Archives de l’auteur Anthony Beauchet

ParAnthony Beauchet

Sondage : quel styles de musique écoutes-tu ?

Interaktion Elektro Projekt est un webzine dont l’objectif est de faire la “promotion des musiques électroniques”. Le comité de rédaction s’est posé la question de l’ouverture musical et on a constaté qu’il y avait parmi nos troupes la catégorie des mono-genres (“électro is my life”) et celle des “poly-genres” (“y a pas que l’électro dans la vie !”). Du coup on s’est demandé quel rapport tu entretiens avec la musique…

Quels styles de musique écoutes-tu ?

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ParAnthony Beauchet

The Prodigy – No tourists (BMG)

Nouvel album “No Tourists”, le 2 novembre // BMG.

Trois ans après “The Day Is My Enemy”, The Prodigy annonce un septième album à paraître le 2 novembre prochain : « No Tourists »

Un opus fidèle à leur musique électronique furieuse et tempétueuse, unique fusion entre rave, électro-rock et musique industrielle. Révélé dans les années 1990 avec les tubes « Firestarter » ou « Breathe », le groupe britannique transgresse les codes et affirme ainsi sa position de leader sur la scène rave underground !

Découvrez sans plus attendre Need Some1, premier extrait de ce nouvel album tant attendu

Décrit comme du futurisme vintage, ce tube intègre un sample de Loleatta Holloway, la diva de la House qui était la voix de Black Box pour « Ride On Time ».  « Je voulais composer quelque chose avec un downtempo bien balancé, sans sacrifier la sensation de danger, » explique Liam Howlett, présentant le single accompagné d’un clip explosif tourné à Manille par Paco Raterta. « Après avoir visionné des tonnes de vidéos amateurs, le style de Paco s’est détaché et m’a éclaté au visage, » continue Liam. « C’était si brut et original. J’ai su que c’était le bon ! Une fois terminé, le clip dégageait une authenticité et un style si violents, c’était du jamais vu ! Pour nous, rien ne sert de tourner une vidéo si elle n’est ni originale ni excitante, ce qui n’est pas le cas ici. »

Retrouvez The Prodigy sur le web :

Un grand merci à Ephélide pour l’autorisation du relai de cette promo.

ParAnthony Beauchet

The Orb – Doughnuts Forever (Cooking Vinyl limited)

Le 22 juin prochain, le groupe britannique The Orb, pionner de l’ambient house, sortira un nouvel album “No Sounds Are Out Of Bounds”, un titre évocateur qui prouve que le groupe s’est attelé à la découverte d’une nouvelle liberté créative.

Rafraichissant et réinventant l’installation des 2 hommes avec Thomas Fehlmann de leurs deux albums précédents ;“No Sounds Are Out Of Bounds”, rassemble volontairement un casting de grands noms, de héros cultes, de talents émergents et de nouveaux arrivants.

Ce nouvel enregistrement, qui sortira le jour anniversaire des 30 ans de The Orb, sera donc à la fois un renouveau et la preuve du savoir-faire de Patterson !

Aujourd’hui, ils présentent également un premier titre : « Doughnuts Forever ».

ParAnthony Beauchet

Lyre Le Temps – Bokopoly (French Gramm)

ELECTRO SWING – Avec Lyre Le Temps, l’horloge s’emballe ! Depuis ses débuts en 2009, Lyre Le Temps nous embarque dans un tourbillon qui mêle Swing, Electro, Hip hop, un peu comme si Cab Calloway faisait des claquettes sur une bordée de scratchs furieux !

En 3 albums et plusieurs centaines de concerts agités, Lyre le Temps a ainsi inventé une parenthèse spatio-temporelle d’une efficacité redoutable, un mix high energy totalement improbable entre l’humeur canaille des clubs enfumés de l’Amérique des années folles et la modernité d’un groupe nourri de l’énergie du hip hop et de beats électro.

Depuis 2 ans, Lyre Le Temps a mis les bouchées double, avec pas moins de 70 concerts pour le Prohibition Swing Tour. Ry’m, le meneur de revue du groupe strasbourgeois, a signé au passage la musique du film “Gaston Lagaffe“, l’adaptation de la célèbre BD de Franquin et marqué les esprits lors d’une prestation survoltée dans The Voice.

Tout ça en préparant dans son labo de distilleur clandestin le 4 ème album dont voilà le bouillant premier single. Prêts pour une partie de Brokopoly ? Nos gangsters de l’électro swing vont encore secouer l’année 2018.

ParAnthony Beauchet

Prose

Rencontre avec Nathan, entrepreneur culturel et président de l’association Prose qui place l’Art, l’émergence et les lieux atypiques comme fer de lance d’une nouvelle manière d’organiser des évènements.

Comment est né le projet Prose ? Le choix du nom a-t-il sa petite histoire ?

Le projet est né assez naturellement finalement. On a fait énormément de festivals, de concerts, d’expositions, de spectacles en tout genre, c’est d’ailleurs en plein milieu du camping de la quinzième édition de Musilac qu’on s’est rencontrés, totalement par hasard. On s’est retrouvés l’année suivante dans la même promo à l’université. On a continué à sortir, et à découvrir le monde de la culture notamment à Lyon. On avait déjà cette volonté de se lancer, et de créer quelque chose à nous, quelque chose de nouveau. On était dans la routine de pas mal d’étudiants, la formule classique du vendredi soir : before chez les potes, concert dans une grande salle, after, et retour à la maison. Et on se disait qu’on avait rarement l’occasion d’être immergés dans une ambiance pendant toute la soirée, et aussi qu’on finissait par tourner en rond dans les propositions culturelles qui s’offraient à nous. Il fallait qu’on trouve une manière de découvrir de nouveaux artistes, tous domaines confondus, et de les voir évoluer dans une ambiance spéciale, tout en restant tranquillement chez soi. C’est comme ça qu’est né le concept “Appart’ en Prose”. Nous avons donc créé le groupe Prose pour nous permettre de réaliser ce premier projet.

Pourquoi Prose, c’est vrai que c’est une bonne question. Je crois qu’on voulait quelque chose qui rappelle l’art sans en mettre un seul en valeur, quelque chose d’efficace, mais qui montre bien l’absence de barrières, ou de conventions. Du coup l’idée de la poésie mais sans les règles, ça définit assez bien le projet. Et puis c’est joli non ?

Il y a deux entités juridiques au sein du groupe Prose : peux-tu nous ce que fait chacune des entités ? Pourquoi avoir choisi de développer une association et une entreprise ?

L’une est une association, son objectif est de dénicher des lieux insolites pour y organiser des évènements culturels ouverts au public. L’autre, est une agence de conception et de création d’évènements. Elle s’occupe de l’organisation événementielle de projets de professionnels à professionnels. L’association est un projet participatif. Toute personne voulant se dessiner un réseau professionnel ou étant en mesure de mettre en œuvre ses compétences sont les bienvenus. Notre objectif était de créer un projet réellement associatif et non-intéressé par les fondateurs. D’un autre côté, nous devons manger. Nous sommes donc en train de monter une société indépendante de l’association qui permet de différencier le projet associatif du projet commercial.

Prose organise des évènements innovants : quelles sont vos spécificités ? En quoi vos events sont-ils innovants ?

Le but est de proposer une réelle immersion artistique grâce à un cadre unique. Les concerts sont sonorisés avec du matériel professionnel et un jeu de lumière dynamique, ce qui permet aux artistes et au public d’avoir la même expérience qu’un concert en salle. La collaboration entre musicien(s), plasticien(s) et/ou artiste(s) du spectacle-vivant dans un lieu clos et intime, permet au public de découvrir un ensemble ne s’arrêtant pas à une représentation artistique simple, mais à une performance plus complète. En outre, le format collaboratif permet également de pousser les artistes vers des retranchements encore rarement explorés, en insistant sur la création à plusieurs. Les performeurs de Prose doivent trouver des connexions, des liens entre leurs propres créations et celles du collaborateur.

Pour prendre un exemple plus concret, “Baraqu’en Prose”, que nous avons organisé le 9 février 2018, a eu lieu dans une maison située à 15 minutes de Jean Macé. Lors de cet évènement, nous avons proposé sept concerts allant de la musique Hip-Hop à la musique électronique, répartis sur deux scènes, l’une dans un grand salon et l’autre dans une cave. Trois expositions étaient présentées dans la maison. Les artistes performaient en live avec de la sérigraphie ou du VJ en collaboration avec les musiciens. Si avec tout ça c’est pas un tout petit peu innovant, bah on sait plus trop quoi faire…

Vous kiffez les lieux insolites : y a-t-il des lieux qui te font particulièrement triper ? Quel lieu déjà investi t’a le plus marqué ?

Le prochain méga kiff en vue, un château. Un rêve à réaliser : une grotte ! Le lieu le plus intéressant que nous ayons investi était la maison de « Baraqu’en Prose », d’abord parce que l’espace disponible nous a permis d’en faire à peu près ce qu’on voulait ! Et c’était aussi la première fois qu’on investissait un lieu “chargé d’émotions”, puisque le proprio nous avait prêté cette maison qui était celle de sa grand-mère qu’il venait de perdre. Selon lui, elle était une personne très joyeuse, elle aimait faire la fête, rencontrer des gens, découvrir de nouvelle choses. Pour lui, c’était une sorte d’hommage, donc on était très touchés d’avoir ce rôle.

Prose valorise une approche pluridisciplinaire de l’Art : quels sont les Arts qui peuvent s’exprimer dans vos évènements ? Quelle place y tient la culture des musiques électroniques ?

Tous les arts sont les bienvenus. Plus ils seront nombreux à collaborer, plus l’expérience d’immersion pour le public sera intéressante. Nous tenons réellement à créer un univers artistique commun dans nos évènements et non pas différentes prestations n’ayant aucun lien. La musique électronique se place au même niveau que les autres styles en ce qui nous concerne. Malgré le fait que nous avons des affinités assez forte avec ce style, nous essayons de ne pas le mettre spécialement plus en avant que les autres. Ce qui est particulièrement intéressant avec ce style, c’est les univers totalement décalés qui se créent autours avec les autres artistes.

Prose tisse des liens de Lyon à Berlin : as-tu le sentiment qu’il existe des différences culturelles entre les 2 villes ? Quels liens tissez-vous entre la France et l’Allemagne ?

Rien que pour la bière je dirais que oui et non. Berlinois ou Lyonnais, on boit tous comme des trous. La seul différence c’est que nous, c’est de la pression et eux de la bouteille. Sinon à part ça, les gens sont tout aussi géniaux ! Les Berlinois ont plus l’habitude d’événements comme ceux que nous proposons mais y sont tout aussi réactifs. Nous avons créé un pôle Prose à Berlin. Une équipe s’y est donc construit et notre identité à été exportée là-bas.

Prose aime la musique : peux-tu me citer des artistes en adéquation avec les events que vous organisez ?

Des artistes Prosiens : Blade, Fame (vidéo), Romain Davis, FRACTAL (vidéo).

Des artistes qui seraient ouf à faire passer dans Prose : Jacques, Tout est magnifique (vidéo), Igorrr, Tout petit moineau (vidéo), Stupeflip, The hypnoflip invasion (vidéo).

Quelle place Prose octroie aux artistes émergents ? Comment valorisez-vous l’émergence à l’échelle de vos territoires ?

Nous sommes une petite association et nous émergeons, tout comme de nombreux artistes. Les nouveaux projets artistiques méritent et doivent être mis sur le devant de la scène actuelle. Si nous ne prenons pas le temps de nous soutenir dans un milieu ou exister professionnellement est compliqué, alors personne ne le fera pour nous ! Nous mettons donc sur scène une très grande majorité d’artistes locaux émergents ou en voie d’émergence.

Comme dans toute musique, l’électronique n’échappe pas à la catégorisation commerciale ou underground : que penses-tu du milieu free-party ? Et à l’inverse du mouvement EBM mainstream ?

Les free-parties sont des scènes à part entière, les artistes peuvent s’exprimer, le public peut profiter. Les seules différences sont liées aux méthodes d’organisation. Je n’ai personnellement jamais organisé de soirées de ce type et n’ai donc jamais été directement confronté au milieu. De la même manière, le mouvement EBM mainstream est apprécié par un public et tant mieux. La seule caractéristique faisant que ce milieu me dérange est lié à la philosophie commerciale qui est derrière l’organisation. Produire pour des sacs de sous n’est clairement pas l’objectif qui m’a placé dans le milieu de l’évènementiel.

Quels sont les projets à venir pour Prose ? Ton message à adresser à la communauté électro ? Ton mot de la fin ?

Le projet était en pleine restructuration jusqu’à aujourd’hui. Les projets vont bientôt arriver, patience. Une seule chose à dire : “faites nous rêver, créez et surtout profitez !”. Mot de la fin : Kamoulox (ce mot est génial).

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ParAnthony Beauchet

Diane

Rencontre avec Diane, DJette et productrice lyonnaise, organisatrice des soirées Cytochrome et synthèse parfaite de la rencontre entre la musique électronique et industrielle.

Diane, avant d’arriver à la musique électronique, tu as une formation au conservatoire : en quoi cette formation a-t-elle influencé ta trajectoire dans les musiques électroniques ?

Depuis que je suis née, je vis avec la musique puisque mes parents sont musiciens. A la maison, on écoutait essentiellement de la musique classique mais aussi différents styles de musiques (opéra, rock, jazz, chanson française…). Cette formation au conservatoire m’a fait réaliser que l’académisme n’est pas ma tasse de thé et que je n’étais pas à l’aise avec le scolaire, l’autorité en général. J’avoue que cette formation m’a apporté de la structure dans mon travail, des connaissances et un savoir faire qui est notable ; mais très vite, j’ai voulu faire sonner la musique à ma manière. Je voulais créer ma propre méthode. Les musiques électroniques offrent une certaine liberté tout en intégrant une trame solide et je m’y retrouve. De même, je suis attirée par les musiques étranges ou celles qui échappent à mes habitudes musicales. J’aime l’effet de surprise et le questionnement qu’elles peuvent susciter.

On dit que le milieu électro reste un milieu macho : quel est ton sentiment sur ce point ? Y a-t-il un féminisme à l’œuvre chez les artistes en musiques électroniques ?

Je me suis toujours positionnée comme un être humain avant d’être une femme. Mais je dois souligner le fait que de plus en plus les femmes s’expriment, sur la scène ou ailleurs. C’est très bien. J’aime la musique et c’est ce qui compte le plus pour moi. Et de toute façon, que ce soit un homme ou une femme, je constate qu’il y a toujours des rapports de force. En réaction, je me place dans un espace-temps et une esthétique au-delà des contingences matérielles et sociétales. Je recherche justement une forme d’universalité en impliquant la musique, un domaine, un monde où nous sommes égaux sur le plan sensoriel et sensitif. Avec ces conflits inter-sexe, nous perdons cette unicité. La musique, pour moi permet de la retrouver. J’imagine un humain du futur affilié à une sorte de matrice intellectuelle. On pourrait parler d’un nouvel humanoïde Cyborg peut être…

Tu es résidente au Terminal à Lyon : pourquoi avoir choisi ce club pour développer ta résidence ? Quel est la particularité de ce club à la réputation techno bien trempée ?

J’ai été résidente au Terminal pendant 5 ans. On m’a proposé une résidence au Terminal après avoir mixé à l’inauguration des Nuits Sonores en 2012. C’était un honneur de pouvoir m’exprimer et proposer des artistes qui me tiennent à cœur. J’ai donc développé le concept de Cytochrome. Le Terminal est un club intimiste et familial. Tout le monde se retrouve, c’est chaleureux.

