Archive mensuelle décembre 2016

ParHigh Potential

MotherBot records

Moe Danger : peux-tu te présenter en quelques phrases ? D’où vient ton pseudo ? Comment es-tu tombé dans la musique électronique ?

Hey, je suis Moe Danger, un musicien / producteur de Toronto, Canada. Ce nom est un nickname que j’utilise en ligne depuis de nombreuses années : Moe est le nom de mon chat et Danger est un anagramme créé à partir de mon propre nom de famille. Je me suis  intéressé à la musique électronique très jeune ; il est difficile de dire quand cela a commencé, mais quand mes amis écoutaient Marylin Manson, j’écoutais The Prodigy ou Fatboy Slim, c’est  ce que je préférais.

Tu es originaire de Toronto et aujourd’hui tu vis à Berlin : la scène électronique au Canada ne te satisfaisait pas ? Qu’es-tu venu chercher à Berlin ? Quelles différences/ressemblances vois-tu entre les 2 scènes ?

La scène électronique à Toronto est assez bonne en fait, je ne peux pas vraiment m’en plaindre, mais la possibilité pour un musicien de faire de l’argent au Canada est une autre histoire. De nos jours, Toronto rapporte pas mal de bonnes choses de l’Europe, et les gens commencent à avoir le même goût en techno qu’à Berlin. Je pense que c’est vraiment cool. Malheureusement, les artistes locaux ont encore du mal à Toronto, c’est une chose que je n’aime pas de l’industrie ici.

Tu gères le label MotherBot records : raconte nous un peu l’histoire du projet ? Pourquoi avoir choisi le nom “MotherBot” ? Quelle est la philosophie du label ?

C’est quelque chose que je voulais faire depuis longtemps, j’y réfléchis depuis des années. Je l’ai vu comme un bon moyen de contribuer à la communauté techno et peut-être aider quelques artistes à grandir, tout en ayant également la chance de collaborer avec plus de musiciens. Le nom vient de mon amour pour les ordinateurs et les robots : j’ai pris les mots «carte mère» et «robot», je les ai mélangés et il est sorti MotherBot. Il m’a fallu quelques mois pour obtenir ce nom, mais une fois qu’il m’est apparut, j’ai su que c’était bien “Le” nom du label. Quant à la philosophie, l’idée est de construire une famille de producteurs, des artistes qui peuvent collaborer et s’aider mutuellement.Nous faisons de la musique pour nos fans en priorité, toutes les releases et podcasts sont libres d’écoutes sur SoundCloud, YouTube et les autres services de diffusion musicale : nous voulons simplement donner aux gens quelque chose à apprécier.

Tu a commencé le projet du label avec des broadcasts : le mix occupe-t-il une place importante dans ta vie ? Quels sont tes modèles en matière de technique de mix ?

Le label a commencé avec des podcasts parce que je ne voulais pas commencer par la vente de musique, je voulais juste offrir aux gens une heure de techno pour profiter et je voulais commencer à trouver des artistes dans le même esprit pour travailler avec. Dans le processus, l’idée était de faire de la publicité du podcast en leur donnant une certaine visibilité, et aussi de mettre sur Facebook chaque playlist et encourager nos auditeurs à soutenir ces artistes aussi s’ils appréciaient le contenu. C’est une façon de relier les gens avec la musique, ce qui est vraiment le but au final.

Mixer pour moi c’est parfois une lutte : je me considère plus comme un producteur qu’un DJ, je suis toujours en train d’expérimenter quand je joue mon set. J’ai mes propres techniques personnelles, j’aime bien les longs mix et j’utilise des effets comme les delays et la réverb pour créer des transitions qui sont percutantes et sans coutures. Bien sûr, parfois les cuts rapides sont également tout aussi efficaces quand ils sont bien faits, et les boucles ouvrent également de nombreuses possibilités créatives : elles peuvent même vous sauver au milieu d’un mauvais mix. Mais je cherche toujours ma technique de mix, et je prévois de changer mon setup bientôt : à suivre d’ici quelques mois…

Quelle est l’identité musicale du label ? Choisis-tu de signer des artistes qui te ressemblent ? Donnes-tu la chance à de jeunes artistes de signer sur ton label ?

