Archive mensuelle novembre 2017

ParMathias D.

Mathias D. & Corx – House Rockin’ (Spectrum Recordings)

Mathias D. avait sortie le track “La vida” sur Spectrum recordings qui s’est fait remarqué par la toile ! Il poursuit sur sa lancée avec “House rockin” en collaboration avec Corx .

Sortie le 30/11/2017 sur Beatport

ParHigh Potential

César

Rencontre avec César, jeune DJ officiant dans la Lot Et Garonne, ex membre du duo Skysailor et amoureux de l’Electro, la House et la Techno !

César en quelques mots : qui se cache derrière ce pseudo ?

Salut, moi c’est César, 25 ans : je suis DJ et j’habite dans le Lot et Garonne à Agen. Je mixe depuis que j’ai 16 ans ; je fais de la House, Bass House et Techno.

Tu es originaire du Lot et Garonne : comment se porte la musique électronique locale ? Quels sont les lieux et organisateurs incontournables en selon toi ?

La musique électronique en Lot et Garonne, elle est en évolution. Pendant des années, des assos et orgas ont essayé de faire bouger les choses… Mais c’est difficile car on est situé entre Bordeaux et Toulouse qui sont deux grandes villes électroniques. Dans quelques années, ça devrait évoluer, notamment grâce à Marmande où le Garorock reste un poids lourd des festivals en France. L’équipe du Garorock fait un super boulot et fait bouger la Nouvelle Aquitaine. Toujours à Marmande, la jeune asso « La Cerisaie » organise pas mal aussi. Pour moi, les lieux où il faut absolument s’arrêter, c’est le Radio City et l’Indé.

Depuis combien de temps fréquentes-tu la scène des musiques électroniques ? Quelles sont tes influences ?

Ca va faire 9 ans que je fréquente la scène électronique. Mes influences : Claptone, Amin Edge & Dance, Crowd Control, Arround7, Loge21, Paul Kalkbrenner, Landmark, Laurent Garnier, Jay Lumen…

Comment as-tu appris à mixer ? Quelles étaient tes influences à l’époque ?

J’ai appris à mixer tout seul avant de me perfectionner grâce aux rencontres que j’ai faites en soirées. Les assos locales et mon ancien duo Skysailor m’ont également beaucoup apporté : on a fait de nombreuses scènes ensemble et ça m’a permis d’apprendre la technique et le live aussi. Au début, quand j’ai eu mon premier contrôleur, j’étais très commercial : c’était l’époque de David Guetta avec son album « One more love ». Mais je suis rapidement passé à des sonorités plus électro avec Bloody Beetroots, Justice, Boys Noize ou encore SébatiAn. Au fil du temps, j’ai également exploré la House et la Techno.

Sur scène : quel matos utilises-tu ? Es-tu en DJ set ou en live machine ? Qu’est- ce qui fait ton originalité ?

Je suis toujours avec mon petit contrôleur DDJ SB et mon Mac : c’est un matos qui me suit depuis 4-5 ans. Quand j’étais en duo avec Skysailor, on avait une régie Pioneer et on intégrait du live avec un pad et un push : c’était vraiment cool de rajouter notre patte au set, ça donnait un coté “musicien” allant au-delà du DJ qui passe ses tracks.

Quels sont les lieux où tu as joué ? Ton meilleur souvenir de soirée ? Et ton pire ?

J’ai joué dans pas mal d’endroits cool : du petit bar du coin au festival. Pour mon meilleur souvenir, c’est difficile car il y en a tellement… Mais celui qui m’a le plus marqué, c’est une soirée à Mont de Marsan, au club le « Zoo » : il y avait une vraie alchimie avec le public, le club était blindé et j’avais l’impression d’être dans un grand festival (rires). Pour le pire souvenir, ça reste une soirée prévue depuis des mois malheureusement annulée une fois sur place !

Quel est ton rapport à la production ?

Ça reste un statut compliqué pour moi. Je ne fais pas beaucoup de productions pour le moment mais je compte m’y mettre l’année prochaine. J’ai envie d’évoluer et de faire mes propres morceaux parce que dans ma tête, je sais déjà ce que je veux faire.

Quels sont tes projets & actus à venir ?

Beaucoup de projets à venir : reprise de dates et un tout nouveau DJ set pour 2018. Et sortir une track pour la fin de l’année prochaine aussi.

