Archive mensuelle février 2017

ParMathias D.

Mathias D. – Modern (Area 94 records)

Mathias D. continue l’année 2017 avec un nouveau morceau. Supporté par Federico Scavo dans ses deux derniers radioshow, les amateurs de Tech House ne seront pas déçus!!!!

Sortie le 27/02/2017 sur AREA 94 Records

Beatport

Soundcloud

 

 

ParAxel Nirka

G-Prod

Rencontre avec le duo bordelais. Les deux frères David et Nicolas nous distillent des tracks en famille.

Pouvez-vous nous raconter un peu vos débuts ? Comment l’envie de composer vous est-elle venue ?

David : J’écoute cette musique depuis 1990/1991 donc très jeune, je me suis mis au mix vers 1995 ; j’ai acheté ma première machine en 1997 (Roland Mc303) mais j’ai vraiment commencé à composer en 2009. D’abord tout seul sous le nom de Dave-G et quelques années plus tard sous le nom de G-Prod. Composer est vraiment devenu essentiel. Au départ c’était vraiment un besoin de m’exprimer, de sortir mes émotions.

Nicolas : Mes début dans la compo sont tout frais ! Je fais de la musique électronique depuis 2009 sous le nom de “OuD!n13” grâce à mon frère et ma famille en général qui aime la musique, j’ai baigné dedans depuis la naissance… Du coup j’ai essayé dès que j’ai eu un peu d’argent et maintenant c’est vital.

Quel matériel utilisez-vous pour composer votre musique ? Avez-vous un instrument favori ?

David : C’est assez varié. On travaille quand même beaucoup avec Maschine et ensuite on fait vibrer les synthés. Un instrument favori ? Pas vraiment mais je suis très attiré par la rythmique.

Nicolas : Bon… Le frangin à tout dit… On essaye de plus en plus de construire des morceaux avec du live et une base fait avec des samples, loops que nous créons pour rendre un peu plus riche nos tracks… Je suis plus synthé pour ma part.

Vous composez énormément : d’où vous vient toute cette inspiration ? Comment articulez-vous votre travail ?

David : c’est la vie elle même qui m’inspire personnellement. L’humeur, la joie, le stress et puis quand on se met sur un truc ça vient tout seul.

Nicolas : Je dirais que c’est du pure feeling… Pour les remix, c’est plus un job au départ mais ça devient vite de l’amusement… Je pense que pour avoir de l’inspiration, il faut s’intéresser à beaucoup de choses… Ensuite ça vient tout seul, avoir une ouverture d’esprit je dirais même plus 🙂

Avez-vous une recette spéciale pour faire tes tracks?

David : La recette c’est de se laisser aller et laisser faire les choses.

Nicolas : Just feeling !

Comment s’est passée votre première signature ?

David : Ma première signature s’est faite sur le label bordelais Lo-Deep records (D-Former), le titre Dave-G “Michigan sensation” : j’étais comme un fou. En juin 2011, j’ai sorti 2 autres EP sur le label de P-Ben (PBR). Ces moments resteront gravés dans ma mémoire.

Nicolas : Je crois que c’est aussi sur Lo-Deep avec l’EP “M96″… Je m’en rappelle plus… A la base, c’était pas mon but d’être signé : je voulais juste partager mes trips sonores sur Soundcloud. C’est vrai qu’à la longue, c’est toujours plaisant d’avoir des patrons de labels qui s’intéressent à ce qu’on fait 🙂 Ça réconforte dans la démarche de produire du son.

De quel projet êtes-vous le plus fier actuellement ?

David : Question très dure, il y en a tellement. Mais je crois que les 2 morceaux sortis en vinyle sur le label de Detroit Soirée records vont gagner le concours.

Nicolas : Difficile de se juger… Je répondrais à cette question dans 25ans 🙂

Quels sont vos projets et vos envies pour l’année 2017 ?

Nicolas : Nos envies pour 2017 niveau production, c’est de réussir à refaire une petite sortie vinyle… Ça serait cool ! Pour nos projets, nous sommes sur le point de créer un label qui portera le nom de Nebuleye records : la première sortie arrivera au milieu de l’année car petits soucis de finances… Mais c’est dans la moulinette : ça sera vinyle et digital, sur Bandcamp au départ et on verra ou cette aventure nous emmènera ! Pour l’instant, nous avons reçu 2 tracks sur 4 pour le premier EP (Paul Mac et Kaelan). Nous allons essayer de nous servir de ce label pour mettre en avant nos inspirations musicales et par la même occasion remercier les personnes qui nous ont soutenus depuis le début.

David : Bah il a tout dit le frangin 😉

Retrouvez G-Prod sur le web

Facebook

Soundcloud

Beatport

Discogs

ParMathias D.

House Of Cajon

Quelques phrases pour te présenter : d’où vient ton nom de scène ? Quel est le concept de House Of Cajon?

Le nom peut paraître étonnant si on le traduit mot par mot : l’idée m’est venue lors de la découverte de l’instrument à percussion originaire d’Amérique latine, le Cajon qui peut s’écrire aussi Cajón. Pour définir le concept qu’est House Of Cajon, je dirais que l’objectif est d’harmoniser la percussion avec la musique électronique dans l’idée de s’inspirer du mouvement Tribal House. House Of Cajon est un concept que je porte seul avec mes percussions et je m’entoure de différents DJs avec des styles propres à eux-mêmes. L’objectif est de rassembler les amoureux de la musique électronique mais aussi les personnes aimant les sonorités plus groove.

Comment as-tu commencé la musique ?  

La musique a toujours était présente depuis mon plus jeune âge : j’ai reçu une éducation musicale avec des artistes comme James Brown, Stevie Wonder, Barry White ; des styles musicaux très groovy. C’est peut-être cela qui m’a poussé à commencer la batterie à l’âge de 6 ans. En grandissant, j’ai découvert le rock avec des groupes comme Deep Purple, Rolling Stones et bien d’autres qui m’ont permis d’élargir mes connaissances musicales et ma technique de jeux en batterie. C’est réellement à l’âge de 17 ans que je me suis intéressé sérieusement à la musique électronique.

