Pal One

Pal One : quel est l’origine de ton nom de scène ? Comment es-tu tombé dans le chaudron de la musique électronique ?

Ah ! Mon nom de scène… Un « pas très subtil » jeu de mot avec mon nom de famille que mes amis avaient pris pour habitude d’utiliser lors de soirées. Je suis tombe amoureux de la musique électronique à l’âge de douze/treize ans en écoutant énormément de musiques par le biais de la radio ; j’allais ensuite à la chasse au skeuds chez mon disquaire préféré à Avignon. Puis l’envie de jouer mes selecta est apparu, voulant partager mes pépites mais aussi donner furieusement envie de danser. J’ai commencé à jouer des sets Deep / House / Tech-House mais c’est dans la Techno que je prends le plus de plaisir. J’ai fais mes armes en jouant un certain temps dans différents événements jusqu’à avoir envie de composer mes productions (perso et remix), sans mettre de côté le mix.

Comment se porte la musique électronique dans le Sud de la France ? As-tu le sentiment qu’il est facile aujourd’hui pour les jeunes artistes d’émerger et de se faire une place sur la scène locale ?

Je suis assez perplexe sur le sujet car il est vrai que dans un sens, l’électronique est omniprésente. À l’échelle locale, on retrouve énormément de soirées « électroniques » dans des bars, souvent organisées par des DJs locaux afin d’essayer de faire découvrir un nouveau style musical ou se promouvoir. Ensuite, on peut remarquer l’émergence de plus en plus de festivals qui eux-mêmes deviennent de plus en plus gros : des tête d affiches très connues permettent de faire venir un public qui n’aurait pas découvert d’autres artistes moins connus. Donc ça, c’est positif. Mais malheureusement, pour des questions de rentabilité, nous retrouvons très souvent les mêmes têtes d affiche lors des gros événements : est-ce que cette récurrence musicale ne va pas sur-gaver les fans du style à force de voir toujours les mêmes tête d affiches ? Je sais pas. En ce qui concerne les jeunes DJs qui veulent se lancer, évidemment la guerre est rude. Rude car la baisse des prix du matos a rendu très accessible la pratique et le marché de milliers de DJs en herbe. Tous veulent proposer leurs services aux bars et clubs régionaux alors que la demande n’est pas si grande que ça.

Tu as notamment régulièrement joué à la Villa Rouge de Montpellier : quel est ton meilleur souvenir de soirée ? Qu’est-ce qui confère à ce club son aura particulier pour la culture électronique ?

Je n’ai pas un souvenir en particulier mais beaucoup de belles images positives en tête. Tout d’abord, j’aimerai remercier Shade (résidente Villa Rouge) de m’avoir donné ma chance au début en salle Techno puis de m’inviter régulièrement par la suite. Elle m’a permis de jouer dans un lieu chargé d’histoire électronique, où les gens aiment notre musique, sont prêts à complètement se lâcher devant toi : et là, tu ressens tout le partage de la musique. J’ai rencontré pas mal de mes potes DJs et des collaborations fructueuses en ont découlées. La Villa est extraordinaire depuis de nombreuses années car elle est un vivier d’excellents DJs régionaux ; aussi, elle fait venir les plus grands artistes électroniques chaque weekend… Merci Pleiade Prod !

Tu as développé une affinité particulières avec les sonorités Deep-House, Tech House et Techno : quels sont pour toi les 3 tracks/albums qui ont forgé tes goûts musicaux ou t’ont marqué plus personnellement ?

– Laurent Garnier « 30 » (F Communications | 1997)

– Agoria « The green armchair » (Different | 2006)

– Birdy Nam Nam « Birdy Nam Nam » (Uwe | 2005)

Tu es également producteur : quels logiciels/machines utilises-tu pour composer ? Es-tu plutôt du genre spontané ou réfléchi dans l’acte de produire ?

Pour la composition, j’utilise Ableton que je couple avec des VST/émulateurs, un clavier midi et une UC33. Je fais également des enregistrements au micro pour certaines sonorités que je veux avoir. La partie composition/arrangement est assez spontanée car il ne faut pas se fermer à certaines choses : des fois on fait de belles découvertes inattendues. Après, il y a la partie mixage qui est beaucoup plus réfléchie avec des techniques précises. Sans parler du mastering… Des spécialités qui sont de vrais métiers en soi.

Tu as signé sur des labels français (Dewing, Teksession, Stereofly, Phantom) et étrangers (Deep Therapy, Minimal Force, Klinik Room, BedRoom House) : quels rapports entretiens-tu avec ces différents labels ?

Pour les labels français, il est vrai que j’ai un rapport particulier car ce sont des proches et des gens dans ma zone géographique que je retrouve lors de soirées et événements. C’est très agréable de se retrouver pour partager notre passion. Ce ne sont pas des labeĺs avec une grosse structure mais ce sont de vrais passionnés mettant tout leur cœur dans leurs projets. J aime aussi travailler avec des labels étrangers car ils m’apportent un certain recul musical et me permettent aussi d’avoir une nouvelle visibilité et de collaborer avec d’autres artistes.

Quel est ton avis sur le vaste débat entre musique électronique underground et musique électronique commerciale ? As-tu le sentiment comme certains que « la musique électronique, c’était mieux avant » ?

Je pense surtout que la musique c est subjectif… Untel va te dire « c’est de la daube commerciale » et d’autres penseront « c’est une bonne track ». Faut surtout arrêter de cracher sur le mainstream car faire de la musique pour des élitistes masturbateurs d’esprit, c’est chiant. Est-ce que la musique était mieux avant ? Je crois surtout qu’il y a eu des bonnes tracks de tout temps, et des mauvaises aussi.

Quel est ton actualité et tes projets à venir ?

Peu d actualités car je me consacre beaucoup à la production. Mais je vais proposer un mix 100% Techno sur mon soundcloud en libre téléchargement d’ici peu. J’aimerais continuer à jouer avec de nouvelles asso/crew car j’adore jouer et partager ma musique. Je prépare enfin un EP Techno groovy avec des collaborations.

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