Ton mot de la fin ?

Merci pour l’interview et un grand merci à tous ceux qui me suivent depuis le début !

Retrouvez César sur le web :

ParMathias D.

Mathias D. – Fire lights up EP (NYLO Music)

Nouvel EP de Mathias D. sur le label New-Yorkais NYLO Music : “Fire lights up” ! Un style chill & deep exprimant tout le savoir-faire de Mathias D. L’EP contient :

  • 1 original mix,
  • 1 remix d’Alex Harrington,
  • 1 remix de Cristian Ferrer.

Disponible depuis le 20/11/2017 sur Beatport et toutes les plateformes de téléchargement/streaming !

ParMarius Sergent

Sliaaz

Après l’interview de Yousk, rencontre avec Sliaaz, Dj et membre du collectif A-Nîmé, qui se représentera au Paloma de Nîmes le jeudi 23/11/2017 pour les ; maintenant célèbre ; Apéro-Techno :

Merci de prendre le temps de répondre à mes questions et avant toute chose, peux-tu commencer à te présenter ainsi que ton parcours ?

Mon nom est Priscillia Colas, alias Sliaaz, je suis originaire de Corse, native d’Ajaccio… J’ai toujours été passionné de musique au plus loin que je me souvienne… Petite, je passais énormément de temps à écouter de la musique plutôt que de regarder la télé… les dessins animés ; c’était pas trop mon truc !!
A l’adolescence, j’ai appris à jouer de la guitare, avec laquel j’ai eu beaucoup de facilité et qui m’a permise d’évoluer très vite… J’avais 17 ans !
Je ne viens pas d’une famille de musicien, j’ai toujours été un peu un extra terrestre pour eux mais, au plus loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu travailler dans ce domaine. Il m’a juste fallu un peu plus de temps pour enfin trouver ma voie (sourire).

Quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

D’où me viens cette passion ? Peut être du plus profond de moi même, ou bien de mon père. Je me souviens qu’il écoutait beaucoup, beaucoup, beaucoup de musiques tout le temps, partout. Beaucoup de Rock comme ACDC, Iron Maiden, Gun’s and Roses, Pink Floyd ou même encore Bob Marley… Je crois qu’il doit avoir tous ses albums (rire).
Et de mon oncle (peut-être), très mordu de Disco et de Funk…

Comment se porte la culture électronique près de chez toi ? As-tu le sentiment qu’il y a une scène locale spécifique ?

Elle se porte plutôt bien, il y a moins de gros évènements en hiver dans le sud, mais beaucoup de petits évènements portés par des collectifs et c’est plutôt cool. Tels que les Capricieuses, Le festival Dernier Cri, les Apéros Techno d’A-Nîmé, les soirées au Rockstore, l’Antirouille, le Dieze, le PZ, etc.
Il y a toujours quelque chose, même si la Villa Rouge a laissé un manque pour beaucoup, on reste dans une région toujours plus active, sans oublier la saison d’été avec une multitude d’events pour tous les gouts…

La question classique mais qu’on se pose tous, d’où vient ton nom de scène ?

Alors Priscillia, Sliaaz, je sais pas, ça m’est venu assez naturellement en fait… c’est comme un diminutif sur lequel j’ai rajouté un Z tout simplement (rire).

Comment as-tu appris à mixer ?

Avec des platines ! (rire). En regardant les autres, en passant du temps à apprendre, regarder, écouter ! Cut Killer a été le premier a m’influencer, j’ai longtemps été branchée Hip Hop.

Quels artistes ou labels ont influencé ta conception du mix ?

Laurent Garnier, qui pour moi, possède une maîtrise du mix incroyable, Solomun et Claptone.
Puis les labels Hungry music, Labo T, et bien évidemment Way of House qui ont été pour moi un déclencheur sur mon identité musicale. Et aussi, je ne peux pas ne pas mentionner Greg Delon, qui m’a donné une autre vision, une approche beaucoup plus éclectique que ce je m’étais appropriée au départ.

Comment fais-tu pour créer un set ? Es-tu plutôt du genre à tout bien préparer à la maison ou tu es plus sur l’improvisation ?