Comment es-tu arrivé dans le monde du DJing et de la production ? Vis-tu de ta passion ou as-tu une activité en parallèle ?

Le souhait de collaborer avec des DJs en live a toujours été présent mais me posait des questions techniques : une batterie ou un cajon avec un micro en club impose une problématique technique et un problème d’espace. L’achat d’un instrument de chez ROLAND, le Handsonic HPD 10 (un pad électronique avec une multitude de sonorités) a permis de réaliser ce souhait. Au départ de l’aventure en 2012, j’ai collaboré avec un DJ (Arno Jack) dans des bars ; puis j’ai réalisé les warm up de DJs résidents en boite de nuit. Par la suite, j’ai continué à jouer dans différents établissements de la région du Sud-Est mais aussi au Canada où j’ai habité durant une année. L’ensemble de ces expériences m’ont enrichi en matière de style de jeu dans mes lives. Depuis l’été 2016, une rencontre en studio avec le DJ marseillais Max Swif m’a permis de rentrer dans l’univers de la production. Cette rencontre m’a ouvert de nouvelles possibilités musicales avec d’autres connaissances comme Toma Calamita. Actuellement je ne vis pas de ma passion : c’est un passe-temps qui m’occupe énormément à côté de mon travail et je comprends pourquoi cela devient un réel métier. Je suis paysagiste depuis 5 ans à côté : ce travail me permet de travailler ma créativité mais dans un autre domaine.

Quelles sont tes influences musicales ? Peux-tu nous citer 5 tracks/albums en musiques électroniques qui sont incontournables pour toi ?

Ayant des influences musicales très groovy, je pense aux DJs comme Loco Dice, Macéo Plex ou encore Disclosure qui savent allier de manière magistrale des musiques envoutantes tout en jouant des morceaux très rythmés et aussi avec un visuel sur scène.

Dennis Ferrer « Hey Hey » (Objektivity, 2009) : je découvrais le monde de la nuit et ce track a été une claque en terme de rythmique et de vocale, incroyable !!

Paul & Fritz Kalkbrenner « Sky and sand » (BPitch Control, 2009) : ça serait mentir de ne pas le citer avec une ambiance qui vous fait décoller jusque sur la lune !!

Amy Winehouse « Rehab (mixed by Tom Elmhirst) » (Universal records, 2006) : pour les instants de Chill et en tant que fan d’Amy Winehouse.

Disclosure « When a fire start to burn » (Universal Music, 2013) : pour sa vocale et son kick’ groovy.

Loco Dice feat Chris Liebing « Keep it low (Jimmy Edgar remix) » (Desolat, 2016) : mon morceau du moment pour mes inspirations en studio.

Comment s’organise la production ? Avez-vous des rôles définis ? Des influences particulières ?

L’avantage que nous avons Max Swif et moi, c’est d’avoir des connaissances musicales différentes mais qui se complètent. Max est un beatmaker et à une large connaissance sur la MAO : il arrive à mettre en musique une idée très rapidement. De mon côté, étant musicien de formation, je donne mon avis sur l’aspect écriture musicale ainsi que sur l’harmonisation, le roulement du morceau. Lors de notre arrivée en studio, nous discutons tout d’abord des sonorités et morceaux écoutés chacun de notre côté. Cela nous permet d’avoir de nouvelles idées. L’objectif est de pouvoir placer dans nos morceaux un ensemble de sonorités permettant d’obtenir un roulement avec des contre temps, ce petit quelque chose qui fait bouger la tête. Nos travaux en studio peuvent nous amener à refaire un morceau plusieurs fois si l’ensemble des sonorités ne nous inspirent plus. Pour ma part, si le morceau n’a pas sa ligne directrice après les deux premières séances, le travail réalisé n’aura pas était satisfaisant.

Quel est le matériel utilisé pour vos compositions ? Recherchez-vous des spécificités techniques particulières ?

Pour ce qui est du matériel utilisé, nous travaillons sur le logiciel Ableton avec un Pad Roland (Handsonic HPD10) : cela nous permet d’avoir une rapidité d’exécution pour des solos de batterie, des rythmiques à contre temps. Depuis peu nous travaillons avec le contrôleur de chez Native Instruments : Mashine (le MK2 Black). Et pour être honnête c’est un autre monde qui s’est ouvert, une manière encore plus ludique de travailler et une qualité sonore impressionnante.

Pour le moment, vous distribuez vos productions en libre téléchargement sur Soundcloud : avez-vous l’intention de signer vos tracks sur un label ? Sur quels labels aimeriez-vous signer ? Quelles sont vos attentes vis-à-vis d’un label ?

Effectivement, nous avons choisi de mettre en téléchargement gratuit nos premières productions pour pouvoir juger de leur qualité et de leur « popularité » vis à vis du public. Nous venons de signer notre premier morceau sur le label américain Hydrogen Inc. qui sortira courant avril 2017. Nous gardons le titre du morceau confidentiel, il ne reste plus longtemps à attendre ! C’est une réelle satisfaction de voir que notre travail est reconnu et qu’il va être distribué sur des plateformes de téléchargement. Si on devait choisir, sans hésitation on signerait sur des labels comme Suara, Hot Creations ou encore être présent sur Defected records serait une très grande marche de franchie !! Après, rien n’est impossible mais il nous reste à travailler pour atteindre cet objectif.  Nos attentes vis à vis d’un label sont de promouvoir notre musique avec des moyens pouvant accroitre notre notoriété et être playlisté par de nombreux DJs. Le fait que le label organise ses propres soirées et fait jouer ses artistes est un réel plus.

Séquence nostalgie : ton premier DJ set en public, comment ça s’est passé ? Qu’est-ce qui a changé depuis ? Quels liens tisses-tu avec ton public sur scène ?

