Yousk

Rencontre avec Ludo, aka Yousk, DJ de la scène nîmoise et montpelliéraine  participant, entre autre, à l’organisation du festival A-Nîmé avec Greg Delon !

Peux-tu commencer par te présenter ainsi que ton association A-Nimé Festival ?

Je suis Ludo, j’ai 31 ans, né à Nîmes. Je suis DJ depuis une dizaine d’années. Le goût de la musique et du « DJing » m’est venu vers l’âge de 16 ans avec mes premières sorties dans des endroits qui ont comptés « musicalement » sur la région. Je suis également président d’une association appelée « Reversed » que j’ai fondé en 2014 avec 3 amis d’enfance. On réunis en tout 4 DJs dans des genres assez différents allant de la Deep Pop à la Techno. J’ai pas mal tourné avec mon binôme FAK, notamment sur des belles dates comme UNITED au Zénith de Montpellier ou sur le Festival A-Nîmé. Je suis enfin membre de l’association « A-Nîmé ». Connue et reconnue sur la région, elle a été fondée en  2003 par Greg Delon (président de l’association et patron du label Way Of House NDLR) et Bastien Grine. Pour ma part, j’ai démarré comme client, dès la 1ere année d’ailleurs (j’avais 18 ans…) ; j’ai ensuite rejoints l’asso en 2014. Depuis 2 ans, j’essaie de m’investir de plus en plus aux côtés de Greg qui me fait confiance, notamment dans son organisation. C’est beaucoup de plaisir, mais aussi beaucoup de boulot. Avoir un Festival de musiques électroniques au Jardin de la Fontaine à Nîmes ou dans les arènes, ça a quand même de la « gueule »…

Yousk est ton nom de scène : peux-tu nous expliquer l’origine de ton pseudo ?

Ça vient d’un délire en soirée avec une amie… Elle m’a sorti ça en boîte (à cause d’une particularité que j’ai à mes yeux), puis mes amis proches ont commencé à m’appeler comme ça, et c’est resté. En Fait, c’est assez naturellement que j’ai commencé à tourner avec ce blase.

Peux-tu citer 5 tracks (ou albums) qui t’ont particulièrement marqué en musiques électronique ? Quels souvenirs te ravivent ces tracks/albums ?

Alors il faut en choisir que 5…

« Flesh and Bone » de The Hacker paru sur le label Différent. Pour moi c’est le plus grand track Techno, qui plus est produit par un Français. Il m’a marqué et me rappelle mes sorties à La Dune (club sur la Grande Motte) ou au Barlive (club sur Mauguio). J’en ai des frissons rien que de repenser au moment où on l’entendait avec le système son du mythique after montpelliérain.

Un peu dans la même lignée, le « Galaxy » d’Axel Bartsch paru sur le label Kompakt Elektra. Un peu pour les mêmes raisons aussi. Je trouve ce track extraordinaire.

Ensuite, pas seulement parce que c’est un « pote », mais surtout parce qu’il a marqué ma génération, le « Where r U » de Bastien Grine paru sur le label K2. C’est vrai, je suis très « Barlive » dans mes influences, mais pour moi, c’est vraiment la meilleure époque concernant la musique électronique dans notre région. Je ne tomberai pas dans le cliché de dire « c’était mieux avant… », mais quand même…

Plus récemment, le « Solitary Daze » de Maceo Plex et Gabriel Ananda paru sur le label Ellum Audio… Pour moi un des meilleurs et un des plus marquant depuis 2010.

Il m’en reste un c’est ça ? Ben je vais dire plus récemment, un track de Pig&Dan « Eagles from space » du label Bullet:Dodge, parce que j’adore ce duo et il n’y a pas un set Techno où je ne le joue pas…

Comment es-tu rentré en contact avec la musique électronique ?