Comment perçois-tu personnellement la scène locale ? Existe-t-il une solidarité entre les acteurs de notre culture ?

La scène lyonnaise est en pleine explosion, notamment grâce à la vitrine des Nuits Sonores. Depuis quelques années il y a de nouveaux talents qui émergent et je trouve ça génial, je m’intéresse à leur musique. Il y a une infinité de potentiel et d’univers proposés à Lyon : c’est une fourmilière quand on fouille. Concernant la solidarité entre les acteurs de notre culture , tout dépend… C’est un peu comme partout, il y a des crews et des esthétiques qui se regroupent.

Tu fais partie de l’association Cytochrome : quel est le concept de la structure ? Quelles sont tes plus belles réussites avec ce projet ?

Cytochrome est un concept que j’ai créé. Le cytochrome est une molécule dans l’organisme responsable de la vie et de la mort cellulaire. Un cycle mort/vie se renouvelant, en perpétuel mouvement. Je trouve que le cycle en mouvement et la vie après la mort représentent tout à fait la Techno : les boucles, le recommencement, comme l’éternel retour dans l’œuvre de Nietzche. C’est ce que j’ai voulu symboliser dans ces soirées. Quant à la réussite… Ça dépend de ce qu’on entend par réussite. Je dirais plutôt des soirées marquantes, des temps forts autant musicalement qu’humainement. Les soirées réussies sont celles où se réalise une osmose entre le DJ et le public. C’est pourquoi les soirées sont toutes différentes et uniques les unes des autres, c’est le live. C’est une réussite pour moi de proposer des soirées différentes.

Coté production, tu as sorti récemment un free EP, « Azimut EP » : peux-tu nous en dire plus sur cette sortie ? Comment composes-tu ? Avec quel matériel ? Sur quels labels aimerais-tu signer ?

Dans cet EP « Azimut », je raconte mon histoire depuis 2012, quand j’ai commencé à mixer. Je l’ai appelé Azimut pour illustrer chemins, événements et imaginations qui ont traversé mon esprit depuis ces 5 dernières années. En terme de matériel, j’utilise Ableton, enregistre des sons avec le zoom, des samples, VST et mon Elektribe EMX 1. Chaque morceau dans cet EP contient un message.

Dans « Girl on the escalator », j’aborde la question de la femme : les questionnements et le sujet de controverse qu’elle suscite depuis des siècles, et aujourd’hui encore. Remarquable, intrigante, impressionnante, au détour d’un regard, on la croise dans l’escalator… J’ai associé des bribes de texte de Bukowski pour venir appuyer la place de la femme dans l’esprit du poète.

« Malaise » : fameuse sensation d’angoisse bien connue de tous. J’ai voulu faire une allégorie du malaise par le ton ironique et répétitif d’un personnage qui, sur la fin déguste son beef -steack sans émotion sur fond de musique , pendant que son pote agonise à terre.

« LXX » (dont un remix de Xâm) : la marche du Roi Louis XX. Il n’existe que dans un monde parallèle. Prestance, élégance et démarche majestueuse dans un cadre chaotique de lutte armée . Garder la face en temps de guerre. Louis XX, mi -homme mi-dieu incarne à la fois puissance , magnificence et décadence.

« Maintenant ça suffit » : marque la fin d’un cycle et/ou des schémas répétitifs. Combat contre ses démons coriaces symbolisés par des chauves-souris mutantes, cris stridents entre damnation et rédemption.

Quels sont les genres de musiques électroniques que tu affectionnes particulièrement ? Quels sont selon toi les tracks/albums qui ont marqué ton propre parcours dans les musiques électroniques ?

J’aime beaucoup la Techno et L’Industrielle essentiellement pour leur puissance. La dark wave/ new wave pour le côté année 80 qui m’a inspiré depuis que je suis petite et que j’écoute la radio. Les rythmiques appuyées et le côté rock métal post punk qu’on retrouve dans le genre EBM. La transe des années 90 aussi pour le côté «électro-chamanique ». Le Rock Industriel qu’on retrouve chez Nin Inch Nails mais aussi chez Marilyn Manson qui a bercé mon adolescence. J’écoutais pas mal de rap aussi avec ces groupes qui sont devenus mythiques : Fonky Family, NTM, I AM, Snoop Dog, Cypress Hill, Dr Dre.

The Hacker – The brutalist (Different, 2004) : l’artiste qui a le plus influencé mon parcours dans la musique électronique, notamment par ce track pour son côté acid rave.

Laurent Garnier – Crispy bacon (F Communication, 1997) / Paul Kalkbrenner –  Berlin calling (BPitch Control, 2008) : avant de commencer à mixer, j’écoutais pas mal les classiques techno. Puis en développant mes recherches, je me suis orientée vers une techno plus sombre et plus expérimentale tel que les labels Stroboscopic Artefact, Kanding Ray ou encore Vatican Shadow.

Paula Temple – Gegen (Noise Manifesto, 2014) : gros coup de foudre pour sa techno déstructurée et percutante.

The Soft Moon – Being (Ancient Methods remix) (Aufnahme + Wiedergabe, 2016) : Anciant Method allie merveilleusement bien Techno et post punk, notamment dans ce remix pour The Soft Moon. J’aime beaucoup cette nouvelle mouvance de la Techno Industrielle comme le label T/W\B.

Daft Punk – Around the world (Virgin, 1996) : l’un des premiers sons «électro » qui m’a marqué.

Eric Sera – Le Cinquième élément (Virgin, 1997) : la bande originale d’Eric Serra qui m’a beaucoup inspirée avec ses textures et son univers futuriste.

Robert Miles – Children (DBX records, 1995) : une atmosphère mélancolique et puissante à la fois.

Quel est ton point de vue sur la scène alternative type free-party ? Es-tu sensible aux sonorités de type « core » ? As-tu déjà eu l’occasion de jouer sur cette scène ?

La scène alternative est toujours intéressante, c’est un autre cadre que j’adore : une autre philosophie, étonner, rassembler les gens… Je devrais y aller plus souvent à vrai dire.

Quels sont tes projets à venir ?

Actuellement je travaille à mon prochain EP. Et les soirées Cytochrome reprennent au Diskret, Lyon 3e.

Ton mot de la fin ?

Au delà des limites tu ressuscites…

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ParAnthony Beauchet

Eve Dahan

Rencontre avec la pétillante Eve Dahan qui distille ses sets de Goa à New-York et gère l’association Beatitude sur la région PACA !

Bonjour Eve : peux-tu te présenter en quelques mots ?

Féminine, féministe, honnête, curieuse, perfectionniste.

Dans ta bio, tu dis être une « pin-up moderne » : qu’entends-tu par là ? As-tu le sentiment que les femmes doivent davantage jouer de leur image pour s’imposer sur la scène électro ?

Je revendique la féminité, le féminisme au sens large du terme ! « Pin-up moderne » ce n’est pas moi qui le dis, ça serait un peu vantard de ma part, ma bio est tirée de la plume d’un jeune et talentueux écrivain, Wilfried Salomé. Mes mixes l’ont inspiré pour son écriture et nous avons par la suite naturellement collaboré sur un projet « électro-poétique ». Je ne pense pas du tout que les femmes soit obligées de jouer de leur apparence pour réussir ! De nos jours avec un tee shirt et un jean on peut faire le tour du monde. Mais j’aime bien être apprêté lors de mes prestations scéniques. Ça rajoute une part de fantaisie, de magie, je rentre dans la peau d’un personnage, je suis assez timide et bizarrement ça m’aide Les années 40 ou 50 m’inspirent, une époque où les toilettes que ça soit des dames ou des messieurs étaient recherchées et très raffinées. J’aime me préparer pour aller jouer, cela fait parti d’un rite, j’aime m’apprêter en fonction de l’événement, du lieu, du thème de la soirée. C’est pour moi un jeux et non une obligation. Le revers de la médaille est qu’en ayant cette attitude, on peut être taxé de mettre en avant son apparence plutôt que la musique elle-même. Il faut alors réaliser des performances musicales abouties afin d’éviter les critiques liées au fait que l’on est « Habillé » et je ne pense pas que les femmes doivent davantage jouer de leur image pour s’imposer sur la scène électro, mais peut être de plus persévérance.

Ton activité de DJette est dense avec des bookings en France mais aussi à l’étranger (Goa, Brésil, Ibiza, New York) : quels sont les publics qui t’ont laissé le meilleur souvenir de soirée ? Perçois-tu des différences culturelles parmi ces différents publics électro ?

Les meilleurs souvenirs d’une soirée par rapport à un public ? Je dirais : la techno stage de la SUNBURN 2017 à Goa, il y a aussi les prestigieuses sessions « A DAY » of SLICK agency à Bombay. Chaque année à New York at the Standard High line pour la « Halloween party »… Pourquoi ? Par ce qu’arriver en Inde pour mon premier mix, sans savoir trop à quoi m’attendre au niveau crowd et avoir le plaisir de constater en live que partout la musique est ressentie de la même manière, c’est tout simplement un vecteur de plaisir partagé. Qu’il s’agisse de fin connaisseurs ou de dilettantes la musique est une question d’émotion ! J’aime aussi aller à la rencontre de contrées lointaines et inexplorées, encore en friche par rapport à la musique électronique, comme par exemple récemment à Oran où est en train de naître une vraie révolution culturelle, ce sont les prémices de l’ouverture sur la scène techno underground. C’est un des aspects du métier qui me tient le plus à cœur et me fais particulièrement vibrer : toujours partante pour ne nouveaux horizons ! Les premières fois sont toujours très excitantes et enrichissantes !

Les différences culturelles évidemment existent mais sur le dancefloor elles sont toutes balayées… Je suis allé mixer pour la première fois en Inde, sans savoir trop à quoi m’attendre au niveau crowd et j ai eu le plaisir de constater en live que partout la musique est ressentie de la même manière, c’est tout simplement un vecteur de plaisir partagé. Qu’il s’agisse de fin connaisseurs ou de dilettantes la musique est une question d’émotion ! Le public indien est très curieux est très friand de cette nouvelle scène techno qui s’est ouverte depuis quelques années notamment à Goa, après des décennies de musique psychédélique, Trance (Goa). Si on se projette à court terme c’est la nouvelle Ibiza, en plus underground, qui garde encore toute sont authenticité, avec ces clubs hyper classe en bord de plages magnifiques, qui cultive une culture techno underground (Waters-Marbela-Curlies-Refres). Un des publics les plus difficiles est sans hésiter le public français : difficile a faire danser, peur du regard de l’autre, d’être juger sur sa manière de danser, peur d’être jauger sur son look. A juste raison car la plupart du temps en France nous ne sommes pas très « open minded » sur ce point là. D’après mon expérience au niveau du dancefloor tout est plus compliqué et moins naturel en France.

Qu’est-ce qui fait la spécificité d’Eve Dahan sur scène ? Quelles sont tes influences ? Ton track du moment ?

Mes influences sont très diverses, je n’écoute pas tant de techno que ça dans ma vie quotidienne. Mon parcours musical en France s’est fait d’une façon assez atypique et rapide. Étonnamment plus encore en Inde ou proportionnellement au temps passé sur chaque continent, le projet s’est développé d’une façon beaucoup plus exponentielle à Goa, mes influences doivent certainement s’en ressentir… Concernant mes playlist je suis très impulsive, j’aime ou je n’aime pas, en général c’est très tranché, ce qui est entre deux est jeter, je ne garde que ce que je crois être le meilleur. Je ne prépare jamais mes mix, j’aime naviguer a vue, en fonction de l’ambiance. Je ne suis pas spécialement très informé de ce qui vient de sortir, ou de l’artiste qu’il faut absolument jouer, ou du label en vogue, ou du track du moment, je n’ai aucun a priori et je crois que le public ne m’en veux pas pour ça. Pour moi, le groove est primordial, je ne suis pas fan du côté dark techno ou adepte de boucles poussives et répétitives, le linéaire m’ennuie. J’aime la musique positive, dynamique et puissante, de bonnes montées, des nappes sensuelles, presque nostalgiques ou vibrantes et chavirantes. Ma playlist toujours en recherche du groove indiscutable, le genre est secondaire au final. J’aime beaucoup tout ce qui est percussion, tribal techno… Par contre (je ne devrais peut être pas le dire) mais je ne m’entraine jamais et ne prépare pas mes sets à l’avance, j’y vais au feeling, avec les tripes. Je crois que moins on joue et plus on éprouve du bonheur à jouer et de l’émotion. L’’improvisation, quoi que pouvant être stressante, apporte avec elle tout son lot de déclinaisons de plaisirs. Mon titre en berne : Citizen Kain & Nakadia – Rumble In The Jungle (Original Mix) [Filth On Acid]

Tu es intermittente du spectacle : quels sont les avantages et inconvénients de ce statut pour une DJette ? Comment t’es venue l’idée d’en faire ton métier ?

C’est l’accueil chaleureux et la demande du public qui m’a fait penser à en faire mon métier. La fréquence de mes sets devenait de plus en plus importante et à l’époque je gagnais ma vie dans l’immobilier. Ce domaine d’activité ne me plaisait pas du tout et je n’étais pas très douée, il faut bien le dire, pour faire avaler des couleuvres. La transition s’est faites naturellement, le statut d’intermittent m’a convenu car cela me laissait du temps pour la création. Ce statut est une chance en France, et il faut savoir l’apprécier.

Quel est ton rapport à la production ? Es-tu plutôt du genre spontané ou réfléchi dans l’acte de création ? Avec quel matériel composes-tu ?

Je suis carrément spontanée ! Je bosse sur Ableton live, je trouve ça assez ludique. J’aime beaucoup le côté création dans mon métier, même si je n’arrive toujours pas à trouver assez de temps pour m’y consacrer plus. C’est l’objectif 2018, j’avais déjà dit ça en 2017… mais bon… on peut pas être sur tous les fronts ! J’ai hâte de pouvoir plus m’immerger dans la production, j’ai le sentiment d’avoir beaucoup de choses à partager.

Tu gères également l’association Beatitude : quels sont les objectifs de cette asso ? Comment se porte la scène électronique dans la région PACA ?

J’ai monté Beatitude pour pouvoir créer des ambiances de soirées, promouvoir des artistes, avoir une amplitude professionnelle plus dense, avoir d’autres leviers d’actions sur la scène électronique. Il y a aussi une dimension humaine de proximité avec Beatitude , je voulais faire plaisir aux amis, à tout ceux qui soutiennent le projet, en invitant des artistes reconnu de la scène internationale, ou des locaux talentueux et méritants. Pour notre prochain événement, l’invité sera une figure emblématique du mouvement techno actuel CITIZEN KAIN : tout à fait mon genre (next event) !

Il y a beaucoup d’organisations d’événements underground à Marseille, des petites, des moyennes, qui se démènent pour proposer des soirées chaque semaine. Mais ici nous avons un choix de clubs de qualités très réduit. Qualité sonore, aménagement des lieux, décoration, emplacement, professionnalisme, engagement dans les projets, accueil pas toujours à la hauteur des attentes du public. D’un autre côté, il y a par exemple le R2 qui fait une programmation incroyablement soutenue et de qualité mais auquel les artistes locaux n’ont que rarement accès. En tous cas, il y a pas mal de choix en terme de soirées musiques électroniques sur Marseille, sur ce point là on n’a pas à se plaindre !

Quel est ton point de vu sur le mouvement EDM en musique électronique ? Et sur le mouvement free-party ?