Wahouu !! Ça commence à faire malgré ma jeunesse encore présente !! Année 2013, première date dans un club avec une capacité de 1000 personnes : j’ai joué avec Arno Jack en warm-up du DJ résident Lorenzo Deconi au Season Club dans le Var.  Sans vous le cacher, pas mal de stress pour nous deux avant de commencer.  Mais on attendait ça depuis tellement longtemps. On a commencé à jouer au sous-sol de chez mes parents puis pour des soirées chez nos amis et là, c’était le monde de la nuit qui s’ouvrait à nous avec un public. Pour être honnête, ce live a été une des plus belles dates que j’ai réalisées depuis que je me produis : une énergie positive du public et du DJ qui nous recevait… Et c’était ma première prestation dans un club.  Cela nous a permis d’enchainer durant une année les warm up une fois par mois dans l’établissement.

Que penses-tu de la scène française ? Développes-tu une stratégie particulière dans le choix de tes dates ? Un lieu ou un event où tu rêves de jouer ?

La scène française électro en général est constituée de styles très variés qui s’exportent bien à l’étranger (Daft punk, Laurent Garnier, Cassius, Kungs, Petit Biscuit). Que l’on aime ou pas les artistes que je viens de citer, on peut néanmoins admettre que leur style musical à atteint un public au-delà de nos frontières.  Cela est très positif pour nous, producteurs, musiciens qui souhaitons faire connaître notre travail et toucher un public adepte de notre style musical. Il n’y a pas de stratégie particulière sur le choix de nos dates. Bien évidemment, nous démarchons dans des établissements où le style musical est approprié à ce que nous faisons.  Actuellement, nous ne sommes pas en recherche de dates : la décision que nous avons prise pour cette année 2017 est de se focaliser d’abord sur la signature de morceaux dans des labels. Cela nous permettra de pouvoir démarcher des établissements plus importants ou avec une renommée plus importante. J’espère aussi que ça nous permettra de jouer en festivals.

Quels projets nous réserve House of Cajon dans les mois à venir ? Comment te vois-tu dans 5 ans ?

House Of Cajon travaille actuellement sur de nouveaux morceaux en collaboration avec Max Swif et Toma Calamita qui sortiront d’ici cet été ou septembre. Pour ce qui est des vidéos que je réalise sur ma page facebook, la première de l’année 2017 arrivera courant février et par la suite une fois par mois. Je travaille sur un projet de musique de rue où je réaliserais des morceaux en impro live ainsi que des productions via un loop station dans des lieux urbains entre Marseille et Toulon. Dans 5 ans, j’espère avoir trouvé un public qui me permettra de vivre de ma passion. De faire oublier, le temps d’un instant, le quotidien et tous ces faits de société pas très encourageant pour l’avenir : j’espère juste qu’il y en aura moins.

Retrouvez House Of Cajon sur le web :

Facebook 

Soundclound

Youtube 

Instagram

Your DJ

ParHigh Potential

DJ Sage

DJ Sage : un nom en hommage à ton obéissance enfantine ? Une petite histoire liée à ton nom de scène ?

Durant mon enfance j’étais plutôt obéissant oui ! Mais à partir de l’adolescence, les rapports avec mes parents étaient plus tendus et je n’obéissais plus tellement ! Je me révoltais souvent en raison de désaccords persistants. Ce qui m’a amené très tôt à écouter de la musique pour m’évader et pour me créer un monde de bien-être. Un jour, j’ai remarqué qu’un de mes potes taguait. Il signait le plus souvent avec le nom « sage ». Je trouvais que ses tags accompagnés de cette signature avaient du style. C’était simple et beau. Le sens du mot sage me plaisait aussi parce ce que  je suis plutôt quelqu’un de réservé. J’ai donc pris ce nom de scène pour sa simplicité, sa beauté et son sens premier.

Tu tombes amoureux de la deep house grâce à la radio en 1987 : qu’est-ce qui t’as touché particulièrement dans ce style de musique ? En quoi la radio a-t-elle joué un rôle de déclencheur dans ta passion musicale ?

Quand j’étais adolescent, comme loisirs, il y avait le jardin d’ouvrier, la télévision, et la radio. Le jardin c’était bien durant l’été. Concernant la télévision, c’était mes parents qui choisissaient en général ce que l’on devait voir. Autant dire que c’est avec plaisir que je me suis accaparé de la radio. La radio pour moi était accessible partout, tout le temps, même le soir je pouvais l’écouter au casque. Le samedi soir il y avait cette émission avec Robert Levy-Provençal qui diffusait des mixes. C’était des musiques un peu disco, un peu new wave, un peu pop. Et puis, est arrivé la House music, cette musique avec beaucoup de basses, parfois répétitive, parfois soul, parfois jazzy. Le tout était mixé durant presque deux heures. Non seulement ça me faisait oublier tous mes soucis mais ça me donnait une patate d’enfer ! Les morceaux étaient envoûtants et paraissaient interminables. Les cassettes me permettaient d’immortaliser ces moments et grâce à mon walkman je prolongeais dans la semaine cette atmosphère de joie et de bonne humeur.

A partir de 1993, tu découvres la scène électronique lyonnaise : quel est le meilleur souvenir que tu gardes de cette époque ? Y a-t-il des DJ locaux qui ont joué un rôle dans ton envie de mixer ?

