Archive mensuelle juin 2017

ParHigh Potential

Adrian Wreck

Adrian Wreck : quelle est l’origine de ton nom de scène ? Qu’est-ce qui t’a motivé à devenir un artiste de la culture des musiques électroniques ?

A la base, j’ai sorti mes premiers morceaux sous le nom d’Adrian, des morceaux très violents, noirs… C’était mes premiers pas dans la musique électronique. Mais c’était difficile de me trouver sur Internet. Aujourd’hui, Internet occupe une place très importante dans la communication : j’ai donc complété mon nom afin de sortir des homonymes et d’avoir une identité entière. Wreck (« épave » en anglais) est lié à mon histoire, en particulier à cause d’un grave accident de voiture dont j’ai été victime avec des amis en 2011 : j’ai frôlé la mort. J’ai subi de nombreuses opérations, surtout orthopédique. Cet événement a eu une énorme influence sur ma vie, ma vision des choses. Artistiquement je n’ai pas le recul pour savoir si ça a changé quelque chose à mes projets, c’est inconscient.

 Tu es originaire d’Angoulême : comment se porte la culture électronique locale ? Y a-t-il des lieux électro incontournables à Angoulême ?

Angoulême est une petite ville : la scène électro est très discrète, tout est donné au festival de la bande dessinée qui a une importance majeure pour la ville. Nous avons une super salle de concert, la Nef : la programmation n’est pas orientée musique électronique, il y a quelques concerts électro mais peu ; c’était plus rock et autres pour ratisser large. Un ami est en train de monter un festival de musique électronique sur Angoulême ; la première édition sera fin septembre, “les InsolAntes” un gros projet. J’attends la programmation avec hâte, une nouvelle raison pour moi de descendre sur Angoulême !

Tu es très influencé par la french touch 2.0 : peux-tu nous en dire un peu plus sur ce concept ? Peux-tu nous citer 5 tracks/albums que tu considères comme des incontournables du genre ?

Ce qui me plait dans la musique électronique, c’est la recherche sonore, avoir un son sculpté avec des riffs qui groovent à mort, et rajouter à ça des sons distordus ou très percutants, synthétiques, entêtants : j’adore cette recherche. Je n’écoute pas que ce style musical, j’adore un peu tout en fait, surtout le rock et toutes ses variantes. Mais voilà pour moi des titres exceptionnels en électro :

Plaid – Where? (Aniplex, 2006)

Aphex Twin – Windowlicker (Warp records, 1999)

SebastiAn – Head/Off (Ed Banger records, 2006)

Leila – Mollie (Warp records, 2008)

Siriusmo – Das Geheimnis  (Monkeytown records, 2010)

Concernant des albums de fous :

Prefuse 73 – Extinguished: Outtakes (Warp records, 2003)

Jackson and his Computer Band – Smash (Warp records, 2005)

Igorrr – Nostril (Ad Noiseam, 2010)

Clark – Feast / Beast (Warp records, 2013)

Amon Tobin – Permutation (Ninja Tune, 1998)

Sur scène, es-tu plutôt en mode live ou DJing ? Quel matériel utilises-tu ? Qu’est-ce qui selon toi fait la particularité de tes prestations sur scène ?

J’ai rarement eu l’occasion de me produire sur scène, mais quand je mixe, je suis sur Ableton Live que je contrôle avec une MPD32 (un pote, NEUS, habitué de la scène, m’a montré son setup et j’ai halluciné sur les possibilités que ça apportait).

Quelle est ta philosophie dans la production ? Es-tu plutôt du genre spontané ou réfléchi ? Analogique, numérique ou les 2 ?

Quand je produis, je commence par du spontané, genre je fais un peu n’importe quoi, jusqu’à tomber sur une mélodie que je pourrais faire tourner en boucle pendant des heures ; ensuite je construis autour, beaucoup moins spontanément. Pour moi, un morceau, ça peut prendre quelques heures à produire, parfois ça peut prendre des mois… Je travaille avec un Korg MS20, un Virus TI, du coup analogique et numérique, que je séquence sur Logic Pro 9.

Tu as signé notamment sur les labels So French records et Spectrowave records : quels liens particuliers as-tu tissé avec ces 2 labels ? Est-ce une volonté de ta part de rester éclectique en faisant de la house et de la techno en mode french touch 2.0 ? Y a-t-il des labels sur lesquels tu aimerais signer ?

