Archive mensuelle décembre 2017

ParMarius Sergent

Disturbed Traxx

Compositeur engagé dans le style, un côté punk assumé, des signatures avec des labels prestigieux, bienvenue dans le monde de Steph Aka Disturbed Traxx :

Déjà merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions et avant tout, peux-tu te présenter ?

Bah merci à toi pour l’invitation.
Bonjour, je m’appelle Steph, j’ai 37 ans, originaire d’un village près d’Avignon et je suis producteur de musiques électroniques et live performer sous le nom de Disturbed Traxx depuis 2001.

Si je ne dis pas de bêtises, t’as eu ta période punk et du coup, quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

(Rire). Oui complètement ! J’ai eu ma période d’anarchie capillaire à grands coups de musique aux guitares saturées sur des textes, des fois, pas très intelligents…
Et cet héritage se ressent sur mes compositions, qui sont souvent des accords « barret » de guitare.
Mes influences viennent de plusieurs groupes et artistes qui m’ont bercé pendant toutes ces années, qui raisonnent encore dans ma tête et dans le studio, et qui sont entre autres: les Clash, les Sex Pistols, Radiohead, Nirvana, Korn, NIN, Manson.
Des groupes et artistes qui m’ont donné cette passion de la musique.

Peux-tu citer 5 tracks (ou albums) qui t’ont particulièrement marqué en musiques ? Quels souvenirs te ravivent ces tracks/albums ?

Alors en :

  1. The Offspring – Genocide (Epitath – 1994), découverte du punk et grunge dans la cave d’un ami.
  2. Nirvana – Breed (DGC – 1991) : premiers accords sur une pauvre guitare sèche qui n’avait que trois cordes.
  3. Metallica – Ride The Lightning (MegaForce Record – 1984) : découverte du mélange entre la  mélancolie et l’agressivité (j’adore).
  4. Marylin Manson – Portrait Of An American Family (Nothing Record – 1994), c’est là que j’ai découvert que je pouvais transformer ma guitare en son de synthé avec un bon pédalier.
  5. Trent Reznor qui est pour moi un putain de génie de l’écriture et de la composition, qui impose le respect, même s’il sort des bas-fonds du rock alternatif underground.

Et j’ai un :

6. qui est Justice – Water Of Nazareth (Ed Bangers Record – 2006), qui m’a fait ralentir le BPM pour commencer à composer de l’électro trash techno.

Comment es-tu rentré en contact avec la musique électronique ?

Bah disons que la vie de groupe c’est compliquée… je commençais à me lasser… puis, c’était en 2001, un samedi soir, je me suis retrouvé dans une soirée où jouaient « Cristal Distortion » et là je me suis dit: « lui il a un groupe tout seul !!» Puis le week end d’après j’étais de nouveau en soirée pour écouter Dj Rykkk’s et là, c’est la révélation !
Je suis rentré, j’ai vendu mon ampli Valvestates, mon pédalier multi effets et j’ai acheté une « rm1x » (synthé, boite à rythme, séquenceur) et me voilà à écrire de la « Techno Tribe ».
Derrière, j’ai contribué à créer un sound system et j’ai commencé à me produire en rave party.

En tant que producteur infatiguable, comment puises-tu ton inspiration pour composer ? Quels sont tes influences en matière de production ?

 (Rire). Si si, je me fatigue tout seul et dans tous les sens du terme.
Pour l’inspiration, c’est par cycle en général. Il faut surtout que je sois en très bonnes conditions mentales, et c’est grâce à tout ce qui se passe dans ma vie et les personnes avec qui je la partage qu’elle vient.
Quant à mes influences, elles sont puisées en partie dans la musiques rock, punk, métal, pop que j’écoute avec, entre autres, les groupes et artistes que j’ai cités précédemment, et dans le coté électro, ce sera plutôt sur du Boysnoize, Justice, Sebastian… et j’en oublie…

Tu as signé auprès de nombreux labels comme Junky Robot ou Chapati Express pour ne citer qu’eux, et du coup, comment se passe la collaboration avec les labels sur lesquels tu as signé ? Que t’apportent-ils dans ta carrière d’artiste ?