Dès l’age de 18 ans je sortais en ville parfois le samedi soir. J’avais en plus la chance à l’époque de continuer mes études, de travailler un peu pendant les vacances scolaires, et même d’acheter des disques. J’avais la belle vie. Au tout début j’aimais aller au club nommé le Zoo où il pouvait y avoir de la house ou de la techno. J’étais allé aux premières raves dans des quartiers industriels comme la Marathon Rave. Il y avait aussi des magasins de disques comme Galaxy Import qui permettaient d’acheter des disques et de rencontrer d’autres passionnés.  Et puis en 1993 il y a eu L’Hypnotyk sur les pentes de la Croix-Rousse, mon meilleur souvenir. Un immeuble de plusieurs étages où l’on pouvait écouter dans plusieurs salles des DJs avec différents styles. Tous les DJs passaient que des sons pratiquement inconnus. Les DJs dont je me souviens sont P Moore, St Jean, Milosh, Strat, Aymerick, Syliah, Alex, Tom, ID. Le DJ le plus emblématique était pour moi SyLiah qui mixait house dans une salle souvent qui mettait du temps à se remplir mais où l’ambiance en milieu de soirée était d’enfer et aussi bonne que dans la salle techno trance tout en  ayant un tempo à 120 BPM !

1995, tu deviens DJ : te rappelles-tu de ta première fois en public ? Si tu devais comparer cette prestation avec celles d’aujourd’hui, qu’est-ce qui a changé ?

Dans mon quartier il y avait des copains qui écoutaient de la funk et qui avaient déjà une sono mobile. J’apprenais avec eux comment créer une sono et comment mixer. En 1995, j’avais repéré sur les pentes de la Croix Rousse une boite de nuit inclassable : « l’Opéra Mundi ». Inclassable ! J’ai alors déposé un CD dans la boite aux lettres de l’établissement. Une semaine après j’avais un coup de fil du patron qui était intéressé pour me voir jouer. L’ambiance était bon enfant. J’ai joué plusieurs semaines le samedi soir. Malheureusement il y avait très peu de public et mon style trop pointu était à mille lieues des attentes d’un public plus axé musique généraliste. A l’époque les passionnés de house allaient dans un nouveau club qui s’appelait l’Ambassade avec DJ Spoke.  Je trouve qu’aujourd’hui le public est beaucoup plus réceptif et connaît mieux les musiques électroniques sûrement grâce à Internet.

Le mix occupe une grande place dans tes activités à contrario de la production : est-ce un choix de ta part ? Es-tu plus à l’aise aux platines que derrière ton ordinateurs et tes machines ?

Pour moi je suis très heureux quand je découvre des disques qui me font frissonner. Par contre devant un ordinateur pour créer un morceau… Heu comment dire… Je m’ennuie ! C’est comme en sport ! Pour faire une course d’une demi heure seulement, je m’ennuie trop ! Par contre tu me donnes un ballon… Je deviens comme un fou et je peux jouer avec le ballon pendant des heures ! Le mieux bien sûr c’est quand on peut faire partager sa passion avec les autres ! Un disque qui au départ m’a fait frémir et qui ensuite fait frémir toute une salle… C’est royal !

Tu montes l’association Da House Family avec Kripaglia et Oby Wan : en quoi cette association a-t-elle joué un rôle important dans ta carrière de DJ ? Quelles sont tes plus belles réussites de soirées ? A l’inverse, les pires souvenirs d’organisation ?

Après l’Opéra Mundi, je rencontre Krispaglia et Oby Wan qui me font connaître leur passion pour la house, plus deep chez Krispaglia et plus vocale chez Oby Wan. On a tout de suite eu l’impression qu’on pouvait se compléter lors des soirées. On a donc monté le concept de quatre platines et  trois DJs sous le nom de DA HOUSE FAMILY. On a par exemple durant presque un an tenu une résidence dans un lieu qui s’appelait le All Sport Café. Quand on avait un moment on parlait de notre musique ensemble, les derniers disques achetés, les nouveaux talents, les potins des DJs… Pour les projets, tout était pratiquement permis, pensable et réalisable. Un projet était mis sur la table, on en discutait à trois, puis on passait à l’action. Un jour on a même joué en Suisse ! Concernant les pires souvenirs, je crois me souvenir d’une fois où on a joué juste après un bal musette ! C’était au cours d’un festival ! Autant dire que le public n’était pas du tout en adéquation avec notre musique ! Mais ça me met le smile rien que d’y repenser !

Tu as fait le choix de devenir auto-entrepreneur : est-ce difficile de vivre de sa passion ? Quels sont les avantages et contraintes de ce statut pour un DJ ?

L’avantage d’être auto-entrepreneur c’est d’être déclaré ! Le deuxième avantage c’est que le régime d’auto-entrepreneur est adapté pour faire des soirées ponctuelles dans des lieux différents. C’est aussi la contrainte principale : après chaque soirée, il faut se remettre à chercher un nouveau lieu et une nouvelle date. Par contre je suis DJ uniquement sur mon temps de loisir. Je ne vis pas de mes soirées, j’ai un travail salarié à plein temps à côté.

Peux-tu nous citer 5 tracks ou albums qui ont marqué ta trajectoire dans la culture des musiques électroniques ? Quels souvenirs sont associés à ces tracks/albums ?

J’associe tous ces disques à des frissons ! Du bonheur !

1/ Daft Punk “Homework” (Virgin, 1996) : une pure réussite avant qu’ils ne sombrent petit à petit dans la pop commerciale sans aucune saveur.

2/ River Ocean featuring India “Love & happiness (yemaya y ochún)” (Strictly Rhythm, 1994) : pour ne citer qu’un Master At Work.

3/ Kerri Chandler and Joe Claussell “Escravos de Jo” (Ibadan, 1997).

4/ Osunlade “Paradigm” (Soul Jazz records, 2001).

5/ Raize The Roof “House vibes” (Freeze records, 1993).

20 ans à parcourir la scène électronique lyonnaise entre autre : quel est ton point de vu sur l’évolution de cette scène ? Y a-t-il une scène house à Lyon ? Est-ce difficile de s’y faire une place en tant que DJ ?

Avant il y avait peu de lieux pour écouter de la house sur Lyon. Aujourd’hui la scène lyonnaise évolue positivement car elle est de plus en plus riche. Elle a de plus en plus de structures qui permettent d’écouter des DJs, sans compter les festivals. C’est plutôt positif car cela permet de faire connaître cette musique au grand public. Il y a aussi plus de personnes qui se lancent en tant que DJ. Lyon connaît déjà de nombreux DJs de qualité qui s’exportent et cela devrait continuer à l’avenir.

