Sa.Du

Rencontre avec Athanase aka Sa.Du, un artiste lyonnais made in Grèce qui produit activement de la techno qui fait du bien à nos oreilles. L’ex résident du DV1 qui monte, qui monte, qui monte…

Tu es Grec et vis à Lyon : es-tu venu en France pour ta carrière ? D’après toi, quelles différences y a-t-il entre la musique électronique en Grèce et en France ?

Nous aimons la France et ma femme est née ici. Nous venions très souvent en vacances et un jour, nous avons décidé de vivre ici. La différence ? Ici, les Français aiment danser !

Tu étais résident au DV1 : quels souvenirs gardes-tu de ce club ? Comment as-tu vécu sa fermeture il y a un an ?

J’étais très triste quand je l’ai appris, mais je garde beaucoup de bons souvenirs, de bonnes vibes, de nombreux sourires… C’était un lieu pour danser et j’aimais ce style underground.

Tu composes énormément : peux-tu nous indiquer les 5 productions de ta composition que tu affectionnes plus particulièrement ?

Toujours difficile de faire un choix parce que je risque d’oublier des morceaux… Mais je dirai :

« Imaging your self » : sorti chez Bonzai records » en vinyle et numérique. Ce track a été classée dans le top 10 tech house de Beatport. Les gens l’aiment pour son ambiance deep.

« Mother » : sorti sur Frequenza records. Richie Hawtin a joué ce track au festival SONAR de Barcelone en 2016.

« Clubber » : sorti sur Frequenza records.

« Warm » : sortie sur EP Digital Music avec de nombreux retours positifs d’artistes comme Slam, Paganini, Richie Hawtin…

« Feel it » : sorti su Monique Musique.

Que signifie ton nom de scène « Sa.Du » ? Quel est ton concept sur scène ? Qu’est-ce qui fait ton originalité en DJ set ?

Sa.Du signifie vibes, sons tripants, bonne énergie et danse !  Derrière les platines, j’ai seulement deux choses en tête : faire voyager et faire danser les gens !

Depuis quelques semaines, tu as rejoint l’agence de booking de Frequenza : quels sont tes attentes d’une agence de booking ? Pourquoi as-tu choisi Frequenza ?

Oui, je suis dans l’agence de booking de Frequenza et j’en attends de bonnes choses ! Je suis très fier de cela parce que c’est le label qui a décidé de m’ajouter à son roster.

En tant que producteur : quelles sont tes influences ? Quel matériel utilises-tu pour composer ?

Mes influences sont les gens, ma vie et le quotidien qui m’entoure. J’aime me balader avec mes écouteurs tout en regardant les gens et la ville : j’emmagasine de l’énergie le jour pour la retranscrire durant la nuit. Je préfère créer ma musique avec du hardware plutôt que des softwares : j’aime le résultat final par ce procédé et cette voie stimule beaucoup plus ma créativité.

Tu as signé notamment sur Bonzai records et Inclusif records : quels relations entretiens-tu avec les labels qui t’ont signé ? As-tu une stratégie particulière dans le choix des labels avec qui tu travailles ?

Ma relation avec les labels reste amicale et professionnelle. Je parle de musique et d’autres choses avec eux : c’est agréable de discuter avec des gens qui ont les mêmes influences et idées que soi. Dans mon démarchage, je n’ai pas de stratégie particulière : je collabore avec des labels parce que j’aime leur travail et les artistes qui ont signé chez eux.

Quelle est ta plus belle réussite depuis le début de ta carrière ? As-tu un rêve en musique électronique que tu n’as pas encore réalisé ?

Lorsque j’ai déménagé en France, j’ai d’abord habité Montpellier et Immédiatement, je me suis retrouvé derrière les platines à Villa Rouge et à L’antirouille. Quand je suis arrivé à Lyon, on m’a dit  «  le DV1 c’est le meilleur club techno de la ville mais c’est pratiquement impossible de jouer là-bas ». Alors j’ai foulé le Dv1 et dès la première fois, je me suis dit « c’est l’endroit où je veux mixer ! ». Et finalement je suis devenu l’un des résidents. Il faut toujours croire en ses rêves car ils nous donnent l’envie de continuer afin de devenir meilleur !

Que penses-tu des gens qui réduisent la musique électronique aux drogues ? Penses-tu que les drogues stimulent la créativité ?

L’art a toujours été impliqué avec les drogues et l’alcool. N’oubliez pas Van Gogh, Gauguin, beaucoup d’artistes Rock, etc. Personnellement, je ne prends pas de drogues. Quand je fais de la musique ou mixe, je veux juste être là et sentir le moment présent.

Quels sont tes projets à venir ? Ton mot de la fin ?

J’ai beaucoup de projets en tête et j’essaie de les organiser pour avancer pas à pas. J’aimerais créer un label : j’ai déjà le nom et le logo, on verra bien… Mon mot de la fin : vivez la vie à fond, profitez-en et dansez !

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