Pour ce qui est de la collaboration avec les labels, j’avais déjà monté mon propre label, Mystik Rec, où l’on avait déjà produit 2 séries de vinyles. C’est de là que j’ai pu commencer à me faire entendre et à me produire sur la scène underground techno…
Après, cela s’est fait par de bonnes rencontres qui ont écouté mon travail et m’ont fait confiance en me demandant un remix. Puis Chapati Express m’a contacté, et Junky Robot, et ainsi de suite…
Après, je sais pas si on peut appeler ça vraiment une carrière, mais ils m’ont permis d’être entendu, écouté, et ils m’ont apporté la visibilité et de nouveaux réseaux de contact et je les en remercie…

Quel matériels et logiciels possèdes-tu dans ton home studio ? Recherches-tu des spécificités techniques particulières ?

Alors j’ai deux parties dans le studio, compo et live.

Pour la compo, j’utilise Imac I5, 3,0ghz, en double écran, une interface audio Motu 10 entrée/10 sorties, un clavier midi, une reverb et un multi effet hardware. Le studio est entièrement traité pour l’acoustique, il est équipé en monitoring HS7 et HS8 Yamaha. Je recherche un grain et des sonorités qui me correspondent, et pour ça, je crée des patch de synthétiseur puis je les passe dans mon hardware pour les ré-échantillonner, les boucler, les découper, les tordre dans tous les sens, jusqu’à trouver le bruit ou le son que je cherchais. C’est ce qui fait un peu ma patte.

Pour le live, j’ai opté pour l’efficacité sur scène et le côté pratique pour le transport. En prestation je tourne avec un macbook, la même interface audio que pour la compo, câblée en sortie séparées pour rentrer dans une Allen&Heath zedi10. Le tout piloté avec un contrôler Vestax VCM600. Avec cette config, je peux maitriser chaque clip/loop du set live et agir à n’importe quel moment pour pouvoir mélanger les pistes et boucles de chaque morceau entre elles. Je m’amuse, le public aussi, et c’est très efficace sur le dancefloor (Rire).

Enfin, pour les logiciels, je travaille exclusivement sur Ableton live et des VST comme le Sylenth, Sérum, D16Group, Wave, Plugalliance…

Travailles-tu seul ou en collaboration ?

Alors en général je travaille seul, déjà parce que je suis très dur en studio et je manque de patience parfois…
Ensuite ça m’arrive de faire des co-productions avec d’autres artistes et des remix, le travail à distance est devenu beaucoup simple avec internet pour les transferts de fichiers et projets.

Pour toi, c’est quoi un bon producteur en musique électronique ?

Euh… C’est quelqu’un de passionné avant tout, créatif, innovant, et qui va trouver LA séquence, LE sound design qui te met les poils!!
Quelqu’un qui n’a pas besoin de se formater à ce qui fonctionne pour produire de la qualité !

Quels sont tes projets à venir ?

Mes projets à venir ? J’attends quelques propositions de labels car j’ai quelques tracks de côté, j’ai aussi un morceau assez Oldshool Techno qui devrait voir le jour sur un ep Junky Robot (en digital) et mon ami Gotek m’a contacter pour refaire un featuring pour un nouveau label techno italien « ULTRA WILD »
Donc pour 2018 il y aura encore et toujours plus de son !

Encore merci pour le temps consacré, et le mot de la fin ?

Merci à vous pour cette invitation et pour l’investissement de votre part, pour nous faire entendre, pour nous faire découvrir et exister.
Le mot de la fin est une phrase de producteur qui m’a été soufflée un jour, qui veut dire, en gros, que nous ne sommes jamais totalement satisfaits de notre travail et qu’il est toujours ancré dans notre tête.

    THE DRUM IS GOOD BUT…

Retrouvez Disturbed Traxx sur le web :

ParRichard B

Nico De Carli

Rencontre avec Nico De Carli, Guest Dj entre Suisse et Rhône-Alpes. Ses sets, des mélanges groove et festifs, une prédominance pour la Deep House et une House music punchie qui ont fait toute sa réputation.

Peux-tu te présenter ainsi que les diverses activités qui te lient à la musique électronique ?

Tout d’abord, Nico De Carli c’est mon vrai nom !! Amoureux de House music, mais pas assez geek pour maîtriser la production. Par manque de temps j’ai du abandonner un podcast mensuel orienté Deep House mais j’ai bien en projet d’en relancer un nouveau .

Quel est ton parcours jusqu’ici ?

Merci pour cette question qui met une claque lol !! si je compte bien tout a démarré il y a environ 25 ans quand j’étais ado… les 1er anniversaires et nouvel an entre potes dans des garages, suivi plus tard d’une disco mobile en association. Autodidacte, je m’entraînais tous seul dans ma cave a caler des vinyles sur des platines a courroies.