Quelle est ton actualité de DJ ? Des projets à venir ? Comment te vois-tu dans 5 ans dans la scène électronique ?

Pour l’instant je ne me fixe pas d’objectifs. J’essaye de jouer quand j’en ai envie. Je suis à l’écoute des opportunités qui me permettent d’associer ma vie de famille, mon boulot et ma passion. Dans cinq ans, j’espère toujours jouer mes disques avec passion et en toute simplicité.

Retrouve DJ Sage sur le web

Soundcloud

Facebook

© photos : Kiril (Lyon)

ParMathias D.

Drop Fire records

Pouvez-vous nous présentez votre label en quelques phrases ? Comment est née cette envie de vouloir créer ce projet? Comment est venue l’idée au départ?

Drop Fire Records est un label free download créé en 2014 qui s’organise principalement autour de la House Music, la Bass House avec quelques extras Trap de temps en temps. La création du projet est venue comme ceci : nous étions deux « producteurs » (pas très très bon) qui voulions avoir un sorte de page où l’on pourrait mettre toutes nos productions ainsi que celles de nos amis: en gros, on voulait tout centraliser sur une seule et même page. Puis vu qu’on n’était jamais content de nos productions, on ne les a jamais mises sur cette page et c’est là qu’on a eu l’idée de fonder Drop Fire ! On s’est dit que d’autres personnes meilleures que nous méritaient d’être mises en avant : c’est donc ce qu’on a fait et ça nous a permis de garder un pied dans le monde de la musique !

Quelle est votre méthode préférée pour repérer les nouveaux talents ? Quels styles de musique privilégiez-vous ?

Pour repérer les nouveaux talents, il faut tout simplement être un fou de musique, tout écouter, une fois, deux fois, trois fois… Se perdre sur Soundcloud, YouTube et autres pour trouver LA perle rare ! Mais depuis maintenant quelques temps, les producteurs nous envoient directement leurs productions via notre adresse mail. Cela représentait beaucoup de temps : l’alternative de la boite mail nous fait gagner un temps précieux que nous pouvons réinvestir dans la promotion des tracks (même si nous ne sommes pas irréprochables pour les délais de réponses). Les styles que nous privilégions sont la House, la Bass House et de temps à autres des sons traps.

Vous sortez des tracks uniquement en téléchargement libre : quel est l’intérêt du gratuit pour vous ? Pour les producteurs ? En quoi l’offre payante vous séduit-elle moins ?

Le free download est la manière la plus simple de partager avec notre public : nous n’avons pas encore une assez grosse notoriété pour passer sur une offre payante. De plus, le but premier de Drop Fire n’est pas de générer des revenus pour le moment mais plutôt de partager et faire découvrir de nouveaux artistes à notre communauté.

En tant que label français, quel est votre point de vue sur le public électronique français ? Marchez- vous mieux en France ou à l’étranger ?

Le public électronique se divise en deux parties de notre point de vue : il y a celui qui s’y connait  extrêmement bien, qui a une énorme culture de la scène EDM ; et il y a celui qui connaît mais qui ne s’y intéresse pas. Depuis quelques années le public électronique francophone se développe grâce à des artistes français qui sont mondialement connus (DJ Snake, David Guetta,…) et des festivals qui attirent de plus en plus de gros artistes internationaux ainsi que des médias comme Guettapen. Cela ne fait qu’améliorer la vision des Français sur la musique électronique. Nous marchons mieux à l’étranger (Etats-Unis à 70%) mais nous avons décidé de recalculer nos cibles pour revenir à notre source qui est le “Made in France“. On s’est donc lancé le défi de nous concentrer sur une cible française.

Comment gérez-vous votre communication sur les réseaux sociaux ? Qu’elle est votre méthode pour toucher un maximum de public ?

La communication sur les réseaux sociaux est gérée par une seule personne mais tout le reste est fait en équipe. Nous sommes 5 pour le moment (nous recrutons) et chacun a son rôle (relation avec les artistes, réalisation des covers, réalisations des vidéos…). Nous essayons de varier nos contenus sur nos différents réseaux sociaux pour toucher un maximum de public. Les artistes contribuent également à notre communication par exemple en participant à des prises de contrôle de notre compte Snapchat, en étant présents dans des mashups packs,…

Etes-vous soutenus par des artistes renommés quant aux morceaux que vous signez ? Travaillez- vous en partenariat avec d’autres labels ?

Oui, nous pouvons dire que nous avons passé un cap quant aux support que nous avons. Des artistes comme Quentin Mosimann pour l’international et des artistes très influant sur la scène électronique française comme Antoine Delvig, Damien N-Drix, etc.  Commencent à suivre les artistes que nous produisons.

Organisez-vous des soirées, des showcases avec les artistes de votre label ? Développez-vous une activité booking de vos artistes signés ?

Nous n’organisons pas encore de soirées ou autres mais qui sait, cela fait peut être partie de nos projets futurs… Nous ne développons pas une activité de booking auprès des artistes que nous signons par manque de moyens et de temps.

Quelle est votre avis aujourd’hui sur le monde des labels électroniques ? Pensez-vous que le marché de cette musique est en progression ou en régression ?

Le monde des labels électroniques est très diversifié mais également très saturé. Grâce à Internet, un label (free download) se crée très facilement et très rapidement. C’est pour ça qu’il faut s’en cesse se remettre en question et se démarquer des autres ! De mon point de vue, le marché de la musique est en forte progression : les gens ont besoin de musique, de livres, de films pour se divertir.

Quelles sont selon vous les plus belles réussites de votre label ?

Les plus belles réussites pour nous sont la venue de NURII et Asjockers sur Drop Fire : nous étions presque à un moment de fermeture du label quand nous avons reçu leurs tracks qui ont complètement relancées notre activité ! “Higher“ et “Kick It“ cumulent environs 70.000 lectures, ce qui est juste énorme pour nous. Chaque track reste une réussite pour nous mais “Higher“ et “Kick It“ se démarquent vraiment.

