Dolby-D

Rencontre avec Dolby-D, fondateur du label Dolma rec.

Qu’est-ce qui t’as amené à la musique électronique?

Mes influences musicale déjà et surtout le fait de pouvoir faire de la musique seul à la maison.

D’où te vient ton pseudo plutôt orienté cinéma?

Oui, je suis un cinéphile : Dolby vient des amplis de cinéma et le D a la fin vient de David.

Peux-tu nous décrire ton parcours depuis tes débuts?

J’ai commencé à mixer au début des années 90 lors de soirées privées dans le Sud. Par la suite, avec mon ordinateur Amiga, je me suis mis à la composition. 2 ans plus tard, mon premier track se retrouve sur une compilation CD de Lyon. Après, tout s’est enchainé : vinyles, compil pour Skyrock , labels… Plus de 20 ans après, j’ai toujours la même passion !

Depuis le temps que tu joues, comment arrives-tu à te renouveler et ne pas te lasser?

Pendant 15 ans, j’ai essentiellement fait du live. Mais depuis la création du label Dolma rec, j’ai arrêté pour faire exclusivement du mix. Cela me permet de jouer de tout et de changer plus facilement ma playlist.

Tu commences à bien t’exporter pour jouer : comment t’y prends-tu pour trouver de nouveaux plans de soirée? Quel est ton public préféré?

Trouver des plans devient très difficile : trop de DJ’s sont présents dans le milieu. Pour cela, je bosse beaucoup sur la promo et les newsletters. Mon public préféré ? Les fêtards !

Tu composes pas mal de tracks : avec quoi travailles-tu? Comment te vient ton inspiration?

Je travaille avec des vieux logiciel comme Acid Pro et Orion Pro. J’aimerais passer sur Ableton mais je n’ai pas beaucoup de temps pour apprendre les bases du logiciel : bientôt j’espère. Mon inspiration vient avec n’importe quoi : un beat, un son ou une soirée avec un mix que j’ai écouté.

DJ ou compositeur: que préfères-tu faire entre les deux? Aurais-tu des conseils à donner aux jeunes DJ’s qui se lancent?

Entre les deux ? Aie, aie, dur car j’aime faire les deux : construire un track me donne autant de plaisir que de jouer en soirée. Pour les conseils : avoir la passion du son , un style à toi et ne pas avoir peur de passer du temps. Le travail paye un jour ou l’autre.

Tu as fondé Dolma rec, ton propre label: comment cela s’est passé? As-tu rencontré des difficultés?

L’idée de Dolma rec est née de mon envie de fêter mes 20 ans dans la musique. Je ne connaissais rien à la création d’un label et un jour, dans une tournée, j’en ai parlé à Sheef Lentzki avec qui j’avais déjà fait 2 EP sur son label Phantom rec. Avec sa connaissance en la matière, l’aventure a démarré très vite en janvier 2014 : Mag tient le rôle de designer et moi plus le coté artistique.

Aurais-tu des conseils à donner pour ce type d’entreprise?

On vit une époque où l’on trouve énormément de labels. Pour sortir du lot, il faut de super tracks qui seront joués et playlistés par les DJ’s. Il faut communiquer beaucoup avec la promo, les réseau sociaux, Youtube et autres … Et puis surtout prendre du plaisir à faire ça parce que gérer un label prend beaucoup de temps, voire plus que faire du son en studio!

Comment choisis-tu les artistes qui signent sur ton label? Quels sont tes critères de sélection?

Avec plus de 20 ans dans la musique, j’ai la chance d’avoir des contacts qui ont gentiment accepté de rejoindre Dolma rec ; mais que ce soit un artiste reconnu ou non, cela ne change rien du moment que le son correspond au label.

Tu as sorti un album en mai : peux-tu nous en dire un peu plus? Y a-t-il des featuring ou as-tu travaillé tout en solo?

Effectivement, j’ai sorti en mai mon nouvel album en CD sur Dolma rec, et en juin pour la version digitale. Sur cet album, on retrouve plusieurs influences : de le techno de Detroit a la techno pour le dancefloor. Je suis un habitué des collaborations mais cette fois-ci, la seule collaboration que j’ai faite est celle avec Gayle SA : ça faisait un moment qu’on voulait travailler ensemble. On retrouve aussi 3 EP tirés de l’album remixés par Fatima Hajji, Dave Tarrida, Fixon, Darmec, Sin Sin, 2Bee, Dave The Drummer, Resistohr (le nouveau projet de Pet Duo) et bien d’autres…

Aurais-tu une anecdote croustillante à nous raconter?

Une soirée dans le Sud de la France où je devais jouer : arrivé sur place avec ma compagne, on s’est rendu compte que c’était un club échangiste et que les gens présents étaient la plus pour faire des échanges qu’écouter de la techno!

De quel projet es-tu le plus fier avec le recul?

Mon premier vinyle, les collaborations avec les artistes avec qui j’ai toujours rêvé de travailler et bien sur Dolma rec!

Que peut-on te souhaiter pour 2017?

De faire danser les gens encore et encore !

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