Fucking Elektro

A partir de septembre 2017, Interaktion Elektro Projekt développe un partenariat avec l’émission Fucking Elektro diffusée sur la radio FM associative Grésivaudan à Crolles (38). Rencontre avec Richard B, co-fondateur avec Matt C de l’émission.

Comment est né le projet de votre émission « Fucking Elektro » ?

Le projet est né d’une discussion au travail avec Mathias qui était mon chef : on en est venu à parler de musique, de mix et de notre passion commune pour le DJing. Mathias avait déjà bossé en tant qu’animateur sur radio Grésivaudan. Il m’a proposé qu’on s’associe pour monter l’émission « Fucking Elektro ». On a rencontré Eric Labaj (responsable  de la radio) qui nous a accueillis les bras grands ouverts ; notre première émission a commencé en mars 2014.

Quel est le concept de l’émission ?

La première année, le concept était basique : nous avions une heure d’antenne tous les vendredis de 19h30 à 20h30 et nous mixions en direct à la radio. Le style musical était 100% électro en se donnant comme objectif de passer un bon moment entre potes et de faire découvrir notre univers aux auditeurs. Sur la saison 2015-2016, nous avons changé de créneau horaire (22h – 23h). Nous avions envie de faire grandir l’émission et nous avons commencé à inviter des guests pour mixer en direct. Cela a permis de faire connaitre l’émission ainsi que la scène locale, de nous enrichir musicalement avec la découverte de nouveaux styles (Techno, Tech House, Deep…). On a aussi appris de nouvelles techniques de mix en observant nos invités, on a considérablement élargi notre réseau et on a pu démarcher des lieux pour mixer. Le premier DJ à nous avoir fait confiance a été Chriss Palmer en octobre 2015 : c’est un peu le parrain de l’émission dont nous sommes fiers et reconnaissants. La saison 2015-2016 nous a permis d’inviter 7 DJs. Depuis 2016, Fucking elektro est devenu populaire auprès de la scène locale (18 DJs invités cette saison) et pour la première fois, on a dû refuser des sollicitations. On ne voulait pas faire une émission centrée uniquement sur des guests car nous aimons également mixer. On gère désormais un planning à l’année conciliant l’invitation de guests et des mix en B2B de Mathias et moi-même.

L’émission est toujours en direct : comment arrivez-vous à gérer votre antenne en terme de contenu et au niveau technique ?

Le direct, c’est ce qui nous plaît : on est sans filet et parfois on a des couacs pendant nos sets mais c’est le jeu. En terme de contenu, on se donne juste une trame du genre « vendredi, on se fait un set house » et puis c’est tout. Chacun bosse de son côté pour sélectionner ses titres. Ainsi, c’est toujours une surprise pour l’autre quand on mix ensemble. On a chacun notre univers musical et on se complète. C’est arrivé une seule fois qu’on ait quasiment la même playlist : on a dû improviser et s’adapter en plein direct pour trouver d’autres sons (rires). Pour ce qui est de la technique, on a l’avantage d’avoir un régisseur son pour notre émission : on arrive au studio, on branche nos régies, il nous fait les réglages du master et du micro. Il s’occupe de diffuser l’émission, de créer les podcasts et de les mettre en ligne sur le site de la radio après chaque émission. Nos podcasts sont téléchargeables gratuitement pendant une semaine. Notre régisseur fait un boulot monstre et on tient à le remercier. On a bossé avec Gérard L’Espérance de 2014 à 2016 et désormais, c’est Geoffrey Alarcon qui a pris la relève.

Comment choisissez-vous les guests de Fucking Elektro ?