L’EDM ? je n’y comprend rien, ne m’y intéresse pas… Quant au mouvement free-party, ce n’est pas trop mon style, la musique y est souvent trop agressive pour moi. Par contre, j’ai connu les premières raves dans le sud de la France au début des année 90 et c’était vraiment des party de plaisir, la folie ! A part ça on a voulu démocratiser la techno underground, on y a trop bien réussi, on se retrouve avec la scène des année 2000 underground qui aujourd’hui est devenu carrément bankable, les prix des têtes d’affiche ont atteint des sommets, les contraintes économiques sont devenus intenable, je ne sais pas comment ça va évoluer mais a un moment la bulle va exploser forcement. L’underground d’hier est devenu le populaire d’aujourd’hui, exemple l’artiste Green Velvet, Oliver Huntemann , Laurent Garnier et bien d’autres et la je parle d’artistes de qualités ?

Quels sont tes projets à venir ?

L’hiver je tourne plus souvent à l’étranger et la saison d’été je retrouve avec plaisir mes quartiers en France. Le 16 mars je rentre d’une tournée en Inde et pour fêter ça nous organisons un évènement avec “BEATitude”. Nous accueillerons Citizen Kain (Traum//Suara//Filth On Acid//Noir Music//Stilvortalent), DJ et producteur de renom international mais aussi Montpelliérain d’origine. C’est un local qui a réussi et ça nous fait très très plaisir de l’avoir pour un extend set !! Ca se passera au Spartacus, c’est l’un des meilleurs club de la région et listé parmi les meilleurs club du monde. Un belle date en perspective pour attaquer une saison d’été en europe avec déjà pleine de très chouettes projets en perspectives : 2 sessions catamaran, 2 chapiteaux, une résidence mensuelle au Petit Pavillon, plusieurs dates au Babel Comunity, etc … Il y a de quoi faire !

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ParAnthony Beauchet

Fatboy Slim – You’ve got a long way baby (édition anniversaire 20 ans)

A l’occasion des 20 ans de son album emblématique « You’ve Come a Long Way, Baby », Fatboy Slim crée la surprise en annonçant sa réédition – disponible dès le 16 mars 2018 chez BMG, dans le cadre de la collection Art of the Album initiée par le label. « Art of The Album » est une série de BMG présentant les albums fondateurs en terme de concept, production, écriture et genre tout en laissant un héritage à l’épreuve du temps.

L’édition Deluxe sera disponible en CD et Vinyle. Un coffret sera également disponible, comprenant un vinyle, un livret 6 pages grand format ( vinyle), un poster (vinyle) et un livre 28 pages (CD). La version anniversaire exclusive de la pochette contient des annotations de Ralph Moore (Mixmag) ainsi que la timeline de création de l’album par Damian Harris (Skint Records).

Cet album incontournable a créé une nouvelle ère musicale, notamment grâce aux singles « Rockafeller Shank », « Gangster Trippin », « Praise You » et « Righ Here Right Now ». « You’ve Come a Long Way, Baby » a atteint la première place du top album en UK et est également entré dans le top 40 du Billboard aux Etats-Unis. Fatboy Slim est alors devenu une superstar mondiale et a permis de mettre la New Waves anglaise sur le devant de la scène internationale !

L’album a été classé dans le top 100 des meilleurs albums anglais de tous les temps par les lecteurs du Magazine Q, ce qui a donné un élan planétaire à la dance anglaise et au son Big Beat. Cet opus est particulièrement connu pour son single « Praise You » désormais considéré comme un grand classique anglais, voire un hymne.

TRACKLIST

  1. Right Here Right Now
  2. Rockafeller Skank
  3. Fucking in Heaven
  4. Gangster Trippin
  5. Build It Up, Tear It Down
  6. Kalifornia
  7. Soul Surfing
  8. You’re Not from Brighton
  9. Praise You
  10. Love Island
  11. Acid 8000

OPÉRATION MEAL DEAL BOX EN ANGLETERRE

Pour célébrer cet anniversaire comme il se doit, 100 Meal Box seront à gagner en Angleterre. Chaque boite à pizza, dédicacée par Norman cook, comprendra un vinyle, un Cd et un t-shirt.

Publication avec l’aimable autorisation d’Ephelide

ParAnthony Beauchet

César

Rencontre avec César, jeune DJ officiant dans la Lot Et Garonne, ex membre du duo Skysailor et amoureux de l’Electro, la House et la Techno !

César en quelques mots : qui se cache derrière ce pseudo ?

Salut, moi c’est César, 25 ans : je suis DJ et j’habite dans le Lot et Garonne à Agen. Je mixe depuis que j’ai 16 ans ; je fais de la House, Bass House et Techno.

Tu es originaire du Lot et Garonne : comment se porte la musique électronique locale ? Quels sont les lieux et organisateurs incontournables en selon toi ?

La musique électronique en Lot et Garonne, elle est en évolution. Pendant des années, des assos et orgas ont essayé de faire bouger les choses… Mais c’est difficile car on est situé entre Bordeaux et Toulouse qui sont deux grandes villes électroniques. Dans quelques années, ça devrait évoluer, notamment grâce à Marmande où le Garorock reste un poids lourd des festivals en France. L’équipe du Garorock fait un super boulot et fait bouger la Nouvelle Aquitaine. Toujours à Marmande, la jeune asso « La Cerisaie » organise pas mal aussi. Pour moi, les lieux où il faut absolument s’arrêter, c’est le Radio City et l’Indé.

Depuis combien de temps fréquentes-tu la scène des musiques électroniques ? Quelles sont tes influences ?

Ca va faire 9 ans que je fréquente la scène électronique. Mes influences : Claptone, Amin Edge & Dance, Crowd Control, Arround7, Loge21, Paul Kalkbrenner, Landmark, Laurent Garnier, Jay Lumen…

Comment as-tu appris à mixer ? Quelles étaient tes influences à l’époque ?

J’ai appris à mixer tout seul avant de me perfectionner grâce aux rencontres que j’ai faites en soirées. Les assos locales et mon ancien duo Skysailor m’ont également beaucoup apporté : on a fait de nombreuses scènes ensemble et ça m’a permis d’apprendre la technique et le live aussi. Au début, quand j’ai eu mon premier contrôleur, j’étais très commercial : c’était l’époque de David Guetta avec son album « One more love ». Mais je suis rapidement passé à des sonorités plus électro avec Bloody Beetroots, Justice, Boys Noize ou encore SébatiAn. Au fil du temps, j’ai également exploré la House et la Techno.

Sur scène : quel matos utilises-tu ? Es-tu en DJ set ou en live machine ? Qu’est- ce qui fait ton originalité ?

Je suis toujours avec mon petit contrôleur DDJ SB et mon Mac : c’est un matos qui me suit depuis 4-5 ans. Quand j’étais en duo avec Skysailor, on avait une régie Pioneer et on intégrait du live avec un pad et un push : c’était vraiment cool de rajouter notre patte au set, ça donnait un coté “musicien” allant au-delà du DJ qui passe ses tracks.

Quels sont les lieux où tu as joué ? Ton meilleur souvenir de soirée ? Et ton pire ?

J’ai joué dans pas mal d’endroits cool : du petit bar du coin au festival. Pour mon meilleur souvenir, c’est difficile car il y en a tellement… Mais celui qui m’a le plus marqué, c’est une soirée à Mont de Marsan, au club le « Zoo » : il y avait une vraie alchimie avec le public, le club était blindé et j’avais l’impression d’être dans un grand festival (rires). Pour le pire souvenir, ça reste une soirée prévue depuis des mois malheureusement annulée une fois sur place !

Quel est ton rapport à la production ?

Ça reste un statut compliqué pour moi. Je ne fais pas beaucoup de productions pour le moment mais je compte m’y mettre l’année prochaine. J’ai envie d’évoluer et de faire mes propres morceaux parce que dans ma tête, je sais déjà ce que je veux faire.

Quels sont tes projets & actus à venir ?

Beaucoup de projets à venir : reprise de dates et un tout nouveau DJ set pour 2018. Et sortir une track pour la fin de l’année prochaine aussi.

Ton mot de la fin ?

Merci pour l’interview et un grand merci à tous ceux qui me suivent depuis le début !

Retrouvez César sur le web :

ParAnthony Beauchet

Gregor Size & Tawa Girl – Hoffman EP (Fortwin records)

Gregor Size et Tawagirl ont collaboré pour  nous faire  partager “Processus Hoffman”, un EP  puissant et lourd signé sur Fortwin records avec des rythmes Hard Techno pour vos sets énergiques. 3 excellents remix par Andre Rauer, Roman Faero & Tiago. Ces artistes reconnus de la scène underground ne vous laisseront pas indifférents <<<>>> Gregor Size and Tawagirl have colaborated to share us “Hoffman Process”, a powerful and heavy EP signed on Fortwin records with Hard Techno rhythms for your energetic sets. 3 excellent remixes add to this EP : Andre Rauer, Roman Faero & Tiago. All these artists recognized on the underground scene will not leave you indifferent.

Beatport : 15/10/2017 (écouter <> listen to)

Tracklist

  1. Gregor Size & Tawa Girl – Processus Hoffman
  2. Gregor Size & Tawa Girl – Processus Hoffman (Andre Rauer remix)
  3. Gregor Size & Tawa Girl – Processus Hoffman (Roman Faero remix)
  4. Gregor Size & Tawa Girl – Processus Hoffman (Tiago remix)
ParAnthony Beauchet

Sa.Du

Rencontre avec Athanase aka Sa.Du, un artiste lyonnais made in Grèce qui produit activement de la techno qui fait du bien à nos oreilles. L’ex résident du DV1 qui monte, qui monte, qui monte…

Tu es Grec et vis à Lyon : es-tu venu en France pour ta carrière ? D’après toi, quelles différences y a-t-il entre la musique électronique en Grèce et en France ?

Nous aimons la France et ma femme est née ici. Nous venions très souvent en vacances et un jour, nous avons décidé de vivre ici. La différence ? Ici, les Français aiment danser !

Tu étais résident au DV1 : quels souvenirs gardes-tu de ce club ? Comment as-tu vécu sa fermeture il y a un an ?

J’étais très triste quand je l’ai appris, mais je garde beaucoup de bons souvenirs, de bonnes vibes, de nombreux sourires… C’était un lieu pour danser et j’aimais ce style underground.

Tu composes énormément : peux-tu nous indiquer les 5 productions de ta composition que tu affectionnes plus particulièrement ?

Toujours difficile de faire un choix parce que je risque d’oublier des morceaux… Mais je dirai :

« Imaging your self » : sorti chez Bonzai records” en vinyle et numérique. Ce track a été classée dans le top 10 tech house de Beatport. Les gens l’aiment pour son ambiance deep.

« Mother » : sorti sur Frequenza records. Richie Hawtin a joué ce track au festival SONAR de Barcelone en 2016.

« Clubber » : sorti sur Frequenza records.

« Warm » : sortie sur EP Digital Music avec de nombreux retours positifs d’artistes comme Slam, Paganini, Richie Hawtin…

« Feel it » : sorti su Monique Musique.

Que signifie ton nom de scène « Sa.Du » ? Quel est ton concept sur scène ? Qu’est-ce qui fait ton originalité en DJ set ?

Sa.Du signifie vibes, sons tripants, bonne énergie et danse !  Derrière les platines, j’ai seulement deux choses en tête : faire voyager et faire danser les gens !

Depuis quelques semaines, tu as rejoint l’agence de booking de Frequenza : quels sont tes attentes d’une agence de booking ? Pourquoi as-tu choisi Frequenza ?

Oui, je suis dans l’agence de booking de Frequenza et j’en attends de bonnes choses ! Je suis très fier de cela parce que c’est le label qui a décidé de m’ajouter à son roster.

En tant que producteur : quelles sont tes influences ? Quel matériel utilises-tu pour composer ?

Mes influences sont les gens, ma vie et le quotidien qui m’entoure. J’aime me balader avec mes écouteurs tout en regardant les gens et la ville : j’emmagasine de l’énergie le jour pour la retranscrire durant la nuit. Je préfère créer ma musique avec du hardware plutôt que des softwares : j’aime le résultat final par ce procédé et cette voie stimule beaucoup plus ma créativité.

Tu as signé notamment sur Bonzai records et Inclusif records : quels relations entretiens-tu avec les labels qui t’ont signé ? As-tu une stratégie particulière dans le choix des labels avec qui tu travailles ?

Ma relation avec les labels reste amicale et professionnelle. Je parle de musique et d’autres choses avec eux : c’est agréable de discuter avec des gens qui ont les mêmes influences et idées que soi. Dans mon démarchage, je n’ai pas de stratégie particulière : je collabore avec des labels parce que j’aime leur travail et les artistes qui ont signé chez eux.

Quelle est ta plus belle réussite depuis le début de ta carrière ? As-tu un rêve en musique électronique que tu n’as pas encore réalisé ?

Lorsque j’ai déménagé en France, j’ai d’abord habité Montpellier et Immédiatement, je me suis retrouvé derrière les platines à Villa Rouge et à L’antirouille. Quand je suis arrivé à Lyon, on m’a dit  «  le DV1 c’est le meilleur club techno de la ville mais c’est pratiquement impossible de jouer là-bas ». Alors j’ai foulé le Dv1 et dès la première fois, je me suis dit « c’est l’endroit où je veux mixer ! ». Et finalement je suis devenu l’un des résidents. Il faut toujours croire en ses rêves car ils nous donnent l’envie de continuer afin de devenir meilleur !

Que penses-tu des gens qui réduisent la musique électronique aux drogues ? Penses-tu que les drogues stimulent la créativité ?

L’art a toujours été impliqué avec les drogues et l’alcool. N’oubliez pas Van Gogh, Gauguin, beaucoup d’artistes Rock, etc. Personnellement, je ne prends pas de drogues. Quand je fais de la musique ou mixe, je veux juste être là et sentir le moment présent.

Quels sont tes projets à venir ? Ton mot de la fin ?

J’ai beaucoup de projets en tête et j’essaie de les organiser pour avancer pas à pas. J’aimerais créer un label : j’ai déjà le nom et le logo, on verra bien… Mon mot de la fin : vivez la vie à fond, profitez-en et dansez !

Retrouve Sa.Du sur le web :

ParAnthony Beauchet

Tiago – Cofabril EP (AzTech Music)

Tiago, label manager de Fortwin records, signe sur AzTech Music un EP solide et profond, avec une mélodie et une percussion qui vous transportent aux confins du genre Techno. L’EP comprend 3 tracks originaux ainsi que 2 remix réalisés par John Sparks et Dyonix <<< >>> Tiago leader of the label Fortwin-records is passing through our label AzTech Music with a deep and solid ep, melody and biting percussion that will transport you on the edge of the techno line … it also included two remixes of talented John Sparks and Dyonix that have a bewitching universe. Take this as it should and fly you.

Beatport : 25/09/2017 (écouter <> listen to)

Tracklist

  1. Cofabril
  2. Cofabril (Dyonix remix)
  3. Capture
  4. Clockworks
  5. Clockworks (John Sparks remix)
ParAnthony Beauchet

Reverb Event’s

Rencontre avec Evan Mayers, gérant du projet Reverb Event’s organisant des soirées en musiques électroniques à tendance underground sur la région lyonnaise.

Qu’est-ce que Reverb Event’s ? Quels sont vos principes et valeurs ?