Grâce à mes premières sorties au Jacquart Club à Bellegarde (j’avais 16 ans…). Ce lieu était une institution de la fin des années 1990 et au tout début des années 2000. C’est là que j’ai vraiment commencé à m’intéresser à la House. J’écoutais beaucoup de Funk et de Hip-Hop US à cette époque. Ensuite, lorsque j’ai découvert La Dune à la Grande Motte et le Barlive un ou 2 ans plus tard, c’est là que j’ai vraiment ressenti le besoin de « toucher » à la musique électronique. J’étais fasciné par la communion entre le DJ et son public. Ça jouait que sur vinyle à l’époque. J’adorais le contact des platines et des disques.

Pour toi, c’est quoi un bon DJ ?

C’est justement ce que je disais… C’est la communion entre le DJ et son public. Le fait pour le DJ de capter le public et d’arriver à l’amener là où il veut. Le plus important, c’est de prendre en considération les gens que l’on a devant nous, et de leur transmettre une émotion. On ne joue pas seulement pour nous…

As-tu un statut professionnel ? Vis-tu de la musique ou as-tu un travail à coté ?

Alors oui, je suis auto-entrepreneur. Je vis de la musique depuis un peu plus d’un an. Ça s’est pas mal accéléré ces derniers mois… J’espère pouvoir augmenter encore plus mon activité. C’est vraiment sur mes dates, sur les projets et avec la musique que je m’épanouis le plus.

Pour ta 2ème casquette dans le monde de la musique électronique, tu es aussi l’organisateur de l’A-Nimé Festival. Comment est né ce projet ? Comment tout ça s’est mis en place au départ ?

Je donne un coup de main dans l’organisation… L’organisateur est Greg Delon, depuis 2003. Mais c’est vrai qu’il me donne de plus en plus de responsabilités dans le festival. Sans oublier mon binôme MAOU sur A-Nîmé. C’est vrai qu’on bosse de plus en plus en « trio » sur ce festival. Il y a aussi Bastien (Grine) qui gère la partie trésorerie. Puis on a tous les bénévoles qui nous accompagnent, et sans qui le festival n’existerait pas. Cette année c’était la 13ème édition, sûrement une des plus compliquée à organiser. Mais j’espère vraiment que ce festival va encore perdurer. Je pense qu’il est vraiment très important pour la ville de Nîmes et pour le public qui nous suit. On sera encore là en 2018.

Quels sont les concepts que tu développes en organisation d’évènementiels ?

Sur A-Nîmé, on essaie vraiment de concerner tout le monde. Il y a le festival en lui même. Mais à coté de ça on a les Apéros Techno où l’on fait jouer le maximum de DJs de la région, confirmés ou amateurs. Les sessions « MAO » pour les producteurs. Mais aussi les A-Nîmé Kids pour les enfants de 6 à 15 ans. Et enfin la SILENT PARTY : le concept d’une musique « en silence » en plein cœur de Nîmes, ça c’est vraiment excellent ! Le but est de toujours partager et vivre quelque chose avec les gens que l’on croise.

Comment organises-tu ta programmation ?

Alors pour Reversed, c’est très « Techno ». On essaie de toucher un public spécifique. Par contre pour A-Nîmé, on est beaucoup plus éclectique, de la Pop à la Techno. En 2015, dans les arènes on avait Synapson, Joris Delacroix, The Avener… Puis en 2016 et 2017, on a fait venir des artistes comme Louisaah, Anna, Danny Daze, Barnt, Axel Niggemann. Au départ on définit un projet et un lieu… C’est cela qui, derrière, conditionne le plateau que l’on veut proposer.

Quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre dans tes soirées ?

Pop, Deep, Tech House, Techno… Mais aussi un peu de Disco et de sons plus Funky. On n’est vraiment pas fermé sur un genre spécifique. Pour nous, l’essentiel c’est que les gens repartent avec une bonne vibe de nos soirées, tout en gardant une certaine identité que l’on s’est créée avec le temps.

Merci à toi pour ces réponses, le mot de la fin ?

Merci à vous pour cette entrevue, et espérons que l’on se recroise sur une de nos soirées ! Et vive la musique ! (rires)

Retrouve Yousk, A-Nimé Festival et Reversed sur la toile :