Début années 2000, lassé par le répertoire à jouer dans les soirées privées, je me suis tourné vers les clubs avec ma 1ere résidence dans un petit club de l’Ain. En 2004 c’est le réseau 2Night, un site de reportage clubbing qui m’a fait connaître la nuit Aixoise et Chambérienne. J’en étais un des djs officiels et je manageais les équipes de reporters. C’est Dj Deal qui m’a ensuite proposé de le remplacer et prendre la résidence a Aix les Bains du 502 avec mon ami Manu.C qui était lui au Château Glam Club, le club House de référence a l’époque.

Et tout cela avec un taff la semaine !!!

Puis est venu le kiffe, être Dj a plein temps, pouvoir vivre de sa passion pendant une période qui a durée 10 ans .

Tout d’abord une résidence de 6 ans au BOWL a Annecy, mon club de cœur ou au fil des années j’ai évolué au même rythme que l’établissement prenait de l’importance. Une belle aventure qui encore une fois m’avait été proposé par Dj Deal le DA de l’époque.

Ensuite 18 mois a Rumilly pour un revival du Scrabble un club historique. Avec des projets fous de la direction ( Ben & Sab ) tel que le  “Color Me Festival”.

Quelques années donc de Dj résident et de Guest sur des soirées de semaine ou le dimanche, pour ne finir que sur des dates en Guest dans toute la région Rhône-Alpes en passant par Strasbourg et Toulouse ou les clubs de stations.

Aujourd’hui j’ai repris une activité professionnelle la semaine, car a 40 ans “ce qui est fait n’est plus a faire”, je prends plaisir sur quelques dates lorsqu’on m’appelle pour mon style musical.

Quelles sont tes références musicales ?

Un nom me viens tout de suite en tête, Michael Jackson !! j’ai grandi avec lui et l’album Thriller, ce qui m’a ouvert a tous les artistes Motown et la Black music en général. Du Funk au Disco, de la Soul au Gospel, on retrouve toutes ces influences dans la House.

Qu’est ce qui t’as donné envie de devenir Dj ?

Et bien on va dire que c’est plutôt accidentel en fait. Comme je l’expliquais plus haut, on avait une sono plutôt amateur au début et j’étais plus dans le plaisir de la technique et de brasser du matériel. Mais un jour où mon pote était absent, j’ai du prendre le micro et les platines et ça a plu. En parallèle je découvrais la “House Garage”  et je rêvais de pouvoir faire partager cette musique.

Comment pourrais-tu décrire ton style musical et quels sont les genres électroniques que l’on peut entendre dans tes soirées ?

Dans l’ensemble très groovy, j’ai besoin de vibrer par des instrus et des voies !!!

Une prédominance vous l’avez compris pour la House dans toutes ces déclinaisons.

Comment organises-tu ta programmation ?

 2 façons de voir les choses :

Le coté Dj résident est ancré en moi  et lors de dates plutôt clubbing et  mainstream, j’aime maîtriser ma soirée du warm-up plutôt Deep, suivi de Futur Bass House ou de l’Electro. Souvent un break sur des sons Hip Hop, Pop Rock mais plutôt dans le Old School.

Pour un afterwork je vais plus chercher a faire voyager les gens a démarrant Down Tempo, mélangeant Deep commerciale et underground pour finir très House et Tech-House.

Quel est ton meilleur souvenir en mix ? Et ton pire ?

Je dirais un jeudi soir où le Bowl était privatisé pour le Festival du Film d’animation d’Annecy. 1000 personnes, une clientèle internationale, j’étais accompagné de percus ( les mad’in’thai) et de Hugo machine pour la trompette, chant et beatbox. Ce soir là je me suis mis dans la peau d’un Dj dans le sens artistique du terme, j’ai joué ma musique, le staff était a bloc, certains clients me demandaient où pouvoir me retrouver “avec mes musiciens”  lol c’était la folie !!! 23h – 5H mon plus beau set.

Sinon pas de mauvais souvenir si ce n’est les requêtes de clients toujours hors sujet avec le set en cours !!!

Quel est ton top 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Voici donc 3 morceaux House, tous très différents mais qui vous donneront une idée de mon univers.

