fait vibrer les synthés. Un instrument favori ? Pas vraiment mais je suis très attiré par la rythmique.

Nicolas : Bon… Le frangin à tout dit… On essaye de plus en plus de construire des morceaux avec du live et une base fait avec des samples, loops que nous créons pour rendre un peu plus riche nos tracks… Je suis plus synthé pour ma part.

Vous composez énormément : d’où vous vient toute cette inspiration ? Comment articulez-vous votre travail ?

David : c’est la vie elle même qui m’inspire personnellement. L’humeur, la joie, le stress et puis quand on se met sur un truc ça vient tout seul.

Nicolas : Je dirais que c’est du pure feeling… Pour les remix, c’est plus un job au départ mais ça devient vite de l’amusement… Je pense que pour avoir de l’inspiration, il faut s’intéresser à beaucoup de choses… Ensuite ça vient tout seul, avoir une ouverture d’esprit je dirais même plus 🙂

Avez-vous une recette spéciale pour faire tes tracks?

David : La recette c’est de se laisser aller et laisser faire les choses.

Nicolas : Just feeling !

Comment s’est passée votre première signature ?

David : Ma première signature s’est faite sur le label bordelais Lo-Deep records (D-Former), le titre Dave-G “Michigan sensation” : j’étais comme un fou. En juin 2011, j’ai sorti 2 autres EP sur le label de P-Ben (PBR). Ces moments resteront gravés dans ma mémoire.

Nicolas : Je crois que c’est aussi sur Lo-Deep avec l’EP “M96″… Je m’en rappelle plus… A la base, c’était pas mon but d’être signé : je voulais juste partager mes trips sonores sur Soundcloud. C’est vrai qu’à la longue, c’est toujours plaisant d’avoir des patrons de labels qui s’intéressent à ce qu’on fait 🙂 Ça réconforte dans la démarche de produire du son.

De quel projet êtes-vous le plus fier actuellement ?

David : Question très dure, il y en a tellement. Mais je crois que les 2 morceaux sortis en vinyle sur le label de Detroit Soirée records vont gagner le concours.

Nicolas : Difficile de se juger… Je répondrais à cette question dans 25ans 🙂

Quels sont vos projets et vos envies pour l’année 2017 ?

Nicolas : Nos envies pour 2017 niveau production, c’est de réussir à refaire une petite sortie vinyle… Ça serait cool ! Pour nos projets, nous sommes sur le point de créer un label qui portera le nom de Nebuleye records : la première sortie arrivera au milieu de l’année car petits soucis de finances… Mais c’est dans la moulinette : ça sera vinyle et digital, sur Bandcamp au départ et on verra ou cette aventure nous emmènera ! Pour l’instant, nous avons reçu 2 tracks sur 4 pour le premier EP (Paul Mac et Kaelan). Nous allons essayer de nous servir de ce label pour mettre en avant nos inspirations musicales et par la même occasion remercier les personnes qui nous ont soutenus depuis le début.

David : Bah il a tout dit le frangin 😉

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ParAxel Nirka

Juanito

Rencontre avec le grenoblois Juanito, un artiste qui monte et qui se retrouve dans le top 100 des meilleures ventes de Traxsource pour 2016. Ses sons techouse sont régulièrement joués par les plus grands.

Peux-tu nous raconter un peu tes débuts, comment l’envie de mixer et composer t’est-elle venue ?

Tout à commencé avec un jeu que j’avais eu à Noël en 2001, Dance E-Jay 4 avec les samples de Milk&Sugar à l’intérieur! Je me souviens, je passais beaucoup de temps dessus pendant les vacances, j’avais tout de suite accroché au jeu! Petit à petit je me suis tourné vers le mix. Ma première sortie en club n’a fait que confirmer cette envie d’être DJ. Ensuite tout s’est fait naturellement avec beaucoup de travail! J’ai commencé à jouer en club à l’âge de 18 ans! Pour la composition, c’est venu plus tardivement avec l’envie de me créer une identité artistique et pouvoir jouer mes propres tracks.J’avais plein d’idées mais je ne savais pas où aller au niveau du style et comment m’y prendre.Quand je suis allé voir Loco Dice à Turin avec mes potes de WHSNXT, c’est là que j’ai eu un déclic, une sorte de bonne ‘claque’ que l’on prend en pleine face, musicalement parlant. Et bien sûr le premier ‘pèlerinage’ à Ibiza. Tous ces éléments ont fait que j’ai pris un virage artistique et je me suis dirigé vers une musique plus underground.

