Pheromone

Rencontre avec Pheromone, le président de l’association Interkation Elektro Projekt et dj touche à tout dans les musiques électroniques à ses heures perdues…

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Anthony aka Phéromone, basé à Lyon. DJ a ses heures perdues mais surtout président de l’association Interaktion Elektro Projekt et en phase de professionnalisation pour manager des artistes et un netlabel.

Quelles sont tes influences musicales ?

Ca remonte à très loin parce que je fais partie des vieux brisquards qui ont connu l’époque des raves (rires). Un background clubbing 90s mélangeant des influences dance (oui, pas glorieux), techno, trance et hardcore. Mais l’élément déclencheur de ma passion reste l’album « music for the jilted generation » des Prodigy et notamment le track « no good ». Une claque musicale et un clip qui m’ont donné envie d’aller en rave ! J’ai une passion pour le rythme depuis petit et ce n’est pas un hasard si la drum & bass (Roni Size, Aphrodite), et plus tard la tribal techno (Umek, Joan Bacto) ont été les fers de lance de mon apprentissage du mix. Aujourd’hui j’écoute de tout, que ce soit en musiques électroniques (de l’ambient au dubstep, en passant par la raggatek) ou dans d’autres genres (rock, reggae, pop, rap…). L’important reste que la musique me fasse voyager et me procure des émotions !

Tu as plusieurs facettes, Dj – Agent artistique – Fondateur de l’association Interaktion Elektro Projekt ? Comment arrives-tu à trouver le temps de gérer tout ça ?

J’ai en effet occupé beaucoup de rôles dans la musique électronique depuis 2003. Aujourd’hui j’ai choisi de me professionnaliser dans ce milieu pour devenir manager (label & booking). Ce choix m’oblige à délaisser le volet DJing parce que je me suis aperçu que je préfère être un personnage de l’ombre plutôt que dans le feu des projecteurs. Mon temps en ce moment est précieux entre un master 2 à la fac (management de carrières d’artistes à Lyon 2), le montage de mon projet professionnel et la gestion de l’association Interaktion Elektro Projekt. Mais ce qui est merveilleux, c’est de voir aussi que je travaille avec d’autres passionnés que moi : tous m’aident beaucoup pour que les projets avancent. Sans les autres, je ne serais pas là où j’en suis aujourd’hui : love u all (rires).

Depuis le mois de Septembre nous travaillons ensemble en collaboration dans l’association Interaktion Elektro Projekt ; Peux-tu nous en dire un peu plus sur l’association, son but, ses moyens, ses membres…?

L’association s’est montée en novembre 2016 avec mes potes Axel Nirka & Sab Macintosh. Au départ c’était un projet sans prétention avec l’idée de faire des interviews des acteurs de la scène électro et développer un projet radio. Aujourd’hui, l’association est surtout un moyen d’agréger des passionnés de musiques électroniques et de favoriser la coordination entre leurs différents projets (mix, production, radio, label…) tout en favorisant l’émergence de nouveaux. Ainsi, un projet de netlabel à destination des producteurs émergents et un pôle évènementiel sont en cours de réflexion en interne de l’association. Nous sommes super heureux d’accueillir Fucking Elektro parmi nous et on espère que la collaboration sera fructueuse. L’association termine sa phase de structuration et d’ici la fin de l’année, elle sera constituée de 4 pôles d’activités : médias (webzine & radio), label, artiste (booking & management) et évènementiels. On est toujours open à de nouveaux bénévoles pour nous rejoindre dans l’aventure. N’hésitez pas à consulter notre site www.interaktion.fr pour en savoir plus.

Tu as pas mal déménagé dans ta vie (Paris, Lyon, Annecy…), quelles richesses en as-tu tiré dans tes différents métiers ?

Les déménagements sont des choix de vie étudiants et professionnels. Dans chaque ville, j’ai développé de nombreux projets associatifs en musiques électroniques qui m’ont permis d’étendre mon réseau, tester de nouveaux projets et mieux comprendre comment fonctionne ce monde de la musique. J’ai connu aussi de nombreux revers (mais on apprend de ses erreurs) et j’ai surtout compris que dans ce milieu, il y a des gens super cons (ils se reconnaitront) ! C’est un peu comme dans la vie de tous les jours en définitive (rires).

Si tu devais choisir tes meilleurs souvenirs en tant que Dj, Agent artistique et Gérant de l’association ; lesquels seraient-ils ?

En tant que DJ, mon meilleur souvenir reste le festival des Jeudis Electro à Thonon les Bains, à la Brasserie du général. 3h de mix dans un lieu superbe avec un public à fond qui a voyagé avec moi sur de la house & de la techno. Un grand merci à Franck de Feeling & Sound !

En tant qu’agent, j’ai des super souvenirs avec Le Barde, le boss de Cryogen records. Je me rappelle notamment d’une soirée au Sonotone à Biaritz avec un public survolté et Le Bade en panique au platine parce que le public voulait du changement de genre toutes les 15 minutes !

En tant que gérant d’association, je crois que j’ai aimé tous les projets que j’ai développé. Underground Projekt à Paris avec mon ami Gilles où on était partenaire des soirées au Rex club et au Batofar ! Phéromone Prodictions à Annecy où j’ai organisé le festival Vibration(s) au Brise Glace ! Et bien sûr Interaktion Elektro Projekt qui m’a permis d’avoir un pied dans la professionnalisation. Tant de rencontres, tant de passion et tant de solidarité : voilà pourquoi j’aime la musique électronique !

Quel est ton TOP 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Brothers Since ’93 – Travel (Voltage records) : pratiquement 10 minutes d’une techno groovy où le son acid fait monter l’auditeur toujours plus haut !

Mathias D. – Non stop (Kaisen records) : une tech house à la fois tribale, groovy et so dirty ! La vocale est une pure merveille et donne envie de jumper !

Tiago – Vitale (Fortwin records) : un track techno mêlant les sons made in Detroit avec des nappes trancey et un soupçon d’acid. Un voyage 90s au pays des raves !

Le mot de la fin…

Faites-vous plaisir et gardez le plaisir de la fête ! Electronic music rules the nation !

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