Archive mensuelle septembre 2017

ParMathias D.

Mathias D. & Corx – La Vida (Spectrum recordings)

Encore une nouvelle sortie pour Mathias D. Après “La Petro” ou encore “Samburu“, c’est cette fois-ci aux cotés du jeune péruvien Corx qu’il collabore et nous sort une piste très tribale et puissante “La Vida“. Le morceau est déjà joué dans les show radios des plus gros DJs de la scène EDM  comme KryderGregor Salto, Dannic, Fedde Le Grand, Juicy M, Kenn Colt ou encore Nicolas Fasano.  Amateur des percussions et de la tribale, vous ne serez pas déçu !

La piste signé sur le label londonien  Spectrum Recordings et désormais disponible sur BEATPORT

ParHigh Potential

Tiago – Cofabril EP (AzTech Music)

Tiago, label manager de Fortwin records, signe sur AzTech Music un EP solide et profond, avec une mélodie et une percussion qui vous transportent aux confins du genre Techno. L’EP comprend 3 tracks originaux ainsi que 2 remix réalisés par John Sparks et Dyonix <<< >>> Tiago leader of the label Fortwin-records is passing through our label AzTech Music with a deep and solid ep, melody and biting percussion that will transport you on the edge of the techno line … it also included two remixes of talented John Sparks and Dyonix that have a bewitching universe. Take this as it should and fly you.

Beatport : 25/09/2017 (écouter <> listen to)

Tracklist

  1. Cofabril
  2. Cofabril (Dyonix remix)
  3. Capture
  4. Clockworks
  5. Clockworks (John Sparks remix)
ParHigh Potential

Reverb Event’s

Rencontre avec Evan Mayers, gérant du projet Reverb Event’s organisant des soirées en musiques électroniques à tendance underground sur la région lyonnaise.

Qu’est-ce que Reverb Event’s ? Quels sont vos principes et valeurs ?

Reverb Event’s se veut être novateur dans la création de projets événementiels atypiques, sur le thème de « l’underground music ». Dans ce cadre, nous avons à cœur de travailler avec la scène émergente pour créer la rencontre entre jeunes artistes locaux et artistes engagés, acteurs reconnus de la scène Lyonnaise et environnante et bien sûr le public.

Reverb Event’s valorise les DJs locaux : est-ce dire que leur moyens d’expression à Lyon sont aujourd’hui limités ? Qu’apportez-vous spécifiquement à ces DJs ?

Il est difficile aujourd’hui pour un artiste de se faire une place dans une ville comme Lyon qui est en mouvement perpétuel dans le domaine de la musique électronique. Lyon regorge de talentueux Djs qui n’auront peut-être pas la chance de voir le jour car ils n’ont pas assez de prods à leur actif, n’ont pas une assez grande notoriété pour monter sur une scène digne de ce nom : il manque de soutien, de contacts ou de ressources… Il n’est pas chose aisée pour un jeune Dj d’être à l’aise dans tous les critères qui sont demandés aujourd’hui pour réussir à se démarquer. Reverb Event’s contribue au développement de ces artistes en leur donnant accès à la scène sur Lyon et ses alentours et en leur permettant de s’exprimer face à un public dans les meilleures conditions possibles. Nous les soutenons dans la diffusion de leurs contenus sur Facebook, Soundcloud et Youtube en partageant leurs activités (DJ sets, dates). Cela peut également passer par la mise en relation avec d’autres professionnels tels que photographes, infographistes, etc.

Quels sont les DJs locaux à connaitre sur Lyon ? En quoi te touchent-ils plus particulièrement ?

Jusqu’à ce jour, j’ai eu la chance de rencontrer de talentueux Djs dotés, pour la grande majorité, d’une excellente maîtrise de leurs arts. Tous ont en commun l’envie d’avancer dans la musique électronique. Parmi les artistes qui m’ont spécifiquement marqué, je pense en premier lieu à ceux que je connais de longue date :

Maxime Timpano : c’est lui qui m’a initié au mix sur platines CDs. Il me suit et me soutient depuis plus de 10 ans déjà.

Juanito : il a su montrer qu’on pouvait mettre la barre toujours plus haut en partant de rien et que le travail finit toujours par être récompensé.

Ily : pour sa simplicité, son univers musical et son grand sens du partage tant musicalement qu’humainement.

Mickael Acosta : pour son enthousiasme et son énergie derrière les platines pendant ses sets House.

Tutti : pour ce qu’il a pu apporter au milieu de la nuit Lyonnaise, que ce soit en tant que Dj/Producteur qu’en tant que créateur d’événements.

Je peux encore vous citer Lecomte de Brégeot, Adriano Berthenet, Bryce Wax ana Roswell, Katze, Brothers In Arts, Kone, Bolly Cat, Taka, Dj Sage…

Reverb Event’s revendique une musique underground : quelle est votre définition de l’underground ? Quels types de musique valorisez-vous ? Avez-vous des liens avec les mouvements alternatifs underground type “free parties” ?

