Pure Pulpe

Rencontre avec Pure Pulpe, un artiste complet qui accompagne ses mix d’instruments (percu électronique, djambé, vocal samples…). De part son expérience, son univers musical est extrêmement varié et il se différencie par la qualité de ses playlists en étant toujours à la recherche de pépites (Deep House, House, Electro, Soul, Funk, Nu-Disco…) avec un but précis : vous faire vibrer et passer des émotions qui transcendent le public.

Peux-tu te présenter et quel est ton parcours jusqu’ici ?

Je vis dans la région Rhône-Alpes depuis une vingtaine d’années. J’ai commencé à organiser mes premières soirées quand j’étais adolescent avec un copain d’enfance DJ Maille. Dès ma majorité j’intègre une salle House /Tech House ou je fais les warm-up et un an après, je deviens résident à l’Opéra de Chambéry en 1998. Par la suite je monte le groupe « Just Beginning » avec DJ Maille, Phil Torres et deux autres DJs : un concept de mix multi-platines de plusieurs  Djs simultanément accompagnés d’un saxophoniste et de deux percussionnistes. A la fin de mes études, je crée Pure Pulpe avec Aurélien De Conti : toujours ce concept de show multi-platines mais à deux, avec cinq platines et des boîtes à effets. On envoyait plein de morceaux, d’accapella, d’effets et de scratchs sur de l’Electro, le tout de façon millimétrée. C’était de très bons souvenirs et de belles dates dans toute la région Rhône-Alpes (Lyon, Annecy, Grenoble…) et dans le Sud de la France (Montpellier, Narbonne, Canet, Barcares…) où l’on commençait à avoir une solide réputation. Après, chacun a pris un virage différent. J’avais besoin de faire une pause et je me souviens très bien de la mouvance Tecktonik qui a accéléré ma pause musicale car je ne me retrouvais plus dans cette tendance. Aurélien se lançait dans l’aventure de gérant de club, ce qui lui a réussi aujourd’hui avec le Life Modern à Voiron.

Quel concept se cache derrière Pure Pulpe ?

Aujourd’hui, le concept est un peu différent, je suis seul mais j’accompagne mes mix, d’instruments live (Djambé ou d’un Pad Électronique de percussion) et toujours de vocales, de samples et d’effets. J’attache une grande importance à trouver des morceaux qui sortent un peu du lot même si certains titres sont parfois obligés d’être joués. Surprendre le public c’est pour moi la base du métier de Dj et malheureusement ça se perd. Je passe des heures à chercher des perles. A mes débuts, la musique était bien moins accessible sans téléchargement et avec des disques à 10/12€ pour un titre seulement.

Vis-tu de la musique ou as-tu un travail à côté ?

J’ai fait le choix, il y a bien longtemps, de ne pas être dépendant d’un seul métier. Je suis donc responsable commercial depuis plus de 15 ans. Vivre de sa passion demande énormément de sacrifices et ne jamais avoir de week-end devient pesant au bout d’un moment.

En soirée, comment organises-tu ta programmation ?

Ma programmation va dépendre de l’établissement, de la clientèle et de mes envies du moment.
J’aime commencer par de la bonne Deep House à sonorité Jazzy et je vais monter progressivement plus Groovy avec des lignes de basse qui te font remuer le corps tout seul. J’incorpore quelques bons classiques au milieu et je sors mes pépites du moment.

Comment pourrais-tu décrire ton style musical ?

J’aime énormément de choses : la House très Groovy, la vraie Deep House de Chicago, l’Electro, la minimal, la Progressive, la Tech House, le Nu-Disco, La Soul, le Jazz, la Funk, le Rock, les Classiques House…

Quels souvenirs gardes-tu de ta première soirée Electro ? Et de ta dernière ?

Ma première soirée Electro m’a énormément stressé, je mixais dans une salle dédiée à la House et la Techno : le Flydome à l’Actuel, à l’époque c’était au vinyle et j’ai tellement eu la pression avec le public que je n’arrêtais pas de trembler. Ma dernière ? Une ambiance de fou dans un petit bar à vin.

Quel est ton Dj préféré ?

Dario Dattis est l’artiste que je préfère depuis près de 2 ans : j’adore son groove.

Quel est ton top 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

LTJ XPERIENCE : Bad Side

DARIO D’ATTIS : Try Moon

OLLY DAVIS : What you smoking

Quelle est la prochaine étape pour toi ?

Continuer à me faire plaisir, mixer dans plein d’endroits différents et donner du « smile » au clubbers. J’ai fait le choix cette année de privilégier la qualité plutôt que la quantité afin d’être plus percutant sur mes dates et toujours garder la notion de plaisir : c’est important de ne pas lasser les clients et toujours les surprendre.

Le mot de la fin…

N’oubliez pas que Dj, c’est avant tout mettre de la bonne musique. Surprendre ceux qui vous écoutent et prendre des risques !!!

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