Sur So French, je sors tout mes projets club, french touch, les morceaux les plus accessibles possibles. Ça fait longtemps que suis avec ce label : le lien est plus amical que musical. Sur Spectrowave, je sors les projets plutôt orientés techno. Je prends énormément de plaisir à faire de la techno, bien que la mienne ne soit pas forcément la plus répandue. Là-dessus, je vais vraiment bosser le son, le design, alors que sur So French, je vais mettre l’accent sur la mélodie. C’est finalement ce qui différencie ces 2 styles musicaux. C’est une chance pour moi de pouvoir jouer sur ces deux tableaux et d’être soutenu. Les deux labels que je suis depuis toujours sont Warp Records et Ninja Tunes, mais les places sont très chères et leur direction artistique très pointue. Ils m’inspirent mais signer chez eux serait assez incroyable, difficile à imaginer. J’ai beaucoup de liberté avec les 2 labels avec lesquels je travaille et je tiens à la garder.

Quel est ton point de vue sur le commercial et l’underground en musiques électroniques ? As-tu déjà mis les pieds en free-parties ou dans une soirée EDM ?

Le commercial, pour moi, c’est de la conserve alors que l’underground c’est de la gastronomie… J’ai déjà mis les pieds dans ces genres de soirées : les free-parties c’est assez drôle ! Les gens ne se prennent pas la tête, profitent ; les soirées EDM, le peu que j’ai pu en faire, c’est du m’as-tu vu… Je suis moins branché soirée EDM même si le sound-system est de qualité.

Tu as 30 ans aujourd’hui : qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour les 30 prochaines années concernant ta carrière artistique ? Comment vois-tu l’évolution de la musique électronique ?

Pour l’avenir, on verra ! Mais je continuerai à m’évader avec la musique, et à en faire profiter ceux qui aiment. L’évolution de la musique électronique, c’est surtout dans les outils : c’est toujours plus facile et intuitif de faire du son, très accessible, et c’est chouette ; mais je pense que quelque soit les moyens, ne ressortiront que les choses originales, inattendues et personnelles.

Quelles sont tes actus à venir ? Ton mot de la fin ?

Pour l’actu, je sors actuellement un EP sur Spectrowave records, le 30 juin 2017 en digital ! Pour le reste, je suis sur un EP qui tournera autour des 4 éléments : du coup 4 morceaux, plutôt downtempo… On verra où ça tombera ! Mon mot de la fin : Ping !

Retrouvez Adrian Wreck sur le web :

ParAxel Nirka

Dolby-D

Rencontre avec Dolby-D, fondateur du label Dolma rec.

Qu’est-ce qui t’as amené à la musique électronique?

Mes influences musicale déjà et surtout le fait de pouvoir faire de la musique seul à la maison.

D’où te vient ton pseudo plutôt orienté cinéma?

Oui, je suis un cinéphile : Dolby vient des amplis de cinéma et le D a la fin vient de David.

Peux-tu nous décrire ton parcours depuis tes débuts?

J’ai commencé à mixer au début des années 90 lors de soirées privées dans le Sud. Par la suite, avec mon ordinateur Amiga, je me suis mis à la composition. 2 ans plus tard, mon premier track se retrouve sur une compilation CD de Lyon. Après, tout s’est enchainé : vinyles, compil pour Skyrock , labels… Plus de 20 ans après, j’ai toujours la même passion !

Depuis le temps que tu joues, comment arrives-tu à te renouveler et ne pas te lasser?

Pendant 15 ans, j’ai essentiellement fait du live. Mais depuis la création du label Dolma rec, j’ai arrêté pour faire exclusivement du mix. Cela me permet de jouer de tout et de changer plus facilement ma playlist.

Tu commences à bien t’exporter pour jouer : comment t’y prends-tu pour trouver de nouveaux plans de soirée? Quel est ton public préféré?

Trouver des plans devient très difficile : trop de DJ’s sont présents dans le milieu. Pour cela, je bosse beaucoup sur la promo et les newsletters. Mon public préféré ? Les fêtards !

Tu composes pas mal de tracks : avec quoi travailles-tu? Comment te vient ton inspiration?

Je travaille avec des vieux logiciel comme Acid Pro et Orion Pro. J’aimerais passer sur Ableton mais je n’ai pas beaucoup de temps pour apprendre les bases du logiciel : bientôt j’espère. Mon inspiration vient avec n’importe quoi : un beat, un son ou une soirée avec un mix que j’ai écouté.