Reverb Event’s se veut être novateur dans la création de projets événementiels atypiques, sur le thème de « l’underground music ». Dans ce cadre, nous avons à cœur de travailler avec la scène émergente pour créer la rencontre entre jeunes artistes locaux et artistes engagés, acteurs reconnus de la scène Lyonnaise et environnante et bien sûr le public.

Reverb Event’s valorise les DJs locaux : est-ce dire que leur moyens d’expression à Lyon sont aujourd’hui limités ? Qu’apportez-vous spécifiquement à ces DJs ?

Il est difficile aujourd’hui pour un artiste de se faire une place dans une ville comme Lyon qui est en mouvement perpétuel dans le domaine de la musique électronique. Lyon regorge de talentueux Djs qui n’auront peut-être pas la chance de voir le jour car ils n’ont pas assez de prods à leur actif, n’ont pas une assez grande notoriété pour monter sur une scène digne de ce nom : il manque de soutien, de contacts ou de ressources… Il n’est pas chose aisée pour un jeune Dj d’être à l’aise dans tous les critères qui sont demandés aujourd’hui pour réussir à se démarquer. Reverb Event’s contribue au développement de ces artistes en leur donnant accès à la scène sur Lyon et ses alentours et en leur permettant de s’exprimer face à un public dans les meilleures conditions possibles. Nous les soutenons dans la diffusion de leurs contenus sur Facebook, Soundcloud et Youtube en partageant leurs activités (DJ sets, dates). Cela peut également passer par la mise en relation avec d’autres professionnels tels que photographes, infographistes, etc.

Quels sont les DJs locaux à connaitre sur Lyon ? En quoi te touchent-ils plus particulièrement ?

Jusqu’à ce jour, j’ai eu la chance de rencontrer de talentueux Djs dotés, pour la grande majorité, d’une excellente maîtrise de leurs arts. Tous ont en commun l’envie d’avancer dans la musique électronique. Parmi les artistes qui m’ont spécifiquement marqué, je pense en premier lieu à ceux que je connais de longue date :

Maxime Timpano : c’est lui qui m’a initié au mix sur platines CDs. Il me suit et me soutient depuis plus de 10 ans déjà.

Juanito : il a su montrer qu’on pouvait mettre la barre toujours plus haut en partant de rien et que le travail finit toujours par être récompensé.

Ily : pour sa simplicité, son univers musical et son grand sens du partage tant musicalement qu’humainement.

Mickael Acosta : pour son enthousiasme et son énergie derrière les platines pendant ses sets House.

Tutti : pour ce qu’il a pu apporter au milieu de la nuit Lyonnaise, que ce soit en tant que Dj/Producteur qu’en tant que créateur d’événements.

Je peux encore vous citer Lecomte de Brégeot, Adriano Berthenet, Bryce Wax ana Roswell, Katze, Brothers In Arts, Kone, Bolly Cat, Taka, Dj Sage…

Reverb Event’s revendique une musique underground : quelle est votre définition de l’underground ? Quels types de musique valorisez-vous ? Avez-vous des liens avec les mouvements alternatifs underground type “free parties” ?

Deep house, Drum & Bass, Halftime, Jump up, Jungle, Liquid, Dubstep, Electronica, Downtempo, G-house, Hadrstyle, Hardcore, Hard Techno, House, Acid, Tribal, Soulful, Indie dance, Nu disco, Minimal, Deep Tech, Psy Trance, Dub, Tech House, Detroit Techno, Industrial : voilà ce que nous entendons par « undergound ». Reverb Event’s valorise surtout les artistes qui nous font voyager et qui ne s’enferment pas uniquement dans un style de musique électronique. Dans nos soirées, on peut commencer par de la Soulfull, progresser en Deep Tech et finir sur de la Techno. Nous valorisons et soutenons la musique électronique dans son ensemble sans être réfractaire au reste de la musique d’une manière globale. Qu’est ce qu’être underground ? Difficile de répondre ! On peut avancer surtout que c’est une question de point vue ! Qui est underground et ne l’est pas ? A quel moment le devient-on ou ne l’est-on plus ? Pour nous, “underground” est synonyme de convivialité et de partage ! La musique underground reste diabolisée par le public non initié qui se refuse à en faire l’expérience. Si Lyon est plutôt une ville réceptive à la musique underground, c’est loin d’être le cas par exemple à Vienne tout juste à 30 minutes de Lyon : ici, la musique underground est très peu représentée, voir inexistante ! Nous n’avons pas de liens particuliers avec le milieu free-party bien que d’une certaine manière, les deux univers sont intimement liés ; l’organisation est différente mais l’objectif reste commun : rassembler un maximum de monde pour partager un bon moment.

Pour Reverb Event’s, qu’est-ce qu’un évènement “atypique” ? Qu’est-ce qui fait l’originalité de vos events ?

Reverb Event’s souhaite offrir de l’originalité en proposant des évènements dans des lieux nouveaux et originaux. Nous prenons soin de choisir des lieux qui permettent de créer une ambiance particulière, de visibiliser les artistes et qui sont ouverts à une programmation musicale non fermée. La sélection artistique joue un rôle majeur dans l’originalité de nos événements : c’est grâce aux artistes et à leurs différents univers que nous pouvons véhiculer sur chaque event une ambiance unique.

Parle-nous du concept DAD Open air aux Barges ? Pourquoi dédier un event spécifiquement à la deep house ? Quel public fréquente ces events du dimanche après-midi ? Avez-vous le sentiment d’être une sorte d’after ?

Durant l’été 2014, j’ai travaillé aux Barges et j’ai eu l’occasion d’y découvrir un staff et une direction dynamiques et enthousiastes. Dans cet établissement, tout le monde s’implique afin d’offrir du spectacle et de la convivialité à ses hôtes. Après cette première expérience, la Direction fait appel à Reverb Event’s en juin 2017 pour organiser un event dédié à la musique électronique. C’était l’occasion pour nous de mettre en avant notre projet « Deep And Deep » (DAD) qui, contrairement à ce que peut faire croire le nom, ne se restreint pas à la Deep House. Nous avons pour objectif de faire découvrir et de montrer au public le spectre des différents genres de musique électronique. Les DAD ont lieu les dimanches après-midis et ne sont pas assimilés à des afters : c’est plutôt un rendez-vous estival pour passer un après midi sous le signe de la musique et de la convivialité. Nous invitons le public Viennois au voyage sur diverses sonorités électroniques tout en profitant de la terrasse des Barges et de son immense parc boisées en bord de Rhône.

Limitez-vous votre actions à l’agglomération lyonnaise ? Exportez-vous vos concepts ailleurs en France ? A l’étranger ?

A priori, nous n’avons aucune barrière géographique et nous surfons sur les connections que nous générons au fil de nos events. Le monde est vaste et rempli de culture, d’histoire et de décors merveilleux à faire découvrir. A ce jour, nous concentrons notre énergie sur la région Rhône Alpes qui offrent déjà de nombreuses possibilités.

Quels sont les 5 tracks ou albums que tu considères comme des incontournables de la musique électronique ?

Boris Brejcha & Ann Clue – Roadtrip (Fckng Serious, 2016)

Darmec – Malleable conscience (Naughty Pills records, 2015)

Dj Fronter & Eric Montero – Mazal tov (1605, 2015)

Alexic Rod & Colombo – Tic tac (Low Groove, 2017)

Simone Tagliabue – Caelum obscurus (Boogie recordings, 2016)

Quel est ton point de vue sur la musique électronique à Lyon ? As-tu le sentiment de travailler en partenariat ou en concurrence avec les autres organisateurs de soirées du territoire ? En quoi Reverb Event’s se démarque de ce qui se fait déjà sur Lyon ?

Lyon possède l’un des plus beaux plateaux artistiques de France ! Du moment que cette ville continuera d’œuvrer pour la musique électronique, qu’il y aura des hommes et des femmes passionnés pour nous faire partager leur passion, alors Lyon n’a pas de soucis à se faire. Pour ce qui est de travailler avec les différents orgas Lyonnais, je dirais que ça dépend desquels. Certains nous apportent leurs expériences, leurs conseils et la notoriété de leur nom là où d’autres préfèrent travailler en solo. Les relations entre orga restent des rapports humains : avec certains le courant passe et avec d’autres non. Mais je n’ai jamais ressenti d’animosité provenant d’autres orgas vis à vis de Reverb Event’s. On essaye de se démarquer sur notre rapport à la musique underground, à l’ambiance de nos soirées, aux choix des lieux comme dit précédemment.

Quels sont les projets à venir pour Reverb Event’s ? Ton mot de la fin ?

Autant se faire que peut, Reverb Event’s continuera à œuvrer pour la scène émergente en développant des collaborations rendant nos événements encore plus beaux et chaleureux. Nous savons que l’activité de Reverb Event’s est louable et comme d’autres orgas, nous apportons notre pierre à l’édifice pour faire avancer « l’underground ».

Retrouvez Reverb Event’s sur le web :

Crédits photos : Khony Wayne

ParAnthony Beauchet

Brothers Since ’93 – Travel (Voltage records)

Ladies & gentlemen !  Veillez à attacher vos ceintures et à relever les tablettes devant vos sièges car les Brothers Since ’93 sont aux commandes du Techno plane. Préparez vous au décollage pour un voyage de 9 minutes sur des sonorités Acid !

Le track “Travel“ sort sur Voltage records le label d‘Anna V.

Disponible sur beatport

ParAnthony Beauchet

Brothers Since ’93 – SOAP (Avenue recordings)

Le track “SOAP” des Brothers Since ’93 sort en compilation sur 2 labels gérés par Mario Ochoa :

“Ibiza 2017” sur Avenue recordings.

“Undisputed vol. 1” sur Adverso records.

“SOAP” vous embarque sur des sonorités tech house avec la patte des Brothers Since ’93 reconnaissable sur le travail de la rythmique et des vocales ! Un track muy caliente pour dancefloor en effervescence !

Disponible sur Beatport

www.beatport.com/release/ibiza-2017/2051599

www.beatport.com/release/undisputed-vol-1/2086498

ParAnthony Beauchet

Remix contests 2017 Fortwin records

Fortwin Records et Interaktion Elektro Projekt s’associent pour créer une compétition de remix unique avec la piste DUNSHA-CAMPANULES

*** RÈGLES IMPORTANTES DU CONCOURS *****

Début : 20-07-2017
Fin : 20-09 2017

1. TOUS LES GÉNÉRATEURS ACCEPTÉS !!!!!!!

Ouvert dans le monde entier aux participants âgés de 18 ans.
Les participants qui ont moins de majorité dans leur pays doivent obtenir la permission des parents ou des tuteurs avant d’entrer.

2. Les remixes peuvent être publiés publiquement en ligne, mais les téléchargements devraient être désactivés ……. et il est interdit après le Concours de publier ou de télécharger gratuitement ou de le publier sur d’autres étiquettes !!!!

Aussi bien interdit sur Hearthis ou Bandcamp !!!!!

Public SEULEMENT une version d’extrait maximal de 3 minutes. !!!!!!!

3.Remixes ne peuvent PAS être distribués à vendre sans l’autorisation de FORTWIN-RECORDS

4.Les Remixes seront sélectionnés par FORTWIN avec les meilleures versions de Remix et seront disponibles sur iTunes et Beatport, Djshop, Junodownload et plusieurs autres magasins dans le monde entier.

De plus, nous publierons quelques Remixes sur NOS Compilations.

5.Prize: 3 gagnants obtiendront un contrat de remixage (de FORTWIN-RECORDS -FRANCE) Les Remixes seront maîtrisés par Fortwin Studios.

6.Parviews de la piste d’origine peuvent être trouvées ici:

https://soundcloud.com/fortwin-records/preview-dunsha-campanules/s-eYbhr

7. Vous ne pouvez PAS utiliser ces pièces Remix pour d’autres pistes.

Ils ne sont que pour le concours de remix !!!!!

8.Contest est ouvert à TOUS les producteurs, signés ou non signés, mais nous recherchons également de nouveaux talents inconnus.

9.Please titre de votre Remix:

DUNSHA -CAMPANULES (Votre Remix Name)

10. TÉLÉCHARGER LE LIEN POUR LE PACK REMIX:

https://www.dropbox.com/s/1lkf4qwlvw0ncs2/Campanules%20samples%20pack%20remix%20contests.rar?dl=0

11. Envoyez votre version Remix en WAV 16 bits à notre Email: fortwinrecords@gmail.com

Thankxxxxx pour comprendre nos règles !!!!!!!!

Lorsque nous publions les gagnants … envoyez-nous un mail pour votre contrat de remixage !!!!

**** BONNE CHANCE A TOUS *****

ParAnthony Beauchet

Yan Oxygen

Rencontre avec Yan Oxygen, un  producteur Techno phare de la scene Ukrainienne !

Peux-tu te présenter ? D’où viens-tu ? Comment es-tu tombé dans la musique électronique ?

Je m’appelle Yan. Je viens d’Ukraine. Je suis tombé amoureux de la musique électronique en écoutant Oliver Huntemann et Paul Oakenfold, surtout la bande original du film “Swordfish”.

Comment as-tu appris à composer ?

Pendant longtemps, je jouais de la guitare dans un groupe de rock, puis j’ai étudié les logiciels tel que FL Studio, Logic et Ableton Live. Il n’y avait aucun tutoriel vidéo à cette époque, alors j’ai dû apprendre tout par moi-même.

Tu viens d’Ukraine : peux-tu nous en dire un peu plus sur la scène électronique dans ce pays ? Quels sont les clubs, festivals et autres endroits incontournables pour un amateur de techno ?

La scène techno ukrainienne connaît de mauvais jours maintenant. Seuls quelques clubs encore font de bonnes soirées comme le club Forsage à Kiev ou encore le festival OSTROV.

Tu as déjà signé sur de très bons labels techno comme Phobiq, Respekt, IAMT, Funk’n’Deep, etc. Comment as-tu approché ces labels ?

J’ai composé ma musique, envoyé la démo et ils m’ont répondu ! Tout est beaucoup plus simple qu’il n’y parait.

Comment se passe la collaboration avec les labels où tu as signé ? Qu’est-ce qu’ils apportent à ta carrière d’artiste ?

Tout nouveau partenariat est efficace : de nouvelles rencontres, de nouvelles personnes, de nouveaux auditeurs. J’adore mon travail, j’aime la techno et je suis content que cette musique puisse rassembler autant de personnes. Grâce à ma musique, j’ai rencontré ma femme. C’est un des plus beau miracle pour moi.

Peux-tu nous dire ce qui  t’inspire lorsque tu composes ? Composes-tu avec une idée déjà en tête ou est-ce plutôt au feeling et à l’improvisation ?

Pour moi, composer de la musique est toujours de l’improvisation, l’inspiration vient soudainement.

Yan Oxygen – Area 21 (Studio Session)

Hello my #Techno Friends! Check my new track 'AREA 21'! Soon on Ant Brooks label – Groovant!#techno #yanoxygen #groovant

Gepostet von Yan Oxygen am Montag, 23. Januar 2017

 

Nous te voyons souvent en direct dans le studio de Skober en stream. Comment l’as-tu rencontré? As-tu une collaboration future avec lui? Des productions ? Des gigs ?

Je connais Konstantin (Skober) depuis plus de 6-7 ans. C’est avant tout un ami avant d’être un collègue de travail. Nous nous sommes rencontrés lors d’un super fête dans  le club 86 de la ville de Simferopol (Ukraine). Prochainement, vous entendrez nos tracks communs : nous  travaillons dessus en ce moment…

Quel est  l’avenir pour Yan Oxygen ? Des futures signatures? Futurs gigs?