Un peu des deux en fait, je prépare plus ou moins la direction que je vais donner a mon set mais il y a beaucoup d’improvisation en règle générale, car on ne sait jamais devant quel public on va se retrouver, et comment le public sera réceptif à notre musique. On ne peut pas vraiment tout prévoir à l’avance. J’aime m’adapter au mieux tout en gardant mon identité musicale.

Tu mix sur quels matériels, vinyle, MP3, logiciel informatique ?

Mon set-up favori est de jouer sur des Pioneer CDJ 2000 nexus & Table DJM 900 nexus (en USB sous Rekordbox).

Peux-tu nous raconter ta première expérience de mix en public ? Qu’est-ce qui a changé depuis ?

Ma 1ère expérience (rire). J’en rigole aujourd’hui mais j’étais tétanisée, pour le coup j’avais préparé mon set à la loupe.
Depuis j’ai parcouru bien du chemin et me suis rendue compte du public différent et des aléas devant lequel on pouvait se retrouver à chaque fois. M ême si je le voulais aujourd’hui, je ne peux plus préparer mon set comme j’ai pu le faire pour ma première fois. Et bien que chaque prestation, qu’elle quelle soit, m’envoie un taux de stress incommensurable, dès le premier morceau, le plaisir prend place !

As-tu une résidence ? Comment procèdes-tu dans le démarchage de tes soirées ?

L’été, vous pouvez me retrouver au Sun Beach Paralia (Cap d’agde), et cet hiver au 1789 Bar Lounge à Montpellier.
Puis j’ai la chance de faire partie d’A-Nimé comme vous l’avez souligné, mais aussi du réseau de Greg, qui me permet de travailler directement avec le réseau de Way Of House et les DA qu’ils gèrent…et me donne l’opportunité de jouer dans pas mal de soirées et de lieux phares de la région comme le Bistronôme à Nîmes, le Victor Hugo, le Festival A-Nîmé, la Voile Rouge à Narbonne Plage, les Pieds Nus, le Clos, la Villa Rouge (à l’époque)…

Quels sont tes projets à venir ?

La sortie d’un Ep (rire) et puis pourquoi pas une résidence à Ibiza, une tournée internationale, un b2b avec Solomun…. Il parait qu’il est bon de voir grand (rire).

Encore merci et le mot de la fin ?

Merci à toi déjà et j’espère à bientôt… pour ne pas dire Fin (rire).

 

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ParMathias D.

Kalinstone

Rencontre avec Kalinstone, révélation féminine française de la House/Tribal et Progressive-House. Elle est sans aucun doute le phénomène montant de la scène House française !

Salut Kalinstone, quelques phrases pour te présenter : d’où vient ton nom de scène ?

Kalinstone, Djette et productrice, originaire de la région Parisienne. Mon nom de scène n’a pas vraiment d’origine, j’ai eu plusieurs pseudonymes lorsque j’ai commencé puis je me suis mise à chercher quelque chose d’unique qui correspond vraiment à ma personnalité et à ce que je dégage. Je trouvais que ce nom était à la fois doux et dur à l’oreille, personnel sans pour autant avoir une signification particulière.

Tu es l’une des révélations féminines françaises de la scène Electronique : qu’est-ce qui t’as poussé à devenir Dj ?

J’ai toujours eu un goût particulier pour la musique électronique de manière générale depuis la fin des années 90 et 2000. C’est donc naturellement que lorsque j’ai commencé à mixer il y a plus de 10ans, je me suis orientée vers ces styles, que ce soit House, Dance, Trance, Progressive, Hardtech… Aujourd’hui, j’ai trouvé mon univers musical à travers la House Music et tout ce qui se rythme à base de gros drums comme la Tribal House. La vague House/Tribal du début des années 2000 est pour moi la meilleure des sources d’inspirations et ce qui me pousse dans mes projets de productions musicales actuelles. Définir son identité musicale à été l’une de mes priorités, sans me fermer totalement dans un seul et même univers. A ce jour, je me produis en tant que Djette et productrice en France et à l’international me permettant de partager cet (ces) univers.

Est-ce que tu avais des modèles d’autres femmes artistes quand tu as débuté ?