1 Camelphat & Elderbrook – Cola , depuis cet été je ne peux plus m’en passer !!!

2 Basement Jaxx – Jump & Shout ( Erik Agleton )

3 Dombresky & Tony Romera – Girls Night Out

Quelle est la prochaine étape pour toi ?

Plutôt une continuité, on me retrouve entre  Aix les Bains et Annecy essentiellement sur des afterworks, des apéros Deep  où je prends plaisir a simplement faire bouger les têtes.

Ainsi que sur la tournée des Boum 80 90 2000 entre Suisse et Rhône-Alpes, pour le fun de ressortir les tubes de la french touch ou du Barry White !!!

Le mot de la fin…

Poses ton tel et écoutes ton Dj !!!

 

Retrouvez le sur le web :

ParMathias D.

Mathias D. – El Ventarròn (Glorie Records)

Une fin d’année 2017 explosive pour Mathias D. qu’on retrouve pour une nouvelle sortie sur Glorie Records avec son morceau El Ventarròn.  Un track puissant, rythmé tribal aux sonoritées tech qui peut exploser n’importes qu’elles dancefloors.

La piste est disponible dès maintenant sur toutes les plateformes, pour l’écouter et la télécharger c’est ICI

ParMarius Sergent

Compilaktion C17 (Basics Avenue records)

Deux membres de l’association, Chicuss et Tiago, se retrouvent sur la Compilaktion C17 sur le label Basics Avenues Records. Cette compilation qui rassemble 22 artistes, est taillée dans un bloc de techno underground et rythmée. Idéale pour les fêtes de fin d’année ! 😎

Tiago – Magma (Original Mix)
Chicuss – Elypse (Original Mix)

ParRichard B

Nomade

Rencontre avec Tim Burel, Dj / Producteur et fondateur de NOMADE, un projet de performance live et entièrement dédié à la musique et au voyage. Ayant la volonté d’être totalement indépendant, ses lives se produiront dans n’importe quel endroit du monde, à n’importe quel moment uniquement pour le plus grand bonheur de ceux qui écouteront.

Peux-tu te présenter ainsi que les diverses activités qui te lient à la musique électronique ?

Bonjour, Je m’appelle Tim Burel, j’ai 21ans et je suis Dj depuis 5ans en résidences et fondateur du projet NOMADE.

Peux-tu nous parler de tes influences musicales ? Qui t’as donné envie d’être Dj ?

J’ai envie de dire mon grand frère (rire). Pendant mon enfance et ma pré-adolescence, toute la musique que j’écoutais était celle venue de la chambre de mon frère, qu’il mettait à fond chaque soir. Ça empêchait mes parents de dormir mais personnellement j’aimais ça! C’est sans doute lui qui a créé une grande partie de ma culture Rock avec des artistes comme Santana, Pink Floyd, The Police, Gorillaz, The Eagles, Red Hot Chili Peppers etc… Des années plus tard mon grand frère et des amis a lui se rendaient souvent dans des raves et j’avais jamais le droit d’y aller (étant trop jeune). Je ne comprenais pas pourquoi cela m’était totalement interdit mais aujourd’hui je me rend compte. Étant l’organisateur d’un festival qui s’appelait Microcosme, un genre de festival Psy-Trance, Techno, Dubstep … c’est là ou j’ai commencer à découvrir ce qu’était un Dj et ce qu’il faisait. J’ai voulu faire pareil tout simplement parce que j’aimais cette ambiance !

Tu as plusieurs étiquettes en tant qu’artiste : Dj, Producteur et également ton concept NOMADE. Comment arrives-tu a gérer et réaliser toutes ces activités en plus de ta scolarité ?

En rassemblant le tout ! Mon travail de Dj me permet de garder la main et encore approfondir ma technique tout en payant mon école et NOMADE, mon projet personnel, se développe grâce à l’école d’ingénieur son que j’effectue en ce moment ! C’est pas facile, c’est du 6 jours sur 7 avec un rythme de nuit et un rythme de jour mais quand on est passionné on ne compte plus ses heures (rire).

Parles-nous de ton concept NOMADE. Comment est né le projet ? Et où souhaites-tu l’emmener ?