DJ ou compositeur: que préfères-tu faire entre les deux? Aurais-tu des conseils à donner aux jeunes DJ’s qui se lancent?

Entre les deux ? Aie, aie, dur car j’aime faire les deux : construire un track me donne autant de plaisir que de jouer en soirée. Pour les conseils : avoir la passion du son , un style à toi et ne pas avoir peur de passer du temps. Le travail paye un jour ou l’autre.

Tu as fondé Dolma rec, ton propre label: comment cela s’est passé? As-tu rencontré des difficultés?

L’idée de Dolma rec est née de mon envie de fêter mes 20 ans dans la musique. Je ne connaissais rien à la création d’un label et un jour, dans une tournée, j’en ai parlé à Sheef Lentzki avec qui j’avais déjà fait 2 EP sur son label Phantom rec. Avec sa connaissance en la matière, l’aventure a démarré très vite en janvier 2014 : Mag tient le rôle de designer et moi plus le coté artistique.

Aurais-tu des conseils à donner pour ce type d’entreprise?

On vit une époque où l’on trouve énormément de labels. Pour sortir du lot, il faut de super tracks qui seront joués et playlistés par les DJ’s. Il faut communiquer beaucoup avec la promo, les réseau sociaux, Youtube et autres … Et puis surtout prendre du plaisir à faire ça parce que gérer un label prend beaucoup de temps, voire plus que faire du son en studio!

Comment choisis-tu les artistes qui signent sur ton label? Quels sont tes critères de sélection?

Avec plus de 20 ans dans la musique, j’ai la chance d’avoir des contacts qui ont gentiment accepté de rejoindre Dolma rec ; mais que ce soit un artiste reconnu ou non, cela ne change rien du moment que le son correspond au label.

Tu as sorti un album en mai : peux-tu nous en dire un peu plus? Y a-t-il des featuring ou as-tu travaillé tout en solo?

Effectivement, j’ai sorti en mai mon nouvel album en CD sur Dolma rec, et en juin pour la version digitale. Sur cet album, on retrouve plusieurs influences : de le techno de Detroit a la techno pour le dancefloor. Je suis un habitué des collaborations mais cette fois-ci, la seule collaboration que j’ai faite est celle avec Gayle SA : ça faisait un moment qu’on voulait travailler ensemble. On retrouve aussi 3 EP tirés de l’album remixés par Fatima Hajji, Dave Tarrida, Fixon, Darmec, Sin Sin, 2Bee, Dave The Drummer, Resistohr (le nouveau projet de Pet Duo) et bien d’autres…

Aurais-tu une anecdote croustillante à nous raconter?

Une soirée dans le Sud de la France où je devais jouer : arrivé sur place avec ma compagne, on s’est rendu compte que c’était un club échangiste et que les gens présents étaient la plus pour faire des échanges qu’écouter de la techno!

De quel projet es-tu le plus fier avec le recul?

Mon premier vinyle, les collaborations avec les artistes avec qui j’ai toujours rêvé de travailler et bien sur Dolma rec!

Que peut-on te souhaiter pour 2017?

De faire danser les gens encore et encore !

Retrouvez toute l’actualité de Dolby-D sur le web:

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ParHigh Potential

08/07/2017 Showcase Fortwin records @ F2 (42)

Fortwin-Records vous invite à une pure soirée basé sur des rythmes techno. Venez découvrir les artistes du label :

JETO ZORUS (Metz) /// TAWA GIRL (Marseille) /// LO-K (Montpellier) /// TIAGO (St Étienne)

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JETO ZORUS

Dj résident des Metz Electronique Festival, compositeur et remixeur signé sur plusieurs labels internationaux (Subwoofer / Oxytech / Krunch / Fortwin / Jambalay-CBJ / Hybride), Jeto Zorus partage sa passion des musiques électroniques à travers des sets progressifs alliant une sélection poussée à une technique douce et précise.