Je n’avais pas spécialement de modèles d’artistes féminines lorsque j’ai débuté. Il y avait très peu de Djettes et productrices dans le milieu à ce moment là. Dj Paulette était en place, et il m’arrivait d’écouter ses Dj sets. Il n’y avait pas non plus autant d’engouements sur les réseaux sociaux, donc mes modèles, si l’on peut appeler ça comme ça, étaient plutôt des influences, comme les “mixtapes” qui faisaient un carton à l’époque (dans un autre registre musical): les compils du Cut Killer Show par exemple. Je les écoutais en boucle, en me disant à quel point c’était génial ces transitions, ces enchaînements de tracks. Puis ensuite, plus tard, mes modèles ont été issues de la scène “EDM” grâce au site de streaming “Be at Tv”, je regardais les Dj sets de Chuckie essentiellement, qui mêlait plusieurs styles musicaux tout en restant sur sa direction artistique de la “Dutch House”.

Tu composes aussi de la musique : comment gères-tu ton temps entre la production et tes soirées ?

Oui, je suis également productrice depuis 6-7 ans environ. Au début, en me lançant dans la prod, j’ai mis de côté les bookings Dj pour me consacrer pleinement à l’apprentissage de la MAO, pendant plusieurs années. Je voulais aussi devenir ingénieur du son mais il était impossible pour moi à ce moment là de faire les 2. Soit tu es ingénieur son (pas uniquement pour tes propres tracks), soit tu fais de la scène. Aujourd’hui, je produis mes propres morceaux mais je ne suis pas ingénieur du son pour autant à travailler sur les projets d’autres artistes.
Mon temps de travail se répartit donc en 2 phases : actuellement je fais peu de dates pour m’enfermer au studio et préparer non pas 1 seul morceau mais plusieurs tracks à venir, puis ensuite il y a la phase plus intensive en booking où forcement je passe beaucoup moins de temps en studio. J’alterne ces 2 phases studio/booking.

Tes titres Batacuda & Freak Out ont été supportés par des gros Dj de la scène EDM : qu’est-ce que ça t’a apporté ?

Batucada et Freak Out sont sortis tous les deux en 2017, je ne m’attendais pas, en effet, à recevoir ces quelques supports notamment de Thomas Gold, Blasterjaxx, Kryder, Joachim Garraud et bien d’autres et cela m’a apporté surtout personnellement une certaine reconnaissance, qui permet de se dire que pour “les prochains tracks” je ferai encore mieux et que tout est possible en se donnant les moyens. Je pense que ces supports, peu importe la notoriété de l’artiste qui supporte ton morceau, doivent te pousser à aller encore plus loin et à persévérer. Toujours se fixer de nouveaux objectifs, réfléchir à la façon de les atteindre. En terme de communication, ces supports ont été une forme de crédibilité dans le milieu, d’autres artistes ont commencé à s’intéresser à mon travail, j’ai fait de nouvelles rencontres, des échanges et ce sont toutes ces petites choses qui sont essentielles pour moi, car c’est dans l’échange que l’on avance le mieux. On a tous à apprendre des uns et des autres, peu importe le niveau de chacun. Côté booking, les productions musicales sont des outils puissants, ils permettent d’ouvrir des portes et de faire découvrir au public ce que tu fais. Les clubs élaborent des teasers à partir des tracks sortis, les gens découvrent et c’est très important de communiquer sur les œuvres artistiques du guest qui vient jouer dans le club.

Quelles sont tes influences musicales ? As-tu des artistes français que tu affectionnes en ce moment ?

Mes influences musicales….j’en ai tellement. Comme je l’ai dit précédemment, c’est surtout la musique électronique des années 2000 jusque 2008 environ qui m’inspire le plus. Les compilations “Various Defected in The House !” que je réécoute encore aujourd’hui. Sinon, mes influences ont commencé par Jean Michel Jarre, puis Eric Prydz, Tiësto, Junior Jack, et la French Touch : Daft Punk, The Supermen Lovers, Modjo, Stardust, Antoine Clamaran etc. Aujourd’hui cette tendance House revient en force et j’en suis plus qu’heureuse ! Je ne dois pas être la seule puisque je vois pas mal de producteurs français très prometteurs qui sortent des tracks inspirés justement de cette période : Arno Cost, Damien N-Drix, Mathias D., Tom Tyger, Nico de Andrea, Sonny Zamolo, Mathieu Gocher, Carter Grey… il y en tellement ! Ensuite, je suis aussi beaucoup influencée par la culture Rock et Trip Hop : Massive Attack, Portishead, Dire Straits, The Police, Rage Against the Machine, Radiohead. Moins connu du grand public : mon coup de coeur du moment, Vök : un mélange subtil de Trip Hop, Electronique et d’instrus très Dream Pop ; idéal pour se relaxer et se laisser envoûter !