Le projet NOMADE part tous simplement d’un after de soirée avec deux potes. Le projet NOMADE c’est le fait de créer une performance live que l’on diffuse dans les lieux les plus insolites et les plus beaux du globe. Autrement dit c’est de la musique, des voyages, des rencontres, des paysages. Au départ nous étions 3 Djs. Hugo Berness, Alex Marrel et moi. Nous débattions sur le sujet du Clubbin’ et comment il était pervertit aujourd’hui et on voulait faire notre truc. Diffuser de la musique de la manière que l’on voulait sans que personne nous dicte ce que nous devions faire. Tout les trois on est des grands amoureux de la musique et on voulait la diffuser au maximum possible avec la plus grande simplicité possible. Dans n’importe quel endroit du monde, sans aucune barrière ayant juste le but de partager avec ceux qui écouterons… En toute humilité. Un délire entre potes qui à finit par être un projet mais chacun à ses défauts. Alex est partit de son côté abandonnant l’idée, et Hugo finit part déménager à Bruxelles. Je mène du coup la barque seul, et j’essaie de mener ce projet a bien. Le but c’est de créer une vraie performance live avec machines et instruments, de faire le maximum d’endroits magnifiques et insolites possible, et bien sûr un album en s’inspirant des voyages effectués.

Chacun de tes shows NOMADE font des dizaines voire des centaines de milliers de vues. Comment expliques-tu un tel succès et notamment ton show fait à la cascade du Rouget qui a fait plus d’un million de vues ?

Il faut savoir avant tout que l’histoire de la Cascade du Rouget est la plus grande chance que j’ai eu de ma vie. Des rencontres inoubliables, au départ je me suis installé là-bas et vu l’endroit si paisible j’avais peur, beaucoup plus peur de gêner, qu’autre chose. Au final une trentaine de personnes faisaient un séminaire de Yoga et dès qu’il entendirent la musique il ont couru tout autour de moi pour danser et profiter. C’est un moment qui restera gravé à tout jamais dans ma mémoire. Pour moi ce qui à fait la réussite de la vidéo c’est parce qu’elle veut tout dire : Les sourires, le lieu complètement fou, le temps qui était magnifique, les gens, l’ambiance, le partage … Je ne parle pas de commerce, je ne parle pas de business, je ne parle pas d’intérêt, je donne tout simplement, en attendant rien en retour. C’est uniquement du partage, et de la simplicité : nature, voyage, musique. On a tous notre message à transmettre, et je le fais a travers la musique et j’ai comme le besoin quelle soit diffusée partout et non uniquement là ou on me dit de le faire…

En plus de NOMADE, tu viens de démarrer une nouvelle résidence au BOOMBOX CLUB à Annecy (74), un club plus porté sur le R’n’b que la House music. Quelles ont été tes motivations pour ce nouveau projet ?

L’école. Honnêtement mon école me coûte plus de 1 000 euro par mois, j’ai que 21 ans, j’ai pas forcement d’économies mais j’ai des rêves. Alors j’utilise ce que je fais de mieux pour financer mes études. Disons qu’au lieu d’investir dans des choses futiles, je décide d’investir dans mon projet.

Côté production, as-tu des projets en cours ?

Alors oui j’ai des projets, notamment un gros projet d’album mais pour cela j’ai encore pleins de chose à voir et à apprendre mais des tracks sont déjà là mais ne sortirons pas avant la sortie de l’album. Peut être que je sortirai un EP avant je sais pas trop encore mais avec l’école ça ira tous seul ! 🙂

Quel est ton TOP 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

Nora En Pure: Tears in Yours Eyes

Purple Disco : Devils in Me

Camel Phat : Drop It

Trois ambiances différentes, et trois émotions que j’aime.

Que peut-on te souhaiter pour l’avenir ?

Tout ce que tu veux !

Le mot de la fin…

La devise de NOMADE : La musique reste avant tout un partage avec un état d’esprit libre !

MERCI !

Retrouvez Tim Burel sur le web :

ParRichard B

Maxime Timpano

Rencontre avec Maxime Timpano, Dj et producteur, originaire de la ville de Roussillon dans l’Isère (38).

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Alors en quelques mots, je suis un jeune trentenaire qui, au lieu d’aimer le foot, comme tous les mecs de mon âge, a toujours préféré la musique… J’ai rapidement compris que la musique allait jouer un grand rôle dans ma vie et qu’elle me suivrait de partout ! Il est impossible de pouvoir être heureux dans la vie s’en elle.

Qu’est-ce qui t’as motivé à devenir Dj dans la scène électro ?

La passion pour cette musique, le faite d’avoir toujours assisté à beaucoup de concerts. Bien évidemment la démocratisation du Djing, (belle industrie du rêve lol…), l’envie de partager, le besoin d’expression, quelques opportunités, et bien sûr l’envie de faire danser !!! Mais faire danser les gens qui partagent l’amour de ce genre musical !