Pour le choix des artistes, c’est assez simple : ce sont majoritairement des artistes locaux entre Grenoble et Chambéry (mais pas que) avec des univers musicaux et des techniques de mix différents afin enrichir l’émission. On donne également la chance aux DJs qui débutent. On souhaite qu’il y ait une vraie démarcation entre nos sets et ceux des guests sans pour autant leur donner de directive musicale. Et ça matche bien ! On tient d’ailleurs à remercier Chriss Palmer (38) , Gianni D. (38), Greg Mallone (38), Artokss (38), Juanito (38), Funky Trash (38) , Shafran (38), Marc Padovani (73), Florian Berardi (38), Sebastien Nox (26), Lewis Lastella (38), Bongo Beat (73), Axel Nirka (38), Mickael Kardy (38), M’O Play (38), DJ Deal (73), Dee Djo Anselmo (38) et Eresi (38).

Après plusieurs années à l’antenne, comment faites-vous pour vous renouveler, ne pas être « blasés » ?

On ne se lasse jamais car chaque émission est différente de la précédente : il y a toujours ce suspens de « mais que va jouer l’autre ? » et d’enchaîner derrière. Et puis le fait de faire venir des guests crée une vraie coupure d’une émission à l’autre. ; ça nous laisse le temps de trouver des nouveaux titres pour les émissions d’après (rires). Faire venir des DJs, avec des univers différents, nous a permis de nous essayer à d’autres genres et techniques de mix. Au début, on jouait essentiellement de l’Electro House. Aujourd’hui, on peut proposer aussi des sets House, Tech House, Deep… Et ça nous plait énormément de varier.

Comment voyez-vous l’évolution du média par rapport aux nouveaux modes de consommation de musique ? La FM n’est-elle pas dépassée aujourd’hui ?

Je pense que la FM aujourd’hui doit être un complément aux autres médias et aux nouveaux modes de consommation. Quand on décide de faire une émission radio, on est obligé d’être présents sur les réseaux sociaux (en utilisant Facebook live par exemple) et de faire des évènement régulièrement. Je ne pense pas que la FM soit morte mais je pense qu’actuellement, il faut la consommer différemment d’il y a 20 ans.

Vous êtes DJs : quel style affectionnez vous le plus? Comment faites-vous votre choix de tracks ?

Matt C est orienté EDM, House et de plus en plus Techno. Pour ma part, je suis plutôt tourné vers l’EDM et de plus en plus House. Le choix des nos tracks se fait au feeling : on est abonné à pas mal de chaînes Youtube, on écoute ce qui sort sur les plateformes de téléchargement type Beatport, on parcourt les palylist des DJs… Et dès qu’un titre nous plaît, on le récupère.

Quel est votre meilleur souvenir d’émission ?

Pour Matt C, ça reste nos sets en B2B où chacun balance ses tracks pour surprendre l’autre. Pour moi, c’est difficile de me limiter à un seul choix… Mais je dirai nos B2B avec les guests.

Avez-vous une anecdote croustillante à nous rapporter durant Fucking Elektro ?

Lors d’une émission toute notre playlist préparée sur Rekordbox a disparu : il a fallu qu’on improvise… Mais c’est là que le métier devient intéressant ! Il nous est arrivé aussi une fois de faire venir du public durant l’émission afin de prolonger la diffusion à l’antenne (sans autorisation) jusqu’à minuit ! On a pris la place de l’émission d’après mais c’était pour nous un moment magique : tout le monde était à fond dans les studios et le public sur Facebook a vraiment apprécié !

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui voudrait passer sur votre antenne ?

Nous n’avons pas la prétention de donner des conseils aux autres… Mais venez détendus, préparez bien vos sets en amont afin qu’il n’y ait pas de mauvaises surprises durant l’émission. Tout le contraire de nous à nos débuts (rires).

Quels sont vos projets à venir ?

La saison s’est terminée fin juin et on reprend en septembre après des vacances bien méritées. On va continuer à faire découvrir de nouveaux talents aux auditeurs. Amis DJs, n’hésitez pas à nous contacter pour venir faire un set chez nous. On aimerait bien développer les lives en extérieur : on a déjà fait cette expérience en 2016 avec une émission en direct au Trocadéro à Grenoble (38) avec Artokss en Dj set. Mathias et moi-même souhaitons également développer nos prestations DJ en dehors de la radio : depuis 2017, on commence à faire quelques soirées privées.

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