Tu composes énormément, d’où te vient toute cette inspiration ?

C’est vrai que depuis maintenant un an je produis beaucoup et l’inspiration ne manque pas! J’écoute beaucoup de musique, j’échange beaucoup avec mes potes DJ/producteur. C’est peut être pour ça aussi que les idées me viennent facilement.

Quel matériel utilises-tu pour composer ta musique ? As-tu un instrument favori ?

J’ai un iMac, un Korg R3, des monitorings Yamaha HS50M, une carte son NI et un casque Beyer Dynamic DT770 pour ce qui est de ma configuration. Pour le software, je suis sur Ableton Live 9.5. Fidèle à Live depuis mes débuts. C’est le DAW que j’ai trouvé le plus intuitif.Je me suis constitué une belle banque de samples au fil des années et ajouté à cela de nombreux VST! Mon VST favori, sans hésitation: le SubBoomBass de Rob Papen!

Quels conseils donnerais-tu à un jeune compositeur/DJ ?

Même si ça pourrait paraître comme une réponse cliché: faites les choses avec le cœur, allez aux bouts de vos idées et envies mais surtout persévérez!

Comment s’est passée ta première signature ?

Alors, ça remonte à 2009, si je me souviens bien! Avec mon ancien pseudo. J’avais fait un remix pour mon pote Roman.k (Romain Deborde) sur un label allemand, et par la suite il m’avait mit en contact avec eux pour que je leur envoie mes premières démos!

Tu as signé ensuite sur de gros labels : Great Stuff, Stereo Productions, Stealth Records et Undr the radr. Comment t’y prends-tu pour démarcher tous ces labels ?

Je pense que pour beaucoup d’entre nous c’est la même chose, ça s’est fait par étape et ça a mis du temps! Se créer son propre réseau est ultra important aujourd’hui (et c’est valable dans tous les secteurs). Il ne faut pas hésiter à aller la rencontre des artistes et labels lors de gros events comme l’ADE, Ibiza, le Sonar à Barcelone etc… Ensuite, il faut être à l’affut des artistes qui jouent nos tracks pour les remercier et établir un premier contact par exemple. Ça permet également d’avoir des arguments lors des envois de démos. Il faut donner à l’interlocuteur l’envie d’écouter votre démo quand on se présente dans un mail. Mais aujourd’hui les gros labels/artistes reçoivent des centaines de démos par semaines sur leur mail générique (du type demos@…) Il faut donc avoir des références, une bonne adresse de l’A&R et enfin des tracks qui correspondent à l’image du label pour avoir la chance d’être signé. En tout cas c’est comme ça que je fonctionne 🙂

De quel projet es-tu le plus fier actuellement ?

Je dirais sans hésiter le projet Juanito dans sa globalité. Je suis fier d’être soutenu par des légendes comme Roger Sanchez et que mes sons soient joués dans les plus grandes fêtes comme Elrow à Barcelone (la dernière en date)! Mais je suis tout aussi fier d’être soutenu par ma famille, ma copine et mes amis car c’est grâce à eux qui m’entourent que j’ai pu me forger une identité artistique!

Tu as participé récemment à l’Amsterdam Dance Event, que retires-tu de cette expérience ?

Exact, et c’était ma 5è participation cette année! Depuis ma première fois en 2012, j’ai remarqué que l’ADE n’a cessé de prendre de l’ampleur. C’est 3-4 jours très intenses où toute l’industrie de la musique électronique se retrouve! J’en retiens que du bon, et je le recommande à tous! Comme je le disais plus haut dans une autre question, il n’y a pas meilleur endroit pour échanger des cartes de visites et faire écouter ses démos! Les gens sont détendus et accessibles, le tout dans un cadre magnifique qu’est le centre d’Amsterdam! Concernant les soirées, j’ai joué le vendredi au club NL pour le showcase ‘Parceros’. Sinon, j’ai pas mal bougé et on a clôturé en beauté cet ADE le dimanche, avec Roger Sanchez pour sa soirée Undr The Radr!

Que penses-tu du public français en comparaison ?

La comparaison est difficile d’autant plus que pour l’ADE il y a des milliers de clubbeurs avertis qui viennent du monde entier pour faire la fête! En France, avec des villes comme Paris et Lyon les choses bougent pas mal ces derniers temps et c’est cool! Chez nous, à Grenoble également avec « La Belle Electrique » qui a fêté ses deux ans et qui propose une programmation très solide en musique électronique!