Composer de la musique fait partie de ma vie, je ne peux pas vivre sans elle. Bientôt, il y aura beaucoup de nouveaux tracks et des remix d’artistes techno réputés…

.Si tu devais choisir un ou plusieurs titres pour clôturer une soirée ? Pourquoi ce choix ?

Sam Paganini “Rave” (Drumcode [ 2014) : juste parce-que j’adore ce titre !

Paul & Fritz Kalkbrenner “Sky and sand” (BPitch Control | 2008) : ce track veut dire beaucoup pour moi. Quand je suis en tournée, je commence toujours ma journée avec ce track dans mon ipod !

Ben Klock “Subzero” (Ostgut Ton | 2009) : Un classic intemporel !

Et beaucoup d’autres… Pas facile de choisir !

Tu as le dernier mot pour clôturer cette interview.

Aimez la musique, aimez les gens proches de vous, faites le bien et vous rendrez ce monde meilleur !

Retrouvez Yan Oxygen sur :

ParAnthony Beauchet

Adrian Wreck

Adrian Wreck : quelle est l’origine de ton nom de scène ? Qu’est-ce qui t’a motivé à devenir un artiste de la culture des musiques électroniques ?

A la base, j’ai sorti mes premiers morceaux sous le nom d’Adrian, des morceaux très violents, noirs… C’était mes premiers pas dans la musique électronique. Mais c’était difficile de me trouver sur Internet. Aujourd’hui, Internet occupe une place très importante dans la communication : j’ai donc complété mon nom afin de sortir des homonymes et d’avoir une identité entière. Wreck (« épave » en anglais) est lié à mon histoire, en particulier à cause d’un grave accident de voiture dont j’ai été victime avec des amis en 2011 : j’ai frôlé la mort. J’ai subi de nombreuses opérations, surtout orthopédique. Cet événement a eu une énorme influence sur ma vie, ma vision des choses. Artistiquement je n’ai pas le recul pour savoir si ça a changé quelque chose à mes projets, c’est inconscient.

 Tu es originaire d’Angoulême : comment se porte la culture électronique locale ? Y a-t-il des lieux électro incontournables à Angoulême ?

Angoulême est une petite ville : la scène électro est très discrète, tout est donné au festival de la bande dessinée qui a une importance majeure pour la ville. Nous avons une super salle de concert, la Nef : la programmation n’est pas orientée musique électronique, il y a quelques concerts électro mais peu ; c’était plus rock et autres pour ratisser large. Un ami est en train de monter un festival de musique électronique sur Angoulême ; la première édition sera fin septembre, “les InsolAntes” un gros projet. J’attends la programmation avec hâte, une nouvelle raison pour moi de descendre sur Angoulême !

Tu es très influencé par la french touch 2.0 : peux-tu nous en dire un peu plus sur ce concept ? Peux-tu nous citer 5 tracks/albums que tu considères comme des incontournables du genre ?

Ce qui me plait dans la musique électronique, c’est la recherche sonore, avoir un son sculpté avec des riffs qui groovent à mort, et rajouter à ça des sons distordus ou très percutants, synthétiques, entêtants : j’adore cette recherche. Je n’écoute pas que ce style musical, j’adore un peu tout en fait, surtout le rock et toutes ses variantes. Mais voilà pour moi des titres exceptionnels en électro :

Plaid – Where? (Aniplex, 2006)

Aphex Twin – Windowlicker (Warp records, 1999)

SebastiAn – Head/Off (Ed Banger records, 2006)

Leila – Mollie (Warp records, 2008)

Siriusmo – Das Geheimnis  (Monkeytown records, 2010)

Concernant des albums de fous :

Prefuse 73 – Extinguished: Outtakes (Warp records, 2003)

Jackson and his Computer Band – Smash (Warp records, 2005)

Igorrr – Nostril (Ad Noiseam, 2010)

Clark – Feast / Beast (Warp records, 2013)

Amon Tobin – Permutation (Ninja Tune, 1998)

Sur scène, es-tu plutôt en mode live ou DJing ? Quel matériel utilises-tu ? Qu’est-ce qui selon toi fait la particularité de tes prestations sur scène ?

J’ai rarement eu l’occasion de me produire sur scène, mais quand je mixe, je suis sur Ableton Live que je contrôle avec une MPD32 (un pote, NEUS, habitué de la scène, m’a montré son setup et j’ai halluciné sur les possibilités que ça apportait).

Quelle est ta philosophie dans la production ? Es-tu plutôt du genre spontané ou réfléchi ? Analogique, numérique ou les 2 ?

Quand je produis, je commence par du spontané, genre je fais un peu n’importe quoi, jusqu’à tomber sur une mélodie que je pourrais faire tourner en boucle pendant des heures ; ensuite je construis autour, beaucoup moins spontanément. Pour moi, un morceau, ça peut prendre quelques heures à produire, parfois ça peut prendre des mois… Je travaille avec un Korg MS20, un Virus TI, du coup analogique et numérique, que je séquence sur Logic Pro 9.

Tu as signé notamment sur les labels So French records et Spectrowave records : quels liens particuliers as-tu tissé avec ces 2 labels ? Est-ce une volonté de ta part de rester éclectique en faisant de la house et de la techno en mode french touch 2.0 ? Y a-t-il des labels sur lesquels tu aimerais signer ?

Sur So French, je sors tout mes projets club, french touch, les morceaux les plus accessibles possibles. Ça fait longtemps que suis avec ce label : le lien est plus amical que musical. Sur Spectrowave, je sors les projets plutôt orientés techno. Je prends énormément de plaisir à faire de la techno, bien que la mienne ne soit pas forcément la plus répandue. Là-dessus, je vais vraiment bosser le son, le design, alors que sur So French, je vais mettre l’accent sur la mélodie. C’est finalement ce qui différencie ces 2 styles musicaux. C’est une chance pour moi de pouvoir jouer sur ces deux tableaux et d’être soutenu. Les deux labels que je suis depuis toujours sont Warp Records et Ninja Tunes, mais les places sont très chères et leur direction artistique très pointue. Ils m’inspirent mais signer chez eux serait assez incroyable, difficile à imaginer. J’ai beaucoup de liberté avec les 2 labels avec lesquels je travaille et je tiens à la garder.

Quel est ton point de vue sur le commercial et l’underground en musiques électroniques ? As-tu déjà mis les pieds en free-parties ou dans une soirée EDM ?

Le commercial, pour moi, c’est de la conserve alors que l’underground c’est de la gastronomie… J’ai déjà mis les pieds dans ces genres de soirées : les free-parties c’est assez drôle ! Les gens ne se prennent pas la tête, profitent ; les soirées EDM, le peu que j’ai pu en faire, c’est du m’as-tu vu… Je suis moins branché soirée EDM même si le sound-system est de qualité.

Tu as 30 ans aujourd’hui : qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour les 30 prochaines années concernant ta carrière artistique ? Comment vois-tu l’évolution de la musique électronique ?

Pour l’avenir, on verra ! Mais je continuerai à m’évader avec la musique, et à en faire profiter ceux qui aiment. L’évolution de la musique électronique, c’est surtout dans les outils : c’est toujours plus facile et intuitif de faire du son, très accessible, et c’est chouette ; mais je pense que quelque soit les moyens, ne ressortiront que les choses originales, inattendues et personnelles.

Quelles sont tes actus à venir ? Ton mot de la fin ?

Pour l’actu, je sors actuellement un EP sur Spectrowave records, le 30 juin 2017 en digital ! Pour le reste, je suis sur un EP qui tournera autour des 4 éléments : du coup 4 morceaux, plutôt downtempo… On verra où ça tombera ! Mon mot de la fin : Ping !

Retrouvez Adrian Wreck sur le web :

ParAnthony Beauchet

Gagne l’album “L’Odyssée part 1” de Mac Stanton (So French records) !

Interaktion Elektro Projekt, en partenariat avec So French records, te permet de gagner l’album de Mac Stanton « L’Odyssée part 1 ». Les gagnants seront tirés au sort et remporteront l’album CD ou numérique.

La participation à ce concours est terminée… Nos 2 gagnants sont :

Marius Sergent (73)

Arnaud Montet (33)

A propos de Mac Stanton

Mac Stanton, artiste français, musicien, pianiste de formation, né en 1977 en Allemagne, lance son premier groupe de musique en 2000, “Freshlovers”, groupe associé à deux autres artistes de l’époque, Player et Boss. En 2008, il lance le label parisien indépendant,“So French Records”, label House et French Touch, très actif ces dernières années, véritable tremplin pour la nouvelle scène française electro/house, ayant signé des artistes de talents comme Canblaster, Superfunk, The Supermen Lovers, Daxman, Vinter In Hollywood aka Savant. Mac Stanton est un artiste aux multiples influences. Il baigne dans les années 80 et son attirance pour le mouvement  « French Touch » dans les années 90 n’est plus un secret. Les Daft Punk , Alan Braxe et Air font partie de ses principales influences. Il remporte en 2012 le concours du prestigieux magazine, « Trax Magazine »,  « Mixe ta Route » donnant lieu à un article sur le Trax n°161 et à la présence de son remix sur le CD sampler de Trax. Playlisté et supporté par de grands noms du mouvement « French Touch » comme Kavinsky, Dj Falcon, Superfunk et Daxrider, il sort son premier album en 2013, « A Nos Amours », recueil sur son amour pour la house et la French Touch.

5 ans après, en mai 2017, alors qu’il fête ses 40 ans, il lance son deuxième album très prometteur « L’Odyssée  Lp » voyage musical dans le temps qui marque l’aboutissement de plus de 20 ans de carrière. « L’Odyssée » retrace un voyage dans le temps qui nous fait redécouvrir les influences de l’artiste mais aussi sa passion dévorante pour le mouvement « French Touch », une ode à l’amour et à la passion de l’artiste pour la musique.

A propos de l’album “L’Odyssée part 1”

Date de sortie : vendredi 26 mai 2017

Format : Digital, Vinyle, CD

Label : So French Records

Prix : 6€ en commande sur https://sofrenchrecords.bandcamp.com/

Mac Stanton présente son nouvel album, « L’Odyssée », opus qui se partage en 2 albums. Un premier album intitulé « L’Odyssée Part 1 » qui sortira fin mai sur le label So French Records et un deuxième album qui sortira durant l’année 2018, « L’Odyssée Part 2 ». L’album est un voyage musical revisitant les influences premières de l’artiste : du funk, du disco, de la pop à l’electro dur, de la synthwave, de la house de Chicago et de la French touch devenue une passion dévorante pour l’artiste. Une Ode musicale dont les sonorités nous plongent dans les films cultes des années 80, le thème de la science fiction et du fantastique sont abordés. Mac Stanton fait appel à tout son savoir faire dans ses productions. Il compose ses morceaux, à partir de synthétiseurs analogiques et utilise sa voix dans le vocodeur et la talk box. Il collabore dans l’Odyssée avec le groupe Superfunk sur l’un des titres forts de l’album « Stradivarius », clin d’œil au film « L’odyssée de l’espace », et fait appel à trois chanteurs de talent : Scott AF (Américain), Blondie et Andi (Françaises). Les titres abordent plusieurs genres musicaux, dont la pop dans l’excellent titre « Dance With Me » , de la house dans le « Can you feel it », du funk dans le « All Right », du disco dans « L’Odyssée », de la synthwave dans le fameux « Missing You », tout en gardant l’esprit de la French touch dans chacune de ses productions. Une Ode à l’amour et à la passion de l’artiste pour la Musique !

Tracklist de “L’Odysée part 1” :

  1. Stradivarius – Mac Stanton Superfunk (House/Electro)
  2. Can You Feel It – Mac Stanton (House/Deep house)
  3. Dance With Me Feat. Scott AF- Mac Stanton (Pop/Dance Electro)
  4. Dancing On Discovery – Mac Stanton (French House/French Touch)
  5. Disco Galactic – Mac Stanton (Disco House)
  6. All Right – Mac Stanton (Funk Electro)
  7. Everyday – Mac Stanton (French House/French Touch)
  8. Human Punk – Mac Stanton (French Touch/Electro)
  9. From The Heart – Mac Stanton (Disco House Filtered)
  10. Missing You Feat. Andi- Mac Stanton(Synthwave/Nu Disco)
  11. Night Vision – Mac Stanton (Synthwave)
  12. L’Odyssée Feat. Blondie- Mac Stanton (Disco House/French Touch)

Mac Stanton et So French records sur le net

ParAnthony Beauchet

Maxime Laffon

Rencontre avec Maxime Laffon, érudit Montpelliérain de la Techno !

Maxime peux-tu te presenter en quelques phrases ?

Maxime Laffon, c’est mon vrai patronyme : je suis tout simplement passionné de musique. Dj/producteur depuis plus de 10 ans, très curieux de cet univers, j’ai acquis au fil des ans une culture musicale solide. Totalement connecté au monde qui m’entoure, j’ai une soif permanente de connaître la vie des artistes, les actualités musicales ou les nouvelles technologies. Grand voyageur, ouvert sur le monde, il m’importe de partir à la rencontre de nouveaux artistes, de nouvelles cultures musicales, de nouvelles tendances… L’univers est en perpétuel mouvement et je m’intéresse à ce tout qui se passe et se partage ailleurs.

Quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

Tout jeune, j’écoutais tout genre de musique. Sur d’anciennes cassettes qui tournaient dans la vieille sono de maman, le casque vissé sur les oreilles, je passais des nuits entières à écouter du son comme “pump up the jam” de Technotronic ou bien encore “this is the sound of C.” de Confetti’s. Inconsciemment, j’intégrais une culture musicale qui me revient régulièrement aujourd’hui. Puis arrivèrent mes premières boums : je passais derrière les tournes-disques et faisais le DJ avec quelques vinyles et CDs dance music et pop des années 90. En parallèle, je m’intéressais à la musique classique, ayant étudié le violon au conservatoire de La Grande Motte pendant plus de 10 ans. Je n’ai pas échappé aux fameuses « discothèques » où je dansais et vibrais toutes les nuits sur des sons nouveaux. Je me suis intéressé alors à des artistes comme Laurent Garnier, Carl Cox et bien d’autres encore.

Tu as la double casquette DJ et producteur : laquelle est venue en premier ?

J’ai commencé à suivre les festivals en tant que public et j’ai découvert un autre univers : la musique électronique. Les DJs, les ambiances électriques, le vrai son. Le déclic, je l’ai eu lors d’un passage d’une DJette (souvenir inoubliable) : j’ai éprouvé cette sensation de vouloir faire danser et crier de plaisir la foule à laquelle j’appartenais ce soir là ! J’ai compris que ma voie, c’était de devenir DJ : j’avais 17 ans. J’ai acheté mes premières platines et mes premiers vinyles et j’ai commencé à m’entrainer. J’étais loin du monde de la production, ça ne m’intéressait pas au début, mais j’ai vite ressenti le besoin de créer mes sons. Si on veut évoluer dans ce milieu, devenir professionnel, il faut se définir un style et donc faire de la production. Cela implique de savoir manipuler des logiciels, de comprendre les bases, les accords… Avec mes années de violoniste, j’avais déjà des bonnes fondations musicales : la connaissance du solfège, des notes, des rythmes. Il ne me manquait plus qu’à savoir utiliser le logiciel. La création s’offrait à moi et il ne me restait plus qu’à trouver mon propre style.

Tu as signé sur des labels comme Minus, Blufin, Deeplomatic, etc. Comment se passe la collaboration avec les labels sur lesquels tu as signé ? Que t’apportent-ils dans ta carrière d’artiste ?