Deep house, Drum & Bass, Halftime, Jump up, Jungle, Liquid, Dubstep, Electronica, Downtempo, G-house, Hadrstyle, Hardcore, Hard Techno, House, Acid, Tribal, Soulful, Indie dance, Nu disco, Minimal, Deep Tech, Psy Trance, Dub, Tech House, Detroit Techno, Industrial : voilà ce que nous entendons par « undergound ». Reverb Event’s valorise surtout les artistes qui nous font voyager et qui ne s’enferment pas uniquement dans un style de musique électronique. Dans nos soirées, on peut commencer par de la Soulfull, progresser en Deep Tech et finir sur de la Techno. Nous valorisons et soutenons la musique électronique dans son ensemble sans être réfractaire au reste de la musique d’une manière globale. Qu’est ce qu’être underground ? Difficile de répondre ! On peut avancer surtout que c’est une question de point vue ! Qui est underground et ne l’est pas ? A quel moment le devient-on ou ne l’est-on plus ? Pour nous, “underground” est synonyme de convivialité et de partage ! La musique underground reste diabolisée par le public non initié qui se refuse à en faire l’expérience. Si Lyon est plutôt une ville réceptive à la musique underground, c’est loin d’être le cas par exemple à Vienne tout juste à 30 minutes de Lyon : ici, la musique underground est très peu représentée, voir inexistante ! Nous n’avons pas de liens particuliers avec le milieu free-party bien que d’une certaine manière, les deux univers sont intimement liés ; l’organisation est différente mais l’objectif reste commun : rassembler un maximum de monde pour partager un bon moment.

Pour Reverb Event’s, qu’est-ce qu’un évènement “atypique” ? Qu’est-ce qui fait l’originalité de vos events ?

Reverb Event’s souhaite offrir de l’originalité en proposant des évènements dans des lieux nouveaux et originaux. Nous prenons soin de choisir des lieux qui permettent de créer une ambiance particulière, de visibiliser les artistes et qui sont ouverts à une programmation musicale non fermée. La sélection artistique joue un rôle majeur dans l’originalité de nos événements : c’est grâce aux artistes et à leurs différents univers que nous pouvons véhiculer sur chaque event une ambiance unique.

Parle-nous du concept DAD Open air aux Barges ? Pourquoi dédier un event spécifiquement à la deep house ? Quel public fréquente ces events du dimanche après-midi ? Avez-vous le sentiment d’être une sorte d’after ?

Durant l’été 2014, j’ai travaillé aux Barges et j’ai eu l’occasion d’y découvrir un staff et une direction dynamiques et enthousiastes. Dans cet établissement, tout le monde s’implique afin d’offrir du spectacle et de la convivialité à ses hôtes. Après cette première expérience, la Direction fait appel à Reverb Event’s en juin 2017 pour organiser un event dédié à la musique électronique. C’était l’occasion pour nous de mettre en avant notre projet « Deep And Deep » (DAD) qui, contrairement à ce que peut faire croire le nom, ne se restreint pas à la Deep House. Nous avons pour objectif de faire découvrir et de montrer au public le spectre des différents genres de musique électronique. Les DAD ont lieu les dimanches après-midis et ne sont pas assimilés à des afters : c’est plutôt un rendez-vous estival pour passer un après midi sous le signe de la musique et de la convivialité. Nous invitons le public Viennois au voyage sur diverses sonorités électroniques tout en profitant de la terrasse des Barges et de son immense parc boisées en bord de Rhône.

Limitez-vous votre actions à l’agglomération lyonnaise ? Exportez-vous vos concepts ailleurs en France ? A l’étranger ?

A priori, nous n’avons aucune barrière géographique et nous surfons sur les connections que nous générons au fil de nos events. Le monde est vaste et rempli de culture, d’histoire et de décors merveilleux à faire découvrir. A ce jour, nous concentrons notre énergie sur la région Rhône Alpes qui offrent déjà de nombreuses possibilités.

Quels sont les 5 tracks ou albums que tu considères comme des incontournables de la musique électronique ?

Boris Brejcha & Ann Clue – Roadtrip (Fckng Serious, 2016)

Darmec – Malleable conscience (Naughty Pills records, 2015)

Dj Fronter & Eric Montero – Mazal tov (1605, 2015)

Alexic Rod & Colombo – Tic tac (Low Groove, 2017)

Simone Tagliabue – Caelum obscurus (Boogie recordings, 2016)

Quel est ton point de vue sur la musique électronique à Lyon ? As-tu le sentiment de travailler en partenariat ou en concurrence avec les autres organisateurs de soirées du territoire ? En quoi Reverb Event’s se démarque de ce qui se fait déjà sur Lyon ?

Lyon possède l’un des plus beaux plateaux artistiques de France ! Du moment que cette ville continuera d’œuvrer pour la musique électronique, qu’il y aura des hommes et des femmes passionnés pour nous faire partager leur passion, alors Lyon n’a pas de soucis à se faire. Pour ce qui est de travailler avec les différents orgas Lyonnais, je dirais que ça dépend desquels. Certains nous apportent leurs expériences, leurs conseils et la notoriété de leur nom là où d’autres préfèrent travailler en solo. Les relations entre orga restent des rapports humains : avec certains le courant passe et avec d’autres non. Mais je n’ai jamais ressenti d’animosité provenant d’autres orgas vis à vis de Reverb Event’s. On essaye de se démarquer sur notre rapport à la musique underground, à l’ambiance de nos soirées, aux choix des lieux comme dit précédemment.

Quels sont les projets à venir pour Reverb Event’s ? Ton mot de la fin ?