As-tu une anecdote de soirée à nous faire partager ?

Aux platines, la première qui me vient en tête c’était il y a deux ans. Je jouais au Ninkasi Kao à Lyon, en opening set de Marc Houle. Mon pote Mute Okaï voulait me faire une surprise en montant sur la scène et m’offrir le vinyle d’Oxia – Domino… Sauf qu’un des mecs de la sécu n’a pas trop apprécié, et était à deux doigts de le virer de la soirée! Hahaha!

Quels sont tes projets et tes envies pour l’année 2017 ?

Beaucoup de bonnes choses sont déjà planifiées! J’en dis pas plus pour le moment, donc restez à l’écoute sur mon site et je vous invite à me suivre les réseaux sociaux 🙂

Retrouvez toute l’actu de Juanito sur le web:

ParAxel Nirka

Sophie Watkins

Rencontre avec la française Sophie Watkins, une artiste qui recherche l’efficacité sur le dancefloor.

Peux-tu nous raconter un peu tes débuts, comment l’envie de mixer t’est-elle venue ?

J’ai commencé par le live act. Je produisais ma musique depuis un petit moment déjà, puis je la jouais en live sur des machines. Mon copain qui était DJ avait des platines chez lui et en m’amusant dessus ça m’a bien plu.

Comment définis-tu ton style ?

J’aime la techno intense, les grosses montées, et les grosses basses 🙂 Tout est dans la basse ! Je mixe essentiellement Techno mais il m’arrive aussi de piocher dans des sons plus groovy, en recherchant toujours les tracks qui ont quelque chose de spécial.

D’où te viens toute cette énergie dans ta musique ?

J’ai toujours fais ça. Depuis toute petite. Mon père avait des synthés, on créait des morceaux, on les enregistrait, j’avais à peine 6 ans et je m’en souviens comme si c’était hier. J’ai baigné là dedans, il n’y avait pas d’autres voies possibles pour moi.

Si tu devais garder un seul disque dans ton bac ?

Josh Wink – Higher state of consciousness

ou Laurent Garnier – Crispy Bacon

Ah c’est trop dur !

Tu composes également de la musique, avec quel setup travailles-tu ? Où trouves-tu toute ton inspiration ?

J’ai que mon ordi, Ableton live, un peu Reason, et mon casque. C’est tout. L’inspiration je ne sais pas… Il m’arrive de ne rien sortir pendant des mois, puis 3 morceaux en une semaine… Ça ne se contrôle pas.

Comment s’est passée ta première signature ?

J’avais fais écouter un track à un de mes amis producteur à l’époque où je vivais à Prague. Il sortait lui-même des prods sur un label Australien et m’avait conseillé de les contacter pour leur faire écouter. Chose que j’ai faite et ça a marché.

Préfères-tu composer ou jouer devant le public ?

Les deux. Les approches sont différentes. Avec le public c’est le top, y a des énergies incroyables qui passent, j’adore ça. Et j’adore aussi être devant mes compos à les travailler, écouter 10000 fois la même boucle, chercher comment faire évoluer le morceau, j’aime être dans cette petite bulle.

As-tu une anecdote de soirée à nous faire partager ?

Je partais de Prague pour aller jouer en Allemagne. En transit en Autriche, j’ai raté l’avion qui allait jusqu’en Allemagne. Je devais donc racheter un billet, à un prix exorbitant, que je ne pouvais pas payer. Un peu paniquée, me demandant comment j’allais faire, un vieux monsieur qui était à côté et qui avait suivi toute l’histoire, m’a proposée de payer mon billet. Il m’a clairement sauvée la vie ! Nous sommes toujours restés en contact depuis, c’est mon ange gardien !

Tu as joué entre autre avec Popof, Jack de Marseille, Missill ou encore Dada Life : quel est ton meilleur souvenir de soirée ?

Bizarrement mes meilleurs souvenirs sont les dates dans les toutes petites salles. Y a la proximité, je sais pas mais c’est toujours mémorable !

Quels sont tes projets en cours ? Tes prochaines sessions ? Tes prochaines sorties ?

Je me concentre en ce moment sur mon projet electro-pop « Soph’ » pour sortir un album. Et en DJ je vais faire quelques dates cet hiver dans les stations de ski pour le Yaute Winter Tour.