Peux-tu nous citer 5 tracks/albums en musiques Electroniques qui sont incontournables pour toi ?

L’incontournable album Homework des Daft Punk, sorti en 1997. Ensuite, je n’ai pas réellement de musiques ou d’albums incontournables : dans mes sets, je reprends beaucoup de vieux tracks House/Tribal remis au goût du jour,par exemple, le Flat Beat (Mr. Oizo) dont Abel Ramos et Albert Neve en ont fait un rework. De même que le Ghet’s Noch de Roman Flugel, Cancun Paradise de Antoine Clamaran & Tristan Garner (rework de Tom Tyger ) entre autres. Je n’aime pas me focaliser non plus uniquement sur un seul et même artiste car mon univers reste large bien que ma direction artistique est la Tribal et House. D’ailleurs, j’écoute surtout des compilations plutôt que des albums : Africanism, Defected, les Compils du Red Light (club parisien) etc. Aujourd’hui, le nombre d’artistes et de tracks sortis sont tellement en masse mais peu de tracks restent intemporels, malheureusement. Donc mon top 5 incontournables se limitera sur la période début 2000.

Que penses-tu de la scène française ? Développes-tu une stratégie particulière dans le choix de tes dates ? Un lieu ou un event où tu rêves de jouer ?

Pas de stratégie particulière dans le choix des dates, tant que la direction artistique du lieu n’est pas à l’inverse de mon identité musicale. Je prend autant de plaisir en France qu’à l’étranger si le public est réceptif. Ensuite, je ne peux pas dire que je ne rêve pas de jouer sur un évent en particulier, mais quel Dj ne souhaite pas de jouer sur l’un des plus gros festivals du monde comme Tomorrowland ou encore l’Ultra? Mais je préfère me concentrer sur ce qu’il se passe en ce moment, sur le concret et mes projets plutôt que de flâner à rêver.

As-tu le sentiment qu’en 2017, les Djettes sont programmées en festivals et en clubs au même titre que les Djs ? As-tu déjà été victime de remarques sexistes dans ta carrière de Djette ?

J’ai la chance de faire ce métier depuis pas mal de temps et je vois en effet l’évolution de la place des Djettes comparés aux hommes. Aujourd’hui, nous sommes de plus en plus nombreuses dans le milieu de même que du côté de la production, on commence à compter de plus en plus de Djettes-Productrices. Le ratio Djs/Djettes en festivals ou en clubs me paraît tout à fait normal puisque le milieu reste malgré tout essentiellement masculin, donc je n’y attache aucune importance et pour ma part je n’ai jamais eu de problème concernant le fait d’être une femme aux platines. Au contraire, j’en suis fière et j’ai juste envie de dire qu’en tant que femme, je peux au même titre que les Djs, apporter créativité, technicité et dynamisme dans mon métier. Ceci dit, j’ai déjà eu des remarques du genre “Pour une femme, tu mixes super bien en fait!” mais on ne va pas refaire le monde ni s’arrêter à ce genre de propos.

Quels projets nous réserve-tu dans les mois à venir ? Un petit mot pour la fin ?

Cela fait plusieurs mois que je suis totalement confinée dans mon studio pour finaliser pas mal de projets musicaux, qui à l’instant voient le jour ! Cette année, j’ai décidé d’accélérer les choses et de passer beaucoup plus de temps en studio qu’en clubs. Je ne peux pas trop en dire à l’heure actuelle, mais plusieurs tracks sont prêts, d’autres en cours de signature, inspirés d’univers musicaux différents et il me tarde de vous dévoiler tout ça très vite !

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Gepostet von Kalinstone am Dienstag, 1. August 2017

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ParMarius Sergent

Tekbu

Avant de retrouver Tekbu sur scène ce Jeudi 23 Novembre au Gotham Club sur Lyon, rencontre avec cet artiste Dj, producteur et ingénieur du son au sein de son entreprise Octopus Sound :

Salut à toi et merci d’avoir accepté mon invitation ! Peux-tu commencer par te présenter toi, tes activités et ton entreprise ?