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Lo-K

DJ/producteur du Sud de la France. Il commence sa carrière musicale à 14 ans via la culture hip-hop. Il découvre par la suite le monde de la nuit et développe un intérêt particulier pour le DJing. Il fréquente assiduement la Villa Rouge à Montpellier avant que son frère ne le pousse à aller de l’avant, à croire en lui et à développer sa passion pour la musique. En 2013, Lo-K fait ses premiers pas en tant que DJ au SoundStationBar à Montpellier lui permettant de développer sa propre identité musicale. En 2014, Shade, résident de la salle techno à Villa Rouge lui offre la chance de partager son art à ses cotés. En 2016, Lo-K monte l’association Aim the MooN pour découvrir et faire partager sa passion pour la musique électronique. Il signe ses productions sur de nombreux labels tels que Subwoofer records / Teksession records / Basics avenue records / NTH 2015 records / Oxonium records…

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TAWA GIRL DJ et compositrice et remixer

Née en 1978, originaire du sud de la France, Marseille, cette jeune artiste en pleine ascension. Authentique passionnée par la musique électronique depuis son plus jeune âge, elle en a fait plus que sa passion, puisqu’elle joue désormais régulièrement en France et en Allemagne principalement.
Signée sur plusieurs labels tel que ELEKTRAX / YIN YANG / DOLMA REC / FORTWIN ect. Elle a su trouver son propre style et propose désormais une techno particulièrement énergétique et dansante mais surtout bien psychédélique. Tawa Girl a joué dans de différentes soirées électro comme Der Weibe Haze à (Berlin) Germany, MS TREUE (BREME) Germany, le Spartacus club (Marseille), L’Inox Club (Toulouse), le 4 Element à Paris, Exekuter festival, L’Officine (Paris), Bull Club (ST Etienne), la Followers,Techno Therapy, Collectif Silence for the Minimal, au Caffènoir, Belle Air, Baby (Marseille), Hop&Air, et aux cotés de Gayle San, Dario Soriano, Horn Porn, Boris Brejcha, Luke Slater, D’Jamency, Matt Minimal.
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TIAGO (Saint Etienne, FR)

TIAGO, originaire de Saint Etienne , officie comme DJ depuis 1994. Après des débuts classiques en club, il découvre la techno et réalise ses premiers sets dans des free party. Cette rencontre du monde électro underground agit sur lui comme un révélateur et le pousse à s’investir activement dans plusieurs collectifs. Très à l’aise techniquement sur tous types de supports (digital, vinyles, CD), TIAGO est un adepte des sets énergiques et verticaux. Capable de passer de la techno la plus groovy à des sons plus durs, on pourrait comparer ses prestations à celles de Dave Clark ou de Richie Hawtin . Artistes de prédilection : Rolando, Laurent Garnier, Josh Wink, Robert Hood, Dave Clark, Plastikman/Richie Hawtin, Kevin Saunderson, Djamency, Maxime Dangles, Marceo Plex et bien d autres.

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F2 – 22h30/02h30

2 Rue de la Ville – Saint-Étienne
5€ sur place

Les vestiaire a une capacité limitée de 20 places, au prix de 2€ la place. Prière de faire attention à vos affaires. La direction décline toute responsabilité en cas de perte ou de vol, hors du vestiaire. A partir de 01h, toute sortie est définitive.

Partenaire médias : Interaktion Elektro Projekt

ParHigh Potential

Gagne l’album “L’Odyssée part 1” de Mac Stanton (So French records) !

Interaktion Elektro Projekt, en partenariat avec So French records, te permet de gagner l’album de Mac Stanton « L’Odyssée part 1 ». Les gagnants seront tirés au sort et remporteront l’album CD ou numérique.

La participation à ce concours est terminée… Nos 2 gagnants sont :

Marius Sergent (73)

Arnaud Montet (33)

A propos de Mac Stanton

Mac Stanton, artiste français, musicien, pianiste de formation, né en 1977 en Allemagne, lance son premier groupe de musique en 2000, “Freshlovers”, groupe associé à deux autres artistes de l’époque, Player et Boss. En 2008, il lance le label parisien indépendant,“So French Records”, label House et French Touch, très actif ces dernières années, véritable tremplin pour la nouvelle scène française electro/house, ayant signé des artistes de talents comme Canblaster, Superfunk, The Supermen Lovers, Daxman, Vinter In Hollywood aka Savant. Mac Stanton est un artiste aux multiples influences. Il baigne dans les années 80 et son attirance pour le mouvement  « French Touch » dans les années 90 n’est plus un secret. Les Daft Punk , Alan Braxe et Air font partie de ses principales influences. Il remporte en 2012 le concours du prestigieux magazine, « Trax Magazine »,  « Mixe ta Route » donnant lieu à un article sur le Trax n°161 et à la présence de son remix sur le CD sampler de Trax. Playlisté et supporté par de grands noms du mouvement « French Touch » comme Kavinsky, Dj Falcon, Superfunk et Daxrider, il sort son premier album en 2013, « A Nos Amours », recueil sur son amour pour la house et la French Touch.