Retrouve toute l’actu de Sophie Watkins sur la toile:

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ParAxel Nirka

French 79

Rencontre avec le marseillais Simon Henner, nouveau fer de lance de la French Touch.

Peux-tu nous raconter un peu tes débuts, comment l’envie de mixer et composer t’est-elle venue ?

J’ai commencé la musique très jeune au conservatoire. J’ai commencé à composer un peu plus tard à l’âge de 18 ans : au début, je faisais des instrus de Hip-Hop, puis je me suis dirigé petit à petit vers la musique électronique. J’ai commencé à mixer un peu plus tard quand on m’a demandé de faire des DJ sets. Au début , je ne savais pas faire ça, je n’y trouvais d’ailleurs pas d’intérêt. Je me suis pris au jeu petit à petit, et maintenant, j’adore ça !

Comment qualifies-tu aujourd’hui ton style qui oscille notamment entre pop et électro avec des rythmiques efficaces et des mélodies simples à retenir ?

C’est toujours difficile de définir sa propre musique. Je dirais que c’est de la musique électronique tout simplement, car je ne me contente pas à un style en particulier : j’aime beaucoup la musique de club mais aussi la musique que l’on peut écouter en faisant du sport, en voyage, dans le train ou à la maison. Effectivement, il y a toujours dans ma musique des mélodies qui se rapprochent de la Pop music, c’est ça qui me fait vibrer !

Ton album “Olympic” est sorti le mois dernier : comment s’est passée ta signature sur Alter-K ?

Alter-k est mon éditeur depuis un bon moment. Je les ai rencontrés via Kid Francescoli pour qui je produis les albums. Quand ils m’ont proposé de sortir le disque, je n’ai pas hésité une minute car ils sont vraiment bons dans leur job, et ils ont une vision juste de la musique que je fais!

Tu composes des morceaux éclectiques : d’où te vient toute cette inspiration ?

Quand je suis en période de composition, j’essaie de ne pas trop écouter de musique , j’ai toujours peur de faire un plagiat de ce que j’aime à un moment précis. Mes inspirations viennent plus de ce que je vis, ce que je ressens, donc des voyages, des tournées, des paysages que je vois, etc.

Quel matériel utilises-tu pour composer ta musique ? As-tu un instrument favori ?

J’utilise des instruments acoustiques : guitare, basse, batterie, piano… Mais aussi beaucoup de synthétiseurs, de boites à rythmes. Je séquence tout ça dans Ableton Live qui me sert de magnétophone et de boite à effets . Quand je mixe, je passe tout ça dans ma console favorite, une Studer 169. Je n’ai pas vraiment d’instrument favori, j’ai beaucoup de vieux synthés que j’affectionne particulièrement comme le Juno 60 ou le SH 101.

Quels conseils donnerais-tu à un jeune compositeur en musique électronique ?

Ne pas faire écouter ses 20 premiers tracks.

Utilises-tu le même setup en studio qu’en live ? Il me semble que tu te passes d’ordinateur aussi ?

Non, je différencie bien la partie studio de la partie live. Quand je compose en studio, je ne me préoccupe pas du tout du live. Une fois que le track est fini, alors je cherche la meilleure façon de l’adapter pour le live. Les structures changent, les instruments utilisés aussi, etc.

En live, j’ai quand même un ordinateur qui me sert à séquence les boites à rythmes et les arpeggios joués par mon Korg MS 10. Mais il est posé par terre, je ne le regarde jamais .

Tu dégages une énergie hors du commun pendant ton live : tu n’as jamais peur de te rater avec toute la prise de risque liée à cet exercice ?

Ben c’est justement ça qui est fun en live, c’est que des fois tu te rates, des fois tu improvises des trucs super que tu n’arrives bien sûr jamais à refaire !

As-tu une anecdote de soirée à nous faire partager ?

Peut être la fois où j’ai joué en Chine dans un amphithéâtre où il n’y avait que des filles (environ 1000). C’était assez fou car elles n’avaient jamais vu de concert de leur vie. Elles criaient à chaque fin de morceau comme si j’étais John Lennon 😉

Quels sont tes projets et tes envies pour l’année 2017 ?

Continuer la tournée qui a très bien commencé ; je vais probablement sortir quelques inédits que je joue déjà en live, des remixs… Et je continue à produire au studio d’autres artistes.

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