Quels sont tes artistes et labels de prédilections en ce moment ?

Mes artistes : Hawtin, Villalobos, Carola, Fatboy slim, Sebastien Leger, Guanlong, Teets, David Gtronic, et énormément d’autres…

Mes Labels : Real Rhythm, Fragments, Saint & Don’t, Minus, Perlon, BlowUp Music, etc… 

As-tu une résidence ? Comment procèdes-tu dans le démarchage de tes soirées ?

Oui au Cargo Bar, un bel établissement bar à bière, vin et spiritueux, avec une capacité d’environ 350 personnes, complet chaque weekend, c’est le pied !!! Je ne démarche pas mes soirées, je suis Dj et producteur… pas promoteur lol. Généralement les organisateurs me contactent, mais bon les bookings restent trop peu fréquents.

As-tu un statut professionnel ? Vis-tu de la musique ou as-tu un travail à coté ?

Oui je suis auto-entrepreneur depuis bientôt 7 ans en mars, j’ai une disco-mobile qui tourne plutôt très bien, environ 400 prestations. Je travaille en semaine évidemment, aucun Dj local ne peut vivre de la musique, du moins sauf celui qui se contente de peu, et aime profiter des APL et du RSA.

Tu es Dj mais tu est également producteur, Comment as-tu appris à composer ?

J’ai appris grâce aux conseils de super gars comme Teets et Juanito, autrement, en pratiquant des heures et des heures !!! Peu de mecs sont prêt à prendre du temps pour t’apprendre et te donner de bons conseils. Il y a, hélas, trop peu de partage dans ce milieu, ce qui est dommage car c’est ce que la musique électronique et ces représentants prétendent revendiquer…

Pourquoi as-tu choisi de produire ce type de sonorités ? As-tu déjà produit d’autres genres ?

Souvent j’ai cherché à produire certains genres parce que ça marchait à l’époque, mais je n’arrivais pas à terminer une piste. Puis un jour j’ai fais ce que j’aimais vraiment produire et les sorties ce sont enchainées, j’aime quand ça raconte une histoire, quand c’est sombre et qu’il y a de la basse !!!

Comment puises-tu ton inspiration pour composer ? Quelles sont tes influences en matière de production ?

Je ne m’impose aucun rythme, parfois je ne touche pas à mon home studio pendant 3 mois parce que le temps, l’humeur, l’envie sont très importants pour pouvoir sortir un truc. Mes influences sont la Minimal, Micro House, Dub, Reggae, Hip-hop, Funk, etc..

Comment te positionnes-tu sur le débat entre musique électronique underground et commerciale ? Quel est ton point de vue sur l’EDM ? Les free-parties ?

Tu sais, il en faut pour tout le monde lol. À la fin tout le monde s’y retrouve !! Underground (si on peut appeler ça comme ça, avec tout le fric qu’il génère), EDM ? lol c’est un peu comme le débat VINYLE ou CD, on en finira jamais ! Moi perso, c’est pas ma came après pour avoir vu des vidéos de festivals EDM, c’est grandiose, lights de dingue, scènes immenses, les gens ont l’air de passer du bon temps 😉 et c’est le plus important !!! Free-parties ? Bien-sûr, certainement toujours trop de drogues mais les gens y aiment le son !

Le mot de la fin…

Bin, je dirais COURAGE à tout ceux qui souhaitent faire parti de l’illusion du monde de la musique dite électronique. Ne vous prenez pas trop le chou, trouvez votre plaisir par vous même, mais ne vous attendez pas à parvenir aux strass et paillettes !!! L’underground est devenu commercial et seule l’élite peu y prétendre…

Retrouvez Maxime Timpano sur le web :

ParRichard B

Brothers In Arts

Rencontre avec le duo Lyonnais, Brothers In Arts (Peter & Tony), Djs / Producteurs de House & G-House aux sonorités Funk et Groove. Ils nous font le plaisir de répondre à nos questions.

Quelques phrases pour vous présenter : comment le duo Brothers In Arts est-il né ?

Nous sommes Peter et Tony, tous deux originaires de Lyon ! Cela fait 4 ans que l’on se côtoie. Le projet B.I.A  a débuté en 2015, on faisait parti de 2 associations qui avaient des projets en commun. De là est venu l’envie de produire. Nous étions plusieurs, chacun avait son style. Rapidement, nous nous sommes retrouvés à deux.