Autant se faire que peut, Reverb Event’s continuera à œuvrer pour la scène émergente en développant des collaborations rendant nos événements encore plus beaux et chaleureux. Nous savons que l’activité de Reverb Event’s est louable et comme d’autres orgas, nous apportons notre pierre à l’édifice pour faire avancer « l’underground ».

Retrouvez Reverb Event’s sur le web :

Crédits photos : Khony Wayne

ParMarius Sergent

Jimbo

Annécien, puriste de la musique techno originelle, celle qui cogne, membre du collectif « Laisse-Nous Ræver » et organisateur des soirées désormais célèbre « Techno Disorder », rencontre avec Jimmy !

Peux-tu te présenter ainsi que ton asso et les diverses activités qui te lient à la musique électronique ?

Je m’appelle Jimmy Delavay, j’ai 23 ans et je vis depuis toujours à Annecy, ma ville natale et de cœur. En dehors de la musique, j’aime le beau football, le cinéma et les burgers qui ne rentrent pas dans ma bouche ! Pour ce qui est de la musique, je me suis intéressé au métier de DJ depuis le début de mon adolescence et quand j’ai eu 15 ans, j’ai enfin pu m’acheter mon premier « set up ». J’ai donc commencé à animer les soirées de mes copains, des mariages, des petites dates en clubs, etc. En 2013, j’ai été sélectionné pour suivre la formation d’Animateur Musical et Scénique à Lyon à l’UCPA DJ School. J’en suis sorti diplômé, major de promotion et prix spécial du jury, pas mal non (rire) ?! C’était vraiment une expérience incroyable : je la recommande à tous les déterminés qui veulent apprendre ce métier. Enfin en novembre 2016, j’ai décidé de créer une association et me lancer dans l’organisation de soirées avec « Laissez-Nous Ræver ». Désormais, nous organisons une soirée « Techno Disorder » tous les mois/mois et demi et on est vraiment fier du résultat : 7 Sold Out consécutifs, des plateaux DJ de mieux en mieux chargés, des gens heureux d’être là, ultra respectueux et déterminés à en découdre avec le sound-system. Pour le moment tout baigne et on a hâte de voir jusqu’où on pourra aller !

Quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

A vrai dire j’ai rencontré la musique électronique dans le berceau via mes parents. Mais je leur dois un très fort héritage Rock/Hard-Rock. C’est plutôt The Doors, The Rolling Stones, AC/DC, Nirvana, Guns N’Roses et les Red Hot Chili Peppers qui ont bercé ma jeunesse, d’où mon goût pour le son costaud et psychédélique ! Le vrai tournant pour moi a été la sortie de « Satisfaction » de B. Benassi paru chez Submental record. Ce morceau m’a poussé dans le droit chemin je dirais, et suite à cela, je me suis penché sur Benassi et tous ses collègues. Maintenant, la musique électronique n’est pas une frontière à mes goûts musicaux,  j’apprécie aussi un bon son rap à l’ancienne, un Louise Attaque ou un Jamiroquai.

Peux-tu citer 5 tracks (ou albums) qui t’ont particulièrement marqué en musiques électronique ? Quels souvenirs te ravivent ces tracks/albums ? 

Alors comme cité précédemment, Benny Benassi a fortement marqué mon petit cerveau notamment avec les albums Hypnotica et Pumphonia, sortis en 2003 et 2004 sur les labels respectifs ZYX Music et D:Vision Records. Je prêchais la bonne musique à mes potes de collège en parlant de ces deux albums (rire)!

Le classique « I WANNA GO BANG» de Bjarki paru sur Trip Record : j’étais a Hypnotik (festival de musique électronique sur Lyon NDLR) 2015 lorsque Sam Paganini a lancé ça… Je pense que les murs s’en souviennent encore !

Meet Her At The Love Parade – Da Hool paru sur Kosmo Record : j’écoutais ça en boucle à l’âge de 3 ans, c’est sorti quand je suis né !

Deep Fear – Sidekick sur Net’s Work International : ça c’est le morceau que je mettais tous les soirs dans ma première résidence vers Lyon, un vrai classique du genre et qui fait bouger n’importe qui !

Enfin je terminerais par un gros track Techno, que j’adore jouer en tant que guest. C’est puissant, c’est envoutant et psychédélique, « Eomac – Spectre (Tommy For Seven Remix) » chez Killekill.

Quels souvenirs gardes-tu de ta première soirée électro ? Et de la dernière ?

Ma première soirée en tant que DJ était ma première soirée électro. C’était le 31 décembre de mes 16 ans, on a fait rentrer 150 personnes dans un appartement de 140m carrés. On est passés dans le journal (rire) ! C’était un moment incroyable, je n’oublierais jamais la folie qu’il y avait dans ce salon ! La dernière ? C’était la Techno Disorder bien sûr !

Qu’est-ce qui t’as motivé à devenir DJ dans la scène électro ?

Franchement, je dirais la passion pour cette musique, tout simplement.

Comment te positionnes-tu sur le débat vinyle vs CD vs MP3 ? Toi-même as-tu essayé diverses technologies ?