Salut, moi c’est Nicolas Mahier alias Tekbu_FLP. Depuis tout jeune, je suis passionné de musique… j’ai commencé par apprendre la guitare et le solfège quand j’étais en 6ème et je suis ensuite passé à la basse pour intégrer un groupe avec des amis.
J’ai découvert la musique électronique a peu près à la même époque (6ème), mais ça ne fais que 8 ans que j’ai commencé à produire de la musique électronique. Ensuite, au lycée c’est posé la question de l’avenir et, soutenu par ma mère, j’ai décidé de me lancer dans ma passion : la musique et le son !!
J’ai donc fait un bac SSI (spécialité science de l’ingénieur) qui m’a apporté beaucoup de connaissances niveau physique, électronique, électrotechnique et mécanique. Ensuite je me suis dirigé vers une école audiovisuelle, l’Arfis à Villeurbanne, où j’ai obtenu mon diplôme d’ingénieur du son et technicien du cinéma. À la sortie de l’école j’ai essayé d’être intermittent mais je n’ai pas réussi, j’ai donc ouvert mon entreprise.
Et depuis ça marche plutôt bien car je travaille dans tous ce qui touche de près ou de loin au son (prestation de tout type, location, réparation, vente, formation…).

As-tu monté des associations ou fais-tu parti d’associations en musiques électroniques ? Quel rôle y as-tu joué ?

Alors je n’en ai pas monté mais je fais parti de l’association « Tape du Pied » en tant que Dj et je travaille également avec elle en tant qu’ingénieur son quand il y a besoin (prestation avec système son). Je m’occupe aussi de gérer le côté technique avec les artistes que l’on invite et parfois je m’occupe de trouver des artistes à booker pour nos soirées.

D’où vient ton nom de scène ?

Mon nom de scène vient de mon surnom “Buche” car on me dit souvent que je ressemble à un bucheron ou une bûche (rire), ça doit être en parti à cause de la barbe (rire) et de mon amour pour la Techno en tout genre. Donc la contraction des 2 à donner “Tekbu”.

As-tu une résidence ? Comment procèdes-tu dans le démarchage de tes soirées ?

Alors non, je n’ai pas de résidence. Pour le démarchage des soirées, c’est soit l’association ou d’autres associations qui s’en occupent ou alors des organisateurs me contactent pour que je joue dans leurs évènements. Au début c’était pas facile mais maintenant je commence à me faire un nom et je joue régulièrement.

Quels sont tes petits plus sur scène ? Aimes-tu prendre des risques ?

Mes petits plus sur scène, j’essaye de proposer des lives qui sortent de l’ordinaire. Et oui, j’aime prendre des risques en testant de nouvelles configurations, comme par exemple faire un live en contrôlant mon ordi à distance avec une tablette et du coup jouer dans le public. Au début ça surprend, les gens se demandent où est le Dj mais une fois qu’ils comprennent, ils hallucinent et ça met une sacré ambiance. J’aime aussi prendre des risques en testant des nouveaux sons.

Tu es aussi un producteur, quelle est ta philosophie, ta conception de la production ?

Pas facile comme question, je dirais que le principal, c’est de raconter une histoire dans sa musique et de le faire bien.

Lorsqu’on va farfouiller sur ton Soundcloud (lien ci-dessous), on se rend compte que tu es un touche à tout et que les genres sont très variés. Comment décides-tu du style que tu vas créer, quels sont tes motivations ?

Ça dépend de pleins de choses. Parfois après une soirée où j’ai entendu un certain style, je vais me mettre à produire dans ce style. Sinon ça dépend de l’inspiration et des émotions du moment. Pour ce qui est des motivations, c’est pouvoir faire ressentir quelque chose au public et faire passer des émotions, raconter une histoire, qu’il y ai un échange entre ceux qui m’écoutent et moi.

Quels sont les petits trucs que tu aimerais encore améliorer dans tes productions ? Des choses que tu aimerais essayer ?

