Bigasti

Bonjour Bigasti : peux-tu te présenter ? D’où vient ton nom d’artiste ?

Bonjour, mon nom d’artiste est né d’une bêtise… Un mélange de petits noms que l’on se donnait ma compagne, et moi.

Quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ? Comment es-tu entré en contact avec la musique électronique ?

Je n’ai pas un grand passé musical si ce n’est que je m’y suis toujours intéressé. J’ai fait un peu de batterie et chipoté un peu à la guitare mais rien de très sérieux.

Mon intérêt pour la musique électronique est arrivé relativement tard dans ma vie… Si mes souvenirs sont bons, je devais avoir aux alentours de 20 ans. Je n’avais à ce moment-là aucune intention de me lancer dans la production, juste écouter et découvrir. Aux alentours de mes 26 ans lors d’une soirée avec des amis, on m’a fait écouter ce qu’un ami en commun faisait… J’ai beaucoup aimé et me suis intéressé à ce qu’il faisait mais surtout à comment il s’y prenait.

Comment as-tu appris à composer ? Quelle est ta philosophie, ta conception de la production ?

Vous l’aurez deviné, c’est cet ami en question qui m’a expliqué les principes de bases de la production. Après une petite séance de quelques heures, j’ai commencé à produire quelques beats et mélodies. J’ai assez vite accroché. Je me suis ensuite débrouillé tout seul passant des heures et des heures à essayer des trucs et à regarder quelques tutoriels en ligne. Ma philosophie au départ était de composer TOUT moi-même, faire mes beats et mélodies de toute pièce afin d’apprendre comment le soft fonctionne et garder ma touche personnelle un maximum. A vrai dire, je n’ai jamais lâché cette philosophie et je continue à composer sans utiliser de « sample loop » et à fabriquer mes mélodies et beats de A à Z. Une autre chose qui me tient à cœur dans la production est de produire ce que j’ai envie d’entendre, ce que j’aime moi, et bien sûr, si ça plait aux autres, c’est encore mieux !

Tu viens de sortir avec Moe Danger un EP – « Green Bullet » sur Kuukou Records. Comment vous êtes-vous rencontrés ? Comment s’est passé cette collaboration ? Et comment avez-vous approché ce label?

Nous nous sommes rencontrés suite à un de mes sets dans lequel j’avais joué un de ses morceaux. A partir de ce moment-là, nous avons beaucoup discuté production et musique en général. Étant sur la même longueur d’onde musicalement parlant malgré notre style différent, nous nous sommes dit que ça valait la peine d’essayer de mélanger nos deux styles et méthodes de production. La collaboration ne fût pas toujours évidente à distance. Lui à Berlin, moi à Bruxelles. Nous avons échangé les pistes WAV sur lesquelles nous travaillons séparément pour en faire un seul morceau (je vous passe les détails). Je peux vous dire que travailler avec Dan est un réel plaisir car il comprend très vite ce à quoi je veux en venir quand j’ai une idée et ne s’arrête pas tant que ce n’est pas parfait. Nous sommes évidemment très contents du résultat.

Concernant Kuukou Records, Dan était déjà en contact avec Simina Grigoriu et nous avons pensé que le track pourrait convenir… Ça a fonctionné !

Quels sont tes futurs projets dans la production? As-tu des tracks en préparation ? Des futures collaborations ?

Je travaille pour le moment sur plusieurs morceaux tout seul. Pas de collaboration pour l’instant mais nous comptons bien en refaire une avec Moe Danger très prochainement.

Tu mixes aussi : parles nous de ta façon de concevoir un set. Tu es du genre à préparer ta playlist ? Ou tu joues plus à l’instinct, au feeling et aux envies du moment ?

Oui, à vrai dire, je suis encore un peu novice dans ce domaine malgré le « succès » de mes mix sur soundcloud. Je pense qu’un bon mix est avant tout une bonne sélection de morceaux. Bien sûr, la manière de mixer a son importance mais un set bien mixé avec de mauvais choix de tracks n’a aucune raison d’être. Je prépare toujours mon set à l’avance et n’utilise pas exclusivement les derniers morceaux sortis ou les dernières promos reçues mais les tracks que j’estime parfaits pour le set (même s’ils ont 5 ans)

Peux-tu citer 5 tracks (ou albums) qui t’ont particulièrement marqué en musique électronique ? Quels souvenirs te ravivent ces tracks/albums ?

  • Kollektiv Turmstrasse – Last Day (David August Revision) – Simplement incroyable.
  • Moe Danger – Greener Grass (Original Mix) – Incroyable track plein d’énergie grâce auquel j’ai rencontré Dan.
  • Simina Grigoriu feat. Daniel Grigoriu – Honey Bear – Un track que j’ai écouté des dizaines de fois sans savoir qu’un jour j’allais rejoindre son label !
  • Claude von Stroke – Who’s afraid of Detroit – Souvenirs d’adolescence.
  • Paul Kalkbrenner – Gebrünn Gebrünn – Un de mes tracks préférés, tout simplemen

Des futures dates en approche? Un projet particulier dans le Djiing ?

Je suis actuellement en relation avec un booker pour une date en Finlande courant 2017 et avec une agence de booking bruxelloise…

Je vois aussi que tu es un des instigateurs de Schirmchendrink, peux-tu nous parler de ce projet ? Comment est-il né ? Quel est son avenir ?

Oui, en 2015, un ami suisse Dj, Floloco et moi-même avons créé Schirmchendrink. Il s’agit d’un podcast project orienté deep house underground. Le projet commence à vraiment prendre de l’ampleur et nous travaillons en ce moment à la création d’un label. Le 19 décembre, nous avons publié un podcast de charité pour Noël mixé par YokoO et en collaboration avec une association caritative suisse, « Volunteers for Humanity ». Nous avons plein de beaux projets pour 2017 !

Le mot de la fin ?

Merci de m’avoir lu !