Je me positionne en tant qu’utilisateur de clefs USB, ancien utilisateur de CD et futur utilisateur de vinyles. Faut se le dire, le CD, c’est has been et pas très pratique. Le vinyle, c’est indémodable, physique et stylé. Maintenant, c’est la grande période des clefs USB/ Carte SD et tout le tralala. Personnellement c’est ce que j’utilise. Les gens qui crachent sur les autres car leur façon de travailler les énerve, j’ai envie de me moquer d’eux : pourquoi un support serait-il meilleur qu’un autre ? C’est souvent ceux qui utilisent des vinyles qui lancent ce genre de débat… mais faudrait-il encore savoir les caler pour pouvoir critiquer les autres !

Vous venez de réaliser la « Techno Disorder » 7ème édition, et selon mes sources, ça a encore été une réussite : comment est né ce projet ? Comment tout ça s’est mis en place au départ ?

Au départ, j’ai créé le collectif avec mon meilleur ami Rudy et mon petit frère Joey. J’ai moi-même investi de l’argent que j’avais mis de côté pour pouvoir organiser la première édition dans l’objectif de me rembourser avec les recettes. C’était un pari risqué mais réussi. Au bout de quelques soirées, mon meilleur ami a décidé de se retirer et nous avons continué l’aventure en famille, entre frère. Ce projet viens de moi, mais j’ai beaucoup de copains sur qui compter et avec qui je collabore, et c’est vraiment plaisant. J’espère qu’on va continuer comme ça longtemps !

Comment choisis-tu les têtes d’affiche de tes soirées ? Des artistes que tu aimerais avoir dans tes soirées ?

Nous les choisissons principalement d’après mes propres goûts principalement mais aussi ceux de mon frère, qui apporte cette touche « Industrielle » et plus violente en fin de soirée. Après vient la question du budget et de la disponibilité de l’artiste, mais en général nous arrivons à nos fins ! Vous vous en rendrez compte sur la saison 2017/18, les plateaux DJ vont normalement s’envoler !

Quelles valeurs diffuses-tu à ton public dans tes soirées ? Et as-tu le sentiment que le public est reconnaissant du travail que tu fais ?

Pendant un concert, ce que j’aime c’est partager et voir les gens kiffer. Alors peu importe qui j’ai devant moi : j’extériorise au maximum et j’essaie de faire transpirer ma passion et de l’étaler sur le front du public. En général ça marche bien, et j’ai toujours de très bons retours sur mes sets en soirée. C’est peut-être ça qui fait ma différence au-delà de ma musique : mon jeu de scène et mon énergie.

Quels sont tes projets à venir ?

Dans l’immédiat, vous allez très peu me voir car je suis blessé… A partir de mi-octobre, je reprendrais du service dans un bar genevois où je suis résident une fois par semaine. Je vais aussi entamer deux nouvelles résidences, une à l’Annexe (Lyon) et une au Chalet (Grenoble). Ces deux résidences sont des mensuelles, que l’on ajoute volontiers aux « Disorder » ! Nous avons des projets avec l’association, entre autre un festival sur le long terme, et des soirées en extérieur pour l’été prochain.

Ton mot de la fin ?

En espérant en voir un maximum d’entre vous à mes prochains concerts, et aux prochaines Techno Disorder bien sûr ! La Techno se consomme sans modération, le reste avec. Faites gaffe à vous !

Retrouvez Jimbo sur le web

Retrouvez Laisse nous Raever sur le web :

ParHigh Potential

Brothers Since ’93 – Travel (Voltage records)

Ladies & gentlemen !  Veillez à attacher vos ceintures et à relever les tablettes devant vos sièges car les Brothers Since ’93 sont aux commandes du Techno plane. Préparez vous au décollage pour un voyage de 9 minutes sur des sonorités Acid !

Le track “Travel“ sort sur Voltage records le label d‘Anna V.

Disponible sur beatport

ParMathias D.

Mathias D. – Samburu (Elegant Bastards)

Mathias D. nous apporte en ce mois de septembre, une nouvelle piste tech house belle et efficace, Samburu. Il rejoint désormais la famille du label français ELEGANT BASTARDS.  Déjà joué par Max Vangeli dans son émission de radio “NoFace Radio – Episode 059″, le tribal et le groove de ce morceau vous captiveront à coup sûr !

Le track est disponible sur BEATPORT


		
ParMarius Sergent

Guillaume Dugenet

Rencontre avec Guillaume, parisien multi-facette, patron du label Maquisards, co-organisateur du BPM Contest et aussi du Maquisards Festival… Rien que ça !

Salut Guillaume : peux-tu te présenter et nous expliquer les diverses activités que tu mènes dans le monde de la musique électronique ?

Je suis le directeur artistique du label Maquisards, label indépendant de musique électronique. Je suis également co-organisateur du BPM Contest (tremplin à destination des jeunes producteurs de musique électronique), et co-organisateur du Maquisards Festival (festival de musique électronique).

A propos du Maquisards Festival, comment est né ce projet ? Comment tout ça s’est mis en place au départ ?

Ce projet est né l’année dernière : nous cherchions depuis un moment un lieu pour créer notre festival. C’est Sébastien (label manager de Maquisards), la personne avec qui je travaille sur tous ses projets, qui a découvert les arènes des Saintes Maries de la Mer en venant en vacances. Il est tombé amoureux de La Camargue et nous nous sommes lancé ce défi cette année. Nous voulions créer un événement à taille humaine où musique et lieux atypiques se marient à merveille, tout en mettant à l’honneur les jeunes producteurs : telle est l’essence de Maquisards.