Quel est votre héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

Tony : pour ma part j’ai été bercé par le Hip Hop Old School, le Funk, la New Jack, la New Wave et de la Dance que je mixais à mes tous débuts.

Peter : moi c’était plutôt le Rock, le Metal, puis le Dub et le Drum’n Bass qui ont rythmé ma jeunesse avant d’en arriver à la House Music.

Pensez-vous comme certains que la musique électronique et les fêtes étaient mieux avant ?

Nous ne pensons pas du tout que c’était mieux avant. C’est assez négationniste comme pensée. C’est simplement différent. Aujourd’hui ce type de musique est beaucoup mieux perçu qu’à l’époque, elle a gagné sa place. On est passé d’un mouvement underground à un mouvement presque populaire. Le gros changement qui s’est opéré avec cette démocratisation du genre, c’est la multiplication des sous genres (Deep House, Tech House, Tropical House, G-House, etc…). C’est notamment avec l’arrivée d’un nouveau canal de vente qu’est internet que, par soucis de classification de la musique, on est passé d’un monde binaire, House/Techno, à un monde de subdivision et de classification commercial.

Aujourd’hui tous ces sous genres créent de la diversité. De celle-ci né une plus grande culture musicale et une meilleure acceptation du genre principale. On entends de la « House Music » très souvent et partout.

Pour ce qui est des fêtes en particulier, nous avons perdu les raves et autres free party au profit d’un vrai encadrement législative et associatif qui propose des évènements variés, un discours et des valeurs positives ainsi qu’un véritable confort pour celui qui vient faire la fête.

Pouvez-vous citer 5 tracks (ou albums) qui vous ont particulièrement marqué en musique électronique ?

Carrément ! Même plus si tu veux !

1 – DJ Sneak – Keep On Groovin

2 – Mason – Exceeder

3 – Cajemere & Russoul – Let’s Dance

4 – Hot Natured – Reverse Sky Diving

5 – Sharam Hey, Kolombo – Friday Night

Et pour l’album, on table sur Etienne de Crecy – Super Discount Vol.1

Comment en êtes vous arrivé à la production de musique électronique ? Travaillez-vous seuls ou en collaboration ?

Par envie et motivation. Parce qu’on adorait ça et que le Djing seul ne nous suffisait pas ! La plupart du temps on compose tous les 2 mais il nous est arrivé et il nous arrive encore de faire des collab’ avec des artistes de la scène internationale ! Notamment avec le Brésil en ce moment !

Comment puisez-vous votre inspiration pour composer ? Quels sont vos influences en matière de production ?

L’inspiration comme on dit ça vient pas sur demande ! On bricole, on bidouille, on écoute, et réécoute, on jette, on recommence ! On cherche beaucoup de sonorités qui vont bien ensemble et qui nous plaisent aussi ! Parfois on part d’un vocal qu’on aime bien ! Parfois on trouve une ligne de basse bien cool et on part là dessus tout naturellement. La plupart du temps, quand on a tout pour faire un track, la composition est fluide !

On est beaucoup influencé par la Groove Music. Notre héritage Hip-Hop/Funk ressort très souvent. Une bonne basse et un rack de drums costaud et le tour est joué 😉 .

Comment se passe la collaboration avec les labels sur lesquels vous avez signé ? Que vous apportent-ils dans votre carrière d’artiste ?

Ça se passe plutôt bien dans l’ensemble ! Il nous arrive souvent de signer plusieurs fois sur le même label. Même des très gros comme, Up Club Records. Ils nous apportent de la visibilité, du réseau, des contacts, des projets et toujours plus de motivation pour entreprendre de nouvelles choses !

Quels conseils donneriez-vous à un jeune artiste en musique électronique ?

De persévérer surtout ! De ne pas s’illusionner et de rien attendre en retour ! Prendre énormément de plaisir et faire ça avec toujours la même passion, chaque jour !

Quels sont vos projets à venir ?

Même si on est pas hyper fan du marketing, on doit bien se montrer un peu et montrer ce qu’on fait. Notre communauté grandie petit-à-petit déjà, c’est très encourageant et on se sent soutenu !

Plusieurs EP vont encore sortir sur des labels influents de la scène mondiale. Sleazy G, Up Club ou encore Delicious Recodring seront de la partie pour ne citer qu’eux.

Retrouvez Brothers In Arts sur le web :

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