Le label est définitivement adapté à mon propre goût de la musique, je ne signerais pas un track que je n’aime pas. Pour MotherBot, je me concentre sur la tech-house, deep-house et techno, et je n’ai pas l’intention de sortir quoi que ce soit trop éloigné de ces genres. Je donne absolument une chance aux jeunes artistes, pourvu qu’ils aient une musique bien produite : c’est tout ce qui compte vraiment. Et si je peux aider un nouvel artiste tout au long de sa trajectoire, c’est un bonus.

Le marché de la musique électronique s’est effondré avec l’arrivé du MP3 : quelles difficultés rencontres-tu dans la gestion d’un label ? Est-ce facile de se faire une place en tant que petit nouveau ? As-tu créé des liens avec d’autres labels de la scène électronique ?

Comme il s’agit d’un nouveau projet, la plupart des difficultés ont été jusqu’ici dans la construction de la plateforme : trouver des artistes pour les premières sorties et des DJs pour les podcasts, se connecter avec un bon distributeur, et  commencer à construire une fanbase. Il n’est certainement pas facile de faire votre place comme nouveau label, il y en a tellement et le marché est assez saturé ; mais cela signifie simplement que vous devez travailler dur. Il y a quelques autres labels auxquels nous sommes liés : je ne peux pas en dire plus, mais nous planifions des événements en collaboration avec certains d’entre eux en 2017.

Quelle est ta conception de la production ? Sur quelles machines/logiciels travailles-tu ? Compose-tu à l’instinct ou avec un projet en tête bien défini ?

Quand je produis, je commence habituellement par expérimenter et juste jouer. J’aime sampler d’autres instruments comme des violons, des orgues ou des chœurs et jouer dans Ableton Live avec un clavier pour voir ce que je peux en sortir. L’utilisation de samples audio permet souvent de créer de bonnes textures que vous ne pouvez pas obtenir avec un  VST, et de là je peux modifier et donner du mouvement aux sons avec des effets différents. La chose importante pour moi sont quelques bonnes nappes de drums, une sub-basse et un kick puissant. Une fois que j’ai toutes ces parties, je joue avec jusqu’à ce que je me sente à l’aise et assez inspiré pour enregistrer le morceaux : je tiens à enregistrer une chanson en une seule fois ; puis j’ajoute des effets et de petites modifications après. C’est la façon la plus confortable pour moi de produire.

Tu es également remixeur : travailles-tu de la même façon un remix et une production ? Que cherches-tu à faire ressortir au travers de tes remix en comparaison de l’original ?

C’est le plus fun pour moi de faire des remix. Je fais un remix parce que j’aime l’original et c’est génial d’avoir une chance de prendre les éléments d’un track que vous aimez et de les retravailler à votre style. Je prends mes parties préférées de l’original, et je commence à construire autour de cela avec mes propres éléments. Parfois, je peux prendre que la voix, ou peut-être qu’un petit morceau de la mélodie originale, et expérimenter avec un ou deux éléments. Je m’assure également de ne pas écouter la version originale tout en travaillant sur un remix : cela aide à être inspiré par les éléments du track plutôt qu’être influencé par l’œuvre originale. Chaque track est différent, et pour chaque remix, je mets en évidence quelque chose de différent : ça dépend vraiment des morceaux originaux et de ce que je ressens quand je m’assieds pour travailler.

Peux-tu citer 5 tracks qui sont pour toi l’essence meme de la musique électronique ? En quoi ces tracks te touchent-ils plus particulièrement ?