Quels sont les concepts que tu développes en organisation d’évènementiel ?

Nous apportons beaucoup d’importance au lieu et à la scénographie. Pour nous, c’est aussi important que la musique. Nous voulons surprendre les gens à chaque événement.

Quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre dans tes soirées ? Comment organises-tu ta programmation ? Donnes-tu la chance à de jeunes artistes ou artistes moins réputés ? Comment choisis-tu les têtes d’affiches ?

Les genres varient beaucoup en fonction des soirées. Nous avons des artistes très différents sur notre label, nous aimons la diversité de la musique électronique. Quand nous organisons une soirée, nous axons notre programmation autour d’un de nos artistes et de son style. Généralement, nous discutons d’abord avec lui/elle pour voir s’il/elle a des envies et nous essayons d’y répondre au mieux. Et enfin, nous invitons toujours de jeunes artistes où des collectifs locaux à venir jouer, c’est notre marque de fabrique.

Tu es aussi le patron du BPM Contest, qui est LE concours de référence en France pour dénicher les futurs talents en production de musique électronique : comment est né ce projet ? Comment tout ça s’est mis en place au départ ?

Le créateur du BPM Contest est Sébastien, la personne avec qui je travaille, et personnellement j’ai rejoint cette aventure en 2013. Le projet est né en 2011, avec l’envie de créer un label de musique électronique. Il s’est mis à organiser des soirées au Viaduc Café (dans le 12ème arrondissement de Paris) pour créer un réseau et commencer à signer des artistes. Et puis, il s’est dit : pourquoi pas inventer un tremplin pour découvrir de nouveaux producteurs ? Au début, tout se passait dans ce café. La formule était efficace, dans une ambiance du tonnerre, avec plein de rencontres professionnelles enrichissantes.
L’année d’après, on a eu envie de quitter Paris et de faire une tournée en Province. Depuis, chaque année, nous faisons une tournée en France.

Pour le BPM Contest, tu as des liens avec Trax ou encore Tsugi pour ne citer qu’eux : comment se passent les collaborations ?

Les collaborations commencent avec cette envie commune de donner une chance aux jeunes producteurs. Aujourd’hui, dans l’immensité d’Internet et le flot de musique qu’on y trouve, les jeunes producteurs, s’ils ne bénéficient pas d’un piston, ont beaucoup de mal à se faire repérer. C’est aussi le rôle de ces médias de faire découvrir de nouveaux artistes au public.

Le concours devient un prix Sacem en 2017 : quels changements cela vous apporte ? Quels avantages en retirez-vous ?

C’est une vraie reconnaissance pour nous de travailler avec la Sacem sur ce projet. Le changement important cette année, c’est qu’il y aura 2 prix remis aux producteurs choisi par le jury. Un prix BPM : le lauréat se verra offrir du matériel audio (un Moog SUB Phatty) et un accompagnement par notre label (sortie de disque, date de concert, etc.). Et un prix de la Sacem : le lauréat se verra offrir du matériel audio (une paire d’enceinte Eve audio SC207) et une résidence de travail en vue d’un enregistrement de disque.

Comment est recruté le jury ? Quelles consignes doivent-ils suivre ? Ont-ils des obligations particulières ?

Le jury est composé de professionnels de la musique, que ce soit des journalistes, des programmateurs, des artistes… Nous voulons un panel large de profils, avec diverses sensibilités et un rapport à la musique différent. La seule consigne est de prendre du plaisir à écouter et découvrir de la musique. Le jury ne se déplace pas sur la tournée : c’est très compliqué de gérer les disponibilités de chacun. Nous filmons et enregistrons toutes les sessions qui sont ensuite envoyées aux jurys. Nous avons créé une grille de notation composée de plusieurs critères (créativité, qualité de la production, technique du mix, performance scénique)  et le jury donne des notes aux producteurs.

Le fait de mettre en avant de jeune producteur et de les propulser sur des scènes importantes ne doit pas être facile à gérer : comment appréhendez-vous ces problèmes ?

Effectivement, ça n’est pas toujours facile de gérer de jeunes producteurs. Nous avons déjà fait jouer des artistes qui n’étaient jamais montés sur scène devant un public de 1500 personnes. Mais ça c’est toujours bien passé. Nous préparons en amont les prestations scéniques pour éviter au maximum les problèmes techniques sur scène.

Les vainqueurs des saisons précédentes sont-ils toujours en contact avec vous ? Vous remercient-ils du tremplin que vous leur avez fourni ?

Aujourd’hui, nous produisons 4 artistes sur notre label (Tez Cadey, KUB, Zuntyh & le duo Pantéone) et nous les avons tous découverts sur la tournée BPM. Nous gardons aussi contact avec les anciens participants : nous les programmons sur nos événements et continuons à les soutenir.

Ton mot de la fin ?

Un grand merci pour ton soutien.

Pour aller plus loin sur le web :

ParMarius Sergent

Yousk

Rencontre avec Ludo, aka Yousk, DJ de la scène nîmoise et montpelliéraine  participant, entre autre, à l’organisation du festival A-Nîmé avec Greg Delon !