Quelles sont vos projets futurs ? Vos ambitions ? Un dernier mot pour la fin ?

Nos projets futurs sont d’avoir un site Internet et d’augmenter fortement notre communauté durant l’année.

Nos ambitions sont de continuer sur notre lancée, avoir des partenaires très influents et réaliser des co- releases avec d’autres labels plus influents que le nôtre. Au-delà de l’aspect commercial du label, il y a l’aspect humain. On se fait de nouveaux amis, on découvre plein de choses, on apprend à travailler en équipe… C’est une expérience à vivre qui est très enrichissante !

Recap 2016

Et voilà encore une année de passée! Merci à vous tous, merci aux artistes et merci à la team Drop Fire!! L'année 2017 risque d'être encore plus puissante! 🔥 #DropFireFamilyArtistes : Tommy Arson, Tryde & Krytek, Reasky, NURII, Asjockers, PSYKO, Sam Koxx, Masie, Odhexan, RUDI, Runes, doublexx, TUSDI, Wolfgex… 🖤Vidéos : Carnage, Sziget Festival

Gepostet von Drop Fire Records am Freitag, 30. Dezember 2016

Retrouvez DROP FIRE Records sur le web :

Pour faire partie de l’équipe : drop.fire.recording@gmail.com

Vos démos

Snapchat

Facebook

Instagram

YouTube

Groupe Facebook

ParHigh Potential

Inter@ktion 12 | Chicuss

Retrouvez tous les jeudis de 23h à 00h l’émission d’Axel Nirka consacrée au mix sur Max FM ! Vous souhaitez être diffusé ? Contactez-nous !

Chicuss aux commandes de cette 12ème édition avec un mix house et tech house ! Retrouvez l’interview de Chicuss ici.

ParMathias D.

Mathias D. – Sunlight (Baci recordings)

Mathias D. sort un nouveau single nommé Sunlight inclus dans la compilation Milano Fashon Night vol 5 . Dans le même esprit que son premier morceau Moonlight, Mathias D. revient sur une vibe et des sonorités Chill Out qui l’apprécie avant tout. Je rappelle que son morceaux Moonlight  sortie sur la compilation Milano Fashon Night vol 4. faisait partie pendant plusieurs mois du Top 1 du classement Beatport dans la catégories Chill Out.

Sunlight sortie le 4 mars 2017 sur Baci Recordings.

Beatport

Moonlight sortie le 5 mars 2016 sur Baci Recordings

Beatport

ParHigh Potential

Bleu

Qui se cache derrière le groupe Bleu ? D’où vient votre nom de scène ?

Bleu c’est deux musiciens (Mathias et Guillaume). Le nom du projet provient d’un voyage à Ibiza en 2015 alors que nous étions sur une plage, buvant un cocktail. Nous avons été influencés par les éléments naturels qui nous entouraient, et il nous tenait à cœur de donner au groupe une couleur dans tous les sens du terme.

Vous revendiquez le genre Trip Pop : quels sont vos influences ? Comment définissez-vous ce nouveau genre ?

Nous sommes influencés par l’univers Trip-Hop et les différents mouvements musicaux liés au psychédélisme. Du coup, de manière générale, ce sont les musiques aériennes et légères qui nous parlent presque toujours. Notre genre, c’est pour nous ce mélange d’une Trip-Hop mise de concert avec les mouvances psychédéliques actuelles : la Dream-Pop, la Pop-Psyché, le Rock-Psyché, etc. : Beach House, Connan Mockasin, Tame Impala et d’autres. C’est peut-être une forme, pour nous, de sublimation de la finesse de l’art de la Trip-Hop grâce aux sonorités psychédéliques souvent plus lo-fi ou ouvertement sales, une recherche dans les crépitements des sons, pour la transe, pour aller plus loin dans les ambiances planantes. Mathias a grandi avec de la Soul et de la Funk dans les oreilles et Guillaume avec du Rock : c’est donc avant tout nos racines musicales différentes qui nous poussent à faire ce mélange relativement atypique.

L’image occupe une place importante dans votre concept : un revival 70s psychédélique ? Que recherchez-vous à exprimer à travers la vidéo ?

L’immersion totale ! Un travail autour d’une certaine nostalgie, une tentative d’activation de plusieurs sens. Nous sommes très influencés par les images, certes parce qu’elles nous entourent, mais surtout parce que nous y sommes très sensibles : nous travaillons tous les deux sur des travaux visuels à côté de Bleu. Il nous semble nécessaire, pour que l’histoire de Bleu soit complète, de l’habiller d’un support vidéo et que ce dernier soit en accord, ou en désaccord, avec les visions que l’auditeur peut avoir à l’écoute de notre musique. Il s’agit autant de le désemparer et lui offrir d’autres paradigmes possibles sur nos sons que de simplement lui proposer un travail plastique autour de la vidéo. Nous utilisons de vieilles images d’archives sur notre musique : c’est une manière cartésienne de confronter un temps dépassé, scellé, avec celui de notre présent, toujours fugace. Nous pensons que c’est un moyen de s’arrêter, de faire un vide, un break et de plonger dans une eau merveilleuse et mélancolique.

Votre premier EP s’appelle « Fleurs » et propose 4 tracks en lien avec la couleur bleue (azur, turquoise, clair, nuit) : vous ne voulez plus d’une vie en rose ?

L’EP propose en fait 5 tracks : la 5ème est disponible uniquement pour ceux qui achètent le support physique. Et elle s’appelle Té. Pour le premier EP, on avait effectivement décidé de suivre les connexions colorimétriques et littérales du bleu. C’était le premier plongeon, le plus raide et directe à la fois. Cela nous semblait être une simple et bonne idée. On aurait pu s’appeler Rose, mais on préfère le bleu que l’on trouve plus profond : les travaux d’Yves Klein en témoignent avec tact et finesse. Le bleu nous correspond bien, on s’y sent bien.