5 ans après, en mai 2017, alors qu’il fête ses 40 ans, il lance son deuxième album très prometteur « L’Odyssée  Lp » voyage musical dans le temps qui marque l’aboutissement de plus de 20 ans de carrière. « L’Odyssée » retrace un voyage dans le temps qui nous fait redécouvrir les influences de l’artiste mais aussi sa passion dévorante pour le mouvement « French Touch », une ode à l’amour et à la passion de l’artiste pour la musique.

A propos de l’album “L’Odyssée part 1”

Date de sortie : vendredi 26 mai 2017

Format : Digital, Vinyle, CD

Label : So French Records

Prix : 6€ en commande sur https://sofrenchrecords.bandcamp.com/

Mac Stanton présente son nouvel album, « L’Odyssée », opus qui se partage en 2 albums. Un premier album intitulé « L’Odyssée Part 1 » qui sortira fin mai sur le label So French Records et un deuxième album qui sortira durant l’année 2018, « L’Odyssée Part 2 ». L’album est un voyage musical revisitant les influences premières de l’artiste : du funk, du disco, de la pop à l’electro dur, de la synthwave, de la house de Chicago et de la French touch devenue une passion dévorante pour l’artiste. Une Ode musicale dont les sonorités nous plongent dans les films cultes des années 80, le thème de la science fiction et du fantastique sont abordés. Mac Stanton fait appel à tout son savoir faire dans ses productions. Il compose ses morceaux, à partir de synthétiseurs analogiques et utilise sa voix dans le vocodeur et la talk box. Il collabore dans l’Odyssée avec le groupe Superfunk sur l’un des titres forts de l’album « Stradivarius », clin d’œil au film « L’odyssée de l’espace », et fait appel à trois chanteurs de talent : Scott AF (Américain), Blondie et Andi (Françaises). Les titres abordent plusieurs genres musicaux, dont la pop dans l’excellent titre « Dance With Me » , de la house dans le « Can you feel it », du funk dans le « All Right », du disco dans « L’Odyssée », de la synthwave dans le fameux « Missing You », tout en gardant l’esprit de la French touch dans chacune de ses productions. Une Ode à l’amour et à la passion de l’artiste pour la Musique !

Tracklist de “L’Odysée part 1” :

  1. Stradivarius – Mac Stanton Superfunk (House/Electro)
  2. Can You Feel It – Mac Stanton (House/Deep house)
  3. Dance With Me Feat. Scott AF- Mac Stanton (Pop/Dance Electro)
  4. Dancing On Discovery – Mac Stanton (French House/French Touch)
  5. Disco Galactic – Mac Stanton (Disco House)
  6. All Right – Mac Stanton (Funk Electro)
  7. Everyday – Mac Stanton (French House/French Touch)
  8. Human Punk – Mac Stanton (French Touch/Electro)
  9. From The Heart – Mac Stanton (Disco House Filtered)
  10. Missing You Feat. Andi- Mac Stanton(Synthwave/Nu Disco)
  11. Night Vision – Mac Stanton (Synthwave)
  12. L’Odyssée Feat. Blondie- Mac Stanton (Disco House/French Touch)

Mac Stanton et So French records sur le net

ParHigh Potential

Maxime Laffon

Rencontre avec Maxime Laffon, érudit Montpelliérain de la Techno !

Maxime peux-tu te presenter en quelques phrases ?

Maxime Laffon, c’est mon vrai patronyme : je suis tout simplement passionné de musique. Dj/producteur depuis plus de 10 ans, très curieux de cet univers, j’ai acquis au fil des ans une culture musicale solide. Totalement connecté au monde qui m’entoure, j’ai une soif permanente de connaître la vie des artistes, les actualités musicales ou les nouvelles technologies. Grand voyageur, ouvert sur le monde, il m’importe de partir à la rencontre de nouveaux artistes, de nouvelles cultures musicales, de nouvelles tendances… L’univers est en perpétuel mouvement et je m’intéresse à ce tout qui se passe et se partage ailleurs.

Quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ?