Peux-tu commencer par te présenter ainsi que ton association A-Nimé Festival ?

Je suis Ludo, j’ai 31 ans, né à Nîmes. Je suis DJ depuis une dizaine d’années. Le goût de la musique et du « DJing » m’est venu vers l’âge de 16 ans avec mes premières sorties dans des endroits qui ont comptés « musicalement » sur la région. Je suis également président d’une association appelée « Reversed » que j’ai fondé en 2014 avec 3 amis d’enfance. On réunis en tout 4 DJs dans des genres assez différents allant de la Deep Pop à la Techno. J’ai pas mal tourné avec mon binôme FAK, notamment sur des belles dates comme UNITED au Zénith de Montpellier ou sur le Festival A-Nîmé. Je suis enfin membre de l’association « A-Nîmé ». Connue et reconnue sur la région, elle a été fondée en  2003 par Greg Delon (président de l’association et patron du label Way Of House NDLR) et Bastien Grine. Pour ma part, j’ai démarré comme client, dès la 1ere année d’ailleurs (j’avais 18 ans…) ; j’ai ensuite rejoints l’asso en 2014. Depuis 2 ans, j’essaie de m’investir de plus en plus aux côtés de Greg qui me fait confiance, notamment dans son organisation. C’est beaucoup de plaisir, mais aussi beaucoup de boulot. Avoir un Festival de musiques électroniques au Jardin de la Fontaine à Nîmes ou dans les arènes, ça a quand même de la « gueule »…

Yousk est ton nom de scène : peux-tu nous expliquer l’origine de ton pseudo ?

Ça vient d’un délire en soirée avec une amie… Elle m’a sorti ça en boîte (à cause d’une particularité que j’ai à mes yeux), puis mes amis proches ont commencé à m’appeler comme ça, et c’est resté. En Fait, c’est assez naturellement que j’ai commencé à tourner avec ce blase.

Peux-tu citer 5 tracks (ou albums) qui t’ont particulièrement marqué en musiques électronique ? Quels souvenirs te ravivent ces tracks/albums ?

Alors il faut en choisir que 5…

« Flesh and Bone » de The Hacker paru sur le label Différent. Pour moi c’est le plus grand track Techno, qui plus est produit par un Français. Il m’a marqué et me rappelle mes sorties à La Dune (club sur la Grande Motte) ou au Barlive (club sur Mauguio). J’en ai des frissons rien que de repenser au moment où on l’entendait avec le système son du mythique after montpelliérain.

Un peu dans la même lignée, le « Galaxy » d’Axel Bartsch paru sur le label Kompakt Elektra. Un peu pour les mêmes raisons aussi. Je trouve ce track extraordinaire.

Ensuite, pas seulement parce que c’est un « pote », mais surtout parce qu’il a marqué ma génération, le « Where r U » de Bastien Grine paru sur le label K2. C’est vrai, je suis très « Barlive » dans mes influences, mais pour moi, c’est vraiment la meilleure époque concernant la musique électronique dans notre région. Je ne tomberai pas dans le cliché de dire « c’était mieux avant… », mais quand même…

Plus récemment, le « Solitary Daze » de Maceo Plex et Gabriel Ananda paru sur le label Ellum Audio… Pour moi un des meilleurs et un des plus marquant depuis 2010.

Il m’en reste un c’est ça ? Ben je vais dire plus récemment, un track de Pig&Dan « Eagles from space » du label Bullet:Dodge, parce que j’adore ce duo et il n’y a pas un set Techno où je ne le joue pas…

Comment es-tu rentré en contact avec la musique électronique ?

Grâce à mes premières sorties au Jacquart Club à Bellegarde (j’avais 16 ans…). Ce lieu était une institution de la fin des années 1990 et au tout début des années 2000. C’est là que j’ai vraiment commencé à m’intéresser à la House. J’écoutais beaucoup de Funk et de Hip-Hop US à cette époque. Ensuite, lorsque j’ai découvert La Dune à la Grande Motte et le Barlive un ou 2 ans plus tard, c’est là que j’ai vraiment ressenti le besoin de « toucher » à la musique électronique. J’étais fasciné par la communion entre le DJ et son public. Ça jouait que sur vinyle à l’époque. J’adorais le contact des platines et des disques.

Pour toi, c’est quoi un bon DJ ?

C’est justement ce que je disais… C’est la communion entre le DJ et son public. Le fait pour le DJ de capter le public et d’arriver à l’amener là où il veut. Le plus important, c’est de prendre en considération les gens que l’on a devant nous, et de leur transmettre une émotion. On ne joue pas seulement pour nous…

As-tu un statut professionnel ? Vis-tu de la musique ou as-tu un travail à coté ?

Alors oui, je suis auto-entrepreneur. Je vis de la musique depuis un peu plus d’un an. Ça s’est pas mal accéléré ces derniers mois… J’espère pouvoir augmenter encore plus mon activité. C’est vraiment sur mes dates, sur les projets et avec la musique que je m’épanouis le plus.

Pour ta 2ème casquette dans le monde de la musique électronique, tu es aussi l’organisateur de l’A-Nimé Festival. Comment est né ce projet ? Comment tout ça s’est mis en place au départ ?