Du sérieux. Quand on signe avec des labels aussi prestigieux, on ne peut que s’impliquer de plus en plus dans cette passion et se dire que finalement, on peut en faire son métier. J’ai de très bons rapports avec mes labels : ils m’ont ouvert pas mal de portes, notamment Minus ; avec cette signature, j’ai pu approché des DJs comme Monika Kruse, Jamie Jones ou encore Anja Scheider. Ma plus belle récompense est d’avoir pu rencontrer Richie Hawtin en personne, de diner avec lui et d’aller faire la fête avec toute son équipe. Un homme d’une générosité exceptionnelle. Mes signatures ont eu un effet boule de neige. De nouveaux contacts, de belles rencontres, des rapports avec des professionnels, avoir accès à de grands noms de la scène électro, signer de nouveaux contrats comme chez We Love Techno (label d’Acid Kit) ou bien encore Natura Viva. Cela m’a permis également d’avoir un agent qui s’occupe de ma carrière. Depuis, j’ai pris contact et entrepris des relations avec des artistes pour des futures collaborations.

Tu as joué en Chine, au Pacha à Macao : comment es-tu rentré en contact avec eux ? Comment était le club, l’ambiance ? Le public est-il diffèrent comparé à l’Europe ?

Une expérience inoubliable ! J’avais déjà joué en Chine l’année précédente, dans un club à Macau lors d’un voyage. Le directeur de l’événement m’avait repéré et m’avait donné ses coordonnées pour que je puisse lui envoyer mon mix et ma bio. Quelques semaines plus tard, je reçois un mail avec une proposition de soirées : j’accepte bien évidemment et je reçois alors le contrat où il était stipulé que la date allait se passer au Pacha à Macau avec une pré-party la veille dans un hôtel parmi les plus prestigieux de Macau. J’étais à la fois excité et stressé car sur un press kit, ça pèse lourd et il ne fallait pas se louper. Le voyage, l’hôtel, une énorme communication, la limousine, les soirées… Un moment fabuleux, un public totalement open à mon style, différent de l’Europe mais tout aussi curieux de voir un jeune DJ européen aux platines… Photos, dédicaces : j’en garde un excellent souvenir !

Maxime Laffon derrière les platines est-il le même que dans la vie de tous les jours ?

Heureusement que non sinon je ferais peur à tout le monde. Je plaisante, évidemment (rires). Je suis le même en un peu plus déluré, le son se mêlant à l’excitation du moment. Je suis quelqu’un à la base de joyeux, extravagant, au sourire facile : j’apprécie un bon verre tout en me laissant aller dans le moment. Vois-tu ce mix de sensations ? Il suffit de rajouter le son pour que je sautille dans tous les sens et transpire de plaisir. C’est ça Maxime Laffon derrière les platines.

Tu fais partie du duo MITA MITA avec Alex Millan. Comment vous êtes-vous rencontrés ? Comment est né ce projet ?

J’étais chroniqueurs sur une radio locale de Montpellier, émission dans laquelle je présentais les tendances actuelles électro avec des interviews DJs et producteurs. J’ai reçu comme invité Alex Millan. A la fin de l’émission, il est venu me voir en me disant qu’il avait écouté mes productions et qu’il avait trouvé mon travail pointu. Il m’a proposé une collaboration sous forme de duo. Je me suis dis pourquoi pas. C’est autour d’un verre qu’on a trouvé le nom du duo et la direction musicale qu’on allait prendre. Le projet est né ainsi.

Avec MITA MITA, vous avez signé sur des labels prestigieux tels que Toolroom records, Bedrock records, Parquet recordings, etc. En studio, comment fonctionnez-vous ? Avez-vous défini des rôles pour chacun ou êtes-êtes plutôt instinctifs dans la production ?

Bien sûr, dans un duo, chacun a un rôle précis. Moi, je devais trouver l’idée du track : je la proposais alors à Alex et s’il se sentait inspiré, je devais créer de A à Z et lui rajoutait la mélodie. Alex avait des connaissances en mastering et il terminait le morceau et les arrangements : la technicité du son, c’était lui. Nous avons produit beaucoup, envoyé aux labels : les signatures importantes se sont faites sur une seule année.

Des projets à venir que tu aimerais nous dévoiler ?

Récemment, je suis rentré dans l’agence madrilaine « Phuture Bookings » dans laquelle on peut retrouver des artistes comme Daniel Lera, The Yellowheads en bien encore D-Unity. De nouvelles signatures à venir aussi avec les labels We Love Techno, Natura Viva et bien sûr BluFin records. Apres avoir fait un passage par l’Asie, j’ai aussi de nombreuses dates programmées en France et en Europe ainsi qu’une tournée au Canada et aux USA qui se prépare cet été, notamment avec la Gaypride, des Pool Parties et afters. De belles collaborations sont à venir… Mais je préfère rester dans la confidence (superstition d’artiste).

Tu as le droit de passer 5 tracks dans une soirée : lesquels choisis-tu et pourquoi ?

  • Grindhouse – Radio slave (Dubfire Terror Planet remix) : parfait pour faire monter la pression sur le dancefloor !
  • Kaiserdisco – Get enough (original mix) : techno et disco à la fois.
  • Rolando – Jaguar (Sébastien Léger remix) : so remember !
  • Laurent Garnier – The man with the red face (original mix) : un classique d’une efficacité redoutable !
  • Full Clip – Martin Buttrich : un track tellement sex, parfait pour terminer un set.

Je te laisse le mot de la fin au cas où tu voudrais nous en dire un peu plus…

J’ai un message à faire passer à tous les passionnés de musique qui croient en leur talent. Il est vrai que lorsque j’ai eu cette passion dans les veines, une amie artiste m’a dit « Maxime, tu sais, ce milieu est très difficile comme tous les milieux artistiques, mais tôt ou tard ça paie. Alors ne lâche rien et ne baisse pas les bras… ». C’était il y a plus de 10 ans et je m’en souviens comme si c’était hier. Elle n’avait pas tort : bon nombre de fois, j’ai failli arrêter mais à chaque fois, j’ai repensé à cette phrase. La route est très longue et difficile mais il faut tenir le cap et ne rien lâcher, garder confiance en soi et foncer. On apprend tout les jours avec parfois des moments difficiles (le doute s’installe) et certains matins où on reçoit de bonnes nouvelles, des signatures, des dates, de jolis messages concernant nos créations : c’est très stimulant, ça permet de tenir debout tous les jours pour avancer. Un grand merci à tous ceux qui me soutiennent, qui croient en moi, qui me suivent, qui vibrent sur ma musique… L’aventure continue toujours plus belle !

Liens:

ParAnthony Beauchet

Inter@ktion 24 | Pheromone

Retrouvez tous les jeudis de 23h à 00h l’émission d’Axel Nirka consacrée au mix sur Max FM ! Vous souhaitez être diffusé ? Contactez-nous !

Phéromone aux commandes de cette 24ème édition avec un mix 100% disco house ! Retrouvez la biographie de Phéromone ici.

ParAnthony Beauchet

Gagne l’EP “Plasma” d’Adrian Wreck (Spectrowave records) !

Interaktion Elektro Projekt, en partenariat avec Spectrowave records, te permet de gagner le dernier EP d’Adrian Wreck “Plasma”.

La participation à ce concours est terminée… Nos 2 gagnants sont :

Michaël Picard (13) gagne l’ultimate pack (1 CD, 1 download link, 1 mini enceinte bluetooth, des autocollants)

Rémi Paltrié (13) gagne le Premium pack (1 CD, 1 download link)

A propos de “Plasma” d’Adrian Wreck (Spectrowave records)

Date  de sortie : 30 juin 2017 (digital + vinyle).

Uniquement constitué de morceaux originaux, « Plasma » est la preuve que l’éclectisme n’est pas l’ennemi de la cohérence. Le style unique mais inclassable d’Adrian Wreck se met une nouvelle fois au service d’une techno sans étiquette, qui n’a pour objectif que de transcender le genre pour atteindre les limites du perfectionnisme.

Track list :

  1. « Lautréamont » introduit avec force ce nouvel EP. Ce morceau élégant et un brin aérien s’intègrerait à merveille dans un set de Laurent Garnier.
  2. « Deeped » pourrait être à lui seul le garant d’une intronisation au sein du cercle très fermé des remixeurs officiels de Depeche Mode. Grâce à des sons électriques et une construction très new wave, ce morceau redistribue les codes de la techno pour un résultat très énergique.
  3. « Evil Intent » reste le plus mystérieux. Empreint d’une atmosphère tribale et sombre, il nous envoûte dès les premières minutes pour mieux nous surprendre en fin de démonstration avec un final détonnant.

Assurément aux limites du genre, «Plasma» est un EP froid, industriel et percutant, un must-have pour tous les technophiles avertis. Pour la petite histoire, la photographie utilisée pour la couverture a été réalisée par Adrian Wreck lui-même à partir d’un « Monaco » non mélangé (limonade, bière et sirop de grenadine).

Plus d’infos sur l’artiste :

Plus d’infos sur le label :

ParAnthony Beauchet

SAMA

Sama jeune prodige hollandais de 20 ans sur le devenir !!

Sama peux tu te présenter? D’où viens-tu? Comment es-tu tombé dans la musique électronique?

Je suis SAMA. Je viens d’Utrecht, aux Pays-Bas. Mes parents ont toujours été de grands amateurs de musique électronique et techno : depuis mes très jeunes années, j’ai été en contact avec des tracks comme “The Sky Was Pink” et “Domino”. D’abord, j’étais très intéressé par l’EDM (avant d’être vraiment appelé “EDM”), et je suis tombé amoureux de la Techno quand je suis allé à mon premier festival Techno.

Comment as-tu appris à composer ? Sur quelles machines/software travailles-tu ? Quel est le VST que tu utilises le plus dans tes productions ?

J’ai surtout été autodidacte. J’ai regardé beaucoup de vidéos sur Youtube et cherché sur Google si j’avais besoin de quelque chose. J’ai tiré profit de quelques petites leçons que j’ai suivis… Mais surtout, du travail acharné et de la recherche. J’ai commencé avec Logic Pro mais après 2 ans, j’ai changé pour Ableton Live : je ne suis jamais revenu en arrière depuis. Je n’ai vraiment pas de “VST préféré” parce que tous ont des fonctions différentes. J’aime vraiment utiliser les émulateurs de Moog d’Arturia ; et le FabFilter Pro-Q2 est mon EQ pour tout !

Quelle philosophie as-tu dans la production ?

Je n’ai jamais vraiment eu de philosophie – ou je n’en ai pas vraiment conscience. Ma musique semble toujours atteindre un nerf très émotionnel chez moi. Honnêtement, je produis toujours de la Techno que j’aimerais signer. Je n’ai pas beaucoup d’autres productions “just for fun” comme beaucoup d’autres producteurs. J’ai toujours été incroyablement concentré pour atteindre ce but dans ma “carrière”. Donc chaque track que je fais pourrait être une prochaine release potentielle.

I am unbelievably thrilled and proud to have signed a 2-tracker EP on a HUGE label. This is one of the tracks. I made it when I was in Hamburg, and I can easily say this is definitely one of my best tracks I've made yet. More info soon!

Gepostet von SAMA – OFC. am Sonntag, 5. Februar 2017

Tu viens tout juste d’atteindre ta vingtième années et tu as déjà signé sur des labels comme: ELEVATE / Kraftek / Funk’n Deep / Respekt et beaucoup d’autres. Quels sentiments ressens-tu de faire partie de ces supers labels ?

C’est vraiment génial et c’est aussi un énorme avantage d’être encore jeune. Beaucoup de gens me félicitent et me disent que je vais réussir parce que je suis encore très jeune : cela me motive ! Mais honnêtement, je pense pas que l’âge ait grand chose à voir avec mes productions. Je travaille très intensément depuis 5,5 ans : je pense que tout le monde (avec un certain talent) est en mesure de faire des productions appropriées avec autant d’années d’expérience. C’est formidable que je fasse partie de ces labels : ils m’ont apporté beaucoup de fun et des connexions. Il y a beaucoup de choses encore plus importantes qui arrivent prochainement…

Tes démos ont-elles été acceptées du premier coup ou as-tu persévéré pour signer ?

Tout s’est principalement réalisé par le biais de contacts. J’ai approché Durtysoxxx via l’un de mes premiers labels, Distortus, un sous-label de Funk’n Deep. Pour Spektre, cela s’est aussi fait grâce à Durtysoxxx. Pour Elevate, j’ai eu un peu de chance : ils ont immédiatement aimé la première démo que je leur ai envoyé. Avec Kraftek, je pense que c’est un gros coup de chance : Pleasurekraft m’a effectivement contacté alors que je n’avais jamais cherché a le contacter; il semblait très intéressé par mes productions dès les premiers moments où il a entendu ma musique. Pour signer sur un label, je pense personnellement qu’il faut à la fois persévérer et avoir du réseau. Si un label ne vous connaît pas, il est possible qu’il n’écoute pas vos démos simplement parce qu’il en reçoit énormément.

Comment se passe la collaboration avec les labels où tu as signé ? Qu’est-ce qu’ils apportent de plus à ta carrière d’artiste ?

Beaucoup de labels sur lesquels j’ai signé ont simplement sorti mes morceaux, sans en faire davantage. Mais je ne m’attends évidemment pas à plus. Il est préférable de trouver quelques labels (3 ou 4) qui peuvent vraiment vous aider à devenir un artiste de renom. Funk’n Deep, par exemple, m’a vraiment aidé jusqu’ici à obtenir de nouvelles connexions ; j’ai également joué pour leur showcase en avril de sorte qu’ils me proposent parfois des gigs occasionnels. Kraftek est également un label avec lequel je signerais plus que 1 ou 2 sorties, car j’ai le sentiment d’avoir un très bon lien avec Pleasurekraft pour le moment, et il semble vouloir vraiment m’aider .

Peux-tu nous en dire plus sur ton dernier Gigs  à Breda (Pays-Bas), la soirée du BRAAF avec Enrico Sangiuliano & Kaiserdisco et aussi leFunk’n Deep Showcase avec Durtysoxxx / Steve Mulder / Dexon ? Peux-tu nous raconter une petite anecdote sur ces soirées?

La soirée à Breda était formidable car je n’ai jamais vraiment fait d’opening pour de si grands artistes. C’était  un set d’ouverture avec un dancefloor relativement vide jusqu’à la dernière demi-heure : mais c’était vraiment bien et je suis content d’avoir amené le public sur la fin de mon set. Pour Funk’n Deep, je connaissais déjà  Durtysoxxx et Steve depuis longtemps et c’était vraiment amusant de jouer avec eux et Dexon, juste pour le fun.

SAMA @ BRAAF

Little throwback to my gig 2 weeks ago at BRAAF w/ Enrico Sangiuliano & Kaiserdisco! Including a little preview of my Collaboration with Dave Sinner, which is releasing on Kraftek the 2nd of June.

Gepostet von SAMA – OFC. am Sonntag, 16. April 2017

Ta Techno est puissante et accrocheuse en mix et en production : d’où tires-tu cela? Laisses-tu parler tes émotions pendant ces moments ?

Oui, il y a toujours une partie très émotive dans ma musique. J’ai toujours  aimé les sons plus trancey et mélodique en Techno et d’autres genres : ça reste un élément pregnant dans mes mixs et productions. J’adore la techno dansante et ces moments puissants feront toujours partie de mes sets.

Si tu devais choisir 5 morceaux pour clôturer une soirée, que choisirais-tu et pourquoi ?