Tout jeune, j’écoutais tout genre de musique. Sur d’anciennes cassettes qui tournaient dans la vieille sono de maman, le casque vissé sur les oreilles, je passais des nuits entières à écouter du son comme “pump up the jam” de Technotronic ou bien encore “this is the sound of C.” de Confetti’s. Inconsciemment, j’intégrais une culture musicale qui me revient régulièrement aujourd’hui. Puis arrivèrent mes premières boums : je passais derrière les tournes-disques et faisais le DJ avec quelques vinyles et CDs dance music et pop des années 90. En parallèle, je m’intéressais à la musique classique, ayant étudié le violon au conservatoire de La Grande Motte pendant plus de 10 ans. Je n’ai pas échappé aux fameuses « discothèques » où je dansais et vibrais toutes les nuits sur des sons nouveaux. Je me suis intéressé alors à des artistes comme Laurent Garnier, Carl Cox et bien d’autres encore.

Tu as la double casquette DJ et producteur : laquelle est venue en premier ?

J’ai commencé à suivre les festivals en tant que public et j’ai découvert un autre univers : la musique électronique. Les DJs, les ambiances électriques, le vrai son. Le déclic, je l’ai eu lors d’un passage d’une DJette (souvenir inoubliable) : j’ai éprouvé cette sensation de vouloir faire danser et crier de plaisir la foule à laquelle j’appartenais ce soir là ! J’ai compris que ma voie, c’était de devenir DJ : j’avais 17 ans. J’ai acheté mes premières platines et mes premiers vinyles et j’ai commencé à m’entrainer. J’étais loin du monde de la production, ça ne m’intéressait pas au début, mais j’ai vite ressenti le besoin de créer mes sons. Si on veut évoluer dans ce milieu, devenir professionnel, il faut se définir un style et donc faire de la production. Cela implique de savoir manipuler des logiciels, de comprendre les bases, les accords… Avec mes années de violoniste, j’avais déjà des bonnes fondations musicales : la connaissance du solfège, des notes, des rythmes. Il ne me manquait plus qu’à savoir utiliser le logiciel. La création s’offrait à moi et il ne me restait plus qu’à trouver mon propre style.

Tu as signé sur des labels comme Minus, Blufin, Deeplomatic, etc. Comment se passe la collaboration avec les labels sur lesquels tu as signé ? Que t’apportent-ils dans ta carrière d’artiste ?

Du sérieux. Quand on signe avec des labels aussi prestigieux, on ne peut que s’impliquer de plus en plus dans cette passion et se dire que finalement, on peut en faire son métier. J’ai de très bons rapports avec mes labels : ils m’ont ouvert pas mal de portes, notamment Minus ; avec cette signature, j’ai pu approché des DJs comme Monika Kruse, Jamie Jones ou encore Anja Scheider. Ma plus belle récompense est d’avoir pu rencontrer Richie Hawtin en personne, de diner avec lui et d’aller faire la fête avec toute son équipe. Un homme d’une générosité exceptionnelle. Mes signatures ont eu un effet boule de neige. De nouveaux contacts, de belles rencontres, des rapports avec des professionnels, avoir accès à de grands noms de la scène électro, signer de nouveaux contrats comme chez We Love Techno (label d’Acid Kit) ou bien encore Natura Viva. Cela m’a permis également d’avoir un agent qui s’occupe de ma carrière. Depuis, j’ai pris contact et entrepris des relations avec des artistes pour des futures collaborations.

Tu as joué en Chine, au Pacha à Macao : comment es-tu rentré en contact avec eux ? Comment était le club, l’ambiance ? Le public est-il diffèrent comparé à l’Europe ?

Une expérience inoubliable ! J’avais déjà joué en Chine l’année précédente, dans un club à Macau lors d’un voyage. Le directeur de l’événement m’avait repéré et m’avait donné ses coordonnées pour que je puisse lui envoyer mon mix et ma bio. Quelques semaines plus tard, je reçois un mail avec une proposition de soirées : j’accepte bien évidemment et je reçois alors le contrat où il était stipulé que la date allait se passer au Pacha à Macau avec une pré-party la veille dans un hôtel parmi les plus prestigieux de Macau. J’étais à la fois excité et stressé car sur un press kit, ça pèse lourd et il ne fallait pas se louper. Le voyage, l’hôtel, une énorme communication, la limousine, les soirées… Un moment fabuleux, un public totalement open à mon style, différent de l’Europe mais tout aussi curieux de voir un jeune DJ européen aux platines… Photos, dédicaces : j’en garde un excellent souvenir !

Maxime Laffon derrière les platines est-il le même que dans la vie de tous les jours ?