Je donne un coup de main dans l’organisation… L’organisateur est Greg Delon, depuis 2003. Mais c’est vrai qu’il me donne de plus en plus de responsabilités dans le festival. Sans oublier mon binôme MAOU sur A-Nîmé. C’est vrai qu’on bosse de plus en plus en « trio » sur ce festival. Il y a aussi Bastien (Grine) qui gère la partie trésorerie. Puis on a tous les bénévoles qui nous accompagnent, et sans qui le festival n’existerait pas. Cette année c’était la 13ème édition, sûrement une des plus compliquée à organiser. Mais j’espère vraiment que ce festival va encore perdurer. Je pense qu’il est vraiment très important pour la ville de Nîmes et pour le public qui nous suit. On sera encore là en 2018.

Quels sont les concepts que tu développes en organisation d’évènementiels ?

Sur A-Nîmé, on essaie vraiment de concerner tout le monde. Il y a le festival en lui même. Mais à coté de ça on a les Apéros Techno où l’on fait jouer le maximum de DJs de la région, confirmés ou amateurs. Les sessions « MAO » pour les producteurs. Mais aussi les A-Nîmé Kids pour les enfants de 6 à 15 ans. Et enfin la SILENT PARTY : le concept d’une musique « en silence » en plein cœur de Nîmes, ça c’est vraiment excellent ! Le but est de toujours partager et vivre quelque chose avec les gens que l’on croise.

Comment organises-tu ta programmation ?

Alors pour Reversed, c’est très « Techno ». On essaie de toucher un public spécifique. Par contre pour A-Nîmé, on est beaucoup plus éclectique, de la Pop à la Techno. En 2015, dans les arènes on avait Synapson, Joris Delacroix, The Avener… Puis en 2016 et 2017, on a fait venir des artistes comme Louisaah, Anna, Danny Daze, Barnt, Axel Niggemann. Au départ on définit un projet et un lieu… C’est cela qui, derrière, conditionne le plateau que l’on veut proposer.

Quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre dans tes soirées ?

Pop, Deep, Tech House, Techno… Mais aussi un peu de Disco et de sons plus Funky. On n’est vraiment pas fermé sur un genre spécifique. Pour nous, l’essentiel c’est que les gens repartent avec une bonne vibe de nos soirées, tout en gardant une certaine identité que l’on s’est créée avec le temps.

Merci à toi pour ces réponses, le mot de la fin ?

Merci à vous pour cette entrevue, et espérons que l’on se recroise sur une de nos soirées ! Et vive la musique ! (rires)

Retrouve Yousk, A-Nimé Festival et Reversed sur la toile :

ParAxel Nirka

Fucking Elektro

A partir de septembre 2017, Interaktion Elektro Projekt développe un partenariat avec l’émission Fucking Elektro diffusée sur la radio FM associative Grésivaudan à Crolles (38). Rencontre avec Richard B, co-fondateur avec Matt C de l’émission.

Comment est né le projet de votre émission “Fucking Elektro” ?

Le projet est né d’une discussion au travail avec Mathias qui était mon chef : on en est venu à parler de musique, de mix et de notre passion commune pour le DJing. Mathias avait déjà bossé en tant qu’animateur sur radio Grésivaudan. Il m’a proposé qu’on s’associe pour monter l’émission « Fucking Elektro ». On a rencontré Eric Labaj (responsable  de la radio) qui nous a accueillis les bras grands ouverts ; notre première émission a commencé en mars 2014.

Quel est le concept de l’émission ?

La première année, le concept était basique : nous avions une heure d’antenne tous les vendredis de 19h30 à 20h30 et nous mixions en direct à la radio. Le style musical était 100% électro en se donnant comme objectif de passer un bon moment entre potes et de faire découvrir notre univers aux auditeurs. Sur la saison 2015-2016, nous avons changé de créneau horaire (22h – 23h). Nous avions envie de faire grandir l’émission et nous avons commencé à inviter des guests pour mixer en direct. Cela a permis de faire connaitre l’émission ainsi que la scène locale, de nous enrichir musicalement avec la découverte de nouveaux styles (Techno, Tech House, Deep…). On a aussi appris de nouvelles techniques de mix en observant nos invités, on a considérablement élargi notre réseau et on a pu démarcher des lieux pour mixer. Le premier DJ à nous avoir fait confiance a été Chriss Palmer en octobre 2015 : c’est un peu le parrain de l’émission dont nous sommes fiers et reconnaissants. La saison 2015-2016 nous a permis d’inviter 7 DJs. Depuis 2016, Fucking elektro est devenu populaire auprès de la scène locale (18 DJs invités cette saison) et pour la première fois, on a dû refuser des sollicitations. On ne voulait pas faire une émission centrée uniquement sur des guests car nous aimons également mixer. On gère désormais un planning à l’année conciliant l’invitation de guests et des mix en B2B de Mathias et moi-même.

L’émission est toujours en direct : comment arrivez-vous à gérer votre antenne en terme de contenu et au niveau technique ?