Un album en préparation : quel rôle tient chacun dans la production ? Parlez-nous du concept de l’album ?

On compose et on fixe toujours les compositions ensemble. Entre-temps, chacun de son côté essaye d’améliorer les parties qu’il va jouer en live et proposer à l’autre des modifications sur ses propres parties, ainsi que sur celles de l’autre. Pour l’album, on souhaite maîtriser la production autant que possible. On est avant tout de grands curieux bidouilleurs alors on aime s’occuper des enregistrements, du mixage, du mastering : c’est excitant. L’album devrait sortir sur CD et vinyle afin de travailler jusqu’au bout avec ce mélange analogique/numérique. Cela fait un an que l’on travaille dessus, plus ou moins assidûment, en essayant de développer notre univers, de l’approfondir dans les profondeurs des mers justement. L’album Sea’s Signs raconte une histoire qui est la suite du premier EP « Fleurs ». L’introduction de l’album marque d’entrée de jeu cette césure dans une phrase unique qui se répète et qui signale le début de l’après Turquoise, qui est le morceau phare de l’EP « Fleurs ». Tous les morceaux parlent d’amours envolés, déchus, humains et abstraits, liant la nature à des histoires erratiques d’êtres vivants.

https://www.youtube.com/watch?v=vp1-NTc5yGI&list=PLI_B-qJhRYrRBWF1f4KzlhX0xlNaczMMV

Vous avez joué récemment au Toï Toï à Villeurbanne : à quoi ressemble une prestation scénique de Bleu ? Pas trop difficile de trouver des lieux d’expression quand on fait du downtempo ?

Ça ressemble à Mathias aux machines, Guillaume à la guitare et à la voix, un ou deux écrans de projection, et surtout de la bonne humeur. Bleu en est encore à ses tout débuts, avec seulement 6 dates à son compteur. Pour le moment, nous n’avons pas été confrontés à la complexité de trouver des lieux. On aimerait tout de même trouver une personne qui pourrait prendre en charge uniquement cet aspect de booking. On se concentre énormément sur la composition et moins sur la communication ; le booking reste malgré tout l’étape obligatoire pour l’avancement et le partage du projet : nous avons une grande envie de développer tout cela.

Vaste débat entre analogique et numérique : quelle est votre position là-dessus ? Aimez-vous utiliser dans vos productions des instruments d’un autre temps ?

En effet, le débat est vaste et a été largement discuté. Notre position est avant toute chose de ne rien oublier tout en restant en harmonie avec notre contemporain. On veut donc continuer à suivre le chemin d’une synchronisation des deux supports. Nous avons une passion pour l’analogique (qualités sonores, esthétique) et apprécions également la rapidité et la flexibilité du numérique. Niveau instrument, la guitare utilisée est notamment une Rickenbacker, guitare encore fabriquée à la main en Californie depuis les années 1960. Nos pédales sont à lampes ou faites à partir de procédés analogiques. L’album passera dans un enregistreur à bandes à un moment donné du mastering pour apporter une couleur sonore typique.

Quels sont les 5 tracks en musiques électroniques qui ont marqué votre enfance ?

Pas de quoi être toujours fier…

Vangelis « Pulstar » (album Albedo 0.39, RCA Victor, 1976)

600% Makina (compilation, Wagram Music, 2002)

Bonobo « Silver » (album Animal magic, Tru Thoughts, 2000)

De la soul « Ring ring ring (ha ha hey) » (album De La Soul is dead, Tommy Boy, 1991)

LCD Soundsystem « Someone great » (album Sound of silver, DFA, 2007)

Travaillez-vous en collaboration avec d’autres artistes ? Un artiste en particulier avec qui vous aimeriez travailler ?

Nous travaillons ou avons travaillé avec d’autres artistes sur l’aspect plastique, sur la vidéo, le dessin et la photographie. Mais pas musicalement. Nous n’avons pas d’envie particulière en termes de collaboration. Nous sommes bien comme nous sommes pour le moment, tous les deux.

Quels sont vos projets à venir ? Et pour 2017, on peut dire que Bleu sera… ?

Nos projets sont avant tout la sortie du premier album en septembre, faire le plus de dates possibles, des belles rencontres, la santé et l’amour ! On souhaite à Bleu d’être grandement partagé et d’apporter beaucoup de bonheur aux auditeurs en 2017.

Retrouve Bleu sur la toile

Site Web

Facebook

Bandcamp

© Photos : Adrien Davy

ParHigh Potential

Inter@ktion 11 | Mastias D.

Retrouvez tous les jeudis de 23h à 00h l’émission d’Axel Nirka consacrée au mix sur Max FM ! Vous souhaitez être diffusé ? Contactez-nous !

Mathias D. aux commandes de cette 11ème édition avec un mix house so fresh ! Retrouvez toute l’actualité de Mathias D. ici.

Playlist

01. Mr. V – Somethin Wit Jazz (Dario D’Attis Remix)

02. Lumoon, Rob!n – La Papaye (Original Mix)

03. Superlover – Night Drive (Original Mix)

04. David Keno – Play (Original Mix)

05. Illyus & Barrientos – Get Up, Don’t Stop (Original Mix)

06. DJ Dens Dry & Bolinger – DEEP LOVIN (Original Mix)

07. Sllash  Doppe – No Good For Me (Original Mix)

08. Martin Solveig – Rocking Music (Original Mix)

09. Armand Van Helden – Eluv8 feat. Big Brooklyn Red (Extended Mix)

10. Return Of The Jaded & Juliet Sikora – Did You Take My Money (Original Mix)

11. Thomas Lizzara, Stereo Express – Get Up (Original Mix)

12. As I Am – Ride On (Body Movin) [Original Mix]

13. Green Velvet, Prok & Fitch ft. Skee Lo – Sheeple (Mickc Radio Edit)

14. Rene Amesz, Ferreck Dawn – Rosie (Extended Mix)

15. Cookie Crumbles – Where Are You Now (Extended Mix)

ParHigh Potential

Missily

Bonjour Missily : peux tu te présenter en quelques phrases ?