Il y a toujours des petits trucs à améliorer dans mes productions, quand on est perfectionniste on trouve toujours à redire.
Après ça dépend pas mal du style et de ce qu’en pense ou comment réagit le public. Bien souvent après une soirée où j’ai joué, je vais vouloir modifier quelques passages d’un de mes lives car je me suis aperçu en le jouant que certaines choses ne fonctionnaient pas. Sinon, j’aimerais bien essayer d’explorer de nouveaux styles et faire des tracks avec d’autres artistes, c’est comme ça qu’on progresse le plus et qu’on apprend de nouvelles choses.

Développes-tu des prestations live ? Préfères-tu jouer en tant que liver ou Dj ?

Oui, je ne fais quasiment que du live, donc je développe ce genre de prestations. Comme je l’ai dit avant, j’essaye d’apporter une touche d’originalité. Par exemple, j’ai un live avec un ami (Ness_FLP) ou je joue de la Trance Prog et lui, par-dessus, joue de la batterie électronique et des percussions en live.
Après, c’est difficile de répondre à la deuxième partie de la question, ça dépend du style et de la prestation. Je suis aussi Dj pour des rappeurs (Eurêka et Tonton Joker NDLR), donc ça n’a vraiment rien à voir avec les soirées Electro et ce n’est pas le même plaisir.
Donc je dirais que je n’ai pas vraiment de préférence, même si c’est toujours très plaisant de jouer ses propres créations.

Tu as créé la société Octopus Sound, quel a été la volonté première et comment t’en sors-tu dans une branche aussi difficile que l’industrie musicale ?

La volonté première quand j’ai créé mon entreprise, c’était de pouvoir bosser en toute légalité en faisant ce que j’aime, sans pour autant faire tout le temps la même chose.
Comment je m’en sors? Et bien j’ai travaillé dur sans forcément compter les heures et comme c’est aussi une passion, je me documente tout le temps pour apprendre de nouvelles choses. Au début c’était pas forcément facile, mais maintenant je me suis fait une réputation et un réseau donc je m’en sors plutôt bien. En fait le truc c’est qu’une fois que les gens voient que tu bosses bien, ils te reprennent et n’hésitent pas à en parler autour d’eux.

Tu as de nombreuses activités au sein de ton entreprise : prise de son, mixage, mastering, sound design, etc… Laquelle préfères-tu et laquelle est la plus intéressante pour ton business ?

Encore une fois c’est une question difficile, je crois que j’ai pas vraiment de préférence parce que ce que j’aime justement c’est la diversité. Si vraiment je devais choisir, je dirais que j’ai un petit penchant pour la sonorisation d’événements en tant qu’ingénieur du son. C’est la partie la plus intéressante pour mon business car c’est là que je me fais le plus de nouveaux contacts et aussi de clients potentiels. Je vais pas le nier c’est aussi ce qui me rapporte le plus d’argents jusqu’à maintenant.

Quels sont tes projets à venir ?

Beaucoup de projets à venir, autant au niveau de la musique qu’au niveau de l’entreprise (rire). Mais je dois garder le silence pour le moment car il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.
En tout cas ce qui est sûre c’est que ce n’est pas demain la veille que je vais arrêter de faire du son ou arrêter mon entreprise (rire) !!!!

Merci pour toutes ces réponses, le mot de la fin ?

Déjà merci à toi pour l’interview, merci aussi à tous ceux qui m’écoutent et me suivent.
Et puis j’espère que l’aventure continuera encore longtemps !!!! Pour moi la musique est vitale donc j’espère ne jamais devoir m’en passer et continuer à faire ce que j’aime (rire) !!!!

On the Web :
Tekbu :        Facebook | Soundcloud | Bandcamp
Octopus Sound : Facebook | Site
Soirée Back To The Rave du 23/11/17

ParRichard B

Pure Pulpe

Rencontre avec Pure Pulpe, un artiste complet qui accompagne ses mix d’instruments (percu électronique, djambé, vocal samples…). De part son expérience, son univers musical est extrêmement varié et il se différencie par la qualité de ses playlists en étant toujours à la recherche de pépites (Deep House, House, Electro, Soul, Funk, Nu-Disco…) avec un but précis : vous faire vibrer et passer des émotions qui transcendent le public.

Peux-tu te présenter et quel est ton parcours jusqu’ici ?