Il est difficile d’en choisir seulement 5, il y a beaucoup plus de morceaux que je voudrais ajouter à cette liste. Ce seront donc les 5 qui me viennent à l’esprit :

Marek Hemmann – Gemini : c’est ainsi que le saxophone est censé être utilisé dans la musique électronique. Cette chanson a une telle  énergie, c’est funky mais pas d’une manière désagréable et commercial. L’un de mes préférés.

Maceo Plex & Gabriel Ananda – Solitaire daze : le break dans ce track est fantastique : perçage d’oreille agréable. J’aime la façon dont la mélodie est construite, le timbre est tout simplement parfait. Encore une fois supère énergie, super pour un club à 2h du matin.

Paul Kalkbrenner – Cylence 412 : la mélodie est fantastique. Paul a le don de vous donner le strict minimum de ce qui fait un superbe track et de les mêler dans un morceau énorme : pas de white noise ou d’effets pour combler, juste une bonne production. Cette chanson en est un parfait exemple.

The Prodigy – Out of space : un super exemple de bons samples. J’adore ce morceau, je remonte loin avec lui. Cette chanson a un tel mouvement, elle a un drop de tempo et un superbe sample de Max Romeo sur une telle vibe. Cette chanson me met dans une ambiance fantastique.

Caribou – Sun : ou quand la répétition est une bonne chose. Les chansons sont souvent ennuyeuses lorsqu’elles sont trop répétitives, pas celle-ci. Je ne m’en lasse jamais, le seul vocal “sun” répété sur un triple sample syncopés, il est juste à l’endroit parfait. Je suis aussi un fan du breakbeat au milieu de la chanson et du travail sur le synthétiseur expérimental.

Quels sont les projets à venir pour MotherBot records ? Pour Moe Danger ? Comment te projetes-tu dans les années à venir au sein de la musique électronique ?

MotherBot a plusieurs futures sorties à venir et nous prévoyons de garder un flux régulier de EPs et de podcasts mensuels. Nous commencerons bientôt à planifier des événements et à faire des soirées au nom du label. Pour moi, j’ai un certain nombre de tracks qui sortiront à partir de janvier, ainsi que quelques mix et podcasts. Et pour les années à venir, je ne peux qu’espérer continuer de grandir en tant que producteur et musicien : si je suis capable de faire de la musique pour les 20 prochaines années, je serais heureux.

Retrouve MotherBot et Moe Danger sur la toile :

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Moe Danger

ParHigh Potential

Inter@ktion 05 | Axel Nirka

Retrouvez tous les jeudis de 23h à 00h l’émission d’Axel Nirka consacrée au mix sur Max FM ! Vous souhaitez être diffusé ? Contactez-nous !

Pour la dernière de l’année 2016, Axel Nirka aux platines pour un set Électro Techno.

MONTCOSMIK – Fire_In_The_Skies_Montcosmik_Remix

TIGA – Planet_E_Danny_Daze_Remix

V – Mon_Vieil_Amour_Original_Mix

OLIVIER GIACOMOTTO – Something_You_Should_Know_Original_Mix

DAMON JEE – The_Phase_Damon_Jee_Remix

REINHARD VOIGT – The_Singing_Saw_Original_Mix

UMEK – Mechanical_Blade_Original_Mix

ROBERT CALVIN – Lights___Sex_Robert_Calvin_Remix

AXEL NIRKA – be my baby

AUTOKRATZ – Push_Original_Mix

THE HACKER – Panguna_The_Hacker_Remix

ParHigh Potential

Brothers Since ’93 – Noned EP (TechLove records)

Nouvelle sortie sur le label TechLove records avec les Brothers Since ’93 et leurs productions techno groovy ! Les tracks proposent des éléments sombres avec des synthétiseurs dark et de jolies parties vocales.

Une petite pépite de Noël pour DJ aimant rendre hystérique un dancefloor ! Noned EP est disponible en exclusivité sur Beatport !