Oh … C’est difficile là. Je recherche toujours de nouveaux tracks et j’essaie d’avoir toujours des mix à jour, avec de nouveaux tracks. Je ne joue jamais un track plus de quelques fois. Mais pour le moment, je dirais :

– Bastinov “Parallel universe” (Etruria Beat) : une piste mélodieuse semblable à une construction de cathédrale, qui vous donne envie de lever les mains en l’air. Très dure et sombre, mais toujours avec une mélodie belle et mélancolique. Exactement comme je les aime.

– SHDW & Obscure Shape “Die weiße rose” (From Another Mind) : une vibe semblable à celle de “Parallel universe”. Très fat et mélodique, mais très dark. Quand cette mélodie s’arrête au drop… Juste “wow”.

– Dast “Sitting in the sun” (ELEVATE) : une piste incroyablement énergique et fun avec une voix joyeuse. Parfaite pour danser aux heures tardives.

– Michel Kleis, Klement Bonelli, Martin Wilson “Marvinello (Radio Slave Remix)” (Rebirth) : ce track a probablement été l’un de mes morceaux les plus jouées au cours de la dernière année. Le vocabulaire de Marvin Gaye est parfait sur le rythme dur et rude de Radio Slave, et c’est juste la piste de transition parfaite pour passer à des sonorités plus dures et dark.

– Et bien sûr, un de mes propres track. Dave Sinner & SAMA “Sagittarius A” (Kraftek) : cette piste est probablement l’une de mes meilleures en date. C’est lourd et trancey, et parfait pour ces moments de rush dans les dernières heures.

Quel est l’avenir pour SAMA ? Futures signatures ? Gigs ?

Pour les mois à venir, j’ai un programme chargé avec les EP sur Hi Tek, Devotion et Kraftek. Il y a aussi 2 remix à venir pour Ace Alvarez et mon ami Enzo Da Silva. Des gigs sont également à venir : le 3 juin à Chypre, le 25 en Belgique et le 27 au Melkweg pour les mardi Techno. Mais il y a beaucoup d’autres choses que je ne peux pas vous révéler encore…

Ton mot de la fin pour clore cette interview ?

Des questions très intéressantes et supère interview : merci les gars pour ce moment !

Retrouvez SAMA sur le web :

ParAnthony Beauchet

Pal One

Pal One : quel est l’origine de ton nom de scène ? Comment es-tu tombé dans le chaudron de la musique électronique ?

Ah ! Mon nom de scène… Un “pas très subtil” jeu de mot avec mon nom de famille que mes amis avaient pris pour habitude d’utiliser lors de soirées. Je suis tombe amoureux de la musique électronique à l’âge de douze/treize ans en écoutant énormément de musiques par le biais de la radio ; j’allais ensuite à la chasse au skeuds chez mon disquaire préféré à Avignon. Puis l’envie de jouer mes selecta est apparu, voulant partager mes pépites mais aussi donner furieusement envie de danser. J’ai commencé à jouer des sets Deep / House / Tech-House mais c’est dans la Techno que je prends le plus de plaisir. J’ai fais mes armes en jouant un certain temps dans différents événements jusqu’à avoir envie de composer mes productions (perso et remix), sans mettre de côté le mix.

Comment se porte la musique électronique dans le Sud de la France ? As-tu le sentiment qu’il est facile aujourd’hui pour les jeunes artistes d’émerger et de se faire une place sur la scène locale ?

Je suis assez perplexe sur le sujet car il est vrai que dans un sens, l’électronique est omniprésente. À l’échelle locale, on retrouve énormément de soirées “électroniques” dans des bars, souvent organisées par des DJs locaux afin d’essayer de faire découvrir un nouveau style musical ou se promouvoir. Ensuite, on peut remarquer l’émergence de plus en plus de festivals qui eux-mêmes deviennent de plus en plus gros : des tête d affiches très connues permettent de faire venir un public qui n’aurait pas découvert d’autres artistes moins connus. Donc ça, c’est positif. Mais malheureusement, pour des questions de rentabilité, nous retrouvons très souvent les mêmes têtes d affiche lors des gros événements : est-ce que cette récurrence musicale ne va pas sur-gaver les fans du style à force de voir toujours les mêmes tête d affiches ? Je sais pas. En ce qui concerne les jeunes DJs qui veulent se lancer, évidemment la guerre est rude. Rude car la baisse des prix du matos a rendu très accessible la pratique et le marché de milliers de DJs en herbe. Tous veulent proposer leurs services aux bars et clubs régionaux alors que la demande n’est pas si grande que ça.

Tu as notamment régulièrement joué à la Villa Rouge de Montpellier : quel est ton meilleur souvenir de soirée ? Qu’est-ce qui confère à ce club son aura particulier pour la culture électronique ?

Je n’ai pas un souvenir en particulier mais beaucoup de belles images positives en tête. Tout d’abord, j’aimerai remercier Shade (résidente Villa Rouge) de m’avoir donné ma chance au début en salle Techno puis de m’inviter régulièrement par la suite. Elle m’a permis de jouer dans un lieu chargé d’histoire électronique, où les gens aiment notre musique, sont prêts à complètement se lâcher devant toi : et là, tu ressens tout le partage de la musique. J’ai rencontré pas mal de mes potes DJs et des collaborations fructueuses en ont découlées. La Villa est extraordinaire depuis de nombreuses années car elle est un vivier d’excellents DJs régionaux ; aussi, elle fait venir les plus grands artistes électroniques chaque weekend… Merci Pleiade Prod !

Tu as développé une affinité particulières avec les sonorités Deep-House, Tech House et Techno : quels sont pour toi les 3 tracks/albums qui ont forgé tes goûts musicaux ou t’ont marqué plus personnellement ?

– Laurent Garnier “30” (F Communications | 1997)

– Agoria “The green armchair” (Different | 2006)

– Birdy Nam Nam “Birdy Nam Nam” (Uwe | 2005)

Tu es également producteur : quels logiciels/machines utilises-tu pour composer ? Es-tu plutôt du genre spontané ou réfléchi dans l’acte de produire ?

Pour la composition, j’utilise Ableton que je couple avec des VST/émulateurs, un clavier midi et une UC33. Je fais également des enregistrements au micro pour certaines sonorités que je veux avoir. La partie composition/arrangement est assez spontanée car il ne faut pas se fermer à certaines choses : des fois on fait de belles découvertes inattendues. Après, il y a la partie mixage qui est beaucoup plus réfléchie avec des techniques précises. Sans parler du mastering… Des spécialités qui sont de vrais métiers en soi.

Tu as signé sur des labels français (Dewing, Teksession, Stereofly, Phantom) et étrangers (Deep Therapy, Minimal Force, Klinik Room, BedRoom House) : quels rapports entretiens-tu avec ces différents labels ?

Pour les labels français, il est vrai que j’ai un rapport particulier car ce sont des proches et des gens dans ma zone géographique que je retrouve lors de soirées et événements. C’est très agréable de se retrouver pour partager notre passion. Ce ne sont pas des labeĺs avec une grosse structure mais ce sont de vrais passionnés mettant tout leur cœur dans leurs projets. J aime aussi travailler avec des labels étrangers car ils m’apportent un certain recul musical et me permettent aussi d’avoir une nouvelle visibilité et de collaborer avec d’autres artistes.

Quel est ton avis sur le vaste débat entre musique électronique underground et musique électronique commerciale ? As-tu le sentiment comme certains que « la musique électronique, c’était mieux avant » ?

Je pense surtout que la musique c est subjectif… Untel va te dire “c’est de la daube commerciale” et d’autres penseront “c’est une bonne track”. Faut surtout arrêter de cracher sur le mainstream car faire de la musique pour des élitistes masturbateurs d’esprit, c’est chiant. Est-ce que la musique était mieux avant ? Je crois surtout qu’il y a eu des bonnes tracks de tout temps, et des mauvaises aussi.

Quel est ton actualité et tes projets à venir ?

Peu d actualités car je me consacre beaucoup à la production. Mais je vais proposer un mix 100% Techno sur mon soundcloud en libre téléchargement d’ici peu. J’aimerais continuer à jouer avec de nouvelles asso/crew car j’adore jouer et partager ma musique. Je prépare enfin un EP Techno groovy avec des collaborations.

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ParAnthony Beauchet

2Pole

Rencontre avec 2Pole le duo Allemand a la techno analogue et chaleureuse

 Bonjour Marcus et Mark!! Pouvez vous vous présenter pour nos lecteurs Français?

Salut! Bien sûr. Nous sommes deux producteurs de musique et DJs originaires d’Allemagne. Mark est basé près de Hanovre et Marcus près de Francfort. Nous sommes tous deux des producteurs de musique passionnés depuis des années et nous avons tous deux couronnés avec succès nos projets solo. En solo, nous avons joué dans toute l’Europe, dans de grands clubs et beaucoup de festivals. La musique est notre vie et c’est pourquoi nous aimons acheter de nouveaux matériels et logiciels pour nos studios : c’est notre passion. Avec 2Pole, nous voulons combiner nos deux idées de la musique techno pour l’amener à un autre niveau. Et nous pensons que nous l’avons fait!

 Comment ce duo a-t-il commencé? Vous connaissiez-vous avant ou est-ce le résultat du hasard ? Nous voulons tout savoir.

 Bien sûr, nous nous connaissions avant. Faire de la musique ensemble dans le studio de Marcus a induit le son de 2Pole. Nous avons tous les deux des façons différentes de travailler sur la musique et différents studios avec des équipements différents : mais en fin de compte, nous les combinons à un son que nous aimons. C’est pourquoi c’est si excitant de commencer quelque chose de nouveau pour ce projet musical. Nous nous sommes rencontrés après que Mark ait produit un remix pour le label de Marcus. Ensuite, 2Pole est né.

Comment fonctionne ce duo ? Vous avez chacun un rôle spécifique quand vous travaillez ?

Nous faisons tous les deux 50% du travail pour faire tourner notre duo : produire de la musique, les médias sociaux, écouter de la nouvelle musique, rechercher des sonorités spéciales et mixer des podcasts. Nous n’avons pas de rôle prédéfinis. C’est un partenariat avec les deux parties qui font le tout.

A quoi ressemble une journée en studio avec 2Pole? Comment elle commence et surtout comment s’arrête-t-elle ?

Tout d’abord, nous vérifions les nouveaux messages et prenons un café pour commencer la journée. La prochaine étape consiste à chauffer l’équipement de studio car tous les éléments analogiques doivent être à la bonne température. Ensuite, nous travaillons tous les deux sur différentes configurations de morceaux. Après avoir choisi les meilleurs, nous essayons de terminer le track, d’enregistrer des séquences analogiques et de mixer le morceau. Entre temps, nous devons travailler de nouveau sur les réseaux sociaux et le marketing, ce qui est très important aujourd’hui. Parfois, nous jouons à des jeux de console comme Mario Kart pour se libérer l’esprit et trouver l’inspiration pour de nouvelles choses!

2pole – Walk to Reality (Phantom EP / Phobiq) MAKING OF

//…making of "walk to reality" from our Phantom EP!Softube Novation

Gepostet von 2pole am Samstag, 3. Dezember 2016

Vous sortez un EP le 8 Mai sur Tronic Music, le label de Christian Smith : pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cet EP ?

Oh oui! Nous attendons avec impatience notre deuxième EP sur Tronic Music. Christian est un gars vraiment sympa qui croit en nous et à 2Pole. Il aime vraiment notre son et le décrit comme analogue, chaleureux mais très puissant. Christian a écouté toutes les démos que nous avons envoyées. Le nom de cet EP est “Troja EP”. Il contient quatre pistes (“Troja”, “Acheron”, “Hypnos” et “Eos”) qui reflètent notre type de musique : nous sommes 100% derrière.

Christian Smith about 2pole / Beatport HQ

Big words about 2pole by Christian Smith at his live interview at Beatport hq in Berlin. Thanks Christian and Tronic Music for supporting us!! #2pole #techno #beatport #music #tronic #christiansmith #interview #live #instatechno #instadaily #instamusic #instagood #troya #acheron #hypnos #eos #ep #comingsoon #nicewords

Gepostet von 2pole am Dienstag, 25. April 2017

 Est-ce que le fait de signer sur des labels comme Tronic, Octopus, Get Physical, Terminal M cela a changé votre façon de travailler ? Comment se passe votre relation avec les labels ?

Avec nos projets solo, nous avons déjà publié sur les labels que vous avez mentionnées et nous avons une relation amicale avec toutes les personnes travaillant dedans. Rien n’a changé pour nous. Le monde de la musique est plus difficile que jamais en ce moment et pour tous. Nous pensons que tout le monde a les mêmes droits, mais aussi les mêmes difficultés. Vous devez fournir les meilleures tracks possibles avec le meilleur package marketing possible pour entrer en contact avec les personnes en charge. Et bien sûr, beaucoup de chance pour que vos démos soient écoutées!

Avez-vous des sorties prévues pour les mois à venir ?

 Oui bien sûr! Nous avons réalisé 2 remixes pour Eric Sneo et Christian Smith qui seront publiés en juin et juillet sur Tronic Music. Nous attendons avec impatience les prochaines sorties. Et nous avons déjà préparé de nouveaux EP en démo pour les envoyer aux labels que nous aimons : espérons qu’ils aimeront notre son et notre projet 2Pole.

Si vous deviez décrire vos Dj set et live en quelques mots ?

Techno, puissant, basse entrainante, mélodique, mains levées et beaucoup de fun!

 Où jouerez-vous les prochains mois ? 

Nous venons juste de monter notre nouvelle agence de booking et de management qui gérera tous les futurs gigs. Vous trouverez plus d’informations sur nos pages web.

Je vous laisse le mot de la fin…

Merci beaucoup pour cette interview. Vous pouvez nous suivre sur nos liens ci-dessous.

ParAnthony Beauchet

Inter@ktion 23 | Stéphane Deschezeaux

Retrouvez tous les jeudis de 23h à 00h l’émission d’Axel Nirka consacrée au mix sur Max FM ! Vous souhaitez être diffusé ? Contactez-nous !

Stéphane Deschezeaux aux commandes de cette 23ème édition avec un mix 100% nu-disco ! Retrouvez son interview ici.

ParAnthony Beauchet

SPK Event

Avant de devenir SPK Event, la plupart de vos membres ont une expérience de la free-party : qu’est-ce qui vous a poussé à passer du coté « commercial » de la musique électronique ?

La répression, les jugements et amendes nous ont poussés à organiser de moins en moins de free-parties ; nous avons donc créé parallèlement une structure officielle dans le but de pouvoir défendre et promouvoir la culture légalement. Cela nous permet de proposer des événements beaucoup plus qualitatifs avec une organisation bien plus épanouissante.

Comment percevez-vous l’évolution de la free-party ? Continuez-vous à agir au sein de cette culture alternative ?

Le mouvement, toujours présent malgré la répression et les saisies abusives, continue de se battre et reste uni dans cette lutte ! Il y a des événements toujours plus gros et plus nombreux qui, dans l’ensemble, se déroulent très bien : l’État ne pourra pas l’ignorer indéfiniment. Nous n’avons pas arrêté pour autant et continuons à soutenir et défendre ce mouvement lors de rassemblements nationaux à titre personnel.

SPK Event organise des évènements électroniques en valorisant divers genres de musiques électroniques : une volonté de toucher un public plus large ? Une manière d’aller à contre courant des cultures alternatives ayant tendance à valoriser les genres « core » ?