Le direct, c’est ce qui nous plaît : on est sans filet et parfois on a des couacs pendant nos sets mais c’est le jeu. En terme de contenu, on se donne juste une trame du genre « vendredi, on se fait un set house » et puis c’est tout. Chacun bosse de son côté pour sélectionner ses titres. Ainsi, c’est toujours une surprise pour l’autre quand on mix ensemble. On a chacun notre univers musical et on se complète. C’est arrivé une seule fois qu’on ait quasiment la même playlist : on a dû improviser et s’adapter en plein direct pour trouver d’autres sons (rires). Pour ce qui est de la technique, on a l’avantage d’avoir un régisseur son pour notre émission : on arrive au studio, on branche nos régies, il nous fait les réglages du master et du micro. Il s’occupe de diffuser l’émission, de créer les podcasts et de les mettre en ligne sur le site de la radio après chaque émission. Nos podcasts sont téléchargeables gratuitement pendant une semaine. Notre régisseur fait un boulot monstre et on tient à le remercier. On a bossé avec Gérard L’Espérance de 2014 à 2016 et désormais, c’est Geoffrey Alarcon qui a pris la relève.

Comment choisissez-vous les guests de Fucking Elektro ?

Pour le choix des artistes, c’est assez simple : ce sont majoritairement des artistes locaux entre Grenoble et Chambéry (mais pas que) avec des univers musicaux et des techniques de mix différents afin enrichir l’émission. On donne également la chance aux DJs qui débutent. On souhaite qu’il y ait une vraie démarcation entre nos sets et ceux des guests sans pour autant leur donner de directive musicale. Et ça matche bien ! On tient d’ailleurs à remercier Chriss Palmer (38) , Gianni D. (38), Greg Mallone (38), Artokss (38), Juanito (38), Funky Trash (38) , Shafran (38), Marc Padovani (73), Florian Berardi (38), Sebastien Nox (26), Lewis Lastella (38), Bongo Beat (73), Axel Nirka (38), Mickael Kardy (38), M’O Play (38), DJ Deal (73), Dee Djo Anselmo (38) et Eresi (38).

Après plusieurs années à l’antenne, comment faites-vous pour vous renouveler, ne pas être “blasés” ?

On ne se lasse jamais car chaque émission est différente de la précédente : il y a toujours ce suspens de « mais que va jouer l’autre ? » et d’enchaîner derrière. Et puis le fait de faire venir des guests crée une vraie coupure d’une émission à l’autre. ; ça nous laisse le temps de trouver des nouveaux titres pour les émissions d’après (rires). Faire venir des DJs, avec des univers différents, nous a permis de nous essayer à d’autres genres et techniques de mix. Au début, on jouait essentiellement de l’Electro House. Aujourd’hui, on peut proposer aussi des sets House, Tech House, Deep… Et ça nous plait énormément de varier.

Comment voyez-vous l’évolution du média par rapport aux nouveaux modes de consommation de musique ? La FM n’est-elle pas dépassée aujourd’hui ?

Je pense que la FM aujourd’hui doit être un complément aux autres médias et aux nouveaux modes de consommation. Quand on décide de faire une émission radio, on est obligé d’être présents sur les réseaux sociaux (en utilisant Facebook live par exemple) et de faire des évènement régulièrement. Je ne pense pas que la FM soit morte mais je pense qu’actuellement, il faut la consommer différemment d’il y a 20 ans.

Vous êtes DJs : quel style affectionnez vous le plus? Comment faites-vous votre choix de tracks ?

Matt C est orienté EDM, House et de plus en plus Techno. Pour ma part, je suis plutôt tourné vers l’EDM et de plus en plus House. Le choix des nos tracks se fait au feeling : on est abonné à pas mal de chaînes Youtube, on écoute ce qui sort sur les plateformes de téléchargement type Beatport, on parcourt les palylist des DJs… Et dès qu’un titre nous plaît, on le récupère.

Quel est votre meilleur souvenir d’émission ?

Pour Matt C, ça reste nos sets en B2B où chacun balance ses tracks pour surprendre l’autre. Pour moi, c’est difficile de me limiter à un seul choix… Mais je dirai nos B2B avec les guests.

Avez-vous une anecdote croustillante à nous rapporter durant Fucking Elektro ?

Lors d’une émission toute notre playlist préparée sur Rekordbox a disparu : il a fallu qu’on improvise… Mais c’est là que le métier devient intéressant ! Il nous est arrivé aussi une fois de faire venir du public durant l’émission afin de prolonger la diffusion à l’antenne (sans autorisation) jusqu’à minuit ! On a pris la place de l’émission d’après mais c’était pour nous un moment magique : tout le monde était à fond dans les studios et le public sur Facebook a vraiment apprécié !

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui voudrait passer sur votre antenne ?

Nous n’avons pas la prétention de donner des conseils aux autres… Mais venez détendus, préparez bien vos sets en amont afin qu’il n’y ait pas de mauvaises surprises durant l’émission. Tout le contraire de nous à nos débuts (rires).

Quels sont vos projets à venir ?

La saison s’est terminée fin juin et on reprend en septembre après des vacances bien méritées. On va continuer à faire découvrir de nouveaux talents aux auditeurs. Amis DJs, n’hésitez pas à nous contacter pour venir faire un set chez nous. On aimerait bien développer les lives en extérieur : on a déjà fait cette expérience en 2016 avec une émission en direct au Trocadéro à Grenoble (38) avec Artokss en Dj set. Mathias et moi-même souhaitons également développer nos prestations DJ en dehors de la radio : depuis 2017, on commence à faire quelques soirées privées.

Retrouve Fucking Elektro et Mattc C vs Richard B sur le web :