Je vis dans la région Rhône-Alpes depuis une vingtaine d’années. J’ai commencé à organiser mes premières soirées quand j’étais adolescent avec un copain d’enfance DJ Maille. Dès ma majorité j’intègre une salle House /Tech House ou je fais les warm-up et un an après, je deviens résident à l’Opéra de Chambéry en 1998. Par la suite je monte le groupe “Just Beginning” avec DJ Maille, Phil Torres et deux autres DJs : un concept de mix multi-platines de plusieurs  Djs simultanément accompagnés d’un saxophoniste et de deux percussionnistes. A la fin de mes études, je crée Pure Pulpe avec Aurélien De Conti : toujours ce concept de show multi-platines mais à deux, avec cinq platines et des boîtes à effets. On envoyait plein de morceaux, d’accapella, d’effets et de scratchs sur de l’Electro, le tout de façon millimétrée. C’était de très bons souvenirs et de belles dates dans toute la région Rhône-Alpes (Lyon, Annecy, Grenoble…) et dans le Sud de la France (Montpellier, Narbonne, Canet, Barcares…) où l’on commençait à avoir une solide réputation. Après, chacun a pris un virage différent. J’avais besoin de faire une pause et je me souviens très bien de la mouvance Tecktonik qui a accéléré ma pause musicale car je ne me retrouvais plus dans cette tendance. Aurélien se lançait dans l’aventure de gérant de club, ce qui lui a réussi aujourd’hui avec le Life Modern à Voiron.

Quel concept se cache derrière Pure Pulpe ?

Aujourd’hui, le concept est un peu différent, je suis seul mais j’accompagne mes mix, d’instruments live (Djambé ou d’un Pad Électronique de percussion) et toujours de vocales, de samples et d’effets. J’attache une grande importance à trouver des morceaux qui sortent un peu du lot même si certains titres sont parfois obligés d’être joués. Surprendre le public c’est pour moi la base du métier de Dj et malheureusement ça se perd. Je passe des heures à chercher des perles. A mes débuts, la musique était bien moins accessible sans téléchargement et avec des disques à 10/12€ pour un titre seulement.

Vis-tu de la musique ou as-tu un travail à côté ?

J’ai fait le choix, il y a bien longtemps, de ne pas être dépendant d’un seul métier. Je suis donc responsable commercial depuis plus de 15 ans. Vivre de sa passion demande énormément de sacrifices et ne jamais avoir de week-end devient pesant au bout d’un moment.

En soirée, comment organises-tu ta programmation ?

Ma programmation va dépendre de l’établissement, de la clientèle et de mes envies du moment.
J’aime commencer par de la bonne Deep House à sonorité Jazzy et je vais monter progressivement plus Groovy avec des lignes de basse qui te font remuer le corps tout seul. J’incorpore quelques bons classiques au milieu et je sors mes pépites du moment.

Comment pourrais-tu décrire ton style musical ?

J’aime énormément de choses : la House très Groovy, la vraie Deep House de Chicago, l’Electro, la minimal, la Progressive, la Tech House, le Nu-Disco, La Soul, le Jazz, la Funk, le Rock, les Classiques House…

Quels souvenirs gardes-tu de ta première soirée Electro ? Et de ta dernière ?

Ma première soirée Electro m’a énormément stressé, je mixais dans une salle dédiée à la House et la Techno : le Flydome à l’Actuel, à l’époque c’était au vinyle et j’ai tellement eu la pression avec le public que je n’arrêtais pas de trembler. Ma dernière ? Une ambiance de fou dans un petit bar à vin.

Quel est ton Dj préféré ?

Dario Dattis est l’artiste que je préfère depuis près de 2 ans : j’adore son groove.

Quel est ton top 3 des tracks que tu joues en ce moment ?

LTJ XPERIENCE : Bad Side

DARIO D’ATTIS : Try Moon

OLLY DAVIS : What you smoking

Quelle est la prochaine étape pour toi ?

Continuer à me faire plaisir, mixer dans plein d’endroits différents et donner du “smile” au clubbers. J’ai fait le choix cette année de privilégier la qualité plutôt que la quantité afin d’être plus percutant sur mes dates et toujours garder la notion de plaisir : c’est important de ne pas lasser les clients et toujours les surprendre.

Le mot de la fin…

N’oubliez pas que Dj, c’est avant tout mettre de la bonne musique. Surprendre ceux qui vous écoutent et prendre des risques !!!

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