Heureusement que non sinon je ferais peur à tout le monde. Je plaisante, évidemment (rires). Je suis le même en un peu plus déluré, le son se mêlant à l’excitation du moment. Je suis quelqu’un à la base de joyeux, extravagant, au sourire facile : j’apprécie un bon verre tout en me laissant aller dans le moment. Vois-tu ce mix de sensations ? Il suffit de rajouter le son pour que je sautille dans tous les sens et transpire de plaisir. C’est ça Maxime Laffon derrière les platines.

Tu fais partie du duo MITA MITA avec Alex Millan. Comment vous êtes-vous rencontrés ? Comment est né ce projet ?

J’étais chroniqueurs sur une radio locale de Montpellier, émission dans laquelle je présentais les tendances actuelles électro avec des interviews DJs et producteurs. J’ai reçu comme invité Alex Millan. A la fin de l’émission, il est venu me voir en me disant qu’il avait écouté mes productions et qu’il avait trouvé mon travail pointu. Il m’a proposé une collaboration sous forme de duo. Je me suis dis pourquoi pas. C’est autour d’un verre qu’on a trouvé le nom du duo et la direction musicale qu’on allait prendre. Le projet est né ainsi.

Avec MITA MITA, vous avez signé sur des labels prestigieux tels que Toolroom records, Bedrock records, Parquet recordings, etc. En studio, comment fonctionnez-vous ? Avez-vous défini des rôles pour chacun ou êtes-êtes plutôt instinctifs dans la production ?

Bien sûr, dans un duo, chacun a un rôle précis. Moi, je devais trouver l’idée du track : je la proposais alors à Alex et s’il se sentait inspiré, je devais créer de A à Z et lui rajoutait la mélodie. Alex avait des connaissances en mastering et il terminait le morceau et les arrangements : la technicité du son, c’était lui. Nous avons produit beaucoup, envoyé aux labels : les signatures importantes se sont faites sur une seule année.

Des projets à venir que tu aimerais nous dévoiler ?

Récemment, je suis rentré dans l’agence madrilaine « Phuture Bookings » dans laquelle on peut retrouver des artistes comme Daniel Lera, The Yellowheads en bien encore D-Unity. De nouvelles signatures à venir aussi avec les labels We Love Techno, Natura Viva et bien sûr BluFin records. Apres avoir fait un passage par l’Asie, j’ai aussi de nombreuses dates programmées en France et en Europe ainsi qu’une tournée au Canada et aux USA qui se prépare cet été, notamment avec la Gaypride, des Pool Parties et afters. De belles collaborations sont à venir… Mais je préfère rester dans la confidence (superstition d’artiste).

Tu as le droit de passer 5 tracks dans une soirée : lesquels choisis-tu et pourquoi ?

  • Grindhouse – Radio slave (Dubfire Terror Planet remix) : parfait pour faire monter la pression sur le dancefloor !
  • Kaiserdisco – Get enough (original mix) : techno et disco à la fois.
  • Rolando – Jaguar (Sébastien Léger remix) : so remember !
  • Laurent Garnier – The man with the red face (original mix) : un classique d’une efficacité redoutable !
  • Full Clip – Martin Buttrich : un track tellement sex, parfait pour terminer un set.

Je te laisse le mot de la fin au cas où tu voudrais nous en dire un peu plus…

J’ai un message à faire passer à tous les passionnés de musique qui croient en leur talent. Il est vrai que lorsque j’ai eu cette passion dans les veines, une amie artiste m’a dit « Maxime, tu sais, ce milieu est très difficile comme tous les milieux artistiques, mais tôt ou tard ça paie. Alors ne lâche rien et ne baisse pas les bras… ». C’était il y a plus de 10 ans et je m’en souviens comme si c’était hier. Elle n’avait pas tort : bon nombre de fois, j’ai failli arrêter mais à chaque fois, j’ai repensé à cette phrase. La route est très longue et difficile mais il faut tenir le cap et ne rien lâcher, garder confiance en soi et foncer. On apprend tout les jours avec parfois des moments difficiles (le doute s’installe) et certains matins où on reçoit de bonnes nouvelles, des signatures, des dates, de jolis messages concernant nos créations : c’est très stimulant, ça permet de tenir debout tous les jours pour avancer. Un grand merci à tous ceux qui me soutiennent, qui croient en moi, qui me suivent, qui vibrent sur ma musique… L’aventure continue toujours plus belle !

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