ParHigh Potential

YourDj

Peux-tu nous présenter YourDj ? Comment est né ce projet ? Comment tout ça s’est mis en place au départ ?

Ce projet est né en 2011, à l’époque où je vivais encore à Toulouse. J’ai pu constater que les artistes et associations locales ne sont pas mis en avant et ont peu de moyen pour faire leur promotion. Du coup, j’ai décidé de créer un groupe facebook au début, puis ensuite une page facebook, permettant aux artistes et associations locales de diffuser gratuitement leurs actualités (event, podcast, production, etc.), en échange du partage de la page : un échange de communication simple.

Le but principal de YourDJ est de faire la promotion d’artistes, d’associations et d’évènements locaux par ville, en étant 100% gratuit. Il existe une page par ville : Montpellier, Toulouse, Marseille, et prochainement Bordeaux. Un site web également où les utilisateurs peuvent retrouver les évènements par ville, les lieux et les DJs. Ainsi que les podcasts et les playlists YourDJ.

Et dernière nouveauté, les utilisateurs peuvent maintenant avoir des préventes en ligne, uniquement sur le site YourDJ, à moitié prix du prix à la porte.

Quels concepts développes-tu avec ce projet ?

Les pages Facebook, avec le partage gratuit de l’actualité locale par ville. Le site web avec les préventes, les pages DJ gratuites, et la publication gratuite des évènements. L’émission Radio FM YourDJ sur Radio Clapas 93.5 FM à Montpellier où je présente les artistes, associations et productions locales.Les podcasts YourDJ où les artistes locaux peuvent proposer un mix que je diffuse ensuite sur le réseau YourDJ. En développement, la ville de Bordeaux

As-tu d’autres activités en parallèle de ce projet ? Organises-tu des évènements ?

J’ai organisé l’an dernier des Open Platines permettant aux artistes émergeant de mixer en bar et en boite : une trentaine de DJs ont pu ainsi se produire. Mais actuellement, je n’organise rien par manque de temps.

Prévois-tu des soirées YourDj dans un futur proche ?

Pourquoi pas faire des soirées YourDJ : pour les anniversaires des villes par exemple, ou pour le lancement d’une nouvelle ville. L’idée de refaire des opens platines me tente également. J’aimerais pouvoir aussi faire des croisements entre les villes, par exemple des DJs de Montpellier à Toulouse et inversement.

Tu animes une émission sur Radio Clapas depuis la rentrée : comment gères-tu ton émission? As-tu des invités régulièrement ? Fais-tu des chroniques de tracks ? Des interviews ?

Le but est de donner de la visibilité aux artistes et organisateurs locaux. J’essaye donc d’inviter en fonction de l’actualité du moment, des acteurs de la musique à Montpellier. Je diffuse également des productions locales qui sont ensuite ajoutées aux playlists “YourDj” et que vous pouvez retrouver sur le site www.yourdj.fr dans l’onglet multimédia. On a reçu une trentaine d’invités au total maintenant depuis le lancement.

L’émission se déroule 3 jeudis par mois (pas le premier jeudi du mois) : vous pouvez la retrouver en podcast sur le site www.yourdj.fr dans l’onglet multimédia, en live pour les Montpelliérains sur le 93.5FM ou sur Internet via www.radioclapas.fr

Qu’est ce qui te motive dans tout ça ?

La musique me passionne depuis plusieurs années maintenant, 2011 pour être précis, en partie grâce à une association dont je fais toujours partie à Toulouse : OVERdrive Events. Une équipe de passionnés du son qui m’ont fait découvrir ce monde. J’aime découvrir de nouveaux artistes, du son, rencontrer du monde, discuter, sortir, et YourDJ est au final le fruit de 4 années de travail rassemblant toutes ces envies.

A l’heure actuelle, qu’est-ce qui manque encore a YourDj ?