Nous ne sommes pas arrêtés à la musique électronique : nous sommes des amoureux de l’art et la culture sous toutes leurs formes. C’est pourquoi nous organisons tout type d’événement représentant les arts et cultures du monde entier. Concernant les événements de  musiques électroniques, nous portons intérêts à tous les styles comme nous l’avons toujours fait jusqu’à maintenant.

World Of Bass : comment est né le concept de cette soirée ? Pourquoi avoir choisi l’Espace Double Mixte à Villeurbanne pour développer le projet ?

Grâce à un contact produisant déjà des événements là bas, nous avons eu la chance de pouvoir rencontrer la structure, nous présenter et proposer un projet qui nous tenait à cœur : c’est la suite logique d’une première tentative d’événement légal annulé 5 jours avant, sans raisons valables, par le maire de la commune d’Ugines. Le concept ? Le même que nous avons proposé depuis 5 années en free-party : une scène techno et une scène dub, deux publics différents partageant les mêmes valeurs, avec en plus une programmation internationale et des scénographies professionnelles.

Vous organisez vos soirées en région Rhône-Alpes : pourquoi se limiter à ce territoire ? Des envies de développer des projets hors Rhône-Alpes, en France ou à l’étranger ?

Chaque chose en son temps. Nous souhaitons déjà écumer la région avant d’élargir notre champ d’action mais sommes ouverts à tout projet en prestation ou coproduction.

SPK Event, c’est aussi des prestations de service : pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vos prestations et la location de votre matériel ?

Avec une équipe constituée d’une quinzaine de membres professionnels ou amateurs dans le domaine technique et artistique, ainsi que l’investissement de plus de 50.000€ de matériel ces 5 dernières années, nous proposons nos services allant de la simple location à la conception et gestion technique complète d’un événement. Nous étudions tout projet et adaptons les prestations en fonction des budgets.

Sur votre site, vous avez mis en place le système « Spay » : en quoi consiste ce mode de paiement ? Quels en sont les avantages ?

Spay est un système de paiement électronique créé et développé au sein de l’association dans le but de remplacer le système de paiement par jetons. Les avantages ? Il suffit d’acheter sa carte Spay une première fois, de la créditer et de réutiliser les crédits à chaque événement SPK Event ! Cette carte peut être nominative, permettant en cas de perte le remplacement de celle ci sans en perdre le crédit.

Dans votre organisation, vous avez une personne en charge de la santé et de la  sécurité : en quoi l’approche santé vous parait importante dans vos soirées ? Travaillez- vous en partenariat sur ces questions ? Quel est votre point de vue sur les pratiques de drogues en milieu électro ?

Nous ne pouvons organiser des événements de moyenne ou grande ampleur sans aborder la question de la sécurité et de la prévention, qui est pour nous primordiale ; et nous ne pouvons nier la consommation de drogues lors des événements (drogues légales comprises) : c’est pourquoi nous mettons en place une équipe de prévention et réduction des risques ainsi qu’une équipe de secours en cas d’intervention.

Développez-vous des partenariats avec d’autres associations organisant des soirées ? Que recherchez-vous dans ce type de partenariat ? Quels sont les freins aux partenariats sur la région Rhône-Alpes ?

Nous travaillons aujourd’hui avec d’autres producteurs que ce soit pour de la prestation et de la coproduction. Nous proposons à notre clientèle un barème de partenariat modulant les tarifs selon l’engagement : cela permet de proposer des prestations plus importantes sans en augmenter le tarif.

Quels sont les projets à venir pour SPK Event ? Un sujet à abordé qu’on aurait omis d’évoquer dans cette interview ?

Nous organisons le 20 et 21 mai 2017 un événement humanitaire en partenariat avec l’association « Graines En Vie » ainsi que l’IFF Europe (Institut de formation à la gestion de projets humanitaires) dans le but de les aider à financer leurs missions 2017, comme par exemple la reconstruction d’école au Maroc ou à Haïti. Un événement multiculturel, représentant les arts et cultures du monde entier avec de nombreuses activités grands publics et pour enfants, des animations culturelles et artistiques, des stands artisanaux ainsi que des concerts toute la journée et la soirée. Nous remercions par ailleurs la commune d’Aillon-le-jeune nous permettant d’organiser cet événement sur leur commune et de défendre notre projet. Plus d’infos sur l’event ici !

Retrouvez SPK Event sur le web :

ParAnthony Beauchet

Inter@ktion 22 | Mathias D

Retrouvez tous les jeudis de 23h à 00h l’émission d’Axel Nirka consacrée au mix sur Max FM ! Vous souhaitez être diffusé ? Contactez-nous !

Mathias D. aux commandes de cette 22ème édition avec un mix 100% future house ! Retrouvez toute son actualité ici.

ParAnthony Beauchet

Inter@ktion 21 | House Of Cajon

Retrouvez tous les jeudis de 23h à 00h l’émission d’Axel Nirka consacrée au mix sur Max FM ! Vous souhaitez être diffusé ? Contactez-nous !

House Of Cajon aux commandes de cette 21ème édition avec un mix 100% deep & vocal house ! Retrouvez son interview ici.

ParAnthony Beauchet

Krispaglia

Comment es-tu entré en contact avec la musique électronique ?

Comme beaucoup de personnes de ma génération… Nous avons pour la plupart tous été bercés par Vangelis, Jean-Michel Jarre, Kraftwerk, Depeche Mode et aussi la scène mainstream anglaise : KLF, Shamen, Stéréo Mc’s… Sans oublier la dance music américaine : Inner city, Joe Smooth.

En quoi la house est-elle un genre qui t’a touché plus particulièrement ?

J’ai d’abord été très sensible à l’Ambient (FSOL, The Orb, le label Rising High), ensuite la Trance mélodique et harmonique allemande (Frankfurt Beat, EyeQ…) et le label français Global communication. La House est venue par hasard, en mars 1993, en me retrouvant dans un club lyonnais (L’Opéra Mundi) ou un panel de très bons DJ’s Lyonnais (Dj Sage, Dj Love, Dj Spider, Spike) proposaient des sessions Acid Jazz et bien sûr House music. J’ai été frappé en plein cœur par ce côté organique et électronique, avec le groove en plus. Elle ne m’a plus quitté depuis.

Tu es le fondateur de l’émission Deepline qui tourne sur radio Pluriel depuis 1997 : quel est le concept de l’émission? Comment expliques-tu le succès et la longévité de cette émission ?

Le concept, c’est la connaissance, l’ouverture, le partage. Si vous écoutez l’émission sur 1 mois, vous aurez une belle partie de l’historique des musiques électroniques en passant par le Jazz et les courants Post Electronica. Des résidents spécialistes dans leurs visions sonores sont là avec surtout une belle place pour le format vinyle (Mr Carlitos/Vincent Vidal, DJ Delano, Le Cirque Sonore…) ; et à la fin de chaque mois, nous proposons un invité qui gravite autour des musiques électroniques lyonnaises, mais pas seulement. Le succès, si on peut parler de succès, c’est sa longévité (22 ans), une fidélité et de la passion qui nous anime encore entre nous, une radio qui nous soutient depuis toutes ces années (Radio Pluriel).

Tu as fréquenté l’association Keep-Smiling qui commençait à développer de la prévention en soirée techno : quel est ton point de vue sur le rapport entre drogue et techno ?

Tout courant musical à ses consommations, et les musiques électroniques n’échappent pas à cette règle. Je n’ai jamais consommé et compris ces consommations : se mettre dans un état synthétique et hors réalité de la musique, quel dommage, non ?

Penses-tu que ce type d’association est utile à notre culture?

Elle est malheureusement nécessaire. Par contre la France a un grand retard sur la prévention dans ce domaine. Je me souviens lors des stands en rave-parties, nous pouvions tester la qualité en direct des cachets et beaucoup d’utilisateurs, face aux tests parfois négatifs, ne gobaient pas par peur des conséquences. Les responsables de santé ont supprimé ce test en invoquant l’incitation à la consommation. Ce qui était faux… Un dialogue s’était instauré entre Keep Smiling et les consommateurs. La prévention prenait donc tout son sens.

Tu officies en tant que DJ sous le nom de Krispaglia : quel est l’origine de ton pseudo?

Krispaglia c’est tout simplement l’association et la contraction de mon nom et prénom.

Quel souvenir gardes-tu de ta première soirée en tant que DJ ?

J’en garde un souvenir de peur et de transpiration… Je transpirais tellement que des gouttes de sueur tombaient sur mes disques. J’ai appris que l’eau ne déforme pas le son. C’est bon à savoir !

Tu as également organisé des soirées sur Lyon, notamment avec le collectif Da House Family Project : comment était la scène house lyonnaise dans les années 2000 ?

La scène House Lyonnaise était petite, fraiche d’idées mais déjà des collectifs et des labels se mettaient en place (Rotax, Jazz’up records, Plein Gaz production, Weacked, Super Huitmusic, etc.). Sans oublier les labels de la région d’Annecy et Grenoble. Dahousefamily (Obywan, Krispaglia, DJ Sage), c’était l’association de 3 DJ’s avec chacun notre définition de la House music (NYC, Chicago, Détroit, Paris, Lyon). Nous avons fait partie des porte-drapeaux en termes de soirées House lyonnaises ainsi qu’en Suisse durant nos belles années nanties et 2000.

Quelles évolutions vois-tu avec la scène house locale d’aujourd’hui ?

Une évolution incroyable : les labels lyonnais se sont internationalisés, leur communication très professionnelle (voir trop). Des résidences se sont créées dans nos clubs lyonnais : une belle vitrine de la scène house lyonnaise. Le problème, c’est l’esprit de non partage entre les labels, un manque cruel de solidarité. Chacun voit l’autre comme un concurrent plutôt que comme un partenaire ! Créer des liens permettrait de mettre en place une belle cohésion de notre scène House lyonnaise et de l’exporter à l’international, comme l’ont fait jadis Detroit et Chicago.

Tu es également producteur et fondateur du label Aglia records : 1 EP sorti en 2008 et 1 autre en 2009 puis plus rien…Difficile de gérer un label house ?

Oui, c’est difficile quand tu te retrouves seul à gérer la communication, les soirées autour du label. Je n’ai pas été aidé et surtout je n’avais pas de réseau fort à l’époque et aucun soutien véritable en France. Par contre, j’ai eu des retours et des ventes sublimes à l’étranger. Mes seuls supports humains étaient mes artistes que je remercie encore du fond du cœur pour leur soutien, leur dévouement, avec des cachets proches du zéro… Ce sont encore mes amis : ils ont compris l’essentiel, le partage de moments incroyables, se retrouver ensemble et partager de très bons disques de House music. Respect ultime : Melchyor A, Ludovic Allen, Rochdee, Ivanlebleu, Agoria, Vinyl France, Fredi MPO, Translab, Manoo, Fred DeepsoundsInnerdisc, Teddy G(Gallette),Pascal Rioux (the pusher),Vincent Vidal, Leome (chez Emile), Léa Lisa, José Lagarellos, Patrice Moore, Freddy’J Unwelt…

Qu’as-tu retenu de cette expérience ?

Qu’il faut connaitre ses compétences et ses failles, se laisser aider, avoir confiance.

Quels sont pour toi les 5 tracks ou albums qui ont marqué ta trajectoire dans les musiques électroniques? Quels souvenirs ou émotions y sont associés?

Derrick May « Innovator » (Transmat) : une des meilleures définitions de l’électronique de cette incroyable ville qu’est Détroit.

Finger’s Inc « Another side » (Jack Trax) : j’ai eu la chance d’inviter Robert Owens pour mon label il y a de cela 5 ans. Et je lui ai demandé comment Larry Heard l’avait approché. Il m’a répondu qu’il a habité sur le même palier en 1984 : il est venu frapper à sa porte et lui a demandé s’il était intéressé de venir poser sa voix sur un projet musical expérimental. Et il a dit « oui ». Cet album, c’est la naissance de la House music, un album où les machines TR 808/909/303, un Juno 106 et un Rhodes chantent et accompagnent merveilleusement bien  les voix superbes de Ron Wilson(Rip) et Robert Owens.

Joe Claussell « Language » (Ibadan) : qui a dit que la house music ne véhicule aucun message ? Et bien écoutez cet album de Joacquim ‘Joe’ Claussell et vous entendrez de la spiritualité et du vaudou ancestral, parsemé de spiritual Jazz !

Saint Germain « Boulevard » (Fnac music /F Com) : La première fois que j’ai entendu un Ludovic Navarre, (Deepside) c’était dans un mix de Didier Sainclair en 1992. J’étais loin de penser que derrière ces productions se cachait un producteur français qui a mis une claque aux américains par la même occasion.

Ron Trent presents Prescription « Word sound and power » (Prescription rec): Ron l’a fait : un résumé partiel avec son frère de son Chez Damier de ses meilleures productions. Tout simplement STATRAsonic !

Tu restes pas mal actif sur les réseaux sociaux, notamment sur mixcloud et soundcloud : penses-tu comme certains vieux de la vieille que c’était mieux avant ?

Je trouve ces plateformes numériques fantastiques parce que l’on touche le monde entier ;  mais ce sont aussi des outils qui avalent , qui écrasent  : on est très vite oublié, en 3 jours c’est terminé, on n’existe plus. C’est effrayant !

Achètes-tu du MP3 en ligne ou continues-tu à fouiller les backs de vinyles ?

Je n’achète aucun MP3, malgré son côté pratique en termes de stockage, et d’utilisation. Son marché économique me dégoûte encore. Le vinyle est tellement plus respectueux des artistes, plus résistant au temps que le digital. Une mémoire plus fiable. Acheter des vinyles, c’est un acte de soutien, voir militant envers les artistes que l’on a envie de défendre. J’adore digger au hasard d’une brocante où les gens n’ont pas conscience de leurs valeurs réelles … Tant mieux pour nous.

Tu continues à produire des tracks : as-tu signé sur d’autres labels ?

Bien sûr, je continue à produire de la musique mais je ne démarche plus les labels car je ne trouve aucun label manager digne de ce nom pour écouter et donner une appréciation : ça n’existe pas ou plus. Il faut aujourd’hui avant tout arriver avec une communication, de belles photos et vidéos pour prétendre proposer sa musique, sinon tu n’intéresses personne. Je ne désespère pas, il y’a encore des artisans qui fonctionnent avec leurs émotions et non pas avec le porte-monnaie ou l’ego que dégage un artiste. La preuve en est : ma signature sur Blooming Soul. Michel est venu instinctivement sur ma page soundcloud et choisir. Faites votre choix : ma boutique est ouverte.

 Quels sont tes ambitions à ce niveau-là ?

Je n’ai aucune ambition, à part de me faire plaisir, de produire, de mixer quand je le désire. Aucune rentabilité. Ne pas suivre le courant, le prendre à contre-sens parfois. De toute façon personne ne m’attend. Je suis un artisan, un homme libre et surtout « house music will never die » (Cajual records 261).

Quels sont tes projets à venir ?

Je voudrais développer quelques soirées en rapport avec mon émission Deepline, collaborer avec mes amis de son en tant que remixer.

Comment te vois-tu dans la musique électronique dans 5 ans ?

Je n’ai aucun plan de carrière : si le plaisir m’accompagne encore durant 5 ans, eh bien je serais là. Je suis curieux de savoir ce qui serait  plus fort, plus excitant que mes envies de musique pour que j’abandonne cette belle passion ? La culture de la gentiane en milieu aquatique ? Ou photographier de profil uniquement une verrucomicrobia ? Qui sait…

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