Bonjour à toute l’équipe d’Interaktion. Je m’appelle Émilie, connue sous le pseudo de Missily. J’ai 29 ans et j’habite à coté de Marseille. Je suis dans la musique depuis une dizaine d’années.

Quel est ton héritage musical avant de rencontrer la musique électronique ? Comment es-tu rentrée en contact avec la musique électronique ?

Dès petite, j’ai été bercée par du son, tous style confondu. Dans notre famille nous aimons beaucoup la musique : mon père est un chanteur amateur tout comme l’était mon grand-père. Je voulais écouter la musique différemment, je suis allée chercher plus loin en achetant mes premières platines en 2007.

Qu’est-ce qui t’as motivée à devenir DJ dans la scène électro ? Comment as-tu appris à mixer ? As tu un style de prédilection dans les genres musicaux ?

J’ai appris à mixer en autodidacte et en développant mon propre univers musical en solitaire. J’ai été repérée par l’association Minimal Addiction (Ian Solo, Tom Selekt) qui m’a donnée mes premières chances. Le son évolue mais j’ai toujours aimé le style électronique. Des sons allant de la deep, tech-house jusqu’à une techno dynamique et ultra rythmée, avec des touches mélodiques ou pas, tintée de grosses basses.

Comment te positionnes-tu sur le débat vinyle vs CD vs MP3 ? Toi-même as-tu essayé diverses technologies ?

Je n’ai pas d’avis précis. J’utilise actuellement des platines CDs. Je complète mon matériel avec des contrôleurs de nouvelle génération via le logiciel Traktor. J’essaie de maîtriser tous ces différents supports car je pense qu’il est indispensable de savoir s’adapter à toutes ces nouvelles technologies. Il faut être polyvalent et de nos jours les interfaces sont assez faciles d’utilisation et procure de nombreuses options accessibles.

 Je vois que tu as déjà jouée au Monaco International Clubbing Show (2013), Nuits Sonores Off (2013),Gay Pride Lyon (2014-2015), Festival Electro (Toulon 2016) : parle- nous un peu de tes dernières dates justement ? As-tu une résidence ?

J’ai une résidence occasionnelle depuis 4 ans au Live Station DIY à Lyon, ce qui m’a permis de mixer pour les Nuits sonores off ainsi qu’à la marche de la Gay Pride. J’étais résidente au casino de Cassis pendant trois ans de 2012 à 2015. Ce fut un contexte spécial étant donné que c’était du son ambiance adapté et très varié par rapport à la clientèle. En 2016, j’ai été résidente dans un after sur Marseille. Je personnalise mes mix au maximum, tout en gardant de la souplesse. Je m’adapte musicalement aux différentes scènes qui me sont proposées, festivals, émissions de radio, clubs, bars, afters, plages privées… Toujours à la recherche de nouveautés.

 

Comment rentres-tu en contact avec les organisateurs ? As-tu un manager, booker ?

Les organisateurs rentrent directement en contact avec moi car je n’ai pas de manager. Je demande pas mal de conseils à ma famille et mes amis de longues dates qui me soutiennent depuis mes débuts.

As-tu un statut professionnel ? Vis-tu de la musique ou as-tu un travail à coté ?

J’ai un statut pour pouvoir exercer mon métier de DJ car j’exerce mon activité dans différents contextes musicaux. Il est actuellement difficile de vivre seulement de sa musique… Je n’ai actuellement plus de travail à coté, donc pourquoi pas me consacrer uniquement à cela.

Composes-tu ? Si oui peux-tu nous parler un peu plus de tes tracks et de la façon dont tu t’inspires pour composer ? Sinon penses-tu t’y mettre un jour ?

J’ai composé du son il y a quelques années mais  je me suis jusqu’à maintenant concentrée sur le Djing. Je pense à ce jour qu’il est nécessaire de produire du son pour trouver son identité musicale. Pourquoi pas remettre à jour des morceaux qui ne sont jamais sortis ?

Quel est le futur pour Missily en 2017 ?

J’ai toujours ma résidence au Live Station DIY sur Lyon. Je mixe prochainement au Spartacus Club au coté d’Amélie Lens. J’ai une date future sur Paris. Les dates suivent leur cours.

Ton plus grand rêve dans la musique, ça serait quoi ?

Mon plus grand rêve serait bien sur de mixer sur de grosses scènes avec les plus gros artistes de la scène électronique et d’être en osmose avec le public histoire de lui donner la sensation de vivre un instant musical unique !

Peux tu me citer 3 morceaux qui te touchent particulièrement ou qui ne quittent jamais ton bag lors de tes soirées ?

Claude VonStroke “Can’t wait” (Dirty Bird, 2013)

Marc Houle “Techno vocal” (M_nus, 2007))

Gary Beck “Video siren” (BEK Audio, 2013)

Un petit mot de la fin ?

Merci l’équipe d’Interaktion pour votre invitation.

Retrouve Missily dur le web

Facebook

YourDj

ParMathias D.

Mathias D. – Be mine (Big Mama’s House records)

Nouvelle sortie pour Mathias D. sur Big Mama’s House Records. Un super track  Deep House aux influences Tropical House avec un excellent vocal !!!

Sortie le 06/02/2017 sur Big Mama’s House Records.

Beatport

Soundcloud

ParHigh Potential

Inter@ktion 10 | Juanito

Retrouvez tous les jeudis de 23h à 00h l’émission d’Axel Nirka consacrée au mix sur Max FM ! Vous souhaitez être diffusé ? Contactez-nous !

Juanito aux commandes de cette 10ème édition avec un mix tribal house & tech house puissant et groovy ! Retrouvez toute l’interview de Juanito ici.