Des fonds pour développer d’autres villes ; mais chaque chose en son temps : j’ai confiance en la suite des évènements 🙂

As-tu un parcours personnel dans le monde de la musique électronique en tant que DJ, producteur ou autre ?

Non pas du tout. J’ai des platines CD chez moi depuis peu : je m’amuse avec mes amis mais rien de plus. Je ne suis pas non plus producteur mais j’aimerais énormément pouvoir apprendre et faire sortir mes idées en track. Par contre je suis vraiment passionné de musique depuis mon adolescence, en passant du Rap US (Dre, Snoop Dog, Eminem..), au Reggae (Bob Marley, Black Uhuru, Michael Rose ..), au Rap FR de l’époque (IAM, FF, NTM), et maintenant Techno. J’ai une préférence pour la techno lourde style Drumcode, mais j’aime beaucoup la deep house et la tech house également.

Comment te positionnes-tu sur le débat entre musique électronique underground et commerciale ? Quel est ton point de vue sur l’EDM ? Les free-parties ?

Pour moi, la musique commerciale n’a aucun sens et aucun but à part faire de l’argent. Quand on voit combien peut toucher un guest EDM pour ce qu’il produit comme musique ou prestation, je trouve ça à gerber. Le monde de la musique est ainsi fait : à nous de montrer que les artistes locaux peuvent valoir bien mieux au niveau qualitatif que tout ce monde EDM.

Les free parties je ne connais pas tellement : je ne me permettrai donc pas d’en parler très longtemps. Je pense que c’est bien plus respectable que l’EDM mais que c’est un univers un peu trop “dark” à mon goût (musique, ambiance). Niveau musicale je ne m’y retrouve pas du tout. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle YourDJ ne diffuse pas ce genre de son (only House & Techno)

Le mot de la fin

Un énorme merci pour cet interview ! Pour les artistes et organisateurs qui souhaitent en savoir plus n’hésitez pas à me contacter par mail yourdj.france@gmail.com.

L’aventure continue sur le Web :

ParHigh Potential

Inter@ktion 04 | Axel Nirka

Retrouvez tous les jeudis de 23h à 00h l’émission d’Axel Nirka consacrée au mix sur Max FM ! Vous souhaitez être diffusé ? Contactez-nous !

Axel Nirka aux platines pour cette 4ème édition.

PIN UP CLUB – Straight_Razor_Original_Mix    
UNDO – Acid_Prophet_Original_Mix
STOCKHOLME SYNDROME – Zombie_Original_Mix
AXEL NIRKA – Be my baby
THX – Luv_n_Lust_Original_Mix
FRANK WIEDEMANN – God_Song_Frank_Wiedemann_Remix
REINHARD VOIGT – Trust_Original_Mix
DAWAD – Malahim_Original_Mix
MAT JOE – Nonstop_Nonsense_Original_Mix
NOIR – Bataille_Original_Mix
CHRISTIAN SMITH – Radium_Original_Mix
AXEL NIRKA – Some noise  

ParHigh Potential

Inter@ktion 03 | Axel Nirka

Retrouvez tous les jeudis de 23h à 00h l’émission d’Axel Nirka consacrée au mix sur Max FM ! Vous souhaitez être diffusé ? Contactez-nous !

Pour cette troisième édition, Axel Nirka vous offre un set Tech House/Techno.

AXEL NIRKA – On the floor                                             
BLACK MERLIN – Control_Original_Mix                                   
BOYS NOIZE – Midnight_Boys_Noize___Mr__Oizo_Handbraekes_Remix
RAFAEL CERATO – Melancholia_Original_Mix      
ORPHX – In_The_Body_Acid_Dub
JOE KENDUT – Defekt_Original_Mix       
QUIVVER – Response_Original_Mix
BLACK MERLIN – Secondo_Original_Mix
WORKERPOOR – Here_Comes_the_Storm
REX THE DOG – Teufelsberg_Original_Mix
ARTBAT – Mandrake_Original_Mix